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	<title>Critique cinématographique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Critique cinématographique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Karma&#8217; : Marion Cotillard paye l&#8217;addition, Guillaume Canet remet les pendules à l&#8217;heure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Oct 2026 17:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Emprise sectaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil En revenant aux noirs arcanes du thriller vingt ans après ses premiers éclats du genre, Guillaume]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">En revenant aux noirs arcanes du thriller vingt ans après ses premiers éclats du genre, Guillaume Canet orchestre un huis clos sous haute tension suffocant où l&#8217;emprise sectaire affronte la puissance brute de l’amour.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Dans un village au nord de l’Espagne, Jeanne tente de reconstruire sa vie avec Daniel, qui ne connaît rien de son passé trouble. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne âgé de six ans, disparaît mystérieusement… Afin d’échapper à la police qui la soupçonne rapidement, Jeanne se réfugie en France dans la communauté où elle est née et qu’elle a fuie quelques années auparavant. Daniel ne croit pas à la culpabilité de la femme qu’il aime et va tout faire pour la retrouver avant la police.”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Karma - Bande-annonce officielle HD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/yMH9yfvhPg0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On croyait connaître Guillaume Canet sur le bout des doigts, habitués que nous étions aux amitiés écorchées et aux élans populaires, mais c’était sans compter sur la déflagration <em>Karma</em>, plongée au vitriol absolument saisissante au cœur de l&#8217;emprise sectaire et des secrets familiaux les plus poisseux. Dès les premières minutes, le film vous attrape au collet et refuse la moindre respiration, déroulant un récit au cordeau, sans le moindre temps mort, où chaque pièce du puzzle semble posée pour mieux faire vaciller nos certitudes. Le cinéaste s&rsquo;amuse d&rsquo;une écriture diabolique truffée de fausses pistes et de faux-semblants, construisant une spirale paranoïaque d&rsquo;une efficacité redoutable sans jamais céder aux sirènes de la surenchère. Tout passe ici par le pouvoir du hors-champ et la suggestion : la violence n&rsquo;a pas besoin de s&rsquo;étaler avec de l&rsquo;hémoglobine pour terrifier, elle rampe silencieusement dans le cadre, tapie dans l&rsquo;ombre des couloirs austères d&rsquo;une communauté sectaire et dans le détournement pervers des dogmes religieux. Dans ce climat d&rsquo;une oppression quasi irréelle accentué par la lumière minérale de Benoît Debie, Marion Cotillard livre une prestation de haute voltige, d&rsquo;une vulnérabilité et d&rsquo;une fureur contenue qui portent littéralement le métrage sur ses épaules. Face à elle, Denis Ménochet déploie une présence monolithique effrayante en gourou à l&rsquo;autorité charismatique, titan imposant dont chaque silence pèse plus lourd qu&rsquo;une menace physique directe. Mais au milieu de cette obscurité environnante et de la démence des hommes, le long-métrage touche à une grâce inattendue en faisant s&rsquo;entrechoquer l&rsquo;horreur absolue et la force inextinguible de l&rsquo;amour, comme un ultime rempart héroïque face au naufrage moral. L&rsquo;horreur accumulée produit sa propre sanction, tandis que l&rsquo;amour devient le seul moyen de briser ce cycle d&#8217;emprise. On loue cette capacité à ne pas étaler la violence explicite à l&rsquo;intérieur de cette secte, mais à la suggérer ou à la montrer de façon indirecte dans l&rsquo;explicite et le visuel, de façon toujours ingénieuse. Guillaume Canet signe là une œuvre démontrant maîtrise plastique et psychologique, un thriller choc qui résonne longtemps après son générique final et s&rsquo;impose déjà comme un sommet de sa filmographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;</em>Garance</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Karma&rsquo;</em> de Guillaume Canet, <em>avec </em>Marion Cotillard, Denis Ménochet, Leonardo Sbaraglia</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Durée 2h20</em><br><em>Sortie prévue le 21 octobre 2026</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;Il faut brûler maman&#8217; : Un huis clos à feu doux par Dupontel pour célébrer des cendres de famille</title>
		<link>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-il-faut-bruler-maman-un-huis-clos-a-feu-doux-par-dupontel-pour-celebrer-des-cendres-de-famille/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2026 19:56:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Dans ce huis clos macabre un peu magique, Albert Dupontel orchestre un vaudeville familial férocement drôle]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Dans ce huis clos macabre un peu magique, Albert Dupontel orchestre un vaudeville familial férocement drôle qui confirme toute sa verve d&rsquo;auteur férocement libre.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Dans une famille de croque-morts, deux sœurs et un frère se retrouvent pour les funérailles de leur mère. Le personnel étant en grève, ils doivent accomplir le protocole funéraire par eux-mêmes. Comment s’accorder pour brûler Maman ?”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Il faut brûler Maman - Bande-annonce officielle HD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/-Zfcbsn9NW8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On se dit très vite en voyant ce dispositif resserré que nous sommes face à une véritable pièce de théâtre en huis clos, un vaudeville macabre au cordeau où le décor unique de cette entreprise de pompes funèbres devient le théâtre d&rsquo;une incroyable humanité, à la fois absurde, cruelle et profondément touchante. Cette structure théâtrale saute aux yeux par son unité de lieu exemplaire et cette façon d&rsquo;orchestrer les entrées et les sorties des personnages comme un ballet mécanique d&rsquo;une précision folle, permettant au texte d&rsquo;Albert Dupontel de déployer toute sa verve, son rythme effréné et son ironie mordante sans jamais risquer de s&rsquo;éparpiller dans le décorum ou dans la démonstration technique. En resserrant son cadre avec une forme d&rsquo;épure salutaire après les magnifiques et amples fresques historiques que furent « Au revoir là-haut » ou les envolées baroques d&rsquo;« Adieu les cons », le cinéaste revient ici à une comédie de mœurs percutante qui rappelle les meilleures heures du théâtre d&rsquo;Anouilh, de Feydeau ou même du Grand-Guignol, la touche de folie furieuse et le sens de la satire sociale contemporaine en plus. Tout le récit carbure à cette énergie brute, cette grève soudaine et impromptue des employés des pompes funèbres qui coince brutalement trois frères et sœurs au pied du mur, les obligeant à manipuler eux-mêmes la dépouille encore chaude de la matrone tout en se balançant leurs pires rancœurs et leurs lourds secrets à la figure. C&rsquo;est un miroir impitoyable mais viscéralement tendre qu&rsquo;il nous tend sur les névroses familiales, où les cadavres dissimulés dans le placard finissent par peser bien plus lourd que le cercueil qu&rsquo;il faut transporter dans l&rsquo;urgence. On pourra certes émettre une légère réserve sur la performance d&rsquo;Artus très vite cantonné au rôle de l&rsquo;ivrogne, une ficelle comique un peu appuyée et répétitive qui alourdit parfois la dynamique de l&rsquo;ensemble et dont nous comprenons mal l&rsquo;insistance au milieu d&rsquo;un texte par ailleurs si finement ciselé et de dialogues qui percutent avec une précision chirurgicale. Le récit n&rsquo;avait nullement besoin de cette béquille farceuse. Mais cela n&rsquo;entache en rien la réussite globale et le plaisir pur d&rsquo;écriture du projet, car Dupontel prouve une fois de plus sa maîtrise exceptionnelle du découpage, du timing comique et de la direction d&rsquo;acteurs. Il se trouve magnifiquement épaulé par une distribution d&rsquo;une justesse folle où Artus donc,  Julia Piaton et Louise Coldefy absorbent la lumière avec une aisance déconcertante aux côté d&rsquo;Albert Dupontel. Les joutes verbales entre  les protagonistes s&rsquo;enchaînent avec une fluidité redoutable, oscillant sans cesse entre le cynisme le plus désabusé et des éclairs de pure poésie mélancolique. C&rsquo;est vif, intelligent, férocement drôle et surtout habité par cet amour inconditionnel pour les écorchés vifs, les marginaux et les cabossés de la vie qui fait toute la grandeur et la singularité du cinéma de Dupontel depuis ses tout premiers pas. La mise en scène, loin d&rsquo;être figée par le piège de la captation théâtrale, trouve au contraire dans l&rsquo;enfermement une matière cinématographique et visuelle d&rsquo;une richesse inattendue, jouant des focales, des amorces et des cadres resserrés pour accentuer la claustrophobie ambiante et l&rsquo;absurdité des situations. Mais la magie de l&rsquo;expérience tient aussi à cette atmosphère tout à fait privilégiée dans laquelle nous avons eu la chance de découvrir le long-métrage en septembre dernier. Projeté lors d&rsquo;une séance spéciale sur une simple copie de travail encore brute, vibrante et palpitante, le film se dévoilait à nous dans sa nudité créative, débarrassé du vernis final du mixage ou de l&rsquo;étalonnage définitif. Présent en personne dans la salle aux côtés de son épouse et productrice, qui veillait à l&rsquo;organisation et faisait circuler des accords de confidentialité auprès des spectateurs tout en recueillant attentivement les premières impressions à chaud sur des fiches de retours, le réalisateur a offert après la projection un moment de partage d&rsquo;une authenticité rare. Toujours aussi chaleureux, accessible, d&rsquo;une vivacité d&rsquo;esprit absolument stimulante et d&rsquo;une générosité sans borne dans ses réponses aux interrogations et aux remarques de la salle, il nous a rappelé avec un enthousiasme communicatif à quel point le cinéma reste pour lui un artisanat vivant, un chantier en mouvement permanent et un dialogue brut direct avec le public avant le grand saut de la sortie officielle en salles. On sort de là avec le sentiment précieux d&rsquo;avoir assisté au polissage d&rsquo;une pépite de comédie noire vibrante de sincérité et guidée par un souffle d&rsquo;auteur devenu bien rare dans le paysage audiovisuel actuel.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;</em>Garance</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Il faut brûler maman&rsquo; de </em>Albert Dupontel, <em>avec Albert Dupontel, Louise Coldefy, Julia Platon, Artus</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Durée 1h21 </em><br><em>Sortie prévue le 11 novembre 2026</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Garance&#8217; : un portrait de femme réussi qui chemine entre liberté et addiction</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-garance-portrait-femme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 15:53:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Jeanne Herry nous avait marqué à plus d&#8217;un titre avec « Je verrai toujours vos visages », elle]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Jeanne Herry nous avait marqué à plus d&rsquo;un titre avec « Je verrai toujours vos visages »</em>, elle confirme avec Garance sa capacité à traiter des sujets de société de façon originale et intelligente, et émotion.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Garance est une jeune actrice mais qui n’est pas une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux, vaillante, joyeuse, soldate, et elle trouve dans l’alcool un carburant, un réconfort inconditionnel. Garance change de vie et commence alors un parcours de huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs. Une révolution intime, amicale et sexuelle, mais elle consomme toujours plus. Jusqu’à la potentialité de la mort.”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="GARANCE Bande Annonce (2026) Adèle Exarchopoulos" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/kgG4W6-RZyQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;on est vraiment pas incondtionnellement fan d&rsquo;Adèle Exarchopoulos. Et  pourtant. Dans <em>Garance</em>, elle est parfaite, habitée par un rôle qui semble lui coller à la peau avec une évidence troublante. Son côté brut, animal, presque tellurique, fait ici exactement ce qu&rsquo;il doit faire : il porte une femme qui se consume de l&rsquo;intérieur sans jamais chercher à apitoyer le spectateur. Face à elle, Sarah Giraudeau est touchante, sensible, tout en contraste, formant un duo qui fonctionne avec une justesse poignante. On gardera enfin une mention spéciale pour la comédienne de théâtre qui incarne le médecin : en une poignée de minutes, elle impose une séquence courte mais inoubliable par sa sobriété et son intensité désarmante. Ce que Jeanne Herry réussit d&#8217;emblée, c&rsquo;est de refuser le piège du film attendu ou du manifeste clinique. <em>Garance</em> n&rsquo;est  pas un film sur l&rsquo;addiction à l&rsquo;alcool. C&rsquo;est le portrait vibrant d&rsquo;une femme, une tranche de vie fuyante dans laquelle la caméra capte l&rsquo;héroïne déjà ancrée dans un rituel quotidien, au gré des opportunités, sans que la mise en scène s&rsquo;en émeuve excessivement. L&rsquo;alcool est là comme une évidence banale, d&rsquo;abord vecteur social et convivial, puis progressivement autre chose : un soutien, un rempart contre ce que la vie fait subir. La déchéance n&rsquo;arrive pas comme une sentence dramatique ou un châtiment. Elle s&rsquo;installe doucement, au fil des événements, comme une réponse. Et c&rsquo;est précisément cela qui est glaçant : voir ce breuvage glisser imperceptiblement du rôle social à celui de béquille psychologique, jusqu&rsquo;à enfoncer Garance dans son propre déclin. Ce qu&rsquo;on chez Jeanne Herry, déjà pleinement perceptible dans <em>Je verrai toujours vos visages</em> dont nous avions  parlé dans ces colonnes, c&rsquo;est cette thématique permanente de la valorisation de l&rsquo;entraide entre humains. L&rsquo;individuel et le collectif, les liens qui tiennent ou qui lâchent, la communauté comme espace de survie possible, se déploient à l&rsquo;écran sans que la réalisatrice ne force le trait. Elle fait confiance a à ses comédiens, aux visages, aux silences. Le film est en mouvement perpétuel, porté par une profusion de gros plans et de corps en déplacement dans des décors qui changent sans cesse au rythme d&rsquo;une héroïne jamais fixe, jamais posée, toujours en fuite. Ce qui frappe peut-être le plus profondément dans <em>Garance</em>, et qui touche directement à des thématiques fondamentales de la médiation et des approches modernes de la négociation, c&rsquo;est la façon dont les deux femmes les plus proches de Garance choisissent d&rsquo;interagir avec elle. Ni son amoureuse incarnée par la sensible Sara Giraudeau au jeu aussi sobre que vrai, ni son médecin ne lui font de sommations moralisatrices. Elles ne posent aucun ultimatum, ne formulent aucune exigence. Elles  respectent Garance et lui rendent sa liberté, au sens le plus radical et le plus exigeant du terme. L&rsquo;amoureuse lui dit avec une douceur presque désespérée que si elle en a marre de tout, que si cette fuite est plus forte que les belles choses qui les attendent encore ensemble, c&rsquo;est son choix. Le médecin, plus crûment, lui annonce une espérance de vie proche de zéro à très court terme, puis ajoute que si c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle veut, pas de problème, qu&rsquo;elle continue. Garance est souveraine. Vivre ou mourir, c&rsquo;est à elle de décider. Cette façon de lui restituer sa propre responsabilité, sans jugement, sans pression et sans chercher à la sauver malgré elle, est une chose troublante et que l&rsquo;on a trouvé juste. Et puis, il y a cette mécanique tragi-comique assez marque de fabrique de Jeanne Herry. On rit dans ce film, y compris dans les moments les plus sombres. Parce que la dérision fait partie intégrante de l&rsquo;existence, parce que les instants les plus lourds sont souvent ceux où surgit l&rsquo;absurde, et parce que la tristesse et le rire coexistent dans la réalité avec une insolence que le cinéma français dit « sérieux » s&rsquo;interdit trop souvent. Jeanne Herry n&rsquo;a pas peur de la légèreté dans la pesanteur. C&rsquo;est ce qui rend <em>Garance</em> viscéralement vivant, en mouvement, bien au-dessus de la norme habituelle du drame hexagonal qui se regarde souffrir. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;</em>Garance</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Garance&rsquo; de Jeanne Herry, avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Hélène Alexandridis, Anne Suarez, Mathilde Roehrich, Brigitte Sy, Jacques Vincey</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Durée 1h55 </em><br><em>Sortie 23 septembre 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;La bataille de Gaulle&#8217; : un dyptique historique didactique et quasi-hypnotique</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-la-bataille-de-gaulle-un-dyptique-historique-didactique-et-quasi-hypnotique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 19:47:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de Simon Abkarian, incarnation magistrale et troublante ; plus de 5 heures de projection captivantes en deux parties.</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Juin 1940. La France s&rsquo;effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s&rsquo;échappe vers Londres pour sauver ce qu&rsquo;il reste d&rsquo;un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n&rsquo;a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n&rsquo;est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l&rsquo;ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l&rsquo;Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Bataille De Gaulle : L&amp;apos;âge de fer (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/SrlbQ3jR_y0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quand Simon Abkarian dit la France, on est transpercé. À chaque réplique, à chaque silence.</em> Il y a dans cette incarnation quelque chose d&rsquo;inattendu et de juste à la fois. Simon Abkarian, dont les origines arméniennes impriment au visage une gravité légèrement orientale, n&rsquo;est pas exactement De Gaulle mais il l&rsquo;est parfaitement. Et c&rsquo;est peut-être mieux : il est De Gaulle tel qu&rsquo;une certaine France l&rsquo;a ressenti de l&rsquo;extérieur, avec ce regard d&rsquo;un peuple qui sait ce que signifie perdre une patrie et vouloir la reconquérir. Ce décalage subtil, loin d&rsquo;être un défaut, donne au personnage une profondeur que la recherche de sosie pur &lsquo;aurait pas produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diptyque revendique ouvertement sa dimension didactique. C&rsquo;est un cours d&rsquo;histoire, assumé, rigoureux, et c&rsquo;est précisément ce qui contrinue à le rendre passionnant. On croit connaître l&rsquo;épopée gaullienne, les appels, Londres, Alger, le débarquement, Paris libéré. Et pourtant on découvre, ou redécouvre, des épisodes, des visages, des arbitrages qui échappent à la mémoire scolaire. Chaque scène incite à s&rsquo;interroger sur l&rsquo;homme derrière le mythe : cette opiniâtreté qui frise parfois l&rsquo;irrationalité, cette conviction absolue que rien n&rsquo;est perdu quand rien ne semble pourtant gagnable. En 1940, De Gaulle était seul à Londres. Cinq ans plus tard, il entrait dans Paris libéré. Voir dans cet enchaînement une suite logique serait audacieux. Il est plus juste de croire que la volonté d&rsquo;un seul homme peut changer la trajectoire d&rsquo;un pays, à condition que cet homme soit habité par quelque chose qui dépasse le calcul politique ordinaire : <em>une certaine idée de la France</em>, pour reprendre sa propre formule, qui s&rsquo;est délitée peu à peu depuis lors. Car c&rsquo;est aussi cela que le film met en lumière, silencieusement : De Gaulle possédait un sens politique inouï et un art de la diplomatie à faire pâlir dix générations de locataires du Quai d&rsquo;Orsay. Il sut manœuvrer Churchill (génialement incarné par  Simon Russell Beale), résister à Roosevelt, amadouer Staline, et maintenir la France dans le camp des puissances victorieuses alors qu&rsquo;elle sortait humiliée de quatre années d&rsquo;occupation. Était-il vraiment un diplomate au sens classique du terme, cet homme qui ne cédait jamais ? Peut-être que la vraie diplomatie, la grande, consiste précisément à savoir jusqu&rsquo;où ne pas céder, et à le faire savoir&#8230;  Et puis le parallèle avec notre époque s&rsquo;impose sans qu&rsquo;on ait besoin de forcer le trait. Dans un monde où les dirigeants se définissent par leurs compromis et où la verticalité du pouvoir est systématiquement perçue comme un défaut démocratique, la trajectoire gaullienne interroge. Pas pour en tirer une leçon nostalgique, mais pour mesurer l&rsquo;écart entre une époque où un homme pouvait incarner une idée nationale au point de la rendre réelle, et la nôtre, où cette incarnation semble structurellement impossible. Dans la galerie de personnages qui entourent le Général, tous brillent. Mais l&rsquo;un d&rsquo;entre eux brille d&rsquo;un éclat particulier, mis en avant par Antonin Baudry,  celui de la détermination toujours, mais poussée jusqu&rsquo;à la folie : le Général Leclerc. Il incarne cette variante du gaullisme qui ne compte pas, qui fonce, qui croit que la volonté suffit quand la logique défaille. Ce qui rend l&rsquo;œuvre vraiment captivante de bout en bout aussi, c&rsquo;est l&rsquo;imbrication d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour dans ce cours d&rsquo;histoire grandeur nature. La romance n&rsquo;est pas un ornement, mais un le fil conducteur émotionnel qui permet d&rsquo;ancrer les événements dans le vécu des individus ordinaires pris dans la tourmente. Elle porte elle aussi son lot de pépites historiques, de détails d&rsquo;époque, de tensions intimes qui reflètent les fractures collectives. C&rsquo;est finement écrit, jamais sentimental au mauvais sens du terme, et cela donne au récit une respiration que la chronique politique seule ne pourrait pas offrir. La photographie, enfin, est superbe. Chaque plan semble pensé comme une affiche, sans que cela verse dans la pose. La lumière dit la guerre, la résistance, l&rsquo;espoir fragile. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;La bataille de Gaulle&rsquo; d</em>&lsquo;Antonin Baudry<em>, avec </em>Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Niels Schneider,  Benoît Magimel, LoÏc Corbery, Anamaria Vartolomei, Karim Leklou, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte, Campbell Scott</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Partie 1 : L&rsquo;âge de fer, durée 2h40, sortie le 3 juin 2026<br>Partie 2 : J&rsquo;écris ton nom, durée 2h40, sortie le 26 juin 2026</em><br><br><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Si tu penses bien&#8217; : anatomie de l&#8217;emprise ordinaire, entre piège conjugal et dérive sectaire</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-si-tu-penses-bien-anatomie-de-lemprise-ordinaire-entre-piege-conjugal-et-derive-sectaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 18:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Sous le signe d&#8217;une double dévotion, un devoir de soumission absolue où la piété religieuse devient]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Sous le signe d&rsquo;une double dévotion, un devoir de soumission absolue où la piété religieuse devient le bras armé de la perversité, Géraldine Nakache dissèque la mécanique glaciale d’un piège intime. Ce drame psychologique transforme le visage de son héroïne en un théâtre d&rsquo;émotions brutes face à une mécanique inéluctable et oppressante.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Lorsque Gil rencontre Jacques, leur amour est évident. Mais l’intensité des débuts laisse place à une relation où elle se sent de plus en plus enfermée, jusqu’à en perdre ses repères. Jacques la rassure : si elle pense bien, il ne lui arrivera que du bien. Peu à peu, Gil comprend le contrôle qu’il exerce sur sa vie…”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Si Tu Penses Bien - Bande Annonce (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/b6LmJjJTEp4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des films dont la tension ne repose pas sur les éclats de voix, mais sur le glissement insidieux d&rsquo;un étau qui se resserre. Dans <em>Si tu penses bien</em>, la réalisatrice accomplit un tour de force d’une précision chirurgicale en disséquant l&#8217;emprise conjugale au sein du couple formé par Gil et Jacques, décuplée et légitimée par le poids de la dévotion religieuse, dans une grande justesse et sans jamais tourner dans la démonstration spectaculaire ou la caricature. L&rsquo;époux pervers  narcissique trouve dans les dogmes et les textes sacrés le soutien parfait pour rationaliser sa domination, victimiser sa compagne et ériger son autorité en devoir moral. La mise en scène repose en grande partie sur Mona Choukri qui dans une performance très expressive, porte sur ses traits toute la dramaturgie du film, lui permettant la sobriété : pas besoin de grands discours, ses yeux et ses expressions laissent affleurer la surprise, la déception, la douleur sourde, le doute instillé goutte à goutte, la violence symbolique et, progressivement, la peur panique. Face à elle, Niels Schneider livre une prestation à la hauteur. Il sait installer un malaise grandissant jusqu&rsquo;à rendre son personnage littéralement effrayant. Il incarne cette perversité ordinaire qui avance masquée, sûr de son bon droit, menant le récit exactement là où il doit aller. Le film touche au sommet de l&rsquo;effroi quand le père s&#8217;empare de son bébé pour l&rsquo;arracher physiquement à sa mère et se met à monter les escaliers de la maison en hurlant des reproches à sa femme, jusqu&rsquo;à faire fondre en larmes le bébé. En orchestrant sciemment la détresse du nourrisson comme victime collatérale, le manipulateur froid montre qu&rsquo;il est prêt à utiliser tous les moyens. On assiste là aux prémisses effrayantes de l&rsquo;instrumentalisation des enfants, ce rouage tristement classique des couples sous l&#8217;emprise du profil manipulateur. C&rsquo;est l&rsquo;illustration foudroyante d&rsquo;une stratégie de destruction intime que tant de victimes connaissent dans les situations d&rsquo;échec conjugal, lorsque la chair de leur chair devient l&rsquo;ultime otage d&rsquo;un contrôle absolu. Ce film vibre comme un hommage à toutes celles qui ont connu un Jacques, et on les sait nombreuses. Clémentine Célarié, en second rôle mère de la victime, est également bouleversante, offrant une présence d&rsquo;une tendresse poignante, incarnant un refuge fragile mais essentiel au milieu de la tourmente.  Il n&rsquo;y a aucune respiration dans ce film, comme pour nous faire vivre une asphyxie, et dans un déroulement non linéaire dans lequel s&rsquo;inscrivent des périodes du passé pour mieux comprendre le cheminement de l&#8217;emprise.  Par sa narration maîtrisée et son refus du spectaculaire gratuit, Géraldine Nakache signe un film marquant sur la terreur intime, où la foi dévoyée et l&rsquo;amour détourné deviennent les armes les plus redoutables de la domination et de l&#8217;emprise psychologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;SI tu penses bien&rsquo; de </em>Géraldine Nakache, avec Monia Chokri, Niels Schneider, Clémentine Célarié<br><br><em>Durée 1h</em>34<em> </em><br><em>Sortie 16 septembre 2026</em></p>



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		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;De la Comédie française&#8217; : le flacon sans l&#8217;ivresse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 19:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil La Maison de Molière et ses hôtes servent d&#8217;écrin à un vaudeville aux gags datés. Malgré]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">La Maison de Molière et ses hôtes servent d&rsquo;écrin à un vaudeville aux gags datés. Malgré la fraîcheur et la grâce piquante de Pauline Clément, ce film pourtant très bref réussit le tour de force d&rsquo;ennuyer. Cette suite de séquences alignées aboutit à une comédie désespérément plate. Reste le plaisir voyeur de visiter les coulisses d&rsquo;un lieu prestigieux.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DE LA COMEDIE FRANCAISE Bande Annonce (2026) Avec la troupe de la Comédie Française" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/jtDvh-pmVW8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On connaît l&rsquo;adage : qu&rsquo;importe le flacon, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;ivresse. Mais lorsqu&rsquo;on débouche une grande cuvée et que le breuvage se révèle bien fade, la déception n&rsquo;en est que plus amère. S&rsquo;attaquer aux coulisses et au prestige de la plus célèbre institution théâtrale du pays laissait espérer un grand moment d&rsquo;esprit, d&rsquo;élégance et d&rsquo;humour mordant. C&rsquo;est pourtant à un sentiment de rendez-vous manqué que nous livre <em>De la Comédie-Française</em>, où le flacon s&rsquo;avère infiniment plus séduisant que ce qu&rsquo;il contient. Sur la forme, l&rsquo;attrait est pourtant indéniable. Bénéficier du cadre majestueux de la Maison de Molière et voir évoluer une telle brochette de comédiens sociétaires et pensionnaires constituait une promesse royale. Le talent individuel de la troupe n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas en cause : au milieu du tumulte, Pauline Clément tire magnifiquement son épingle du jeu. Elle insuffle à son personnage une fraîcheur, une finesse et une justesse comique qui apportent une vraie respiration dans cet ensemble. Du côté de la mise en scène, Betrand Usclat, qui co-réalise le film avec Martin Darondeau, confirme son indéniable savoir-faire du rythme court, forgé sur le web et à la télévision. Mais c&rsquo;est précisément là que le bas blesse : sa réalisation donne l&rsquo;impression désagréable d&rsquo;aligner des petites séquences très efficaces prises isolément, comme une suite de sketchs juxtaposés, sans jamais réussir à insuffler un vrai souffle de cinéma sur la durée de la projection. C&rsquo;est au cœur même de ce dispositif que le projet s&rsquo;effondre. L&rsquo;intrigue s&rsquo;épuise à une vitesse folle dans un défilé de gags éculés et de ressorts vaudevillesques qui manquent cruellement de modernité. Ce qui devait être une horlogerie comique tourne à vide, et l&rsquo;action s&rsquo;enlise rapidement dans une course-poursuite désordonnée qui finit par tourner en rond. Un comble : alors que le film est particulièrement court, l&rsquo;absence de liant parvient au final à nous ennuyer. Le rire s&rsquo;émousse très vite, laissant place à une lassitude polie.<br>Au final, le seul véritable intérêt de l&rsquo;entreprise réside dans la visite guidée qu&rsquo;elle offre en arrière-plan : une déambulation privilégiée dans l&rsquo;intimité et le patrimoine de la Comédie-Française. Se perdre dans les coulisses, arpenter les travées de la salle Richelieu, approcher le calme des loges et l&rsquo;envers du décor offre quelques magnifiques plans et un vrai plaisir d&rsquo;esthète. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="77" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-14394" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;De la Comédie française&rsquo; de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément</em>, Laurent Stocker, <em>Julien Frison, Marina Hands, Danièle Lebrun</em><br><br><em>Durée 1h15 </em><br><em>Sortie 22 juillet 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Soudain&#8217; : La grâce de l&#8217;imprévu face à l&#8217;inéluctable</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-soudain-laurent-lafitte-se-decoiffe-dans-une-comedie-qui-savere-subtilement-reflexive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 15:32:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gérontologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie d'Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[Librement inspiré d&#8217;une correspondance philosophique sur la vie qui bascule avec l&#8217;imprévu de la maladie, le nouveau film de Ryūsuke]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Librement inspiré d&rsquo;une correspondance philosophique sur la vie qui bascule avec l&rsquo;imprévu de la maladie, le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi (titre original : &lsquo;<em>All of a sudden</em>&lsquo; réunit Virginie Efira et l&rsquo;actrice japonaise Tao Okamoto dans l&rsquo;intimité d&rsquo;un EHPAD. Un drame sur la vie et la mort abordé avec délicatesse, où la grâce de la mise en scène et la prouesse du jeu dépassent la barrière des langues.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Directrice d&rsquo;un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d&rsquo;y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l&rsquo;écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.</em></p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SOUDAIN Bande Annonce (2026) Virginie Efira" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/DbOOGPHMWaE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut accepter de ralentir, de déposer les armes de laisser le temps prendre son temps pour entrer dans <em>Soudain</em>. Le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi, couronné d&rsquo;un Oscar pour &lsquo;<em>Drive My Car&rsquo;</em>, pèse à nouveau chaque seconde pour livrer un film d »une grande humanité. LIbrement inspiré du livre « <em>Quand la vie prend un tournant inattendu</em>&lsquo;, recueil de lettres poignantes entre la philosophe Makiko Miyano et l&rsquo;anthropologue Maho Isono, le récit abandonne la forme épistolaire pour transposer son propos au cœur d&rsquo;un EHPAD en France. C&rsquo;est là que le destin de Marie-Lou, directrice engagée qui se débat contre la lourdeur du système, percute celui de Mari, une dramaturge japonaise atteinte d&rsquo;un cancer incurable. Dans ce rôle de femme malade à la gravité lumineuse, la comédienne Tao Okamoto, vue à Hollywood dans &lsquo;<em>Wolverine&rsquo;</em> ou &lsquo;<em>Batman v Superman</em>, trouve une partition d&rsquo;une pureté bouleversante, incarnant avec élégance cette dignité face à l&rsquo;inéluctable. Mais ce qui transforme l&rsquo;expérience en une  sorte de vertige cinématographique tient au face-à-face entre ces deux femmes et au dispositif insensé imaginé par le réalisateur. Virginie Efira, qui prouve une fois de plus qu&rsquo;elle est une sacrée actrice, s&rsquo;est jetée à corps perdu dans le projet en apprenant l&rsquo;intégralité de ses répliques japonaises en pure phonétique. Entraînée pendant des mois par un coach linguiste, puis soumise à la méthode fameuse d&rsquo;Hamaguchi  faite de répétitions neutres jusqu&rsquo;à ce que la diction devienne un pur réflexe organique, Virginie Efira débite la langue de Mishima avec une fluidité naturelle déconcertante alors qu&rsquo;elle n&rsquo;en parle pas un traître mot dans la vie. Par la suite, le récit bascule dans une deuxième phase pleine de sens et de poésie : chacune se met à parler dans sa propre langue maternelle, et le miracle bilingue opère avec une fluidité déconcertante, donnant le spectacle de la naissance d&rsquo;une amitié aussi soudaine et puissante qu&rsquo;un coup de foudre. Là où beaucoup de mélodrames auraient sombré dans la démonstration théorique ou les violons larmoyants sur la fin de vie, Hamaguchi déploie son art  du rythme, du silence et de l&rsquo;espace. Rien n&rsquo;est surligné, beaucoup est suggéré par des scènes de soin et d&rsquo;activités avec les pensionnaires de l&rsquo;EHPAD. Beaucoup est dit aussi, sur la politique, la philosophie de la vie et l&rsquo;éthique, entre les deux héroÏnes qui s&rsquo;exposent mutuellement leur vision du monde, y compris à coup de schémas sur un <em>paperboard</em> dans la nuit feutrée d&rsquo;une garde à l&rsquo;EHPAD. Sans jamais chercher à faire de la belle image pour le plaisir, la caméra capte la vulnérabilité des corps et la force des liens qui se tissent quand tout vacille. C&rsquo;est un cinéma de l&rsquo;urgence douce, un hymne vibrant à la rencontre et aux cadeaux imprévisibles de la vie même face à l&rsquo;inéluctable.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Soudain de Ryūsuke Hamaguchi</em> avec Virginie Efira, Tao Okamoto, Héloïse Janjaud, Heidi Becker-Babel, Marie Bunel, Jean-Charles Clichet, Jérôme Chappatte, Rose Bourdon<br><br><em>durée 3h15 </em><br><em>Sortie 12 août 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;The mad dog of Europe&#8217;, film documentaire de Rubika Shah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 20:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son temps et qu’il disait ce qu’on ne voulait entendre. Le présent film documentaire de Rubika Shah est l’histoire de ce film resté scénario, de ce projet demeuré fantôme.</p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Herman J. Mankiewicz était tout jeune lorsque, accompagné par son épouse Sarah, il quitte New-York en direction de la Californie&nbsp;: au début des années vingt, pour les scénaristes, dialoguistes et écrivains, la «&nbsp;Ruée vers l’or&nbsp;», c’est Hollywood et la toute nouvelle industrie du cinéma encore dans les langes. Il en prévient son confrère et ami Ben Hecht&nbsp;: il y a de l’argent à se faire. Même si, bien sûr, l’argent en question est peu glorieux. Le père d’Herman méprise ouvertement les scénarios médiocres et les dialogues affligeants que rédige son fils pour le cinéma depuis peu parlant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents d’Herman sont des immigrés juifs allemands et se font une haute idée de l’art et de la culture. L’art, pour le père d’Herman, c’est celui qui se crée sur les scènes de théâtre. L’artiste, le vrai, c’est le dramaturge, pas le faiseur de mièvreries sucrées qui caractérisent ce nouvel outil populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents d’Herman ont quitté un pays, l’Allemagne, qui pourtant était cher à leur cœur et ils sont terrifiés par les nouvelles qui leur en parviennent&nbsp;: un certain Adolf Hitler, énergumène risible, profère des idées nauséabondes et s’apprête à conquérir le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, pour enfin retrouver l’agrément paternel, mais aussi pour enfin créer une œuvre dont il se sente fier, Herman Mankiewicz entreprend l’écriture d’un scénario intitulé <strong><u>The mad dog of Europe</u></strong>. Dans ce scénario, il raconte comment, dans un pays imaginaire, un dictateur fou, nommé Rudolph Mitler, s’empare du pouvoir, invente un faux attentat contre le siège du Pouvoir afin de justifier sa politique autoritaire, se livre et à des exactions et des assassinats collectifs et établit des lois raciales meurtrières à l’égard des juifs et des catholiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hélas, pour mener à bien ce projet, il faut trouver un producteur prêt à risquer un financement et il faut franchir la censure politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, dans les années trente, le pari va s’avérer totalement impensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis possèdent alors, tout à fait comme l’Allemagne, un strict régime de séparation raciale : on n’y apprécie guère ni les noirs ni les juifs. L’antisémitisme se pratique sans honte ni gêne. Non seulement les idées du dictateur d’Outre Atlantique ne sont pas vraiment mal perçues mais l’on trouve, à Los Angeles même et de partout dans le pays, des groupuscules nazis tout aussi actifs que le Ku-Kluk-Klan : il est alors question de « rendre sa grandeur à l’Amérique ». On voit que le slogan ne date pas d’hier. D’ailleurs, les États-Unis entretiennent de bons rapports avec l’Allemagne nazie et l’ambassadeur d’Allemagne veille à ce qu’aucune production cinématographique américaine n’entache l’honneur de son pays et ne vienne ternir cette entente cordiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet d’Herman Mankiewicz ne verra donc jamais le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est que quelques années plus tard, à partir de 1938, que vont être réalisés les premiers films antinazis. Il était temps&nbsp;: la Pologne était envahie, la nuit de cristal allait concrétiser la présence des nazis et, en 1933, le Reichstag sera incendié par un faux attentat&nbsp;: Herman Mankiewicz l’avait prédit&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;The mad dog of Europe&rsquo; , film documentaire de Rubika Shah, Ed Gibbs &#8211; avec Ben Mankiewkcz, Nick Davis</em><br><br><em>durée 1h23 </em><br><em>Sortie 15 avril 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : &#8216;Alter ego&#8217; : Laurent Lafitte (se) décoiffe dans une comédie qui s&#8217;avère subtilement réflexive</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-alter-ego-laurent-lafitte-decoiffe-dans-une-comedie-qui-savere-subtilement-reflexive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 10:14:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le film démarre comme un vaudeville de lotissement puis développe un jeu de faux-semblants troublant, avec une pointe de fantastique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le film démarre comme un vaudeville de lotissement puis développe un jeu de faux-semblants troublant, avec une pointe de fantastique et d&rsquo;horrifique. Un cauchemar existentiel tout aussi hilarant qu&rsquo;excellent.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Alex a un problème : son nouveau voisin est son sosie parfait. Avec des cheveux. Un double en mieux, qui va totalement bouleverser son existence. »</em></p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<iframe loading="lazy" title="Alter Ego: bande-annonce (Laurent Laffite, 2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Tkz9B6oyD9o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">On entre dans Alter Ego comme dans un épisode d’une sitcom provinciale des années 90 : Alex (Laurent Lafitte, chauve, quasi-bedonnant, sympa mais un brin loser assumé, vit sa petite vie moyenne dans son pavillon avec à ses côtés une femme aimante (Blanche Gardin, parfaite en épouse qui s’ennuie poliment), et un boulot dans une PME de BPT locale. Axel débarque dans le pavillon mitoyen. C&rsquo;est son sosie. C&rsquo;est le même, mais en mieux. Cheveux fournis, brushing impeccable, costume qui tombe nickel, carrure sportive, charismatique et chaleureux, femme-trophée (Olga Kurylenko en mode top model qui cuisine des plats instagramables) et très vite, tout le monde l’adore. Le démarrage pourrait virer au comique lourdingue : clichés du voisinage, blagues sur la calvitie, PME provinciale figée dans le formica années 70, réussite sociale mesurée en nombre de bouteilles de vin dans la cave. Mais d&#8217;emblée, il y a quelque chose d&rsquo;insolite : seul Alex est conscient de la ressemblance physique troublante. Pour les autres, Axel est juste le nouveau voisin charmant. Cette bizarrerie fait déjà basculer le film dans le fantastique et dès lors, plus rien n’est innocent : le miroir se fissure, la paranoïa s’installe, et l’humour s’affine comme un rasoir, gagnant en précision diabolique. Chaque scène est une pique jubilatoire sur l’envie, la comparaison permanente, cette obsession moderne de l’herbe plus verte. On rit beaucoup : du comique de situation, des dialogues bien sentis, de la névrose d’Alex. Laurent Lafitte incarne les deux hommes avec une justesse bluffante : Alex avachi, terne, qui coule doucement ; Axel vif, rebondissant, insupportable de perfection. Pas d’effets spéciaux tape-à-l’œil, juste du jeu pur, des nuances de posture, de regard, de timbre, et d&rsquo;une scène de lutte digne des planches d&rsquo;un théâtre. On a de la tendresse pour le loser, et on se délecte du sympathique winner, pas prétentieux pour un sou mais qui se révèle vraie tête à claques pour son double. Les seconds rôles sont très bons : Blanche Gardin en ancre réaliste touchante, Marc Fraize en collègue ami un peu catastrophe poétique, Zabou Breitman en chef de PME, qui nous apparaît moustachue : un geste absurde qui en dit beaucoup. Le génie du film, c’est ce glissement progressif des registres. Comédie ringarde d&rsquo;abord, puis absurde, pour passer au thriller paranoïaque, au film noir grinçant, jusqu’à un final qui bascule franchement dans l’horreur et l’angoisse. Les faux-semblants volent en éclats, littéralement. Alter Ego est une fable contemporaine cruelle et sur l’injonction à réussir, sur ce à quoi on a renoncé sans s’en rendre compte, sur le vertige quand la version idéale de soi débarque en vrai. Un film qui décoiffe, au sens propre comme au figuré.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Alter ego&rsquo; de de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine avec Laurent Lafitte, Blanche Gardin, Marc Fraize, Olga Kurylenko, Zabou Breitman,</em><br><br><em>durée 1h39 </em><br><em>Sortie 4 mars 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Victor comme tout le monde&#8217; et 100 % Luchini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 21:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une fiction sur base d&#8217;ode à Fabrice Luchini, sa passion des mots, du théâtre et de Victor Hugo, confronté aux]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">Une fiction sur base d&rsquo;ode à Fabrice Luchini, sa passion des mots, du théâtre et de Victor Hugo, confronté aux jeunes générations. Plaisant mais pas transcendant. </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Robert Zuchini est un comédien amoureux des mots de Victor Hugo. Il se rend chaque soir dans un théâtre parisien pour lire et raconter son œuvre. Hors de la scène, il traîne une douce mélancolie, teintée de solitude. Il n&rsquo;a plus de contact avec sa fille, Lisbeth, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas élevée. À la mort de sa mère, cette dernière réapparaît. Petit à petit, au contact de cette jeune femme moderne et indépendante, Robert renoue avec son passé, s&rsquo;ouvre aux autres et réapprend la pratique de son art. »</em></p><div id="citiz-3024502926" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<iframe loading="lazy" title="VICTOR COMME TOUT LE MONDE Bande Annonce (2026) Fabrice Luchini" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/IZZWzYzsfME?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">Dans ce film qui porte le prénom d’un géant pour mieux en désacraliser l’ombre, Fabrice Luchini ne joue pas un rôle. Il s’y installe comme dans un théâtre personnel où les planches sont sa vie, et la vie un interminable monologue hugolien. Robert Zucchini est un acteur obsédé par Victor Hugo, au point que les vers du poète envahissent ses jours comme ses nuits, ses conversations avec le concierge comme ses retrouvailles avec une fille perdue de vue. Pascal Bonitzer, reprend le scénario posthume de Sophie Fillières, un biopic littéraire transformé en une subtile fantaisie où fiction et réel s’emboîtent avec mélancolie et autodérision. Fabrice Luchini, splendidement lui-même, cabotin sans excès, vulnérable sans pathos, y déploie un one-man-show permanent : sur scène il déclame Hugo avec la ferveur d’un converti, hors scène il le cite à la boulangerie, au volant, dans les silences d’un dîner familial recomposé. Le leitmotiv est clair : tout est représentation, même l’intime, même la paternité rattrapée in extremis. Marie Narbonne, en fille revenue d’un abandon qu’on devine ancien, apporte une fraîcheur piquante à ce duo improbable ; Chiara Mastroianni, en épouse discrète et physiquement à distance, observe ce mari envahi par un autre avec une tendresse ironique. Un voyage à Guernesey devient le climax symbolique : Hugo exilé y compose son œuvre, Zucchini-Luchini y cherche à reconquérir sa fille qui, elle, n’a pas besoin de vers pour exister. La réalisation de Pascal Bonitzer est assez plate, mais cela a l&rsquo;avantage de mettre encore plus en valeur Lucchini. On sourit souvent, du début à la fin, et on s’émeut quand le cabotin cède la place à l’homme fissuré par le temps perdu. Le film ne révolutionne rien : il est confortable, prévisible dans ses méandres, taillé sur mesure pour son interprète principal. Mais qu’importe : Luchini y est magistral, non parce qu’il surprend, mais parce qu’il se laisse enfin surprendre par son propre double. Il fend l’armure sans la briser, oscille entre admiration et ironie. Au final, le film nous laisse la sensation de flotter comme une récitation inachevée, dans un one-man-show où l’acteur, pour une fois, ne domine pas seulement la scène, mais se laisse habiter et sauver par elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&lsquo;Victor comme tout le monde<em>&lsquo; de Pascal Bonitzer, avec </em>Fabrice Luchini, Chiara Matroianni, Marie Narbonne, Suzanne de Baecque, Louise Orry-Diquéro, Iris Bry, Naidra Ayadi<br><br><em>durée 1h28 </em><br><em>Sortie 11 mars 2026</em></p>



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