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	<title>Biologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Biologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Mars : une découverte scientifique majeure du rover Perseverance dans le cratère Jezero</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 20:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rover Perseverance de la NASA a découvert des « taches de léopard » sur une roche dans le cratère Jezero, un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rover Perseverance de la NASA a découvert des « taches de léopard » sur une roche dans le cratère Jezero, un indice potentielle de vie microbienne ancienne sur Mars. L&rsquo;échantillon Sapphire Canyon pourrait bouleverser notre compréhension de l&rsquo;habitabilité passée de la planète rouge, bien que des études approfondies soient nécessaires pour confirmer son origine biologique</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une avancée majeure pour la connaissance de la planète rouge</strong></h3>



<p>En juillet 2024, le rover Perseverance de la NASA a marqué un tournant dans l’exploration martienne en découvrant une roche remarquable dans le cratère Jezero, un bassin de 45 kilomètres de large situé juste au nord de l’équateur martien. Lors de l’exploration de la formation « Bright Angel », le long des bords de Neretva Vallis, une ancienne vallée fluviale, le rover a identifié une roche rougeâtre en forme de pointe de flèche, baptisée « Cheyava Falls ». Mesurant 1 mètre par 0,6 mètre, cette roche portait des motifs distinctifs, décrits comme des « taches de léopard », qui pourraient être des indices de vie microbienne ancienne. L’échantillon prélevé, nommé « Sapphire Canyon », a fait l’objet d’une étude publiée en 2025 dans la revue Nature, suscitant un vif intérêt au sein de la communauté scientifique.<br>Cette découverte, qualifiée de <em>biosignature</em> potentielle, représente une étape cruciale dans la quête de la NASA pour élucider l’habitabilité passée de Mars. Sean Duffy, administrateur par intérim de la NASA, a déclaré : « Cette trouvaille est la plus proche que nous ayons jamais été de découvrir des traces de vie sur Mars. » Cependant, les scientifiques restent prudents, soulignant que des explications non biologiques doivent encore être envisagées pour ces observations.<br>Le cratère Jezero : un témoin du passé humide de Mars<br>Le choix du cratère Jezero comme site d’atterrissage de Perseverance résulte d’un processus de sélection rigoureux de cinq ans, impliquant des scientifiques du monde entier. Ce site est exceptionnel en raison de son histoire géologique : il y a plus de 3,5 milliards d’années, des rivières ont déversé de l’eau dans le cratère, formant un lac et déposant des minéraux argileux propices à la préservation de traces de vie microbienne. La formation « Bright Angel », où la roche Cheyava Falls a été trouvée, est composée de roches sédimentaires riches en argile et en limon, des matériaux connus sur Terre pour conserver des indices de vie passée.<br>L’exploration de Neretva Vallis, une vallée fluviale de 400 mètres de large creusée par l’eau, a fourni un contexte essentiel à cette découverte. Les roches de la région contiennent du carbone organique, du soufre, du fer oxydé (rouille) et du phosphore, des éléments qui auraient pu servir de source d’énergie pour des métabolismes microbiens il y a des milliards d’années.</p><div id="citiz-567460116" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Les « taches de léopard » : une piste vers la vie ?</h3>



<p>Les instruments scientifiques de Perseverance, notamment PIXL (Planetary Instrument for X-ray Lithochemistry) et SHERLOC (Scanning Habitable Environments with Raman &amp; Luminescence for Organics &amp; Chemicals), ont permis d’analyser la roche Cheyava Falls. Ces outils ont révélé des taches colorées formant des « fronts de réaction », des zones où des interactions chimiques et physiques ont eu lieu. Les analyses ont identifié deux minéraux riches en fer : la vivianite (phosphate de fer hydraté) et la greigite (sulfure de fer). Sur Terre, la vivianite est couramment trouvée dans les sédiments ou autour de matière organique en décomposition, tandis que la greigite peut être produite par certaines formes de vie microbienne.<br>Ces minéraux, issus de réactions de transfert d’électrons entre les sédiments et la matière organique, pourraient être une empreinte de vie microbienne ayant utilisé ces réactions pour produire de l’énergie. Toutefois, ces minéraux peuvent aussi être formés sans intervention biologique, par exemple sous des conditions de haute température ou d’acidité. Les roches de Bright Angel ne montrent cependant aucun signe de telles conditions, et il reste incertain si les composés organiques présents auraient pu catalyser ces réactions à basse température. Comme l’a expliqué Joel Hurowitz, scientifique de la mission à l’Université Stony Brook et auteur principal de l’étude, « nous avons trouvé des signatures chimiques fascinantes, mais il a fallu analyser ce que ces données pouvaient réellement signifier ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une découverte inattendue dans des roches jeunes</h3>



<p>Ce qui rend cette découverte particulièrement surprenante est l’âge relativement récent des roches sédimentaires étudiées. Contrairement à l’hypothèse selon laquelle les indices de vie ancienne se limiteraient à des formations plus anciennes, cette trouvaille suggère que Mars pourrait avoir été habitable plus longtemps ou plus tard dans son histoire que prévu. Les roches plus anciennes pourraient également contenir des traces de vie, mais celles-ci seraient probablement plus difficiles à détecter en raison de l’érosion ou d’autres processus géologiques.<br>Katie Stack Morgan, scientifique du projet Perseverance au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, a souligné l’importance de la rigueur scientifique : « Les affirmations astrobiologiques, surtout celles concernant une vie extraterrestre passée, exigent des preuves extraordinaires. La publication de ces résultats dans une revue à comité de lecture garantit la validité et la robustesse de nos observations, tout en laissant ouverte la possibilité d’explications abiotiques. »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Vers un retour d’échantillons &#8230; et au-delà</h3>



<p><br>L’échantillon Sapphire Canyon fait partie des 27 carottes rocheuses collectées par Perseverance depuis son atterrissage en février 2021. Ces échantillons, destinés à être ramenés sur Terre par une future mission, pourraient fournir des données décisives pour confirmer ou infirmer l’origine biologique des biosignatures potentielles. Le rover transporte également une station météorologique et des échantillons de matériaux de combinaisons spatiales, essentiels pour préparer de futures missions humaines sur Mars.<br>Nicky Fox, administratrice associée de la direction des missions scientifiques à la NASA, a salué l’approche stratégique de la mission : « Cette découverte est le résultat d’une planification minutieuse et d’une exécution précise, permettant d’identifier une biosignature potentielle. En publiant ces données, nous les mettons à disposition de la communauté scientifique mondiale pour des analyses approfondies. »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Des traces du passé pou un pas vers l’avenir martien ?</h3>



<p><br>La découverte de Cheyava Falls et de l’échantillon Sapphire Canyon marque un jalon dans l’exploration de Mars, renforçant l’idée que la planète rouge pourrait avoir abrité la vie dans un passé lointain. Alors que la communauté scientifique utilise des outils comme l’échelle CoLD pour évaluer la fiabilité de ces indices, chaque nouvelle donnée nous rapproche de la réponse à la question fondamentale : sommes-nous seuls dans l’univers ? Cette avancée pave la voie à des études plus poussées, notamment avec le retour des échantillons sur Terre, et alimente les ambitions d’exploration future. Dans un clin d’œil aux visions audacieuses d’Elon Musk, qui rêve de terraformer Mars pour en faire un foyer pour l’humanité, les découvertes de Perseverance rappellent que comprendre le passé de la planète est une étape essentielle pour façonner son avenir.<br>Pour suivre l&rsquo;aventure de l&rsquo;exploration de Mars par la avec Perseverance, rendez-vous sur le <a href="https://science.nasa.gov/mission/mars-2020-perseverance">site dédié de la NASA</a>.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused<br></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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		<title>Ferroptose : une nouvelle arme contre les métastases ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 18:54:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[cancérologie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Une découverte française prometteuse ouvre la voie à une nouvelle stratégie contre les métastases, en exploitant un mécanisme de mort]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une découverte française prometteuse ouvre la voie à une nouvelle stratégie contre les métastases, en exploitant un mécanisme de mort cellulaire inédit : la ferroptose. Découvrez comment cette approche innovante pourrait révolutionner le traitement des cancers résistants</h2>



<p>Et si une rustine rouillée cachait la clé pour vaincre les métastases, ces redoutables disséminateurs du cancer ? C’est l’hypothèse audacieuse explorée par une équipe française dirigée par Raphaël Rodriguez, dont les travaux,<a href="https://doi.org/10.1038/s41586-025-08974-4"> publiés dans la revue <em>Nature</em></a> il y a quelques semaines, révèlent un potentiel révolutionnaire. En s’appuyant sur la ferroptose, un processus de mort cellulaire lié au fer, ces chercheurs ont conçu une molécule capable de cibler les cellules cancéreuses les plus résistantes. Plongeons dans cette découverte scientifique qui mêle chimie, biologie et espoir pour les patients.</p><div id="citiz-4279577551" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la ferroptose ?</h3>



<p>La ferroptose est un mécanisme de mort cellulaire programmée qui diffère des processus classiques comme l’apoptose ou la nécrose. Ici, le fer joue un rôle central : il agit comme un catalyseur dans l’oxydation des lipides, les briques constitutives des membranes cellulaires. Imaginez une pomme coupée qui brunît à l’air libre : c’est un peu le même principe, mais à l’échelle microscopique. Lorsque les lipides des membranes s’oxydent sous l’effet du fer, la cellule ne peut plus se protéger et finit par « rouiller » de l’intérieur jusqu’à mourir.</p>



<p>Ce phénomène, découvert il y a quelques années, intrigue les scientifiques car il semble particulièrement pertinent dans le contexte du cancer. Les cellules tumorales, notamment celles qui forment des métastases, accumulent souvent du fer pour soutenir leur croissance rapide. Cette dépendance pourrait devenir leur talon d’Achille, une faiblesse que l’équipe de Rodriguez a su exploiter avec ingéniosité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rôle clé des lysosomes</h3>



<p>Pour comprendre cette découverte, il faut se pencher sur les lysosomes, ces organites cellulaires souvent comparés à des poubelles recyclantes. Ces compartiments acides abritent des enzymes qui dégradent les déchets cellulaires, mais ils stockent aussi du fer sous une forme active, le fer(II). L’étude montre que c’est précisément dans les lysosomes que la ferroptose commence à s’enclencher. En utilisant des traceurs chimiques sophistiqués, les chercheurs ont cartographié cette activité et identifié un point de départ idéal pour déclencher la mort des cellules cancéreuses.</p>



<p>Cette localisation est cruciale, car elle permet de concentrer l’action thérapeutique sur les cellules malades sans affecter immédiatement les tissus sains. C’est une piste prometteuse pour éviter les effets secondaires souvent dévastateurs des chimiothérapies classiques, qui tuent indifféremment les cellules en division, qu’elles soient cancéreuses ou non.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La naissance de la fentomycine-1</h3>



<p>Fort de cette observation, l’équipe a conçu une molécule baptisée fentomycine-1 (Fento-1). Cette petite merveille de chimie de synthèse est conçue pour pénétrer les lysosomes, activer le fer(II) dans cet environnement acide et générer des radicaux libres. Ces derniers, des molécules hautement réactives, déclenchent une cascade d’oxydation des phospholipides, les lipides essentiels des membranes. Résultat : les cellules cancéreuses, incapables de se défendre, subissent une destruction interne rapide.</p>



<p>En laboratoire, les tests ont démontré l’efficacité de Fento-1 sur des lignées de cellules de sarcome et de cancer du pancréas, notamment celles exprimant fortement le marqueur CD44, associé à la résistance aux traitements et à la métastase. Ces « <em>persisters</em>« , cellules qui survivent aux thérapies classiques, se révèlent particulièrement vulnérables à cette approche. C’est une avancée majeure, car ces cellules résistantes sont souvent responsables des rechutes chez les patients.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des résultats encourageants dans le modèle animal</h3>



<p>L’étape suivante a consisté à tester Fento-1 sur des souris porteuses de métastases mammaires. Administrée par voie intralymphatique, une méthode ciblant directement les ganglions lymphatiques, voie privilégiée des métastases, la molécule a montré des résultats impressionnants. La croissance tumorale a été significativement ralentie, et la survie des animaux prolongée, sans signes de toxicité évidents à court terme. Ces données, bien que préliminaires, suggèrent que Fento-1 pourrait un jour être adaptée pour une utilisation humaine.</p>



<p>L’approche intralymphatique est particulièrement astucieuse, car elle permet de concentrer la molécule là où les métastases se développent souvent en premier. Cela réduit le risque de dispersion systémique et maximise l’impact sur les cellules cibles, une stratégie qui pourrait inspirer de futurs traitements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les limites à surmonter</h3>



<p>Malgré ces avancées, l’étude met en garde contre un excès d’optimisme. Les cellules cancéreuses sont rusées : exposées à des doses sublétales de Fento-1, certaines ont développé une résistance en modifiant leur état cellulaire. Elles réduisent l’expression de marqueurs mésenchymateux – des protéines associées à leur capacité à migrer et envahir, et activent des mécanismes de réparation des membranes. Ce phénomène indique que les tumeurs pourraient s’adapter à long terme, rendant nécessaire une combinaison avec d’autres thérapies pour contourner cette résistance.</p>



<p>De plus, ces résultats restent au stade préclinique. Les expériences se limitent à des cultures cellulaires et des modèles animaux, loin des essais cliniques sur l’homme. La fentomycine-1 doit encore être optimisée pour améliorer sa stabilité, sa pharmacocinétique et sa sécurité à grande échelle. Des études toxicologiques approfondies sont indispensables pour évaluer les effets hors cible et protéger les cellules saines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une Application clinique : un long chemin incertain</h3>



<p>Transformer ce <em>proof-of-conc</em>ept en médicament nécessitera plusieurs années, probablement entre cinq et dix ans. Le parcours inclut des phases d’optimisation chimique, des tests de sécurité rigoureux, puis des essais cliniques en plusieurs étapes (Phase I à III). Chaque étape demandera des investissements massifs et une collaboration étroite entre chercheurs, cliniciens et industriels.</p>



<p>L’étude souligne également le besoin de biomarqueurs fiables pour suivre la ferroptose in vivo, un défi technique qui pourrait accélérer les recherches futures. Sans ces outils, il sera difficile de monitorer l’efficacité du traitement chez les patients et d’ajuster les doses en temps réel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le risque des articles sensationnalistes</h3>



<p>Dans le paysage médiatique actuel, les découvertes scientifiques comme celle-ci sont souvent exploitées par les journaux grand public et les réseaux sociaux pour générer du buzz. Des titres accrocheurs tels que « La fin des métastases ? » ou « Un remède miracle contre le cancer » pullulent, amplifiant les espoirs sans fondement et omettant les incertitudes inhérentes à la recherche préclinique. Ce sensationnalisme pose un problème éthique et déontologique majeur : il peut induire en erreur les patients et leurs familles, les poussant à rejeter des traitements validés au profit d’attentes irréalistes. La surenchère est un piège courant dans le journalisme scientifique et médical.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi cette découverte donne des espoirs</h3>



<p>Ce qui rend cette recherche si excitante, c’est sa capacité à exploiter une faiblesse naturelle des cellules cancéreuses. En ciblant la ferroptose, l’équipe de Raphael Rodriguez propose une alternative aux approches classiques qui s’attaquent souvent à la division cellulaire. Cette stratégie pourrait être particulièrement efficace contre les métastases, responsables de 90 % des décès par cancer, et ouvrir la voie à des thérapies personnalisées adaptées aux profils des tumeurs.</p>



<p>La force de ce travail réside aussi dans son ancrage dans la recherche internationale, illustrant le potentiel de collaborations scientifiques lorsqu’elles sont soutenues par des fonds adéquats, un point souvent débattu dans un contexte global.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



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<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<title>Les cellules s&#8217;auto-cannibalisent régulièrement pour se débarrasser de leurs déchets. Cette autophagie contribue à leur survie et à la prévention des maladies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Feb 2023 10:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[Autophagie]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
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					<description><![CDATA[par Asa Gustafsson, Professor of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences et Justin Quiles, Postdoctoral Scholar of Pharmacy and Pharmaceutical ScienceUniversity of]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>par <a href="https://pharmacy.ucsd.edu/faculty/gustafsson">Asa Gustafsson</a>, Professor of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences et <a href="https://profiles.ucsd.edu/justin.quiles">Justin Quiles</a>, Postdoctoral Scholar of Pharmacy and Pharmaceutical Science<br>University of California, San Diego, États-Unis</em></p><div id="citiz-3715263692" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Ne vous laissez pas tromper par le schéma d&rsquo;une cellule simplifiée en deux dimensions. Cette minuscule structure de la vie renferme un univers complexe de machinerie moléculaire qui se construit, se met en mouvement et se décompose en permanence. Ne vous laissez pas tromper par le schéma d&rsquo;une cellule simplifiée en deux dimensions. Cette minuscule structure de la vie renferme un univers complexe de machinerie moléculaire qui se construit, se met en mouvement et se décompose en permanence.</p>



<p>Les cellules utilisent les milliers de protéines différentes qui les composent comme des outils pour façonner leur environnement interne. Dans cet environnement se trouvent des compartiments spécialisés, appelés <a href="https://www.genome.gov/genetics-glossary/Organelle">organites</a>, qui assurent les fonctions de la cellule. Deux organites importants dans les cellules sont les mitochondries et le réticulum endoplasmique, qui <a href="https://bio.libretexts.org/Bookshelves/Microbiology/Microbiology_(Boundless)/04%3A_Cell_Structure_of_Bacteria_Archaea_and_Eukaryotes/4.07%3A_Internal_Structures_of_Eukaryotic_Cells/4.7B%3A_Mitochondria">produisent de l&rsquo;énergie</a> et <a href="https://bio.libretexts.org/Bookshelves/Cell_and_Molecular_Biology/Book%3A_Cells_-_Molecules_and_Mechanisms_(Wong)/11%3A_Protein_Modification_and_Trafficking/11.03%3A_Protein_Folding_in_the_Endoplasmic_Reticulum">assemblent les protéines</a>, respectivement.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-73.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-73.png" alt="" class="wp-image-10567" width="288" height="359" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-73.png 680w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-73-241x300.png 241w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /></a><figcaption><em>Cette image de microscopie montre un réticulum endoplasmique englouti par un autophagosome. Liza Gross/PLoS Biology</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p>Comme l&rsquo;activité cellulaire de routine génère des sous-produits toxiques qui peuvent endommager la cellule, un système d&rsquo;élimination est nécessaire pour dégrader et recycler ces molécules à l&rsquo;intérieur des cellules. L&rsquo;un de ces processus est l&rsquo;autophagie, une forme d&rsquo;autoconsommation que les cellules utilisent pour éliminer et recycler les composants anormaux ou excédentaires, notamment les protéines et les organites. Dérivé du grec, le terme se traduit littéralement par « s&rsquo;auto-manger ». En 2016, le biologiste cellulaire Yoshinori Ohsumi a reçu le <a href="https://www.nobelprize.org/prizes/medicine/2016/press-release/">prix Nobel de physiologie ou de médecine</a> pour ses travaux sur l&rsquo;autophagie. L&rsquo;autophagie est essentielle à la santé et à la longévité cellulaires. Lorsque ce processus ne fonctionne pas bien, il est lié à <a href="https://doi.org/10.1056/nejmra2022774">plusieurs maladies humaines,</a> notamment les maladies neurodégénératives et cardiovasculaires et le cancer.</p>



<p><a href="https://gustafssonlabucsd.org/team/">Nous sommes des chercheurs</a> qui étudient comment l&rsquo;autophagie est activée dans les cellules. Dans <a href="http://dx.doi.org/10.1126/scisignal.abo4457">nos travaux récemment publiés</a>, nous avons examiné deux régulateurs clés de ce processus et identifié un rôle unique que l&rsquo;un d&rsquo;eux joue dans la dégradation des mitochondries et qui pourrait servir de cible potentielle pour traiter certaines maladies.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Autophagie et maladies humaines</h2>



<p>Le lien entre l&rsquo;autophagie et les maladies est complexe et mal compris.</p>



<p>Par exemple, l&rsquo;autophagie semble jouer un r<a href="https://doi.org/10.1038/s41418-019-0474-7">ôle paradoxal dans le cancer.</a> D&rsquo;une part, certaines études ont montré que, puisque ce processus supprime les tumeurs en éliminant les matières potentiellement dangereuses, une autophagie réduite ou altérée peut rendre une cellule cancéreuse. D&rsquo;autre part, l&rsquo;activation de l&rsquo;autophagie après la formation d&rsquo;une tumeur peut favoriser le cancer en l&rsquo;aidant à s&rsquo;adapter et à survivre, ce qui peut entraîner une résistance aux traitements.</p>



<p>Ces résultats suggèrent qu&rsquo;il est particulièrement important de comprendre les étapes et le moment précis de l&rsquo;autophagie lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de cibler ce processus comme stratégie de traitement du cancer. Les chercheurs évaluent les effets anticancéreux de deux médicaments contre le paludisme, <a href="https://doi.org/10.3389/fphar.2020.00408">la chloroquine et l&rsquo;hydroxychloroquine</a>, qui bloquent les étapes finales de l&rsquo;autophagie. Jusqu&rsquo;à présent, leur efficacité varie selon le type et le stade du cancer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="&#039;Self-Eating Cell&#039; Research Wins Nobel in Medicine" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Ws0mOmfC9EU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Yoshinori Ohsumi a reçu le prix Nobel de médecine 2016 pour ses découvertes sur les mécanismes de l&rsquo;autophagie.</em></figcaption></figure>



<p>Un dysfonctionnement de l&rsquo;autophagie joue également un rôle important dans la plupart des <a href="https://doi.org/10.1111/bpa.12545">maladies neurodégénératives</a>. L&rsquo;agrégation de protéines anormales dans les cellules du cerveau est une caractéristique commune de la maladie d&rsquo;Alzheimer, de la maladie de Parkinson, de la maladie de Huntington et de la SLA. Certains scientifiques pensent que l&rsquo;accumulation de ces protéines est due, au moins en partie, à un déclin de leur dégradation par autophagie.</p>



<p>L&rsquo;autophagie est également importante pour la santé cardiaque. Les chercheurs ont constaté que l&rsquo;autophagie dans le cœur <a href="https://doi.org/10.1161/CIRCRESAHA.118.312208">décline</a> <a href="https://doi.org/10.1111/acel.13187">avec l&rsquo;âge</a> et contribue aux maladies cardiovasculaires. La diminution de l&rsquo;autophagie dans les cellules du muscle cardiaque entraîne une accumulation de déchets cellulaires qui peuvent affecter leur capacité à se contracter et même provoquer leur mort. Avec moins de cellules et moins de contraction, l&rsquo;accumulation de matières toxiques dans les cellules du muscle cardiaque peut finalement conduire à une insuffisance cardiaque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Destruction des mitochondries par la mitophagie</h2>



<p>Pour que l&rsquo;autophagie soit efficace, elle doit se débarrasser spécifiquement des seules protéines ou organites endommagés au sein de la cellule. Une dégradation incontrôlée priverait une cellule de ses besoins fondamentaux.</p>



<p>Cela est particulièrement vrai pour les mitochondries, car les cellules dépendent d&rsquo;elles pour une grande partie de leur production d&rsquo;énergie. Notre équipe s&rsquo;est beaucoup intéressée à la manière dont les cellules s&rsquo;assurent que l&rsquo;autophagie des mitochondries, également appelée mitophagie, élimine uniquement les mitochondries dysfonctionnelles tout en épargnant les parties saines de la cellule. Une mitophagie dysfonctionnelle a été liée entre autres au<a href="https://doi.org/10.1016/j.semcancer.2019.07.015"> cancer</a>, à la <a href="https://doi.org/10.1111/cns.13140">neurodégénérescence</a> et aux <a href="https://doi.org/10.1016/j.molmed.2022.06.007">maladies cardiovasculaires</a>.</p>



<p>Le processus d&rsquo;autophagie débute lorsque la cellule commence à former une membrane à proximité des protéines ou des organites endommagés. Cette membrane se transforme en une vésicule, ou sac, appelée autophagosome, qui englobe le matériel endommagé. Il fusionne ensuite avec une autre structure cellulaire interne remplie d&rsquo;acide, appelée lysosome, qui l&rsquo;aide à dégrader sa cargaison.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-75.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="382" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-75-1024x382.png" alt="" class="wp-image-10569" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-75-1024x382.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-75-300x112.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-75-768x286.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-75.png 1111w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption><em>L&rsquo;autophagie implique la formation d&rsquo;une membrane autour du matériel cellulaire à éliminer. Cet autophagosome finit par se joindre à un autre organite appelé lysosome qui libère des substances chimiques qui décomposent son contenu.</em> &#8211; <em>Source infographie : eb billard — IUT Clermont-Ferrand</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p>La bécline 1est une protéine connue pour favoriser la formation d&rsquo;autophagosomes dans les cellules. Cependant, son rôle dans la mitophagie est controversé, en partie parce que l&rsquo;on sait très peu de choses sur <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2013.07.035">sa proche parente la bécline 2</a>. Nous avons voulu <a href="http://dx.doi.org/10.1126/scisignal.abo4457">démêler les fonctions </a>de ces deux protéines et déterminer leur rôle dans la mitophagie. Pour ce faire, nous avons utilisé des modèles de cellules humaines et de souris pour examiner comment la présence ou l&rsquo;absence de ces deux protéines affectait l&rsquo;autophagie.</p>



<p>Nous avons découvert que l&rsquo;activation d&rsquo;une région unique de la bécline 1 lui permet de promouvoir la formation d&rsquo;autophagosomes à côté des mitochondries dysfonctionnelles, facilitant ainsi leur dégradation dans les cellules humaines. Comme une région similaire n&rsquo;est pas présente dans la bécline 2, cela signifie que seule la bécline 1 pourrait être essentielle à la mitophagie.</p>



<p>De manière intéressante, nous avons également pu observer la présence de la bécline 1 à des points de contact discrets entre les mitochondries et le réticulum endoplasmique pendant la mitophagie. Cela corrobore les recherches émergentes suggérant que les interactions physiques entre ces organites facilitent le transfert de certaines molécules nécessaires à la fabrication des autophagosomes. Nos travaux indiquent que seule la bécline 1 favorise l&rsquo;engloutissement des mitochondries endommagées à ces endroits. La bécline 2 pourrait jouer un rôle différent dans l&rsquo;autophagie et dans d&rsquo;autres conditions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cibler l&rsquo;autophagie pour des traitements</h2>



<p>L&rsquo;autophagie représente une cible thérapeutique potentielle pour de nombreuses maladies variées. Notre équipe étudie actuellement comment l&rsquo;autophagie contribue à l&rsquo;agrégation des protéines et au dysfonctionnement des mitochondries dans le cœur, et nous travaillons à la mise au point de nouveaux outils pour mesurer ce processus dans des modèles cellulaires et animaux.</p>



<p>Cependant, les stratégies thérapeutiques visant à réguler l&rsquo;autophagie sont compliquées par le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un processus complexe en plusieurs étapes qui implique de nombreuses protéines différentes. Certaines maladies peuvent nécessiter de cibler les premières étapes de la formation des autophagsosomes, tandis que d&rsquo;autres peuvent nécessiter de se concentrer sur le moment où ils fusionnent avec les lysosomes. En outre, différents états pathologiques peuvent bénéficier de l&rsquo;activation ou de l&rsquo;inhibition de l&rsquo;autophagie. Il reste encore beaucoup à faire pour identifier toutes les protéines spécifiques qui régulent chaque étape de la voie de l&rsquo;autophagie et pour savoir comment les cellules régulent ce processus aussi bien dans une situation de bonne santé qu&rsquo;en cas de maladie.</p>



<p>Nous pensons qu&rsquo;en aidant les cellules à mieux exploiter le pouvoir de l&rsquo;autophagie dans un univers moléculaire complexe, nous pourrons les entraîner à suivre les trois R : Réduire, Réutiliser, Recycler &#8211; pour favoriser la santé et la longévité.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Illustration d&rsquo;un autophagosome (double membrane bleu clair à droite) engloutissant du matériel cellulaire. <a href="https://doi.org/10.2210/rcsb_pdb/goodsell-gallery-012">David S. Goodsell and Daniel Klionsky/RCSB PDB-101</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">CC BY-SA</a></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><em>Texte paru initialement en anglais dans </em><a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a><em>, traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, cet article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Nous autorisons la reproduction avec les crédits appropriés : « Citizen4Science/Science infuse » pour la version française avec un lien vers la présente page.</em></p>



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		<title>Vaccin expérimental contre le cancer de Moderna : pour le traitement et non la prévention du mélanome</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 13:28:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[par Mark R. O&#8217;Brian, Professor and Chair of Biochemistry, Jacobs School of Medicine and Biomedical Sciences, University at Buffalo, États-Unis]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>par <strong><a href="https://medicine.buffalo.edu/faculty/profile.html?ubit=mrobrian">Mark R. O&rsquo;Brian</a></strong>, Professor and Chair of Biochemistry, Jacobs School of Medicine and Biomedical Sciences, University at Buffalo, États-Unis</p><div id="citiz-2739514876" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Des <a href="https://www.washingtonpost.com/health/2022/12/13/experimental-cancer-vaccine-messenger-rna-melanoma/">médias</a> <a href="https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/moderna-merck-vaccine-combo-cut-melanoma-recurrence-by-44-study-2022-12-13/">variés</a> ont fait état des résultats encourageants des essais cliniques d&rsquo;un nouveau vaccin expérimental mis au point par la société de biotechnologie <a href="https://investors.modernatx.com/news/news-details/2022/Moderna-and-Merck-Announce-mRNA-4157V940-an-Investigational-Personalized-mRNA-Cancer-Vaccine-in-Combination-with-KEYTRUDAR-pembrolizumab-Met-Primary-Efficacy-Endpoint-in-Phase-2b-KEYNOTE-942-Trial/default.aspx">Moderna</a> pour traiter le <a href="https://www.cancer.gov/publications/dictionaries/cancer-terms/def/melanoma">mélanome</a>, un type agressif de cancer la peau .</p>



<p>Bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse potentiellement d&rsquo;une très bonne nouvelle, il m&rsquo;est apparu que les titres pouvaient être involontairement trompeurs. Les vaccins que la plupart des gens connaissent préviennent la maladie, alors que ce nouveau vaccin expérimental contre le cancer de la peau traite uniquement les patients déjà malades. Pourquoi l&rsquo;appelle-t-on un vaccin s&rsquo;il ne prévient pas le cancer ?</p>



<p>Je suis <a href="https://scholar.google.com/citations?user=iAbB1kMAAAAJ&amp;hl=en">biochimiste </a>et <a href="https://medicine.buffalo.edu/faculty/profile.html?ubit=mrobrian">biologiste moléculaire</a> et j&rsquo;étudie les rôles que jouent les microbes dans la santé et les maladies. J&rsquo;enseigne également la génétique du cancer aux étudiants en médecine et je m&rsquo;intéresse à la manière dont le public comprend la science. Bien que les vaccins préventifs et thérapeutiques soient administrés dans un but différent, ils entraînent tous deux le système immunitaire à reconnaître et à combattre un agent pathogène spécifique à l&rsquo;origine de la maladie.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-102.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-102-1024x716.png" alt="" class="wp-image-10142" width="557" height="389" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-102-1024x716.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-102-300x210.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-102-768x537.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-102.png 1149w" sizes="auto, (max-width: 557px) 100vw, 557px" /></a><figcaption><em>Mélanome &#8211; Source Wikipédia</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comment fonctionnent les vaccins préventifs ?</h2>



<p>La plupart des vaccins sont administrés à des personnes en bonne santé avant qu&rsquo;elles ne tombent malades afin de prévenir les maladies causées par des virus ou des bactéries. Il s&rsquo;agit notamment des vaccins qui préviennent la polio, la rougeole, le COVID-19 et de nombreuses autres maladies. Les chercheurs ont également développé des vaccins pour <a href="https://www.cancer.org/healthy/cancer-causes/infectious-agents/infections-that-can-lead-to-cancer/viruses.html">prévenir certains types de cancers</a> causés par des virus tels que les papillomavirus humains et le virus d&rsquo;Epstein-Barr.</p>



<p>Le <a href="https://www.niaid.nih.gov/research/immune-system-overview">système immunitaire</a> reconnaît des entités tels que certains microbes et allergènes qui n&rsquo;ont pas leur place dans votre organisme et déclenche une série d&rsquo;événements cellulaires pour les attaquer et les détruire. Ainsi, un virus ou une bactérie qui pénètre dans l&rsquo;organisme est reconnu comme un élément étranger et déclenche une réponse immunitaire pour combattre l&rsquo;envahisseur microbien. Il en résulte une <a href="https://med.libretexts.org/Bookshelves/Anatomy_and_Physiology/Book%3A_Anatomy_and_Physiology_(Boundless)/20%3A_Immune_System/20.6%3A_Humoral_Immune_Response/20.6D%3A_Immunological_Memory">mémoire cellulaire</a> qui suscitera une réponse immunitaire encore plus rapide lors de la prochaine intrusion du même microbe.</p>



<p>Le problème est que, parfois, l&rsquo;infection initiale provoque une maladie grave avant que le système immunitaire ne puisse organiser une réponse contre elle. Même si on est mieux protégé contre une deuxième infection, on a subi les conséquences potentiellement dommageables de la première.</p>



<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;interviennent les vaccins préventifs. En présentant une version inoffensive ou une partie du microbe au système immunitaire, l&rsquo;organisme peut apprendre à organiser une réponse efficace contre lui sans provoquer la maladie.</p>



<p>Par exemple, le<a href="https://www.cdc.gov/vaccines/vpd/hpv/public/index.html"> vaccin Gardasil</a> protège contre le virus du papillome humain, ou VPH, qui provoque le cancer du col de l&rsquo;utérus. Il contient des composants protéiques présents dans le virus qui ne peuvent pas causer de maladie mais qui provoquent une réponse immunitaire qui protège contre une future infection par le VPH, prévenant ainsi le cancer du col de l&rsquo;utérus.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The most common STI in the world - Emma Bryce" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/KOz-bNhEHhQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Le vaccin contre le VPH (virus du papillome humain) peut prévenir le cancer du col de l&rsquo;utérus</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comment fonctionne le vaccin contre le cancer de Moderna ?</h2>



<p>Contrairement au cancer du col de l&rsquo;utérus, le mélanome de la peau n&rsquo;est pas causé par une infection virale, <a href="https://doi.org/10.1002/jmv.27924">selon les dernières données disponibles</a>. Le vaccin expérimental de Moderna ne prévient pas non plus le cancer comme le fait le vaccin Gardasil-9.</p>



<p>Le vaccin Moderna entraîne le système immunitaire à combattre un envahisseur de la même manière que les vaccins préventifs que la plupart des personnes connaissent. Toutefois, dans ce cas, l&rsquo;envahisseur est une tumeur, une version aberrante de cellules normales qui abrite des protéines anormales que le système immunitaire peut reconnaître comme étrangères et attaquer.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelles sont ces protéines anormales et d&rsquo;où viennent-elles ?</h4>



<p>Toutes les cellules sont constituées de protéines et d&rsquo;autres molécules biologiques telles que les glucides, les lipides et les acides nucléiques. Le cancer est causé par des mutations dans les régions du matériel génétique, ou ADN, qui codent les instructions sur les protéines à fabriquer. Les gènes mutés produisent des protéines anormales, appelées <a href="https://www.ucir.org/therapies/neoantigen-based-therapy">néoantigènes</a>, que l&rsquo;organisme reconnaît comme étrangères. Cela peut déclencher une réponse immunitaire pour combattre une tumeur naissante. Cependant, il arrive que la réponse immunitaire ne parvienne pas à maîtriser les cellules cancéreuses, soit parce que le système immunitaire est incapable d&rsquo;organiser une réponse suffisamment forte, soit parce que les cellules cancéreuses ont trouvé un moyen de contourner les défenses du système immunitaire.</p>



<p>Le vaccin expérimental de Moderna contre le mélanome contient des informations génétiques qui codent pour des parties des néoantigènes de la tumeur. Cette information génétique se présente sous forme d&rsquo;<a href="https://theconversation.com/what-is-mrna-the-messenger-molecule-thats-been-in-every-living-cell-for-billions-of-years-is-the-key-ingredient-in-some-covid-19-vaccines-158511">ARNm</a>, la même forme que celle utilisée dans les vaccins contre le Covid-19 de Moderna et <a href="https://www.pfizer.com/products/product-detail/pfizer-biontech-covid-19-vaccine">Pfizer-BioNtech</a>. Il est important de noter que le vaccin ne peut pas provoquer de cancer, car il ne code que pour de petites parties non fonctionnelles de la protéine. Lorsque les informations génétiques sont traduites en ces morceaux de protéines dans l&rsquo;organisme, elles déclenchent une attaque du système immunitaire contre la tumeur. Idéalement, cette réponse immunitaire entraînera le rétrécissement et la disparition de la tumeur.</p>



<p>De façon remarquable, le vaccin Moderna contre le mélanome est conçu sur mesure pour chaque patient. Chaque tumeur est unique, et le vaccin doit donc l&rsquo;être aussi. Pour personnaliser les vaccins, les chercheurs effectuent d&rsquo;abord une biopsie de la tumeur du patient afin de déterminer les néoantigènes présents. Le fabricant du vaccin conçoit ensuite des molécules d&rsquo;ARNm spécifiques qui codent pour ces néoantigènes. Lorsque ce vaccin ARNm personnalisé est administré, l&rsquo;organisme traduit le matériel génétique en protéines spécifiques de la tumeur du patient, ce qui entraîne une réponse immunitaire contre la tumeur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Decoding cancer immunology: Hunting hidden tumours" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/vponeaNiewE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>L&rsquo;identification des néoantigènes d&rsquo;une tumeur peut aider les chercheurs à personnaliser les vaccins contre le cancer</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Combiner la vaccination et l&rsquo;immunothérapie</h2>



<p>Les vaccins sont une forme d&rsquo;<a href="https://www.cancer.org/treatment/treatments-and-side-effects/treatment-types/immunotherapy.html">immunothérapie</a>, car ils traitent les maladies en exploitant le système immunitaire. Cependant, d&rsquo;autres médicaments anticancéreux d&rsquo;immunothérapie ne sont pas des vaccins, car s&rsquo;ils stimulent également le système immunitaire, ils ne ciblent pas de néoantigènes spécifiques.</p>



<p>En fait, le vaccin de Moderna est administré conjointement avec le médicament d&rsquo;immunothérapie <a href="https://www.cancer.gov/about-cancer/treatment/drugs/pembrolizumab">pembrolizumab</a>, commercialisé sous le nom de Keytruda. Pourquoi deux médicaments sont-ils nécessaires ?</p>



<p>Certaines cellules immunitaires appelées <a href="https://www.cancer.gov/publications/dictionaries/cancer-terms/def/t-cell">lymphocytes T</a> possèdent des <a href="https://doi.org/10.21037/aob-21-3">composants moléculaires d&rsquo;accélération et de freinage</a> qui servent de points de contrôle pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;elles ne sont activées qu&rsquo;en présence d&rsquo;un envahisseur étranger tel qu&rsquo;une tumeur. Cependant, il arrive que les cellules tumorales trouvent le moyen de maintenir l&rsquo;action de freinage des lymphocytes T et de supprimer la réponse immunitaire. Dans ces cas, le vaccin de Moderna identifie correctement la tumeur, mais les lymphocytes T ne peuvent pas y répondre.</p>



<p>Le pembrolizumab, en revanche, peut se lier directement à un composant du frein sur le lymphocyte T, désactivant le système de freinage et permettant aux cellules immunitaires d&rsquo;attaquer la tumeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce n&rsquo;est pas un vaccin préventif contre le cancer</h2>



<p>Alors pourquoi le vaccin Moderna ne peut-il pas être administré à des personnes en bonne santé pour prévenir le mélanome avant qu&rsquo;il ne se déclare ?</p>



<p>Les cancers sont très variables d&rsquo;une personne à l&rsquo;autre. Chaque mélanome présente un profil néoantigène différent qui ne peut être prédit à l&rsquo;avance. Par conséquent, il est impossible de mettre au point un vaccin avant l&rsquo;apparition de la maladie.</p>



<p>Le vaccin à ARNm expérimental contre le mélanome, qui en est encore aux premiers stades des essais cliniques, est un exemple de la nouvelle frontière de la médecine personnalisée. En comprenant la base moléculaire des maladies, les chercheurs peuvent explorer comment leurs causes sous-jacentes varient d&rsquo;une personne à l&rsquo;autre et proposer des options thérapeutiques personnalisées contre ces maladies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<p><em>Texte paru initialement en anglais dans </em><a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a><em>, traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, ce article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Nous autorisons la reproduction avec les crédits appropriés : « Citizen4Science/Science infuse » pour la version française avec un lien vers la présente page.</em></p>



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		<title>Commencer la nouvelle année avec un régime détox pour nettoyer son organisme ? Une mode expliquée par une diététicienne</title>
		<link>https://citizen4science.org/commencez-la-nouvelle-annee-avec-un-regime-detox-pour-nettoyer-son-organisme-une-mode-expliquee-par-une-dieteticienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 08:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Compléments alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Detox]]></category>
		<category><![CDATA[Diététique]]></category>
		<category><![CDATA[Enzymes]]></category>
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		<category><![CDATA[Probiotiques]]></category>
		<category><![CDATA[Régimes alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[par Taylor Grasso, University of Colorado Anschutez Medical Campus, États-Unis Les régimes détox (pour désintoxication) sont souvent présentés comme un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>par <a href="https://www.linkedin.com/in/taylor-grasso-rdn-ld-mpp-d-214747a2/"><strong>Taylor Grasso</strong></a>, University of Colorado Anschutez Medical Campus, États-Unis</em></p><div id="citiz-1200892659" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les régimes détox (pour désintoxication) sont souvent présentés comme un moyen de nettoyer l&rsquo;organisme après les excès de nourriture et de boissons qui accompagnent les fêtes. Ces régimes promettent des résultats rapides et peuvent particulièrement séduire les personnes à l&rsquo;approche de la nouvelle année, lorsque l&rsquo;accent est mis sur la santé et les habitudes de vie.</p>



<p>Il existe <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/detoxes-and-cleanses-what-you-need-to-know">plusieurs types de régimes détox </a>: le jeûne, les jus nettoyants, la consommation de certains aliments seulement, l&rsquo;utilisation de compléments alimentaires commerciaux de désintoxication ou le « nettoyage » du côlon par des lavements ou des laxatifs.</p>



<p>La plupart de ces régimes ont quelques points communs : ils sont de courte durée et visent à éliminer les substances prétendument toxiques de l&rsquo;organisme. En général, ces régimes comprennent une période de jeûne suivie d&rsquo;un régime extrêmement restrictif pendant un certain nombre de jours.</p>



<p>En tant que<a href="https://www.linkedin.com/in/taylor-grasso-rdn-ld-mpp-d-214747a2/"> diététicienne diplômée</a>, j&rsquo;ai vu des clients tenter des régimes détox et subir toute une série d&rsquo;effets indésirables, y compris le développement d&rsquo;une relation négative avec la nourriture.</p>



<p>La recherche montre qu&rsquo;il existe peu de preuves à l&rsquo;appui du recours aux régimes détox et qu&rsquo;ils ne sont de toute façon pas nécessaires. Le corps est bien équipé pour éliminer lui-même les substances indésirables, sans avoir recours aux compléments alimentaires coûteux et potentiellement dangereux vendus par l&rsquo;industrie de la nutrition et du bien-être.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="A cleanse won&#039;t detox your body -- but here&#039;s what will | Body Stuff with Dr. Jen Gunter" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/DESCcjSQSKY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Faire une cure de « nettoyage » ne permet pas de « nettoyer vos tuyaux » &#8211; et cela peut même être nuisible</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">À propos des toxines</h2>



<p>Que sont les toxines et comment pénètrent-elles dans l&rsquo;organisme ?</p>



<p>Les toxines internes comprennent des <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Toxin">sous-produits naturels</a> créés par l&rsquo;organisme au cours du métabolisme, comme l&rsquo;acide lactique, l&rsquo;urée et les déchets des microbes intestinaux.</p>



<p>Les <a href="https://www.atsdr.cdc.gov/csem/exposure-history/Organ-Systems-Are-Affected.html">expositions toxiques externes</a> pénètrent dans l&rsquo;organisme par l&rsquo;alimentation, les boissons, la respiration ou la pénétration de la peau. Elles peuvent prendre la forme de polluants atmosphériques, d&rsquo;aliments ou d&rsquo;eau contaminés par des produits chimiques ou des métaux lourds, de produits ménagers tels que les détergents de la lessive et même de produits de beauté comme les nettoyants pour le visage, les gels douche et le maquillage.</p>



<p>Le système de détoxification intégré de l&rsquo;organisme comprend le foie et les reins, avec l&rsquo;aide des poumons, du système lymphatique, du tube digestif et de la peau. Un schéma simplifié est que le foie décompose les substances nocives, qui sont ensuite filtrées par les reins. Le tube digestif les expulse également par les selles.</p>



<p>Mais notre organisme ne fonctionne pas toujours de manière optimale. C&rsquo;est pourquoi un régime alimentaire approprié et de meilleures habitudes de vie, comme l&rsquo;augmentation de l&rsquo;exercice et du sommeil, peuvent avoir un impact significatif &#8211; et positif &#8211; sur le système de détoxification de l&rsquo;organisme.</p>



<p>La présence d&rsquo;un microbiome diversifié et d&rsquo;une <a href="https://www.healthline.com/nutrition/improve-gut-bacteria#TOC_TITLE_HDR_11">abondance de bactéries intestinales saines</a> contribue également à débarrasser l&rsquo;organisme des substances nocives. Les aliments fermentés tels que le kéfir, la choucroute et les produits laitiers fermentés peuvent être bénéfiques pour la santé intestinale. Ces aliments contiennent des <a href="https://www.healthline.com/nutrition/11-super-healthy-probiotic-foods">probiotiques</a>, c&rsquo;est-à-dire des bactéries bénéfiques qui vivent dans votre intestin.</p>



<p>Une autre catégorie, appelée <a href="https://www.eatingwell.com/article/2059033/best-and-worst-foods-to-eat-for-gut-health/">aliments prébiotiques</a>, est également bénéfique pour la santé intestinale. Ils fournissent des nutriments et de l&rsquo;énergie aux probiotiques sains de l&rsquo;intestin et sont riches en fibres. Les céréales complètes, les fruits et les légumes, en particulier les bananes, les légumes verts, les oignons et l&rsquo;ail, sont des exemples d&rsquo;aliments prébiotiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les risques potentiels des régimes détox</h2>



<p>Grâce à une publicité brillante et omniprésente, les régimes de désintoxication perpétuent un <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/detoxes-and-cleanses-what-you-need-to-know">état d&rsquo;esprit de solution rapide concernant le poids et l&rsquo;image corporelle</a>, au lieu de promouvoir des changements de mode de vie durables.</p>



<p>Bien que les partisans des régimes détox et des nettoyages au jus prétendent qu&rsquo;ils permettent de perdre du poids, d&rsquo;améliorer la fonction hépatique et la santé en général, les recherches montrent qu&rsquo;ils ont <a href="https://doi.org/10.1111/jhn.12286">peu ou pas d&rsquo;effet</a>. Qui plus est, ils peuvent entraîner des <a href="https://www.nutritionletter.tufts.edu/healthy-eating/weight-mgmt/detox-dilemma/">effets indésirables</a>, notamment des maux de tête, de la fatigue, de la faiblesse, des évanouissements et de l&rsquo;irritabilité. Toutefois, des études montrent que certains aliments et épices, comme la coriandre <a href="https://doi.org/10.1111/jhn.12286">peuvent renforcer les voies de détoxification naturelles de l&rsquo;organisme</a>.</p>



<p>Selon l&rsquo;Academy of Nutrition and Dietetics, d&rsquo;autres aliments peuvent donner un coup de pouce au système de désintoxication de l&rsquo;organisme, notamment les légumes crucifères comme le brocoli et les choux de Bruxelles, les baies, les artichauts, l&rsquo;ail, les oignons, les poireaux et le thé vert. La consommation de quantités adéquates de protéines maigres peut également être bénéfique au système naturel de l&rsquo;organisme en maintenant des <a href="https://www.eatright.org/health/wellness/diet-trends/whats-the-deal-with-detox-diets#">niveaux adéquats de glutathion</a>, l&rsquo;enzyme principale de détoxification de l&rsquo;organisme, ou catalyseur. Le glutathion est une enzyme produite par le foie qui <a href="https://www.eatright.org/health/wellness/diet-trends/whats-the-deal-with-detox-diets#">est impliqué dans de nombreux processus dans l&rsquo;organisme</a>, notamment la construction et la réparation des tissus, l&rsquo;aide au processus naturel de détoxification et l&rsquo;amélioration du fonctionnement du système immunitaire.</p>



<p>Une poignée d&rsquo;études cliniques ont montré une augmentation de la désintoxication du foie avec un régime commercial de désintoxication ou de compléments alimentaires, mais ces études ont des <a href="https://doi.org/10.1111/jhn.12286">méthodologies biaisées et des échantillons de petite taille et sont souvent faites sur des animaux</a>. En outre, les compléments alimentaires <a href="https://www.fda.gov/consumers/consumer-updates/it-really-fda-approved#">ne sont pas réglementés par la Food and Drug Administration américaine</a> comme le sont les aliments et les médicaments. Ils peuvent être mis en rayon sans évaluation complète des ingrédients ni efficacité prouvée, sauf dans de rares cas où les compléments sont testés par une tierce partie.</p>



<p>En fait, certains compléments alimentaires commerciaux ont soulevé tellement de problèmes de santé et de sécurité que la FDA et la Federal Trade Commission <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/detoxes-and-cleanses-what-you-need-to-know">ont engagé des actions en justice contre les sociétés qui les fabriquent</a> pour qu&rsquo;elles retirent leurs produits du marché.</p>



<p>Certains régimes et programmes de désintoxication peuvent avoir de graves effets secondaires, en particulier ceux qui comprennent des laxatifs ou des lavements, ou ceux qui limitent la consommation d&rsquo;aliments solides. Ces approches peuvent entraîner une déshydratation, des carences en nutriments et des déséquilibres électrolytiques.</p>



<p>En outre, les régimes qui restreignent sévèrement certains aliments ou groupes d&rsquo;aliments ne conduisent généralement pas à une perte de poids durable.</p>



<p>Au contraire, ces types de régimes mettent souvent le corps en « mode famine ». Cela signifie qu&rsquo;au lieu de brûler des calories, votre corps les conserve pour les utiliser comme énergie.</p>



<p>Cette pratique répétée sur une longue période peut entraîner une diminution chronique du métabolisme, ce qui signifie que le nombre de calories que vous brûlez au repos peut diminuer lentement au fil du temps. Cela peut rendre plus difficile la perte de poids et l&rsquo;équilibre de la glycémie. Elle peut également rendre les personnes plus vulnérables aux maladies métaboliques chroniques telles que les maladies cardiovasculaires et le diabète.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Debunking Detox Diets" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Bw43Ldk6tK0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Il existe très peu de preuves que les régimes de désintoxication éliminent les substances nocives de l&rsquo;organisme</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un mode de vie sain, sans régime détox</h2>



<p>Se concentrer sur des changements durables du mode de vie peut faire une énorme différence, et contrairement à un régime détox, cela fonctionne réellement.</p>



<p>Premièrement, adoptez une alimentation équilibrée. Essayez de manger principalement des céréales complètes, des protéines maigres, des fruits et légumes de toutes les couleurs, des produits laitiers à faible teneur en matières grasses, des noix et des graines. De cette façon, vous obtenez une variété de nutriments, d&rsquo;antioxydants et une bonne quantité de fibres.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99.png" alt="" class="wp-image-10131" width="709" height="561" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99.png 836w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99-300x238.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99-768x608.png 768w" sizes="auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px" /></a></figure>



<p>Deuxièmement, <a href="https://www.eatright.org/health/essential-nutrients/water/how-much-water-do-you-need">hydratez-vous</a>. Pour les femmes, <a href="https://www.eatright.org/health/essential-nutrients/water/how-much-water-do-you-need">l&rsquo;apport quotidien en eau recommandé par l&rsquo;Académie de nutrition et de diététique</a> est de 2,7 litres ; pour les hommes, il est de 3,5 litres. Cependant, vous obtenez environ 20 % de ce total à partir des aliments, ce qui laisse neuf tasses pour les femmes et 3 litres pour les hommes comme apport hydrique quotidien recommandé.</p>



<p>Enfin, bougez votre corps d&rsquo;une manière qui vous plaît. Plus vous aimez être actif, plus il est probable que cela devienne une routine. Visez au moins 150 minutes, soit 2,5 heures d&rsquo;<a href="https://www.cdc.gov/physicalactivity/basics/adults/index.htm#:%7E">activité physique d&rsquo;intensité modérée par semaine</a>.</p>



<p>Se concentrer sur ce type d&rsquo;habitudes saines, durables et à long terme est la clé de la perte de poids, de la santé et du bien-être en général.</p>



<p><em>Texte paru initialement en anglais dans </em><a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a><em>, traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, ce article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Nous autorisons la reproduction avec les crédits appropriés : « Citizen4Science/Science infuse » pour la version française avec un lien vers la présente page</em></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Les amanites, champignons tisseurs de liens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 17:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Botanique]]></category>
		<category><![CDATA[Champignons]]></category>
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		<category><![CDATA[Mycologie]]></category>
		<category><![CDATA[Toxicologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Francis Martin, Directeur de recherche INRAE Les amanites tue-mouches, très abondantes cet automne, provoquent en forêt une inquiétude respectueuse.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par <strong><em><a href="https://www.inrae.fr/actualites/francis-martin-relations-plantes-champignons">Francis Martin</a></em></strong>, Directeur de recherche INRAE</p><div id="citiz-2801546323" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><em>Les amanites tue-mouches, très abondantes cet automne, provoquent en forêt une inquiétude respectueuse. Comme beaucoup d’autres champignons, elles ont une vie secrète, que les humains explorent depuis longtemps pour leurs propriétés hallucinogènes, et, depuis moins longtemps, pour leurs rôles dans les écosystèmes forestiers. Francis Martin, expert des interactions symbiotiques entre les champignons et les arbres, explore dans son livre <a href="https://www.salamandre.org/article/nouveau-livre-la-foret-hyperconnectee/">publié aux éditions Salamandre</a> les liens que tissent les champignons – entre les hommes et les esprits, mais aussi avec les plantes. En voici un extrait.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Impossible de rater ce beau champignon. Il se reconnaît entre mille avec son long pied blanc cerclé d’un anneau, sa volve et son large chapeau plat, rouge, tacheté de verrues blanches. Cette amanite abonde dans les forêts de feuillus et de résineux, souvent en compagnie des cèpes. Belle et élégante, elle est pourtant devenue l’un des symboles de la sorcellerie dans l’imagerie traditionnelle.</p>



<p>C’est vrai, elle contient en abondance des poisons toxiques, mais même écrasée dans le lait, elle ne tue pas les mouches. La muscarine, la toxine potentiellement mortelle qu’elle contient en faible quantité, ne résiste pas à la cuisson. Sa consommation est donc rarement mortelle. En revanche, elle contient de fortes concentrations de composés psychoactifs proches de neurotransmetteurs majeurs du système nerveux central dont ils miment les effets, le muscimole et l’acide iboténique. Ces substances perturbent la transmission neuronale du cerveau des mammifères et, de ce fait, elles stimulent le psychisme et provoquent des modifications sensorielles. L’ingestion malencontreuse ou volontaire de l’amanite tue-mouches conduit à des hallucinations, puis à un endormissement empli de puissantes visions oniriques.</p>



<p>En raison de ses propriétés hallucinogènes, l’amanite séchée était déjà consommée lors des cultes dédiés à Dionysos en Grèce. Chez les Koriaks du Kamtchatka, les états psychiques provoqués par l’amanite tue-mouches étaient si appréciés qu’ils se livraient à un singulier trafic. La poudre d’amanite séchée était consommée par le sorcier et les nobles du clan lors des cérémonies chamaniques&nbsp;; l’urine de ces consommateurs privilégiés, enrichie en principes actifs, était alors bue par les autres membres de la tribu. Le rapport des ethnologues ne nous dit pas si le nombre de lapins en redingote ou de chats du Cheshire rencontrés lors de ces voyages hallucinatoires variait avec le nombre de passages dans les urines. Les champignons sont souvent craints car ils peuvent être mortels ou liés aux pratiques magiques que je viens d’évoquer.</p>



<p>D’ailleurs, depuis des milliers d’années, les sorciers des tribus amérindiennes utilisent à des fins religieuses, spirituelles ou chamaniques des plantes et des champignons riches en substances psychotropes induisant un état de conscience modifié. Certaines vesses-de-loup sont encore utilisées à des fins divinatoires du fait de leurs propriétés hallucinogènes par les sorciers mixtèques d’Oaxaca. Ces champignons ont un effet essentiellement hypnotique. Ils provoquent un état de demi-sommeil pendant lequel les sorciers affirment percevoir le chant des dieux. Chez les Tarahumaras du nord du Mexique, les sorciers absorbent le kalmoto, une autre espèce de vesse-de-loup, pour approcher leurs victimes sans être vus afin de leur jeter un sort. Dans le chamanisme des Papous des hauts plateaux de Nouvelle-Guinée, on retrouve l’usage des champignons hallucinogènes comme le psilocybe ou encore le bolet qui rend fou. En effet, l’ingestion de ce dernier peut conduire à une démence meurtrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une alliance ancestrale avec les arbres</h2>



<p>L’amanite tue-mouches permettrait donc de tisser des liens avec les esprits – c’est une croyance répandue chez de nombreux peuples forestiers. C’est sans aucun doute un sujet d’étude passionnant pour les anthropologues. Biologiste, j’ai passé une bonne partie de ma vie à étudier cet organisme sylvestre car c’est un prince parmi les champignons. Il sait dialoguer avec les racines des arbres. Invisible sous nos pieds, il tisse sa toile de filaments souterrains dans le sol et l’humus des forêts et il produit à l’automne ces belles fructifications au chapeau rouge piqueté de verrues blanches. Il est encore plus extraordinaire que vous ne pourriez l’imaginer.</p>



<p>Au cours de dizaines de millions d’années de coévolution, l’amanite et ses arbres hôtes – chêne, épicéa ou bouleau – ont développé un partenariat sophistiqué. Les deux organismes – plante et champignon – forment une symbiose mutualiste, une alliance à bénéfices mutuels. Dans les ténèbres telluriques, ils ont créé une «&nbsp;joint-venture » pour explorer, prospecter et exploiter les ressources du sous-sol, les gisements d’azote, de phosphates et de micro-éléments, indispensables à leur croissance.</p>



<p>Parmi les 5 millions d’espèces de champignons qui peuplent notre planète, l’amanite tue-mouches est l’un de ceux qui est, avec une vingtaine de milliers d’autres mycètes forestiers, capable de dialoguer et de coopérer avec les arbres. En effet, ses filaments mycéliens souterrains sont associés aux racines courtes des arbres où il forme un organe mixte, chimérique, appelé «&nbsp;mycorhize&nbsp;» (du grec múkês, «&nbsp;champignon&nbsp;», et rhiza, «&nbsp;racine&nbsp;») – une racine-champignon. La présence du champignon symbiotique sur les radicelles de l’arbre favorise l’absorption par les racines des éléments minéraux du sol, ce qui améliore considérablement sa nutrition.</p>



<p>Les amanites, mais également les cortinaires, les russules, les bolets ou les truffes, transforment les petites racines absorbantes de l’arbre hôte. La racine mycorhizée est alors prolongée par un vaste réseau de filaments mycéliens se propageant dans le sol. Si vous soulevez l’amas de feuilles mortes et de litière qui recouvrent le sol au pied des arbres, vous pourrez observer ce feutrage blanchâtre enrobant les particules de sol et les détritus végétaux. Les filaments, interconnectés et entremêlés, projettent leurs ramifications dans la moindre anfractuosité du sol, de l’humus et de la litière. Ils assurent un rôle essentiel d’exploration et d’absorption (jusqu’à 1&nbsp;000&nbsp;mètres de mycélium par mètre de racine).</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-8.png" alt="" class="wp-image-9467" width="195" height="251" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-8.png 236w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-8-233x300.png 233w" sizes="auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a><figcaption><em>La forêt hyperconnectée est paru aux éditions Salamandre en octobre 2022</em></figcaption></figure>



<p class="has-text-align-left">La symbiose mycorhizienne n’est pas seulement formée de la petite racine de l’arbre prolongée par son immense réseau de filaments mycéliens. Au cours de leur partenariat immémorial, racine et champignon ont développé un organe chimérique très complexe. Des filaments mycéliens s’enchevêtrent à la surface de la racine, puis s’agglomèrent autour de la petite racine avant de l’enrober entièrement d’un manchon dense de feutrage mycélien. Au microscope, on a vraiment l’impression d’observer un doigt de gant cotonneux sur chacune des radicelles.</p>



<p>Encore plus surprenant, le microscope nous permet de distinguer des filaments mycéliens de l’amanite s’insinuant dans l’espace qui sépare les cellules de l’épiderme de la racine. La pointe des filaments mycéliens s’enfonce comme un coin entre les grosses cellules racinaires de l’hôte sans jamais y pénétrer. Chaque cellule de l’épiderme de la racine finit par être entièrement encerclée par les très fins filaments du champignon – après tant d’années à étudier et observer ces racines mycorhizées, je reste époustouflé par cette image de la grosse cellule racinaire&nbsp;; un gros cube de 0,1 millimètres de côté, enrobée de son maillage de filaments dont la taille est dix fois plus petite.</p>



<p>C’est au niveau de ces cellules habillées de champignon que s’effectue l’échange d’éléments nutritifs (sucres, acides aminés, éléments minéraux) entre les deux symbiotes. Dans ce commerce équitable, le champignon échange les éléments minéraux qu’il a absorbés dans le sol et transportés le long de son réseau de filaments mycéliens contre des sucres solubles, comme le glucose. Pour les deux partenaires, cet échange – ce troc – est crucial. Les éléments minéraux, comme l’azote, le phosphate et le potassium (le fameux mélange NPK des engrais des jardineries), sont nécessaires à la croissance et à la bonne santé de l’arbre. Le glucose, fourni par les racines de la plante, est le sucre qui permet au champignon d’alimenter son métabolisme, de vivre, de respirer et de construire son réseau souterrain de filaments. Pour lui et son arbre hôte, comme pour nous, le glucose est le combustible de la vie.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : amanites tue-mouche &#8211; Photo fournie par l&rsquo;auteur</em></p>



<p><em>Texte paru initialement dans <a href="https://theconversation.com/fr">The Conversation</a></em></p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Conseil : montrez votre cueillette à un pharmacien au moindre doute, c&rsquo;est l&rsquo;expert es-champignons par excellence ! Ne vous fiez surtout pas aux applications de reconnaissance proposées sur internet et smartphones</h3>



<p><em>Mise à jour 18/10/2022 : ajout d&rsquo;une caractéristique bolet bai (chapeau d&rsquo;aspect velouté par temps sec)</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin &#8230;</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Avortement : quel statut légal pour l&#8217;embryon humain ? Les réflexions scientifiques d&#8217;une biologiste en lien avec l&#8217;évolution de la législation aux États-Unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2022 07:25:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Embryogenèse]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Reproduction]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[par Kathryin Kavanagh, Associate Professor of Biology, UMass Dartmouth, États-Unis La plupart des embryons humains meurent naturellement après la conception.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>par <strong><a href="https://www.umassd.edu/directory/kkavanagh/">Kathryin Kavanagh</a></strong>, Associate Professor of Biology, UMass Dartmouth, États-Unis</em></p><div id="citiz-2057276171" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">La plupart des embryons humains meurent naturellement après la conception. Les lois restrictives sur l&rsquo;avortement ne tiennent pas compte de cette perte.</h2>



<p>De nombreux législateurs d&rsquo;État envisagent sérieusement d&rsquo;accorder le statut de personne légale aux embryons humains aux premiers stades de leur développement. Les interdictions totales de l&rsquo;avortement qui considèrent que les êtres humains ont tous les droits dès la conception ont créé un domaine juridique confus qui touche un large éventail de domaines, notamment les technologies de reproduction assistée, la contraception, les soins médicaux essentiels et les droits parentaux, entre autres.</p>



<p>Cependant, une caractéristique biologique importante de l&#8217;embryon humain n&rsquo;a pas été prise en compte dans de nombreuses discussions éthiques et même scientifiques sur la politique de reproduction : la plupart des embryons humains meurent avant même que quiconque, y compris les médecins, ne sache qu&rsquo;ils existent. Cette perte d&#8217;embryon se produit généralement dans les deux premiers mois suivant la fécondation, avant que l&rsquo;amas de cellules ne se soit développé en un fœtus doté de formes immatures des principaux organes du corps. Les interdictions totales de l&rsquo;avortement qui définissent le statut de personne dès la conception signifient que des droits légaux complets existent pour un blastocyste de 5 jours, une boule creuse de cellules d&rsquo;environ 0,008 pouce (0,2 millimètre) de diamètre qui a de fortes chances de se désintégrer en quelques jours.</p>



<p>En tant que biologiste de l&rsquo;évolution dont la carrière s&rsquo;est concentrée sur la façon dont les embryons se développent chez une grande variété d&rsquo;espèces au cours de l&rsquo;évolution, j&rsquo;ai été frappé par la probabilité extraordinairement élevée que la plupart des embryons humains meurent à cause d&rsquo;erreurs génétiques aléatoires. Environ 60 % des embryons se désintègrent avant même que les personnes ne sachent qu&rsquo;elles sont enceintes. Un autre 10 % des grossesses se terminent par une fausse couche, après que la personne ait su qu&rsquo;elle était enceinte. Ces pertes montrent clairement que la grande majorité des embryons humains ne survivent pas jusqu&rsquo;à la naissance.</p>



<p>Le consensus scientifique émergeant est que le taux élevé de perte précoce d&#8217;embryons est un phénomène commun et normal chez l&rsquo;homme. La recherche sur les causes et les raisons évolutives de la perte embryonnaire précoce permet de mieux comprendre cette caractéristique fondamentale de la biologie humaine et ses implications pour les décisions en matière de santé reproductive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La perte intrinsèque d&#8217;embryons est fréquente chez les mammifères</h2>



<p>La perte intrinsèque d&#8217;embryons, ou la mort d&#8217;embryons due à des facteurs internes comme la génétique, est courante chez de <a href="https://doi.org/10.1007/978-94-009-5038-2_2">nombreux mammifères</a>, comme les <a href="https://doi.org/10.1095/biolreprod60.6.1273">vaches </a>et les <a href="https://doi.org/10.2527/1994.72suppl_316x">moutons</a>. Ce « <a href="https://doi.org/10.1007/978-94-009-5038-2_1">gaspillage reproductif</a> » persistant a<a href="https://doi.org/10.1093/jas/skaa288"> frustré les éleveurs</a> qui tentent d&rsquo;augmenter la production de bétail mais qui sont incapables d&rsquo;éliminer la mortalité embryonnaire élevée.</p>



<p>En revanche, la plupart des pertes d&#8217;embryons chez les animaux qui pondent des œufs, comme les <a href="https://doi.org/10.1023/A:1011069126615">poissons</a> et les <a href="http://www.jstor.org/stable/25599224">grenouilles</a>, sont dues à des facteurs externes, tels que les prédateurs, les maladies ou d&rsquo;autres menaces environnementales. Ces embryons perdus sont effectivement <a href="https://worldcat.org/en/title/752304487">« recyclés » dans l&rsquo;écosystème en tant qu »aliment</a>. Ces animaux pondeurs n&rsquo;ont que <a href="https://doi.org/10.1016/j.aquaculture.2021.737352">peu ou pas</a> de perte embryonnaire intrinsèque.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="2017 BioArt Competition Winners: Tessa Montague and Zuzka Vavrušová," width="800" height="600" src="https://www.youtube.com/embed/ETQTMtchAUc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Chaque carré montre les 24 premières heures du développement de l&#8217;embryon chez une espèce animale différente. De gauche à droite : 1. poisson-zèbre (Danio rerio), 2. oursin (Lytechinus variegatus), 3. veuve noire (Latrodectus), 4. tardigrade (Hypsibius dujardini), 5. ascidie plissée (Ciona intestinalis), 6. gelée en peigne (Ctenophore, Mnemiopsis leidyi), 7. ver tube du parchemin (Chaetopterus variopedatus), 8. ascaride (Caenorhabditis elegans), et 9. escargot de mer (Crepidula fornicata).</em></figcaption></figure>



<p>Chez l&rsquo;Homme, <a href="https://doi.org/10.1007/s10815-020-01749-y">l&rsquo;issue la plus courante</a> de la reproduction est de loin la perte d&#8217;embryons due à des erreurs génétiques aléatoires. On estime que <a href="https://www.verywellfamily.com/making-sense-of-miscarriage-statistics-2371721">70 à 75 % </a>des conceptions humaines ne survivent pas jusqu&rsquo;à la naissance. Ce chiffre comprend à la fois les embryons qui sont <a href="https://doi.org/10.1002/uog.21922">réabsorbés par l&rsquo;organisme du parent</a> avant que l&rsquo;on sache qu&rsquo;un ovule a été fécondé et les fausses couches qui surviennent plus tard dans la grossesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;évolution de la perte d&#8217;embryons</h2>



<p>Chez l&rsquo;homme, une force évolutive appelée <a href="https://doi.org/10.1371/journal.pbio.3001671">transmission méiotique</a> joue un rôle dans la perte précoce d&#8217;embryons. La transmission méiotique est un type de compétition au sein du génome des œufs non fécondés, où des variations de différents gènes peuvent manipuler le processus de division cellulaire pour favoriser leur propre transmission à la progéniture par rapport à d&rsquo;autres variations.</p>



<p>Les <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.95.5.2361">modèles statistiques</a> qui tentent d&rsquo;expliquer pourquoi la plupart des embryons humains ne se développent pas commencent généralement par observer qu&rsquo;un nombre massif d&rsquo;erreurs génétiques aléatoires se produisent dans les ovules de la mère avant même la fécondation.</p>



<p>Lorsque les spermatozoïdes fécondent les ovules, l&rsquo;ADN de l&#8217;embryon qui en résulte est emballé dans 46 chromosomes &#8211; 23 de chaque parent. Cette information génétique guide l&#8217;embryon tout au long du <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2020.11.003">processus de développement</a>, au fur et à mesure que ses cellules se divisent et se développent. Lorsque des <a href="https://doi.org/10.1038/ejhg.2011.272">erreurs aléatoires</a> se produisent au cours de la réplication des chromosomes, les ovules fécondés peuvent hériter de cellules présentant ces erreurs et entraîner une pathologie appelée <a href="https://www.nature.com/scitable/topicpage/chromosomal-abnormalities-aneuploidies-290/">aneuploïdie</a>, qui signifie essentiellement « le mauvais nombre de chromosomes ». Les instructions pour le développement étant maintenant désorganisées en raison de la confusion des chromosomes, les embryons présentant une aneuploïdie sont <a href="https://www.verywellfamily.com/aneuploidy-definition-2371596">généralement condamnés</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-29.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-29.png" alt="" class="wp-image-8269" width="838" height="666" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-29.png 596w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-29-300x239.png 300w" sizes="auto, (max-width: 838px) 100vw, 838px" /></a><figcaption><em>Jusqu&rsquo;à trois embryons humains sur quatre meurent naturellement au cours du processus de développement</em></figcaption></figure>



<p>Comme les embryons des humains et des autres mammifères sont très protégés des menaces environnementales &#8211; contrairement aux animaux qui pondent leurs œufs à l&rsquo;extérieur de leur corps &#8211; les chercheurs ont émis l&rsquo;hypothèse que ces pertes précoces ont <a href="https://doi.org/10.1371/journal.pbio.3001671">peu d&rsquo;effet</a> sur le succès reproductif du parent. Cela pourrait permettre aux humains et aux autres mammifères de <a href="https://www.jstor.org/stable/2458433">tolérer la transmission méiotique</a> au cours de l&rsquo;évolution.</p>



<p>De façon contre-intuitive, il pourrait même y avoir des avantages aux taux élevés d&rsquo;erreurs génétiques qui entraînent la perte d&#8217;embryons. La perte précoce d&#8217;embryons aneuploïdes peut orienter les ressources maternelles vers des <a href="https://doi.org/10.1371/journal.pbio.3001671">nouveau-nés uniques en meilleure santé</a> plutôt que vers des jumeaux ou des multiples. De plus, dans l&rsquo;histoire évolutive plus profonde d&rsquo;une espèce, le fait de disposer d&rsquo;un énorme pool de variantes génétiques pourrait occasionnellement fournir une <a href="https://doi.org/10.1038/s41467-019-13669-2">nouvelle adaptation</a> bénéfique qui pourrait aider à la survie de l&rsquo;homme dans des environnements changeants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;avortement spontané est naturel</h2>



<p>Les données biologiques sur les embryons humains apportent de nouvelles questions à prendre en compte pour les <a href="https://www.guttmacher.org/state-policy/explore/overview-abortion-laws">politiques d&rsquo;avortement</a>.</p>



<p>Bien que cela soit <a href="https://www.guttmacher.org/state-policy/explore/overview-abortion-laws">obligatoire dans certains États</a>, la perte précoce d&#8217;embryon n&rsquo;est généralement pas documentée dans le dossier médical. Cela est dû au fait qu&rsquo;elle se produit avant que la personne ne sache qu&rsquo;elle est enceinte et coïncide souvent avec la prochaine période menstruelle. Jusqu&rsquo;à une date relativement récente, les chercheurs n&rsquo;étaient pas conscients du taux extrêmement élevé de perte embryonnaire précoce chez les personnes, et la « conception » était un moment imaginaire <a href="https://doi.org/10.1017/9781107705647">estimé à partir de la dernière menstruation</a>.</p>



<p>Comment la perte précoce et massive d&#8217;embryons, naturellement intégrée, affecte-t-elle les protections légales des embryons humains ?</p>



<p>Les erreurs qui se produisent lors de la réplication chromosomique sont <a href="https://www.nature.com/scitable/topicpage/mitosis-meiosis-and-inheritance-476/">essentiellement aléatoires</a>, ce qui signifie que le développement peut être perturbé de différentes manières dans différents embryons. Cependant, si les embryons précoces et les fœtus tardifs peuvent devenir inviables en raison d&rsquo;erreurs génétiques, les avortements précoces et tardifs sont <a href="https://www.guttmacher.org/state-policy/explore/overview-abortion-laws">réglementés de manière très différente</a>. Certains États exigent toujours des médecins qu&rsquo;ils attendent que la santé de la femme enceinte soit mise en danger avant d&rsquo;autoriser l&rsquo;avortement provoqué de fœtus non viables.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Texas woman describes ordeal with state abortion law after miscarriage" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/72LogwxNSq4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Dans le sillage des lois anti-avortement, des médecins ont refusé de traiter des patientes ayant fait une fausse couche parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit des mêmes procédures que les avortements.</em></figcaption></figure>



<p>Étant donné que de nombreuses grossesses se terminent naturellement dès les premiers jours, la perte précoce d&#8217;embryons est extrêmement courante, même si la plupart des gens ne savent pas qu&rsquo;ils en ont fait l&rsquo;expérience. Je pense que de nouvelles lois ignorant cet événement naturel conduisent à une pente glissante qui peut mettre des vies et des moyens de subsistance en danger.</p>



<p>Entre 1973 et 2005, <a href="https://doi.org/10.1215/03616878-1966324">plus de 400 femmes ont été arrêtées</a> pour avoir fait une fausse couche aux États-Unis. Avec l&rsquo;évolution actuelle vers des politiques d&rsquo;avortement restrictives, la criminalisation continue des grossesses qui n&rsquo;aboutissent pas à une naissance, malgré leur fréquence, est <a href="https://www.brennancenter.org/our-work/analysis-opinion/miscarriage-justice-danger-laws-criminalizing-pregnancy-outcomes">une préoccupation croissante.</a></p>



<p>Je pense que reconnaître la perte massive et précoce d&#8217;embryons comme une partie normale de la vie humaine est un pas en avant pour aider la société à prendre des décisions rationnelles en matière de politique de santé reproductive.</p>



<p><em>Article paru initialement en anglais dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a>, traduit par la Rédaction.</em><br><em>NB : la traduction est protégée par les droits d&rsquo;auteur, en conséquence notre article n&rsquo;est pas libre de droits.</em></p>



<p><em>Mis à jour le 10/09/2022 : ajout du nota bene concernant les droits d&rsquo;auteur</em></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>
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		<title>En quête de la vie extraterrestre, les astronomes cherchent des indices dans l&#8217;atmosphère de planètes lointaines. Le télescope spatial James Webb vient de prouver que c&#8217;est possible.</title>
		<link>https://citizen4science.org/en-quete-de-la-vie-extraterrestre-les-astronomes-cherchent-des-indices-dans-latmosphere-de-planetes-lointaines-le-telescope-spatial-james-webb-vient-de-prouver-que-cest-possible/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/en-quete-de-la-vie-extraterrestre-les-astronomes-cherchent-des-indices-dans-latmosphere-de-planetes-lointaines-le-telescope-spatial-james-webb-vient-de-prouver-que-cest-possible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Aug 2022 07:13:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Astronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Exobiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Exoplanètes]]></category>
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		<category><![CDATA[James Webb]]></category>
		<category><![CDATA[James Webb Space Telescope]]></category>
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		<category><![CDATA[Vie extraterrestre]]></category>
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					<description><![CDATA[par Chris Impey, University Distinguished Professor of Astronomy et Daniel Apai, Professor of Astronomy and Planetary Sciences, University of Arizona,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>par<strong><em> <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Chris_Impey">Chris Impey</a></em></strong>, University Distinguished Professor of Astronomy et <strong><em>Daniel Apa</em>i</strong>, Professor of Astronomy and Planetary Sciences, University of Arizona, États-Unis</p><div id="citiz-1754498559" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les ingrédients de la vie sont <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.98.3.805">disséminés dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;univers</a>. Si la Terre est le seul endroit connu de l&rsquo;univers où la vie est présente, la détection de la vie au-delà de la Terre est un <a href="https://www.planetary.org/articles/the-2020-astrophysics-decadal-survey-guide">objectif majeur</a> de <a href="https://www.planetary.org/space-policy/what-is-the-decadal-survey">l&rsquo;astronomie moderne</a> et de la <a href="https://www.planetary.org/space-policy/what-is-the-decadal-survey">science planétaire</a>.</p>



<p>Nous sommes deux scientifiques à étudier les exoplanètes et l&rsquo;astrobiologie. Grâce en grande partie aux télescopes de nouvelle génération comme le James Webb, des chercheurs comme nous seront bientôt en mesure de mesurer la composition chimique des atmosphères des planètes autour d&rsquo;autres étoiles. L&rsquo;espoir est qu&rsquo;une ou plusieurs de ces planètes présentent une signature chimique de la vie.</p>



<p>Nous sommes deux scientifiques étudiant les exoplanètes et l&rsquo;astrobiologie. Grâce en grande partie aux télescopes de nouvelle génération comme le James Webb, des chercheurs comme nous seront bientôt en mesure de mesurer la composition chimique des atmosphères des planètes autour d&rsquo;autres étoiles. L&rsquo;espoir est qu&rsquo;une ou plusieurs de ces planètes présentent une signature chimique de la vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-24.png" alt="" class="wp-image-8102" width="836" height="468" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-24.png 753w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-24-300x168.png 300w" sizes="auto, (max-width: 836px) 100vw, 836px" /></a><figcaption><em>De nombreuses exoplanètes connues se trouvent dans des zones habitables &#8211; des orbites qui ne sont pas trop proches d&rsquo;une étoile pour que l&rsquo;eau s&rsquo;évapore, mais pas trop éloignées pour que la planète soit gelée &#8211; comme indiqué en vert pour le système solaire et le système stellaire Kepler-186 avec ses planètes marquées b, c, d, e et f. NASA Ames/SETI Institute/JPL-Caltech/Wikimedia Commons</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Exoplanètes habitables</h2>



<p>La vie <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.1816535115">pourrait exister dans le système solaire</a> là où il y a de l&rsquo;eau liquide, comme dans les aquifères souterrains de Mars ou dans les océans d&rsquo;Europe, la lune de Jupiter. Cependant, la recherche de la vie dans ces endroits est incroyablement difficile, car ils sont difficiles à atteindre et la détection de la vie nécessiterait l&rsquo;envoi d&rsquo;une sonde pour ramener des échantillons physiques.</p>



<p>De nombreux astronomes pensent qu&rsquo;il y a <a href="https://exoplanets.nasa.gov/news/1675/life-in-the-universe-what-are-the-odds/">de fortes chances que la vie existe sur des planètes orbitant autour d&rsquo;autres étoiles</a>, et il est possible que ce soit là <a href="https://doi.org/10.1016/j.actaastro.2022.03.019">que l&rsquo;on trouve la vie pour la première fois</a>.</p>



<p>Les calculs théoriques suggèrent qu&rsquo;il existe environ <a href="https://www.technologyreview.com/2020/11/06/1011784/half-milky-way-sun-like-stars-home-earth-like-planets-kepler-gaia-habitable-life/">300 millions de planètes potentiellement habitables</a> dans la seule galaxie de la Voie lactée et <a href="https://doi.org/10.3847/1538-3881/abc418">plusieurs planètes habitables de la taille de la Terre</a> à seulement 30 années-lumière de celle-ci &#8211; essentiellement les voisins galactiques de l&rsquo;humanité. Jusqu&rsquo;à présent, les astronomes ont <a href="https://exoplanets.nasa.gov/">découvert plus de 5 000 exoplanètes</a>, dont des centaines de planètes potentiellement habitables, en utilisant des méthodes indirectes qui mesurent l&rsquo;influence d&rsquo;une planète sur son étoile proche. Ces mesures peuvent donner aux astronomes des informations sur la masse et la taille d&rsquo;une exoplanète, mais pas beaucoup plus.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-25.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-25.png" alt="" class="wp-image-8103" width="795" height="820" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-25.png 629w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-25-291x300.png 291w" sizes="auto, (max-width: 795px) 100vw, 795px" /></a><figcaption><em>Chaque matériau absorbe certaines longueurs d&rsquo;onde de la lumière, comme le montre ce diagramme décrivant les longueurs d&rsquo;onde de la lumière les plus facilement absorbées par différents types de chlorophylle. Daniele Pugliesi/Wikimedia Commons, CC BY-SA &#8211; Traduction : Citizen4Science</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">À la recherche de biosignatures</h2>



<p>Pour détecter la vie sur une planète lointaine, les astrobiologistes vont étudier la lumière des étoiles qui <a href="https://doi.org/10.1089/ast.2017.1729">a interagi avec la surface ou l&rsquo;atmosphère de la planète</a>. Si l&rsquo;atmosphère ou la surface a été transformée par la vie, la lumière peut porter un indice, appelé « biosignature ».</p>



<p>Pendant la première moitié de son existence, la Terre a possédé une atmosphère sans oxygène, même si elle a accueilli une vie simple et unicellulaire. La biosignature de la Terre était très faible au cours de cette première époque. Cela a changé brusquement <a href="https://asm.org/Articles/2022/February/The-Great-Oxidation-Event-How-Cyanobacteria-Change">il y a 2,4 milliards d&rsquo;années</a> lorsqu&rsquo;une nouvelle famille d&rsquo;algues a évolué. Ces algues utilisaient un processus de photosynthèse qui produisait de l&rsquo;oxygène libre, c&rsquo;est-à-dire de l&rsquo;oxygène qui n&rsquo;était pas chimiquement lié à un autre élément. Depuis lors, l&rsquo;atmosphère terrestre remplie d&rsquo;oxygène a laissé une biosignature forte et facilement détectable sur la lumière qui la traverse.</p>



<p>Lorsque la lumière rebondit sur la surface d&rsquo;un matériau ou traverse un gaz, certaines longueurs d&rsquo;onde de la lumière sont plus susceptibles de rester piégées dans le gaz ou la surface du matériau que d&rsquo;autres. Ce piégeage sélectif des longueurs d&rsquo;onde de la lumière explique pourquoi les objets sont de couleurs différentes. Les feuilles sont vertes parce que la chlorophylle est particulièrement efficace pour absorber la lumière dans les longueurs d&rsquo;onde rouge et bleue. Lorsque la lumière frappe une feuille, les longueurs d&rsquo;onde rouges et bleues sont absorbées, ce qui laisse une lumière essentiellement verte qui rebondit dans vos yeux.</p>



<p>Le schéma de la lumière manquante est déterminé par la composition spécifique du matériau avec lequel la lumière interagit. Pour cette raison, les astronomes peuvent apprendre quelque chose sur la composition de l&rsquo;atmosphère ou de la surface d&rsquo;une exoplanète en mesurant essentiellement la couleur spécifique de la lumière provenant d&rsquo;une planète.</p>



<p>Cette méthode peut être utilisée pour reconnaître la présence de certains gaz atmosphériques associés à la vie &#8211; comme l&rsquo;oxygène ou le méthane &#8211; car ces gaz laissent des signatures très spécifiques dans la lumière. Elle pourrait également être utilisée pour détecter des couleurs particulières à la surface d&rsquo;une planète. Sur Terre, par exemple, la chlorophylle et d&rsquo;autres pigments utilisés par les plantes et les algues pour la photosynthèse captent des longueurs d&rsquo;onde spécifiques de la lumière. Ces pigments <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.1304213111">produisent des couleurs caractéristiques</a> qui peuvent être détectées à l&rsquo;aide d&rsquo;une caméra infrarouge sensible. Si vous deviez voir cette couleur se refléter sur la surface d&rsquo;une planète lointaine, cela signifierait potentiellement la présence de chlorophylle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Télescopes dans l&rsquo;espace et sur Terre</h2>



<p>Il faut un télescope incroyablement puissant pour détecter ces changements subtils dans la lumière provenant d&rsquo;une exoplanète potentiellement habitable. Pour l&rsquo;instant, le seul télescope capable d&rsquo;un tel exploit est le <a href="http://jwst.nasa.gov/">nouveau télescope spatial James Webb</a>. Lorsqu&rsquo;il a <a href="https://blogs.nasa.gov/webb/2022/07/11/nasas-webb-telescope-is-now-fully-ready-for-science/">débuté ses opérations scientifiques</a> en juillet 2022, James Webb a relevé le spectre de <a href="https://www.nytimes.com/2022/07/12/science/wasp-96b-exoplanet-webb-telescope.html">l&rsquo;exoplanète géante gazeuse WASP-96b</a>. Le spectre a montré la présence d&rsquo;eau et de nuages, mais une planète aussi grande et chaude que WASP-96b a peu de chances d&rsquo;accueillir la vie.</p>



<p>Toutefois, ces premières données montrent que James Webb est capable de détecter de faibles signatures chimiques dans la lumière provenant d&rsquo;exoplanètes. Dans les mois à venir, Webb devrait tourner ses miroirs vers <a href="https://www.space.com/42512-trappist-1-planet-could-host-life.html">TRAPPIST-1e</a>, une planète de taille terrestre potentiellement habitable située à seulement 39 années-lumière de la Terre.</p>



<p>Webb peut rechercher des biosignatures en étudiant les planètes lorsqu&rsquo;elles passent devant leur étoile hôte et en capturant la <a href="https://www.physics.uu.se/research/astronomy-and-space-physics/research/planets/exoplanet-atmospheres/">lumière des étoiles qui filtre à travers l&rsquo;atmosphère de la planète</a>. Mais Webb n&rsquo;a pas été conçu pour rechercher la vie, de sorte que le télescope ne peut examiner que quelques-uns des mondes potentiellement habitables les plus proches. Il ne peut également détecter que les changements dans les <a href="https://doi.org/10.3847/1538-3881/ab21e0">niveaux atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et de vapeur d&rsquo;eau</a>. Si certaines combinaisons de ces gaz <a href="https://doi.org/10.1038/s41550-021-01579-7">peuvent suggérer la vie</a>, James Webb n&rsquo;est pas en mesure de détecter la présence d&rsquo;oxygène non lié, qui est le signal le plus fort pour la vie.</p>



<p>Les concepts de pointe pour les futurs télescopes spatiaux, encore plus puissants, prévoient de bloquer la lumière vive de l&rsquo;étoile hôte d&rsquo;une planète pour révéler la lumière des étoiles réfléchie par la planète. Cette idée est similaire à l&rsquo;utilisation de votre main pour bloquer la lumière du soleil afin de mieux voir quelque chose au loin. Les futurs télescopes spatiaux pourraient utiliser de petits masques internes ou de grands vaisseaux spatiaux externes en forme de parapluie pour réaliser cette opération. Une fois la lumière des étoiles bloquée, il devient beaucoup plus facile d&rsquo;étudier la lumière qui rebondit sur une planète.</p>



<p>Il existe également trois énormes télescopes terrestres en cours de construction qui seront en mesure de rechercher des biosignatures : le <a href="http://gmto.org/">Télescope géant de Magellan</a>, le <a href="https://www.tmt.org/">Télescope de Trente Mètres</a> et le <a href="https://www.eso.org/sci/facilities/eelt/">Télescope géant européen</a>. Chacun de ces télescopes est bien plus puissant que les télescopes existants sur Terre et, malgré le handicap de l&rsquo;atmosphère terrestre qui déforme la lumière des étoiles, ces télescopes pourraient être en mesure de sonder l&rsquo;atmosphère des mondes les plus proches à la recherche d&rsquo;oxygène.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-26.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="505" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-26.png" alt="" class="wp-image-8105" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-26.png 750w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/08/image-26-300x202.png 300w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a><figcaption><em>Les animaux, y compris les vaches, produisent du méthane, mais de nombreux processus géologiques en produisent également. Jernej Furman/Wikimedia Commons, CC BY</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">S&rsquo;agit-il de biologie ou de géologie ?</h2>



<p>Même en utilisant les télescopes les plus puissants des prochaines décennies, les astrobiologistes ne pourront détecter que de fortes biosignatures produites par des mondes qui ont été complètement transformés par la vie.</p>



<p>Malheureusement, la plupart des gaz libérés par la vie terrestre peuvent également être produits par des processus non biologiques &#8211; les vaches et les volcans libèrent tous deux du méthane. La photosynthèse produit de l&rsquo;oxygène, mais la lumière du soleil en produit aussi, lorsqu&rsquo;elle divise les molécules d&rsquo;eau en oxygène et en hydrogène. Il est <a href="https://doi.org/10.1089/ast.2017.1727">fort probable que les astronomes détectent quelques faux positifs</a> lorsqu&rsquo;ils cherchent de la vie à distance. Pour écarter les faux positifs, les astronomes devront comprendre une planète d&rsquo;intérêt suffisamment bien pour savoir si ses <a href="https://doi.org/10.1089/ast.2017.1737">processus géologiques ou atmosphériques pourraient imiter une biosignature</a>.</p>



<p>La prochaine génération d&rsquo;études d&rsquo;exoplanètes a le potentiel de passer la barre des <a href="https://quoteinvestigator.com/2021/12/05/extraordinary/">preuves exceptionnelles</a> nécessaires pour prouver l&rsquo;existence de la vie. Les premières données publiées par le télescope spatial James Webb nous donnent une idée des progrès passionnants qui seront bientôt réalisés.</p>



<p><em>Article initialement paru en anglais dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a>, traduction par Science infuse</em></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin original de CB &#8211; Tous droits réservés Science infuse</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5RSwbaqCtn"><a href="https://citizen4science.org/galaxie-de-la-roue-de-chariot-une-nouvelle-image-couleur-du-telescope-james-webb/">Galaxie de la Roue de chariot par le télescope James Webb : allumez la lumière !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Galaxie de la Roue de chariot par le télescope James Webb : allumez la lumière ! » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/galaxie-de-la-roue-de-chariot-une-nouvelle-image-couleur-du-telescope-james-webb/embed/#?secret=AtA13Bir6H#?secret=5RSwbaqCtn" data-secret="5RSwbaqCtn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BqswIRqoCZ"><a href="https://citizen4science.org/premiere-image-couleur-du-telescope-spatial-james-webb-devoilee-par-la-nasa/">Première image couleur du télescope spatial James Webb dévoilée par la NASA !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Première image couleur du télescope spatial James Webb dévoilée par la NASA ! » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/premiere-image-couleur-du-telescope-spatial-james-webb-devoilee-par-la-nasa/embed/#?secret=StHEZufXDv#?secret=BqswIRqoCZ" data-secret="BqswIRqoCZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZdaleUsOei"><a href="https://citizen4science.org/la-nasa-vient-de-devoiler-cette-image-test-issue-du-telescope-spatial-james-webb-un-teaser-qui-met-en-appetit/">La NASA vient de dévoiler une image test issue du Télescope spatial James Webb : un teaser qui met en appétit</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La NASA vient de dévoiler une image test issue du Télescope spatial James Webb : un teaser qui met en appétit » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/la-nasa-vient-de-devoiler-cette-image-test-issue-du-telescope-spatial-james-webb-un-teaser-qui-met-en-appetit/embed/#?secret=deXADA2lGt#?secret=ZdaleUsOei" data-secret="ZdaleUsOei" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wPKXCu7CJB"><a href="https://citizen4science.org/telescope-spatial-james-webb-comment-le-lancement-de-lobservatoire-le-plus-complexe-au-monde-va-se-derouler-sur-le-fil-du-rasoir/">Télescope spatial James Webb : comment le lancement de l&rsquo;observatoire le plus complexe au monde va se dérouler sur le fil du rasoir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Télescope spatial James Webb : comment le lancement de l&rsquo;observatoire le plus complexe au monde va se dérouler sur le fil du rasoir » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/telescope-spatial-james-webb-comment-le-lancement-de-lobservatoire-le-plus-complexe-au-monde-va-se-derouler-sur-le-fil-du-rasoir/embed/#?secret=Y9xUYzzixN#?secret=wPKXCu7CJB" data-secret="wPKXCu7CJB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : issue du James Webb Space Telescope &#8211; Credits: NASA, ESA, CSA, STScI</em></p>



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		<title>Des acides aminés découverts sur l&#8217;astéroïde  Ryugu !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jun 2022 11:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astéroïdes]]></category>
		<category><![CDATA[Astronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche préclinique]]></category>
		<category><![CDATA[Vie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;étude est parue hier dans le magazine « Science » et c&#8217;est une sacrée découverte que ces éléments organiques qui sont les]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;étude est parue hier dans le magazine « Science » et c&rsquo;est une sacrée découverte que ces éléments organiques qui sont les bases de la vie. Son origine sur Terre viendrait-elle de l&rsquo;espace ?</h2>



<p>Ryugu est un astéroïde poreux formé de nombreux rochers accumulés et riches en carbone. Sa composition a déjà été étudier, mais l&rsquo;étude parue hier rapporte les travaux de chercheurs japonais qui ont fait une découverte totalement inédite, et majeure pour ce qui est de la recherche des origines de la vie sur Terre.<br><br>Il a été découvert le 10 mai 1999 par des astronomes du &nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lincoln_Near-Earth_Asteroid_Research">Lincoln Near-Earth Asteroid Research</a> au Nouveau-Mexique. Son nom faut référence à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ry%C5%ABg%C5%AB-j%C5%8D">Ryūgū-jō</a>, palais du Dieu dragon de la mythologie japonaise.&nbsp;<br>Il est grossièrement sphérique et d&rsquo;un diamètre de 875 mètres.</p><div id="citiz-712136993" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ryugu a été exploré en 1978 et 1979 par deux missions japonaises qui se sont posées avec des robots <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Astromobile">rover</a> sur sa surface et ont collecté deux échantillons rapportés sur Terre en 2020, soit quelques grammes de roches précieuses.</p>



<p>Les analyses ont montré que la composition chimique de l&rsquo;astéroïde est très proche de celle de l&rsquo;environnement du soleil et qu&rsquo;elle s&rsquo;est formée 5 millions d&rsquo;années après la naissance du système solaire.</p>



<p>L&rsquo;étude parue le 9 juin, faite par des chercheurs de l&rsquo;université d&rsquo;Okayama, révèle l&rsquo;identification de 23 types d&rsquo;acides aminées différents, les composés à la base des protéines. Il s&rsquo;agit donc de véritables « briques élémentaires de la vie ».</p>



<p>Les chercheurs se demandent donc si la vie sur Terre n&rsquo;aurait pas pour origine des substances organiques provenant de l&rsquo;espace.</p>



<p>À suivre&#8230;</p>



<p><em>Crédit image en-tête : JAXA Hayabusa 2 ONC-T v-filter Date observation: 10 juillet 2018</em></p>



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		<title>L&#8217;environnement des cellules déraille aussi lors des cancers !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2022 11:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARN]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Cellules]]></category>
		<category><![CDATA[Oncologie]]></category>
		<category><![CDATA[Protéines]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
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					<description><![CDATA[par Zeinab Rekad, Doctorante, Univesité Côte d&#8217;Azur Découvrez « Will you be my valentine? », une superbe image de science de la]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>par <strong>Zeinab Rekad</strong>, Doctorante, Univesité Côte d&rsquo;Azur</em></p><div id="citiz-4188712331" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Découvrez « Will you be my valentine? », une superbe image de science de la photothèque du CNRS, commentée par son auteur !</h2>



<p>Cette image montre des protéines, en bleu, qui sont soupçonnées d’agir comme messager entre les cellules des vaisseaux sanguins en blanc et leur support moléculaire, en orange. Lors d’un cancer, c’est le système entier qui dysfonctionne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cellules sont entourées d’une matrice qui affecte leur comportement</h2>



<p>Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les organes et tissus de notre corps ne sont pas composés uniquement de cellules mais plutôt d’un ensemble de cellules variées entourées d’une colle biologique nommée «&nbsp;matrice extracellulaire&nbsp;» qui occupe parfois plus de la moitié du volume d’un tissu. Ce réseau soutient physiquement les cellules, mais il contient aussi des informations mécaniques et chimiques qui contrôlent leur comportement.</p>



<p>Ainsi, certaines protéines de la matrice vont avoir pour effet de favoriser la croissance, la migration cellulaire ou la <a href="https://journals.biologists.com/dev/article/147/10/dev175596/224217/The-extracellular-matrix-in-development">différenciation des cellules en cellules spécialisées</a>, et même d’<a href="https://doi.org/10.1051/medsci/2006224423">influer sur la mort des cellules</a>.</p>



<p>La modification du comportement des cellules en fonction des informations apportées par la matrice extracellulaire s’accompagne, en retour, de la production par les cellules de nouveaux composés de cette matrice contribuant ainsi à son remodelage et à l’adaptation constante des cellules au micro-environnement.</p>



<p>Cet échange permanent d’informations entre les cellules et leur matrice extracellulaire est à la base de ce que l’on appelle l’«&nbsp;homéostasie tissulaire&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Matrice extracellulaire, cellules et cancers&nbsp;: un grand malentendu&nbsp;!</h2>



<p>Au cours du développement des tumeurs, les cellules cancéreuses <a href="https://doi.org/10.3389/fonc.2020.00641">modifient</a> <a href="https://doi.org/10.1051/medsci/20143004008">profondément</a> la composition et l’architecture de la matrice extracellulaire en incitant les autres cellules du tissu à produire des composants qui changent la nature du micro-environnement et le rendre propice à la croissance de la tumeur.</p>



<p>Ce mécanisme, appelé «&nbsp;reprogrammation stromale&nbsp;», est <a href="https://doi.org/10.1016/j.matbio.2022.05.003">caractérisé</a> par l’expression et la production de protéines matricielles dites «&nbsp;oncofœtales&nbsp;» <a href="https://doi.org/10.3389/fonc.2020.00641">au sein de la matrice extracellulaire tumorale</a>.</p>



<p>Ces protéines sont normalement présentes essentiellement lors du développement embryonnaire. Lors d’un cancer, elles se trouvent «&nbsp;exprimées&nbsp;» (c’est-à-dire produites) de façon aberrante, et ont pour effet de favoriser la multiplication et la croissance des cellules tumorales. De plus, certaines de ces protéines oncofœtales influencent le comportement des autres cellules présentes dans le tissu en induisant des réponses cellulaires en faveur de la tumeur.</p>



<p>C’est notamment le cas de la <em>fibronectine oncofœtale</em>, en orange sur l’image, qui est produite par les cellules endothéliales (qui tapissent les vaisseaux sanguins) et dont on voit ici le cytosquelette en blanc.</p>



<p>La fibronectine oncofœtale est en grande partie impliquée dans l’«&nbsp;angiogenèse&nbsp;», le mécanisme de formation des nouveaux vaisseaux sanguins à partir de l’arbre vasculaire existant. Alors que la fibronectine oncofœtale est normalement produite par les cellules endothéliales exclusivement lors du développement embryonnaire, sa production peut être réactivée en réponse à la modification du micro-environnement tumoral. Elle favorise alors la survie et la migration des cellules endothéliales lors de l’angiogenèse, et les nouveaux vaisseaux «&nbsp;corrompus&nbsp;» par la tumeur vont alors participer à la croissance tumorale en fournissant des nutriments et de l’oxygène.</p>



<p>De plus, dans les stades avancés des cancers, la création de nouveaux vaisseaux sanguins sous l’influence de l’environnement tumoral permet aux cellules cancéreuses de se disséminer en traversant la couche de cellules endothéliales pour se retrouver dans la circulation sanguine prête à coloniser d’autres organes&nbsp;: c’est le début des métastases.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment les cellules endothéliales interprètent-elles les signaux de la tumeur&nbsp;?</h2>



<p>Comprendre comment les cellules des vaisseaux sanguins interprètent les signaux de la tumeur est une question majeure de la recherche fondamentale en cancérologie.</p>



<p>En effet, réussir à décrypter comment ces messages sont transmis à l’intérieur des cellules endothéliales pourrait permettre de «&nbsp;bloquer&nbsp;» les communications entre la matrice extracellulaire tumorale et les cellules endothéliales, voire de stopper la production locale de matrice extracellulaire par les cellules endothéliales, et donc d’empêcher leur survie et leur migration vers la tumeur.</p>



<p>À ce jour, il y a eu plusieurs tentatives infructueuses de blocage de l’angiogenèse (en utilisant des antagonistes des récepteurs de la matrice extracellulaire présents à la surface des cellules endothéliales), d’où l’importance d’essayer de mieux comprendre les bases du dialogue entre les cellules et la matrice.</p>



<p>Parmi les nouveaux candidats impliqués dans la transmission des messages « pro-tumoraux » de la matrice extracellulaire tumorale vers les cellules endothéliales se trouvent les protéines liant les ARN. Nous étudions plus particulièrement le rôle de la protéine SAM68 (article en préparation), que l’on voit ici en bleu dans les noyaux des cellules endothéliales. Nos résultats préliminaires montrent que SAM68 participe à la transformation des signaux extracellulaires en messages moléculaires dans les cellules. Ces messages vont conduire à une production de nouveaux composés de la matrice extracellulaire, comme la fibronectine oncofœtale.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://pbs.twimg.com/card_img/1534409332141572096/bIrUJpTU?format=jpg&amp;name=small" alt="" width="840" height="414"/><figcaption><em>Une protéine, présente dans le noyau des cellules, est soupçonnée de jouer un rôle important dans la communication entre les cellules cancéreuses, leur environnement et les cellules saines. <a href="https://images.cnrs.fr/photo/20210137_0016">© Zeinab REKAD / IBV / CNRS Photothèque</a>, Fourni par l&rsquo;auteur</em></figcaption></figure>



<p>Article publié initialement dans <a href="https://theconversation.com/fr">The Conversation</a>.</p>



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