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	<title>Conseil de l&#039;Ordre Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Conseil de l&#039;Ordre Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Une bombe à l&#8217;Ordre des médecins : la procureure de la République saisie, la dissolution du Conseil départemental de Paris examinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 11:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Cette démarche s’accompagne d’un examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris. Un rapport provisoire de l’Inspection générale des finances, révélé par <a href="https://www.lecanardenchaine.fr/sante/53321-le-conseil-de-l-ordre-des-medecins-malade-sous-tout-rapport">Le Canard enchaîné</a>, pointe de graves irrégularités de gestion et de gouvernance au sein de l’institution.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un rapport de l’IGF qui fait mal</h3>



<p>L’Inspection générale des finances (IGF) a rendu un rapport provisoire confidentiel qui dissèque la gestion de l’Ordre national des médecins et de plusieurs conseils départementaux, dont celui de Paris. Selon les éléments rendus publics, la gestion est « émaillée d’irrégularités ». Le texte évoque des défaillances comptables, des dépenses injustifiées, un exercice inégal des missions légales et un suivi lacunaire des plaintes. Pour le seul Conseil départemental de Paris, les irrégularités de gouvernance et de gestion sont jugées suffisamment graves pour que l’IGF recommande explicitement sa dissolution.L’Ordre des médecins, rappelons-le, est financé exclusivement par les cotisations obligatoires des 341 000 médecins et 18 000 sociétés inscrites au tableau. Ces contributions ont généré 105 millions d’euros en 2025. L’institution est chargée par la loi de veiller à la déontologie, à la régulation de la profession et à la qualité des soins. Toute mise en cause de sa gestion touche donc directement la crédibilité de l’ensemble du corps médical.</p><div id="citiz-1719222244" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé entre en scène</h3>



<p>Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a réagi publiquement ce mardi 31 mars sur le réseau social professionnel LinkedIn : <br><br><em>« Ordres des professions de santé : je prends acte de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et l’examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris ! »</em></p>



<p>Ce message officiel marque une étape inédite. L’article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler au procureur de la République. La saisine vise donc à déterminer s’il existe des infractions pénales derrière les irrégularités relevées. Parallèlement, l’examen des conditions de dissolution relève du volet administratif : il s’agit de vérifier si les dysfonctionnements sont tels qu’ils justifient la suppression pure et simple du Conseil départemental de Paris.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contexte d’une institution déjà fragilisée</h3>



<p>Cette affaire intervient alors que l’Ordre traverse déjà une période de forte contestation. La hausse des cotisations pour 2026 a provoqué une vive polémique chez les médecins libéraux, qui estiment payer toujours plus pour une institution accusée de ne pas remplir pleinement ses missions. Le rapport de l’IGF vient amplifier ce malaise : il ne s’agit plus seulement d’une question de montant des cotisations, mais de la manière dont l’argent est utilisé et dont l’institution est gouvernée.À Paris, le plus important conseil départemental par le nombre de praticiens concernés, les dysfonctionnements pointés sont particulièrement sensibles. La dissolution, si elle était prononcée, constituerait un événement historique. Elle impliquerait la mise en place d’une administration provisoire ou d’une réorganisation complète, avec des conséquences directes sur le traitement des plaintes des patients, la discipline ordinale et la représentation de la profession.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles suites judiciaires et administratives ?</h3>



<p>La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, est désormais saisie. Elle doit apprécier si les faits décrits dans le rapport de l’IGF justifient l’ouverture d’une enquête pénale. En parallèle, les services de l’État examineront les voies administratives de dissolution. Le ministre de la Santé, en tant que tutelle, joue ici un rôle clé : la saisine de la procureure par une autorité gouvernementale ou à sa connaissance renforce la gravité du signal.Pour l’heure, aucun détail supplémentaire n’a filtré sur le contenu précis du rapport ni sur l’identité exacte du signalant. Le caractère provisoire et confidentiel du document explique sans doute le silence médiatique relatif jusqu’à présent. Pourtant, la simple annonce par la ministre transforme l’affaire en événement majeur pour la profession.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un séisme pour la médecine française</h3>



<p>Au-delà des aspects techniques, cette séquence pose une question de fond : l’Ordre des médecins, créé pour garantir l’indépendance et l’éthique de la profession, est-il encore en capacité de s’autogérer efficacement ? Les médecins, qui paient chaque année des cotisations substantielles, sont en droit d’exiger une transparence totale et une utilisation rigoureuse des fonds.</p>



<p>La dissolution éventuelle du Conseil de Paris ne serait pas une sanction symbolique. Elle remettrait en cause l’organisation même de la discipline ordinale dans la capitale où exercent des milliers de praticiens. Elle pourrait aussi ouvrir la voie à une réforme plus large des ordres professionnels de santé, déjà évoquée dans certains milieux politiques.</p>



<p>L’affaire est loin d’être terminée. La procureure de Paris doit désormais trancher sur le volet pénal. Les autorités de tutelle, sur le volet administratif. Les médecins, comme l’opinion publique, attendent des réponses claires et rapides. Pour la première fois depuis longtemps, l’Ordre des médecins se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait redessiner durablement son avenir.</p>



<p>Et c&rsquo;est sans compter Le Canard Enchaîné, qui en date du 8 avril lance ça nouvelle bombe en direction d&rsquo;un Ordre, celui des chirurgiens-dentistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="819" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png" alt="" class="wp-image-17914" style="aspect-ratio:1.0527227079906503;width:502px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png 819w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-300x285.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-768x730.png 768w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></a></figure>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Cour d&rsquo;appel de Bourges, photo issue du site </em></p>



<p><em>Mise à jour 8 avril 2026 : ajout de l&rsquo;alerte du Canard Enchaîné sur l&rsquo;Ordre des chirurgiens-dentistes</em></p>



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<p></p>
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		<title>Médecine esthétique : face aux injections illégales, un label privé pour combler le vide réglementaire ; l&#8217;Ordre bloque et maintient son monopole</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:26:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Réglementaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 11 mars 2026, le Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique a lancé un label volontaire fondé sur vingt-et-un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Le 11 mars 2026, le <a href="https://cercle-medecine-esthetique.com/blog/le-cbpme-cree-le-label-sectoriel-de-reference-pour-securiser-les-pratiques-et-proteger-les-patients" type="link" id="https://cercle-medecine-esthetique.com/blog/le-cbpme-cree-le-label-sectoriel-de-reference-pour-securiser-les-pratiques-et-proteger-les-patients">Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique a lancé un label </a>volontaire fondé sur vingt-et-un critères vérifiables. Soutenu par les industriels et motivé par la protection immédiate des patients, ce dispositif associatif se heurte au refus catégorique du Conseil national de l’Ordre des médecins, révélant une tension classique entre régulation ascendante et contrôle institutionnel exclusif.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Un label volontaire pour combler un vide réglementaire structurel</h2>



<p>Face à l’absence de cadre législatif uniforme sur les qualifications requises pour les injections esthétiques et à la multiplication des « fake injectors », le Cercle, association loi 1901 regroupant plus de deux cents médecins sur environ dix mille estimés en France, a officialisé le 11 mars 2026 à Paris le « Label des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique ». Ce référentiel repose sur vingt-et-un critères organisés en cinq piliers principaux. Le premier pilier, qualification et cadre d’exercice, exige un diplôme médical délivré dans l’Union européenne, une inscription au tableau de l’Ordre, une expérience professionnelle pertinente, une assurance responsabilité civile professionnelle adaptée aux actes esthétiques et un exercice dans un environnement respectant les normes sanitaires et d’hygiène (locaux, équipements, protocoles d’asepsie). Le deuxième pilier, information et protection du patient, impose une consultation préalable obligatoire, un consentement éclairé documenté, la remise d’une information loyale et complète (risques, bénéfices, alternatives, tarifs, délais de réflexion), une vigilance accrue envers les mineurs et les personnes vulnérables ainsi qu’une gestion des attentes irréalistes. Le troisième pilier, sécurité et traçabilité des actes, requiert l’utilisation exclusive de produits certifiés CE avec traçabilité des lots et numéros de série, des protocoles de gestion des complications incluant matériel d’urgence et plan d’action pour effets indésirables graves, une asepsie stricte, l’enregistrement détaillé des actes et produits dans le dossier patient et le respect des contre-indications et posologies recommandées. Le quatrième pilier, déontologie et communication, interdit les promesses de résultats irréalistes, la publicité comparative ou incitative, impose une communication honnête sur les réseaux sociaux et sites internet, exige la transparence sur les tarifs et les conflits d’intérêts et proscrit les pratiques mercantiles (ventes forcées, forfaits illimités). Le cinquième pilier, qualité et amélioration continue, oblige au développement professionnel continu (DPC lorsque applicable), au suivi post-acte des patients, à l’analyse des retours d’expérience et des complications déclarées, à la participation à des audits internes ou par les pairs et à la mise à jour régulière des protocoles selon les recommandations scientifiques et les alertes de l’ANSM.</p><div id="citiz-3647078276" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Le label, valable trois ans renouvelables, prévoit la transmission préalable des dossiers au CNOM avant attribution et se présente comme non substitutif aux autorités ordinales ou aux pouvoirs publics. Il offre un repère clair, vérifiable et immédiatement identifiable pour les patients dans un secteur en forte croissance mais dépourvu de régulation contraignante uniforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Convergence des intérêts privés : médecins qualifiés et industriels face aux dérives</h2>



<p>Les représentants de l’industrie ont activement soutenu l’initiative lors de la conférence de presse, insistant sur la nécessité d&rsquo;un l’encadrement rigoureux des pratiques et de la formation continue pour sécuriser les produits, ainsi que la collaboration entre industrie et médecins pour un cadre plus sûr. La lutte contre les pratiques illégales et le maintien d’un exercice médical strict ont été mis en avant. Ces positions traduisent une convergence économique et sanitaire : le label renforce la légitimité des injections (marché principal des produits certifiés) par des médecins qualifiés, réduit les risques de complications liées aux contrefaçons ou injections hors cadre. Ces actes illégaux ont un impact fort en matière de pharmacovigilance et sur  la réputation des marques. Il s&rsquo;agit de consolider la traçabilité exigée par les normes européennes. La campagne de sensibilisation à un million d’euros annoncée pour septembre 2026, visant à alerter contre les fake injectors via médias et plateformes numériques, pourrait impliquer ces acteurs (Anti-Age Magazine, ibid.).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêt public primordial : une protection immédiate des patients</h2>



<p>Deux millions de patients ont consulté pour des soins esthétiques en France, dont 1,2 million pour des injections selon les chiffres 2024 relayés par l’Ordre. 40 % des actes seraient pratiqués hors cadre légal. La banalisation des actes via les réseaux sociaux expose à des complications irréversibles, à l’absence de recours en exercice illégal et à une information souvent incomplète. Les vingt-et-un critères, centrés sur le consentement éclairé, la traçabilité et la gestion des complications, offrent une norme vérifiable par tiers et révocable en cas de manquement. Cette démarche issue du terrain répond directement à un vide réglementaire persistant, plaçant la santé publique et l’information loyale au cœur d’une initiative collective en attendant une évolution législative.</p>



<p>Les chiffres les plus concrets portent sur les signalements à l&rsquo;ANSM : 40 en 2022, 104 en 2023 pour l&rsquo;injection illégale d&rsquo;achide hyaluronique et les cas graves de botulisme (8 en 2024 + 3 en 2025). Au-delà, on évoque essentiellement de risques vitaux (nécrose, cécité, botulisme, infections sévères) et une explosion qualitative du phénomène, sans base statistique exhaustive nationale. Le sujet reste un problème de santé publique sous-estimé car les cas modérés se règlent souvent en privé ou ne sont pas déclarés.</p>



<p>Le 18 mars le Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE) a une nouvelle fois alerté sur un phénomène « hors de contrôle » avec de plus en plus de complications graves, spécifiant que la France n&rsquo;est pas un cas particulier.  La société savante déplore la « banalisation » des injections illégales au détriment des patients. Le chiffre évoqué aujourd&rsquo;hui est de près de 30 signalements en ce début d&rsquo;année 2026, montrant une dynamique en pleine croissance. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opposition ordinale : défense du monopole sur la reconnaissance institutionnelle</h2>



<p>Le CNOM (Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins) a décliné toute participation et s’est désolidarisé, déclarant, selon les propos rapportés par<a href="https://www.lequotidiendumedecin.fr/sante-societe/politique-de-sante/medecine-esthetique-des-praticiens-creent-un-label-de-bonnes-pratiques-lordre-desavoue-linitiative"> le Quotidien de médecin</a> hier, que « la reconnaissance d’une formation relève exclusivement des acteurs institutionnels » et que sa caution pourrait être interprétée comme un aval au label privé. Le Conseil national professionnel (CNP) de dermatologie a suivi cette ligne. L’Ordre soutient uniquement le DIU (diplôme inter-universitaire) de médecine esthétique, destiné à intégrer un futur droit d’exercice complémentaire sous son contrôle exclusif, conformément aux articles L. 4121-1 du Code de la santé publique et au Code de déontologie médicale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre bonnes pratiques volontaires et régulation obligatoire</h2>



<p>Ce cas met en évidence un conflit structurel. Les vingt-et-un critères s’alignent sur les principes déontologiques fondamentaux (information loyale, consentement, compétence, sécurité) et sur les exigences de traçabilité des dispositifs médicaux (règlement UE 2017/745). La transmission préalable des dossiers au CNOM et l’absence de prétention à se substituer aux autorités renforcent sa valeur comme référence d’état de l’art. Pourtant, le refus ordinal souligne le risque de confusion pour le public et de dilution de responsabilité en contentieux (qualification effective vs adhésion associative, appréciation de la conformité). Cette posture privilégie le contrôle vertical au détriment d’une protection issue du terrain mmédiate, alors que les intérêts privés de structuration du marché et les interêts publics que sont la réduction des risques sanitaires, convergent fortement. Le label révèle les limites d’une régulation purement institutionnelle dans un secteur à haut potentiel contentieux et ouvre la perspective d’une hybridation future entre dispositifs privés vérifiables et cadre ordinal, au bénéfice de la sécurité collective et de l’intérêt général. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est bien le gouvernement et plus particulièrement le ministère de la santé qui est au pied du mur.</p>



<p><em>Mise à jour du 18 mars 2026 : conférence de presse du jour du SNCPRE</em></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Laura Villela</em></p>



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		<title>En 2024, la moitié des médecins ont bénéficié d&#8217;avantages offerts par l&#8217;industrie, selon l&#8217;Ordre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:26:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
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		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&#8217;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu des avantages de l’industrie pharmaceutique en 2024, dans un contexte  d&rsquo;encadrement renforcé. Transparence accrue mais défis persistants pour garantir l’indépendance.</h2>



<p></p>



<p>Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a publié son rapport d’évaluation 2023-2024 sur le dispositif « Encadrement des avantages », qui régule les relations entre professionnels de santé et industrie pharmaceutique. Ce document, basé sur quatre ans d’application de la loi anti-cadeaux, montre qu’environ 50 % des médecins ont bénéficié d’avantages en 2024, tout en soulignant des progrès en matière de transparence et des ajustements nécessaires pour renforcer l’éthique médicale.</p><div id="citiz-1589680078" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un cadre déontologique strict</h3>



<p>Instauré par l’ordonnance n° 2017-49 du 19 janvier 2017, le dispositif interdit aux médecins de recevoir des avantages illicites de l’industrie (pharmaceutique, dispositifs médicaux, etc.). Les conventions, comme les contrats de recherche ou les invitations à des congrès, doivent être soumises à l’Ordre via l’application IDAHE V2 pour contrôle déontologique. En 2023-2024, la commission Relations médecins-industrie  a examiné environ 63 000 conventions, majoritairement pour des montants inférieurs à 2 000 euros, qui bénéficient d’une procédure simplifiée. Les avantages sont déclarés sur le site Transparence Santé, garantissant une traçabilité publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quels avantages et quelles règles ?</h3>



<p>Les « <em>avantages</em> » incluent toute forme de bénéfice direct ou indirect offert par l’industrie aux médecins, comme des rémunérations pour des prestations (conférences, expertises, participation à des études cliniques pour tester des médicaments), des prises en charge de frais de déplacement ou d’hébergement pour des congrès, ou encore des invitations à des formations. Selon la loi anti-cadeaux, tout avantage d’une valeur supérieure à 10 euros doit être déclaré sur le site Transparence Santé. Pour les conventions, une distinction clé est faite selon leur montant : celles inférieures à 2 000 euros relèvent d’une simple déclaration à l’Ordre, tandis que celles dépassant ce seuil nécessitent une autorisation préalable, soumise à un contrôle approfondi pour vérifier leur conformité déontologique. Cette limite, instaurée pour alléger la charge administrative des petites conventions, a permis de fluidifier le processus tout en maintenant une vigilance sur les engagements financiers plus importants, comme le précise le <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/external-package/rapport/ihs103/cnom_rapport_devaluation_rmi_2023-2024.pdf">rapport 2023-2024 du Cnom</a>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La moitié des médecins concernés</h3>



<p>En 2024, un médecin sur deux (sur la base de 234 000 médecins en activité en France) a bénéficié d’avantages, qu’il s’agisse de financements pour des formations, des congrès ou des activités de recherche. Cette proportion, bien que significative, reflète une meilleure intégration des règles par les industriels, avec une diminution des avantages non conformes, comme les hospitalités excessives. L’utilisation accrue de l’application IDAHE V2 a facilité le traitement des dossiers, et le site Transparence Santé enregistre une hausse des déclarations, renforçant la visibilité des liens d’intérêts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une relation essentielle, mais sous tension</h3>



<p>Les relations entre médecins et industrie pharmaceutique sont indispensables à l’innovation médicale : sans la participation des médecins-chercheurs aux essais cliniques et aux tests des médicaments développés par l’industrie, aucun traitement novateur ne pourrait voir le jour. Pourtant, ces collaborations ont été mises à rude épreuve, notamment pendant la crise du Covid-19, où des médecins-chercheurs ont été ciblés et harcelés pour leurs liens présumés ou réels avec l’industrie pharmaceutique. Ces attaques, souvent relayées sur les réseaux sociaux, ont alimenté une méfiance envers la recherche médicale, malgré son rôle crucial dans le développement de vaccins et de traitements. Le rapport 2023-2024 du Cnom, en renforçant la transparence, cherche à rétablir la confiance tout en protégeant l’intégrité de ces collaborations essentielles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des faiblesses persistantes</h3>



<p>Malgré les avancées, des lacunes subsistent. Certains dossiers soumis manquent de précisions sur les finalités ou les montants des conventions, et les petites entreprises peinent à respecter les délais de déclaration. La Cour des comptes, dans un rapport parallèle, a pointé un contrôle insuffisamment rigoureux pour les conventions à forts montants. Le Cnom propose de renforcer les sanctions en cas de non-conformité et de simplifier les démarches pour les conventions de faible enjeu, afin de réduire la charge administrative.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une indépendance renforcée</h3>



<p>L’indépendance des médecins reste un enjeu central. Le rapport met l’accent sur la nécessité de formations continues indépendantes de l’industrie, un point également soulevé par la Cour des comptes. Le Cnom recommande la création d’un label unique pour certifier la qualité et l’indépendance des formations hors développement professionnel continu (DPC), afin de garantir que les connaissances des médecins ne soient pas influencées par des intérêts commerciaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>Le rapport 2023-2024 du Cnom témoigne d’une consolidation du dispositif d’encadrement des avantages, avec une transparence accrue et une large implication des médecins dans des relations encadrées avec l’industrie. Cependant, des efforts restent nécessaires pour combler les lacunes et garantir une indépendance totale. En proposant des sanctions renforcées et un label pour les formations, l’Ordre s’engage à protéger l’éthique médicale et la confiance dans le système de santé.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violence sur les réseaux sociaux : un médecin anti-Raoult frappé de trois mois d&#8217;interdiction d&#8217;exercice</title>
		<link>https://citizen4science.org/violence-sur-les-reseaux-sociaux-un-medecin-anti-raoult-frappe-de-trois-mois-dinterdiction-dexercice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Covid]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Dérives sectaires]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Raoult]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult, nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult,  nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net qui peut finir par être sanctionnée, quel que soit le bord</h2>



<p>Strasbourg, 18 juin 2025 : Le Conseil de Discipline de Première Instance de l’Ordre des Médecins du Grand-Est a prononcé une sanction contre le Dr Damien Barraud, anesthésiste-réanimateur, interdit d’exercer la médecine pendant trois mois, dont un mois ferme et deux avec sursis. Cette sanction disciplinaire fait suite à une plainte déposée par Jean-Yves Capo, à laquelle l&rsquo;instance s&rsquo;est associée solidairement. Elle survient dans un climat de tensions circonscrit à un réseau social et marqué par des dérives sectaires et un harcèlement réciproque. Ce combat d&rsquo;arrière-garde autour de Didier Raoult, à la retraite depuis plusieurs années, n&rsquo;intéresse plus les médias depuis sa chute, mais les deux clans persistent, semble-t-il pour tenter d&rsquo;exister. La loi et la déontologie, oubliées par ces militants de réseaux sociaux, se rappellent parfois à eux. </p><div id="citiz-3518394002" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Pseudoscience, faux experts, dérives sectaires et instrumentalisation politique</h3>



<p>La crise du Covid-19 a exacerbé les divisions autour du Pr Didier Raoult et de l’hydroxychloroquine, qu&rsquo;il a administré à des dizaines de milliers de patients à l&rsquo;IHU de Marseille, hors requis réglementaires et éthiques. Encensé dans un populisme médical exacerbé par les politiques et médias tombés globalement « dans le panneau » de son traitement miracle, deux lanceurs d&rsquo;alerte ont dénoncé très vite dans des médias grand public la supercherie de l&rsquo;étude clinique de Didier Raoult à la base de la croyance. Il s&rsquo;agit de la professeur Karine Lacombe, infectiologue, qui s&rsquo;est exprimée dans les journaux télévisés aux grandes heures d&rsquo;écoute, et plus modestement dans un journal local, du Dr Barraud. La première a été victime d&rsquo;une vague de harcèlement en retour d&rsquo;une violence inouie de la part des défenseurs du professeur marseillais, dits « pro-Raoult ». La déontologie chevillée au corps, elle le a eu la sagesse de ne jamais sombrer dans cette délinquance en retour. Ce n&rsquo;est pas le cas de tous les défenseurs de la science médicale.  Les anti-Raoult, parfois qualifiés de « camp du bien » défendant la rigueur scientifique et s&rsquo;opposant aux dérives pseudoscientifiques, se sont radicalisés, attirant en leur sein des éléments agitateurs, opportunistes en quête de lumière. Bon nombre n&rsquo;ont pas la moindre expertise des problématiques très spécialisées abordées, voire même aucune formation médicale. Les réseaux sociaux ont amplifié ces tensions, transformant un débat autour de la science médicale en une guerre idéologique. Les deux groupes ont versé dans des comportements toxiques voire illégaux : insultes, harcèlement et attaques personnelles. Si les pro-Raoult ont ciblé des scientifiques défendant leur métier et leur expertise, certains anti-Raoult, initialement victimes comme le Dr Barraud, entouré de supporters  enclins à la « <em>fight</em>« , ont adopté des pratiques similaires, perpétuant un cycle de violence numérique qui perdure des années après la fin de la crise sanitaire inédite.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Affaire CAPO vs BARRAUD : un symptôme des dérives</h3>



<p>L’affaire découle d’un message public posté par Damien Barraud sur Twitter (devenu X), adressé à un individu pro-Raoult : « <em>Merci de rédiger vos directives anticipées pour dire qu’en cas d’agonie vous refusez toute sédation analgésie. Je me ferai un plaisir de vous regarder étouffer avec les yeux sortant des orbites. </em>». <br>Cette publication doit être replacée dans son contexte. En mars-avril 2020, des rapports (ex. Conseil de l’Ordre des Médecins, enquêtes sénatoriales de 2021) ont révélé que le médicament Rivotril  (clonazépam) avait été distribué en urgence par les autorités sanitaires françaises (via l’ANSM) aux Ehpad pour sédater des patients Covid-19 en détresse respiratoire. Cette molécule, utilisée pour ses effets anxiolytiques et sédatifs, a été critiquée par certains, notamment des pro-Raoult, qui y ont vu une forme d’euthanasie passive, amplifiant les tensions fortement politisées entre les deux clans et une science instrumentalisée à ces fins. Des témoignages d’infirmiers et des plaintes familiales ont alimenté cette controverse, bien que les études (ex. rapport IGAS 2021) aient conclu à une utilisation conforme dans des cas extrêmes. C&rsquo;est ce contenu, largement relayé notamment parmi les pro-Raoult, qui a semble-t-il conduit l&rsquo;un d&rsquo;eux, Jean-Yves Capo, à porter plainte. Ce dernier est connu pour être proche du blog <em>FranceSoir</em>, engagé dans le covido-septicisme.<br>Après l’échec d’une tentative de conciliation, la Chambre disciplinaire de première instance (CDPI) du Grand-Est, présidée par un magistrat administratif, a jugé le dossier et prononcé une sanction que l&rsquo;on peut qualifier de modérée. Les faits reprochés au Dr Barraud, bien que non dévoilés dans leurs détails à ce jour, reflètent la persistance d’un débat scientifique dévoyé par les invectives.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Citizen4Science et les efforts de l’Ordre des médecins sur les réseaux sociaux</h3>



<p>L’association de médiation scientifique et d&rsquo;information <em>Citizen4Science</em>, éditeur de <em>Science infused</em>, créée en 2020 pour lutter notamment contrer la désinformation autour du Covid, a mis en lumière ces dérives. En août 2021, elle a rédigé et publié une tribune dans L’Express, « <em>Stop aux menaces de France Soir et au harcèlement des porteurs de la parole scientifique</em> », en réponse à un article de <em>FranceSoir</em> signé « <em>Le médecin résistant</em> », attaquant des anti-Raoult, dont Damien Barraud, avec une allusion menaçante à « <em>la Veuve</em> » (la guillotine). Co-signée par des figures comme le Pr Karine Lacombe, <a href="https://citizen4science.org/stop-aux-menaces-de-france-soir-et-au-harcelement-des-porteurs-de-la-parole-scientifique/">Citizen4Science en tant qu&rsquo;auteur de la tribune</a> a pérennisé son accessibilité dans nos colonnes. Un autre référence intéressante dans ce contexte est notre article, <em><a href="https://citizen4science.org/medecins-reseaux-sociaux/">Médecins et réseaux sociaux : un cadre éthique à renforcer</a></em>. Il salue les efforts de l’Ordre des Médecins pour établir des lignes directrices via le guide « <em>Déontologie médicale et réseaux sociaux</em> » (2019, mis à jour en 2023). Ce guide rappelle l’obligation de respect (article R.4127-232) et interdit les comportements indignes (article R.4127-75), avec des formations visant à encadrer les médecins face aux dérapages en ligne, un enjeu crucial dans le contexte polarisé post-Covid qui perdure.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sanction disciplinaire justifiée</h3>



<p>Conformément au Code de la santé publique (articles R.4126-1 et suivants), la sanction de trois mois, avec sursis partiel, répond à un manquement déontologique lié aux propos injurieux et menaçants du Dr Barraud. Ce dernier peut faire appel sous 30 jours devant la Chambre disciplinaire nationale, un recours probable qui suspendrait la sanction. Il a d&rsquo;ailleurs sans surprise annoncé l&rsquo;avoir fait.  Seuls les clans en opposition s&rsquo;intéresseront véritablement à l’issue de cet appel, qui pourrait ajuster la peine. Pour l’heure, la décision s’inscrit dans les efforts de l’Ordre pour restaurer la sérénité dans un débat scientifique pollué par les réseaux sociaux, et se doit donc d&rsquo;être saluée sur le principe.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La déontologie et la probité ne sont jamais en option</h3>



<p>Face aux indignations de ceux qui défendent le Dr Barraud, arguant qu’il combattait la désinformation, un rappel s’impose : la déontologie et la probité sont de mise en toutes circonstances, même dans une lutte perçue comme juste. La fin ne justifie pas les moyens. En sanctionnant Damien Barraud, l’Ordre des Médecins affirme son impartialité, refusant de céder aux pressions du « <em>camp du bien</em> » y compris leur population non négligeable de profiteurs de crise. Cette décision, cohérente avec les efforts de l&rsquo;Ordre pour encadrer les médecins sur les réseaux sociaux, témoigne d’une volonté de ne plus pratiquer l’omerta pour ses pairs. C’est un signal rassurant, plaçant l’intégrité de la profession au-dessus des querelles.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Réaction du Dr Barraud et leçons manquées</h3>



<p>Damien Barraud a réagi à sa condamnation de manière très attendue, loin de tout apaisement, en s’appuyant sur  pour dénoncer une « <em>aberration</em> » et annoncer un appel imminent sur X via son compte personnel. L&rsquo;<em>astroturfing</em> en vigueur dans ces clans de réseaux sociaux pointe souvent rapidement son nez, ici avec le lancement d&rsquo;un hashtag glorifiant,  #<em>JusticePourFluidloading</em> (le nom de son compte X), révélant  un populisme juridique en vogue dans ces oppositions extrêmes, où la victimisation, souvent théâtralisée et appel à un tribunal populaire, prime sur la réflexion. Cette posture, comme celle de ses adversaires pro-Raoult montre que les leçons de la crise Covid-19 et les sanctions de justice ou disciplinaires n’ont pas encore porté leurs fruits, perpétuant un cycle de radicalisation stérile.</p>



<p>La radicalisation des camps, leur infiltration par des faux experts et l&rsquo;enfermement dans une spirale de provocation et de victimisation est amplifiée par les réseaux sociaux mais la manne de notoriété s&rsquo;épuise pour les protagonistes. S&rsquo;agissant des médecins concernés, malgré les efforts de l’Ordre des Médecins pour restaurer une éthique professionnelle, cette controverse marginale souligne la nécessité d’une régulation plus stricte des discours en ligne des professionnels de santé pour briser de tels cycles stériles qui participent de la dégradation de leur image et de la confiance en la science.</p>



<p>ajouter une conclusion</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Vinicius Amano</strong></em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lutte contre les déserts médicaux : peu médiatisée, la pénurie de pharmaciens hospitaliers est également concernée. Quelles solutions à l&#8217;horizon ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/lutte-contre-les-deserts-medicaux-peu-mediatisee-la-penurie-de-pharmaciens-hospitaliers-est-egalement-concernee-quelles-solutions-a-lhorizon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 14:20:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacien]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[La France explore des solutions pour maintenir l’activité des pharmacies à usage intérieur (PUI) au sein des établissements hospitaliers, en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La France explore des solutions pour maintenir l’activité des pharmacies à usage intérieur (PUI) au sein des établissements hospitaliers, en déficit critique. Une mesure du Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dévoilée le 7 mai 2025, proposait d’autoriser des docteurs en pharmacie sans DES à exercer en PUI après une formation dédiée. Analyse dans le contexte de la proposition de loi Mouiller adoptée par le Sénat le 13 mai dernier.</h2>



<p>Les médias préfèrent se focaliser sur les médecins, dont la visité est portée par lobby puissant bien relayé au Parlement. Pourtant, la pénurie de pharmaciens hospitaliers, estimée à 15 000 postes vacants en 2023, menace la continuité des soins dans les hôpitaux français, particulièrement dans les zones sous-denses comme par exemple le Cher ou la Haute-Loire. Dans les hôpitaux, les pharmacies à usage intérieur (PUI), chargées de la gestion des médicaments, des préparations stériles et des médicaments expérimentaux des essais cliniques, souffrent d’un manque chronique de personnel qualifié. Les causes incluent un DES de pharmacie hospitalière exigeant, une attractivité limitée face à l’industrie et une démographie défavorable. Le Pacte de lutte contre les déserts médicaux, relayé par l’Ordre des pharmaciens le 7 mai 2025, proposait des mesures novatrices, dont l’autorisation pour des pharmaciens sans DES d’exercer en PUI. Cette initiative, inspirée d’expérimentations passées, pourrait mobiliser des profils comme les pharmaciens industriels experts en essais cliniques. Cet article explore les solutions envisagées, leur contexte historique et les avancées issues de l’adoption de la proposition de loi (PPL) Mouiller par le Sénat le 13 mai 2025, dans un contexte de résistances professionnelles.</p><div id="citiz-3050317191" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Une pénurie enracinée dans le système</h3>



<p>La pénurie de pharmaciens hospitaliers résulte d’un déséquilibre structurel. Le DES de pharmacie hospitalière, requis pour exercer en PUI, demande quatre années de formation suite à la réussite au concours de l&rsquo;internat pour un total de 10 ans d&rsquo;études,  un investissement qui dissuasif face à des salaires hospitaliers inférieurs de 20 à 30 % à ceux de l’industrie. En 2023, seuls 10 % des diplômés en pharmacie choisissaient la filière hospitalière, contre 70 % pour l’officine et 20 % pour l’industrie. Dans les régions sous-denses conduisant aux déserts médicaux, les départs à la retraite aggravent la situation, laissant des PUI en sous-effectif chronique.<br>Les impacts sont sévères : réduction des activités, recours à un intérim coûteux (2 000 €/jour pour un pharmacien intérimaire) et risques accrus pour la sécurité des patients. Les SDIS, EHPAD et hôpitaux locaux, essentiels dans les déserts médicaux, sont les plus touchés. En 2025, la pharmacie clinique, renforcée par l’ordonnance n° 2016-1729 du 15 décembre 2016, accentue les besoins en pharmaciens pour sécuriser les prescriptions et accompagner les patients.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mesures transitoires du passé : un précédent éphémère</h3>



<p>L’idée d’autoriser des pharmaciens sans DES à travailler en PUI n’est pas nouvelle. Dans les années 1980, certains pharmaciens d’officine exerçaient dans des PUI sous dérogations locales. En 2008, un décret (non reconduit) permettait des remplacements de courte durée dans des PUI en pénurie, sous supervision. Plus récemment, le décret n° 2017-1605 du 24 novembre 2017 autorise les pharmaciens avec deux ans d’expérience en PUI à exercer sans DES.<br>Dans un note de l’Ordre des pharmaciens datée du 15 mai dernier, l&rsquo;instance ordinale soutient également un dispositif transitoire pour les pharmaciens sapeurs-pompiers, avec une commission pour évaluer leur aptitude à exercer dans les PUI des SDIS.<br>Ces précédents, bien que limités, ont permis de maintenir l’activité dans des hôpitaux de proximité, mais leur caractère temporaire a mis à mal toute pérennisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mesure audacieuse : ouvrir les PUI à des pharmaciens sans DES</h3>



<p>Le bulletin de l’Ordre des pharmaciens du 7 mai 2025 annonçait une mesure phare : autoriser les docteurs en pharmacie sans DES à effectuer des remplacements temporaires ou un exercice expérimental dans les PUI après une courte formation. Cette initiative, nécessitant une modification de l’article R.5126-80 du Code de la santé publique, ciblait les zones sous-denses, les EHPAD et les hôpitaux locaux. Elle s’appuyait sur les stages d’externat hospitaliers suivis par tous les docteurs en pharmacie. En effet, les futurs docteurs en pharmacie effectuent une 6e année d&rsquo;études hospitalo-universitaire, où à l&rsquo;instar des futurs médecins, ils font des stages dans divers services, dont la pharmacie hospitalière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une disposition incluse dans la PPL Mouiller, mais retirée préalablement à son adoption au Sénat</h3>



<p>Cette mesure était intégrée à la PPL Mouiller (texte n° 577, 2024-2025) déposée en mars 2025. La PPL a été adoptée par le Sénat le 13 mai 2025 avec 190 voix pour et 29 contre dans le cadre d&rsquo;une procédure accélérée, mais la mesure sur l&rsquo;exercice de pharmaciens en PUI sans DES a été supprimée. Le Sénat a choisi de ne pas intégrer cette disposition dans la version finale adoptée, privilégiant d&rsquo;autres priorités comme l&rsquo;extension des compétences des pharmaciens pour les pathologies bénignes, la reconnaissance des préparateurs en pharmacie, ou encore les aides financières pour les zones fragiles. Après ce vote, la PPL a été transmise à l&rsquo;Assemblée nationale pour la suite de la navette parlementaire. La PPL Mouillier est surtout médiatisée pour l&rsquo;encadrement de l&rsquo;installation des médecins qu&rsquo;elle prévoit : les généralistes en zones bien dotées doivent exercer à temps partiel dans des zones sous-denses, tandis que les spécialistes ne peuvent s’installer qu’en cas de départ d’un confrère. Une « <em>solidarité territoriale obligatoire</em> » oblige les médecins en zones denses à consacrer jusqu’à deux jours par mois à des zones prioritaires.<br>La question des mesures pour palier au déficit de pharmaciens en PUI reste donc en suspens, et l&rsquo;incertitude persistera tant que la navette parlementaire n&rsquo;est pas achevée ou qu&rsquo;une commission mixte paritaire ne statue pas spécifiquement sur ce point. Il est à noter que les dérogations existantes pour les pharmaciens sans DES, basées sur leur expérience avant 2017, restent applicables pour l&rsquo;instant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le potentiel des pharmaciens industriels : un atout sous-exploité</h3>



<p>Parmi les profils concernés par une éventuelle ouverture des PUI aux docteurs en pharmacie sans DES de pharmacie hospitalière, certains pharmaciens avec parcours industriel spécialisés en recherche et développement (R&amp;D) clinique se distinguent. Avec une expérience solide de maîtrise des Bonnes pratiques cliniques (BPC), de la gestion des médicaments expérimentaux utilisés dans les essais cliniques, de la pharmacovigilance et de l&rsquo;Assurance Qualité des études y compris la gestion des médicaments concernés, ces profils offrent des compétences utilement transférables aux PUI des CHU, CLCC, ou structures comme les SDIS et EHPAD. C&rsquo;est particulièrement le cas des pharmaciens experts de la conception des protocoles d&rsquo;études cliniques menés à l&rsquo;hôpital, ou en charge d&rsquo;effectuer des audits des centres investigateurs hospitaliers pour évaluer leur conformité à la réglementation et aux procédures des laboratoires pharmaceutiques. Une adoption future de la mesure PUI pourrait mobiliser ce vivier de professionnels de santé avec expérience et qualifications pointues familiers avec le fonctionnement des hôpitaux en matière de médicaments. Cette voie apparaît comme un véritable atout pour réduire la dépendance à l’intérim coûteux et aux mesures transitoires qui ne permettent pas de parer durablement au déficit en PUI. Pourquoi cette voie n&rsquo;est-elle pas explorée ? Une raison est sans doute un problème culturel en France qui rend difficile les parcours transversaux, particulièrement entre le public et le privé. Ainsi, la norme est de faire carrière soit dans le public soit dans le privé et à ce titre le passage de l&rsquo;un à l&rsquo;autre est souvent vu comme la conséquence d&rsquo;une mauvaise orientation initiale ou d&rsquo;un échec et peu valorisé. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une posture rigide, qui ne profite à personne et encore moins au système de santé. En particulier, la pharmacie hospitalière à pourrait pleinement </p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles autres solutions pour renforcer les effectifs de pharmaciens hospitaliers ?</h3>



<p>Outre la mesure évidente d&rsquo;ouverture des PUI aux pharmaciens sans DES mais avec expérience pertinente solide, plusieurs leviers existent, en premier lieu la revalorisation de la filière de l&rsquo;internat. Ainsi, l&rsquo;Ordre des pharmaciens note une augmentation des postes d’internat (480 en 2025 contre 313 en 2022) pour stimuler le recrutement, et propose une commission pour évaluer les titulaires du DES IPR (Innovation Pharmaceutique et Recherche) ou pharmacie spécialisée pour des rôles en PUI (Ordre, 15 mai 2025). Une réflexion sur un « 2e DES », inspiré de la médecine, pourrait permettre aux titulaires de DES officine/industrie d’accéder aux carrières hospitalières. Les pharmaciens non spécialisés peuvent passer le concours d’internat après trois ans d’exercice (titre européen). <br>Une autre mesure est la mutualisation des PUI. Le décret n° 2019-489 du 21 mai 2019 facilite ainsi la cooopération entre PUI via les groupements hospitaliers de territoire (GHT). Il y a aussi  le renforcement de la pharmacie clinique, qui accroît le rôle des pharmaciens hospitaliers concernés dans la sécurisation des prescriptions et l&rsquo;éducation thérapeutique. Enfin, et nous l&rsquo;avons déjà évoqué pour  son coût élevé, il y a l&rsquo;intérim, ainsi que les équivalences, sujet complexe permettant de reconnaître des diplômes étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis et résistances : un chemin semé d’embûches</h2>



<p>La mesure d’ouverture des PUI suscite une forte opposition. La section H (Hôpital) de l’Ordre des pharmaciens, dans son avis du 15 mai 2025, défend le DES comme indispensable pour les tâches complexes des PUI, avertissant qu’une différenciation des niveaux de spécialisation créerait des inégalités dans la prise en charge des patients. Cette position, bien que présentée comme un enjeu de qualité, vise clairement à préserver le monopole des pharmaciens hospitaliers sur les PUI, limitant l’accès à d’autres profils comme certains pharmaciens industriels à  profil adapté, malgré la pénurie. Les syndicats (SYNPREFH, SNPHPU, FNSIP-BM) partagent cette ligne, estimant dans une vision étriquée que les stages d’externat sont insuffisants et la « courte formation » floue. Mobiliser des pharmaciens d’officine pourrait aggraver les pénuries ailleurs (10 000 postes vacants en officine), mais ce n&rsquo;est pas le cas pour les pharmaciens industriels.</p>



<p><br>Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les déserts médicaux. La PPL Garot, adoptée par l’Assemblée nationale le 7 mai 2025, concurrence la PPL Mouiller en proposant une régulation stricte de l’installation des médecins. Comme les pharmaciens, professionnels de santé soumis à des régulations, les médecins résistent à ces contraintes, soutenus par un lobby puissant qui préserve leurs privilèges. Il est temps qu’ils acceptent une régulation équitable, une question de santé publique pour garantir l’accès aux soins.<br>L’adoption de la PPL Mouiller le 13 mai 2025 marque une avancée, mais son passage à l’Assemblée nationale et une éventuelle commission mixte paritaire pourraient modifier le texte. Les précédents transitoires pour les PUI, abandonnés face aux résistances et malgré certaines voies pérennes pour solutionner au moins partiellement la question , rappellent la difficulté des réformes en matière de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant à l’horizon ?</h2>



<p>La pénurie de pharmaciens hospitaliers reste un défi systémique, mais le Pacte de lutte contre les déserts médicaux offre des perspectives. L’ouverture des PUI aux pharmaciens sans DES, proposée dans la PPL Mouiller, visait à mobiliser des profils comme les experts en essais cliniques, mais son adoption reste incertaine, face à l’opposition de la section H de l’Ordre, qui défend son monopole. L’adoption de la PPL Mouiller par le Sénat le 13 mai 2025 progresse dans la lutte contre les déserts médicaux, mais les détails sur les PUI sont en attente. Une réforme réussie nécessitera un équilibre entre pragmatisme, formation rigoureuse et sécurité des patients. Cet article sera complété avec toute information future sur la mesure PUI, cruciale pour des zones sous-denses, autrement dit les déserts médicaux.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



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		<title>Déontologie médicale : Le Dr Jean-Paul Hamon sanctionné face à Francis Lalanne pour manquement à obligation de « ne pas déconsidérer la profession</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 12:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est la chambre disciplinaire nationale de l&#8217;Ordre des médecins face aux insultes proférées par le médecin à l&#8217;attention du chanteur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">C&rsquo;est la chambre disciplinaire nationale de l&rsquo;Ordre des médecins face aux insultes proférées par le médecin à l&rsquo;attention du chanteur.</h2>



<p>« <em>Abruti</em>« , « <em>illuminé</em>« , et questionnant publiquement : « <em>pourquoi on ne le colle pas au trou</em> ce mec » ? font partie des mots doux à l&rsquo;adresse du chanteur en 2021 sur CNews, à l&rsquo;adresse du chanteur qui se positionnait, en pleine pandémie de Covid-19, contre le port du masque et la vaccination contre le virus.  Le médecin s&rsquo;était exprimé sur le plateau TV À l&rsquo;occasion d&rsquo;un rassemblement contre les mesures sanitaires ; Francis Lalanne  avait encouragé le public à oublier le masque et à s&#8217;embrasser.</p><div id="citiz-3551109123" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une décision en appel</h3>



<p>Le chanteur avait porté plainte auprès du Conseil d&rsquo;Ile-de-France de l&rsquo;Ordre des médecins. Il avait perdu, l&rsquo;Ordre régional considérant en 2023 que le chanteur avait eu des propos « outranciers et particulièrement provocateurs » justifiant  les commentaires du médecin. Francis Lalanne n&rsquo;avait pas baissé les bras, faisant appel de cette décision. C&rsquo;est ainsi que le Conseil de l&rsquo;Ordre, national cette fois, s&rsquo;est prononcé en appel dans un jugement rendu le 9 janvier 2025, annulant la décision de première instance. Le juge a considéré que les injures du Dr Hamon constituent « <em>un manquement à son obligation de ne pas déconsidérer la profession</em>« . Le jugement stipule que s&rsquo;il avait néanmoins le droit d&rsquo;exprimer sa position : « <em>le Dr Hamon est en droit de faire part de sa vive indignation devant la prise de position de M. Lalanne demandant au public de ne pas respecter les mesures sanitaires alors en vigueur pour endiguer l’épidémie de coronavirus</em>« .  Le médecin écope de la plus petite des sanctions, un avertissement.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le fond, la forme</h3>



<p>Cette affaire rappelle que la déontologie médicale implique bienséance, tact et mesure dans l&rsquo;expression publique. Ce n&rsquo;est pas compatible avec les injures. Et ce même en réponse à des propos inacceptables voire injurieux eux-mêmes. Ce signe distinctif est le propre des métiers soumis à un Ordre professionnel. L&rsquo;obligation est ainsi clairement établi dans le Code de déontologie médicale, repris d&rsquo;ailleurs concrètement dans la nouvelle <a href="https://citizen4science.org/deontologie-medicale-lordre-des-medecins-publie-les-dix-commandements-du-medecin-createur-de-contenus-sur-les-reseaux-sociaux/">Charte des médecins créateurs de contenus objet d&rsquo;un article récent dans nos colonnes</a>. Ce qui s&rsquo;applique aux écrits est tout aussi valable à l&rsquo;expression orale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le médecin condamné en colère</h3>



<p>Jean-Paul Hamon est médecin généraliste, et président d&rsquo;honneur de la Fédération des Médecins de France (FMF). Il se dit « révolté » et « sidéré » suite à la réception de la sanction écrite, qu&rsquo;il a reçu il y a quelques jours à peine. « <em>un vrai scandale</em>« , ajoute-t-il. Pour lui, cette décision décrédibilise l&rsquo;Ordre des médecins, sans avoir la moindre perception que ses propos injurieux peuvent décrédibiliser les médecins tout court. Pour preuve, il affirme ne regretter aucunement ses injures envers Francis Lalanne. Il a même fait part à des confrères journalistes d&rsquo;éventuellement saisir le Conseil d&rsquo;État pour contester la décision du Conseil de l&rsquo;Ordre.</p>



<p>On peut tout dire, du moins beaucoup de choses, et de façon tout à fait justifiée et à bon escient. Mais pas n&rsquo;importe comment. La probité exigée impose certaines limites fixée par la déontologie médicale. La crise sanitaire mondiale a été propice aux excès en tous  genres ; les médecins ne font pas exception, certains ayant d&rsquo;ailleurs cédé aux sirènes du populisme médical.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Déontologie médicale : L&#8217;Ordre des médecins publie les dix commandements du médecin créateur de contenus sur les réseaux sociaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 14:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette charte vise protéger les usagers en matière de santé mais aussi à préserver l&#8217;image de la profession médicale et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette charte vise protéger les usagers en matière de santé mais aussi à préserver l&rsquo;image de la profession médicale et empêcher certaines dérives, à l&rsquo;heure où les réseaux sociaux sont une précieuse source d&rsquo;information et d&rsquo;échange, mais aussi source de dangers et dévoiements ; notre analyse : les médecins en recherche de notoriété, format influenceurs et militants numériques sont visés et vont devoir modifier leurs pratiques de communication sur les plateformes</h3>



<p>Ce sont les règles d&rsquo;or à respecter par les médecins qui publient sur des plateformes internet ou interviennent sur les réseaux sociaux. Ils sont parus en janvier dernier, avec l e leitmotiv suivant  : la nécessité d&rsquo;une information médicale rigoureuse. L&rsquo;Ordre des médecins le voit comme une arme de défense préventive contre les fausses informations (« <em>fakenews</em>« ) médicales qui se développent et peuvent devenir virales sur les réseaux sociaux, lieux où le grand public va souvent chercher ses informations, justement. Or, et notamment à la faveur de la crise sanitaire du Covid-19, la désinformation médicale a pris dans l&rsquo;ampleur, profitant d&rsquo;une période incertaine et de la défiance en la science, parfois instillée malicieusement par des profiteurs de crise.</p><div id="citiz-417116316" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondements dans le Code de déontologie médicale</h2>



<p>Rappelons l&rsquo;article 13 du Code de déontologie médicale (article R.4127-13 du code de la santé publique), qui s&rsquo;applique aux actions d&rsquo;information du public « à caractère éducatif, scientifique ou sanitaire » . Dans ce cadre, le médecin ne doit faire était que de données éprouvées, être prudent et se soucier des « répercussions de ses propos » auprès du public. Second point, particulièrement intéressant : lors de ces actions de communication, le médecin ne doit pas avoir en tête de « tirer profit de son intervention dans le cadre de son activité professionnelle, ni à en faire bénéficier des organismes au sein desquels il exerce ou auxquels il prête son concours. Enfin, il ne doit pas non plus viser à « promouvoir une cause qui ne soit pas d&rsquo;intérêt général ».</p>



<p>L&rsquo;article 14 stipule aussi que les procédés nouveaux de diagnostic ou de traitement donc non suffisamment éprouvés ne doivent pas être divulgués au « public non médical ». En miroir, on a l&rsquo;article 39 qui interdit la pratique du charlatanisme.</p>



<p>L&rsquo;article 19 est clé, décrivant les caractéristiques d&rsquo;une communication professionnelle que le médecin doit par obligation adopter. Tout d&rsquo;abord, il rappelle que le médecin peut librement communiquer au public « par tout moyen, y compris un site internet » ses compétences, pratiques et parcours professionnels. En toute déontologie, c&rsquo;est-à-dire : une communication « loyale et honnête », qui « ne fait pas appel à des témoignages de tiers, n&rsquo;est pas basée sur « des comparaisons avec d&rsquo;autres médecins ou établissements », n&rsquo;incite pas à la surconsommation inutile de soins ou d&rsquo;actes de prévention.  <br>L&rsquo;article précise, à nouveau, l&rsquo;importance de se baser sur des données et informations étayées, et non présenter comme acquises des hypothèses non encore confirmées.</p>



<p>On peut rappeler aussi l&rsquo;article 31 qui requiert que le médecin s&rsquo;abstienne de « tout acte de nature à déconsidérer » la profession, et ce même « en dehors de l&rsquo;exercice » de celle-ci.</p>



<p>Enfin, quand on parle de communication du médecin, on ne peut oublier non plus son obligation de secret médical (article 4).</p>



<h4 class="wp-block-heading">2018 : Les recommandations du rapport « Déontologie médicale sur le web »</h4>



<p>Il s&rsquo;agit de la première formalisation de recommandations sur la production de contenus sur internet par les médecins. Les principes énoncés reprennent principalement des éléments fondateurs du Code de déontologie médicale. Cela reste des recommandations, d&rsquo;ordre général. <br><br>Le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins y établit cinq principes : le respect de la dignité et de la probité, qui stipule que les publications des médecins sur internet doivent être conformes à l’honneur de la profession, éviter toute polémique inutile ou atteinte à la réputation des confrères ; l&rsquo;exactitude scientifique : Les informations diffusées doivent reposer sur des données validées et ne pas induire en erreur le public ; l&rsquo;interdiction de publicité : Un médecin ne peut pas utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir ses services ou faire de la publicité directe ; le respect de la confidentialité, à savoir l&rsquo;interdiction de publier des données permettant d&rsquo;identifier un patient ; et enfin, la nécessité d&rsquo;être prudent dans les échanges publics : Les médecins doivent éviter de donner des conseils médicaux personnalisés dans des espaces publics, car cela pourrait engager leur responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025 : Les dix commandements pour les contenus sur réseaux sociaux et plateformes</h2>



<p>Cette charte passe des recommandations à l&rsquo;engagement actif des médecins  à les respecter. La crise du Covd-19 et ses profiteurs, ainsi que le <a href="https://citizen4science.org/medecines-douces-alternatives-lordre-des-medecins-alerte-sur-les-derives-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles/#google_vignette">rapport de l&rsquo;Ordre des médecins sur les pratiques non conventionnelles</a> en santé publié en 2023 sont passés par là, dénonçant de nombreux abus sur les réseaux sociaux, y compris par des médecins et autres professionnels de santé.</p>



<p><br>En bas de cet article se trouve l&rsquo;intégralité de la Charte du médecin créateur de contenu responsable, que nous nous proposons d&rsquo;analyser et commenter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">1<em>&#8211;<strong> Je pourrai intervenir sur les réseaux sociaux et plateformes en tant que médecin pour délivrer du contenu pédagogique s’adressant à des confrères, des étudiants, ou d’autres professionnels de santé, du contenu médical et scientifique vulgarisé visant à sensibiliser et informer le grand public, ou tout autre contenu concernant des thématiques de santé.</strong></em><br></h4>



<p>À ce stade préliminaire, rien à signaler &#8211; l&rsquo;information du public en matière de santé fait partie de la mission du médecin.</p>



<h4 class="wp-block-heading">2<em>&#8211; <strong>J’utiliserai le terme docteur dans mon pseudonyme seulement si j’en possède effectivement le titre et je m’engagerai à informer l’ordre de cette activité.</strong></em></h4>



<p>Voilà qui pourra laisser perplexe certains lecteurs, considérant qu&rsquo;un médecin est de toute façon docteur. Et bien il existe une période où il ne l&rsquo;est pas pendant la seconde partie de son parcours étudiant ; car pour être docteur, il faut avoir obtenu son doctorat. Le doctorat de médecine est acquis après que le diplôme ait été décerné à l&rsquo;étudiant ; avoir présenté sa thèse ne suffit pas. L&rsquo;article « <em><a href="https://citizen4science.org/on-peut-etre-medecin-sans-etre-docteur-et-inversement/">On peut être médecin sans être docteur (et inversement) !</a></em> » évoque le sujet en détaillant le parcours de l&rsquo;étudiant en médecine.<br>En pratique, ce commandement numéro 2 est utile. On a vu des étudiants en médecine de 3e ou 4e année se présenter, parfois à la faveur du pseudonymat, <a href="https://citizen4science.org/lhistoire-rocambolesque-dun-coup-mediatique-dactivistes-de-reseaux-sociaux-autour-de-laffaire-raoult/">se présenter comme docteur, voire médecin spécialiste ou généraliste</a>.<br>Ces dernières années, c&rsquo;est la crise sanitaire et l&rsquo;affaire du Professeur Raoult et son hydroxychloroquine qui ont été alimenté la génération spontanée d&rsquo;experts médicaux autoproclamés toujours très spécialisés dans les sujets qui font le buzz. Des docteurs en chimie, sociologie, histoire ou informatique donnent ainsi de véritables cours de médecine ou de pharmacie, n&rsquo;hésitant pas à leurrer le public en affichant leur titre de « Dr ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">3<em>&#8211; <strong>Je m’astreindrai à produire un contenu daté, avec sources explicites et détaillées que je m’efforcerai de mettre à jour.</strong></em></h4>



<p>Source et dater ses informations, c&rsquo;est la base de la bonne gestion de l&rsquo;information. Respecter ce commandement, cela implique de changer drastiquement le mode de communication sur les réseaux sociaux et plateformes, où les échanges sont plutôt basés sur l&rsquo;argument d&rsquo;autorité, l&rsquo;appel à l&rsquo;émotion voire l&rsquo;agressivité.  Sourcer et dater ses affirmations n&rsquo;a rien de sexy ni vendeur. S&rsquo;y astreindre pour les médecins en recherche de notoriété est un défi.</p>



<h4 class="wp-block-heading">4<em>&#8211; <strong>Je n’utiliserai pas de moyens payants pour mieux référencer mon contenu et je respecterai les règles en matière d’influence responsable en mentionnant mes partenariats dans mes contenus.</strong></em></h4>



<p>Voilà un commandement qui remet en question les pratiques de médecins qui sont où se rêvent influenceurs sur les réseaux sociaux. On les retrouve sur la sulfureuse plateforme X (ex Twitter) d&rsquo;Elon Musk, avec des abonnements payants visant à promouvoir leurs contenus, dans une course à l&rsquo;audience et aux suiveurs. L&rsquo;abonnement Premium leur permet d&rsquo;être rémunérés par la plateforme en tant que créateur de contenus. Une véritable relation d&rsquo;affaires avec le patron milliardaire de X par monétisation des contenus, un Musk  que souvent, ironiquement, ils critiquent vertement. Le populisme sur les réseaux sociaux n&rsquo;est pas un vain mot.<br>Vont-ils donc abandonner leur coche bleue, signe distinctif des surfeurs de vague sur les réseaux sociaux et abandonner leur abonnement payant, leurs revenus sur les plateformes, et la mise à disposition d&rsquo;outils de suivi de leur progression en notoriété et en influence que leur offrent ces plateformes partenaires ? Ils y sont désormais tenus, pour des raisons éthiques et déontologiques clairement énoncées.</p>



<p></p>



<p><em>5- <strong>Je ne donnerai aucun conseil médical personnalisé sur les réseaux sociaux et plateformes à des utilisateurs.</strong></em></p>



<p>Pendant la pandémie de Covid-19, des internautes zélés, non professionnels de santé mais jouant au docteur sur Twitter ont dispensé des conseils publiquement, voire proposé une sorte de permanence sur leur messagerie Twitter pour conseiller individuellement les demandeurs sur la vaccination. On a vu également la création d&rsquo;une boîte de messagerie anonyme alimenté par un groupe de militants RS qui indiquait avoir des médecins et pharmaciens en son sein et pouvoir répondre aux questions et donner des conseils individuels les internautes. La tentation est parfois forte. Ainsi, ce point de la charte interdit ce genre de pratique. Quand on a une question sur sa santé et pour avoir des conseils personnalisés, une seule réponse possible sur les réseaux sociaux : consultez votre médecin ou votre pharmacien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>6- Je ne ferai ou je n’encouragerai la promotion d’aucune pratique ou thérapeutique non validée scientifiquement.</em></h4>



<p>Évidemment ici , on pense immédiatement aux nombreuses pratiques et remèdes charlatanesques vendus sur les réseaux sociaux. On peut penser qu&rsquo;elle n&rsquo;émanent pas de professionnels de santé ; pourtant l&rsquo;existence-même de ce 6e commandement montre que les médecins peuvent y céder. Cela a été le cas de Didier Raoult, l&rsquo;ex-patron de l&rsquo;IHU Marseille qui a abondamment promu l&rsquo;hydroxychloroquine pour le Covid-19, alors que la molécule n&rsquo;a jamais montré son efficacité dans cette indication. Plus délicat, le cas des produits de santé officiellement reconnus comme des médicaments, et donc enseignés dans les facultés. Le cas de l&rsquo;homéopathie est exemplaire : c&rsquo;est une thérapeutique précisément on validée scientifiquement. Des médecins sur les réseaux sociaux la promeuvent car ils peuvent en être prescripteurs ou tout simplement la défendre car selon eux sans danger. D&rsquo;autres vont au contraire, peu confraternellement, viser les pharmaciens d&rsquo;officine, pourtant  tenus d&rsquo;avoir de l&rsquo;homéopathie en stock. Là-dessus, l&rsquo;Ordre des médecins n&rsquo;assume pas ses propres contradictions puisque corporatiste, on ne le voit pas lutter pour supprimer la spécialisation de médecins en homéopathie, par exemple. D&rsquo;autres pratiques non éprouvées existent avec le même problème, comme l&rsquo;ostéopathie, certains actes étant sous monopole médical.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>7- Je ne ferai sur les réseaux sociaux et plateformes aucune promotion de ma propre activité et pratique médicale.</em></h4>



<p>Là, nous avons encore une fois un problème, car sur les réseaux sociaux, les médecins en recherche d&rsquo;influence (et souvent d&rsquo;argument basé sur l&rsquo;autorité), vont souvent faire référence à leur cabinet, clinique, hôpital), parfois indiqué comme un panneau publicitaires sur les plateformes. Simple volonté de transparence quant à leur activité ou affiliation médicale ou publicité ? C&rsquo;est compliqué de trancher, sauf à explorer les contenus publiés. Il peut être utile d&rsquo;aller voir la vitrine internet du praticien si elle existe : s&rsquo;il y fait de la publicité pour ses comptes de réseaux sociaux, on pourrait le voir comme de l&rsquo;auto-promotion multicanal et croisée. </p>



<p>8- Je ne créerai pas de contenu faisant la promotion commerciale de tout produit de santé, médicament ou dispositif médical.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>9- Je serai prudent dans les contenus délivrés et modéré dans mes propos et interactions avec les autres utilisateurs.</em></h4>



<p>Sur les réseaux sociaux, la notoriété est plutôt inversement corrélé avec la modération. En pratique, pour avoir de l&rsquo;engagement, il vaut mieux être dans l&rsquo;émotion et l&rsquo;indignation, tranché, binaire et excessif. Voilà comment se pose la difficulté pour les médecins en recherche d&rsquo;influence sur les réseaux : pour respecter ce commandement, il va falloir accepter de ne plus faire la course aux « likes » et « followers ». On est dans une problématique qui est associée aux abonnements payants sur les plateformes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>10 &#8211; J’utiliserai tous les moyens que les réseaux sociaux et plateformes mettent à disposition aux médecins pour s’identifier en tant que médecin, pour indiquer mes qualifications médicales reconnues par l’ordre et pour qualifier mon contenu de « contenu de santé ».</em></h4>



<p>Il y a ici une volonté de l&rsquo;Ordre de demander aux médecins d&rsquo;obtenir que leurs contenus soient labellisés « santé » et donc de qualité. Encore faudra-t-il aussi s&rsquo;engager à respecter la charte&#8230;qui finalement, dit que des qualifications médicales ne suffisent pas pour produire du contenu de qualité. </p>



<p>Alors, qui osera afficher publiquement cette charte et s&rsquo;engager à la respecter ? Cette charte s&rsquo;adresse visiblement aux médecins qui veulent être influenceurs et sont gros producteurs de contenus numériques sur leurs comptes de réseaux sociaux. Or, On l&rsquo;a vu, certains médecins, véritables militants sur la toile,  sont loin de cocher toutes les cases de cette charte parmi : auto-promotion et/ou de son cabinet, paiement des plateformes pour renforcer sa visibilité donc l&rsquo;auto-promotion, discours non mesuré,&#8230; etc. On pourrait aussi parler du militantisme politique sous couvert de science ou d&rsquo;argument d&rsquo;autorité.<br>Tout cela rend les actions de communication digitale des médecins concernés problématique, car manifestement non éthique et déontologique, référence ordinale désormais à l&rsquo;appui. Au moins, le cadre est posé.</p>



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<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui d’une rédaction qui se mobilise pour produire et diffuser des contenus de qualité. Qui paie ? vous, uniquement, pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.<br><br></em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324X94873) édité par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br></p>



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		<title>Médecin du travail : un docteur qui ne prescrit ni ne soigne au rôle de prévention peu valorisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 11:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est important car il intervient pour préserver la santé des travailleurs et faire de la prévention dans ce cadre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il est important car il intervient pour préserver la santé des travailleurs et faire de la prévention dans ce cadre ; mais ces docteurs manquent de reconnaissance par leurs pairs et par le public</h3>



<p>Les médecins du travail ont un rôle clé dans le monde du travail, mais cette spécialité est peu ou mal connue. Il nous a semblé utile de faire un tour d&rsquo;horizon de cette spécialité : comment on accède à cette profession, quels sont ses rôles.</p><div id="citiz-1879411825" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h2 class="wp-block-heading">Comment devient-on médecin du travail ?</h2>



<p>Il faut le reconnaître, la médecine du travail n&rsquo;est souvent pas une vocation. Ce qui nous permet de le dire, c&rsquo;est le choix que font les étudiants en médecine au moment de leur spécialisation. Pour cela, il faut comprendre comment fonctionne le système des études médicales : les étudiants choisissent leur spécialité dans l&rsquo;ordre de leur classement à un concours. Ils deviendront alors internes dans des services hospitaliers pendant quelques années avant d&rsquo;obtenir leur diplôme de médecine et d&rsquo;exercer. Les lauréats ont libre choix de leur spécialité, les lanternes rouges prennent ce que les autres ont laissé. <br>C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on a une vue précise et exacte du niveau d&rsquo;attractivité des spécialités médicales. Sans grande surprise, ce qui donne à la base un bon coup de pied dans la fourmilière de l&rsquo;image de la médecine « par vocation » et désintéressée : ce sont les spécialités les plus rémunératrices qui sont en tête des choix des étudiants ; dans l&rsquo;ordre sur le podium : la chirurgie plastique, l&rsquo;ophtalmologie et la dermatologie (suivi de la cardiologie et de la chirurgie maxillo-faciale).<br>En queue de peloton, les spécialités les moins prisées, comme par hasard on retrouve ce qui paie le moins en rémunération : la médecine du travail, la biologie médicale et la santé publique (suivi de la psychiatrie et de la gériatrie). Vous l&rsquo;avez compris, ce sont donc les derniers au concours qui se retrouveront à coup presque sûr médecins du travail.<br>Si l&rsquo;argent apparaît donc comme un critère de choix essentiel, avec des rémunérations qui varient couramment du simple au double entre les spécialités les plus prisées et les moins prisées des étudiants, nous avons aussi la double peine du statut pour le trio des spécialités les plus boudées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Médecin salarié sans patientèle ni ordonnancier</h2>



<p>La mission du médecin du travail consiste à prévenir l&rsquo;atteinte à la santé des travailleurs du fait de leur travail. Pour cela il va surveiller leurs conditions d&rsquo;hygiène dans l&rsquo;exercice de leur travail, les risques santé auxquels ils sont exposés,  et leur état de santé au moyen de consultations individuelles périodiques. Il surveille aussi les conditions de sécurité des tiers qui visitent le lieu de travail.<br>Il donne des conseils à l&rsquo;entreprise pour améliorer les conditions de travail et diminuer les risques d&rsquo;ordre professionnel. Il tient à jour une fiche de l&rsquo;entreprise et de ses risques en matière d&rsquo;hygiène et de santé, où il indique les risques en question et les effectifs concernés, qui est présentée au comité social et économique de l&rsquo;entreprise tous les ans.</p>



<p> Il surveille aussi les risques de contagion sur le lieu de travail, les risques Ici, et c&rsquo;est encore une différence notable avec les professionnels de santé « classiques », le médecin du travail est en général salarié de l&rsquo;entreprise dans laquelle il t travaille, comme les autres employés de la société. Quand la taille de cette dernière le justifie. À défaut,  il est attaché à un SPSTI ou Service de prévention et de santé au travail interentreprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visites d&rsquo;aptitude</h2>



<p>Concernant les visites médicales individuelles qu&rsquo;il dispense, elle s&rsquo;applique aux employés en CDI, CDD, intérim, contrats d&rsquo;apprentissage et de professionnalisation. Les types de visites sont les visites d&#8217;embauche (dans le jargon VIP, visite d&rsquo;information et de prévention). Le médecin du travail vérifie l&rsquo;état de santé de la personne, l&rsquo;informe et la sensibilise sur les risques en matières d&rsquo;hygiène et de santé pendant le travail. Le médecin du travail détermine alors si la personne est apte , partiellement apte ou inapte à son emploi. Cela dit cette visite a lieu après l&#8217;embauche ; sauf pour les travailleurs de nuit, mineurs, et employés exposés à certains dangers dans leur travail (certains agents biologiques, champs électromagnétiques, entre autres), et les mineurs (moins de 18 ans).<br>Mais le médecin du travail ne prescrit pas de médicaments, ni même d&rsquo;arrêt de travail.  Il peut tout au plus demander des examens spécialisés complémentaires qui seront à la charge de l&rsquo;entreprise, et encore lui conseiller le cas échéant de changer la personne de poste. C&rsquo;est un avis consultatif, l&#8217;employeur n&rsquo;est pas obligé de le suivre bien qu&rsquo;il doive justifier pourquoi.<br>Le médecin du travail intervient aussi en cas d&rsquo;arrêt de travail supérieur à 30 jours pour maladie ou accident : c&rsquo;est une visite avant la reprise (pré-reprise) ou une visite de reprise selon le cas, cette dernière ayant lieu aussi après congé maternité, absence pour maladie professionnelle, absence de plus de 60 jours pour maladie ou accident non professionnel.<br>Il existe quelques autres visites au médecin du travail, à 45 ans en général, et au départ à la retraite et pour les employés soumis à risques particuliers (amiante, plomb, agents cancérigènes&#8230;).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le médecin du travail est soumis à la déontologie médicale</h2>



<p>On pourrait penser que les limitations des prérogatives du médecin du travail ne le soumet pas aux manquements en matière de déontologie médicale. S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il est moins exposé sachant qu&rsquo;il ne soigne pas et ne prescrit pas, il est lui aussi soumis à ce type de risque professionnels Celui qui semble évident est dans sa délivrance d&rsquo;avis d&rsquo;aptitude ou de non aptitude. Or, ce n&rsquo;est que depuis 2007 que les entreprises peuvent introduire des plaintes auprès de l&rsquo;Ordre des médecins visant leur médecin du travail. Pourquoi si tardivement ? parce que ces professionnels de santé étaient protégés jusque-là au nom de la sacro-sainte indépendance nécessaire des médecins du travail. Un privilège qui a donc disparu, comme beaucoup d&rsquo;autres tombes pour les médecins dont le lobby pour préserver les acquis est très puissant en France auprès des politiques.</p>



<p> Ainsi, au début de l&rsquo;année, un médecin du travail a été lourdement condamné pour manquements à la déontologie médicale, car il avait délivré des « <em>rapports et attestations tendancieux et de complaisance</em> » entre 2020 et 2022 dont des avis d&rsquo;inaptitude au travail concernant six salariés d&rsquo;une entreprise de fabrication de portes et serrures blindées. par l&rsquo;Ordre des médecin, jugé trop complaisant avec les salariés ; d&rsquo;autant que ce médecin du travail déclarait les salariés inaptes à tout poste dans l&rsquo;entreprise. En outre, il dénigrait l&rsquo;entreprise auprès de confrères, pour être « <em>maltraitante</em> » avec ses employés. L&rsquo;entreprise avait déposé plainte à l&rsquo;Ordre, estimant que le médecin du travail avait établi une quinzaine d&rsquo;avis d&rsquo;inaptitudes sur les deux années concernées, dont de complaisance. Le médecin en question a été condamné à un an d&rsquo;interdiction d&rsquo;exercer dont 6 mois en sursis.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Pseudoscience : L&#8217;enseignement de l&#8217;homéopathie aux médecins et son statut de médicament comme causes de sa persistance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:40:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[On vient souvent blâmer les pharmaciens d&#8217;officine pour vendre ces produits qui ne contiennent aucune substance active. Il ne sont]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">On vient souvent blâmer les pharmaciens d&rsquo;officine pour vendre ces produits qui ne contiennent aucune substance active. Il ne sont pourtant que les derniers maillons d&rsquo;un dispositif législatif et de lobbies qui contribuent à cette situation, avec un Ordre des médecins qui entérine le tout</h3>



<p>La fabrication, la dispensation et la vente des médicaments sont une affaire sérieuse de santé publique. Toutes les étapes en sont régulées par voie législative dans le Code de la santé publique. Pour ne pas voir l&rsquo;homéopathie promue et vendue en pharmacie, encore faudrait-il ne pas l&rsquo;enseigner et la prescrire et cesser de lui  attribuer réglementairement le statut de médicament.</p><div id="citiz-3980020120" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Principe de l&rsquo;efficacité et de l&rsquo;innocuité des médicaments</h2>



<p>Pour être commercialisé, un médicament doit bénéficier d&rsquo;une autorisation de mise sur le marché (AMM). Celle-ci est délivrée par les autorités sanitaires sur la base de l&rsquo;évaluation de la sécurité d&#8217;emploi du médicament et de l&rsquo;efficacité de ce dernier. Les deux aspects sont comparés, afin d&rsquo;établir un rapport bénéfice/risque qui doit impérativement être favorable.<br>Il est important de savoir qu&rsquo;il existe de nombreuses normes en vigueur pour évaluer l&rsquo;efficacité et la sécurité d&#8217;emploi des médicaments évalués, dans le cadre d&rsquo;études cliniques. Leur méthodologie doit permettre notamment de prouver que l&rsquo;efficacité du médicament étudié est bien dû au médicament lui-même, et non à un effet placebo. L&rsquo;effet placebo est ainsi tout à fait connu en science. En résumé, de façon simplifiée : si l&rsquo;on présente un verre d&rsquo;eau  à un patient comme un médicament efficace, ou simplement si lui-même le croit, bien que l&rsquo;eau ne contienne aucun principe actif, il est possible que le fait de boire cette eau présente un effet favorable pour le patient.  C&rsquo;est pourquoi </p>



<h2 class="wp-block-heading">Régime d&rsquo;exception pour l&rsquo;homéopathie concernant l&rsquo;efficacité</h2>



<p>Les médicaments homéopathiques sont évalués depuis des décennies au moyen d&rsquo;études cliniques, malgré que par conception, ces produits ne contiennent pas la moindre substance active, si ce n&rsquo;est du sucre. Pour en savoir plus, sur les principes de l&rsquo;homéopathie, <a href="https://citizen4science.org/continuerez-vous-a-utiliser-lhomeopathie-quand-vous-saurez-ce-que-cest/">lisez cet article très accessible</a>. Il y a bien eu une tentative de rebondissement sur cet aspect avec un gros canular scientifique made in France par le chercheur Jacques Benveniste: la théorie de la mémoire de l&rsquo;eau, en 1988. À l&rsquo;arrivée, la Haute autorité de santé (HAS), invitée à se prononcer à ce sujet à la fin des années 2010, a confirmé que ces médicaments n&rsquo;avaient démontré ni efficacité dans les affections pour lesquelles il sont donné, ni démontré le moindre intérêt pour la santé publique. On l&rsquo;a bien compris puisqu&rsquo;il  n&rsquo;y a pas  la moindre substance pharmacologiquement active dans les médicaments homéopathique.<br>Alors les dossiers d&rsquo;autorisation de mise sur le marché se contentent de vérifier la méthode (homéopathique) et la qualité de fabrication, et la sécurité d&#8217;emploi des produits. Quoi qu&rsquo;il en soit, que le rapport bénéfice/risque est égal à zéro. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des pharmaciens tenus de dispenser les produits d&rsquo;homéopathie</h2>



<p>Les médicaments homéopathiques ont malgré tout cessé d&rsquo;être remboursés par l&rsquo;assurance-maladie, récemment puisqu&rsquo;en 2021, du fait de leur efficacité non éprouvée. Mais ils figurent toujours comme une classe de médicaments dans le Code de la santé publique. Ainsi seuls les professionnels de santé, c&rsquo;est-à-dire les médecins et les pharmaciens, peuvent conseiller et prescrire des médicaments homéopathiques.</p>



<p>De fait, c&rsquo;est dans la loi. Voici la définition des médicaments homéopathiques qui y figure : « <em>tout médicament obtenu à partir de substances appelées « souches homéopathiques », selon un procédé de fabrication homéopathique décrit par la pharmacopée européenne, la pharmacopée française ou à défaut, par les pharmacopées utilisées de façon officielle dans un autre État membre (loi n°2007-248)</em>« .</p>



<p>Et c&rsquo;est bien là, en réalité, que le bât blesse : la persistance de l&rsquo;homéopathie dans le Code de la santé publique ; car dès lors, les médicaments homéopathiques intègrent le circuit de distribution des médicaments et aboutissent à l&rsquo;officine. Là, le pharmacien doit assurer l&rsquo;approvisionnement, assurer la vente et le conseil en la matière au grand public. Comme il se doit en ces circonstances, les étudiants en pharmacie sont formés Il s&rsquo;agit de médicaments qui peuvent être vendus sans ordonnance, aussi les retrouve-t-on dans la catégorie de ce que l&rsquo;on appelle dans le jargon pharmaceutique les médicaments de « conseil » que proposent les pharmaciens.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des médecins qui pratiquent et prescrivent l&rsquo;homéopathie</h2>



<p>Le pharmacien ne fait pas que dispenser des produits homéopathiques sur la base de son conseil pharmaceutique ou de la demande des patients. Il exécute des ordonnances médicales les prescrivant. Le déremboursement récent de l&rsquo;homéopathie n&rsquo;a été qu&rsquo;une demi-mesure, sur la base que la solidarité nationale ne doit financer que des médicaments dont l&rsquo;efficacité est démontrée. Pourtant, le contribuable finance le système de santé, en particulier la formation des médecins et ses honoraires en grande partie. Le remboursement des médicaments par la sécurité sociale n&rsquo;est qu&rsquo;un élément parmi les autres. <br>Dans la plupart des pays en développement, on est allé au bout du raisonnement, puisque l&rsquo;homéopathie ne peut plus y être prescrite par les professionnels de santé. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="950" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16.png" alt="" class="wp-image-15587" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16.png 667w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16-211x300.png 211w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle de l&rsquo;Ordre des Médecins, le poids du laboratoire Boiron</h2>



<p>En 1974, l&rsquo;Ordre des médecins avait validé la possibilité (aujourd&rsquo;hui supprimée) pour les médecins la possibilité d&rsquo;apposer la mention « orientation en homéopathie » sur leurs plaques et leurs ordonnances. Une mention particulière car il n&rsquo;existe pas, fort heureusement, de spécialité médicale « Homéopathie ». Il n&rsquo;existait pas à cette époque non plus de diplôme complémentaire spécialisé dans le domaine. Alors, d&rsquo;où venait cette tolérance et reconnaissance d&rsquo;une pseudo-médecine, non éprouvée ? du laboratoires Boiron ! Et oui, Boiron est le leader mondial de l&rsquo;homéopathie, et il est français. Leader des granules homéopathiques aux noms latins en divers dosages exprimés en « CH », et même de nombreuses spécialités homéopathiques. Qui ne connaît pas Oscillococcinum ?  Et bien c&rsquo;est Boiron seul qui dispensait  à l&rsquo;époque dans des écoles de formation privée, cette formation aux médecins leur permettant d&rsquo;apposer leur spécialisation dans le domaine de l&rsquo;homéopathie, en l&rsquo;absence de diplôme. On voit le système pervers d&rsquo;un laboratoire qui forme le corps médical pour valider une pseudoscience pour entretenir la vente de ses produits. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;essor des diplômes de « thérapeutique homéopathique »</h2>



<p>Mais la responsabilité de l&rsquo;Ordre des médecins ne s&rsquo;arrête pas là. À deux reprises en 1997 et 2007, il formule le souhait de la création d&rsquo;un Diplôme universitaire d&rsquo;homéopathie, pour en obtenir la pleine reconnaissance ! Ce n&rsquo;est pas mis en œuvre à l&rsquo;époque, mais aboutit il y a 20 ans. Aujourd&rsquo;hui, la situation est donc tout autre. Il existe un Diplôme inter-universitaire DIU) de « thérapeutique homéopathique », en plein essor. Il a été créé par les facultés de médecine de Reims et de Marseille. Celle de Strasbourg, très versée dans les pseudosciences médicales, doit rejoindre le DIU en cette rentrée universitaire 2024.<br>300 heures de formation par des médecins et pharmaciens, sur 2 ans, avec des cours magistraux, des travaux dirigés et un stage chez un professionnel de santé pratiquant l&rsquo;homéopathie. Ci-contre, une sommaire présentation du DIU par l&rsquo;université de Reims.</p>



<p>La lutte contre les pseudo-médecines et pratiques non éprouvées en santé, ou du moins leur prise en charge par le contribuable, est loin d&rsquo;être gagnée. Rappelons que le gouvernement Macron portait, avant la démission forcée de sa ministre de la santé Le Bodo, le projet de créer un <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">système d&rsquo;agrément des pseudo-sciences médicales en portant une association lobbyste</a> en la matière afin d&rsquo;en faire une agence en son sein.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="777" height="761" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15.png" alt="" class="wp-image-15586" style="width:526px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15.png 777w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15-300x294.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15-768x752.png 768w" sizes="auto, (max-width: 777px) 100vw, 777px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Illustration  Andea pour Science infused</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse VHAE pour Science infused</em></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>On peut être médecin sans être docteur (et inversement) !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 17:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice de la médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous avez dit "docteur" ? Comment répondre aux questions du type : cette personne est-elle médecin ou pas ? Chez les docteurs, il y a des docteurs docteurs et des docteurs pas docteurs.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En 2021, nous avions abordé le sujet du titre de « docteur » en passant en revue les différents types de doctorat. Dans cet épisode 2 sur les docteurs, nous allons étudier plus précisément le cas des médecins et l&rsquo;usage de leur titre ; on verra que pour s&rsquo;y retrouver, il faut bien comprendre le cursus des études médicales et ses jalons</strong></h4>



<p>Dans l&rsquo;article « <a href="https://citizen4science.org/vous-avez-dit-docteur/">Vous avez dit docteur ?</a>« , vous avez tout appris sur le doctorat en France, afin de savoir ce qui se cache derrière le mot ou le titre de « docteur », en fonction du diplôme que sanctionne un doctorat. On avait ainsi appris qu&rsquo;un « docteur » n&rsquo;est pas forcément médecin. Aujourd&rsquo;hui, on va découvrir qu&rsquo;un médecin n&rsquo;est pas forcément docteur. Étonnant, non ?  Pour comprendre pourquoi  et dans quelles circonstances cela arrive,  nous allons faire un « zoom » sur les des études médicales.</p><div id="citiz-167767795" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Diplôme de médecine : un doctorat d&rsquo;État</h2>



<p>Les professionnels de santé au sens strict en France couvrent deux domaines, la médecine et la pharmacie. Les professionnels de santé en médecine sont les médecins, les odontologistes, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Les professionnels de santé en pharmacie sont les pharmaciens. Tous ces professionnels de santé sont des docteurs une fois leur diplôme obtenu : un doctorat d&rsquo;État dans leur domaine (bac+6 minimum). <br>Il y a aussi de nombreuses professions paramédicales, c&rsquo;est le groupe des auxiliaires de santé. Parmi eux les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes, audioprothésistes, opticiens-lunetiers, prothésistes, diététiciens&#8230; liste non exhaustive.</p>



<p>« <em>Le diplôme d’État de docteur en médecine est un diplôme de l’enseignement supérieur délivré par les universités accréditées</em>« , nous précise le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins (CNOM) que nous avons interrogé en vue de cet article.  </p>



<p>Le CNOM décrit pour <em>Science infuse</em> une synthèse de ce que valide le diplôme de médecine : « <em>Il sanctionne un minimum de dix années d’études post Bac comportant : un enseignement théorique, un enseignement pratique, une pratique clinique ou technique organisée sous la forme de stages dans des structures agréées, une initiation à la recherche, avec la soutenance d’une thèse en vue de l’obtention du diplôme d’État.</em>« <br><br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois cycles d&rsquo;études médicales</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Cycle 1</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Première année de concours déterminante</h4>



<p>Le premier cycle des études de médecine débute dans le cadre d&rsquo;une première année commune appelée <strong>P</strong>arcours&nbsp;<strong>A</strong>ccès&nbsp;<strong>S</strong>pécifique&nbsp;<strong>S</strong>anté (<strong>PASS</strong>) sanctionnée par un concours. En cas de succès, les étudiants accèdent à la &nbsp;2e&nbsp;année dans l’une 5 filières de santé MMOPK : Maïeutique (sages-femmes), Médecine, Odontologie (soins dentaires), Pharmacie ou Kinésithérapie. Il s&rsquo;agir de professionnels de la santé sauf la kinésithérapie qui est une profession d&rsquo;auxiliaire de santé. L&rsquo;accès à l&rsquo;une des 5 filières dépend du classement au concours et des souhaits de l&rsquo;étudiant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Deux années pré-clinique</h4>



<p>Si la filière médicale et obtenue, l&rsquo;étudiant se retrouve en 2e puis 3e année du <strong>D</strong>iplôme de&nbsp;<strong>F</strong>ormation&nbsp;<strong>G</strong>énérale en&nbsp;<strong>S</strong>ciences&nbsp;<strong>M</strong>édicales (DFGSM2 et 3). On y complète ses connaissances en biologie, on apprend la sémiologie et on entame l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;exercice médical, de façon théorique. Des stages viennent agrémenter les cours pour les mettre en pratique et contextualiser les objectifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cycle 2 : 3 ans de clinique</h3>



<p>Ce 2e cycle des études médicales prépare au <strong>D</strong>iplôme de&nbsp;<strong>F</strong>ormation&nbsp;<strong>A</strong>pprofondie en&nbsp;<strong>S</strong>ciences&nbsp;<strong>M</strong>édicales (DFASM). On y étudie pendant les processus pathologiques, la thérapeutique et la prévention associées, l&rsquo;organisation du système de santé, l&rsquo;évaluation de la pratique des soins ainsi que la déontologie et la responsabilité médicale. En pratique, il s&rsquo;agit d&rsquo;une alternance de cours à l&rsquo;université et de stages à l&rsquo;hôpital. Dans le cadre de ces stages, les étudiants en médecine sont qualifiés d&rsquo;<em>externes</em>.</p>



<p>À la fin du 2e cycle, soit après 6 ans d&rsquo;études post-bac, les étudiants passent les Épreuves&nbsp;<strong>C</strong>lassantes<strong>&nbsp;N</strong>ationales&nbsp;<strong>i</strong>nformatisées (<strong>ECNi)</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un concours qui permet le choix d&rsquo;une spécialité médicale, en fonction du classement national à ce concours.&nbsp;<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Cycle 3 : la spécialisation</h3>



<p>Le 3e cycle des études se déroulent en trois phases chronologiques. Il prépare au Diplôme d’Études Spécialisées (DES) de la spécialité médicale ou pharmaceutique choisie. Il existe près de 50 spécialités et donc autant de DES.  Il est obligatoire pour les médecins, mais facultatif pour les pharmaciens, sachant que l&rsquo;exercice de la pharmacie d&rsquo;officine ne requiert pas de spécialisation. En revanche, les étudiants en pharmacie qui veulent exercer en laboratoire de biologie médicale ou en pharmacie hospitalière doivent se présenter aux ECNi et obtenir le DES correspond à l&rsquo;une de ces deux spécialités.</p>



<p>Ce cycle comporte des cours théoriques et des stages pratiques. Dans ce cadre, les étudiants de 3e cycle deviennent des <em>internes</em>, car autrefois on ne parlait pas de 3e cycle mais d&rsquo;internat.  La durée du 3e cycle est de 4 ou 5 ans selon la spécialité choisie. Il est à noter que la médecine générale est une spécialité parmi les autres et qu&rsquo;il a donc son propre DES (durée 4 ans).<br>Les 3 phases du cycle 3 sont suivantes :</p>



<p><strong>la phase socle</strong>, qui est l&rsquo;année d&rsquo;étude qui suit le concours des ECN. S&rsquo;ensuit la phase  d&rsquo;<strong>approfondissement</strong>, et enfin la phase de <strong>consolidation</strong>.</p>



<p>Il y a deux jalons clés pendant le cycle 3 qui vont déterminer si on peut se prévaloir du titre de médecin, de médecin spécialiste, (pour les étudiants en médecine) et de docteur (étudiants médecine et pharmacie) : l&rsquo;obtention de la thèse de doctorat d&rsquo;État, et l&rsquo;obtention du DES.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="844" height="282" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image.png" alt="" class="wp-image-15182" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image.png 844w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-300x100.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-768x257.png 768w" sizes="auto, (max-width: 844px) 100vw, 844px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source : UFR Médecine &#8211; Université de Nantes</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Médecin mais pas (encore) docteur</h3>



<p>Pendant la plus grande partie du cycle 3 des études de santé, on est interne, et ce jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention de son doctorat. Pour les étudiants en médecine : lors des stages, on pratique des actes médicaux, mais pas en autonomie : cela a lieu uniquement sous la responsabilité de son maître de stage (médecin). L&rsquo;étudiant est un alors un praticien en formation. L&rsquo;événement déclencheur permettant d&rsquo;obtenir le titre de docteur est &#8230;. le doctorat.</p>



<p>Le Conseil de l&rsquo;Ordre des médecins nous précise :<em> « Le diplôme d&rsquo;Etat de docteur en médecine est conféré après soutenance avec succès d&rsquo;une thèse de doctorat. (Article L632-4 du Code de l’éducation). Par conséquent, dans le cursus de médecine en France, un médecin ne peut pas se prévaloir d’un titre de docteur en médecine avant la réussite d’une thèse d’exercice. »</em><br>En pratique : pour pouvoir se présenter ou se faire présenter comme « Docteur » (ou Dr), il faut avoir en poche son diplôme de Docteur d&rsquo;État, qui n&rsquo;est délivré que si l »étudiant présente son attestation de réussite à la soutenance de thèse. En effet, la soutenance n&rsquo;est pas qu&rsquo;une formalité, il y a un jury, qui décide ou non de la réussite de la soutenance.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Docteur (mais junior) et toujours étudiant</h3>



<p>La fin de la phase d&rsquo;approfondissement du cycle 3 est le moment est le moment où l&rsquo;étudiant passe sa thèse qui lui permettra de devenir docteur. Le Conseil de l&rsquo;Ordre nous précise :  » <em>les docteurs junior c’est-à-dire les étudiants du 3<sup>ème</sup>cycles en médecine qui ont validé la thèse et obtenu le diplôme d&rsquo;État de docteur en médecine s’inscrivent à l’Ordre des médecins sur un tableau spécial (Article L4111-1-1 du Code de la santé publique</em>« .<br></p>



<p>Pour passer en phase 3 de consolidation du cycle 3, il faut donc que l&rsquo;étudiant en médecine réponde cumulativement aux 3 conditions suivantes, nous détaille l&rsquo;Ordre des médecins :</p>



<p>• »<em>Avoir validé l’ensemble des connaissances et compétences nécessaires à la validation de la phase d’approfondissement de la spécialité suivie, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 21 avril 2017 &nbsp;;</em></p>



<p>• <em>Avoir soutenu avec succès la thèse mentionnée à l’article R. 632-23 du code de l’éducation ;</em></p>



<p>•<em> Avoir obtenu le diplôme d’Etat de docteur en médecine.</em>« </p>



<p><em>Ainsi, lorsque l’étudiant a rempli ces conditions, il entre dans la phase de consolidation et est nommé docteur junior par le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de rattachement</em>. »<br><br>En pratique, la liste spécifique des docteurs juniors est tenue à jour par l&rsquo;Ordre départemental du CHU de rattachement de l&rsquo;étudiant, et non sur le tableau national consultable sur le site du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins.  » Il ne s’agit toutefois pas d’une inscription définitive à l’ordre qui lui permettrait d’exercer la profession de médecin » précise l&rsquo;Ordre.</p>



<p>Le docteur junior est un étudiant praticien en formation spécialisée, en phase de consolidation, ce qui lui permet de « <em>parvenir progressivement à une pratique professionnelle autonome. C’est la raison pour laquelle il suit sa formation sous le régime de l’autonomie supervisée »</em>, nous explique l&rsquo;Ordre. <br><br>Le docteur junior reste un étudiant de 3e cycle, ce jalon de docteur junior est donc assez symbolique. Il vise à permettre à l&rsquo;étudiant de prendre la mesure de ses responsabilités en lui permettant pour la première fois de porter le titre de docteur en valorisant le succès de sa soutenance de thèse, et d&rsquo;être inscrit sur une liste tenue par l&rsquo;Ordre départemental pour le sensibiliser à l&rsquo;inscription future au tableau national de l&rsquo;Ordre quand il sera devenu médecin spécialiste à l&rsquo;obtention du DES.</p>



<p>Le statut de docteur junior existe depuis 2018, avant cette date on était interne jusqu&rsquo;à la fin de ses études et on se présentait comme tel aux patients. En pratique, cela reste souvent le cas, les étudiants n&rsquo;étant pas forcément demandeurs de se présenter comme « Docteur junior Untel » pour un statut qui finalement est purement administratif et jugé par fois infantilisant face aux patients. Il est vrai que le moment où ils pourront se faire appeler « Docteur Untel » et « médecin spécialiste » est au bout du parcours et plus très lointain sous réserve de DES en poche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;obtention du DES signe l&rsquo;accès au titre de médecin spécialiste et à l&rsquo;autonomie</h2>



<p>On l&rsquo;a compris, les étudiants en médecine sont docteurs juniors de façon temporaire, normalement pendant un à deux ans, jusqu&rsquo;à la fin de leurs études. L&rsquo;étape ultime est l&rsquo;obtention du DES de leur spécialité. C&rsquo;est à ce moment-là, DES en poche, qu&rsquo;ils pourront commencer à porter le titre et se présenter comme médecin dans leur spécialité, qu&rsquo;ils exerceront alors en toute autonomie. Dès lors, ils figurent dans le tableau national de l&rsquo;Ordre des médecins, qui est d&rsquo;accès public .</p>



<p><em>Dessin de presse : Milleray pour Science infuse</em></p>



<p><em>Merci aux lecteurs qui nous ont sollicité pour ce sujet via la rubrique « Articles à la demande », ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;Ordre national des médecins pour le soin apporté à répondre à  à nos questions.</em></p>



<p><br><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Science infuse</span></strong>&nbsp;est le média d&rsquo;information en ligne de<span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong></span>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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