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	<title>Cinéma Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Cinéma Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;The mad dog of Europe&#8217;, film documentaire de Rubika Shah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 20:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="has-drop-cap">Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son temps et qu’il disait ce qu’on ne voulait entendre. Le présent film documentaire de Rubika Shah est l’histoire de ce film resté scénario, de ce projet demeuré fantôme.</p><div id="citiz-759178635" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap"></p>



<p>Herman J. Mankiewicz était tout jeune lorsque, accompagné par son épouse Sarah, il quitte New-York en direction de la Californie&nbsp;: au début des années vingt, pour les scénaristes, dialoguistes et écrivains, la «&nbsp;Ruée vers l’or&nbsp;», c’est Hollywood et la toute nouvelle industrie du cinéma encore dans les langes. Il en prévient son confrère et ami Ben Hecht&nbsp;: il y a de l’argent à se faire. Même si, bien sûr, l’argent en question est peu glorieux. Le père d’Herman méprise ouvertement les scénarios médiocres et les dialogues affligeants que rédige son fils pour le cinéma depuis peu parlant.</p>



<p>Les parents d’Herman sont des immigrés juifs allemands et se font une haute idée de l’art et de la culture. L’art, pour le père d’Herman, c’est celui qui se crée sur les scènes de théâtre. L’artiste, le vrai, c’est le dramaturge, pas le faiseur de mièvreries sucrées qui caractérisent ce nouvel outil populaire.</p>



<p>Les parents d’Herman ont quitté un pays, l’Allemagne, qui pourtant était cher à leur cœur et ils sont terrifiés par les nouvelles qui leur en parviennent&nbsp;: un certain Adolf Hitler, énergumène risible, profère des idées nauséabondes et s’apprête à conquérir le pouvoir.</p>



<p>C’est pourquoi, pour enfin retrouver l’agrément paternel, mais aussi pour enfin créer une œuvre dont il se sente fier, Herman Mankiewicz entreprend l’écriture d’un scénario intitulé <strong><u>The mad dog of Europe</u></strong>. Dans ce scénario, il raconte comment, dans un pays imaginaire, un dictateur fou, nommé Rudolph Mitler, s’empare du pouvoir, invente un faux attentat contre le siège du Pouvoir afin de justifier sa politique autoritaire, se livre et à des exactions et des assassinats collectifs et établit des lois raciales meurtrières à l’égard des juifs et des catholiques.</p>



<p>Hélas, pour mener à bien ce projet, il faut trouver un producteur prêt à risquer un financement et il faut franchir la censure politique.</p>



<p>Or, dans les années trente, le pari va s’avérer totalement impensable.</p>



<p>Les États-Unis possèdent alors, tout à fait comme l’Allemagne, un strict régime de séparation raciale : on n’y apprécie guère ni les noirs ni les juifs. L’antisémitisme se pratique sans honte ni gêne. Non seulement les idées du dictateur d’Outre Atlantique ne sont pas vraiment mal perçues mais l’on trouve, à Los Angeles même et de partout dans le pays, des groupuscules nazis tout aussi actifs que le Ku-Kluk-Klan : il est alors question de « rendre sa grandeur à l’Amérique ». On voit que le slogan ne date pas d’hier. D’ailleurs, les États-Unis entretiennent de bons rapports avec l’Allemagne nazie et l’ambassadeur d’Allemagne veille à ce qu’aucune production cinématographique américaine n’entache l’honneur de son pays et ne vienne ternir cette entente cordiale. </p>



<p>Le projet d’Herman Mankiewicz ne verra donc jamais le jour.</p>



<p>Ce n’est que quelques années plus tard, à partir de 1938, que vont être réalisés les premiers films antinazis. Il était temps&nbsp;: la Pologne était envahie, la nuit de cristal allait concrétiser la présence des nazis et, en 1933, le Reichstag sera incendié par un faux attentat&nbsp;: Herman Mankiewicz l’avait prédit&nbsp;!</p>



<p></p>



<p><em>&lsquo;The mad dog of Europe&rsquo; , film documentaire de Rubika Shah, Ed Gibbs &#8211; avec Ben Mankiewkcz, Nick Davis</em><br><br><em>durée 1h23 </em><br><em>Sortie 15 avril 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Alter ego&#8217; : Laurent Lafitte (se) décoiffe dans une comédie qui s&#8217;avère subtilement réflexive</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-alter-ego-laurent-lafitte-decoiffe-dans-une-comedie-qui-savere-subtilement-reflexive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 10:14:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le film démarre comme un vaudeville de lotissement puis développe un jeu de faux-semblants troublant, avec une pointe de fantastique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le film démarre comme un vaudeville de lotissement puis développe un jeu de faux-semblants troublant, avec une pointe de fantastique et d&rsquo;horrifique. Un cauchemar existentiel tout aussi hilarant qu&rsquo;excellent.</h2>



<p><em>Synopsis : « Alex a un problème : son nouveau voisin est son sosie parfait. Avec des cheveux. Un double en mieux, qui va totalement bouleverser son existence. »</em></p><div id="citiz-3228177253" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Alter Ego: bande-annonce (Laurent Laffite, 2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Tkz9B6oyD9o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p>On entre dans Alter Ego comme dans un épisode d’une sitcom provinciale des années 90 : Alex (Laurent Lafitte, chauve, quasi-bedonnant, sympa mais un brin loser assumé, vit sa petite vie moyenne dans son pavillon avec à ses côtés une femme aimante (Blanche Gardin, parfaite en épouse qui s’ennuie poliment), et un boulot dans une PME de BPT locale. Axel débarque dans le pavillon mitoyen. C&rsquo;est son sosie. C&rsquo;est le même, mais en mieux. Cheveux fournis, brushing impeccable, costume qui tombe nickel, carrure sportive, charismatique et chaleureux, femme-trophée (Olga Kurylenko en mode top model qui cuisine des plats instagramables) et très vite, tout le monde l’adore. Le démarrage pourrait virer au comique lourdingue : clichés du voisinage, blagues sur la calvitie, PME provinciale figée dans le formica années 70, réussite sociale mesurée en nombre de bouteilles de vin dans la cave. Mais d&#8217;emblée, il y a quelque chose d&rsquo;insolite : seul Alex est conscient de la ressemblance physique troublante. Pour les autres, Axel est juste le nouveau voisin charmant. Cette bizarrerie fait déjà basculer le film dans le fantastique et dès lors, plus rien n’est innocent : le miroir se fissure, la paranoïa s’installe, et l’humour s’affine comme un rasoir, gagnant en précision diabolique. Chaque scène est une pique jubilatoire sur l’envie, la comparaison permanente, cette obsession moderne de l’herbe plus verte. On rit beaucoup : du comique de situation, des dialogues bien sentis, de la névrose d’Alex. Laurent Lafitte incarne les deux hommes avec une justesse bluffante : Alex avachi, terne, qui coule doucement ; Axel vif, rebondissant, insupportable de perfection. Pas d’effets spéciaux tape-à-l’œil, juste du jeu pur, des nuances de posture, de regard, de timbre, et d&rsquo;une scène de lutte digne des planches d&rsquo;un théâtre. On a de la tendresse pour le loser, et on se délecte du sympathique winner, pas prétentieux pour un sou mais qui se révèle vraie tête à claques pour son double. Les seconds rôles sont très bons : Blanche Gardin en ancre réaliste touchante, Marc Fraize en collègue ami un peu catastrophe poétique, Zabou Breitman en chef de PME, qui nous apparaît moustachue : un geste absurde qui en dit beaucoup. Le génie du film, c’est ce glissement progressif des registres. Comédie ringarde d&rsquo;abord, puis absurde, pour passer au thriller paranoïaque, au film noir grinçant, jusqu’à un final qui bascule franchement dans l’horreur et l’angoisse. Les faux-semblants volent en éclats, littéralement. Alter Ego est une fable contemporaine cruelle et sur l’injonction à réussir, sur ce à quoi on a renoncé sans s’en rendre compte, sur le vertige quand la version idéale de soi débarque en vrai. Un film qui décoiffe, au sens propre comme au figuré.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p><em>&lsquo;Alter ego&rsquo; de de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine avec Laurent Lafitte, Blanche Gardin, Marc Fraize, Olga Kurylenko, Zabou Breitman,</em><br><br><em>durée 1h39 </em><br><em>Sortie 4 mars 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Victor comme tout le monde&#8217; et 100 % Luchini</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-victor-comme-tout-le-monde-et-100-luchini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 21:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une fiction sur base d&#8217;ode à Fabrice Luchini, sa passion des mots, du théâtre et de Victor Hugo, confronté aux]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fiction sur base d&rsquo;ode à Fabrice Luchini, sa passion des mots, du théâtre et de Victor Hugo, confronté aux jeunes générations. Plaisant mais pas transcendant. </h2>



<p><em>Synopsis : « Robert Zuchini est un comédien amoureux des mots de Victor Hugo. Il se rend chaque soir dans un théâtre parisien pour lire et raconter son œuvre. Hors de la scène, il traîne une douce mélancolie, teintée de solitude. Il n&rsquo;a plus de contact avec sa fille, Lisbeth, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas élevée. À la mort de sa mère, cette dernière réapparaît. Petit à petit, au contact de cette jeune femme moderne et indépendante, Robert renoue avec son passé, s&rsquo;ouvre aux autres et réapprend la pratique de son art. »</em></p><div id="citiz-3826630049" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="VICTOR COMME TOUT LE MONDE Bande Annonce (2026) Fabrice Luchini" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/IZZWzYzsfME?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p>Dans ce film qui porte le prénom d’un géant pour mieux en désacraliser l’ombre, Fabrice Luchini ne joue pas un rôle. Il s’y installe comme dans un théâtre personnel où les planches sont sa vie, et la vie un interminable monologue hugolien. Robert Zucchini est un acteur obsédé par Victor Hugo, au point que les vers du poète envahissent ses jours comme ses nuits, ses conversations avec le concierge comme ses retrouvailles avec une fille perdue de vue. Pascal Bonitzer, reprend le scénario posthume de Sophie Fillières, un biopic littéraire transformé en une subtile fantaisie où fiction et réel s’emboîtent avec mélancolie et autodérision. Fabrice Luchini, splendidement lui-même, cabotin sans excès, vulnérable sans pathos, y déploie un one-man-show permanent : sur scène il déclame Hugo avec la ferveur d’un converti, hors scène il le cite à la boulangerie, au volant, dans les silences d’un dîner familial recomposé. Le leitmotiv est clair : tout est représentation, même l’intime, même la paternité rattrapée in extremis. Marie Narbonne, en fille revenue d’un abandon qu’on devine ancien, apporte une fraîcheur piquante à ce duo improbable ; Chiara Mastroianni, en épouse discrète et physiquement à distance, observe ce mari envahi par un autre avec une tendresse ironique. Un voyage à Guernesey devient le climax symbolique : Hugo exilé y compose son œuvre, Zucchini-Luchini y cherche à reconquérir sa fille qui, elle, n’a pas besoin de vers pour exister. La réalisation de Pascal Bonitzer est assez plate, mais cela a l&rsquo;avantage de mettre encore plus en valeur Lucchini. On sourit souvent, du début à la fin, et on s’émeut quand le cabotin cède la place à l’homme fissuré par le temps perdu. Le film ne révolutionne rien : il est confortable, prévisible dans ses méandres, taillé sur mesure pour son interprète principal. Mais qu’importe : Luchini y est magistral, non parce qu’il surprend, mais parce qu’il se laisse enfin surprendre par son propre double. Il fend l’armure sans la briser, oscille entre admiration et ironie. Au final, le film nous laisse la sensation de flotter comme une récitation inachevée, dans un one-man-show où l’acteur, pour une fois, ne domine pas seulement la scène, mais se laisse habiter et sauver par elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p>&lsquo;Victor comme tout le monde<em>&lsquo; de Pascal Bonitzer, avec </em>Fabrice Luchini, Chiara Matroianni, Marie Narbonne, Suzanne de Baecque, Louise Orry-Diquéro, Iris Bry, Naidra Ayadi<br><br><em>durée 1h28 </em><br><em>Sortie 11 mars 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Nuremberg&#8217; de James Vanderbilt</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-nuremberg-de-james-vanderbilt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 21:49:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1945, quelque part au fin fond de l’Autriche tout fraîchement libérée du joug nazi, des soldats américains stoppent une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>En 1945, quelque part au fin fond de l’Autriche tout fraîchement libérée du joug nazi, des soldats américains stoppent une lourde berline allemande dont émerge l’obèse silhouette d’Hermann Goering, lui-même : il déclare venir se rendre aux alliés mais demande aux g.i. de bien vouloir porter ses bagages. Tel est le personnage d’emblée campé par Russell Crowe et filmé par James Vanderbilt : prêt à affronter ses responsabilités mais terriblement imbu de sa personnalité. L’ancien dignitaire nazi est aussitôt conduit à la prison de Nuremberg, où il rejoint 21 de ses comparses.<br>Le film, adaptation de l&rsquo;ouvrage <em>The Nazi and the Psychiatrist</em> de Jack El-Hai paru en 2013, raconte les rapports entre les accusés nazis et le psychiatre Douglas Kelley, juste avant et pendant ce qui allait être « le procès du siècle ». Kelley est chargé par l’administration pénitentiaire de s’assurer de la santé mentale des prisonniers et de veiller à ce qu’ils ne se suicident pas.</p><div id="citiz-2098639168" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Juste après la guerre, la tenue d’un procès ne va pas de soi&nbsp;: nombreux sont ceux qui estiment que les prisonniers nazis ne méritent guère qu’une exécution sommaire. D’ailleurs, d’un point de vue strictement juridique, il n’existe pas réellement, ou pas encore à l’époque, de motif pour inculper des militaires étrangers en temps de guerre.</p>



<p>Mais d’autre voix s’élèvent&nbsp;: si les nazis ne sont pas jugés, cela signifie que les libérateurs se comportent comme eux, et, sans autre logique que leur bon droit, décident du bien et du mal. Si les nazis ne sont pas jugés, on risque de voir se reproduire l’erreur fatale de la première Guerre mondiale&nbsp;: un peuple allemand frustré, méprisé, maltraité, qui va nourrir un désir de vengeance à long terme. Si les nazis ne sont pas jugés, cela signifie qu’ils ne sont pas des êtres humains comme les autres, susceptibles d’être confrontés à leurs erreurs afin d’en payer les conséquences. Seules les créatures diaboliques échappent à la Justice des hommes&nbsp;: les nazis sont, eux aussi, des hommes, donc ils doivent être jugés.</p>



<p>Le film ne donne pas dans la facilité, il est exigeant, complexe, et tente de cerner l’extrême difficulté de la situation.</p>



<p>On a parlé de «&nbsp;performance&nbsp;» en ce qui concerne l’interprétation de Russell Crowe&nbsp;: ce n’est pas juste, il&nbsp;est, au contraire, très sobre, et, dans le rôle, il «&nbsp;n’en fait pas des tonnes&nbsp;» (il y avait pourtant, physiquement, de quoi, tant chez Hermann Goering que chez Russell Crowe). Face à lui, Douglas Kelley (excellent Rami Malek) montre un psychiatre décidé mais fragile, et qui, s’il maîtrise son analyse, n’en montre pas moins ses faiblesses humaines, en particulier dans le rôle qu’il joue entre le Reichmarschall, d’un côté, son épouse, Emmy, et sa fille, de l’autre, lorsqu’il se charge de transporter des lettres au mépris de tout protocole.</p>



<p>Le procès finit par avoir lieu, pour lequel sera purement et simplement créée le concept de «&nbsp;crime contre l’Humanité&nbsp;» appelé à être, hélas, utilisé par la suite. Et là encore, le film montre bien l’extrême difficulté de l’exercice judiciaire lorsqu’on est confronté à des personnalités aussi extrêmes&nbsp;: entre autre, le personnage complexe du procureur Robert Jackson qui faillit bien ne pas venir à bout de la logique infernale de Goering.</p>



<p>Léo Woodall, lui, présente un sergent d’infanterie, Howie Triest, qui, bien que d’origine allemande, mais juive, a été contraint de fuir son pays en 1940 avant d’y revenir, cinq ans plus tard, sous l’uniforme américain. Il représente une sorte de «&nbsp;voix raisonnable&nbsp;» au milieu des excès et des contradictions des uns et des autres, lui qui, tout à la fois, est allemand, juif, et naturalisé américain. Triest explique au psychiatre Douglas Kelley que, si une telle chose, l’Allemagne nazie, a eu lieu, c’est parce que des hommes et des femmes, tout à fait ordinaires, ont «&nbsp;laissé faire&nbsp;» et que, lorsqu’ils se sont enfin réveillés, il était déjà trop tard.</p>



<p>Nuremberg nous fait passer cette leçon, sans prêche fastidieux ni effets hollywoodiens : ne pas fermer les yeux, ne pas « laisser faire » ce qui, hélas, pourrait se reproduire.</p>



<p></p>



<p><em>&lsquo;Nuremberg&rsquo; de James Vanderbilt avec Russel Crowe, Rami Malek, Richard E. Grant, Michael Shannon, Leo Woodall</em><br><br><em>durée 2h28 </em><br><em>Sortie 28 janvier 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;L&#8217;affaire Bojarski&#8217; : faux-monnayeur pour vrai polar à l&#8217;ancienne, le tout mérite bonne presse</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-laffaire-bojarski-faux-monnayeur-pour-vrai-polar-a-lancienne-le-tout-merite-bonne-presse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 10:24:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce polar rétro austère et patient refuse toute esbroufe : Jean-Paul Salomé assume un classicisme pur, où la tension naît]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce polar rétro austère et patient refuse toute esbroufe : Jean-Paul Salomé assume un classicisme pur, où la tension naît des silences et d’un face-à-face feutré entre Reda Kateb et Bastien Bouillon.</h2>



<p><em>Synopsis : « Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France. »</em></p><div id="citiz-3205809367" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><a href="https://www.allocine.fr/seance/film-300387/">Séances</a><em>« </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L’Affaire Bojarski (2025) - Bande annonce HD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/U6YbHfliSuE?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p><em>L’Affaire Bojarski</em> , polar sur base de biopic, avance sans chercher à moderniser le genre policier et c’est ce refus de l’esbroufe qui lui donne sa cohérence. Le film s’inscrit dans un classicisme assumé et même  austère, qui déroule son récit méticuleusement. Le rythme est constant, jamais spectaculaire. Les deux heures passent sans ennui grâce à une tension qui naît de situations simples mais efficaces, et surtout du duo central Reda Kateb et Bastien Bouillon. Bojarski, faussaire obstiné, s’approche volontairement du policier chargé de le coincer et chaque regard, chaque silence devient un affrontement où le danger couve. Reda Kateb incarne avec retenue un homme enfermé dans l’obsession du geste parfait, rongé par la frustration et le refus, avançant par nécessité plus que par ambition. Ses silences et sa maîtrise des gestes expriment une tension intérieure constante. Bastin Bouillon,  flic méthodique et déterminé, impose une présence solide qui rend chaque réflexion et chaque confrontation crédible et chargée de menace. Leurs interactions fonctionnent par économie de jeu et tension feutrée, et le film en tire sa force principale. La mise en scène accompagne ce face-à-face avec sobriété, reconstituant l’après-guerre avec justesse, ateliers, machines et rues dessinant un monde fermé et contraignant, cohérent avec l’état d’esprit des personnages. Lumières, costumes et décors nous offrent une délicieuse plongée dans le vintage. Le réalisateur assume un découpage classique, lisible, dans une filiation claire avec le polar français d’antan, sans clin d’œil ni nostalgie appuyée, et ce classicisme donne au film sa cohérence et sa tenue. Le film reste cependant à distance, observateur, ce qui limite quelque peu l&rsquo;émotion, mais cela renforce aussi a subtilité du duel, laissant le spectateur lire entre les silences et sentir le danger latent. Les inventions le jour, avortées, dessinent un génie brimé, inventeur du futur le jour et falsificateur du présent la nuit, faute de reconnaissance, avec une ironie douce-amère subtilement intégrée. C&rsquo;est une histoire vraie, qui fait réfléchir sur l’homme contraint de prouver sa valeur dans un monde qui ne veut pas la voir. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p>&lsquo;L&rsquo;affaire Bokarski<em>&lsquo; de Jean-Paul Salomé, avec </em>Reda Katen, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin, Camille Japy<br><br><em>durée 2h08 </em><br><em>Sortie 14 janvier 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;L&#8217;âme idéale&#8217; : quand le surnaturel murmure l&#8217;humain, en toute délicatesse</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-lame-ideale-quand-le-surnaturel-murmure-lhumain-en-toute-delicatesse/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/cinema-lame-ideale-quand-le-surnaturel-murmure-lhumain-en-toute-delicatesse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 17:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Alice Vial réinvente de façon pudique et lumineuse le film de fantômes. La résilience de l&#8217;héroïne fait vibrer bien au-delà]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Alice Vial réinvente de façon pudique et lumineuse le film de fantômes. La résilience de l&rsquo;héro<em>ïne fait vibrer bien au-delà du surnaturel avec humour, dérision et émotion finement dosés</em></em></h2>



<p>Synopsis : <em>« Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait… »</em></p><div id="citiz-1888646427" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><a href="https://www.allocine.fr/seance/film-300387/">Séances</a><em>« </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L&#039;ÂME IDÉALE - Bande-annonce [Le 17 décembre au cinéma]" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/xt053tHkvt4?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Il faut parfois peu de choses pour ranimer un genre que l’on croyait balisé jusqu’à l’épuisement : une idée claire, une confiance absolue dans ses acteurs, et surtout le courage de la retenue. L’âme idéale appartient à cette catégorie rare de films qui n’élèvent jamais la voix mais dont l’écho persiste longtemps après la projection, comme un murmure intérieur. Annoncé comme une histoire de fantômes, le film prend d’emblée le contrepied des attentes : ni mélodrame lacrymal à la <em>Ghost</em>, ni thriller horrifique à la <em>Sixième Sens</em>r, il s’installe dans un entre-deux délicat, presque fragile, où le surnaturel n’est qu’un prétexte pour parler des vivants, de leurs manques, de leurs maladresses et de ce qu’ils tentent, tant bien que mal, de réparer. Ce qui frappe d’abord, c’est la pudeur du regard posé sur ses personnages et sur la situation elle-même : rien n’est surligné, aucune émotion n’est forcée, et c’est précisément cette discrétion qui rend le film profondément attachant. La première scène, d’une intensité remarquable, donne le ton avec une justesse qui désarme ; chargée d’émotion, elle constitue d&#8217;emblée un sommet du film, celui où tout se noue avec une évidence presque douloureuse. La suite se fait plus douce, moins frontale, certains diront moins forte en comparaison, mais jamais elle ne retombe, préférant une progression en nuances à l’escalade dramatique. Le pari est audacieux : maintenir l’attention et l’émotion sans effets spectaculaires, sans coups de théâtre appuyés, uniquement par le jeu, l’écriture et l’atmosphère, les gros plans. Et le pari est tenu. L’humour, souvent teinté de dérision, surgit là où on ne l’attend pas, non pour désamorcer l’émotion mais pour l’accompagner, la rendre plus humaine, plus respirable. On sourit, parfois on rit, puis l’instant d’après une phrase, un regard, une absence suffisent à serrer la gorge. Ce dosage délicat entre légèreté et gravité est l’une des grandes réussites du film. Les acteurs y sont pour beaucoup, tous remarquables, habités, d’une sincérité qui ne triche jamais. L’actrice principale, québécoise, irradie littéralement l’écran ; il y a chez elle une chaleur, une douceur naturelle, une manière d’accueillir l’émotion sans l’exhiber, qui réchauffe le cœur et ancre le film dans une humanité très concrète. Jonathan Cohen, que l’on connaît surtout pour sa drôlerie, conserve ce sens du timing et de l’ironie dans un registre plus dramatique, prouvant que l’humour peut être une arme précieuse face à la douleur, et que le passage d’un ton à l’autre, lorsqu’il est maîtrisé, enrichit le personnage au lieu de le diluer. Le choix assumé de se passer d’effets spéciaux renforce encore cette impression de sincérité : ici, rien ne vient distraire de l’essentiel, la mise en scène privilégie les corps, les visages, l&rsquo;environnement urbain (Le Havre) ou maritime. Enfin, il faut saluer le thème musical, véritable colonne vertébrale émotionnelle du film, à la fois lyrique et électronique, capable d’élever les images sans jamais les écraser. Aux commandes, ou plus précisément aux claviers : Olivier Marguerit, membre de l&rsquo;excellent, mais bien trop rare groupe <em>Syd Matters</em>. <em>L’âme idéale</em> ne cherche pas à révolutionner le cinéma par la surenchère, mais par la justesse, et c’est sans doute pour cela qu’il touche si profondément : parce qu’il nous parle d’âmes sans bruit, et qu’il le fait avec une délicatesse rare.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p>&lsquo;L&rsquo;âme idéale&rsquo;<em>d&rsquo;Alice Vial&rsquo; avec </em>Magalie Lépine-Blondeau, Jonathan Cohen, Florence Janas, Anne Benoît, Jean-Christophe Folly<br><em>durée 1h38 </em><br><em>Sortie 17 décembre 2025</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Vie privée&#8217; : Jodie Foster nous entraîne du divan au dédale mental</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-vie-privee-jodie-foster-nous-entraine-du-divan-au-dedale-mental/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 23:26:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Thriller psychologique ou comédie noire ? Zlotowski réussit les deux, et peut-être même plus. Un film multi-facettes et plein de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Thriller psychologique ou comédie noire ? Zlotowski réussit les deux, et peut-être même plus. Un film multi-facettes et plein de contrastes qui peut déranger mais aussi captiver</h2>



<p>Synopsis : « <em>La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie. Le coup de foudre qui les emporte. Une héritière méfiante qui se bat pour être aimée. Un majordome aux aguets qui en sait plus qu’il ne dit. Des secrets de famille. Des donations astronomiques. Une guerre où tous les coups sont permis. »</em></p><div id="citiz-2135303060" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<iframe loading="lazy" title="VIE PRIVÉE Bande Annonce (2025) Daniel Auteuil, Jodie Foster" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/vTIG8OdhFdw?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Dès les premières mesures, c&rsquo;est une petite claque avec une musique pop saturée et entêtante de Robin Coudert qui explose sur des images austères, plans intérieurs d&rsquo;immeuble haussmanien feutré dans la pénombre. Le pacte est scellé : les genres se croisent et se mélangent, et c’est exactement ce que le film veut.Rebecca Zlotowski nous livre un film labyrinthique à la réalisation classique mais troublant. Sous couvert d’enquête policière amateur, elle orchestre un thriller intérieur, une lente dérive de la raison où la vérité psychologique finit toujours par l’emporter sur la vérité factuelle. Lilian Steiner est une psychiatre américaine qui vit à Paris de longue date et  s&rsquo;adonne à la psychanalyste dans son spacieux et chic cabinet à divan. Elle va voir sa maîtrise apparente se fissurer comme un vernis trop parfait. Le suicide d’une patiente devient le grain de sable qui fait basculer la machine. À partir de là, chaque indice, chaque souvenir, chaque silence devient un miroir de ses propres fragilités. Au fil de l&rsquo;intrigue, la mémoire se met à vaciller, les souvenirs se réécrivent en direct, l’inconscient agit comme un filtre à la fois protecteur et déformant. Le film explore subtilement l&rsquo;opposition entre parole libre et suggestion dirigée, entre écoute flottante et récit imposé. Elle se moque gentiment des pseudo-sciences comme l&rsquo;hypnose ericksonienne (permissive, poétique, un peu magique) en en faisant le ressort d’une scène succulente : Lilian Steiner, un peu sceptique succombe aux pouvoirs de la thérapeute (excellente Sophie Guillemin) en cinq minutes top chrono, dans une scène drôle et libératrice ou tout l&rsquo;édifice rationnel de la médecin s’effondre en une scène onirique. Il y en aura d&rsquo;autres, qui prolongent et bouleversent la perception du réel jusqu’à l’implosion. <br>L&rsquo;humour, fin, surgit partout.  Le jour, Jodie Foster reçoit en français de salon, la nuit elle rêve en anglais ; quand Paris la rend folle, elle lâche des « fucking French! » et des « assholes ! » bien sonores avant de recomposer le masque. Le bilinguisme devient une arme comique absolue. Le dîner de famille avec son fils (Vincent Lacoste) où Lilian craque est mémorable, son ex-mari incarné par Daniel Auteuil, un roc tendre complice pour mener l&rsquo;enquête. Mathieu Amalric, en poison jubilatoire, est parfait.<br>Mais le film est avant tout un face-à-face entre Rebecca Zlotowski et Jodie Foster. On ne peut que la remercier d&rsquo;avoir convaincu la star américaine d&rsquo;incarner pour la première fois de sa carrière en premier rôle dans un film français, ce qui est certainement une défi car malgré sa parfaite maîtrise de la langue de Molière, cela reste une langue étrangère.  La caméra ne la lâche jamais : gros plans impudiques, reflets, miroirs, Paris transformé en décor mental. &lsquo;Vie Privée&rsquo; n’explique rien, ne résout rien, et c’est sa force. Le film nous laisse dans la zone grise, là où la vérité psychique est plus vraie que les faits, là où la raison vacille mais sans jamais tomber tout à fait. On sort de la salle avec des sentiments mélangés, puis, comme si nous-même étions passé sur le divan, le voile mental s&rsquo;éclaircit et on apprécie ce film drôle aux deux sens du terme et intelligent.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577"/></a></figure>



<p>&lsquo;Vie Privée&rsquo;<em> de Rebecca Zlotowski, Avec </em>Jodie Foster, Daniel Auteuil, Mathieu Amalric, Luana Bajrami, Vincent Lacoste, Sophie Guillemin, Virginie Efira<br><em>durée 1h45 </em><br><em>Sortie 2 novembre 2025</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;La femme la plus riche du monde&#8217; : L&#8217;argent ne fait pas le bonheur, Isabelle Huppert si.</title>
		<link>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-la-femme-la-plus-riche-du-monde-largent-ne-fait-pas-le-bonheur-isabelle-huppert-si/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 08:03:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Isabelle Huppert captive dans ce film inspiré de l&#8217;affaire Bettencourt, une satire élégante qui bascule de la comédie vers le]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Isabelle Huppert captive dans ce film inspiré de l&rsquo;affaire Bettencourt, une satire élégante qui bascule de la comédie vers le drame.</h2>



<p>Synopsis : « <em>La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie. Le coup de foudre qui les emporte. Une héritière méfiante qui se bat pour être aimée. Un majordome aux aguets qui en sait plus qu’il ne dit. Des secrets de famille. Des donations astronomiques. Une guerre où tous les coups sont permis. »</em></p><div id="citiz-3375350624" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE Bande Annonce (2025) Isabelle Huppert, Marina Foïs" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Cbvff_TBVfo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Isabelle Huppert irradie dans La Femme la plus riche du monde, un bijou satirique qui scintille d’élégance visuelle et d’ironie, malgré un peu d&rsquo;essoufflement. Dans ce film de Thierry Klifa, librement inspiré de l’affaire Bettencourt, Isabelle Huppert incarne une milliardaire esseulée, à la fois glaçante et fragile, dont la vie bascule sous l’influence d’un photographe excentrique joué par un Laurent Lafitte cabotin. Leur alchimie improbable, cocktail d’ambiguïté et de panache, porte cette comédie dramatique qui refuse de juger ses personnages pour mieux les exposer dans toute leur humanité bancale. Dès les premières minutes, on est happé par l’élégance visuelle : les décors bourgeois entre hôtels particuliers et jardins impeccables captent une lumière douce qui nimbe chaque scène d’une aura presque irréelle, comme si l’argent pouvait acheter l’éternité. Les costumes d’isabelle Huppert, véritable défilé de mode du début à la fin de la projection, éclatent à l’écran, faisant figure d&rsquo;armures de style pour une femme qui dissimule ses failles sous des couches de Chanel. Le regard de l&rsquo;héroïne, tour à tour acéré et perdu, traduit une solitude que l’argent ne comble pas, une méfiance instinctive envers un monde qui la convoite. Huppert excelle dans cette ambiguïté, oscillant entre froideur calculatrice et vulnérabilité désarmante, sans jamais tomber dans la caricature de la riche héritière. Laurent Lafitte cabotine avec un plaisir communicatif, son personnage de charmeur opportuniste flirtant avec le <em>too much</em>, mais c’est précisément ce qui fait mouche. On sent qu’il s’amuse, et son énergie irrévérencieuse contrebalance l’austérité d’Huppert, formant un duo qui fonctionne comme un vieux couple de cinéma, à la fois complice et prêt à s’entredévorer. Le réalisateur, en refusant tout moralisme, laisse ses personnages naviguer dans leurs ambiguïtés : pas de méchants ou de gentils ici, juste des âmes perdues dans un monde où l’argent est à la fois dieu et prison. L’intrigue, qui commence comme une comédie acide sur les jeux de pouvoir, glisse doucement vers le drame. Il faut cependant l’admettre, le film s’étire un peu trop en seconde partie, où l’élan satirique s’essouffle un peu. On aurait aimé un montage pour un peu plus resserré pour garder l’intensité des débuts, où chaque réplique claque comme un coup de fouet. Mais ce léger relâchement ne gâche pas le plaisir. Les seconds rôles, de Marina Foïs en fille méfiante à Raphaël Personnaz en majordome loyal, ajoutent des touches subtiles à cet univers où tout le monde joue un rôle, conscient ou non. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577"/></a></figure>



<p><em>&lsquo;La femme la plus riche du monde&rsquo; de Thierry Klifa, Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Marina Foï</em>s, <em>Raphaël Personnaz, André Marcon</em><br><em>durée 1h55 </em><br><em>Sortie 29 octobre 2025</em></p>



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		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Deux pianos&#8217; : une partition cinématographique avec beaucoup de bémols</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-deux-pianos-une-partition-cinematographique-avec-beaucoup-de-bemols/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 12:27:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Arnaud Desplechin mêle regrets et musique dans un Lyon vibrant, mais peine à trouver son crescendo. Synopsis : « Mathias Vogler]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Arnaud Desplechin mêle regrets et musique dans un Lyon vibrant, mais peine à trouver son crescendo.</h2>



<p>Synopsis : « <em>Mathias Vogler rentre en France après un long exil. La mentore de sa jeunesse, Elena, souhaite qu’il donne une série de concerts au piano à ses côtés à l’Auditorium de Lyon. Mais dès son retour, une rencontre avec un enfant qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, son double, plonge Mathias dans une frénésie qui menace de le faire sombrer, et le mènera à Claude : son amour de jeunesse. »</em></p><div id="citiz-4011925970" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DEUX PIANOS Bande Annonce (2025) François Civil" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/CT01S51uTwE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Arnaud Desplechin, avec Deux Pianos, s’attaque aux amours impossibles et aux regrets, ces notes mélancoliques qui hantent une vie, mais livre un récital bancal, plus exaspérant qu&rsquo;envoûtant. Le film, porté par une ambition romanesque, promet un voyage poignant dans les méandres du cœur et de l’art, mais s’enlise dans un scénario emberlificoté et une lenteur qui, trop souvent, frôle l’ankylose. On y suit Paul (François Civil), pianiste virtuose au bord de l’effondrement, rattrapé par un passé amoureux et artistique, où se croisent une ancienne flamme (Nadia Tereszkiewicz) et une mentore impériale (Charlotte Rampling). L’idée est belle : tisser une fresque où la musique, Bach et Chopin en tête, devient le miroir des âmes fracturées. Pourtant, l’exécution patine, comme un pianiste qui rate ses gammes. Le sujet des amours impossibles, fil rouge du cinéma de Desplechin, porte ici une charge émotionnelle indéniable. Les regrets de Paul, ses choix manqués, ses passions avortées, résonnent comme une sonate inachevée. On sent l’envie de fouiller les silences entre les notes, les instants où le cœur hésite entre battre et se taire. Mais le film, à force de vouloir tout dire, s’égare dans une narration alambiquée. Les allers-retours entre passé et présent, les coïncidences trop commodes, les dialogues parfois sentencieux donnent l’impression d’un puzzle mal assemblé. À trop vouloir jouer sur plusieurs partitions telles que le drame intime, la quête artistique, la nostalgie, <em>Deux Pianos</em> perd en clarté et en force. Ses près de 2h semblent s’étirer à l’infini, le rythme s’effilochant dans des scènes contemplatives qui, loin de captiver, endorment. Les personnages, hélas, ne viennent pas rattraper cette dérive. François Civil, omniprésent sur les écrans français, semble ici à la peine. Son Paul, censé incarner un génie torturé, reste étrangement fade, comme si l’acteur, prisonnier de sa « gueule » charismatique, peinait à disparaître dans un rôle de composition. Le drame pur, celui qui demande de creuser les fêlures, n’est peut-être pas son terrain de jeu. Ses regards tourmentés, ses silences appuyés frôlent parfois la pose, sans jamais transpercer. Face à lui, Nadia Tereszkiewicz, en héroïne romantique, s’en sort avec plus de grâce. Son personnage, bien que sous-écrit, dégage une fragilité touchante, une lumière qui vacille mais ne s’éteint pas. Elle fait ce qu’elle peut pour exister dans l’ombre du protagoniste, et on regrette que le scénario ne lui donne pas plus d’éclat. Un rayon de soleil, toutefois, illumine ce tableau inégal : Charlotte Rampling. Elle est convaincante en diva virtuose du piano. Ses regards, gestes et mots portent le poids d’une vie entière. Elle incarne une autorité douce, une sagesse blessée, et vole la vedette sans effort. Ses scènes, où la musique devient un langage universel, sont les plus vibrantes du film, celles où l’on sent véritablement le pouls de l’histoire. Et puis, il y a Lyon. Desplechin filme la ville avec une tendresse palpable, ses quais, ses ruelles, ses parcs et squares, ses lumières dorées. Elle devient un personnage à part entière, un écrin mélancolique qui soutient l’atmosphère du film. Les plans sur la Saône, les façades ocre, les passages secrets confèrent une âme au récit, une ancre dans un chaos narratif. Deux Pianos n’est pas un désastre mais son souffle s’essouffle, ses personnages ne nous habitent pas, et son lyrisme tortueux sonne un peu faux. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="77" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-14394"/></a></figure>



<p><em>&lsquo;Deux pianos&rsquo; de Arnaud Desplechin, Avec François Civil, Nadia Tereszkiewicz, Charlotte Rampling</em>, Hippolyte Girardot<br><em>durée 1h55 </em><br><em>Sortie 15 octobre 2025</em></p>



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		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Nouvelle vague&#8217; : un hommage vivifiant à Godard</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-nouvelle-vague-un-hommage-vivifiant-a-godard/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 15:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Richard Linklater revisite le tournage du mythique « À bout de souffle » avec une énergie communicative et un casting d’inconnus qui]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Richard Linklater revisite le tournage du mythique « À bout de souffle » avec une énergie communicative et un casting d’inconnus qui insuffle une fraîcheur jubilatoire</h2>



<p>Synopsis : « <em>Ceci est l’histoire de Godard tournant « À bout de souffle », racontée dans le style et l’esprit de Godard tournant « À bout de souffle »..</em>« </p><div id="citiz-1003432368" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<iframe loading="lazy" title="Nouvelle Vague | Official Trailer | Netflix" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/UufRzKVFseg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p>Plonger dans cette <em>Nouvelle Vague</em>, c’est comme ouvrir une fenêtre sur le Paris effervescent de 1959, où Jean-Luc Godard et ses complices des <em>Cahiers du cinéma</em> réinventaient le cinéma avec audace, insolence et débrouillardise. Cette comédie qui retrace le<em> making of</em>  d&rsquo;<em>À bout de souffle</em>, incluant genèse et tournage, n’est pas une reconstitution figée, mais une célébration vibrante de l’élan créatif de la Nouvelle Vague, portée par une troupe d’inconnus au charme irrésistible. Sans verser dans l’exaltation béate, le souffle insuffle une brume de fraîcheur particulièrement agréable. Cette ode au cinéma libre, qui se garde bien de renouveler le genre mais plutôt d&rsquo;y faire hommage avec sobriété et malice, ravive l’envie de redécouvrir les classiques de l&rsquo;époque. Le réalisateur américain nous sert son amour du cinéma français en imaginant le chaos jubilatoire du tournage d’<em>À bout de souffle</em> avec une caméra agile, un format 4:3 et un noir et blanc texturé qui évoquent l’esthétique brute des années 60. Les scènes s’enchaînent comme des improvisations : disputes amicales, éclats de rire, éclairs de génie. On y découvre un Godard jeune, incarné par Guillaume Marbeck, jonglant avec des idées folles, un scénario à peine ébauché et un budget dérisoire, tout en galvanisant son équipe. Cette effervescence est contagieuse, rappelant qu’un film peut naître d’une poignée de passionnés armés d’une caméra et d’une vision. Les dialogues capturent l’esprit frondeur de la Nouvelle Vague, avec des références malicieuses. Un secret de la réussite de ce film est que Richard Linklater ne cherche pas à copier Godard, mais à transmettre l’excitation d’un cinéma qui brise les règles. De même, il n&rsquo;impose pas à ses acteurs d&rsquo;imiter les célébrités qu&rsquo;ils incarnent.  On a osé miser sur des acteurs inconnus, voire débutants, et le résultat est éclatant. Guillaume Marbeck campe un Godard arrogant mais attachant, avec une énergie brute qui évite la caricature. Aubry Dullin, en Jean-Paul Belmondo est formidable de charisme nonchalant. L&rsquo;américaine Zoey Deutch, seule non-française de la myriade de personnages ni débutante (plusieurs séries et quelques films à son actifs dont <em><a href="https://citizen4science.org/cinema-jure-n-2-lapproche-judiciaire-et-judicieuse-de-la-culpabilite-et-de-la-conscience-au-gout-de-remake-doeuvres-francaises/">Juré n°2</a></em>), elle incarne parfaitement  Jean Seberg physiquement et même  une douceur teintée de détermination, rendant hommage à l’icône sans l’idéaliser. On décerne une mention spéciale à Matthieu Penchinat (Raoul Coutard , chef opérateur emblématique de la Nouvelle Vague) qui s&rsquo;avère être un habitué des planches en tant que comédien de théâtre et clown. Ces “inconnus” ne jouent pas vraiment : ils vivent leurs personnages pour apporter de l&rsquo;authenticité. Pas de stars bankables ici, juste des visages neufs pour des icônes réelles du siècle dernier, qui incarnent l’esprit d’une époque où le 7e Art se réinventait. Ce choix audacieux ancre le film dans une spontanéité qui fait écho à l’essence de la Nouvelle Vague : un art accessible, humain, fait avec les moyens du bord. Un point mérite d’être souligné : le travail sur les voix, qui ajoute une couche de fidélité historique. Les acteurs français comme Guillaume Marbeck (Godard) et Aubry Dullin (Belmondo), adoptent une diction “quotidienne” inspirée de l’époque, sans différence entre la ville et devant la caméra, typique de la rupture opérée par la Nouvelle Vague avec le style théâtral des décennies préédentes. Zoey Deutch est également vocalement fidèle à sa compatriote modèle Jean Seberg : son français mâtiné d’un accent américain volontairement maladroit évoque la diction hybride de l’actrice originale, entre hésitations charmantes et intonations plates, fruit d’un probable coaching vocal pour capturer cette texture bilingue des années 60. Ce soin porté aux voix, spontanées mais ancrées dans l’époque, renforce l’immersion, faisant des dialogues un écho vivant du Paris godardien. Visuellement et sonorement, <em>Nouvelle Vague</em> est un délice discret. La bande-son jazzy mêlée de bruits urbains parisiens pulse comme une improvisation de Miles Davis. Les plans-séquences, volontairement erratiques, rappellent les expérimentations godardiennes tout en restant accessibles. Le film n’est pas forcément parfait : certains puristes ou cinéphiles passionnés pourraient lui reprocher une approche un peu trop lisse qui explore peu ou pas l&rsquo;historique des personnages, préférant se focaliser sur les anecdotes et l&rsquo;ambiance. Mais c’est cette légèreté qui rend l’hommage si plaisant. Nouvelle Vague n’est pas un monument mais un feu d’artifice modeste et joyeux, qui célèbre l’élan d’une époque sans se prendre trop au sérieux. Avec sa fraîcheur irrésistible, son casting d’inconnus vibrants et ses voix fidèlement ancrées dans l’époque,  le film est tout simplement une réussite.   <br></p>



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<p><em>&lsquo;Nouvelle vague&rsquo; de Richard Linklater- durée </em>1h46<br>avec Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin, Bruno Dreyfürst, Benjamin Cléry, Matthieu Penchinat<br><em>Sortie 8 octobre 2025</em></p>



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