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	<title>Biopic Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Cinéma : &#8216;L&#8217;affaire Bojarski&#8217; : faux-monnayeur pour vrai polar à l&#8217;ancienne, le tout mérite bonne presse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 10:24:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce polar rétro austère et patient refuse toute esbroufe : Jean-Paul Salomé assume un classicisme pur, où la tension naît]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce polar rétro austère et patient refuse toute esbroufe : Jean-Paul Salomé assume un classicisme pur, où la tension naît des silences et d’un face-à-face feutré entre Reda Kateb et Bastien Bouillon.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France. »</em></p><div id="citiz-1806453664" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.allocine.fr/seance/film-300387/">Séances</a><em>« </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="L’Affaire Bojarski (2025) - Bande annonce HD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/U6YbHfliSuE?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Affaire Bojarski</em> , polar sur base de biopic, avance sans chercher à moderniser le genre policier et c’est ce refus de l’esbroufe qui lui donne sa cohérence. Le film s’inscrit dans un classicisme assumé et même  austère, qui déroule son récit méticuleusement. Le rythme est constant, jamais spectaculaire. Les deux heures passent sans ennui grâce à une tension qui naît de situations simples mais efficaces, et surtout du duo central Reda Kateb et Bastien Bouillon. Bojarski, faussaire obstiné, s’approche volontairement du policier chargé de le coincer et chaque regard, chaque silence devient un affrontement où le danger couve. Reda Kateb incarne avec retenue un homme enfermé dans l’obsession du geste parfait, rongé par la frustration et le refus, avançant par nécessité plus que par ambition. Ses silences et sa maîtrise des gestes expriment une tension intérieure constante. Bastin Bouillon,  flic méthodique et déterminé, impose une présence solide qui rend chaque réflexion et chaque confrontation crédible et chargée de menace. Leurs interactions fonctionnent par économie de jeu et tension feutrée, et le film en tire sa force principale. La mise en scène accompagne ce face-à-face avec sobriété, reconstituant l’après-guerre avec justesse, ateliers, machines et rues dessinant un monde fermé et contraignant, cohérent avec l’état d’esprit des personnages. Lumières, costumes et décors nous offrent une délicieuse plongée dans le vintage. Le réalisateur assume un découpage classique, lisible, dans une filiation claire avec le polar français d’antan, sans clin d’œil ni nostalgie appuyée, et ce classicisme donne au film sa cohérence et sa tenue. Le film reste cependant à distance, observateur, ce qui limite quelque peu l&rsquo;émotion, mais cela renforce aussi a subtilité du duel, laissant le spectateur lire entre les silences et sentir le danger latent. Les inventions le jour, avortées, dessinent un génie brimé, inventeur du futur le jour et falsificateur du présent la nuit, faute de reconnaissance, avec une ironie douce-amère subtilement intégrée. C&rsquo;est une histoire vraie, qui fait réfléchir sur l’homme contraint de prouver sa valeur dans un monde qui ne veut pas la voir. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&lsquo;L&rsquo;affaire Bokarski<em>&lsquo; de Jean-Paul Salomé, avec </em>Reda Katen, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin, Camille Japy<br><br><em>durée 2h08 </em><br><em>Sortie 14 janvier 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : « Boléro » :  L&#8217;obsession frustrante de la partition blanche</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-bolero-delicate-obsession-de-la-partition-blanche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2024 11:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Boléro mais pas Maestro : le charme suranné des années folles ne parvient pas à sauver un biopic un peu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Boléro mais pas Maestro : le charme suranné des années folles ne parvient pas à sauver un biopic un peu pâlot et indécis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Maurice Ravel, on ne pense pas à lui au quotidien. Mais  « Le Boléro de Ravel » est une réminiscence automatique et dès lors qu&rsquo;on entend quelques notes de cette œuvre, c&rsquo;est une évidence et on fredonne les notes à l&rsquo;avance. C&rsquo;est pour dire combien l&rsquo;air est ancré dans notre mémoire, dans la mémoire collective. D&rsquo;où et pourquoi ? Pour les plus vieux, on nous l&rsquo;a forcément, a minima, fait connaître à l&rsquo;école. Le film aura au moins le mérite de nous faire réfléchir sur cette empreinte musicale indélébile. C&rsquo;est que le morceau est l&rsquo;un des plus écoutés au monde. Dans le générique de fin du film, cette singularité est rappelée à la fin du film : chaque quart d&rsquo;heure dans le monde, un extrait du Boléro de Ravel est joué au moins une fois. La séquence introductive du film enchaîne à de titre en série des extraits d&rsquo;interprétation du Boléro à travers le monde par des artistes de toutes origines ethniques.</p><div id="citiz-671343428" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Le film se focalise sur la création du Boléro : pour qui ? pourquoi ? comment ? pour évoquer des éléments marquants de la vie de Maurice Ravel</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BOLERO - Bande-annonce" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/te3lJ7aHAuE?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affiche dégage de la puissance, le film moins.<br>La bande-annonce nous plonge immédiatement dans la Belle Époque et son esthétisme révolu, cette nostalgie est bien présente tout au long du film, en harmonie avec ce que l&rsquo;on ressent de la personnalité de Maurice Ravel, qui apparaît comme une personne tout en retenue, peu expressive, assez triste. C&rsquo;est fidèle à ce que l&rsquo;on sait de lui, mais on a du mal à ne pas coller ce côté effacé et non abouti au film lui-même.<br>Raphaël Personnaz imprime  au musicien un visage lisse, doux. Les prestations au piano sont timides et la virtuosité ne s&rsquo;en dégage pas. Ne jetons pas la pierre, l&rsquo;artiste n&rsquo;est pas pianiste à la base, mais il a pris pour la première fois des cours durant l&rsquo;année précédant le tournage.<br>En chef d&rsquo;orchestre, de la même façon c&rsquo;est assez mécanique et peu expressif, malgré les velléités d&rsquo;envolée lyrique lors de la scène finale, ça coince.<br>On ne peut s&#8217;empêcher la comparaison avec Maestro, le film de et avec Bradley Cooper où il incarne Leonard Berstein dans un biopic centré sur sa vie privée. On y trouve des scènes de conduite d&rsquo;orchestre puissantes et totalement débridées. Peut-être exagérément. La démonstration de force et de performance d&rsquo;acteur hors norme est recherchée, c&rsquo;est américain. Mais notre Ravel et sa biopic paraissent  fades à côté, on aurait voulu voir à un moment l&rsquo;artiste s&rsquo;exprimer pleinement. Même l&rsquo;évocation du temps qui passe est lissée par l&rsquo;absence de vraies marques du temps sur le visage de l&rsquo;acteur, hormis pour la période finale (cheveux blanchis), alors que le film est construit sur l&rsquo;évocation du passé avec nombre de flashback.<br>À défaut d&rsquo;expression et d&rsquo;émotions, on se prend, très plaisamment, à admirer les tenues années 20 tirées à quatre épingles de Raphaël Personnaz : costumes trois pièces, belles chemises blanches ou rayées, cravates, fins pulls sans manches en V en lin ou pure laine qui collent au corps svelte (l&rsquo;acteur a fait un régime amaigrissant). Les coiffures, chapeaux et robes de ces dames ne sont pas en reste, tout cela rappelant les ambiance du film <em>Gatsby Le Magnifique</em> ou de la série britannique <em>Peaky Blinders</em>. <br>D&rsquo;ailleurs, si le héros et les autres hommes du film (dont Vincent Perez) n&rsquo;éblouissent pas dans leurs rôles seconds hormis Ravel, les femmes tirent leur épingle du jeu. On a tout d&rsquo;abord Jeanne Balibar, pétillante et séductrice notamment dans son interprétation du Boléro, dans le rôle d&rsquo;Ida Rubinstein dont elle est la commanditaire pour son ballet, mettant Maurice Ravel au défi de la page blanche, enfin plutôt de la partition blanche.<br>Il y a  Doria Tillier, découverte dans les films de et avec son ex-compagnon Nicolas Bedos <em>(Monsieur et Madame Adelman</em> et <em>La Belle Époque</em> [déjà !]) et que l&rsquo;on se réjouissait de revoir. On n&rsquo;est pas déçu, dans un rôle là aussi en retenue pour les besoins du film et du personnage de Misia Sert, pianiste d&rsquo;origine polonaise qui sera la muse de Maurice Ravel et l&rsquo;objet d&rsquo;un amour impossible. Emmanuelle Bedos nous offre aussi une prestation solide, chargée de naturel pour incarner l&rsquo;amie pianiste Marguerite Long. On n&rsquo;oublie pas non plus Joniece Jamison, choriste américaine qui a fait carrière en France, connue pour son duo « Joue pas » avec François Feldman. Dans Boléro, elle rencontre brièvement Maurice Ravel en tournée en Amérique, devant qui elle interprète un délicieux morceau de jazz accompagnée d&rsquo;un pianiste et d&rsquo;un langoureux saxophoniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, une impression de symphonie inachevée (sic) et de frustration malgré les circonstances atténuantes d&rsquo;un Maurice Ravel de nature introvertie et ambigu,  de magnifiques décors (dont la Bretagne) et costumes, de belles prestations d&rsquo;actrices mais des acteurs, dont le héros, moins emballants ainsi qu&rsquo;un scénario où l&rsquo;émotion qui ne perce pas et la chronologie amènent de la confusion et le sentiment d&rsquo;un traitement maladroit. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="279" height="65" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-11.png" alt="" class="wp-image-14273" style="width:193px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Boléro de Anne Fontaine<em><strong> avec Raphaël Personnaz, Jeanne Balibar, Doria Tillier, Emmanuelle Devos, Vincent Perez &#8211; durée 2h.</strong></em> Sortie : 06/03/2024</p>



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