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	<title>Armes de destruction massive Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Armes de destruction massive Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Essais nucléaires en Polynésie : un débat entre science, justice et politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 12:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[En cet été 2025, la France est une nouvelle fois confrontée à un débat brûlant autour des conséquences de ses]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">En cet été 2025, la France est une nouvelle fois confrontée à un débat brûlant autour des conséquences de ses essais nucléaires en Polynésie. Un rapport parlementaire, rendu public le 17 juin 2025 après six mois d’enquête, appelle à une reconnaissance nationale des souffrances et à une extension des indemnisations, remettant en cause les critères scientifiques en vigueur. Ce document ravive une tension ancienne entre les données épidémiologiques et les revendications humaines, tout en soulevant des interrogations sur l’équité, la responsabilité nationale et les pressions politiques qui influencent ce dossier sensible.</h2>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<h3 class="wp-block-heading">Un héritage nucléaire sous tension</h3>



<p>Entre 1959 et 1996, la France a procédé à 210 essais nucléaires, dont 193 en Polynésie française, principalement à Mururoa et Fangataufa. Ces essais, marqués par une reprise controversée en 1995-1996 qui avait déclenché des manifestations massives à Tahiti, ont laissé des cicatrices dans les esprits et les corps. Une étude de l’Inserm, publiée en 2021, a mis en évidence une possible augmentation de 2,3 % des cas de cancer de la thyroïde, bien que les liens avec les radiations restent débattus faute de données exhaustives. La loi Morin, instaurée en 2010 pour indemniser les victimes, s’est heurtée à des limites : sur 4 028 demandes déposées auprès du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) d’ici 2023, seulement 1 043 ont été acceptées, reflétant des critères stricts comme le seuil de 1 millisievert (mSv) fixé en 2018.</p><div id="citiz-1603254826" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;approche controversée du rapport parlementaire</h3>



<p>Le <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce_essais_nucleaires">rapport</a> propose 45 recommandations, dont un « pardon national » et la suppression du seuil de 1 mSv, jugé trop restrictif. Il s’appuie largement sur des témoignages de populations locales et des données fournies par des associations, comme l’AVEN, qui évoquent une surincidence de cancers. Cependant, cette approche est critiquée pour son manque d’objectivité : elle semble privilégier les récits personnels sur les études épidémiologiques rigoureuses, telles que l’enquête Sépia-Santé, qui n’ont pas établi de corrélation claire entre les essais et une augmentation généralisée des pathologies. Cette dichotomie entre émotion et science alimente un conflit d’interprétation difficile à trancher.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Regards étrangers : études et indemnisations ailleurs</h3>



<p>À l’échelle internationale, d’autres nations ayant mené des essais nucléaires ont affronté des défis similaires. Aux États-Unis, la <a href="http://(https://www.justice.gov/civil/radiation-exposure-compensation-act">Radiation Exposure Compensation Act</a> (RECA), en place depuis 1990, indemnise les « downwinders » exposés près des sites du Nevada et les vétérans, sur la base d’une <a href="https://www.cancer.gov/about-cancer/causes-prevention/risk/radiation/nuclear-weapons">étude du National Cancer Institute</a> estimant 11 000 cas supplémentaires de leucémies liés aux tests atmosphériques des années 1950-1960. En Australie, les essais britanniques à Maralinga dans les années 1950 ont conduit à un programme d’indemnisation en 1994, bien que les preuves scientifiques restent contestées. Ces exemples illustrent des approches variées, oscillant entre reconnaissance morale et nécessité de preuves solides, offrant un miroir aux débats français.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’impact environnemental des essais nucléaires</h3>



<p>Au-delà des effets sur la santé humaine, les essais nucléaires ont laissé une empreinte durable sur l’environnement. Le test américain Castle Bravo en 1954 sur l’atoll de Bikini a provoqué une contamination radioactive massive dans le Pacifique nord, affectant les écosystèmes marins et augmentant les cas de cancer de la thyroïde chez les populations locales, comme documenté dans une étude de l’OMS. En Polynésie, les retombées des essais français ont contaminé les sols et les chaînes alimentaires, avec des traces de césium-137 et de plutonium détectées dans les années suivantes. Bien que l’impact exact reste difficile à quantifier, ces éléments environnementaux compliquent l’évaluation des risques sanitaires et soulignent la nécessité d’une approche globale, intégrant écologie et santé publique.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’instrumentalisation politique de la science&#8230;encore</h3>



<p>Le dossier des essais nucléaires illustre également comment la science peut être manipulée à des fins politiques. Le rapport parlementaire, porté par une députée de Polynésie française, est perçu par certains comme un outil de clientélisme, visant à canaliser des fonds publics vers sa circonscription. En valorisant les témoignages sur les données objectives, il semble adapter les conclusions scientifiques aux objectifs politiques, une pratique dénoncée comme un détournement de l’expertise. Cette instrumentalisation risque de fragiliser la crédibilité des institutions scientifiques et de transformer un débat technique en une bataille idéologique, où les intérêts locaux priment sur la rigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les niveaux de preuve en science : une hiérarchie à respecter</h3>



<p>En science, la valeur des preuves varie selon des niveaux bien établis. Les études épidémiologiques, comme celles menées par l’<a href="https://www.unscear.org">UNSCEAR</a>, reposant sur des cohortes et des analyses statistiques, occupent les échelons supérieurs de fiabilité. En comparaison, les témoignages individuels, bien qu’émouvants, sont classés parmi les niveaux les plus faibles, car sujets à des biais de mémoire ou à des coïncidences non corrélées. Le rapport parlementaire, en s’appuyant principalement sur ces récits, ignore cette hiérarchie, ce qui affaiblit ses arguments face aux données quantitatives. Cette dissonance souligne la nécessité de fonder les politiques publiques sur des preuves robustes plutôt que sur des perceptions subjectives.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pression mondiale croissante</h3>



<p>Sur le plan international, l’International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN) a intensifié en 2025 son plaidoyer pour le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, citant l&rsquo;histoire des essais français dans le Pacifique. Cette mobilisation mondiale exerce une pression accrue sur la France, la poussant à assumer son passé nucléaire, non seulement sur le plan éthique, mais aussi juridique, alors que des associations de victimes multiplient les recours devant les tribunaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une résolution équitable ?</h3>



<p>Face à ces enjeux complexes, la France doit trouver un équilibre entre la reconnaissance des souffrances exprimées et l’exigence de preuves scientifiques solides. L’absence de seuil de 1 mSv, comme le propose le rapport, pourrait multiplier les indemnisations, mais aussi attribuer à tort des cancers à des facteurs autres que les essais, tels que le mode de vie ou les expositions naturelles. À l’heure où le débat s’intensifie, les mois à venir, avec les éventuelles suites législatives, seront cruciaux pour définir une approche qui allie justice et rigueur, tout en tenant compte des leçons internationales et environnementales.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused<br></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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			</item>
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		<title>Guerre en Ukraine : que sont les « bombes sales » et pourquoi la Russie en parle-t-elle soudainement ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 11:25:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[par Christoph Bluth, Professor of International Relations and Security, University of Bradford, Royaume-Uni [Note de la rédaction : Vladimir Poutine]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>par <a href="https://www.bradford.ac.uk/staff/cbluth"><strong>Christoph Bluth</strong></a>, Professor of International Relations and Security, University of Bradford, Royaume-Uni</em></p><div id="citiz-1395935916" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>[<em>Note de la rédaction : Vladimir Poutine vient de déclarer qu&rsquo;il veut « au plus vite » une mission de l&rsquo;AEIA, Agence international de l&rsquo;énergie atomique, en Ukraine. Il prétend que l&rsquo;Ukraine est en train de préparer des « bombes sales » tout en effaçant les preuves de cette fabrication. Le chef de la Russie précise que l&rsquo;Ukraine veut utiliser une telle arme pour « pouvoir dire plus tard que c&rsquo;était la Russie qui avait effectué une frappe nucléaire. » L&rsquo;AIEA a répondu dans un communiqué que « Au vu de l&rsquo;intérêt et de l&rsquo;urgence du dossier », elle publiera rapidement ses conclusions</em>.]</p>



<p>Depuis l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine en février, la menace de l&rsquo;utilisation d&rsquo;armes de destruction massive est une préoccupation constante. Le débat sur cette menace a eu tendance à se concentrer sur la possibilité que la Russie ait recours à son arsenal nucléaire, ce que le président russe Vladimir Poutine et ses principaux collaborateurs ont laissé entendre à plusieurs reprises.</p>



<p>Le 23 octobre, le ministre russe de la défense, Sergei Shoigu, a appelé ses homologues britannique, français et turc pour affirmer que l&rsquo;Ukraine envisageait d&rsquo;utiliser une « <a href="https://www.politico.com/news/2022/10/24/russia-dirty-bomb-moscow-wmd-forces-00063115">bombe sale</a>« . Cette affirmation a été largement interprétée comme une possible opération « <a href="https://www.nytimes.com/live/2022/10/24/world/-russia-ukraine-war-news#dirty-bomb-russia">fausse alerte</a> » du Kremlin, qui pourrait indiquer que c&rsquo;est la Russie qui prévoit de déployer une telle arme et d&rsquo;en rejeter la responsabilité sur l&rsquo;Ukraine. Mais que sont les bombes sales et ont-elles déjà été utilisées ?</p>



<p>Ce terme désigne un dispositif utilisant des <a href="https://www.cdc.gov/nceh/radiation/emergencies/dirtybombs.htm">explosifs conventionnels</a> mélangés à des matériaux radioactifs, conçu pour contaminer de vastes zones. Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations unies le 24 octobre, <a href="https://www.theguardian.com/world/2022/oct/25/russia-to-raise-ukraine-dirty-bomb-claim-at-un-security-council">la Russie a affirmé</a> que l&rsquo;Ukraine prévoyait d&rsquo;utiliser ces dispositifs sur deux sites situés sur son propre territoire. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;usine d&rsquo;enrichissement minéral de l&rsquo;Est, située dans la région centrale de Dnipropetrovsk, et de l&rsquo;Institut de recherche nucléaire de Kiev.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas la première fois que la Russie accuse l&rsquo;Ukraine d&rsquo;utiliser des armes de destruction massive. En mars 2022, Vasily Nebenzya, ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, a déclaré au<a href="https://theconversation.com/russias-false-claims-about-biological-weapons-in-ukraine-demonstrate-the-dangers-of-disinformation-and-how-hard-it-is-to-counter-4-essential-reads-179159"> Conseil de sécurité</a> que la Russie avait découvert des preuves de recherches sur les armes biologiques financées par les États-Unis en Ukraine.</p>



<p>Les bombes sales sont entrées dans le discours sur la sécurité nationale lorsqu&rsquo;il est apparu clairement que des réseaux terroristes internationaux tels qu&rsquo;Al-Qaïda tentaient de s&#8217;emparer d&rsquo;armes de destruction massive, mais qu&rsquo;ils ne parvenaient pas à acquérir de la matière fissile pure ou d&rsquo;autres composants et technologies permettant de fabriquer un dispositif explosif nucléaire. En l&rsquo;occurrence, une telle arme n&rsquo;a jamais été utilisée, malgré les divers efforts déployés par certains <a href="https://www.bbc.co.uk/news/world-63373637">groupes terroristes</a>. Deux tentatives ratées de faire exploser un tel dispositif ont été signalées dans la province de Tchétchénie, dans le sud de la Russie, il y a plus de 20 ans. Les enquêteurs ont également trouvé du matériel nucléaire pouvant être utilisé dans une bombe sale dans une usine abandonnée en Tchétchénie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Armes non conventionnelles</h2>



<p>Une « bombe sale » est un dispositif de dispersion contenant des matières radioactives &#8211; peut-être de l&rsquo;uranium, mais plus probablement des matières de faible qualité comme le <a href="https://semspub.epa.gov/work/HQ/176308.pdf">césium 137</a> ou d&rsquo;autres matières radioactives d&rsquo;usage courant. On les trouve parfois, par exemple, dans des installations médicales qui ne sont pas aussi bien protégées que d&rsquo;autres sites contenant des matières radioactives. En 2020, <a href="https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-0221/15/02/P02019">une étude a été publiée</a> dans le Journal of Instrumentation sur les effets de la dispersion de ces matériaux radioactifs dans une métropole densément peuplée. Elle a révélé que :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Il est probable que l&rsquo;événement aura un faible effet biologique sur les populations locales et que la principale préoccupation est l&rsquo;explosion elle-même, qui peut causer des blessures graves et des dommages matériels. Les matériaux radioactifs utilisés dans une bombe sale ne créeraient probablement pas une exposition aux radiations suffisante pour provoquer une maladie grave immédiate ou une augmentation future détectable des taux de cancer.</em></p></blockquote>



<p><em><br></em>L&rsquo;étude a révélé que les effets localisés de l&rsquo;explosion feraient plus de victimes que les radiations. Cela suggère que l&rsquo;idée des bombes sales comme armes de destruction massive est <a href="https://www.cdc.gov/nceh/radiation/emergencies/dirtybombs.htm#:%7E:text=The%20main%20danger%20from%20a,close%20to%20the%20blast%20site.">exagérée</a>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/10/image-90.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/10/image-90.png" alt="" class="wp-image-9021" width="427" height="605" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/10/image-90.png 573w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/10/image-90-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /></a><figcaption><em>Sergueï Sourovikine, général des armées, chef des opérations russes en Ukraine &#8211; Source Wikipedia</em></figcaption></figure>



<p>Il semble donc qu&rsquo;une telle bombe ne soit pas une arme militaire efficace. Mais à l&rsquo;instar des attaques contre l&rsquo;infrastructure énergétique de l&rsquo;Ukraine, l&rsquo;utilisation d&rsquo;une telle arme pourrait provoquer une grave dislocation de la population civile. De nombreuses personnes devraient quitter leurs maisons et leurs entreprises pour une période indéterminée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avertissement de mauvais augure</h2>



<p>L&rsquo;Occident voit dans les accusations de la Russie une tentative préventive de rejeter la responsabilité sur l&rsquo;Ukraine en cas d&rsquo;incident entraînant des fuites importantes de radiations qui pourraient être dues à un dispositif de dispersion. Cela a fait naître le soupçon que la Russie elle-même prépare des attaques contre les deux installations citées.</p>



<p><a href="https://www.nas.gov.ua/EN/Org/Pages/default.aspx?OrgID=0000337">L&rsquo;Institut de physique nucléaire</a> à <a href="http://www.kinr.kiev.ua/index_en.html">Kiev</a> a été créé en 1944 pour consolider la recherche atomique en Ukraine. Il abrite diverses installations de recherche nucléaire, dont un <a href="https://www-pub.iaea.org/MTCD/publications/PDF/P1575_CD_web/datasets/papers/F5%20Osipovich.pdf">réacteur de recherche VVR-M</a> qui a été mis en service en 1960 et qui contient des matières fissiles. <a href="https://www.nti.org/wp-content/uploads/2021/09/ukraine_nuclear_fuel_cycle.pdf">L&rsquo;usine d&rsquo;enrichissement minéral de l&rsquo;Est</a> participe à la production de combustible nucléaire.</p>



<p>Si l&rsquo;armée russe devait cibler ces installations, elle risquerait de libérer des matières radioactives dans l&rsquo;environnement général, même si l&rsquo;effet ne serait pas de la même ampleur que celui d&rsquo;une bombe nucléaire. Le directeur général de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie atomique, Rafael Mariano Grossi, <a href="https://www.iaea.org/newscenter/pressreleases/safeguards-inspectors-to-visit-two-nuclear-locations-in-ukraine-iaeas-grossi-says-after-receiving-request-from-ukraine">a annoncé le 24 octobre</a> que l&rsquo;AIEA effectuait des visites régulières sur ces sites pour s&rsquo;assurer que toutes les garanties nucléaires étaient respectées. M. Grossi a ajouté qu&rsquo;à la demande du gouvernement ukrainien, elle effectuera une nouvelle visite dans un avenir proche pour vérifier les conditions sur les deux sites.</p>



<p>Les affirmations de M. Shoigu doivent être mises en balance avec le fait qu&rsquo;il n&rsquo;est pas certain que le gouvernement ou l&rsquo;armée ukrainiens veuillent faire courir un tel risque à leur propre population et il est peu probable que la Russie puisse obtenir un soutien important pour ces allégations au sein des Nations unies. Mais la principale préoccupation est qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une indication que la Russie &#8211; qui a subi de multiples revers sur le champ de bataille au cours des derniers mois &#8211; pourrait planifier une méthode non conventionnelle d&rsquo;escalade et tenter de rejeter de manière préventive la responsabilité de toute mort et destruction sur l&rsquo;Ukraine.</p>



<p><em>Article paru initialement en anglais dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a>. La traduction est protégée par les droits d’auteur, en conséquence notre article n’est pas libre de droits.</em></p>



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