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	<title>Communication scientifique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Journalisme scientifique et récits marketing : des liaisons dangereuses illustrées par un étude de cas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 12:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;hebdomadaire L&#8217;Express vient de consacrer un article enthousiaste à des travaux de recherche sérieux, les présentant comme un « changement de]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>L&rsquo;hebdomadaire L&rsquo;Express vient de consacrer un article enthousiaste à des travaux de recherche sérieux, les présentant comme un « changement de paradigme » pour le combat contre le cancer et menés par un chercheur « baroque » à contre-tendance. Un exemple particulièrement éclairant de déformation narrative de l&rsquo;information scientifique</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance est inquiétante, sans être pour autant nouvelle. C&rsquo;est un article de L&rsquo;Express datée du 28 mars dernier qui a attiré notre attention. L&rsquo;article est payant, mais le peu qui est lisible sur internet a de quoi émoustiller : on y parle de « projet à front renversé », par un chercheur au « CV baroque » n&rsquo;est « ni oncologue ni épidémiologiste », « ny connaît pas grand chose aux tumeurs » mais il va peut-être bien « modeler quelques-unes des futures révolutions en cancérologie ».</p><div id="citiz-18741428" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">On aurait donc un chercheur qui décroche une bourse prestigieuse pour mener des recherches à contre-pied de la recherche normale hors de son domaine d&rsquo;expertise ? Scandale ou génie ? Il nous faut nous procurer cet article. Au kiosque à journeaux, L&rsquo;Express est arrivé à ses fins, nous extirpant quelques euros. Nous nous préparons donc à lire un article de révolution scientifique par un scientifique révolutionnaire. Nous allons être surpris. Mais dans quel sens ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">De la vraie science, un récit inventé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous analysons souvent dans nos colonnes l&rsquo;information et la désinformation en science et santé. Cette dernière est parfois grossière, ce qui a l&rsquo;intérêt de la rendre facilement identifiable.  On peut citer dans nos sujets récents les blogs « techno-enthousiastes » à base d&rsquo;annonces spectaculaires reprenant ce qui buzz sur les réseaux sociaux, des promesses excessives sur résultats scientifiques préliminaires, qui donne l&rsquo;image d&rsquo;une science faite d&rsquo;une succession de ruptures spectaculaires permanentes.  Ces formats sensationnalistes sont relativement faciles à identifier. Ils exagèrent, ils dramatisent, politisent souvent, et leur façon de rouler des mécanique finit généralement par se voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une forme plus subtile de déformation et d&rsquo;exploitation narrative de la science existe. Elle ne repose pas sur l&rsquo;invention et l&rsquo;extrapolation à outrance de résultats, mais sur une transformation plus profonde du récit scientifique lui-même : construire, autour de recherches parfaitement solides, une histoire inventée de changement de paradigme dans la manière dont fonctionne la recherche biomédicale, comme si certaines approches constituaient des renversements méthodologiques alors qu&rsquo;elles relèvent de continuités anciennes et parfaitement établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.lexpress.fr/sciences-sante/cancer-paul-bastard-25-millions-de-dollars-pour-renverser-le-combat-contre-les-tumeurs-FU5B3PRXAJE7NJBYOECZEMTOSI/">L&rsquo;article publié par L&rsquo;Express le 28 mars 2026</a> autour du projet ATLAS coordonné par le Dr Paul Bastard, en fournit une illustration particulièrement éclairante sur ses mécanismes. Le projet vient d&rsquo;obtenir un financement de 25 millions de dollars dans le cadre de Cancer Grand Challenges, initiative portée notamment par Cancer Research UK et le National Cancer Institute. Les travaux sont sérieux, le financement est prestigieux, la question scientifique est pertinente. Le problème n&rsquo;est pas la science, mais la construction d&rsquo;un récit qui en déforme des aspects notables.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les règles du journalisme : savoir analyser les sources</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous aurions pu placer ce paragraphe ultérieurement, mais autant le dire tout de suite parce c&rsquo;est clé : La règle cardinale du journalisme, scientifique ou autre, est simple : savoir analyser la nature et la fiabilité des sources, privilégier les sources primaires. Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) le rappelle explicitement dans sa <a href="http://cdjm.org/le-traitement-des-questions-scientifiques">recommandation sur le traitement journalistique des questions scientifiques</a> : Il est essentiel de privilégier les publications originelles plutôt que les communiqués de presse et les briefings des communicants. L&rsquo;exigence est la même dans le code d&rsquo;éthique de la <a href="http://spj.org">Society of Professional Journalists</a> , référence mondiale depuis 1973 : utiliser les sources originales chaque fois que possible, vérifier l&rsquo;information avant publication, et ne jamais laisser la vitesse de publication prendre le pas sur l&rsquo;exactitude des faits. Les standards internationaux du journalisme scientifique, ou tout simplement la charte de Munich  sont plus directs encore : les communiqués de presse sont des documents de marketing et le journaliste n&rsquo;est pas un publicitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le sujet en question, quelle est la source ? S&rsquo;agissant d&rsquo;une bourse de recherche, elle se trouve sur le site de Cancer Grand Challenges, accessible au public. L&rsquo;organisme explique ce qu&rsquo;il finance avec cette bourse et la justification de son attribution. On nous y explique que si de nombreuses études se concentrent sur les causes actives du cancer, et qu&rsquo;il est « également nécessaire » de comprendre comment les réponses naturelles de l&rsquo;organisme peuvent empêcher son développement. Ce « également » est essentiel : il exprime une complémentarité, pas une inversion, pas une rupture, pas un changement de paradigme. Nulle part est-il question de changement de paradigme pour le projet choisi. Elle décrit en fait un projet ambitieux par son envergure, explorant le rôle possible d&rsquo;auto-anticorps modulateurs d&rsquo;immunité dans les mécanismes de résistance au cancer. Un projet important, prometteur, mais inscrit dans les continuités classiques de l&rsquo;immunologie translationnelle en oncologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que l&rsquo;article affirme à la place, et l&rsquo;erreur factuelle<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste avec le traitement de L&rsquo;Express est saisissant. Le titre évoque une lutte « à front renversé », le chapô parle de « contre-pied », le texte multiplie les références à une démarche « hors des clous », « impertinente », « renversant les paradigmes ». L&rsquo;article affirme par ailleurs que le financement obtenu relèverait d&rsquo;une bourse examinant « uniquement les projets de rupture ». Cette formulation est factuellement contestable. Le programme Cancer Grand Challenges finance des projets ambitieux, interdisciplinaires et à fort potentiel, sélectionnés pour leur capacité à répondre à des défis scientifiques complexes identifiés par un comité international, parmi dix-huit défis médicaux actifs allant des tumeurs pédiatriques aux inégalités face au cancer. Il ne se définit nulle part comme un mécanisme exclusivement réservé à des changements de paradigme. La nuance est décisive : un projet peut être ambitieux pour son impact en santé publique, sans constituer un renversement méthodologique, et confondre ambition scientifique et rupture conceptuelle déforme la nature même de la recherche. Le CDJM est sans ambiguïté sur ce point : il importe, sur les questions scientifiques, d&rsquo;être particulièrement attentif à ce que titraille, chapô et annonces d&rsquo;un sujet n&rsquo;en altèrent pas le sens ou la portée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parcours « baroque » ou cohérent ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le storytelling de l&rsquo;article a été posé. Mais il va être enjolivé, tant qu&rsquo;à faire, par la présentation d&rsquo;un chercheur, totalement « profane » en oncologie. On peut imaginer dans l&rsquo;esprit du lecteur que se forme alors l&rsquo;idée du génie, qui débarque dans un domaine médical complexe sans la moindre formation ou expertise dans le domaine. C&rsquo;est fâcheux pour l&rsquo;image de la science, basée sur l&rsquo;expertise en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, qu&rsquo;en est-il ?  Sans surprise, cette présentation ne résiste pas à l&rsquo;examen. Paul Bastard est médecin pédiatre, formé à Paris et Madrid, ayant suivi un master à l&rsquo;Université Rockefeller de New York avant de revenir en résidence d&rsquo;immunologie pédiatrique et de soutenir une thèse. Ses recherches portent sur les déterminants génétiques et immunologiques des maladies virales graves, notamment les causes et conséquences des auto-anticorps dirigés contre les interférons de type I. Ce parcours n&rsquo;a rien de marginal : il est précisément situé à l&rsquo;intersection de l&rsquo;immunologie fondamentale et de l&rsquo;immunopathologie clinique, dans des institutions académiques de tout premier rang mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l&rsquo;immunologie constitue aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des piliers centraux de la recherche oncologique contemporaine. L&rsquo;immuno-oncologie, qui intègre des approches conçues pour renforcer ou réactiver la capacité du système immunitaire à lutter contre le cancer, a connu une transformation majeure récompensée par le prix Nobel de médecine 2018. Des milliers d&rsquo;immunologistes travaillent aujourd&rsquo;hui sur le cancer dans le monde entier. Présenter un immunologiste spécialiste des auto-anticorps qui s&rsquo;attaque à une question d&rsquo;oncologie comme profane du domaine relève moins de l&rsquo;analyse scientifique que de la scénarisation journalistique assez trompeuse, quand on sait que nombre de médicaments oncologiques de dernière génération sont des médicaments biologiques, précisément des &#8230; anticorps humanisés. L&rsquo;éducation du public à ces disciplines scientifiques et leur présentation erronée comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de silos, en prend donc un sérieux coup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure du « génie outsider » est un ressort narratif classique. Elle fonctionne bien. Mais elle déforme ici la réalité. D&rsquo;ailleurs, le CDJM met en garde contre ce biais en lien avec l&rsquo;expertise ou la non-expertise : vérifier la valeur d&rsquo;un expert auprès de ses pairs, en particulier quand sa position détonne, et ne pas considérer que le statut social ou la renommée d&rsquo;un scientifique en font automatiquement un porteur de vérité scientifique. Mais aussi l&rsquo;inverse, et c&rsquo;est ce qui nous intéresse dans notre cas pratique : ne pas construire un récit de rupture sur la prétendue marginalité d&rsquo;un chercheur qui n&rsquo;est en réalité pas marginal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une rupture historiquement imaginaire<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du récit repose sur une opposition : la recherche se serait historiquement concentrée sur les causes du cancer, tandis que le projet adopterait une approche « inverse » centrée sur les mécanismes de résistance. Cette opposition est historiquement inexacte. On joue ici d&rsquo;un biais cognitif classique : le faux dilemme. Faire croire que la recherche scientifique est centrée sur un aspect technique alors qu&rsquo;elle est multfactorielle et désormais translationnelle.  L&rsquo;étude des personnes exposés mais non malades, des trajectoires atypiques, des résistances naturelles et des facteurs protecteurs est constitutive de l&rsquo;épidémiologie, de l&rsquo;immunologie et de la médecine expérimentale depuis des décennies. La pandémie de Covid-19 en a fourni une illustration récente et frappante : l&rsquo;analyse de clusters familiaux où certains individus restaient indemnes malgré une exposition comparable a conduit à l&rsquo;identification de déterminants immunologiques et génétiques spécifiques. C&rsquo;est une logique que les membres de l&rsquo;équipe ATLAS ont eux-mêmes appliquée en découvrant le lien entre auto-anticorps et sévérité du Covid-19. Cette démarche n&rsquo;a rien de nouveau. Elle appartient au socle classique de la recherche scientifique. Présenter cette continuité comme un « pari inverse » revient à fabriquer artificiellement de la nouveauté là où il n&rsquo;y a qu&rsquo;un approfondissement légitime et parfaitement attendu. <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/DLR5L17N53359" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">D&rsquo;où vient ce récit déformant ? Circulation mimétique et amplification d&rsquo;un briefing institutionnel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le dossier devient particulièrement instructif, parce que nous avons pu idenifier la source du récit marketing de L&rsquo;Express. Nous l&rsquo;avons vu, le cadrage de rupture n&rsquo;est pas donné par l&rsquo;organisme prestigieux qui a analysé les travaux de recherche et décidé de les financer par une bourse. Pour autant, ce n&rsquo;est pas une invention de L&rsquo;Express. Le storytelling marketing apparaît dans certaines communications institutionnelles intermédiaires : des formulations évoquant une approche « inverse » ou un « changement de paradigme » circulent dans des supports de valorisation académique, comme la communication officielle de l&rsquo;Université Paris Cité qui titre « Un changement de paradigme en oncologie ». Paris Cité n&rsquo;a rien inventé non plus, elle reprend en fait mot pour mot le paragraphe d&rsquo;une communication institutionnelle de l&rsquo;Institut Imagine auquel est affilié le Dr Bastard : « Un changement de paradigme en oncologie &#8211; Traditionnellement, la recherche s&rsquo;est concentrée sur l&rsquo;identification des facteurs qui favorisent l&rsquo;apparition des tumeurs. L&rsquo;équipe ATLAS fait le pari inverse : étudier les barrières qui s’opposent à leur développement sur une recherche ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mot de cette phrase mérite examen, car c&rsquo;est elle qui a fourni à L&rsquo;Express son titre, son chapô et l&rsquo;ensemble de son lexique de rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Traditionnellement » est le premier signal d&rsquo;alarme, et le plus profond. En science, ce mot est presque une contradiction dans les termes. La recherche scientifique, y compris méthodes  ne fonctionne pas par tradition : elle fonctionne par accumulation de preuves, révision permanente des hypothèses et méthodologies, et remise en question constante des résultats antérieurs. Ce qui est vrai aujourd&rsquo;hui peut être infirmé demain. Ce qui semblait établi peut être nuancé par une nouvelle étude, évoluer au gré d&rsquo;une nouvelle méthodologie en raisons des limites de la précédente. La tradition, au sens de pratique reconduite par habitude ou convention, est précisément ce contre quoi la méthode scientifique est construite. Dire que la recherche a « traditionnellement » procédé d&rsquo;une certaine façon, c&rsquo;est donc appliquer à la science un concept qui lui est étranger, et qui sert ici un seul objectif : construire artificiellement un avant figé pour mieux faire briller un après innovant. Ce mot devrait toujours déclencher une question réflexe : traditionnel par rapport à quoi, sur quelle période, avec quelles sources à l&rsquo;appui ? Ici, il n&rsquo;est suivi d&rsquo;aucune de ces précisions, parce que son rôle n&rsquo;est pas descriptif : il est narratif. « Fait le pari » est plus révélateur encore. Une hypothèse de recherche n&rsquo;est pas un pari : c&rsquo;est une proposition fondée sur  des observations préliminaires, des données existantes, une logique théorique cohérente. L&rsquo;éthique de la recherche  médicale veut d&rsquo;ailleurs que tout projet de recherche soit justifié. Présenter un chercheur comme un parieur est dès lors problématique. Ce mot appartient au registre de la communication, pas à celui de la science. « L&rsquo;approche inverse », enfin, est le nœud logique de toute la phrase : elle transforme un continuum de recherche en dichotomie, une complémentarité en opposition radicale. C&rsquo;est ce terme qui a possiblement donné la paraphrase  « à front renversé » et « contre-pied » de L&rsquo;Express, et l&rsquo;ensemble du lexique de rupture de l&rsquo;article de leur article. La chaîne causale est limpide : l&rsquo;institution écrit « approche inverse », le journaliste lit « renversement », le lecteur reçoit « révolution ». Chaque maillon amplifie légèrement le précédent. La communication institutionnelle valorise, positionne, séduit. C&rsquo;est un récit pour vendre ce que le journalisme n&rsquo;est pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contraste saisissant du traitement journalistique international</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison avec la presse anglo-saxonne est particulièrement éclairante, parce qu&rsquo;elle démontre que le récit marketing de rupture est une création française. Cancer Research UK décrit ATLAS comme un projet dont les travaux « ont le potentiel de changer notre compréhension du rôle du système immunitaire dans le cancer. » Pharmaphorum résume sobrement : l&rsquo;équipe « examinera ce qu&rsquo;on peut apprendre de personnes qui ne développent pas de cancer malgré des habitudes à risque. » UT Southwestern écrit que l&rsquo;équipe « cherchera à identifier les mécanismes biologiques sous-jacents à la résistance aux tumeurs. » Pas un seul « paradigme », pas un seul « renversement », pas un seul « contre-pied » dans l&rsquo;ensemble de la couverture institutionnelle et journalistique anglophone, et pour cause.  Evidemment, c&rsquo;est moins vendeur pour le grand public. C&rsquo;est le cours ordinaire des choses en science, et « la science, c&rsquo;est long » (Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de chimie).<a href="https://42mag.fr/2026/04/senat-adopte-une-proposition-de-loi-contre-le-pillage-des-contenus-culturels-par-lia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une déformation narrative qui questionne d&rsquo;un point de vue déontologique mais aussi éthique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;y a ici aucune falsification. Les données sont réelles, les financements existent, le projet est scientifiquement solide. Mais l&rsquo;histoire racontée les déforment, parce qu&rsquo;elle transforme une continuité scientifique en rupture spectaculaire, qu&rsquo;elle substitue une dramaturgie de l&rsquo;innovation à une description rigoureuse de la méthode, parce qu&rsquo;elle remplace l&rsquo;analyse journalistique critique des sources par la reprise amplifiée d&rsquo;un récit marketing nstitutionnel. Le CDJM nomme précisément ce risque en matière médicale ;  il est éthique : veiller à ne pas créer d&rsquo;espoirs non fondés chez des personnes atteintes de maladies graves, et rendre compte avec prudence des recherches et découvertes médicales annoncées par des chercheurs, qui ont rarement un impact immédiat sur l&rsquo;amélioration des traitements. Ce principe s&rsquo;applique avec une force redoublée lorsque la découverte est présentée non seulement comme prometteuse, mais comme révolutionnaire. <a href="https://www.seban-associes.avocat.fr/proposition-de-loi-darcos-instauration-dune-presomption-dexploitation-des-contenus-culturels-par-les-fournisseurs-dintelligence-artificielle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://42mag.fr/2026/04/senat-adopte-une-proposition-de-loi-contre-le-pillage-des-contenus-culturels-par-lia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Former au journalisme scientifique est aussi urgent que de former les citoyens à la démarche scientifique </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cas dépasse largement un article particulier. Il révèle une faiblesse structurelle du journalisme scientifique français : l&rsquo;insuffisante qualification des sources et la trop grande perméabilité aux récits de valorisation institutionnelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On a l&rsquo;habitude, à juste titre, d&rsquo;insister sur la nécessité d&rsquo;éduquer le grand public à l&rsquo;esprit critique et à la science, et à lutter contre la désinformation en santé.<br>Mais cette exigence doit s&rsquo;appliquer avec la même force aux professionnels chargés de transmettre l&rsquo;information scientifique. Former les journalistes à distinguer une source objective d&rsquo;un communiqué de presse de valorisation, à identifier les glissements narratifs entre niveaux institutionnels, à repérer les reformulations promotionnelles qui circulent d&rsquo;une institution à l&rsquo;autre avant d&rsquo;atterrir dans la presse grand public : voilà un chantier important.  Car une société ne peut développer une culture scientifique solide si l&rsquo;information censée la transmettre se transforme en récit marketing qui malmène la réalité scientifique. En France, sur ce second chantier, il reste beaucoup de chemin à faire. La science n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;être scénarisée de façon spectaculaire pour être passionnante. Elle demande d&rsquo;être lue, comprise, contextualisée, puis racontée avec exactitude. C&rsquo;est précisément à cette condition que le journalisme scientifique demeure du journalisme, et non le relais de communications marketing.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Expertise et désinformation en santé : une tribune des agences sanitaires floue qui esquive l&#8217;essentiel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 20:00:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les principaux dirigeants des agences sanitaires françaises (ANSM, HAS, Santé publique France, ANSES) publient dans Le Monde une tribune collective]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux dirigeants des agences sanitaires françaises (ANSM, HAS, Santé publique France, ANSES) publient dans Le Monde une tribune collective pour défendre l’expertise scientifique face à la  désinformation. Derrière les appels au pluralisme et à la confiance, ce texte reste étonnamment superficiel et révèle surtout une difficulté persistante des institutions à pratiquer l’autocritique.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/04/14/toute-decredibilisation-de-l-expertise-scientifique-alimente-la-defiance_6679916_1650684.html">La tribune datée du 14 avril</a> publiée dans Le Monde rappelle que les décisions de santé publique reposent sur des évaluations collégiales et transparentes. Elle insiste sur le pluralisme comme vertu scientifique et sur la nécessité de protéger les experts. Ces points sont justes, mais ils sont présentés de manière abstraite, sans jamais entrer dans le concret des mécanismes qui produisent ou fragilisent réellement l’expertise. On peine à savoir à qui s’adresse ce texte : aux citoyens ? aux scientifiques ? aux décideurs politiques ? Il pourrait tout aussi bien avoir été écrit par un citoyen lambda inquiet, tant il reste flou et généraliste.</p><div id="citiz-2944188056" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le « pluralisme » en science invoqué, mais le consensus scientifique passé sous silence</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs soulignent à juste titre que le pluralisme fait partie de la démarche scientifique. Mais ils omettent d&rsquo;expliquer un élément central que tout lecteur non initié ignore : en science, le pluralisme n&rsquo;est pas une fin en soi. Il sert à construire, par confrontation rigoureuse des hypothèses et des données, un consensus, certes temporaire, mais qui permet d&rsquo;avancer, de prendre des décisions collectives et de faire à l&rsquo;instant T état des données de la science.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque ce consensus évolue, comme cela s&rsquo;est produit à plusieurs reprises à rythme rapde pendant la pandémie de Covid-19, les institutions ont régulièrement présenté ces révisions comme de simples ajustements techniques plutôt que comme les corrections normales et saines qu&rsquo;elles étaient. Cette façon de gommer les débats internes renforce chez une partie du public le sentiment que l&rsquo;expertise est monolithique, et donc suspecte dès qu&rsquo;elle change d&rsquo;avis. Les désinformateurs, critiqués par ces mêmes institutions, en on fait leur lit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment demander aux citoyens de faire confiance au processus scientifique sans jamais leur expliquer en quoi ce processus consiste ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une responsabilité externalisée, une rhétorique de victimisation<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La tribune attribue presque exclusivement la perte de confiance à la désinformation extérieure et aux attaques personnelles contre les experts. Cette lecture n&rsquo;est non seulement incomplète. Elle apparaît potentiellement même, contre-productive. Elle est extremement proche du raisonnement et de la rhétorique du rapport institutionnel <em>Désinformation en santé</em> que nous avons eu largement l&rsquo;occasion de critiquer. Ce n&rsquo;est sans doute pas un hasard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défiance naît aussi, et peut-être d&rsquo;abord, des failles internes du système : communications publiques trop affirmatives sur des sujets encore incertains, délais dans la reconnaissance de certains signaux de sécurité, disqualification trop rapide de critiques argumentées venues de scientifiques qualifiés extérieurs aux cercles médiatico-institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En adoptant une rhétorique où les experts institutionnels ou académiques apparaissent perpétuellement assiégés et jamais responsables, les auteurs reproduisent exactement les codes qu&rsquo;ils dénoncent sur les réseaux sociaux : le camp des bons contre le camp des mauvais, la victimisation comme posture, l&rsquo;introspection absente. Nos colonnes l&rsquo;ont déjà documenté : ce mimétisme est l&rsquo;un des moteurs les plus puissants de la polarisation sanitaire en France.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une expertise plus crédible : ce que cela implique concrètement<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une véritable défense de l&rsquo;expertise ne passe pas par des tribunes dans Le Monde. Elle passe par des actes. Cela suppose, en premier lieu, d&rsquo;accepter publiquement que l&rsquo;expertise produite par les agences n&rsquo;est jamais parfaite : qu&rsquo;elle est le produit d&rsquo;un processus humain, institutionnel, parfois contraint par des calendriers politiques ou des pressions budgétaires. Cela suppose ensuite de nommer les incertitudes réelles au moment où elles existent, plutôt que de les minimiser dans les communications publiques et de les reconnaître six mois plus tard quand l&rsquo;opinion a déjà tranché. Cela suppose enfin de traiter les conflits d&rsquo;intérêts non pas comme une formalité déclarative mais comme une exigence de conception : qui participe à l&rsquo;expertise, selon quels critères, avec quelle diversité de points de vue ? L&rsquo;Espagne vient de montrer, avec le rapport de son agence du médicament sur l&rsquo;homéopathie, ce que « dire la vérité clairement aux citoyens » signifie concrètement. Nous dédions un article très prochainement à cette communication ibérique en santé. Ce n&rsquo;est pas hors de portée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La confiance ne se décrète pas<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La tribune des dirigeants d&rsquo;agences sanitaires françaises est en fait révélatrice d&rsquo;un malaise plus large et plus ancien. Tant que les institutions sanitaires françaises continueront à se poser en victimes sans pratiquer une introspection rigoureuse sur leurs propres pratiques de communication, elles contribueront elles-mêmes à la défiance qu&rsquo;elles déplorent. La crise de l&rsquo;expertise sanitaire n&rsquo;est pas seulement une attaque extérieure contre la science. Elle est aussi le symptôme d&rsquo;un système qui doit se réformer s&rsquo;il veut retrouver sa légitimité auprès des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance ne se décrète pas. Elle se reconquiert par la rigueur, la transparence et l&rsquo;honnêteté intellectuelle, y compris, et peut-être surtout, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de reconnaître ses propres erreurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette obstination politique, le regard incisif et humoristique de <a href="http://&lt;!-- wp:html --&gt; https://www.facebook.com/watch/?v=750090884728181 &lt;!-- /wp:html --&gt;">Nicole Ferroni fait mouche. Dans son sketch viral,</a> elle met en scène le retour du « nouvel album Loi Duplomb 2 », comme si rien n’avait changé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’erreur est humaine, mais persévérer… « , lance-t-elle avec justesse. Ce clin d’œil citoyen rappelle utilement qu’il ne suffit pas de revenir à la charge pour avoir raison face aux faits et à l’exigence de précaution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Chimique ou naturel ? Mac Lesggy ramène sa fraise !</title>
		<link>https://citizen4science.org/chimique-ou-naturel-mac-lesggy-ramene-sa-fraise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 17:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Diététique]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
		<category><![CDATA[Vulgarisation]]></category>
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					<description><![CDATA[Le vulgarisateur scientifique s&#8217;est adonné à une expérience instructive sur le réseau social X (ex Twitter) cette semaine. Mac Lesggy]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le vulgarisateur scientifique s&rsquo;est adonné à une expérience instructive sur le réseau social X (ex Twitter) cette semaine. </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mac Lesggy alias Olivier Lesgourgues est une personnalité médiatique, animateur et producteur de télévision notamment de son émission phare de vulgarisation scientifique E=M6. On le retrouve aussi sur les réseaux sociaux. À la base, il est ingénieur agronome. C&rsquo;est tout naturellement (sic) cette semaine qu&rsquo;il s&rsquo;est livré à une expérience très intéressante auprès des usagers du réseau X où il est suivi par plus de 83 000 personnes.</p><div id="citiz-3774119567" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Pour la petite histoire, on pseudo est l&rsquo;association du préfixe « Mac » usuel en Écosse, contrée qui le passionne, et du diminutif de son patronyme. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="812" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-1024x812.png" alt="" class="wp-image-14770" style="width:469px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-1024x812.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-300x238.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-768x609.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11.png 1118w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Profil de Mac <em>Lesggy sur le réseau social X</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">« Quizz chimie »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ainsi que mardi 21 mai, Mac Lesggy publie une liste d&rsquo;ingrédients impressionnante, succession de formules chimiques, avec la question suivante : </p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>À quels produit correspond la liste d&rsquo;ingrédients affichée ci-dessous ?</em>« </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="884" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-884x1024.png" alt="" class="wp-image-14772" style="width:772px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-884x1024.png 884w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-259x300.png 259w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-768x889.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13.png 1113w" sizes="auto, (max-width: 884px) 100vw, 884px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte est en anglais, mais avouons que cela n&rsquo;entrave pas vraiment la compréhension de ce texte, qui paraîtra particulièrement abscons pour les non chimistes. <br>Traduisons quand même les en-têtes en caractères gras, le reste étant des formules chimiques de diverses molécules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ingredients = ingrédients<br>Sugars = sucres<br>Fatty acids = acides gras<br>Amino acids = acides aminés <br>Preservatives = conservateurs<br>Colours = couleurs<br>Flavours = saveurs</p>





<h2 class="wp-block-heading">Des réactions instructives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mc Lesggy n&rsquo;a pas fait durer le suspens bien longtemps. À la réponse proposée de « fraise bio », il a donné la réponse 30 minutes après avoir publié son quizz : « une fraise tout court ».<br>Beaucoup d&rsquo;incrédules ont réagi, mais sur quelles bases ? C&rsquo;est là que cela devient instructif : </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une fraise avec du E210 ? »</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="410" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-1024x410.png" alt="" class="wp-image-14773" style="width:542px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-1024x410.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-300x120.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-768x308.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14.png 1128w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse à cette question compréhensible, à savoir comment un fruit dans la nature pourrait-elle contenir un colorant industriel, révèle un biais de perception, sur base de fallacie : le faux dilemme. Comme précisé, beaucoup de substances produites dans la nature peuvent également être fabriqués par l&rsquo;humain si en sait en trouver la « recette ». C&rsquo;est la science de la chimie qui le permet, qui va explorer la composition des substances moléculaires. Dans le cas présent, « E210 » est le nom de code industriel de l&rsquo;acide benzoïque, largement utilisé comme conservateur. Il est formé par réaction chimique à partir du benzène. Dans l&rsquo;industrie, on le fabrique à partir du toluène. L&rsquo;acide benzoïque lui-même est un ingrédient d&rsquo;un médicament courant, l&rsquo;aspirine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pratique, l&rsquo;erreur de raisonnement ici est de penser qu&rsquo;un composé est soit naturel, soit fabriqué. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres réactions sont de la même veine :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fraise « <em>avec des conservateurs </em>? » s&rsquo;exclame un internaute. Et oui, il y a des conservateurs naturels, de même que des colorants naturels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre avis : <em>« Vu l&rsquo;étalage d&rsquo;acides aminés, on pourrait penser a un complément alimentaire »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre internaute est sûr de son fait : cette composition est celle d&rsquo;un produit de synthèse, il serait impossible qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une fraise. Il publie les affirmations suivantes :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Il s&rsquo;agit probablement d&rsquo;un produit alimentaire transformé, comme une boisson ou un complément alimentaire, et non d&rsquo;un fruit frais comme la fraise. »<br>« Les ingrédients incluent des additifs tels que des conservateurs (E236, E296), des colorants (E160a, E161b, E161d), et des arômes synthétiques complexes, qui ne sont pas naturellement présents dans les fraises. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre réaction à l&rsquo;identique : « <em>Les ingrédients incluent des additifs tels que des conservateurs (E236, E296), des colorants (E160a, E161b, E161d), et des arômes synthétiques complexes, qui ne sont pas naturellement présents dans les fraises. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br><br>La piste des boissons énergisantes réputées comme bien « chimiques » n&rsquo;échappe pas aux internautes&#8230; et à ChatGPT.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"> « Redbull ? ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La liste d’ingrédients semble correspondre à une boisson énergisante ou une boisson pour sportifs. On peut en déduire cela grâce à la forte teneur en eau, la présence de sucres, une variété d’acides aminés, d’acides gras, ainsi que de nombreux additifs pour la saveur, la couleur et la conservation. Des produits spécifiques comme Gatorade, Powerade …. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule est soumise à ChatGPT par un internaute. L&rsquo;IA tombera elle-même dans le panneau :</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="241" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-1024x241.png" alt="" class="wp-image-14774" style="width:717px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-1024x241.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-300x71.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-768x181.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15.png 1105w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout est chimique !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« chimique » est un adjectif issu de « chimie », qui est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière. Or les éléments de base de la matière sont universels, ce sont les atomes. Les atomes forment de composés par assemblage particuliers d&rsquo;atomes. Ces composés peuvent être présents dans la nature, ou fabriqués par l&rsquo;homme. Et parfois les deux, les composés naturels pouvant servir de « modèle » à fabriquer « artificiellement » mais en tout point identiques ! S&rsquo;ils sont identiques, c&rsquo;est-à-dire formule chimique identique, alors que la molécule soit puisée dans la nature ou provienne de l&rsquo;usine, c&rsquo;est du pareil au même sur sa qualité, compositions et propriétés, bonnes au mauvaises. <br>Le fait de donner un nom de code industriel à un composé n&rsquo;a aucune conséquence sur la substance elle-même, c&rsquo;est juste une étiquette&#8230; on l&rsquo;a vu, cela peut être trompeur. <br>Les noms chimiques des molécules font souvent peur, « chimique » étant associé à « artificiel » et danger.  Or il existe des des composés naturels dangereux voire mortels. Alors gardons en toute occasion notre pensée critique en éveil !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="813" height="462" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16.png" alt="" class="wp-image-14775" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16.png 813w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16-300x170.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16-768x436.png 768w" sizes="auto, (max-width: 813px) 100vw, 813px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Science et médias : le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) publie un guide sur « Le traitement des questions scientifiques »</title>
		<link>https://citizen4science.org/science-et-medias-le-conseil-de-deontologie-journalistique-et-de-mediation-cjdm-publie-un-guide-sur-le-traitement-des-questions-scientifiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 14:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CDJM]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est le deuxième position du l&#8217;instance consultative après celle relative au traitement des erreurs dans les articles journalistiques. Un exercice]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">C&rsquo;est le <a href="https://cdjm.org/le-traitement-des-questions-scientifiques/">deuxième position </a>du l&rsquo;instance consultative après celle relative au t<a href="https://citizen4science.org/presse-politiques-mise-a-jour-ne-pas-confondre-deontologie-choix-editoriaux/">raitement des erreurs dans les articles journalistiques</a>.</h4>



<h4 class="wp-block-heading">Un exercice difficile mais particulièrement louable et bienvenu, dont le respect pourrait avoir un réel impact sur la qualité du journalisme scientifique. Revue et commentaires critiques.</h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recommandation sur le traitement médiatique de la science a été préparée sur le constat par le CDJM que « la science prenait une place de plus en plus grande dans l&rsquo;information des citoyens » et que nombre de personnes « constatent des lacunes dans le traitement médiatique de ces question ».</p><div id="citiz-2776054245" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">En introduction, le CDJM met en avant trois écueils pour les journalistes souhait traiter des sujets scientifiques : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>méconnaissance de la démarche scientifique</li><li>dérives vers l&rsquo;information spectacle</li><li>parole à des experts non reconnue par les pairs<br><br><br></li></ul>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-51.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-51.png" alt="" class="wp-image-9624" width="85" height="58" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-51.png 597w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-51-300x204.png 300w" sizes="auto, (max-width: 85px) 100vw, 85px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour introduire ses bonnes pratiques, le CDJM  déclare que la démarche scientifique fait appel à des concepts, savoir et méthodes « que seuls possèdent les spécialistes du domaine concerné », Et que le journaliste, lui, traite des questions scientifiques « en utilisant les outils de l&rsquo;enquête journalistique, notamment multiplicité et recoupement des sources, suivi du sujet dans la durée. » Il est déduit que le journaliste doit « avoir de solides compétences tenues à jour dans le domaine qu&rsquo;il traite » pour maîtriser les « faits de la science » et ainsi « poser les bonnes questions » et être critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résumons les principes du CDJM : le journaliste ne fait pas de la science.  La démarche scientifique est propre au scientifique, Le journaliste travaille selon les méthodes journalistiques mais doit néanmoins avoir des compétences en maîtrisant les données de la science pour aborder les sujets qu&rsquo;il traite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Six bonnes pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, cinq d&rsquo;entre elles sont des écueils à éviter.<br>1- Risque de « l&rsquo;ignorance simple » : ne pas s&rsquo;en remettre au « bon sens », le journaliste doit se former et s&rsquo;informer.<br>2- Ne pas confondre opinions et faits scientifiques, ni les confronter<br>3- Ne pas confondre controverse scientifique (désaccords entre experts) et controverse politico-médiatique <br>4- Se référer à ce qui fait consensus scientifique <br>5- Ne pas mettre sur le même plan le consensus scientifique et la « démonstration minoritaire largement rejetée »<br>6- Dans le doute, s&rsquo;abstenir (de traiter le sujet)</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, le message est de prendre pour référence et et comme base factuelle le consensus scientifique formé, ne pas mélanger controverse et « ring » politico-médiatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les sources</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Expertise et Experts sont des notions qui « doivent être maîtrisées par le journaliste ». <br>Il nous est expliqué que l&rsquo;expertise est « nécessairement collective », « un expert véritable est membre d&rsquo;un collectif ». Voilà une affirmation que l&rsquo;on peut discuter.<br>Dans un <a href="https://citizen4science.org/expertise-et-experts-des-notions-mal-interpretees-mais-hautement-exploitees/">article de notre série « Expertise et experts »</a>, nous avions mis en avant comme must l&rsquo;expert indépendant. De fait, dans l&rsquo;expertise judiciaire par exemple, la notion d&rsquo;indépendance est essentielle et n&rsquo;exige certainement pas de parler au final, au nom d&rsquo;un collectif. Le CDJM sur la base de son raisonnement d&rsquo;expert nécessairement membre/s&rsquo;exprimant au nom d&rsquo;un collectif, va orienter les vérifications sur la validité du collectif en question dont il exige l&rsquo;existence&#8230;<br>Il semble ainsi que dans ce raisonnement, il y ait une certaine confusion entre consensus scientifique (émanant nécessairement de la communauté scientifique) et expertise. L&rsquo;expertise est individuelle s&rsquo;agissant d&rsquo;un expert personne physique, qui ne s&rsquo;exprime pas au nom d&rsquo;un collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CDJM pose ici 2 recommandations sur les sources :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Privilégier les sources primaires</li><li>Se reporter aux publications originelles</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Saint principe pour des investigations journalistiques mais ici se pose la question de la compétence eu égard à la technicité de ces sources primaires et originelles. Il a été posé en postulat que le journaliste n&rsquo;a pas (a priori) la maîtrise de la démarche scientifique même s&rsquo;il doit en connaître les principes.  On a vu des journalistes éplucher des publications scientifiques avec plus ou moins de compréhension, à l&rsquo;instar d&rsquo;internautes y compris « fact-checkers » sur les réseaux sociaux pour les études portant sur le Covid pendant la crise sanitaire. Le problème n&rsquo;est pas la qualité (journaliste ou citoyen lambda, mais la technicité et donc la compétence) . C&rsquo;est là que l&rsquo;on se rappelle en préambule que le CDJM préconise que le journaliste scientifique doit avoir « de solides compétences » des sujets qu&rsquo;il aborde. Pas évident sauf à avoir un grande rédaction de journalistes très spécialisés dans différents domaines scientifiques.<br>C&rsquo;est là à défaut sans doute, qu&rsquo;intervient l&rsquo;expert que le journaliste (non expert scientifique) doit impérativement consulter quelle que soit l&rsquo;étendue de ses investigations sur les sources primaires. <br>On rappellera que les publications scientifiques (sources primaires) sont le plus souvent du « specialist facing » à savoir qu&rsquo;elles sont écrites par des scientifiques pour des scientifiques et servent de « matière » pour constituer le fameux consensus scientifique. Dès lors, on est face à une certaine contradiction entre : le journaliste se réfère au consensus scientifique uniquement, posé dans les bonnes pratiques proposées, et ici : il épluche les documents scientifiques et même, les données de recherche scientifique. D&rsquo;un point de vue pratique,  un exemple : le journaliste est-il capable d&rsquo;évaluer des sources primaires comme des rapports d&rsquo;essai d&rsquo;un moteur Boeing ou une étude de nouvelle technologie de décryptage d&rsquo;un caryotype ? Raisonnablement non, il fera appel à un expert, sauf à être scientifique expert du domaine avant d&rsquo;être journaliste scientifique, ce qui existe mais n&rsquo;est pas le plus courant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Cas des publications scientifiques</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une série de conseils sont donnés par le CDJM essentiellement à type de prudence. En retiendra essentiellement le premier, qui rejoint notre propos précédent : « S&rsquo;assurer auprès d&rsquo;experts extérieurs que les travaux&#8230;. » . Le journaliste doit impérativement vérifier le résultat de ses investigations et analyses, n&rsquo;étant pas expert scientifique (sauf exception).</p>



<h2 class="wp-block-heading">À propos des chercheurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le CDJM recommande principalement </p>



<ul class="wp-block-list"><li>de vérifier la valeur d&rsquo;un expert auprès de ses pairs.  <br>Pourquoi parle-t-on d&rsquo;expert ici ? le chercheur serait-il assimilé à un expert ? On dirait bien. <a href="https://citizen4science.org/expertise-experts-episode-2-confusion-entre-expert-et-chercheur/">Attention dès lors à la confusion entre expert et recherche, c&rsquo;est l&rsquo;objet de l&rsquo;un de nos articles</a> de la série Expertises et Experts justement. <br></li><li>de vérifier les conflits d&rsquo;intérêt et les « influences » d&rsquo;un chercheur<br>C&rsquo;est pertinent, mais on regrettera la référence immédiate à « Euros for Docs », la base de donnée issue de Transparence santé qui recense les contrats des chercheurs avec l&rsquo;industrie pharmaceutique. Participer à l&rsquo;innovation en matière pharmaceutique et médical n&rsquo;est pas un conflit d&rsquo;intérêt. À titre d&rsquo;exemple, et un médecin-chercheur qui conduit des essais cliniques sur une molécule expérimentale n&rsquo;est pas en conflit d&rsquo;intérêt. <br><br></li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les interviews de scientifiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le CDJM donne des conseils importants dont le respect est indispensable :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Dire à quel titre le scientifique est interviewé : spécialiste, expertise, « citoyen engagé voire militant »</li><li>Mentionner ses liens (association, affiliation, intérêts&#8230;)</li><li>Ne pas solliciter un expert « sur un sujet pour couvrir un autre sujet, même voisin » </li><li>Ne pas considérer que le statut social et la renommée en font un porteur de « vérité scientifique » (y compris le nombre de publications scientifiques)</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/activistes-sante-sur-les-reseaux-sociaux-appel-a-la-transparence/">La transparence</a> et la justification du choix des intervenants et leurs motivations pour intervenir sont particulièrement bienvenus.<br>Espérons que cela aidera les médias à cesser de tendre le micro à des experts hors de leur domaine d&rsquo;expertise, ce sont les plus dangereux pour leurrer le public et la garantie d&rsquo;un nivellement vers le bas de la qualité des débats. Ces derniers pullulent sur les réseaux sociaux et tentent de capter l&rsquo;attention des journalistes. Profils types : les post doctorants en quête de publications et de notoriété, très présents sur les réseaux sociaux et que les journalistes prennent parfois pour des référents, promeuvent une fausse image : celui du chercheur,  qui plus est nécessairement académique, comme un expert de référence. Cela participe de la confusion omniprésente entre chercheur et expert.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Santé et médecine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le CDJM a jugé utile de parler spécifiquement de ces domaines, très abordés depuis 2020 avec la pandémie de Covid-19.<br>Il met l&rsquo;accent sur les considérations éthiques (ne pas réduire une personne à son diagnostic, être prudent pour ne pas susciter d&rsquo;espoirs ou craintes non fondés), rester prudent avec les découvertes, être mesuré sur les risques et les avantages non prouvés pour la santé.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce guide est bienvenu pour des conseils pertinents.  </p>



<h4 class="wp-block-heading">La recommandation à fort impact potentiel </h4>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il faut retenir une recommandation pour l&rsquo;impact fort qu&rsquo;elle pourrait avoir si elle est suivie par les médias, c&rsquo;est le fait de cesser d&rsquo;interroger ou de prendre comme référent des « experts hors de leur domaine d&rsquo;expertise, « même voisin », cette pratique délétère ayant été intensive tout au long de la crise sanitaire qui a donné naissance à profusion de faux experts en sciences pharmaceutiques et médicales qui souvent jouent de leur expertise dans un autre domaine comme argument d&rsquo;autorité. <br>Ajoutons à cela la transparence exigée sur les motivations et liens d&rsquo;intérêt de l&rsquo;intervenant, éminemment nécessaires, comme le montre particulièrement l&rsquo;expérience dans la pandémie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le paradoxe</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Celui du journaliste scientifique qui selon les bonnes pratiques énoncées doit se contenter d&rsquo;utiliser les faits scientifiques issus du consensus mais à qui on propose d&rsquo;étudier la production de recherche, par définition non encore dans ce consensus, Paradoxe réglé si le journaliste scientifique est également scientifique du domaine traité ce qui n&rsquo;est pas monnaie courante, auquel cas l&rsquo;appui sur un expert rigoureusement sélectionné sera essentiel.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les confusions expert/chercheur, expert/société savante et la politique sur l&rsquo;industrie pharmaceutique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On peut regretter dans la recommandation du CDJM une certaine  confusion hélas courante entre chercheur et expert, cette dernière étant très exploitée sur les réseaux sociaux, la confusion entre expert (individuel) et consensus (collectif ou société savante), et enfin celle entre lien et conflit d&rsquo;intérêt en rapport avec les collaborations nécessaires entre chercheurs du secteur public avec l&rsquo;industrie pharmaceutique, essentielle pour l&rsquo;innovation médicale. Hélas, cette confusion a été exploitée par des figures complotistes pendant la crise sanitaire pour diaboliser et discréditer de véritables experts qui se sont exprimés dans leur domaine de compétence., mais aussi par des activistes ou post étudiants en quête de notoriété et de publications pour leur cursus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin </h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<item>
		<title>À quoi sont dues les hépatites aiguës qui affectent les enfants ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/a-quoi-sont-dues-les-hepatites-aigues-qui-affectent-les-enfants-britanniques/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/a-quoi-sont-dues-les-hepatites-aigues-qui-affectent-les-enfants-britanniques/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2022 19:46:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Épidémiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Hépatite]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Virologie]]></category>
		<category><![CDATA[Vulgarisation]]></category>
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					<description><![CDATA[par Conor Meehan, Senior Lecturer in Microbiology, Nottingham Trent University, Royaume-Uni Au cours des derniers mois, le nombre de cas]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par <strong>Conor Meehan</strong>, Senior Lec</em>turer in Microbiology, Nottingham Trent University, Royaume-Uni</p><div id="citiz-4204317775" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Au cours des derniers mois, le nombre de cas d’hépatites sévères chez les enfants de moins de 10&nbsp;ans a fortement augmenté au Royaume-Uni. Entre janvier et le 8&nbsp;avril 2022, 74 cas ont été signalés à l’<a href="https://www.gov.uk/government/news/increase-in-hepatitis-liver-inflammation-cases-in-children-under-investigation">Agence britannique de sécurité sanitaire</a> (UK Health Security Agency – UKHSA), dont 49 en Angleterre, 13 en Écosse et 12 autres répartis entre le Pays de Galles et l’Irlande du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres <a href="https://www.statnews.com/2022/04/14/u-s-u-k-investigating-unusual-cases-of-hepatitis-in-young-children/">cas isolés</a> ont aussi été identifiés aux États-Unis, en Espagne et en Irlande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(au 1<sup>er</sup> mai, l’Organisation mondiale de la Santé avait reçu <a href="https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/least-228-probable-cases-child-hepatitis-so-far-who-2022-05-03/">228 signalements de cas probables provenant de 20 pays</a>. Plus de 50 autres cas étaient en cours d’investigation, <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2022/hepatites-aigues-pediatriques-severes-d-origine-inconnue-point-de-situation-au-29-avril-2022">dont deux en France</a>, selon Santé publique France. En outre à l&rsquo;heure où nous publions ces lignes, le bilan est de 348 cas au niveau mondial, ndlr)</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">An update on hepatitis cases in children:<br><br>We are continuing to investigate 74 cases of hepatitis (liver inflammation) in children in the UK since January 2022. 1/2</p>&mdash; UK Health Security Agency (@UKHSA) <a href="https://twitter.com/UKHSA/status/1513891413561425920?ref_src=twsrc%5Etfw">April 12, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’hépatite sévère est très rare chez l’enfant, et la cause de cette <a href="https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/acute-hepatitis-of-unknown-aetiology---the-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland">augmentation des cas très inhabituelle</a> n’a pas encore été identifiée. La théorie la plus vraisemblable est que ces hépatites résulteraient d’une infection virale. Pourraient-elles être liées à l’infection par le SARS-CoV-2, le coronavirus qui cause le Covid-19&nbsp;? Existe-t-il d’autres explications&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes de la maladie peuvent être diverses, mais chez les enfants, l’hépatite est généralement associée à des infections virales. Les virus les plus couramment impliqués sont les cinq virus de l’hépatite&nbsp;: A, B, C, D et E. D’autres virus, comme les adénovirus, peuvent aussi provoquer une hépatite, mais ils sont plus rarement impliqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est inhabituel dans les cas d’hépatites pédiatriques qui nous préoccupent, c’est qu’aucun des cinq virus de l’hépatite n’a été détecté chez les jeunes patients touchés. Ce qui exclut donc de fait la cause la plus courante de la maladie, et laisse les autorités de santé publique en quête d’une explication…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’appelle-t-on «&nbsp;hépatite&nbsp;» ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant tout, rappelons ce qu’est l’hépatite, et en quoi elle est liée aux infections virales. Le terme «&nbsp;hépatite&nbsp;» décrit une <a href="https://www.nhs.uk/conditions/hepatitis/">inflammation du foie</a>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-69.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-69.png" alt="" class="wp-image-6117" width="440" height="610" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-69.png 329w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-69-216x300.png 216w" sizes="auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px" /></a><figcaption><em>Source : Wikipédia</em></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflammation est une réaction immunitaire non spécifique qui se produit suite à une infection ou à une blessure. Elle est le signe que le corps essaie de combattre une cause de maladie potentielle. Chez les enfants, les symptômes comprennent généralement certains des éléments suivants (mais pas tous)&nbsp;: des urines foncées, des selles grises, un jaunissement de la peau et des yeux (appelé jaunisse) et une température élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à des soins médicaux appropriés, l’hépatite peut généralement être guérie. Néanmoins, il arrive que l’état de certains patients requière de procéder à une transplantation du foie. À la mi-avril, <a href="https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/acute-hepatitis-of-unknown-aetiology---the-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland">six enfants britanniques</a> avaient dû subir une telle greffe, selon l’Organisation mondiale de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes de la maladie peuvent être diverses, mais chez les enfants, l’hépatite est généralement associée à des infections virales. Les virus les plus couramment impliqués sont les cinq virus de l’hépatite&nbsp;: A, B, C, D et E. D’autres virus, comme les adénovirus, peuvent aussi provoquer une hépatite, mais ils sont plus rarement impliqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est inhabituel dans les cas d’hépatites pédiatriques qui nous préoccupent, c’est qu’aucun des cinq virus de l’hépatite n’a été détecté chez les jeunes patients touchés. Ce qui exclut donc de fait la cause la plus courante de la maladie, et laisse les autorités de santé publique en quête d’une explication…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Adénovirus et hépatites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les adénovirus sont couramment responsables d’infections chez l’être humain, en particulier chez les enfants. Presque tous ont été infectés au moins une fois par un adénovirus <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2319417021001098">avant l’âge de dix ans</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habituellement, ces virus provoquent des infections des poumons et des voies respiratoires, ce qui se traduit généralement par des symptômes de rhume ou, parfois, par une pneumonie. Dans certains cas, principalement chez les enfants de cinq ans et plus, les adénovirus peuvent aussi provoquer une «&nbsp;fièvre pharyngo-conjonctivale&nbsp;» («&nbsp;pool fever&nbsp;», littéralement «&nbsp;fièvre de la piscine&nbsp;»), qui se traduit par un mal de gorge, de la fièvre et une inflammation des yeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il arrive que, chez les patients immunodéprimés (autrement dit chez toute personne dont le système immunitaire ne fonctionne pas correctement, comme les personnes ayant subi une greffe d’organe ou suivant un traitement contre le cancer), les <a href="https://journals.lww.com/ajsp/Abstract/2017/06000/Adenovirus_Hepatitis__Clinicopathologic_Analysis.11.aspx">adénovirus provoquent en de rares occasions une hépatite</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il est extrêmement rare d’observer un tel nombre de cas, surtout chez des enfants qui ne semblent pas immunodéprimés. Si un adénovirus est bien à l’origine de ces cas, cela pourrait signifier qu’un nouveau variant a émergé, capable de provoquer plus facilement la maladie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autres causes potentielles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’infection à adénovirus étant une infection courante chez les enfant, pouvant, de surcroît se traduire par une hépatite, il est tentant de considérer cette explication <a href="https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2022.27.15.2200318#r9">comme la plus probable</a>. Mais d’autres scénarios doivent néanmoins être explorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cas observés pourraient par exemple résulter d’hépatites auto-immunes&nbsp;: dans cette maladie, ce n’est pas un virus ou un autre agent pathogène qui attaque le foie, mais l’organisme lui-même. Toutefois, ce type d’hépatite est rare, puisqu’il ne concerne que <a href="https://britishlivertrust.org.uk/information-and-support/living-with-a-liver-condition/liver-conditions/autoimmune-hepatitis/">10&nbsp;000 personnes</a> environ au Royaume-Uni. Qui plus est, les hépatites auto-immunes se manifestent généralement plutôt chez les femmes, aux environs de 45&nbsp;ans. Compte tenu de ces éléments, il est très peu probable que cette maladie soit à l’origine de la flambée de cas observée chez les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre hypothèse suggère que le Covid-19 pourrait être à l’origine de ces cas d’hépatite. En effet, le SARS-CoV-2 <a href="https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/acute-hepatitis-of-unknown-aetiology---the-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland">a été détecté chez certains des enfants affectés</a> (des cas isolés d’hépatite ont également été signalés chez des patients atteints de Covid, mais ils sont encore plus rares que l’hépatite auto-immune et ont surtout été observés chez des adultes atteints de <a href="https://www.nature.com/articles/s41591-020-0968-3">formes sévères de Covid</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce propos, il est important de noter qu’aucun des enfants chez qui une hépatite a été diagnostiquée au Royaume-Uni n’avait reçu de <a href="https://www.gov.uk/government/news/increase-in-hepatitis-liver-inflammation-cases-in-children-under-investigation">vaccin anti-SARS-CoV-2</a>. Il n’y a donc aucune raison de penser que les vaccins destinés à lutter contre le Covid-19 ont un quelconque rapport avec ce pic d’hépatites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre possibilité : ces hépatites pourraient résulter d’une interaction entre différents virus (par exemple, entre un adénovirus et un coronavirus qui infecteraient tous deux le même enfant, en même temps).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un virus totalement différent, qui n’aurait pas encore été détecté, pourrait aussi être à l’origine de ces maladies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et maintenant ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Agence britannique de sécurité sanitaire conseille aux parents et aux personnes qui s’occupent d’enfants <a href="https://www.gov.uk/government/news/increase-in-hepatitis-liver-inflammation-cases-in-children-under-investigation">d’être attentifs aux signes d’hépatite</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les adénovirus semblent pour le moment être les coupables les plus probables, des recherches plus approfondies seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse, et exclure d’autres possibilités, telles qu’une infection par de nouveaux virus. Peut-être découvrira-t-on qu’il n’existe pas d’origine commune à ces hépatites, et que leur cause varie selon les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, face à un scénario médical inhabituel tel que celui-ci, et tandis que la pandémie de Covid-19 se poursuit, nous devons toujours garder à l’esprit que le coronavirus constitue un suspect possible. Il ne faut cependant pas systématiquement tout lui mettre sur le dos, car cela risquerait de fausser notre vision des choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conclure, si un adénovirus s’avère être effectivement responsable de cette situation, comment nous en protéger et minimiser ainsi le risque de graves complications&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les adénovirus <a href="https://academic.oup.com/jid/article/194/7/877/862744">se propagent</a> par l’air et par le toucher. La principale mesure préventive consiste donc, pour les adultes comme pour les enfants, à se laver correctement les mains et à adopter de bonnes pratiques en matière d’hygiène, en toussant par exemple dans son coude plutôt que dans sa main.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article paru initialement en anglais dans<a href="https://theconversation.com/a-quoi-sont-dues-les-hepatites-aigues-qui-affectent-les-enfants-britanniques-182828"> The Conversation</a></em></p>



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		<title>Théorie de l&#8217;inoculation : utiliser la désinformation pour combattre la désinformation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2022 16:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Déni de science]]></category>
		<category><![CDATA[Dénialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccination]]></category>
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					<description><![CDATA[par John Cook, Research Assistant Professor, Center for Climate Change Communication, George Mason University, USA En tant que psychologue à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">par <strong><em>John Cook</em></strong>, Research Assistant Professor, Center for Climate Change Communication, George Mason University, USA</p><div id="citiz-555963790" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">En tant que psychologue à la recherche de désinformation, je me concentre sur la réduction de son influence. Essentiellement, mon objectif est de me mettre au chômage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les développements récents indiquent que je n&rsquo;ai pas fait un très bon travail à cet égard. La désinformation, les fausses nouvelles et les « faits alternatifs » sont plus importants que jamais. <a href="https://languages.oup.com/word-of-the-year/2016/">Le dictionnaire Oxford a désigné le terme « post-truth</a> » (post-vérité) comme le mot de l&rsquo;année 2016. La science et les preuves scientifiques sont l&rsquo;objet d&rsquo;assauts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, la science a un moyen de se protéger, et il provient d&rsquo;une branche de la recherche psychologique connue sous le nom de <a href="https://doi.apa.org/doiLanding?doi=10.1037%2Fh0042026">théorie de l&rsquo;inoculation</a>. Celle-ci emprunte à la logique des vaccins : Un peu de quelque chose de mauvais vous aide à résister à un cas complet. Dans les <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0175799">recherches que j&rsquo;ai récemment publiées</a>, j&rsquo;ai essayé d&rsquo;exposer les gens à une forme faible de désinformation afin de les vacciner contre la vraie chose &#8211; avec des résultats prometteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les deux façons dont la désinformation fait des dommages</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation est générée et diffusée à un rythme prolifique. Une étude récente comparant les arguments contre la science du climat et les arguments politiques contre l&rsquo;action sur le climat a révélé que <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959378015300728?via%3Dihub">le déni de la science est en augmentation relative</a>. Et des recherches récentes indiquent que ces types d&rsquo;efforts ont un impact sur les perceptions et la littératie scientifiques des personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude récente menée par le chercheur en psychologie Sander van der Linden a révélé que <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/gch2.201600008">la désinformation sur le changement climatique</a> ont un impact significatif sur la perception du public à ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation qu&rsquo;ils ont utilisée dans leur expérience était<a href="https://www.desmog.com/2016/11/29/revealed-most-popular-climate-story-social-media-told-half-million-people-science-was-hoax/"> l&rsquo;article sur le climat le plus partagé en 2016.</a> Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pétition, connue sous le nom de Global Warming Petition Project, mettant en scène 31 000 personnes titulaires d&rsquo;un baccalauréat en sciences ou plus, qui ont signé une déclaration affirmant que les humains ne perturbent pas le climat. Ce seul article a fait baisser la perception du consensus scientifique chez les lecteurs. La mesure dans laquelle les gens acceptent l&rsquo;existence d&rsquo;un consensus scientifique sur le changement climatique est ce que les chercheurs appellent une « <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0118489">croyance passerelle</a>« , qui influence les attitudes à l&rsquo;égard du changement climatique, comme le soutien à l&rsquo;action climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où M. van der Linden menait son expérience aux États-Unis, j&rsquo;étais de l&rsquo;autre côté de la planète, en Australie, où je menais mes propres recherches sur <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0175799">l&rsquo;impact de la désinformation</a>. Par coïncidence, j&rsquo;ai utilisé le même mythe, en reprenant mot pour mot le texte du Global Warming Petition Project. Après avoir montré la désinformation, j&rsquo;ai demandé aux gens d&rsquo;estimer le consensus scientifique sur le réchauffement climatique causé par l&rsquo;homme, afin de mesurer tout effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai obtenu des résultats similaires, la désinformation réduisant la perception du consensus scientifique. En outre, la désinformation a affecté certaines personnes plus que d&rsquo;autres. Plus une personne est conservatrice d&rsquo;un point de vue politique, plus l&rsquo;influence de la désinformation est grande.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-176.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="599" height="333" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-176.png" alt="" class="wp-image-5714" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-176.png 599w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-176-300x167.png 300w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /></a><figcaption><em>Réponse à la désinformation sur le changement climatique. Cook &amp; al. (2017)</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats concordent avec d&rsquo;autres recherches qui montrent que les gens interprètent les messages, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;informations ou de désinformation, en fonction de leurs croyances préexistantes. Lorsque nous voyons quelque chose qui nous plaît, nous sommes plus susceptibles de penser que c&rsquo;est vrai et de renforcer nos croyances en conséquence. À l&rsquo;inverse, lorsque nous rencontrons des informations qui vont à l&rsquo;encontre de nos croyances, nous sommes <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13669877.2010.511246">plus susceptibles de discréditer la source</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette histoire ne s&rsquo;arrête pas là. Au-delà de la désinformation des personnes, la désinformation a une influence plus insidieuse et plus dangereuse. Dans l&rsquo;étude de van der Linden, lorsqu&rsquo;on présentait aux gens à la fois des faits et des informations erronées sur le changement climatique, il n&rsquo;y avait aucun changement net de croyance. Les deux informations contradictoires s&rsquo;annulaient mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits et les « faits alternatifs » sont comme la matière et l&rsquo;antimatière. Lorsqu&rsquo;ils entrent en collision, il y a une explosion de chaleur suivie de rien. Cela révèle la manière subtile dont la désinformation fait des dégâts. Elle ne se contente pas de désinformer. Elle empêche les gens de croire aux faits. Ou, comme le dit éloquemment Garry Kasporov, la désinformation « annihile la vérité » :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">The point of modern propaganda isn&#39;t only to misinform or push an agenda. It is to exhaust your critical thinking, to annihilate truth.</p>&mdash; Garry Kasparov (@Kasparov63) <a href="https://twitter.com/Kasparov63/status/808750564284702720?ref_src=twsrc%5Etfw">December 13, 2016</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La réponse de la science au déni de science</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;assaut contre la science est redoutable et, comme l&rsquo;indique cette recherche, elle peut être très efficace. Comme il se doit, la science détient la réponse au déni de science.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://doi.apa.org/doiLanding?doi=10.1037%2Fh0042026">théorie de l&rsquo;inoculation</a> reprend le concept de la vaccination, selon lequel nous sommes exposés à une forme faible d&rsquo;un virus afin de développer une immunité contre le vrai virus, et l&rsquo;applique à la connaissance. <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/23808985.2005.11679045">Un demi-siècle de recherches</a> a montré que lorsque nous sommes exposés à une « forme affaiblie de désinformation », cela nous aide à développer une résistance afin de ne pas être influencés par de la désinformation effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un texte inoculant nécessite deux éléments. Premièrement, il comprend un avertissement explicite sur le danger d&rsquo;être induit en erreur par la désinformation. Deuxièmement, il faut fournir des contre-arguments expliquant les failles de cette désinformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son inoculation, van der Linden a souligné que de nombreux signataires étaient faux (par exemple, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=T6Et5aenOLg">une Spice Girl a été faussement citée comme signataire</a>), que 31 000 personnes ne représentent qu&rsquo;<a href="https://skepticalscience.com/OISM-Petition-Project.htm">une fraction minuscule</a> (moins de 0,3 %) de tous les diplômés en sciences des États-Unis depuis 1970 et que moins de 1 % des signataires avaient des compétences en matière de climatologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mes <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0175799">recherches publiées  récemment</a>, j&rsquo;ai également testé l&rsquo;inoculation, mais avec une approche différente. Bien que j&rsquo;aie inoculé les participants contre le projet de pétition, je ne l&rsquo;ai pas du tout mentionné. Au lieu de cela, j&rsquo;ai parlé de la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WAqR9mLJrcE">technique de désinformation consistant à utiliser de « faux experts</a>« , c&rsquo;est-à-dire des personnes qui donnent l&rsquo;impression d&rsquo;être expertes au grand public mais qui n&rsquo;ont aucune compétence réelle en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai constaté que le fait d&rsquo;expliquer la technique de désinformation neutralisait complètement l&rsquo;influence de la désinformation, sans même la mentionner spécifiquement. Par exemple, après avoir expliqué comment de faux experts ont été utilisés dans des campagnes de désinformation antérieures, les participants n&rsquo;ont pas été influencés lorsqu&rsquo;ils ont été confrontés aux faux experts du projet Pétition. De plus, la désinformation a été neutralisée dans tout le spectre politique. Conservateur ou libéral, personne ne veut être induit en erreur par des techniques trompeuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise en pratique de l&rsquo;inoculation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;inoculation est une forme puissante et polyvalente de communication scientifique qui peut être utilisée de plusieurs façons. Mon approche a consisté à associer les résultats de l&rsquo;inoculation à la psychologie cognitive de la démystification, en développant le cadre Fait-Mythe-Raisonnement fallacieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="UQx DENIAL101x 6.3.3.1 Flu Shots" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/wfq0Xrgsn_4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie consiste à expliquer les faits, puis à introduire un mythe lié à ces faits. À ce stade, les gens sont confrontés à deux informations contradictoires. Vous réconciliez le conflit en expliquant la technique utilisée par le mythe pour déformer le fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons utilisé cette approche à grande échelle dans un cours en ligne gratuit sur la désinformation climatique, <a href="https://www.edx.org/course/making-sense-of-climate-science-denial">Comprendre le déni de science du climat</a>. Chaque cours adoptait la structure Fait-Mythe-Raisonnement fallacieux. Nous commencions par expliquer un seul fait climatique, puis nous introduisions un mythe associé, suivi d&rsquo;une explication du sophisme employé par le mythe. De cette façon, tout en expliquant les faits essentiels du changement climatique, nous avons également vacciné les étudiants contre 50 des mythes climatiques les plus courants.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-179.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="811" height="902" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-179.png" alt="" class="wp-image-5724" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-179.png 811w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-179-270x300.png 270w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-179-768x854.png 768w" sizes="auto, (max-width: 811px) 100vw, 811px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, nous savons que nous sommes à l&rsquo;origine du réchauffement de la planète car nous observons de nombreux schémas de changement climatique propres au réchauffement par effet de serre. En d&rsquo;autres termes, les empreintes humaines sont observées partout dans notre climat. Cependant, un mythe soutient que le climat a changé naturellement dans le passé, avant l&rsquo;arrivée de l&rsquo;homme ; par conséquent, ce qui se passe maintenant doit aussi être naturel. Ce mythe commet le raisonnement fallacieux des conclusions hâtives (ou non sequitur), où la prémisse ne mène pas à la conclusion. C&rsquo;est comme si l&rsquo;on trouvait un cadavre avec un couteau dans le dos et que l&rsquo;on affirmait que des personnes sont mortes de causes naturelles dans le passé, donc que cette mort devait également être de causes naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La science nous a informés, dans un moment de franchise, que le fait de fournir plus de science aux gens n&rsquo;est pas la réponse exhaustive au déni de science. La désinformation est une réalité que nous ne pouvons pas nous permettre d&rsquo;ignorer &#8211; nous ne pouvons pas être dans le déni du déni de science. Nous devons plutôt le considérer comme une opportunité éducative. S&rsquo;attaquer aux idées fausses en classe est l&rsquo;un des moyens les plus efficaces d&rsquo;enseigner les sciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;avère que la clé pour mettre fin au déni de la science est d&rsquo;exposer les gens à un tout petit peu de déni de science.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais par la Rédaction de Science infuse &#8211; <a href="https://theconversation.com/inoculation-theory-using-misinformation-to-fight-misinformation-77545">article original</a></em></p>



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		<item>
		<title>Enjeux de la médiation scientifique par Pascal Chauchefoin</title>
		<link>https://citizen4science.org/la-mediation-scientifique-vue-par-pascal-chauchefoin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2022 22:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agora]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[En France, quelles perspectives pour la médiation scientifique ? La Fête de la science à l&#8217;Ecole Polytechnique, en 2017. J.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="legacy">En France, quelles perspectives pour la médiation scientifique ?</h1>

  <figure>
    <img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/447418/original/file-20220220-75578-18zgnrw.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=10%2C19%2C1007%2C620&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip">
      <figcaption>
        La Fête de la science à l&rsquo;Ecole Polytechnique, en 2017.
        <span class="attribution"><a class="source" href="https://www.flickr.com/photos/117994717@N06/37078542853">J. Barande/Ecole Polytechnique</a>, <a class="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></span>
      </figcaption>
  </figure>

<span><a href="https://theconversation.com/profiles/pascal-chauchefoin-1301437">Pascal Chauchefoin</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-poitiers-2135">Université de Poitiers</a></em></span>

<p>Qu’il s’agisse de santé publique, du nucléaire, de la 5G, de la gestion de nos forêts, des OGM ou encore de l’intelligence artificielle, nous avons aujourd’hui à faire des choix collectifs en matières scientifiques et techniques. Ils auront des conséquences majeures à court terme et pour les générations futures. Quelles que soient les positions adoptées, l’histoire évaluera nos décisions sur la base de notre capacité à identifier les enjeux éthiques, environnementaux et socio-économiques des problèmes posés, à anticiper les crises et à proposer des solutions pour les éviter ou, à tout le moins, en limiter les effets.</p><div id="citiz-1483350632" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Si la science ne participe pas à la décision politique, elle dresse indéniablement le champ des possibles en fonction des connaissances disponibles et des recherches en cours à une époque donnée. C’est en puisant dans ce corpus de connaissances que le débat démocratique peut prospérer.</p>

<p>Cependant, si depuis 50 ans, les Français continuent à accorder une confiance élevée à la science et aux scientifiques, ils sont désormais une minorité à considérer que les effets positifs de la recherche scientifique <a href="http://www.science-and-you.com/fr/sondage2021">sont supérieurs aux effets négatifs</a>. Ce sont donc les effets de la science sur nos conditions de vie qui sont en cause, ce qui pose la question du contrôle démocratique des choix techno-scientifiques. Déjà, en 2016, un sondage Ipsos montrait que seulement 25 % des personnes interrogées considèrent <a href="https://www.ipsos.com/sites/default/files/files-fr-fr/doc_associe/les-francais-et-les-sciences-participatives.pdf">que les citoyens français sont suffisamment informés et consultés sur les débats et les enjeux de la recherche aujourd’hui</a>.</p>

<h2>Citoyenneté éclairée</h2>

<p>Ce constat interpelle tous les acteurs de la culture scientifique et technique car ils jouent un rôle clé dans la diffusion des savoirs nécessaires à l’implication citoyenne dans l’orientation du développement techno-scientifique. Depuis plus d’un demi-siècle, ces structures (des associations et établissements publics, pour la plupart) ont accumulé un savoir-faire considérable en adéquation avec les évolutions sociétales et ont su jouer le rôle de tiers de confiance pour garantir l’impartialité indispensable à un dialogue constructif entre les scientifiques et leurs concitoyens.</p>

<p>L’offre centrée initialement sur les clubs scientifiques et les différentes formules de « musées des sciences », s’est étoffée au fil du temps avec, par exemple, les ateliers découverte, les animations, les cafés des sciences et, plus récemment, avec l’exploration des liens entre art et science.</p>

<p>Ces dernières années, profitant des opportunités offertes par les technologies numériques, elles ont affirmé leur présence sur les réseaux sociaux (podcast et webradio) et ont proposé à leurs visiteurs de nouvelles expériences immersives ou interactives sur les grands sujets de société comme en témoigne l’installation performative <a href="https://emf.fr/ec3_event/workshop-devenir-plante-voir-par-le-corps/">« Devenir plante : voir par le corps »</a> réalisée récemment par le Lieu multiple de Poitiers. Une telle démarche permet sans nul doute de rompre avec l’image parfois austère que véhicule la communication scientifique et ainsi de <a href="https://www.cairn.info/revue-etudes-2008-9-page-173.htm">renouveler l’intérêt pour les sujets scientifiques, notamment auprès des plus jeunes</a>.</p>

<h2>Toucher tous les publics</h2>

<p>Mais l’accroissement et la diversification de l’offre ne forment qu’un aspect de la réponse aux enjeux soulignés plus haut. Alimenter le débat sur les enjeux environnementaux et socio-économiques de la science implique une connaissance préalable plus fine des attentes du public. Or, en matière de culture scientifique, ce public est segmenté, il conviendrait plutôt de parler « des publics ».</p>

<p>Schématiquement, il se décompose en quatre grandes catégories dont les frontières ne sont pas étanches. Le public scolaire des écoles, collèges et lycées ; le public des loisirs scientifiques (enfants, adultes, familles qui participent à des ateliers et animations) ; le public averti qui, sur un sujet particulier, cherche à enrichir ses connaissances, conforter son engagement, et enfin, le public local ou touristique des amateurs de culture au sens large.</p>

<p>À chacune de ces catégories correspond une offre au contenu et à la géométrie variables. Par exemple, l’École de l’ADN de Nîmes, inspiré du DNA Learning Center new-yorkais intervient auprès des associations de malades pour <a href="https://www.ecole-adn.fr/?page_id=465">expliquer en quoi consiste le diagnostic génétique et présenter les avancées de la recherche</a>. Dans d’autres cas, les citoyens participent, selon un protocole strict, à la collecte des données scientifiques qui seront ensuite traitées et analysées par des chercheurs professionnels. Le portail des observatoires participatifs des espèces et de la nature (OPEN) <a href="https://www.open-sciences-participatives.org/home/">recense plus de 70 000 participants aux différents programmes de recherche sur la biodiversité</a>.</p>

<p>L’enjeu sens doute le plus important aujourd’hui concerne les moyens à mettre en œuvre pour toucher les gens qui ne se sentent pas concernés par les sujets scientifiques et techniques. Ce « non public » ne doit pas être négligé car il participe évidemment à la fabrique de l’opinion dite « générale ». Cherchant à comprendre les raisons profondes de ce désintérêt, Olivier Las Vergnas suggère qu’il ne relève pas nécessairement d’un manque de curiosité. Il peut dissimuler « une résignation apprise » pour celles et ceux qui n’ont pas eu d’affinité particulière <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00685389">avec les disciplines scientifiques durant leur scolarité</a>. L’absence d’intérêt pour la science peut aussi être imputable à un accès difficile, voire impossible, aux canaux de la diffusion scientifique en raison de l’éloignement géographique.</p>

<p>On le voit, les facteurs à prendre en compte sont multiples et complexes, mais leur identification est sans doute essentielle pour faire progresser la diffusion de la culture scientifique.</p>

<h2>Travail de médiation</h2>

<p>Quelle que soit la modalité de médiation retenue, la participation des chercheurs à la conception des supports est essentielle car elle garantit la qualité de l’information diffusée. Surtout, la figure du scientifique peut s’incarner à travers une personne qui, grâce à ses connaissances, sa façon d’être et sa passion pour son métier éveille la curiosité et stimule l’échange. Il n’est d’ailleurs pas rare que de telles rencontres déclenchent des vocations car elles contribuent à remettre en cause les clichés qui freinent les <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-01097991">ambitions professionnelles des jeunes filles</a> et, plus généralement, des jeunes gens issus des catégories sociales les plus modestes.</p>

<p>Peut-être faut-il également se défaire de l’idée que l’exposé savant et structuré, fût-il brillant, suffit à donner le goût des sciences. Les expériences <a href="https://forccast.hypotheses.org/5514">comme celles qui sont menées autour des controverses dans le cadre du programme Forccast</a> et <a href="https://ouatterrir.medialab.sciences-po.fr/#/">« Où atterrir » du Médialab de Sciences Po</a> montrent l’intérêt de porter une attention plus grande aux questionnements des populations et mener, sur cette base, un véritable travail de médiation.</p>

<p>Malheureusement, en France, l’enseignement des principes et des méthodes de la médiation n’est pas systématiquement intégré dans la formation des chercheurs et enseignants-chercheurs. Seules quelques universités comme Rennes 1 et Paris le proposent dans les formations doctorales. À défaut, l’accueil temporaire de chercheurs dans des institutions de culture scientifique pourrait être encouragé à l’instar de ce que propose <a href="https://www.exploratorium.edu/about/oshers">l’Exploratorium de San Francisco à travers son Programme Osher Fellows</a>, mais les initiatives de ce genre sont encore très timides.</p>

<p>En dépit de tous les efforts déployés depuis les années 70, les acteurs de la culture scientifique ont donc encore beaucoup de nouvelles formules à inventer pour favoriser les débats démocratiques sur les sujets scientifiques et techniques. Une présence plus affirmée dans les territoires est sans doute une voie à explorer. À travers les élus, les associations, les lieux de lecture publique et le monde éducatif au sens large, de nombreux relais existent dans les territoires pour identifier les attentes et structurer une offre qui corresponde aux préoccupations locales.<!-- Ci-dessous se trouve le compteur de pages de The Conversation. Veuillez ne pas l'enlever. --><img loading="lazy" decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/174380/count.gif?distributor=republish-lightbox-basic" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important"><!-- Fin du code. Si vous ne voyez aucun code ci-dessus, veuillez obtenir un nouveau code dans l'onglet « Avancé » après avoir cliqué sur le bouton « Republier ». Le compteur de pages ne collecte aucune donnée personnelle. Plus d'informations : http://theconversation.com/republishing-guidelines --></p>

<p><span><a href="https://theconversation.com/profiles/pascal-chauchefoin-1301437">Pascal Chauchefoin</a>, Maître de conférences en économie et directeur scientifique du centre de culture scientifique « Espace Mendès France », <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-poitiers-2135">Université de Poitiers</a></em></span></p>

<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/en-france-quelles-perspectives-pour-la-mediation-scientifique-174380">article original</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Science infuse</span></strong>&nbsp;est le média d’information en ligne de&nbsp;<strong><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Citizen4Science</span></strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Le goût du vrai » de Etienne Klein</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Dec 2021 13:23:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Note de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Gallimard, Collection Tracts Note de lecture de La Griffe, membre de Citizen4Science « Les vérités scientifiques »&#160;ne résultent pas d’un vote. La]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Gallimard, Collection Tracts<a href="https://www.editionspoints.com/"><br></a></p><div id="citiz-2440689978" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph">Note de lecture de <strong><em>La Griffe</em></strong>, membre de Citizen4Science</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Les vérités scientifiques »&nbsp;ne résultent pas d’un vote.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La crise sanitaire a donné lieu à des polémiques autour du</strong> <strong>rôle de la science.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui dit « le vrai »&nbsp;quant à la nature de&nbsp;la pandémie ou</strong> l<strong>a qualité d&rsquo;un traitement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, la science est contre-intuitive, « Show me the data », mais elle n’est pas seulement une démarche critique&nbsp;: avant d’être une source de profit pour tous, la découverte est une joie de l’esprit et une dilatation de l’intelligence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La démarche scientifique reste le meilleur chemin vers une connaissance authentique du monde.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce vibrant plaidoyer pour la vérité est d’une actualité de plus en plus brûlante.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment nourrir ce que Nietzsche appelait le « goût du vrai » à l’heure des fakenews, du complotisme, de l’inculture scientifique (NousSachons et autres covidologues) &#8230;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’auteur nous donne certaines clés&nbsp;: celle de découvrir, apprendre et comprendre avec de nombreuses citations de Nietzsche, La Bruyère, Kafka, Proust et même Coluche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bonne lecture</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Griffe</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Collection « Tracts » &#8211; Gallimard </em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-45.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="718" height="858" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-45.png" alt="" class="wp-image-3798" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-45.png 718w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-45-251x300.png 251w" sizes="auto, (max-width: 718px) 100vw, 718px" /></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Dénialisme : le Covid long mis en question</title>
		<link>https://citizen4science.org/le-covid-long-mis-en-question/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 18:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Covid Long]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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		<category><![CDATA[SARS-COV2]]></category>
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					<description><![CDATA[Une publication relative à une cohorte France parue dans JAMA, objet d&#8217;un article du Monde, nous fait réagir. Hier matin]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Une publication relative à une cohorte France parue dans JAMA, objet d&rsquo;un article du Monde, nous fait réagir. </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Hier matin nous avons consulté rapidement une <a href="http://étude parue dans JAMA">étude parue dans JAMA</a> concernant une grosse cohorte sans avoir connaissance de vives critiques méthodologiques déjà faites par des spécialistes à son sujet.</p><div id="citiz-1295964923" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agissait de :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-44.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="216" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-44.png" alt="" class="wp-image-3316" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-44.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-44-300x84.png 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Elle concluait  que l&rsquo;auto-diagnostic de Covid Long n&rsquo;est pas suffisant pour conclure à un Covid long, ce qui nous a paru logique, et nous ne nous sommes pas attardé sur le sujet (on ne peut pas éplucher toutes les publications), signalant simplement la publication sur Twitter et notre remarque sur la nécessité évidente d&rsquo;un diagnostic médical :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">⏩Symptômes &quot;persistants suite COVID: corrélation n&#39;est pas causalité<br><br>C intuitif mais cette cohorte (&lt;27 000)🇫🇷le confirme : les patients Covid+ attribuent volontiers leurs symptômes persistants au Covid, ce n&#39;est pas tjs le cas<br>Vive le diagnostic médical<a href="https://t.co/NvgZxKICBH">https://t.co/NvgZxKICBH</a></p>&mdash; Citizen4Science (@Citizen4Sci) <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1458863641336365063?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-pale-cyan-blue-color">Plus tard, nous tombons sur la publication Twitter du Monde qui nous fait bondir sur l&rsquo;exergue :</span></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Les manifestations du « Covid long » ne sont pas forcément liées à l’infection par le SARS-CoV-2 <a href="https://t.co/Cui3EDEIjh">https://t.co/Cui3EDEIjh</a></p>&mdash; Le Monde (@lemondefr) <a href="https://twitter.com/lemondefr/status/1458860309632983043?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On notera la différence entre l&rsquo;exergue : « Les manifestations du « Covid Long » ne <strong>SONT</strong> pas forcément&#8230;. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">et « ne <strong>SERAIENT </strong>pas forcément » dans l&rsquo;article original : histoire d&rsquo;enfoncer le clou sur les réseaux sociaux ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-43.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-43.png" alt="" class="wp-image-3312" width="465" height="248" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-43.png 904w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-43-300x161.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-43-768x411.png 768w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours est-il que nous réagissons sans même avoir lu encore l&rsquo;article, bien conscient que la plupart des gens ne vont pas au-delà du titre, surtout quand l&rsquo;accès est payant.<br>Le message peut être facilement perçu comme la mise en cause de l&rsquo;existence du « Covid long » autrement que dans la tête de ceux qui revendiquent souffrir de cette affection.<br>Par ailleurs, on trouve le titre fort maladroit, car si les manifestations du Covid long ne sont pas liées à l&rsquo;infection, c&rsquo;est que par définition ce n&rsquo;est pas le Covid long qui est en cause. Que l&rsquo;auto-diagnostic, comme on le disait plus tôt, ne soit pas suffisamment fiable est une chose, de là à remettre en cause l&rsquo;existence du Covid long, cela s&rsquo;apparente à du<strong> dénialisme</strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">⏩ <a href="https://twitter.com/lemondefr?ref_src=twsrc%5Etfw">@lemondefr</a>, qu&#39;est-ce que c&#39;est que ce titre ??<br><br>▶️Mettre &quot;Covid long&quot; entre guillemets remet implicitement en cause l&#39;existence de cette affection😐<br><br>▶️Si on parle de manifestations non liées à l&#39;infection SARS CoV 2, alors ce ne sont pas des manifestations du Covid long🤷 <a href="https://t.co/ZQ7JYO5XRP">https://t.co/ZQ7JYO5XRP</a> <a href="https://t.co/oAwNMp9oSt">pic.twitter.com/oAwNMp9oSt</a></p>&mdash; Citizen4Science (@Citizen4Sci) <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1458889984988135424?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-pale-cyan-blue-color">Nous décidons de mettre en priorité la lecture de cet article, et on ne sera malheureusement  pas « déçu ».</span></h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Les journalistes du Monde donne le ton : « <strong>une explosive et méticuleuse étude épidémiologique »</strong></li><li>« Une nouvelle terminologie, dite « Covid long », <strong>forgée par les patients</strong>, s’est peu à peu imposée »<br>Ainsi,  il s&rsquo;agirait d&rsquo;un concept émanant du peuple. Comme si 18 mois plus tard, le corps médical et les scientifiques ne s&rsquo;étaient pas penchés sur cette entité clinique et sa prise en charge, comme si c&rsquo;était une pure invention sortie de l&rsquo;imaginaire et de souffrances psychologiques pures.<br>Pour les journalistes, l&rsquo;étude suggère ainsi que « <strong>c’est la conviction d’avoir été infecté par le SARS-CoV-2 qui est liée aux symptômes du « Covid long », plus que le fait d’avoir été bel et bien infecté »</strong><br></li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les critiques méthodologique sont évoquées à la décharge des journalistes y compris réaction de l&rsquo;association AprèsJ20 qui critique la qualité de l&rsquo;étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;analyse des journalistes se contente de mettre en avant les conclusions de plusieurs des auteurs de l&rsquo;étude en les appuyant tout en rapportant de façon peu proportionné l&rsquo;avis d&rsquo;un seul scientifique pour lequel on met bien en avant qu&rsquo;il n&rsquo; a pas participé à ce travail.  Est-ce bien équitable ?<br><br><strong>Où est le travail de journalisme scientifique dans cet article très orienté ?</strong><br><br>En conclusion, l&rsquo;article conclut en faisant le<strong> rapprochement du Covid long avec la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique</strong>, soit des syndromes cliniques sans étiologie déterminée , c&rsquo;est-à-dire sans cause connue à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de Jérôme Larché très impliqué historiquement et opérationnellement dans la prise ne charge du Covid long :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">C&#39;est donc <a href="https://twitter.com/lemondefr?ref_src=twsrc%5Etfw">@lemondefr</a> qui assure maintenant le rewieving méthodologique des études médicales soumises à publication?🙃<br>Quelques liens qui pourront vous intéresser&#8230;<a href="https://t.co/wRizL0ul19">https://t.co/wRizL0ul19</a><a href="https://t.co/37oq2z3hB8">https://t.co/37oq2z3hB8</a> (critique de methodo statistique très claire de l&#39;article)</p>&mdash; Jérôme Larché (@Jerome_Larche) <a href="https://twitter.com/Jerome_Larche/status/1458911895411380224?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite, les complotistes sur les réseaux sociaux se ravissent de ce dénialisme : pandémie inventée, maladie inventée, vaccin inutile, tout cela rentre on ne peut mieux dans la théorie conspirationniste. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Ah bah voilà, c’était couru d’avance, les complotistes qui viennent se coller comme des moules à l’étude tout pétée de <a href="https://twitter.com/hashtag/Ranque?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Ranque</a> et <a href="https://twitter.com/hashtag/Robineau?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Robineau</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/JAMAretract?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#JAMAretract</a> PAS—MERCI <a href="https://twitter.com/lemondefr?ref_src=twsrc%5Etfw">@lemondefr</a> !!!! 😡🤬 <a href="https://t.co/ZOU9xNGyEz">pic.twitter.com/ZOU9xNGyEz</a></p>&mdash; Martine Mounier (@reverseyourmind) <a href="https://twitter.com/reverseyourmind/status/1459156871194071041?ref_src=twsrc%5Etfw">November 12, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons fustigé tout au long de la crise les médias coupables d&rsquo;avoir fait tribune au complotisme, au dénialisme, à la pseudoscience et à leurs gourous.<br>18 mois plus tard, il faudrait espérer que des leçons soient enfin tirées.<br><br><strong>L&rsquo;association AprèsJ20 </strong>qui regroupe des malades du Covid Long  a demandé un <strong>droit de réponse à cet article du Monde</strong>, Citizen4Science soutient cette demande. Espérons qu&rsquo;elle sera entendue. </p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/le-covid-long-mis-en-question/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;IHU Marseille dévoile les performances de ses outils de populisme au service de la pseudoscience, de la désinformation et du complotisme</title>
		<link>https://citizen4science.org/lihu-marseille-devoile-les-performances-de-ses-outils-de-populisme-au-service-de-la-pseudoscience-et-du-complotisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 13:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-checking]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>
		<category><![CDATA[Méconduite scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une vidéo YouTube censée parler de « communication scientifique », l&#8217;étudiant en sociologie et lobbying politique explique l&#8217;arsenal de communication mis]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Dans une vidéo YouTube censée parler de « communication scientifique », l&rsquo;étudiant en sociologie et lobbying politique explique l&rsquo;arsenal de communication mis en place pour embrigader le grand public dans ses thèses pseudoscientifiques destructrices dans la crise sanitaire</h4>



<h3 class="wp-block-heading">Les 4 outils au service de la pseudoscience déployés par IHU Marseille</h3>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">1. YouTube</span></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mise à profit pour créer une prise directe avec le grand public et permettre de délivrer directement :</p><div id="citiz-2674743691" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<ul class="wp-block-list"><li>Diffuser la pseudoscience</li><li>Faire du déni de science</li><li>Diffuser des thèses complotistes</li><li>Vanter des molécules non éprouvées</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1025" height="551" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-2.png" alt="" class="wp-image-3074" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-2.png 1025w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-2-300x161.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-2-768x413.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1025px) 100vw, 1025px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Nous rappelons que la communication sur les médicaments auprès du grand public est strictement réglementée, et ne peut un aucun cas être faite sans autorisation préalable de l&rsquo;ANSM, qui est le contrôleur de la publicité.<br>Concernant l&rsquo;HCQ, il s&rsquo;agit d&rsquo;une utilisation en outre hors AMM et en réalité d&rsquo;une utilisation comme produit expérimental s&rsquo;agissant du Covid.<br>Chacun connaît l&rsquo;article 39 du Code de déontologie médical, art. R127-39 du Code de la santé publique, dont on a cessé de parler depuis 18 mois. À ce titre, l&rsquo;inaction de l&rsquo;Ordre des médecins est également coupable :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="788" height="238" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-3.png" alt="" class="wp-image-3075" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-3.png 788w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-3-300x91.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-3-768x232.png 768w" sizes="auto, (max-width: 788px) 100vw, 788px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Il s&rsquo;agit pour l&rsquo;IHU Marseille de<br>&#8211; PROFITER de l&rsquo;inaction complice  des autorités et instances ordinales et de<br>&#8211; DÉFINIR comme indicateur de performance de « communication scientifique » des VUES <a href="https://twitter.com/YouTube">@YouTube</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="603" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-4-1024x603.png" alt="" class="wp-image-3078" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-4-1024x603.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-4-300x177.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-4-768x452.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-4.png 1039w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La science à l&rsquo;IHU, Messieurs Dames, ou la consécration du spectacle de la pseudoscience liée aux corrélations douteuses dans un parfait numéro d&rsquo;illusionnisme de très bas étage ici, par l&rsquo;étudiant en sociologie/lobbying politique Y. Roussel.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Corrélation VUES YOUTUBE vs Nombre de CAS COVID</span></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1012" height="551" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-5.png" alt="" class="wp-image-3080" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-5.png 1012w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-5-300x163.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-5-768x418.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1012px) 100vw, 1012px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sans moins de fierté, l&rsquo;étudiant chargé de la communication de l&rsquo;IHU fait état des 10 vidéos Youtube les plus vues :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1011" height="625" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-6.png" alt="" class="wp-image-3082" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-6.png 1011w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-6-300x185.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-6-768x475.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1011px) 100vw, 1011px" /></a></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">2. Twitter</span></h4>



<p class="wp-block-paragraph">2e support  et 2e indicateur de performance clé pour nous démontrer un grand niveau de « communication scientifique » : le NOMBRE D&rsquo;ABONNÉS sur le réseau social TWITTER </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="986" height="488" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-7.png" alt="" class="wp-image-3085" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-7.png 986w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-7-300x148.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-7-768x380.png 768w" sizes="auto, (max-width: 986px) 100vw, 986px" /></a></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">3. Les Preprints</span></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3e outil de communication par l&rsquo;IHU du populisme scientifique, de la pseudoscience et du complotisme, est pour l&rsquo;IHU Marseille, la production de « preprints », c&rsquo;est-à-dire des articles au format scientifique (qui ne contiennent pas forcément que de la science), non validés par les pairs.<br>Ce qui signifie que tout le monde peut rédiger un PREPRINT, et le plasser sur un serveur de consultation. <br>Faites-en la publicité sur YouTube et les réseaux sociaux, en mode sauveur populiste, ça pourrait vous rapporter gros !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi accessible et accédé par le Grand Public : Les PREPRINTS de l&rsquo;IHU Marseille sont affichés avec fierté, on trouve dans le top 12 le pire de la production de pseudoscience complotiste sur le marché, qui a beaucoup <strong>TUÉ</strong> :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1006" height="421" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-8.png" alt="" class="wp-image-3088" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-8.png 1006w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-8-300x126.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-8-768x321.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1006px) 100vw, 1006px" /></a></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">4. Le site internet IHU Marseille</span></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la capture d&rsquo;écran ci-dessous : la cinétique du feu de paille perdurant autour de la SUPERCHERIE Hydroxycholorique est bien visible,<br>On voit également l&rsquo;exploitation des 3 autres outils du populisme et de la désinformation scientifiques présentés précédemment.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1018" height="409" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-9.png" alt="" class="wp-image-3091" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-9.png 1018w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-9-300x121.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-9-768x309.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1018px) 100vw, 1018px" /></a></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ligne gouroutique transatlantique autour de l&rsquo;arnaque hydroxychloroquine, avec ou sans azithromycine (ans a hint of zinc &#8211; cf Zelenko protocol et Kit Covid Bolsonaro)</span></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ligne transatlantique est celle de la honte, elle a propagé la mort : France &#8211; États-Unis &#8211; Brésil, où des populistes au pouvoir ont repris l&rsquo;arnaque pseudoscientifique à leur compte (Trump, Bolsonaro), où trouvé des émules en mode gourou apocalyptique tel le Dr Zelenko à dans l&rsquo;état de New York.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="741" height="420" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-10.png" alt="" class="wp-image-3093" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-10.png 741w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-10-300x170.png 300w" sizes="auto, (max-width: 741px) 100vw, 741px" /></a><figcaption>Donald Trump et Jair Bolsonaro</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-11.png" alt="" class="wp-image-3094" width="734" height="340" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-11.png 412w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-11-300x139.png 300w" sizes="auto, (max-width: 734px) 100vw, 734px" /></a><figcaption>Vladimir Zelenko</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&#8230; tout cela gràce à l&rsquo;IHU qui est fière du résultat de ses actions de Community Management :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="924" height="490" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-12.png" alt="" class="wp-image-3097" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-12.png 924w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-12-300x159.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/11/image-12-768x407.png 768w" sizes="auto, (max-width: 924px) 100vw, 924px" /></a></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Conclusion</span><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"></span><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"></span></h4>



<p class="wp-block-paragraph">À quand la conclusion de cet étalage mortifère ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pseudoscience, le dénialisme, le complotisme, la désinformation, on trouvera toujours des acteurs pour les animer et en tirer profit, particulièrement dans une crise sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grande question : que font les autorités au bout de 18 mois ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand mettront-ils fin à cette imposture scientifique qui prend la science, la recherche, la médecine en otage, et au final tue physiquement et instaure à la définance des citoyens à long terme ?</p>
]]></content:encoded>
					
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