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	<title>Alain Girodet, Auteur à Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Alain Girodet, Auteur à Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>&#8216;Le complexe des inséparables&#8217; à l&#8217;Apollo théâtre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 11:52:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Paul et Fabienne forment un couple heureux depuis vingt-cinq ans qui ne cesse d’accumuler les dîners en amoureux, au coin]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Paul et Fabienne forment un couple heureux depuis vingt-cinq ans qui ne cesse d’accumuler les dîners en amoureux, au coin du feu, devant une bonne bouteille et en projetant un des ces vieux films en noir et blanc dont ils sont friands. Bref, le bonheur.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Sauf que, sauf que Fabienne trouve à redire&nbsp;: un couple heureux, à notre époque, c’est démodé, ringard, has been. De nos jours, on se sépare, on divorce, on se trompe, on change de sexualité, on fait tout … sauf s’aimer à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle solution&nbsp;? C’est simple, il suffit de trouver une maîtresse à monsieur et un amant à madame, et enfin, enfin, ils deviendront, à leur tour, un «&nbsp;couple normal&nbsp;». Ils font mentalement le tour des connaissances et se décident&nbsp;: ce sera Anne-Sophie pour lui, ce sera Etienne pour elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, à la suite d’un très surprenant malentendu (totalement invraisemblable mais ce n’est qu’un détail), au lieu de vivre leur adultère tranquillement et chacun de son côté, ils ont imaginé, elle comme lui, d’inviter leur partenaire respectif à la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les voilà donc réunis, madame, monsieur, la maîtresse, l’amant, dans une distribution qui n’est pas sans évoquer celle de la plus pure tradition du théâtre de boulevard le plus éculé. Nous sommes «&nbsp;Au théâtre ce soir&nbsp;», ou quasi, retour dans les années soixante-dix…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de la pièce va consister en&nbsp; l’énumération fastidieuse de toutes les caractéristiques de la société actuelle (symbolisées, ces caractéristiques, par le fait que madame et monsieur se décident enfin à se tromper mutuellement) comme autant de désastres potentiels qui menacent l’humanité. Tout y passe et rien ne trouve grâce aux yeux de l’auteur&nbsp;: le véganisme, les réseaux sociaux, la bisexualité, la libération des mœurs, le libertinage amoureux, l’art contemporain, la biodynamie (même les vins ne sont plus ce qu’ils étaient), les nouvelles technologies, les smartphones, le poly amour, l’IA. Même Sandrine Rousseau se fait égratigner au passage (peut-être, à travers elle, les féministes sont-elles visées sans qu’on ose aller trop loin ?)&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a même droit, en fin de pièce, à un monologue pesant et nostalgico-réactionnaire sur la musique qui était tout de même autre chose à l’époque de Chet Baker, sur le cinéma qui n’a jamais été aussi fin et drôle que réalisé par les Marx brothers et sur l’amour qui n’est plus ce qu’il était…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici donc des gens qui font du théâtre à la façon dont Cnews fait de la politique, c’est à dire en allant gratter au fin fond de l’humanité ce qu’il y a de plus facile, de moins raisonné, de plus apparemment évident. Le texte est à peu près aussi vide qu’un discours d’Emmanuel Macron et pourrait, sans faillir, être plébiscité par Pascal Praud&nbsp;: on fait comme si l’intégralité de tous les mécanismes d’émancipation de l’individu, comme si la remise en cause des relations bourgeoises et traditionnelles, omettaient la vérité supérieure de l’amour avec un grand A majuscule.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Cette pièce est le triomphe de l’approximatif et du ringard le plus absolu&nbsp;: c’est le bon sens populaire qui s’en prend à l’évolution des mentalités, c’est l’eau de rose contre les crises de sociétés, c’est la fleur bleue contre Schopenhauer. Ça sent le vieillot, le douteux, le moisi, ce regret du bon vieux temps où l’on s’aimait sans se poser de questions… Comme si, justement, l’intelligence, le bon sens et la pertinence ne consistaient pas à se poser sans cesse des questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>auteur</strong>&nbsp;Simon Diken<br><strong>mise en scène</strong>&nbsp;Vincent Messager<br><strong>avec</strong>&nbsp;Paul Belmondo, Alexandra Vandernoot, Isabelle Laporte, Erwin Zirmi<br><strong>création lumières</strong>&nbsp;</em>Thierry Ravillard<em><br></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>durée</strong>&nbsp;1 h</em> <em>25</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au 22 septembre 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lundis, samedis et dimanches. 14h30,16h30 et 19h00</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Apollo Théâtre, 18 rue du Faubourg du Temple 75011 Paris</em></p>



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		<title>&#8216;La poussière sous le tapis&#8217; au théâtre le Funambule Montmartre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 16:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Le décor représente la loge de la comédienne Louison qui fait irruption dans un état de visible exaspération. Elle vient]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Le décor représente la loge de la comédienne Louison qui fait irruption dans un état de visible exaspération. Elle vient tout juste de quitter la répétition parce qu’elle a été giflée par son partenaire, le célèbre et brillant Grégoire, et elle est décidée à porter plainte. Louison se défait de l’immaculée robe de mariée qui était son costume de scène pour enfiler un pantalon noir et top rouge qui seront son costume de combat.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">C’est alors que, dans la loge de Louison, vont se succéder tous les autres comédiens et collaborateurs du spectacle&nbsp;: la maladroite Karine, assistante à la mise en scène, le trop consensuel et très conventionnel Pierre, le metteur en scène, la Diva sur le retour, Laurence, qui vient faire profiter de sa grande expérience et l’assistant personnel de Grégoire, Tonio, qui n’est plus étonné par rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On connaît la longue litanie des arguments qui sont utilisés dans ce genre d’occasion et qui ont permis à plus d’un Patrick Bruel de bénéficier d’un silence poli et gêné durant bien des années : il est célèbre et tu n’es rien, personne ne va te soutenir, tu vas ruiner toi-même ta carrière, il apporte trop au spectacle pour se passer de lui, le projet repose sur sa notoriété, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra à Louison bien de l’énergie et de la force de conviction pour s’opposer à cette avalanche de discours fatalistes et relativistes : il est si facile de mettre la poussière sous le tapis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel est le point de départ et l’essentiel de la pièce de Coralie Lascoux. La cause est noble, certes, et l’on ne peut que soutenir une telle démarche. Oui mais, si le thème est excellent, la pièce en revanche ne l’est pas. Une fois passées les premières vingt minutes, les personnages s’engluent dans une répétition sans intérêt, l’intrigue ne progresse pas, et l’on n’éprouve plus que lassitude pour la mésaventure de la pauvre Louison. Que dire aussi de cette parenthèse grotesque, en plein milieu du spectacle, imaginant les hommes confrontés aux mêmes demandes sexuelles déplacées et remarques blessantes dans les castings professionnels ? C’en est si mauvais qu’on a le sentiment d’assister à un spectacle de patronage ou à une mauvaise pièce plus ou moins bricolée par une troupe amateur au fin fond du Cantal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coralie Lascoux (qui tient le rôle de Laurence) semble une personnalité attachante et sympathique, elle est capable d’auto-dérision ( c’est vrai qu’elle a un petit air de Karine Viard, comme elle s’en amuse elle-même) mais elle devrait apprendre que ce n’est hélas pas avec les bons sentiments que l’on fait du bon théâtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>autrice</strong> Coralie Lascoux<br><strong>mise en scène</strong> Coralie Lascoux assistée de Chloé Fleury<br><strong>avec</strong> Camille Remy, Emilie Pfeffer, Thomas Lempire, Coralie Lascoux et Thomas Pelikan<br><strong>création lumières</strong> Florian Guerbe<br><strong>production</strong> Le Ricochet Théâtre</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>durée</strong> 1 h</em> <em>05</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au 30 août 2026</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre Le Funambule Montmartre, 53 rue des Saules- 75018 Paris</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>&#8216;L&#8217;amant&#8217; de Harold Pinter, au théâtre le Funambule Montmartre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 11:05:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[En guise de traditionnel brigadier annonçant le début du spectacle, on entend les coups lourds d’une horloge publique auxquels va]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">En guise de traditionnel brigadier annonçant le début du spectacle, on entend les coups lourds d’une horloge publique auxquels va succéder le tic-tac d’une pendule de salon : le temps de l’extérieur le cède à celui de l’intérieur, aussi inexorable mais plus discret. Le temps qui va ronger, peu à peu, les volontés et les affects des protagonistes de la pièce, au point qu’il est impossible de l’oublier et que, toujours, on sera obligé de remettre à son poignet la montre.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Le tapis au sol est riche, le canapé paraît moelleux, la vaisselle raffinée indique l’aisance, la chaîne Hifi et les livres connotent la culture, le vin blanc est déjà ouvert et au frais dans un seau à champagne. Nous sommes dans un milieu privilégié où l’argent n’est pas un problème ; il n’y aura d’ailleurs aucune allusion à une quelconque difficulté sociale, puisque, chez Pinter, les personnages sont concentrés sur leurs préoccupations les plus intimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un fond de percussions quelque peu africaines, un couple, homme et femme, exécute dans la pénombre une sorte de farandole joyeuse aux allures sexuelles, puis il disparaît.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le silence revient, le mari, Richard, rentre chez lui, comme tous les soirs à la même heure,  pose son attaché-case et sa veste de costume, se sert l’apéritif du soir. Tout est calme, convenu et bourgeois. Madame, Sarah, apparaît pour l’accueillir avec douceur et amabilité. Il est élégant et chic, elle est belle, soignée et souriante. Ils vivent dans un univers lisse de convenances et de politesse obligée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être, à peine, le vernis de ces convenances s’effrite-t-il un instant lorsqu’il est fait allusion au fait que Madame ait un amant et qu’il était présent l’après-midi même. Encore un peu plus effrité lorsqu’on apprend que Monsieur a une maîtresse et que cette dernière se trouve être une prostituée. Serions-nous face à un ménage à trois ou à quatre ? Auquel cas, la pièce ne serait qu’une nouvelle variation sur le thème archi connu du vaudeville, avec amant dans le placard, porte qui claque, et conventions sociales malmenées sans danger ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se doute bien, avec Pinter, qu’il n’en est rien. Même dans une œuvre de jeunesse, L’amant date de 1962, Harold Pinter s’y entendait mieux que personne pour bousculer les règles traditionnelles du théâtre bourgeois. Et il donne ici une brillante démonstration de son art d’explorer les arcanes perverses du couple occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Harold Pinter savait montrer à quel point les apparences sont fragiles et comme, dans les structures familiales modernes, l’amour n’est jamais que l’accouplement provisoire de deux solitudes et de deux névroses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La belle mise en scène spectaculaire et très chorégraphiée de Grégoire Besançon met en valeur le texte tout à la fois terriblement quotidien et parfaitement incisif de Pinter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La belle mise en scène spectaculaire et très chorégraphiée de Grégoire Besançon met en valeur le texte tout à la fois terriblement quotidien et parfaitement incisif de Pinter. Et, le soir où nous avons assisté à la pièce, c’était lui-même, Grégoire Besançon, et la charmante Marie-Lou Seince qui incarnaient Richard et Sarah. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>auteur Harold Pinter</strong><br><strong>mise en scène </strong>Grégoire Besançon<br><strong>avec </strong>Dorothée Malfoy-Noël ou Marie-Lou Seince, Grégoire Besançon ou Lucas Valot<br><strong>production</strong> Compagnie Mirage(s)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>durée</strong> 1h10</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au 27 août 2026</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre Le Funambule Montmartre, 53 rue des Saules- 75018 Paris</em></p>



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		<title>&#8216;Retour au collège !&#8217; au théâtre le Funambule Montmartre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 08:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
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		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[À partir de deux questions préliminaires posées par écrit aux spectateurs lorsqu’ils franchissent la billetterie et d’une série de sollicitations]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">À partir de deux questions préliminaires posées par écrit aux spectateurs lorsqu’ils franchissent la billetterie et d’une série de sollicitations directes auprès du public, Sophie (Coralie Lascoux) et Rémi (Jérôme Bruno) se livrent à un exercice d’improvisation quelque peu approximatif, pas tant dans la forme (les deux comédiens sont plutôt talentueux) mais, à coup sûr, dans le fond.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fil conducteur de l’ensemble est d’une ténuité qui rivalise avec le néant&nbsp;: Sophie est dans la rue, en train de téléphoner, et elle est abordée par un homme dont elle suppose qu’il s’agit d’un dragueur mais qui se révèle être Rémi, son ancien camarade de classe au collège, vingt-cinq ans auparavant. À ce moment précis, et sans qu’on l’ait sollicité, un Dieu invisible et facétieux intervient et leur redonne vaguement l’apparence qu’ils avaient, l’un et l’autre, à l’époque de leur adolescence. Certes, Rémy est encore barbu, et, hormis le port d’un jean et d’un sweat trop grands, les signes extérieurs d’adolescence ne sont pas flagrants, mais soit&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, voilà les deux compères partis à s’interroger et à interroger la salle&nbsp;: qu’est-ce donc que l’adolescence&nbsp;? Comment parlent les adolescents d’aujourd’hui&nbsp;? À quoi rêvent-ils&nbsp;? Qu’espèrent-ils&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but ultime de cette pochade aussi légère qu’une bulle de Champomy abandonnée dans la nature depuis belle lurette semble être de nous convaincre que&nbsp;:&nbsp; 1 l’adolescence est éternelle, 2 c’est seulement un passage de la vie, 3 cela ne dure pas longtemps. Le programme, on le voit, est d’une telle densité qu’à côté on en viendrait à considérer le <em>Blanche-Neige</em> de Walt Disney pour une relecture de Kant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cette série de découvertes fondamentales que même Cyril Hanouna aurait été capable d’énumérer, on a, de surcroît, droit à un certain nombre de clichés passe partout sur la grande difficulté d’être parent aujourd’hui, la triste fascination des jeunes pour les écrans, l’insurmontable inutilité de l’école et la déprimante personnalité des enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous trouvons devant une sorte de Guignol revisité dans lequel on n’alerterait plus le héros sur la présence du méchant gendarme mais on alerterait l’ado sur celle du méchant parent&nbsp;: attention, les enfants, vous allez me dire si la maman a réagi d’une façon qui vous convienne, sinon on l’oblige à tout changer&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble est plat comme la Beauce aux abords de Chartres et à peu près aussi édifiant que les paroles d’une chanson de Didier Barbelivien. Ce n’est pas parce qu’on veut faire un spectacle tout public que l’on est, pour autant, obligé de passer par les voies de la démagogie et des pire clichés sur l’éducation, l’enfance et l’adolescence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Écriture et mise en scène </strong>Coralie Lascoux<br><strong>avec</strong> Coralie Lascoux et Jérôme Bruno <br><strong>production</strong> Le Ricochet Théâtre<br><strong>durée</strong> 1h15</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au 30 août 2026 </p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre Le Funambule Montmartre, 53 rue des Saules- 75018 Paris</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>&#8216;Mystère à Silent Pool&#8217; au théâtre du Lucernaire</title>
		<link>https://citizen4science.org/mystere-a-silent-pool-au-theatre-du-lucernaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 16:59:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[En décembre 1926, la célébrissime romancière anglaise Agatha Christie est portée disparue durant onze jours. Sa voiture est retrouvée vide]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">En décembre 1926, la célébrissime romancière anglaise Agatha Christie est portée disparue durant onze jours. Sa voiture est retrouvée vide de tout occupant au bord de l’étang de Silent Pool, tout près de sa propriété. Pas mal de légendes locales circulent au sujet de cet étang et qui, fatalement, sont relancées par la disparition d’Agatha Christie. La romancière sera finalement retrouvée mais bien des ombres demeurent dans ce fait divers.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Tel est le point de départ du nouveau spectacle de la Compagnie Les ballons rouges (qui nous enchanta naguère avec sa version de <em>Léocadia</em> de Jean Anouilh)&nbsp;: un mystère dans la vie de la Reine des mystères, un polar bien réel dans l’existence de celle qui signa les plus ingénieux polars de l’histoire littéraire, et comme une sorte de fascinante mise en abîme du fictionnel qui s’en viendrait surgir au sein même de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De quoi frétiller par avance, d’autant plus lorsqu’on dispose d’une troupe d’excellents comédiens tout à la fois dynamiques et inventifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène de la pièce, d’ailleurs, est absolument irréprochable. Le décor est composé de trois panneaux mobiles sur roulettes aux façades interchangeables et qui représentent les différents lieux de l’action et ils sont, ces panneaux, ingénieusement déplacés, écartés, rapprochés, pour créer une sorte de foisonnant parcours tout à la fois simple et efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce, de plus, est baigné par un humour qui va de la réplique cinglante mais polie jusqu’au burlesque. Il est toujours élégant de ne pas (trop) se prendre au sérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant l’ensemble ne fonctionne pas. Le texte sans relief recrée une sorte d’énigme «&nbsp;à la manière de&nbsp;» qui adhère totalement aux poncifs du genre polar début XXe&nbsp;: démultiplication des fausses pistes, personnages exagérés et&nbsp; grotesques afin d’être rapidement identifiés, duo d’enquêteur constitué du lourdaud prétentieux et de la fine mouche discrète, évocation systématiques des avancées de l’enquête pour ne pas égarer le spectateur, léger détail révélateur suffisamment évident pour que le dit spectateur se sente aussi malin que les enquêteurs, etc. Si bien que, très vite, on en vient à un sentiment de lassitude et de répétition&nbsp;: certains gags d’ailleurs ne se privent pas de revenir si souvent qu’ils n’en sont plus si drôles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle étrange idée que d’avoir récréé, ni plus ni moins, du Agatha Christie, avec une bribe de la vie de celle-ci ? La penserait-on, Agathe Christie, si dépourvue d’imagination qu’elle se soit contentée, toute son œuvre durant, de reproduire ce qui se produisait autour d’elle ? N’y aurait-il absolument aucune modification entre ce qui se déroule dans la réalité et la façon dont s’organise la fiction ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On suit, avec un peu d’ennui, les aventures du superintendant Kenward, de l’Inspectrice Hastings, de la vieille anglaise charmante mais quelque peu folle Nan Gardner, du snob éditeur Collins, du mari Archibald Christie qui ne succombe plus aux charmes de sa romancière d’épouse, et l’on a du mal à comprendre l’intérêt de cette pochade élégante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la très brève allusion à la condition des femmes dans l’Angleterre des années vingt qui va permettre de moderniser cette vieille chose un peu poussiéreuse (comme le sont par ailleurs devenues les histoires d’Agatha Christie) et que dire de cette évocation récurrente d’un pseudo ostracisme des anglais envers les écossais (les irlandais apprécieront) ? Un spectacle qui, manifestement, a été très travaillé pour un résultat, hélas, fastidieux et lassant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">De&nbsp;Carla Girod, Drys Penthier&nbsp;et&nbsp;Axel Stein-Kurdzielewicz<br>Mise en scène&nbsp;David Legras&nbsp;et&nbsp;Axel Stein-Kurdzielewicz<br>Avec La Compagnie des Ballons Rouges</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Mercredi &gt; samedi&nbsp;21h| Dimanche&nbsp;18h</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durée : 1h30</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">J<em>usqu&rsquo;au 23 août 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs &#8211; 75006 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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		<title>&#8216;Les petites femmes de Maupassant&#8217; au théâtre du Lucernaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 09:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Elles sont quatre femmes réunies plus ou moins par hasard dans une belle propriété normande au bord de la mer.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Elles sont quatre femmes réunies plus ou moins par hasard dans une belle propriété normande au bord de la mer. Céleste est la maîtresse de maison, belle femme d’âge un peu mûr mais qui porte encore beau et reçoit, comme elle le fait souvent, sa grande amie Hortense, même âge, même condition sociale et qui, d’emblée, raconte sa rencontre, dans le train, avec un bel instituteur dont elle est immédiatement tombée amoureuse, oubliant ipso facto qu’elle était déjà mariée. Les deux aristocrates vont être rejointes par Coralie, la nièce de Céleste, qui tient à lui raconter un événement fâcheux : elle si sage, si pudique, si comme il faut, a expérimenté une relation tarifiée avec un inconnu, uniquement par curiosité. Et Coralie n’est pas venue seule puisqu’elle présente Zoé, sa grande amie, laquelle est comédienne en une époque où la frontière entre l’actrice et la prostituée reste de l’ordre de la nuance.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les quatre femmes ne se connaissent guère, deux sont très jeunes, les deux autres plus âgées, elles ne sont pas exactement de la même condition sociale, mais qu’importe ? La seule condition du petit séjour balnéaire était de ne surtout pas faire venir un homme. Non pas qu’elles n’aiment pas les hommes, bien au contraire, mais elles veulent rester « entre elles » pour évoquer leurs expériences, se raconter leurs vies, se livrer sans censure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette collection de petits secrets entre femmes, en l’occurrence, c’est une série de courts récits de Guy de Maupassant, réunis les uns à la suite des autres comme une sorte de patchwork théâtral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Telle est, d’emblée, la première limite de cette « pièce », celle de ne pas être précisément une pièce : non pas un texte conçu pour la scène mais une suite de nouvelles, contes et récits, que chaque personnage, à son tour, va présenter comme  une confidence faite à une amie ou un ragot rapporté à propos d’une voisine ou d’une sœur. Le procédé est redondant : il faut que je vous dise, il faut que je vous dise… Et c’est ainsi que chacune son tour exécute son petit numéro agrémenté, pour « faire vrai » de rires étouffés, de cris inutiles et de gestuelle exagérée. Il faut bien varier le ton, la hauteur des voix, les poses lascives pour faire oublier que l’on ne fait jamais que parler, sans faire, sans montrer, sans vivre. Et la petite mise en abîme qui survient en plein milieu, Coralie et Zoé jouent devant Céleste et Hortense, théâtre dans le théâtre, n’en vient que plus cruellement encore insister sur le caractère si peu théâtral de l’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit l’incontestable talent des quatre comédiennes, elles ont du mal à faire oublier à quel point la stratégie dramatique est parfaitement poussive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seconde limite, celle du contenu. Maupassant, on le sait, était ce qu’on nommait « un homme à femmes », expression bien adaptée à celui qui ne se maria jamais mais multiplia, sa vie durant, les aventures galantes, dans tous les milieux, allant jusqu’à contracter une syphilis dont il mourra dans des conditions épouvantables. Le regard de Maupassant sur les femmes est celui de son époque : il les considère comme de charmantes petits bêtes bavardes et ingénues, préoccupées par leurs dentelles et leur maquillage, et qui, tout en feignant d’être pudiques et timides, cachent une irrésistible attirance pour l’homme, le vrai, le moustachu, le viril. D’après Maupassant, la grande affaire des femmes est d’aller s’oublier un moment avec l’homme (la présence masculine hors scène de Joseph, le domestique, viril et obsédé sexuel) dans une meule de foin dont on rapporte d’ailleurs quelques fâcheux épis dans les cheveux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On aura du mal à prendre pour postulat féministe avant l’heure, cette caricature de la gent féminine en volière adorable et qu’il faut endurer au nom du plaisir. A l’évidence, dans cet univers, si les femmes sont libres, c’est pour aller commettre quelques bêtises : ces animaux-là, au final, sont bien pires que les hommes, capables de coups de cœur, coups de tête, coups de folie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’on ne pourra que s’interroger sur l’intérêt de souligner ainsi les limites de la pensée d’un auteur, qui, par ailleurs, se trouve être un grand écrivain, mais pas vraiment un connaisseur de la psyché féminine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que dire, enfin, de l’anachronique présence, en plein milieu du décor, d’un poste de TSF style années 1940, alors que l’action est censée se dérouler quelques temps après la parution de <em>Madame Bovary</em>  de Flaubert (1857) ? S’agissait-il de traduire visuellement le caractère éternel de la pensée de Maupassant ? Mais alors pourquoi pas un PC connecté sur Internet ?</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">De <strong>Guy de Maupassant</strong><br>Adaptation <strong>Roger Defossez</strong><br>Mise en scène <strong>Gwenhaël de Gouvello</strong><br>Avec <strong>Eurydice El-Etr </strong>ou<strong> Nancy Loïs</strong>, <strong>Marie Grach</strong>, <strong>Karine Pinoteau</strong> et <strong>Alexandra Sarramona</strong><br>Scénographie <strong>Emilien Andro</strong><br>Lumières <strong>Jean Christophe Violo</strong><br>Costumes <strong>Maxence Rapetti-Mauss</strong></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">J<em>usqu&rsquo;au 23 août 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs &#8211; 75006 Paris</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!.</em></p>



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		<item>
		<title>&#8216;Le Geste et la Matière&#8217; &#8211; Abstractions internationales (1945-1965) au Centre Pompidou de Málaga</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 19:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1945, le monde se réveillait comme au sortir d’un très long cauchemar qui avait pour noms Stalingrad, Oradour, Auschwitz,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 1945, le monde se réveillait comme au sortir d’un très long cauchemar qui avait pour noms Stalingrad, Oradour, Auschwitz, Hiroshima… La Shoah avait marqué les chairs, elle allait désormais hanter les esprits.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Et s’il fallait, pour le commun des survivants, soigner, réparer, reconstruire, les artistes, eux, héritaient de la terrible nécessité de dire : dire la peur, dire le sang, dire les larmes, dire l’éprouvante paralysie devant le spectacle de ce que les hommes sont capables de commettre sur d’autres hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les peintres, tout de suite, l’abstraction parut de l’ordre de l’évidence : les villes n’étaient plus que ruines, la nature avait été dévastée, l’homme n’avait plus figure d’homme, impossible donc de les représenter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra plus de vingt ans, à la lueur du Pop art et au sein d’une société devenue de consommation, pour que les artistes, à nouveau, songent à «&nbsp;faire ressemblant&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est de cette double décade (1945-1965) que nous parle l’exposition du Centre Pompidou de Málaga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde, en 1945, n’est plus ce qu’il était : la <strong><u>Grenade</u></strong> de Wols, à l’image des oranges de Tintin, est bleue (1946),</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="676" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-676x1024.png" alt="" class="wp-image-18192" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-676x1024.png 676w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-198x300.png 198w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-768x1163.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-1014x1536.png 1014w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3.png 1017w" sizes="auto, (max-width: 676px) 100vw, 676px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> son <strong><u>Aile de papillon</u></strong> n’a rien de gracieuse tant elle est sombre (1947) </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-684x1024.png" alt="" class="wp-image-18200" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-684x1024.png 684w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-200x300.png 200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-768x1150.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11.png 1014w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">et sa <strong><u>Turquoise</u></strong> (1949) est tout sauf turquoise, précisément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Mathieu, lorsqu’il exécute son <strong><u>Hommage au Maréchal de Turenne</u></strong> (13 janvier 1952) le fait avec une sorte d’ironie cinglante. Sur un fond rouge uniforme, de larges signes menaçants et fougueux composent un message totalement sibyllin, comme s’il était devenu dérisoire d’évoquer un soldat ayant vécu à une époque où la guerre, pour atroce qu’elle pouvait être, n’avait pas des allures de génocide.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="585" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-1024x585.png" alt="" class="wp-image-18193" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-1024x585.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-300x171.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-768x439.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-1536x878.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-2048x1171.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, pendant le conflit, lorsqu’il se lançait, clandestinement, dans sa série des <strong><u>46 otages</u></strong> (1942-1945), Jean Fautrier (<strong><u>L’écorché</u></strong>, 1944) recouvrait sa toile d’une épaisse couche de blanc d’Espagne, d’huile et de colle qu’il saupoudrait ensuite de poudre de pastel avant de tracer des signes humains&nbsp;: un visage, une main, un dos. Et cette matière particulière, tout à la fois savoureuse et étrange, sensuelle et repoussante, évoque l’apparence d’un corps nu, comme si l’artiste avait voulu, dans son œuvre, rendre un peu de chair à ceux-là qui se la firent arracher par les bourreaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde n’est plus ce qu’il était. La guerre a privé l’univers de ses couleurs et ils sont nombreux, tels Antonio Saura (<strong><u>Ines</u></strong>, 1957) ou Pierre Soulage (<strong><u>Peinture 195 par 130 cm,</u></strong> 2 juillet 1953) à recouvrir leurs toiles de larges traînées d’un noir aussi sinistre que celui des barreaux d’une prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">François Arnal représente, en mars 1954, un immense <strong><u>Combat de coqs</u></strong>. La toile, certes, est en grande partie abstraite mais l’on distingue bien, de part et d’autre, la silhouette agressive des adversaires séparés par une série d’explosions furieuses comme si l’affrontement animal, celui de simples coqs, avait perdu toute raison et toute mesure. Comme s’il n’était plus possible que de se gausser de cette guerre abominable et la nommer, de façon cynique&nbsp;: combat de coqs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sam Francis, lui, entre 1950 et 1952, peint des toiles blanches mais ce blanc est de partout traversé de zébrures grises et bleutées comme si le blanc, cette valeur absolue, ce symbole archétypal de pureté et de perfection, était devenu impossible désormais à atteindre (<strong><u>Autre blanc</u></strong>, 1952).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes sont également nombreux, à l’exemple de Zao Wou-Ki en 1958, à supprimer toute référence au réel en ne donnant plus de titre à leurs tableaux, comme si les mots, maintenant, ne servaient plus à rien. L’artiste chinois, comme Soulage, choisit comme titres la date d’exécution, Manolo Millares donne un numéro, Simon Hantaï intitule son œuvre <strong><u>Peinture</u></strong>&nbsp;: tout est dit, le sujet, c’est la peinture, c’est le moment, c’est l’instant, et plus du tout quelque référence à un modèle, quelque chose de dicible.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-1024x678.png" alt="" class="wp-image-18191" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-1024x678.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-300x199.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-768x509.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-1536x1017.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-2048x1356.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, Zao Wou-Ki ne renie pas son héritage culturels et ses grands paysages mentaux torturés conservent des traces de signes calligraphiques (<strong><u>05-05-64,</u></strong> 1964). D’autres disciplines également sont convoquées : la musique chez Toshimitsu Imaie (<strong><u>Solitude sonore</u></strong>, 1956),</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-1024x681.png" alt="" class="wp-image-18198" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-1024x681.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-300x200.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-768x511.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-1536x1022.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-2048x1363.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> la sculpture chez Kev Sato (<strong><u>Soleil axial,</u></strong> 1959_1960) lorsqu’il accumule des couches picturales qu’il laisse ensuite sécher durant des jours avant de les augmenter encore, </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1024x682.png" alt="" class="wp-image-18199" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1024x682.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-300x200.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-768x511.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1536x1023.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-2048x1364.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1200x800.png 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">ou bien la danse chez Kazuo Shigara (<strong><u>Planète nature</u></strong>, 1960, <em>photo en-tête</em>) lorsque, suspendue en l’air, il macule sa toile de peinture rouge avec les pieds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une manière générale, le geste est majeur&nbsp;: il est indispensable pour l’artiste de s’engager, et,&nbsp;pour ce faire, il est nécessaire d’engager le corps tout entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le hongrois Simon Hantaï pose une matière picturale qu’il racle ensuite au moyen d’un objet métallique comme s’il s’agissait de pénétrer sous la surface, de fracturer les apparences, de gratter jusqu’à l’os, jusqu’à la blessure initiale. Le canarien Manolo Millares lacère sa toile, la recoud puis la recouvre de peinture&nbsp;: l’idée est, au fond, semblable, elle consiste à exercer un geste violent et ultime qui fasse écho à la violence que nous infligea l’Histoire. Et son <strong><u>Tableau 120</u></strong> (1960) donne à voir une sorte de Christ en croix fait de blessures et de déchirements, comme si le Christ de ces temps modernes n’avait plus ni visage ni foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Judith Reigl, dans son <strong><u>Centre de dominance</u></strong> (1958), elle a projeté sr sa toile un épais tourbillon de peinture noire qu’elle a ensuite étiré de manière centripète à l’aide d’une lame courbe créant ainsi une façon de configuration cosmique autour d’un centre qui n’existe pas. Et elle laisse ainsi, dernière toile dans la dernière pièce, le spectateur sur cette interrogation : certes la Terre continue de tourner en 1945 mais autour de quoi ? Autour de qui et pourquoi ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-1024x685.png" alt="" class="wp-image-18197" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-1024x685.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-300x201.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-768x514.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-1536x1027.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-2048x1370.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Alain Girodet, Grand Palais, Juin 2026 &#8211; Tous droits réservés</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><br>Exposition jusqu&rsquo;au 7 septembre 2026- Centre Pompidou Málaga, Málaga &#8211; Passage Doctor Carrillo Casaux<br>29016 Port de Málaga, Espagne</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo d&rsquo;en-tête : detail de Citizen Konseimao (Planète Nature) de Kazuo Shiraga, 1960</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Photos de l&rsquo;exposition : @Alain Girodet avril 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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			</item>
		<item>
		<title>&#8216;Un barrage contre le Pacifique&#8217; de Marguerite Duras, par Anne Consigny, au théâtre Poche Montparnasse</title>
		<link>https://citizen4science.org/un-barrage-contre-le-pacifique-de-marguerite-duras-par-anne-consigny-au-theatre-poche-montparnasse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 16:59:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[C’Mi-espiègle mi-charmeuse, Anne Consigny accueille ses spectateurs du Poche Montparnasse à la façon dont on le ferait avec des amis]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">C’Mi-espiègle mi-charmeuse, Anne Consigny accueille ses spectateurs du Poche Montparnasse à la façon dont on le ferait avec des amis venus passer la soirée et profiter, au passage, juste au passage, mine de rien, d’une heure de spectacle. C’est avec Peter Brook, confie-t-elle, qu’elle a pris ce pli de saluer son public à l’avance, même si, par la suite, à la très sérieuse Comédie Française, on lui a fait remarquer que cela ne se faisait pas de briser le quatrième mur. Anne Consigny, désormais seule maîtresse à bord, à la fois adaptatrice, metteuse en scène et interprète, a décidé qu’elle avait passé l’âge de rendre des comptes,donc elle vient nous voir, elle est là, elle nous parle. Et c’est sous nos yeux incrédules qu’elle choisit le moment de plonger dans le texte de Duras, d’endosser son personnage, de commencer à  jouer. Le miracle se produit en quelques poignées de secondes à peine : la femme est devenue l’actrice et l’actrice est devenue la narratrice de &lsquo;Barrage contre le Pacifique&rsquo; , la voix de Marguerite Duras, le corps des personnages, l’âme du texte. Elle était Anne Consigny et elle est devenue une créature d’imagination, comme une évidence : Jouvet le disait bien que jouer, ça consistait à ne pas jouer ! Anne Consigny ne joue pas, elle est devenue !</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Anne Consigny a choisi d’adapter &lsquo;Barrage contre le Pacifique&rsquo;.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&lsquo;Barrage contre le Pacifique&rsquo; , c’est Duras avant Duras. La grande Marguerite n’avait pas encore, en écrivant ce court roman, trouvé son style à elle, sa voix à elle, sa musique à elle : elle n’était pas encore devenue cette parole inégalée qu’on reconnaît entre mille, comme celle de Proust ou celle de Flaubert. Pour autant, si la facture est plus classique, &lsquo;Barrage contre le Pacifique&rsquo; est un texte fluide et dense à la fois, dans lequel une mère courage affronte l’inexorable montée des eaux venant ravager ses terres cultivées. Cela se passe quelque part dans les années trente, et dans une Indochine coloniale qui n’était pas tendre pour les femmes, et surtout les femmes seules. Cette mère qui ne sera jamais nommée doit, de plus, élever ses enfants, Joseph et Suzanne, dans des conditions financières problématiques et elle aura fort à faire pour protéger sa fille des assauts douteux de Monsieur Jo, ce riche propriétaire du nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anne Consigny est une interprète idéale, avec sa longue silhouette à la fois frêle et forte, capable de mimer sans excès, de bercer sans mièvrerie et de gronder sans colère&nbsp;: elle peut largement se permettre de briser le quatrième mur sans pour autant endommager l’atmosphère de magie du spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’a besoin de rien autour d’elle, un plateau nu, un chapeau de paille, un escabeau de bois et une boule à facettes, pour dire l’étouffante chaleur de l’Indochine, le charme désuet des cabarets à colons et les aléas de l’agriculture tropicale. Un peu de fumée pour rendre la chaleur de sauna qui règne dans l’air, et le reste, tout le reste, sera créé magiquement par sa silhouette, sa danse, ses gestes et ses mimiques.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Anne Consigny dans &lsquo;Barrage contre le Pacifique&rsquo; de Marguerite Duras, c’est du grand art sous sa forme la plus dépouillée et la plus naturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Adaptation, mise en scène et interprétation : Anne CONSIGNY<br>Assistante mise en scène : Cécile BAYLE – BARREYRE<br>Conception Lumière : Patrick CLITUS<br>Son : François TURPIN<br>Costume : Cidalia DA COSTA<br>Conseillère Artistique : Pascale CONSIGNY</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Du mardi au samedi à 19h, jusqu&rsquo;au 11 juillet 2026</em></p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre Poche Montparnasse &#8211; 75 boulevard du Montparnasse &#8211; 75006 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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			</item>
		<item>
		<title>&#8216;Lettres de Madame de Sévigné &#8211; Féministe baroque&#8217; au théâtre Poche Montparnasse</title>
		<link>https://citizen4science.org/lettres-de-madame-de-sevigne-feministe-baroque-au-theatre-poche-montparnasse/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/lettres-de-madame-de-sevigne-feministe-baroque-au-theatre-poche-montparnasse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 22:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Marquise]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">C’est à l’occasion du 400<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Marquise de Sévigné, que Sébastien Lapaque a conçu de rassembler quelques-unes des célèbres lettres de la Marquise afin d’en composer un spectacle. Ainsi, tandis que la toujours charmante Béatrice Agenin est chargée de lire les dites lettres, lui-même, Sébastien Lapaque, aimable amphitryon aux faux airs de Michel Fau, nous explique et nous détaille le contexte culturel du grand siècle, le XVIIe.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La Marquise de Sévigné, on le sait, n’avait, à l’origine aucune volonté littéraire et aucun désir de publication. Comme elle était séparée de sa fille, à cause du mariage de cette dernière avec le Comte de Grignan, originaire de la Drôme provençale, elle se résolut à lui écrire tous les jours pour maintenir entre elles le lien affectueux. Étant donné que la Marquise de Sévigné fréquentait plus ou moins la Cour de Versailles ainsi que bon nombre d’artistes et d’intellectuels de son époque, l’ensemble des missives, réunies par la suite, constitue une sorte de journal quotidien des nouvelles de la famille royale et de la société parisienne.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Certes, la prose est agréable et bien tournée. Certes, certaines anecdotes sont amusantes, et l’on sourit de cette jeune femme qui vendit sa liberté et sa virginité pour devenir Duchesse et bénéficier ainsi du privilège de s’asseoir sur un tabouret en présence de la famille royale alors que tout le monde devait rester debout. Ou encore de cette autre Marquise prête à sacrifier sa pudeur pour être jetée nue en pleine mer, remède considéré, à l’époque, comme tout à fait salutaire contre les attaques de la rage. Certes, la bonne Marquise nous distraie à citer Descartes, détester Racine et écouter Bourdaloue, mais il est néanmoins difficile, comme le voudrait Sébastien Laplaque, d’en faire une égérie avant l’heure du féminisme, une sorte de chantre de l’égalité républicaine, une ancêtre des modernes influenceuses du Web et de considérer sa correspondance comme l’Instagram du grand siècle.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle que soit la bonne volonté de Béatrice Agenin et de Sébastien Laplaque, la Marquise de Sévigné continue à n’être que naphtaline et vieilles dentelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lettres choisies et commentées par Sébastien Lapaque<br>Lecture des lettres par Béatrice Agenin<br>Lumière : Yves Angelo</em></p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Théâtre Poche Montparnasse &#8211; 75 boulevard du Montparnasse &#8211; 75006 Paris</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>&#8216;L&#8217;intranquillité&#8217; d&#8217;après Fernando Pessoa, au centre culturel Le Cent</title>
		<link>https://citizen4science.org/lintranquillite-dapres-fernando-pessoa-au-centre-culturel-le-cent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 06:50:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Humanité]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Métaphysique]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intégralité du décor est noir, fond de scène et sol, totalement noir et parsemé d’étoiles, rien moins que le cosmos]]></description>
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’intégralité du décor est noir, fond de scène et sol, totalement noir et parsemé d’étoiles, rien moins que le cosmos même comme décor. Et dans ce cosmos, une grande boîte en bois, verticalement dressée, noire elle aussi, parsemée d’étoiles elle aussi, mi caisse de magicien mi cercueil, dont émergent les deux protagonistes du spectacle. Ils sont vêtus d’un costume noir, chemise blanche, nœud papillon et chapeau rond, une défroque qui ne peut qu’évoquer, inévitablement, celle célébrissime, étriquée et austère, du poète Pessoa lui-même&nbsp;: l’homme qui, sa vie durant, masquait les abîmes de ses angoisses sous les apparences de la banalité.</p><div id="citiz-3025486618" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">L’intranquillité est l’adaptation du Livre de l’Intranquillité, le journal intime que tenait Pessoa, et qui ne fut publié qu’en 1982, bien après sa mort. Même son nom, Pessoa,&nbsp;n’apparaissait pas dans ses écrits, il multipliait les pseudonymes et allait jusqu’à imaginer la biographie de ses doubles littéraires&nbsp;: il tenait, lui, à l’anonymat, sachant, au fond de lui, qu’il écrivait une œuvre, mais ne tenant pas spécialement à ce que cela se sache. Il préférait de loin demeurer anonyme dans les petites rues de Lisbonne qui fut son domaine, son quotidien et son tombeau, et qu’aujourd’hui encore hante son ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y avait, à priori, rien d’évident dans le fait de réaliser une adaptation pour la scène du <em>Livre de l&rsquo;intranquillité</em>, de transformer ces réflexions à voix intérieure d’un solitaire en matière de théâtre. Le pari est magistralement réussi par l’adaptateur et metteur en scène Jean-Paul Sermadiras, qui, en outre, se paye le luxe d’apparaître quelques secondes dans le spectacle et dans un rôle muet mais marquant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fernando Pessoa pratiquait, au quotidien, pour lui-même, comme une sorte d’exercice stoïcien, une métaphysique à hauteur d’homme. Il proclamait, en permanence, l’impossibilité totale de croire en Dieu ou de croire en l’Humanité, ces deux postures lui paraissant le comble du faux et de la complaisance. Cet homme du début XX e siècle, né et élevé dans un univers traditionnel, s’en était échappé seul, à force d’étude, de songe et d’analyse, et semblait avoir deviné les errances et les tourments des générations futures, les nôtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thierry Gibault et Olivier Ythier, les deux comédiens, égrainent magnifiquement la prose tout à la fois souple et envoûtante du poète lisboète. Ils balancent en permanence entre les Vladimir et Estragon de Beckett et les Dupont Dupond d’Hergé, métamorphosant le monologue intérieur en échange luxuriant, fait d’ivresses et de désenchantements, sans aucunement se dispenser d’humour. Une grande leçon de théâtre et de poésie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Avec : Olivier Ythier &amp; Thierry Gibault</li>



<li>Et la voix de Maria de Medeiros</li>



<li>Lumières : Jean-Luc Chanonat</li>



<li>Création sonore : Evgueni Galperine et Salmi Elahi</li>



<li>Costumes : Cidalia da Costa</li>



<li>Vidéo : Ludovic Lang</li>



<li>Traduction : Françoise Laye</li>



<li>Mise en scène et adaptation : Jean-Paul Sermadiras</li>



<li><strong>durée</strong>&nbsp;1h15</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au 30 mai 2026, à 20h</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Le Cent, 100 rue de Charenton &#8211; 75012 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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