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	<title>Critique cinématographique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Critique cinématographique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Cinéma : &#8216;La bataille de Gaulle&#8217; : un dyptique historique didactique et quasi-hypnotique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 19:47:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de Simon Abkarian, incarantion magistrale et troublante ; plus de 5 heures de projection captivantes en deux parties.</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Juin 1940. La France s&rsquo;effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s&rsquo;échappe vers Londres pour sauver ce qu&rsquo;il reste d&rsquo;un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n&rsquo;a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n&rsquo;est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l&rsquo;ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l&rsquo;Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La Bataille De Gaulle : L&amp;apos;âge de fer (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/SrlbQ3jR_y0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quand Simon Abkarian dit la France, on est transpercé. À chaque réplique, à chaque silence.</em> Il y a dans cette incarnation quelque chose d&rsquo;inattendu et de juste à la fois. Simon Abkarian, dont les origines arméniennes impriment au visage une gravité légèrement orientale, n&rsquo;est pas exactement De Gaulle mais il l&rsquo;est parfaitement. Et c&rsquo;est peut-être mieux : il est De Gaulle tel qu&rsquo;une certaine France l&rsquo;a ressenti de l&rsquo;extérieur, avec ce regard d&rsquo;un peuple qui sait ce que signifie perdre une patrie et vouloir la reconquérir. Ce décalage subtil, loin d&rsquo;être un défaut, donne au personnage une profondeur que la recherche de sosie pur &lsquo;aurait pas produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diptyque revendique ouvertement sa dimension didactique. C&rsquo;est un cours d&rsquo;histoire, assumé, rigoureux, et c&rsquo;est précisément ce qui contrinue à le rendre passionnant. On croit connaître l&rsquo;épopée gaullienne, les appels, Londres, Alger, le débarquement, Paris libéré. Et pourtant on découvre, ou redécouvre, des épisodes, des visages, des arbitrages qui échappent à la mémoire scolaire. Chaque scène incite à s&rsquo;interroger sur l&rsquo;homme derrière le mythe : cette opiniâtreté qui frise parfois l&rsquo;irrationalité, cette conviction absolue que rien n&rsquo;est perdu quand rien ne semble pourtant gagnable. En 1940, De Gaulle était seul à Londres. Cinq ans plus tard, il entrait dans Paris libéré. Voir dans cet enchaînement une suite logique serait audacieux. Il est plus juste de croire que la volonté d&rsquo;un seul homme peut changer la trajectoire d&rsquo;un pays, à condition que cet homme soit habité par quelque chose qui dépasse le calcul politique ordinaire : <em>une certaine idée de la France</em>, pour reprendre sa propre formule, qui s&rsquo;est délitée peu à peu depuis lors. Car c&rsquo;est aussi cela que le film met en lumière, silencieusement : De Gaulle possédait un sens politique inouï et un art de la diplomatie à faire pâlir dix générations de locataires du Quai d&rsquo;Orsay. Il sut manœuvrer Churchill (génialement incarné par  Simon Russell Beale), résister à Roosevelt, amadouer Staline, et maintenir la France dans le camp des puissances victorieuses alors qu&rsquo;elle sortait humiliée de quatre années d&rsquo;occupation. Était-il vraiment un diplomate au sens classique du terme, cet homme qui ne cédait jamais ? Peut-être que la vraie diplomatie, la grande, consiste précisément à savoir jusqu&rsquo;où ne pas céder, et à le faire savoir&#8230;  Et puis le parallèle avec notre époque s&rsquo;impose sans qu&rsquo;on ait besoin de forcer le trait. Dans un monde où les dirigeants se définissent par leurs compromis et où la verticalité du pouvoir est systématiquement perçue comme un défaut démocratique, la trajectoire gaullienne interroge. Pas pour en tirer une leçon nostalgique, mais pour mesurer l&rsquo;écart entre une époque où un homme pouvait incarner une idée nationale au point de la rendre réelle, et la nôtre, où cette incarnation semble structurellement impossible. Dans la galerie de personnages qui entourent le Général, tous brillent. Mais l&rsquo;un d&rsquo;entre eux brille d&rsquo;un éclat particulier, mis en avant par Antonin Baudry,  celui de la détermination toujours, mais poussée jusqu&rsquo;à la folie : le Général Leclerc. Il incarne cette variante du gaullisme qui ne compte pas, qui fonce, qui croit que la volonté suffit quand la logique défaille. Ce qui rend l&rsquo;œuvre vraiment captivante de bout en bout aussi, c&rsquo;est l&rsquo;imbrication d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour dans ce cours d&rsquo;histoire grandeur nature. La romance n&rsquo;est pas un ornement, mais un le fil conducteur émotionnel qui permet d&rsquo;ancrer les événements dans le vécu des individus ordinaires pris dans la tourmente. Elle porte elle aussi son lot de pépites historiques, de détails d&rsquo;époque, de tensions intimes qui reflètent les fractures collectives. C&rsquo;est finement écrit, jamais sentimental au mauvais sens du terme, et cela donne au récit une respiration que la chronique politique seule ne pourrait pas offrir. La photographie, enfin, est superbe. Chaque plan semble pensé comme une affiche, sans que cela verse dans la pose. La lumière dit la guerre, la résistance, l&rsquo;espoir fragile. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;La bataille de Gaulle&rsquo; d</em>&lsquo;Antonin Baudry<em>, avec </em>Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Niels Schneider,  Benoît Magimel, LoÏc Corbery, Anamaria Vartolomei, Karim Leklou, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte, Campbell Scott</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Partie 1 : L&rsquo;âge de fer, durée  2h40, sortie le 3 juin 2026<br>Partie 2 : J&rsquo;écris ton nom, durée 2h40, sortie le 26 juin 2026</em><br><br><em>Durée 1h15 </em><br><em>Sortie 22 juillet 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Si tu penses bien&#8217; : anatomie de l&#8217;emprise ordinaire, entre piège conjugal et dérive sectaire</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-si-tu-penses-bien-anatomie-de-lemprise-ordinaire-entre-piege-conjugal-et-derive-sectaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 18:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Sous le signe d&#8217;une double dévotion, un devoir de soumission absolue où la piété religieuse devient]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Sous le signe d&rsquo;une double dévotion, un devoir de soumission absolue où la piété religieuse devient le bras armé de la perversité, Géraldine Nakache dissèque la mécanique glaciale d’un piège intime. Ce drame psychologique transforme le visage de son héroïne en un théâtre d&rsquo;émotions brutes face à une mécanique inéluctable et oppressante.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Lorsque Gil rencontre Jacques, leur amour est évident. Mais l’intensité des débuts laisse place à une relation où elle se sent de plus en plus enfermée, jusqu’à en perdre ses repères. Jacques la rassure : si elle pense bien, il ne lui arrivera que du bien. Peu à peu, Gil comprend le contrôle qu’il exerce sur sa vie…”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Si Tu Penses Bien - Bande Annonce (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/b6LmJjJTEp4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des films dont la tension ne repose pas sur les éclats de voix, mais sur le glissement insidieux d&rsquo;un étau qui se resserre. Dans <em>Si tu penses bien</em>, la réalisatrice accomplit un tour de force d’une précision chirurgicale en disséquant l&#8217;emprise conjugale au sein du couple formé par Gil et Jacques, décuplée et légitimée par le poids de la dévotion religieuse, dans une grande justesse et sans jamais tourner dans la démonstration spectaculaire ou la caricature. L&rsquo;époux pervers  narcissique trouve dans les dogmes et les textes sacrés le soutien parfait pour rationaliser sa domination, victimiser sa compagne et ériger son autorité en devoir moral. La mise en scène repose en grande partie sur Mona Choukri qui dans une performance très expressive, porte sur ses traits toute la dramaturgie du film, lui permettant la sobriété : pas besoin de grands discours, ses yeux et ses expressions laissent affleurer la surprise, la déception, la douleur sourde, le doute instillé goutte à goutte, la violence symbolique et, progressivement, la peur panique. Face à elle, Niels Schneider livre une prestation à la hauteur. Il sait installer un malaise grandissant jusqu&rsquo;à rendre son personnage littéralement effrayant. Il incarne cette perversité ordinaire qui avance masquée, sûr de son bon droit, menant le récit exactement là où il doit aller. Le film touche au sommet de l&rsquo;effroi quand le père s&#8217;empare de son bébé pour l&rsquo;arracher physiquement à sa mère et se met à monter les escaliers de la maison en hurlant des reproches à sa femme, jusqu&rsquo;à faire fondre en larmes le bébé. En orchestrant sciemment la détresse du nourrisson comme victime collatérale, le manipulateur froid montre qu&rsquo;il est prêt à utiliser tous les moyens. On assiste là aux prémisses effrayantes de l&rsquo;instrumentalisation des enfants, ce rouage tristement classique des couples sous l&#8217;emprise du profil manipulateur. C&rsquo;est l&rsquo;illustration foudroyante d&rsquo;une stratégie de destruction intime que tant de victimes connaissent dans les situations d&rsquo;échec conjugal, lorsque la chair de leur chair devient l&rsquo;ultime otage d&rsquo;un contrôle absolu. Ce film vibre comme un hommage à toutes celles qui ont connu un Jacques, et on les sait nombreuses. Clémentine Célarié, en second rôle mère de la victime, est également bouleversante, offrant une présence d&rsquo;une tendresse poignante, incarnant un refuge fragile mais essentiel au milieu de la tourmente.  Il n&rsquo;y a aucune respiration dans ce film, comme pour nous faire vivre une asphyxie, et dans un déroulement non linéaire dans lequel s&rsquo;inscrivent des périodes du passé pour mieux comprendre le cheminement de l&#8217;emprise.  Par sa narration maîtrisée et son refus du spectaculaire gratuit, Géraldine Nakache signe un film marquant sur la terreur intime, où la foi dévoyée et l&rsquo;amour détourné deviennent les armes les plus redoutables de la domination et de l&#8217;emprise psychologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;SI tu penses bien&rsquo; de </em>Géraldine Nakache, avec Monia Chokri, Niels Schneider, Clémentine Célarié<br><br><em>Durée 1h</em>34<em> </em><br><em>Sortie 16 septembre 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;De la Comédie française&#8217; : le flacon sans l&#8217;ivresse</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-de-la-comedie-francaise-le-flacon-sans-livresse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 19:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil La Maison de Molière et ses hôtes servent d&#8217;écrin à un vaudeville aux gags datés. Malgré]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



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<h2 class="wp-block-heading">La Maison de Molière et ses hôtes servent d&rsquo;écrin à un vaudeville aux gags datés. Malgré la fraîcheur et la grâce piquante de Pauline Clément, ce film pourtant très bref réussit le tour de force d&rsquo;ennuyer. Cette suite de séquences alignées aboutit à une comédie désespérément plate. Reste le plaisir voyeur de visiter les coulisses d&rsquo;un lieu prestigieux.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DE LA COMEDIE FRANCAISE Bande Annonce (2026) Avec la troupe de la Comédie Française" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/jtDvh-pmVW8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On connaît l&rsquo;adage : qu&rsquo;importe le flacon, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;ivresse. Mais lorsqu&rsquo;on débouche une grande cuvée et que le breuvage se révèle bien fade, la déception n&rsquo;en est que plus amère. S&rsquo;attaquer aux coulisses et au prestige de la plus célèbre institution théâtrale du pays laissait espérer un grand moment d&rsquo;esprit, d&rsquo;élégance et d&rsquo;humour mordant. C&rsquo;est pourtant à un sentiment de rendez-vous manqué que nous livre <em>De la Comédie-Française</em>, où le flacon s&rsquo;avère infiniment plus séduisant que ce qu&rsquo;il contient. Sur la forme, l&rsquo;attrait est pourtant indéniable. Bénéficier du cadre majestueux de la Maison de Molière et voir évoluer une telle brochette de comédiens sociétaires et pensionnaires constituait une promesse royale. Le talent individuel de la troupe n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas en cause : au milieu du tumulte, Pauline Clément tire magnifiquement son épingle du jeu. Elle insuffle à son personnage une fraîcheur, une finesse et une justesse comique qui apportent une vraie respiration dans cet ensemble. Du côté de la mise en scène, Betrand Usclat, qui co-réalise le film avec Martin Darondeau, confirme son indéniable savoir-faire du rythme court, forgé sur le web et à la télévision. Mais c&rsquo;est précisément là que le bas blesse : sa réalisation donne l&rsquo;impression désagréable d&rsquo;aligner des petites séquences très efficaces prises isolément, comme une suite de sketchs juxtaposés, sans jamais réussir à insuffler un vrai souffle de cinéma sur la durée de la projection. C&rsquo;est au cœur même de ce dispositif que le projet s&rsquo;effondre. L&rsquo;intrigue s&rsquo;épuise à une vitesse folle dans un défilé de gags éculés et de ressorts vaudevillesques qui manquent cruellement de modernité. Ce qui devait être une horlogerie comique tourne à vide, et l&rsquo;action s&rsquo;enlise rapidement dans une course-poursuite désordonnée qui finit par tourner en rond. Un comble : alors que le film est particulièrement court, l&rsquo;absence de liant parvient au final à nous ennuyer. Le rire s&rsquo;émousse très vite, laissant place à une lassitude polie.<br>Au final, le seul véritable intérêt de l&rsquo;entreprise réside dans la visite guidée qu&rsquo;elle offre en arrière-plan : une déambulation privilégiée dans l&rsquo;intimité et le patrimoine de la Comédie-Française. Se perdre dans les coulisses, arpenter les travées de la salle Richelieu, approcher le calme des loges et l&rsquo;envers du décor offre quelques magnifiques plans et un vrai plaisir d&rsquo;esthète. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="77" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-14394" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;De la Comédie française&rsquo; de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément</em>, Laurent Stocker, <em>Julien Frison, Marina Hands, Danièle Lebrun</em><br><br><em>Durée 1h15 </em><br><em>Sortie 22 juillet 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Soudain&#8217; : La grâce de l&#8217;imprévu face à l&#8217;inéluctable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 15:32:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[Librement inspiré d&#8217;une correspondance philosophique sur la vie qui bascule avec l&#8217;imprévu de la maladie, le nouveau film de Ryūsuke]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Librement inspiré d&rsquo;une correspondance philosophique sur la vie qui bascule avec l&rsquo;imprévu de la maladie, le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi (titre original : &lsquo;<em>All of a sudden</em>&lsquo; réunit Virginie Efira et l&rsquo;actrice japonaise Tao Okamoto dans l&rsquo;intimité d&rsquo;un EHPAD. Un drame sur la vie et la mort abordé avec délicatesse, où la grâce de la mise en scène et la prouesse du jeu dépassent la barrière des langues.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Directrice d&rsquo;un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d&rsquo;y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l&rsquo;écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.</em></p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SOUDAIN Bande Annonce (2026) Virginie Efira" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/DbOOGPHMWaE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut accepter de ralentir, de déposer les armes de laisser le temps prendre son temps pour entrer dans <em>Soudain</em>. Le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi, couronné d&rsquo;un Oscar pour &lsquo;<em>Drive My Car&rsquo;</em>, pèse à nouveau chaque seconde pour livrer un film d »une grande humanité. LIbrement inspiré du livre « <em>Quand la vie prend un tournant inattendu</em>&lsquo;, recueil de lettres poignantes entre la philosophe Makiko Miyano et l&rsquo;anthropologue Maho Isono, le récit abandonne la forme épistolaire pour transposer son propos au cœur d&rsquo;un EHPAD en France. C&rsquo;est là que le destin de Marie-Lou, directrice engagée qui se débat contre la lourdeur du système, percute celui de Mari, une dramaturge japonaise atteinte d&rsquo;un cancer incurable. Dans ce rôle de femme malade à la gravité lumineuse, la comédienne Tao Okamoto, vue à Hollywood dans &lsquo;<em>Wolverine&rsquo;</em> ou &lsquo;<em>Batman v Superman</em>, trouve une partition d&rsquo;une pureté bouleversante, incarnant avec élégance cette dignité face à l&rsquo;inéluctable. Mais ce qui transforme l&rsquo;expérience en une  sorte de vertige cinématographique tient au face-à-face entre ces deux femmes et au dispositif insensé imaginé par le réalisateur. Virginie Efira, qui prouve une fois de plus qu&rsquo;elle est une sacrée actrice, s&rsquo;est jetée à corps perdu dans le projet en apprenant l&rsquo;intégralité de ses répliques japonaises en pure phonétique. Entraînée pendant des mois par un coach linguiste, puis soumise à la méthode fameuse d&rsquo;Hamaguchi  faite de répétitions neutres jusqu&rsquo;à ce que la diction devienne un pur réflexe organique, Virginie Efira débite la langue de Mishima avec une fluidité naturelle déconcertante alors qu&rsquo;elle n&rsquo;en parle pas un traître mot dans la vie. Par la suite, le récit bascule dans une deuxième phase pleine de sens et de poésie : chacune se met à parler dans sa propre langue maternelle, et le miracle bilingue opère avec une fluidité déconcertante, donnant le spectacle de la naissance d&rsquo;une amitié aussi soudaine et puissante qu&rsquo;un coup de foudre. Là où beaucoup de mélodrames auraient sombré dans la démonstration théorique ou les violons larmoyants sur la fin de vie, Hamaguchi déploie son art  du rythme, du silence et de l&rsquo;espace. Rien n&rsquo;est surligné, beaucoup est suggéré par des scènes de soin et d&rsquo;activités avec les pensionnaires de l&rsquo;EHPAD. Beaucoup est dit aussi, sur la politique, la philosophie de la vie et l&rsquo;éthique, entre les deux héroÏnes qui s&rsquo;exposent mutuellement leur vision du monde, y compris à coup de schémas sur un <em>paperboard</em> dans la nuit feutrée d&rsquo;une garde à l&rsquo;EHPAD. Sans jamais chercher à faire de la belle image pour le plaisir, la caméra capte la vulnérabilité des corps et la force des liens qui se tissent quand tout vacille. C&rsquo;est un cinéma de l&rsquo;urgence douce, un hymne vibrant à la rencontre et aux cadeaux imprévisibles de la vie même face à l&rsquo;inéluctable.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Soudain de Ryūsuke Hamaguchi</em> avec Virginie Efira, Tao Okamoto, Héloïse Janjaud, Heidi Becker-Babel, Marie Bunel, Jean-Charles Clichet, Jérôme Chappatte, Rose Bourdon<br><br><em>durée 3h15 </em><br><em>Sortie 12 août 2026</em></p>



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		<item>
		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;The mad dog of Europe&#8217;, film documentaire de Rubika Shah</title>
		<link>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-the-mad-dog-of-europe-film-documentaire-de-rubika-shah/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-the-mad-dog-of-europe-film-documentaire-de-rubika-shah/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 20:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son temps et qu’il disait ce qu’on ne voulait entendre. Le présent film documentaire de Rubika Shah est l’histoire de ce film resté scénario, de ce projet demeuré fantôme.</p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Herman J. Mankiewicz était tout jeune lorsque, accompagné par son épouse Sarah, il quitte New-York en direction de la Californie&nbsp;: au début des années vingt, pour les scénaristes, dialoguistes et écrivains, la «&nbsp;Ruée vers l’or&nbsp;», c’est Hollywood et la toute nouvelle industrie du cinéma encore dans les langes. Il en prévient son confrère et ami Ben Hecht&nbsp;: il y a de l’argent à se faire. Même si, bien sûr, l’argent en question est peu glorieux. Le père d’Herman méprise ouvertement les scénarios médiocres et les dialogues affligeants que rédige son fils pour le cinéma depuis peu parlant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents d’Herman sont des immigrés juifs allemands et se font une haute idée de l’art et de la culture. L’art, pour le père d’Herman, c’est celui qui se crée sur les scènes de théâtre. L’artiste, le vrai, c’est le dramaturge, pas le faiseur de mièvreries sucrées qui caractérisent ce nouvel outil populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents d’Herman ont quitté un pays, l’Allemagne, qui pourtant était cher à leur cœur et ils sont terrifiés par les nouvelles qui leur en parviennent&nbsp;: un certain Adolf Hitler, énergumène risible, profère des idées nauséabondes et s’apprête à conquérir le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, pour enfin retrouver l’agrément paternel, mais aussi pour enfin créer une œuvre dont il se sente fier, Herman Mankiewicz entreprend l’écriture d’un scénario intitulé <strong><u>The mad dog of Europe</u></strong>. Dans ce scénario, il raconte comment, dans un pays imaginaire, un dictateur fou, nommé Rudolph Mitler, s’empare du pouvoir, invente un faux attentat contre le siège du Pouvoir afin de justifier sa politique autoritaire, se livre et à des exactions et des assassinats collectifs et établit des lois raciales meurtrières à l’égard des juifs et des catholiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hélas, pour mener à bien ce projet, il faut trouver un producteur prêt à risquer un financement et il faut franchir la censure politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, dans les années trente, le pari va s’avérer totalement impensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis possèdent alors, tout à fait comme l’Allemagne, un strict régime de séparation raciale : on n’y apprécie guère ni les noirs ni les juifs. L’antisémitisme se pratique sans honte ni gêne. Non seulement les idées du dictateur d’Outre Atlantique ne sont pas vraiment mal perçues mais l’on trouve, à Los Angeles même et de partout dans le pays, des groupuscules nazis tout aussi actifs que le Ku-Kluk-Klan : il est alors question de « rendre sa grandeur à l’Amérique ». On voit que le slogan ne date pas d’hier. D’ailleurs, les États-Unis entretiennent de bons rapports avec l’Allemagne nazie et l’ambassadeur d’Allemagne veille à ce qu’aucune production cinématographique américaine n’entache l’honneur de son pays et ne vienne ternir cette entente cordiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet d’Herman Mankiewicz ne verra donc jamais le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est que quelques années plus tard, à partir de 1938, que vont être réalisés les premiers films antinazis. Il était temps&nbsp;: la Pologne était envahie, la nuit de cristal allait concrétiser la présence des nazis et, en 1933, le Reichstag sera incendié par un faux attentat&nbsp;: Herman Mankiewicz l’avait prédit&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;The mad dog of Europe&rsquo; , film documentaire de Rubika Shah, Ed Gibbs &#8211; avec Ben Mankiewkcz, Nick Davis</em><br><br><em>durée 1h23 </em><br><em>Sortie 15 avril 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Alter ego&#8217; : Laurent Lafitte (se) décoiffe dans une comédie qui s&#8217;avère subtilement réflexive</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-alter-ego-laurent-lafitte-decoiffe-dans-une-comedie-qui-savere-subtilement-reflexive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 10:14:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le film démarre comme un vaudeville de lotissement puis développe un jeu de faux-semblants troublant, avec une pointe de fantastique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le film démarre comme un vaudeville de lotissement puis développe un jeu de faux-semblants troublant, avec une pointe de fantastique et d&rsquo;horrifique. Un cauchemar existentiel tout aussi hilarant qu&rsquo;excellent.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Alex a un problème : son nouveau voisin est son sosie parfait. Avec des cheveux. Un double en mieux, qui va totalement bouleverser son existence. »</em></p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Alter Ego: bande-annonce (Laurent Laffite, 2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Tkz9B6oyD9o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">On entre dans Alter Ego comme dans un épisode d’une sitcom provinciale des années 90 : Alex (Laurent Lafitte, chauve, quasi-bedonnant, sympa mais un brin loser assumé, vit sa petite vie moyenne dans son pavillon avec à ses côtés une femme aimante (Blanche Gardin, parfaite en épouse qui s’ennuie poliment), et un boulot dans une PME de BPT locale. Axel débarque dans le pavillon mitoyen. C&rsquo;est son sosie. C&rsquo;est le même, mais en mieux. Cheveux fournis, brushing impeccable, costume qui tombe nickel, carrure sportive, charismatique et chaleureux, femme-trophée (Olga Kurylenko en mode top model qui cuisine des plats instagramables) et très vite, tout le monde l’adore. Le démarrage pourrait virer au comique lourdingue : clichés du voisinage, blagues sur la calvitie, PME provinciale figée dans le formica années 70, réussite sociale mesurée en nombre de bouteilles de vin dans la cave. Mais d&#8217;emblée, il y a quelque chose d&rsquo;insolite : seul Alex est conscient de la ressemblance physique troublante. Pour les autres, Axel est juste le nouveau voisin charmant. Cette bizarrerie fait déjà basculer le film dans le fantastique et dès lors, plus rien n’est innocent : le miroir se fissure, la paranoïa s’installe, et l’humour s’affine comme un rasoir, gagnant en précision diabolique. Chaque scène est une pique jubilatoire sur l’envie, la comparaison permanente, cette obsession moderne de l’herbe plus verte. On rit beaucoup : du comique de situation, des dialogues bien sentis, de la névrose d’Alex. Laurent Lafitte incarne les deux hommes avec une justesse bluffante : Alex avachi, terne, qui coule doucement ; Axel vif, rebondissant, insupportable de perfection. Pas d’effets spéciaux tape-à-l’œil, juste du jeu pur, des nuances de posture, de regard, de timbre, et d&rsquo;une scène de lutte digne des planches d&rsquo;un théâtre. On a de la tendresse pour le loser, et on se délecte du sympathique winner, pas prétentieux pour un sou mais qui se révèle vraie tête à claques pour son double. Les seconds rôles sont très bons : Blanche Gardin en ancre réaliste touchante, Marc Fraize en collègue ami un peu catastrophe poétique, Zabou Breitman en chef de PME, qui nous apparaît moustachue : un geste absurde qui en dit beaucoup. Le génie du film, c’est ce glissement progressif des registres. Comédie ringarde d&rsquo;abord, puis absurde, pour passer au thriller paranoïaque, au film noir grinçant, jusqu’à un final qui bascule franchement dans l’horreur et l’angoisse. Les faux-semblants volent en éclats, littéralement. Alter Ego est une fable contemporaine cruelle et sur l’injonction à réussir, sur ce à quoi on a renoncé sans s’en rendre compte, sur le vertige quand la version idéale de soi débarque en vrai. Un film qui décoiffe, au sens propre comme au figuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Alter ego&rsquo; de de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine avec Laurent Lafitte, Blanche Gardin, Marc Fraize, Olga Kurylenko, Zabou Breitman,</em><br><br><em>durée 1h39 </em><br><em>Sortie 4 mars 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Victor comme tout le monde&#8217; et 100 % Luchini</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-victor-comme-tout-le-monde-et-100-luchini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 21:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une fiction sur base d&#8217;ode à Fabrice Luchini, sa passion des mots, du théâtre et de Victor Hugo, confronté aux]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Une fiction sur base d&rsquo;ode à Fabrice Luchini, sa passion des mots, du théâtre et de Victor Hugo, confronté aux jeunes générations. Plaisant mais pas transcendant. </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Robert Zuchini est un comédien amoureux des mots de Victor Hugo. Il se rend chaque soir dans un théâtre parisien pour lire et raconter son œuvre. Hors de la scène, il traîne une douce mélancolie, teintée de solitude. Il n&rsquo;a plus de contact avec sa fille, Lisbeth, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas élevée. À la mort de sa mère, cette dernière réapparaît. Petit à petit, au contact de cette jeune femme moderne et indépendante, Robert renoue avec son passé, s&rsquo;ouvre aux autres et réapprend la pratique de son art. »</em></p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="VICTOR COMME TOUT LE MONDE Bande Annonce (2026) Fabrice Luchini" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/IZZWzYzsfME?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce film qui porte le prénom d’un géant pour mieux en désacraliser l’ombre, Fabrice Luchini ne joue pas un rôle. Il s’y installe comme dans un théâtre personnel où les planches sont sa vie, et la vie un interminable monologue hugolien. Robert Zucchini est un acteur obsédé par Victor Hugo, au point que les vers du poète envahissent ses jours comme ses nuits, ses conversations avec le concierge comme ses retrouvailles avec une fille perdue de vue. Pascal Bonitzer, reprend le scénario posthume de Sophie Fillières, un biopic littéraire transformé en une subtile fantaisie où fiction et réel s’emboîtent avec mélancolie et autodérision. Fabrice Luchini, splendidement lui-même, cabotin sans excès, vulnérable sans pathos, y déploie un one-man-show permanent : sur scène il déclame Hugo avec la ferveur d’un converti, hors scène il le cite à la boulangerie, au volant, dans les silences d’un dîner familial recomposé. Le leitmotiv est clair : tout est représentation, même l’intime, même la paternité rattrapée in extremis. Marie Narbonne, en fille revenue d’un abandon qu’on devine ancien, apporte une fraîcheur piquante à ce duo improbable ; Chiara Mastroianni, en épouse discrète et physiquement à distance, observe ce mari envahi par un autre avec une tendresse ironique. Un voyage à Guernesey devient le climax symbolique : Hugo exilé y compose son œuvre, Zucchini-Luchini y cherche à reconquérir sa fille qui, elle, n’a pas besoin de vers pour exister. La réalisation de Pascal Bonitzer est assez plate, mais cela a l&rsquo;avantage de mettre encore plus en valeur Lucchini. On sourit souvent, du début à la fin, et on s’émeut quand le cabotin cède la place à l’homme fissuré par le temps perdu. Le film ne révolutionne rien : il est confortable, prévisible dans ses méandres, taillé sur mesure pour son interprète principal. Mais qu’importe : Luchini y est magistral, non parce qu’il surprend, mais parce qu’il se laisse enfin surprendre par son propre double. Il fend l’armure sans la briser, oscille entre admiration et ironie. Au final, le film nous laisse la sensation de flotter comme une récitation inachevée, dans un one-man-show où l’acteur, pour une fois, ne domine pas seulement la scène, mais se laisse habiter et sauver par elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&lsquo;Victor comme tout le monde<em>&lsquo; de Pascal Bonitzer, avec </em>Fabrice Luchini, Chiara Matroianni, Marie Narbonne, Suzanne de Baecque, Louise Orry-Diquéro, Iris Bry, Naidra Ayadi<br><br><em>durée 1h28 </em><br><em>Sortie 11 mars 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Nuremberg&#8217; de James Vanderbilt</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-nuremberg-de-james-vanderbilt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 21:49:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1945, quelque part au fin fond de l’Autriche tout fraîchement libérée du joug nazi, des soldats américains stoppent une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1945, quelque part au fin fond de l’Autriche tout fraîchement libérée du joug nazi, des soldats américains stoppent une lourde berline allemande dont émerge l’obèse silhouette d’Hermann Goering, lui-même : il déclare venir se rendre aux alliés mais demande aux g.i. de bien vouloir porter ses bagages. Tel est le personnage d’emblée campé par Russell Crowe et filmé par James Vanderbilt : prêt à affronter ses responsabilités mais terriblement imbu de sa personnalité. L’ancien dignitaire nazi est aussitôt conduit à la prison de Nuremberg, où il rejoint 21 de ses comparses.<br>Le film, adaptation de l&rsquo;ouvrage <em>The Nazi and the Psychiatrist</em> de Jack El-Hai paru en 2013, raconte les rapports entre les accusés nazis et le psychiatre Douglas Kelley, juste avant et pendant ce qui allait être « le procès du siècle ». Kelley est chargé par l’administration pénitentiaire de s’assurer de la santé mentale des prisonniers et de veiller à ce qu’ils ne se suicident pas.</p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Juste après la guerre, la tenue d’un procès ne va pas de soi&nbsp;: nombreux sont ceux qui estiment que les prisonniers nazis ne méritent guère qu’une exécution sommaire. D’ailleurs, d’un point de vue strictement juridique, il n’existe pas réellement, ou pas encore à l’époque, de motif pour inculper des militaires étrangers en temps de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais d’autre voix s’élèvent&nbsp;: si les nazis ne sont pas jugés, cela signifie que les libérateurs se comportent comme eux, et, sans autre logique que leur bon droit, décident du bien et du mal. Si les nazis ne sont pas jugés, on risque de voir se reproduire l’erreur fatale de la première Guerre mondiale&nbsp;: un peuple allemand frustré, méprisé, maltraité, qui va nourrir un désir de vengeance à long terme. Si les nazis ne sont pas jugés, cela signifie qu’ils ne sont pas des êtres humains comme les autres, susceptibles d’être confrontés à leurs erreurs afin d’en payer les conséquences. Seules les créatures diaboliques échappent à la Justice des hommes&nbsp;: les nazis sont, eux aussi, des hommes, donc ils doivent être jugés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film ne donne pas dans la facilité, il est exigeant, complexe, et tente de cerner l’extrême difficulté de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a parlé de «&nbsp;performance&nbsp;» en ce qui concerne l’interprétation de Russell Crowe&nbsp;: ce n’est pas juste, il&nbsp;est, au contraire, très sobre, et, dans le rôle, il «&nbsp;n’en fait pas des tonnes&nbsp;» (il y avait pourtant, physiquement, de quoi, tant chez Hermann Goering que chez Russell Crowe). Face à lui, Douglas Kelley (excellent Rami Malek) montre un psychiatre décidé mais fragile, et qui, s’il maîtrise son analyse, n’en montre pas moins ses faiblesses humaines, en particulier dans le rôle qu’il joue entre le Reichmarschall, d’un côté, son épouse, Emmy, et sa fille, de l’autre, lorsqu’il se charge de transporter des lettres au mépris de tout protocole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès finit par avoir lieu, pour lequel sera purement et simplement créée le concept de «&nbsp;crime contre l’Humanité&nbsp;» appelé à être, hélas, utilisé par la suite. Et là encore, le film montre bien l’extrême difficulté de l’exercice judiciaire lorsqu’on est confronté à des personnalités aussi extrêmes&nbsp;: entre autre, le personnage complexe du procureur Robert Jackson qui faillit bien ne pas venir à bout de la logique infernale de Goering.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Léo Woodall, lui, présente un sergent d’infanterie, Howie Triest, qui, bien que d’origine allemande, mais juive, a été contraint de fuir son pays en 1940 avant d’y revenir, cinq ans plus tard, sous l’uniforme américain. Il représente une sorte de «&nbsp;voix raisonnable&nbsp;» au milieu des excès et des contradictions des uns et des autres, lui qui, tout à la fois, est allemand, juif, et naturalisé américain. Triest explique au psychiatre Douglas Kelley que, si une telle chose, l’Allemagne nazie, a eu lieu, c’est parce que des hommes et des femmes, tout à fait ordinaires, ont «&nbsp;laissé faire&nbsp;» et que, lorsqu’ils se sont enfin réveillés, il était déjà trop tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nuremberg nous fait passer cette leçon, sans prêche fastidieux ni effets hollywoodiens : ne pas fermer les yeux, ne pas « laisser faire » ce qui, hélas, pourrait se reproduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Nuremberg&rsquo; de James Vanderbilt avec Russel Crowe, Rami Malek, Richard E. Grant, Michael Shannon, Leo Woodall</em><br><br><em>durée 2h28 </em><br><em>Sortie 28 janvier 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;L&#8217;affaire Bojarski&#8217; : faux-monnayeur pour vrai polar à l&#8217;ancienne, le tout mérite bonne presse</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-laffaire-bojarski-faux-monnayeur-pour-vrai-polar-a-lancienne-le-tout-merite-bonne-presse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 10:24:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce polar rétro austère et patient refuse toute esbroufe : Jean-Paul Salomé assume un classicisme pur, où la tension naît]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce polar rétro austère et patient refuse toute esbroufe : Jean-Paul Salomé assume un classicisme pur, où la tension naît des silences et d’un face-à-face feutré entre Reda Kateb et Bastien Bouillon.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France. »</em></p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.allocine.fr/seance/film-300387/">Séances</a><em>« </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L’Affaire Bojarski (2025) - Bande annonce HD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/U6YbHfliSuE?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Affaire Bojarski</em> , polar sur base de biopic, avance sans chercher à moderniser le genre policier et c’est ce refus de l’esbroufe qui lui donne sa cohérence. Le film s’inscrit dans un classicisme assumé et même  austère, qui déroule son récit méticuleusement. Le rythme est constant, jamais spectaculaire. Les deux heures passent sans ennui grâce à une tension qui naît de situations simples mais efficaces, et surtout du duo central Reda Kateb et Bastien Bouillon. Bojarski, faussaire obstiné, s’approche volontairement du policier chargé de le coincer et chaque regard, chaque silence devient un affrontement où le danger couve. Reda Kateb incarne avec retenue un homme enfermé dans l’obsession du geste parfait, rongé par la frustration et le refus, avançant par nécessité plus que par ambition. Ses silences et sa maîtrise des gestes expriment une tension intérieure constante. Bastin Bouillon,  flic méthodique et déterminé, impose une présence solide qui rend chaque réflexion et chaque confrontation crédible et chargée de menace. Leurs interactions fonctionnent par économie de jeu et tension feutrée, et le film en tire sa force principale. La mise en scène accompagne ce face-à-face avec sobriété, reconstituant l’après-guerre avec justesse, ateliers, machines et rues dessinant un monde fermé et contraignant, cohérent avec l’état d’esprit des personnages. Lumières, costumes et décors nous offrent une délicieuse plongée dans le vintage. Le réalisateur assume un découpage classique, lisible, dans une filiation claire avec le polar français d’antan, sans clin d’œil ni nostalgie appuyée, et ce classicisme donne au film sa cohérence et sa tenue. Le film reste cependant à distance, observateur, ce qui limite quelque peu l&rsquo;émotion, mais cela renforce aussi a subtilité du duel, laissant le spectateur lire entre les silences et sentir le danger latent. Les inventions le jour, avortées, dessinent un génie brimé, inventeur du futur le jour et falsificateur du présent la nuit, faute de reconnaissance, avec une ironie douce-amère subtilement intégrée. C&rsquo;est une histoire vraie, qui fait réfléchir sur l’homme contraint de prouver sa valeur dans un monde qui ne veut pas la voir. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&lsquo;L&rsquo;affaire Bokarski<em>&lsquo; de Jean-Paul Salomé, avec </em>Reda Katen, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin, Camille Japy<br><br><em>durée 2h08 </em><br><em>Sortie 14 janvier 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;L&#8217;âme idéale&#8217; : quand le surnaturel murmure l&#8217;humain, en toute délicatesse</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-lame-ideale-quand-le-surnaturel-murmure-lhumain-en-toute-delicatesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 17:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Alice Vial réinvente de façon pudique et lumineuse le film de fantômes. La résilience de l&#8217;héroïne fait vibrer bien au-delà]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Alice Vial réinvente de façon pudique et lumineuse le film de fantômes. La résilience de l&rsquo;héro<em>ïne fait vibrer bien au-delà du surnaturel avec humour, dérision et émotion finement dosés</em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : <em>« Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait… »</em></p><div id="citiz-3983038633" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.allocine.fr/seance/film-300387/">Séances</a><em>« </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L&#039;ÂME IDÉALE - Bande-annonce [Le 17 décembre au cinéma]" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/xt053tHkvt4?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Il faut parfois peu de choses pour ranimer un genre que l’on croyait balisé jusqu’à l’épuisement : une idée claire, une confiance absolue dans ses acteurs, et surtout le courage de la retenue. L’âme idéale appartient à cette catégorie rare de films qui n’élèvent jamais la voix mais dont l’écho persiste longtemps après la projection, comme un murmure intérieur. Annoncé comme une histoire de fantômes, le film prend d’emblée le contrepied des attentes : ni mélodrame lacrymal à la <em>Ghost</em>, ni thriller horrifique à la <em>Sixième Sens</em>r, il s’installe dans un entre-deux délicat, presque fragile, où le surnaturel n’est qu’un prétexte pour parler des vivants, de leurs manques, de leurs maladresses et de ce qu’ils tentent, tant bien que mal, de réparer. Ce qui frappe d’abord, c’est la pudeur du regard posé sur ses personnages et sur la situation elle-même : rien n’est surligné, aucune émotion n’est forcée, et c’est précisément cette discrétion qui rend le film profondément attachant. La première scène, d’une intensité remarquable, donne le ton avec une justesse qui désarme ; chargée d’émotion, elle constitue d&#8217;emblée un sommet du film, celui où tout se noue avec une évidence presque douloureuse. La suite se fait plus douce, moins frontale, certains diront moins forte en comparaison, mais jamais elle ne retombe, préférant une progression en nuances à l’escalade dramatique. Le pari est audacieux : maintenir l’attention et l’émotion sans effets spectaculaires, sans coups de théâtre appuyés, uniquement par le jeu, l’écriture et l’atmosphère, les gros plans. Et le pari est tenu. L’humour, souvent teinté de dérision, surgit là où on ne l’attend pas, non pour désamorcer l’émotion mais pour l’accompagner, la rendre plus humaine, plus respirable. On sourit, parfois on rit, puis l’instant d’après une phrase, un regard, une absence suffisent à serrer la gorge. Ce dosage délicat entre légèreté et gravité est l’une des grandes réussites du film. Les acteurs y sont pour beaucoup, tous remarquables, habités, d’une sincérité qui ne triche jamais. L’actrice principale, québécoise, irradie littéralement l’écran ; il y a chez elle une chaleur, une douceur naturelle, une manière d’accueillir l’émotion sans l’exhiber, qui réchauffe le cœur et ancre le film dans une humanité très concrète. Jonathan Cohen, que l’on connaît surtout pour sa drôlerie, conserve ce sens du timing et de l’ironie dans un registre plus dramatique, prouvant que l’humour peut être une arme précieuse face à la douleur, et que le passage d’un ton à l’autre, lorsqu’il est maîtrisé, enrichit le personnage au lieu de le diluer. Le choix assumé de se passer d’effets spéciaux renforce encore cette impression de sincérité : ici, rien ne vient distraire de l’essentiel, la mise en scène privilégie les corps, les visages, l&rsquo;environnement urbain (Le Havre) ou maritime. Enfin, il faut saluer le thème musical, véritable colonne vertébrale émotionnelle du film, à la fois lyrique et électronique, capable d’élever les images sans jamais les écraser. Aux commandes, ou plus précisément aux claviers : Olivier Marguerit, membre de l&rsquo;excellent, mais bien trop rare groupe <em>Syd Matters</em>. <em>L’âme idéale</em> ne cherche pas à révolutionner le cinéma par la surenchère, mais par la justesse, et c’est sans doute pour cela qu’il touche si profondément : parce qu’il nous parle d’âmes sans bruit, et qu’il le fait avec une délicatesse rare.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&lsquo;L&rsquo;âme idéale&rsquo;<em>d&rsquo;Alice Vial&rsquo; avec </em>Magalie Lépine-Blondeau, Jonathan Cohen, Florence Janas, Anne Benoît, Jean-Christophe Folly<br><em>durée 1h38 </em><br><em>Sortie 17 décembre 2025</em></p>



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