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	<title>Critique littéraire Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Critique littéraire Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Littérature :  &#8216;La maison aux nouveau-nés&#8217; d&#8217;Adriana Allegri</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 17:17:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[La chronique Culture d&#8217;Alain Girodet Aussi bien cachés soient-ils, les secrets de famille finissent par ressurgir un jour. C’est juste]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><em>La chronique Culture d&rsquo;Alain Girodet</em></h3>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Aussi bien cachés soient-ils, les secrets de famille finissent par ressurgir un jour. C’est juste parce que, un jour de 2006, sa mère, une vieille dame de 86 ans,&nbsp; a l’imprudence de monter sur un tabouret bancal pour ranger une pile de linge que Katrine va découvrir l’histoire de ses origines. Le pied du tabouret a basculé et Allina Strauss est tombée. Après être venue en aide à sa mère, Katrine redresse le tabouret dont le pied est coincé dans le cadre de la porte de l’armoire. En tirant dessus, Katrine fait bouger une latte de parquet qui dissimulait une cachette&nbsp;: sous le plancher se trouvait un petit coffre en bois de chêne couleur miel, orné d’une swastika. Et, dans ce coffre, tout un univers&nbsp;: un programme d’opéra du festival de Bayreuth, des lettres, des cartes postales et plusieurs&nbsp; photos, l’une d’Allina en uniforme d’infirmière, une autre d’un homme en uniforme nazi, et d’autres encore d’enfants tout petits et qui faisaient le salut hitlérien. Que signifie ce coffre&nbsp;et son contenu&nbsp;? Qui était réellement Allina Strauss&nbsp;? L’histoire de ce livre est celle de la confession de la vieille dame à sa fille.</p><div id="citiz-851643798" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-small-font-size">Allina est née le 14 juillet 1920, elle a passé son enfance à Badensburg en Allemagne, élevée par son oncle Dieter et sa tante Claudia qui ont toujours été très évasifs sur les vrais parents de la petite. Depuis longtemps, Allina est amoureuse d’ Albert, son premier amour et son ami d’enfance, qui est banquier. Nous sommes en 1938 et, depuis quelques mois, pour des raisons professionnelles, Albert est parti à Berlin. Et c’est seulement après la mort de Dieter, son oncle, et alors qu’en Allemagne, la venue au pouvoir d’Hitler crée une situation anxiogène, qu’Allina apprend la vérité&nbsp;: ses parents étaient juifs, ce qui fait d’elle une <a>Mischling</a>s, une de ceux qui taisent leurs origines juives dans un pays où la judaïté est devenue un crime passible des pires maux. Heureusement pour elle, Allina possède des faux papiers, établis au nom d’Allina Goetlieb, et dont elle apprend qu’ils lui ont été fabriqués par Albert, lequel, s’il est bien banquier, mène aussi des activités clandestines antinazis.</p>



<p class="has-small-font-size">Le village a été dénoncé comme un repère d’activistes et la Gestapo vient faire des rafles.&nbsp; Allina s’enfuit, elle est arrêtée &nbsp;par des soldats qui veulent la violenter quand s’interpose un officier, le Gruppenführer Gud, qui l’emmène avec lui. Elle se croit provisoirement à l’abri mais l’officier nazi la viole, en proclamant qu’elle aura ainsi l’honneur de porter un enfant de lui. Dans ce but, il la conduit «&nbsp;à Hochland, à Steinhöring, pas loin de Munich, dans une maison du Lebensborn, un des secrets les plus terribles du Reich.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">En quoi consiste le Lebensborn&nbsp;? Marguerite Ziegler, l’infirmière en chef, va l’apprendre à Allina dès son arrivée&nbsp;: «&nbsp;Actuellement, nous accueillons soixante futures mères et plus de cinquante ayant déjà accouché, mais seul un tier d’entre elles étaient déjà enceintres à leur arrivée. Les autres ont rencontré les pères de leurs enfants ici. Nous encourageons les officiers SS à visiter Hochland, ou des structures semblables, tous les mois. Certaines de mes filles ont eu la chance de donner naissance à plusieurs bébés, ici même, au service de notre Führer.&nbsp;». Autant dire que le Lebensborn est une «&nbsp;usine à bébés&nbsp;». Une sorte de maison close à destination de la démographie nazie.</p>



<p class="has-small-font-size">Car, dans la logique du régime nazi, comme dans tous les régimes totalitaires, la naissance n’est pas un acte d’amour mais uniquement&nbsp; une promesse d’avenir, et, dans chaque enfant qui naît, on voit «&nbsp;Un nouveau fils en pleine forme pour défendre la patrie… Ou une fille en pleine forme pour donner naissance à la prochaine génération de fils.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">C’est Henrich Himmler lui-même, le numéro deux du régime qui était le concepteur du projet dès les années trente. Les hommes n’étaient que des étalons reproducteurs et les femmes n’étaient que des «&nbsp;poules pondeuses&nbsp;». «&nbsp;Le 30 septembre 1941, 4,7 millions de femmes ont été décorées de la Croix de la mère allemande. Elles appartenaient au <em>Kaninchenorden</em>, l’ordre du lapin, désignant ces femmes qui procréaient rapidement.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">De plus, dans le cadre du <em>Lebensborn</em>, les bébés sont silencieux parce qu’on leur inculque la discipline, dès le plus jeune âge. «&nbsp;Avant midi, tous les bébés devaient être allaités deux fois, lavés, mesurés, pesés, changés, et emmenés dans le jardin pour profiter de l’air frais.&nbsp;» Et cela en vertu du principe directeur «&nbsp;Au départ, tous les bébés ont des besoins différents (…) Mais nous nous assurons que les besoins de tous s’alignent avec nos horaires au fil du temps.&nbsp;» Par la suite, les bébés sont adoptés par des familles allemandes «&nbsp;Développer un attachement émotionnel n’est utile ni à la mère ni au petit&nbsp;».</p>



<p class="has-small-font-size">Par chance pour elle,&nbsp; Allina n’est pas enceinte, et elle aura la chance de rencontrer le <em>Gruppenführer</em> Von Strassberg qui, lui aussi, est un Mischling ainsi qu’un opposant au régime nazi. Elle l’épousera, donnera naissance à Katrine, et l’aidera à sauver le plus possible d’enfants de cette dictature rose que représentaient les <em>Lebesborns</em>.</p>



<p class="has-small-font-size">Un roman poignant parce qu’il illustre un des épisodes les moins connus de la seconde guerre mondiale mais non des moins atroces.</p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>
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		<title>&#8216;Doctored &#8211; Fraud. arrogance and tragedy in the quest to cure Alzheimer&#8217;, un livre de Charles Piller</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 16:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climatoscepticisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Maladie d'Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Un livre qui captive son public sur une fraude scientifique bien réelle mais qui élude l&#8217;essentiel, à savoir les causes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Un livre qui captive son public sur une fraude scientifique bien réelle mais qui élude l&rsquo;essentiel, à savoir les causes systémiques de ce type de scandale</h2>



<p><strong>Dans <em>Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer’s</em>, Charles Piller dénonce les fraudes dans la recherche sur Alzheimer avec un talent narratif indéniable. Mais ce livre, qui recycle des scandales déjà exposés, mise un peu  trop sur le sensationnalisme et passe à côté des causes systémiques qui gangrènent la science. Que nous apprend-il de neuf quand les dérives sont déjà connues ?</strong></p><div id="citiz-3207920082" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>La maladie d’Alzheimer, qui frappe 55  millions  de personnes dans le monde selon l&rsquo;OMS (2021), reste un mur infranchissable pour la médecine. Dans <em>Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer’s</em>, Charles Piller, journaliste chevronné de <em>Science Magazine</em>, s’attaque aux fraudes scientifiques qui freinent la quête d’un remède. Son enquête, haletante comme un thriller, accuse des chercheurs, des institutions et l’hypothèse amyloïde d’avoir trahi les patients. Mais alors que ces scandales sont déjà documentés par des lanceurs d’alerte et des médias comme <em>Citizen4Science</em>, <em>Doctored</em> peine à surprendre. En privilégiant l’émotion et les coupables désignés, Piller esquive une analyse cruciale des rouages systémiques qui alimentent ces dérives, laissant le lecteur sur sa faim.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un héros sous les feux de la rampe</h3>



<p>Le livre s’ouvre sur Matthew Schrag, neuroscientifique à l’Université Vanderbilt, qui a démasqué en 2022 une fraude dans une étude de 2006 publiée dans <em>Nature</em> par Sylvain Lesné et Karen Ashe. Cette étude, qui attribuait les symptômes d’Alzheimer à la protéine amyloïde Aβ*56, a influencé des décennies de recherche avant d’être rétractée en 2023 pour manipulation d’images. Piller dépeint Schrag comme un justicier solitaire, défiant un establishment scientifique véreux. Ce portrait, chargé d’émotion, séduit : <em>The Atlantic</em> parle d’un « page-turner », et <em>The Wall Street Journal</em> d’une « enquête captivante ». Mais l’histoire de Schrag est un secret de polichinelle, relayée dès 2022 par <em>Science</em> et en 2023 par <em>Citizen4Science</em>. Piller enjolive un récit déjà public, misant sur le drame plutôt que sur des révélations inédites.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’hypothèse amyloïde : une cible trop facile</h3>



<p>L’hypothèse amyloïde, qui lie Alzheimer aux plaques amyloïdes dans le cerveau, est le fil rouge de l’enquête. Piller accuse cette théorie d’avoir accaparé des milliards de dollars, marginalisant des pistes comme l’inflammation cérébrale. La fraude de Lesné, selon lui, aurait entretenu cette hégémonie, détournant la recherche vers des traitements inefficaces comme Aduhelm, Leqembi ou Donanemab. Mais ce tableau est simpliste. <em>The Lancet Neurology</em> souligne que l’étude de Lesné, bien que frauduleuse, n’était pas un pilier des traitements actuels, qui ciblent des formes spécifiques d’amyloïde (oligomères, fibrilles). Piller omet ces nuances scientifiques, préférant un récit où la fraude explique tous les échecs. Ce parti pris, salué par <em>The Economist</em> comme « addictif », frôle le sensationnalisme, sacrifiant la complexité pour l’indignation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des scandales recyclés</h3>



<p>Piller élargit son réquisitoire à d’autres cas : Berislav Zlokovic (Université de Californie du Sud) et Hoau-Yan Wang (City University of New York), accusés de manipulations d’images, ou Cassava Biosciences, dont le médicament Simufilam, basé sur des données douteuses, a valu une amende de 40 millions de dollars de la SEC. Mais ces affaires ne sont pas nouvelles. <em>D</em>ans un article de 2024, nous avions d&rsquo;ailleurs déjà dénoncé les pratiques de Cassava et critiqué l’approbation hâtive d’Aduhelm par la FDA, sous influence des lobbies pharmaceutiques. L’analyse d’images par l’équipe de Piller, qui a scruté des centaines d’articles, confirme l’ampleur des fraudes, mais sans révéler de scandales inédits. <em>Le journaliste a en outre tendance à généraliser ce qu&rsquo;il rapporte en suggérant une crise généralisée de ce type de scandales, sans pour autant donner d&rsquo;éléments à l&rsquo;appui de l&rsquo;amplification de problèmes qui peuvent être marginaux. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les victimes : un levier émotionnel</h3>



<p>Piller sait toucher le cœur. Il raconte les espoirs brisés des patients participant à des essais cliniques risqués, parfois mortels, pour des traitements aux bénéfices minimes, comme Aduhelm, qui provoque des hémorragies cérébrales. Ces récits, comparés par Gary Taubes à <em>Dopesick</em>, font vibrer les lecteurs. Mais ce pathos, poussé à l’extrême, frise l’exploitation. En insistant sur les tragédies individuelles, Piller minimise les progrès, comme les bénéfices modestes de Leqembi, Ce sensationnalisme, s’il captive, risque de semer la méfiance envers la recherche sans offrir de perspective constructive.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les causes systémiques : le cœur du problème ignoré</h3>



<p>Le plus grand défaut de <em>Doctored</em> est son silence sur les causes systémiques des fraudes, qui sont le véritable moteur des dérives. La recherche scientifique est un écosystème sous tension, où plusieurs dynamiques toxiques s’entrelacent. En premier la culture du « <em><strong>publish or perish</strong></em> » (publier ou mourir), qui fait que les chercheurs sont jugés sur leur productivité. Pour obtenir financements, promotions ou prestige, ils doivent publier dans des revues à fort impact, ce qui peut pousser certains d&rsquo;entre eux à embellir voire falsifier des données. Cette pression pousse à des raccourcis éthiques, comme les manipulations d’images de Lesné. Il y a aussi le<strong> laxisme des revues scientifiques</strong> : Les journaux comme <em>Nature</em> privilégient les articles à fort retentissement, mais manquent de moyens ou de volonté pour vérifier les données. Les fraudes, comme celles de Zlokovic, passent inaperçues pendant des années, car le <em>peer review</em> (examen par les pairs) est souvent superficiel. Un autre facteur important sont les <strong>biais de financement</strong>.  Le NIH, principal bailleur, favorise les projets alignés sur des paradigmes dominants, comme l’hypothèse amyloïde. Les idées novatrices, comme celles de Madhav Thambisetty sur l’inflammation, peinent à obtenir des fonds, freinant l’innovation. En 2023, nous notions dans ces colonnes que 80 % des financements Alzheimer allaient à des projets amyloïdes, marginalisant d’autres hypothèses. <strong>La complaisance institutionnelle</strong> est un véritable problème qui alimente les velléités de fraude. En effet, les universités, dépendantes des subventions et du prestige de leurs chercheurs, rechignent à enquêter sur les fraudes. Les cas de Zlokovic ou Wang illustrent cette inertie : les institutions protègent leurs stars pour sauvegarder leur réputation. <strong>La compétition académique</strong> s&rsquo;avère tout autant un véritable fléau.  La course au prestige encourage une culture de “starification” des chercheurs, où les figures comme Lesné ou Zlokovic sont intouchables jusqu’à ce que des lanceurs d’alerte comme Schrag, brisent le silence. Cette dynamique décourage la collaboration et la transparence. <strong>Le manque de reproductibilité</strong> est également facteur favorisant. Les études frauduleuses prospèrent car la science valorise les résultats novateurs plutôt que la vérification. Enfin,  <strong>les intérêts pharmaceutiques</strong> on un rôle à ne pas négliger. Les laboratoires, motivés par le profit, poussent des traitements peu efficaces via des essais cliniques biaisés ou des pressions sur la FDA. L’approbation d’Aduhelm, dénoncée <em>sur notre média </em> en 2023, montre comment les lobbies influencent les régulateurs, au détriment des patients.</p>



<p>L&rsquo;auteur journalisteeffleure ces problèmes, mais préfère les anecdotes choc, les portraits de fraudeurs et les drames humains à une analyse rigoureuse. En ignorant les causes profondes permettant l&rsquo;ébauche de solutions, <em>Doctored</em> reste un constat indigné, pas un guide pour le changement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que nous apprend&nbsp;<em>Doctored</em>&nbsp;?</h3>



<p>Que retire-t-on de ce livre ? Pour les néophytes, <em>Doctored</em> est une introduction saisissante aux scandales liés à la recherche médicale sur l’Alzheimer, portée par un style accessible et des récits humains. Mais pour ceux qui suivent le sujet de près, l’enquête déçoit. Les fraudes de Lesné, Zlokovic ou Cassava étaient déjà publiques, et les critiques de l’hypothèse amyloïde, bien que pertinentes, datent d&rsquo;un bon nombre d&rsquo;années. Piller compile ces éléments dans un récit dramatique, mais son obsession pour l’émotion masque l’absence de nouvelles perspectives. Les questions cruciales des changements nécessaires dans la recherche restent en suspens.</p>



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<p>Le livre captive, mais son sensationnalisme le dessert.<em>Doctored</em> est un cri d’alarme qui séduit par son style haletant et ses drames humains. Mais en recyclant des scandales connus et en misant sur l’émotion, Charles Piller livre une enquête qui manque de substance. Les fraudes dans la recherche sur la maladie d&rsquo;a Alzheimer, dénoncées par <em>Citizen4Science</em> et d’autres, sont un symptôme d’un système malade, entre pression académique, biais financiers et laxisme institutionnel. En ciblant des coupables plutôt que ces causes, <em>Doctored</em> divertit plus qu’il n’éclaire. Pour réformer la science, il faudra creuser plus loin.</p>



<p><em>Livre édité par Atria/One Signal Publishers, février 2025, en langue anglaise (pas de traduction en français à la date de notre article</em></p>



<p></p>



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<p></p>
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		<title>Littérature :  « L&#8217;orpheline d&#8217;Auschwitz » d&#8217;Anna Stuart</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 11:41:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La chronique Culture d&#8217;Alain Girodet Ce roman commence par où, la plupart du temps, les autres romans sur le même]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><em>La chronique Culture d&rsquo;Alain Girodet</em></h3>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Ce roman commence par où, la plupart du temps, les autres romans sur le même thème se terminent : la libération des camps.</p><div id="citiz-3969991678" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-small-font-size"> Il ne faut surtout pas négliger ce titre, <em>L’orpheline d’Auschwitz</em>, qui pourrait sembler attendu, au contraire, il faut le considérer dans toute sa valeur sémantique car, s’il va être question de l’un des pires cauchemars que connut l’humanité, on n’évoquera pas, ou pas seulement, les hordes de déportés entassés dans des wagons pour bestiaux, le travail épuisant mené dans des conditions dantesques, les baraquements dans lesquels étaient projetées des cartouches de gaz Zyklon B et les fumées noires et puantes qui s’élevaient dans le ciel polonais. Il va être question, plutôt, des conséquences de tout ceci : la réalité crue et amère de l’après, le statut atroce d’orphelinat, orphelinat des proches, des parents, des autres, des compatriotes, des coreligionnaires, de la dignité humaine. L’orphelinat de tout ce qui pouvait constituer la réalité et sa perception avant, avant l’horreur, avant l’enfer.</p>



<p class="has-small-font-size">Ce livre raconte l’histoire authentique, à peine romancée, de ceux qui créèrent et animèrent la Communauté de Windermere, à Crosby-on- Eden, tout au nord de l’Angleterre, en 1945, et tentèrent de redonner un peu de joie, un peu de vie, un peu d’espoir à ces centaines d’enfants dont la barbarie nazie avait fait des orphelins. Ce livre est l’histoire de ceux qui travaillèrent inlassablement pour redonner un semblant d’ordre à ce monde dont la moitié au moins était devenu un territoire de l’horreur où tout le monde cherchait tout le monde : les parents leurs enfants, les enfants leurs parents, les proches, les amis, les voisins, …</p>



<p class="has-small-font-size">Ce livre est l’histoire d’Alice Goldenberg qui vivait autrefois à Berlin, où elle s’occupait d’enfants, où elle avait eu un amoureux une fois, en 1917. Seulement voilà, l’amoureux était mort à la guerre, et elle, Alice, avait été obligée de fuir l’Allemagne devenue nazie. Elle s’était retrouvée en Angleterre, accueillie de façon un peu difficile, au tout début, parce qu’après tout elle était quand même de nationalité allemande, même si juive. Et elle ignorait totalement ce qu’étaient devenus son frère, sa belle-sœur et sa nièce, Max, Lilli et Ruthie. Elle avait le sentiment d’avoir trahi les enfants dont elle s’occupait. Aussi est-elle ravie de pouvoir participer à l’édification de la Communauté de Windermere. Elle n’a aucune connaissance médicale mais elle a la chance de travailler avec des médecins et, en particulier, avec Anna Freud, la fille du célèbre psychanalyste. Elle n’a aucune connaissance mais elle a son amour, tout son amour à donner aux enfants, et cela dépasse le terrain de la connaissance.</p>



<p class="has-small-font-size">Alice va accueillir, entre autres, Natasha Ancel, seize ans, fille de Lydia et Szymon, sœur d’Amelia, mais désormais seule au monde. Quand les portes d’Auschwitz se sont ouvertes, quand Natasha, comme tous les autres, a pu sortir enfin, on lui a dit qu’elle allait pouvoir rentrer chez elle. Seulement, le problème, c’est qu’elle n’avait « <em>Pas de chez elle, pas de famille, et aucune idée de l’endroit où s’était trouvée sa maison, ni de l’endroit où elle pourrait se trouver un jour</em> ».</p>



<p class="has-small-font-size">Natasha est devenue « <em>Tasha</em> », comme si sa mère lui étant enlevée, elle avait, en même temps, perdu une partie de son prénom, une partie d’elle-même. Elle est accueillie à Windermere, elle et son compagnon d’infortune Georg Lieberman.</p>



<p class="has-small-font-size">Telle est la trame générale du roman, tels sont les personnages principaux qui nous sont présentés, mais, tout au long, et en se basant sur des recherches historiques très précises, Anna Stuart nous raconte la détresse profonde des soignants de Windermere. A l’heure où les théories psychanalytiques modernes viennent affirmer que les premières années de vie d’un être humain sont fondamentales sur la formation de son caractère, nul ne sait comment réagir, de façon appropriée, devant ces enfants dont certains n’ont même plus la notion de ce qu’est un père ou une mère. Les soignants et le personnel d’accueil sont désemparés : toutes leurs actions sont susceptibles d’être mal interprétées par les enfants traumatisés. Nul ne sait comment procéder pour réaccoutumer les enfants à un mode de vie équilibré.</p>



<p class="has-small-font-size">Ils se rendent compte que les bâtiments d’accueil sont un peu trop semblables à ceux des camps, que les procédures d’arrivée à Windermere ressemblent à celles de l’arrivée à Auschwitz. Ils constatent que les enfants demeurent apathiques ou déchainés, distraits ou bruyants, qu’ils n’acceptent ni les ordres, ni le fait d’être en rang, ni les consignes.</p>



<p class="has-small-font-size">Quand les enfants jouent, ils reproduisent ce qu’ils ont vu ou subi : les gardiens et les prisonniers, les premiers harcelant les seconds et les menaçant de les pendre. Les petites italiennes, Mirella et Fiorina « <em>s’amusent</em> » à faire tenir des briques à bout de bras aux petites Judith et Suzi jusqu’à ce que leurs bras vacillent. Beaucoup d’enfants refusent de porter des vêtements de récupération parce que, pour un fils ou fille de tailleur, « <em>les vêtements d’un homme le représentent aux yeux du monde</em> ». Une petite fille ne sait pas ce qu’est une pomme, n’en a jamais<br>vu de sa courte vie, et hésite à croquer dans celle qui lui est offerte, telle une Eve moderne qui, loin de pécher, ne comprendrait même pas que le Paradis put exister. Une autre petite fille se lève toutes les nuits pour aller se doucher parce que ses trois sœurs sont mortes du typhus.</p>



<p class="has-small-font-size">Le chemin de la guérison est long et tortueux et la communauté de Windermere découvre «<em> Toute une génération d’enfants qui n’ont connu que la guerre, que les bombes, que les séparations et les télégrammes annonciateurs de catastrophes.</em> » . Tel est le vrai sujet, présent tout du long, de ce roman palpitant et émouvant : des milliers d’enfants rendus<br>orphelins par Auschwitz, orphelins de leurs parents mais aussi orphelins de tout ce qui fait le sel, la beauté et la douceur de la vie.</p>



<ol start="1917" class="wp-block-list"></ol>



<p class="has-small-font-size"><em>Roman paru le 5 février 2025 aux Editions City</em> &#8211; traduit  de l&rsquo;original en langue anglaise « The War Orphan » (mars 2024)</p>



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