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	<title>Déontologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Déontologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Journalisme scientifique et récits marketing : des liaisons dangereuses illustrées par un étude de cas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 12:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;hebdomadaire L&#8217;Express vient de consacrer un article enthousiaste à des travaux de recherche sérieux, les présentant comme un « changement de]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>L&rsquo;hebdomadaire L&rsquo;Express vient de consacrer un article enthousiaste à des travaux de recherche sérieux, les présentant comme un « changement de paradigme » pour le combat contre le cancer et menés par un chercheur « baroque » à contre-tendance. Un exemple particulièrement éclairant de déformation narrative de l&rsquo;information scientifique</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance est inquiétante, sans être pour autant nouvelle. C&rsquo;est un article de L&rsquo;Express datée du 28 mars dernier qui a attiré notre attention. L&rsquo;article est payant, mais le peu qui est lisible sur internet a de quoi émoustiller : on y parle de « projet à front renversé », par un chercheur au « CV baroque » n&rsquo;est « ni oncologue ni épidémiologiste », « ny connaît pas grand chose aux tumeurs » mais il va peut-être bien « modeler quelques-unes des futures révolutions en cancérologie ».</p><div id="citiz-2925982960" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">On aurait donc un chercheur qui décroche une bourse prestigieuse pour mener des recherches à contre-pied de la recherche normale hors de son domaine d&rsquo;expertise ? Scandale ou génie ? Il nous faut nous procurer cet article. Au kiosque à journeaux, L&rsquo;Express est arrivé à ses fins, nous extirpant quelques euros. Nous nous préparons donc à lire un article de révolution scientifique par un scientifique révolutionnaire. Nous allons être surpris. Mais dans quel sens ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">De la vraie science, un récit inventé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous analysons souvent dans nos colonnes l&rsquo;information et la désinformation en science et santé. Cette dernière est parfois grossière, ce qui a l&rsquo;intérêt de la rendre facilement identifiable.  On peut citer dans nos sujets récents les blogs « techno-enthousiastes » à base d&rsquo;annonces spectaculaires reprenant ce qui buzz sur les réseaux sociaux, des promesses excessives sur résultats scientifiques préliminaires, qui donne l&rsquo;image d&rsquo;une science faite d&rsquo;une succession de ruptures spectaculaires permanentes.  Ces formats sensationnalistes sont relativement faciles à identifier. Ils exagèrent, ils dramatisent, politisent souvent, et leur façon de rouler des mécanique finit généralement par se voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une forme plus subtile de déformation et d&rsquo;exploitation narrative de la science existe. Elle ne repose pas sur l&rsquo;invention et l&rsquo;extrapolation à outrance de résultats, mais sur une transformation plus profonde du récit scientifique lui-même : construire, autour de recherches parfaitement solides, une histoire inventée de changement de paradigme dans la manière dont fonctionne la recherche biomédicale, comme si certaines approches constituaient des renversements méthodologiques alors qu&rsquo;elles relèvent de continuités anciennes et parfaitement établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.lexpress.fr/sciences-sante/cancer-paul-bastard-25-millions-de-dollars-pour-renverser-le-combat-contre-les-tumeurs-FU5B3PRXAJE7NJBYOECZEMTOSI/">L&rsquo;article publié par L&rsquo;Express le 28 mars 2026</a> autour du projet ATLAS coordonné par le Dr Paul Bastard, en fournit une illustration particulièrement éclairante sur ses mécanismes. Le projet vient d&rsquo;obtenir un financement de 25 millions de dollars dans le cadre de Cancer Grand Challenges, initiative portée notamment par Cancer Research UK et le National Cancer Institute. Les travaux sont sérieux, le financement est prestigieux, la question scientifique est pertinente. Le problème n&rsquo;est pas la science, mais la construction d&rsquo;un récit qui en déforme des aspects notables.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les règles du journalisme : savoir analyser les sources</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous aurions pu placer ce paragraphe ultérieurement, mais autant le dire tout de suite parce c&rsquo;est clé : La règle cardinale du journalisme, scientifique ou autre, est simple : savoir analyser la nature et la fiabilité des sources, privilégier les sources primaires. Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) le rappelle explicitement dans sa <a href="http://cdjm.org/le-traitement-des-questions-scientifiques">recommandation sur le traitement journalistique des questions scientifiques</a> : Il est essentiel de privilégier les publications originelles plutôt que les communiqués de presse et les briefings des communicants. L&rsquo;exigence est la même dans le code d&rsquo;éthique de la <a href="http://spj.org">Society of Professional Journalists</a> , référence mondiale depuis 1973 : utiliser les sources originales chaque fois que possible, vérifier l&rsquo;information avant publication, et ne jamais laisser la vitesse de publication prendre le pas sur l&rsquo;exactitude des faits. Les standards internationaux du journalisme scientifique, ou tout simplement la charte de Munich  sont plus directs encore : les communiqués de presse sont des documents de marketing et le journaliste n&rsquo;est pas un publicitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le sujet en question, quelle est la source ? S&rsquo;agissant d&rsquo;une bourse de recherche, elle se trouve sur le site de Cancer Grand Challenges, accessible au public. L&rsquo;organisme explique ce qu&rsquo;il finance avec cette bourse et la justification de son attribution. On nous y explique que si de nombreuses études se concentrent sur les causes actives du cancer, et qu&rsquo;il est « également nécessaire » de comprendre comment les réponses naturelles de l&rsquo;organisme peuvent empêcher son développement. Ce « également » est essentiel : il exprime une complémentarité, pas une inversion, pas une rupture, pas un changement de paradigme. Nulle part est-il question de changement de paradigme pour le projet choisi. Elle décrit en fait un projet ambitieux par son envergure, explorant le rôle possible d&rsquo;auto-anticorps modulateurs d&rsquo;immunité dans les mécanismes de résistance au cancer. Un projet important, prometteur, mais inscrit dans les continuités classiques de l&rsquo;immunologie translationnelle en oncologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que l&rsquo;article affirme à la place, et l&rsquo;erreur factuelle<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste avec le traitement de L&rsquo;Express est saisissant. Le titre évoque une lutte « à front renversé », le chapô parle de « contre-pied », le texte multiplie les références à une démarche « hors des clous », « impertinente », « renversant les paradigmes ». L&rsquo;article affirme par ailleurs que le financement obtenu relèverait d&rsquo;une bourse examinant « uniquement les projets de rupture ». Cette formulation est factuellement contestable. Le programme Cancer Grand Challenges finance des projets ambitieux, interdisciplinaires et à fort potentiel, sélectionnés pour leur capacité à répondre à des défis scientifiques complexes identifiés par un comité international, parmi dix-huit défis médicaux actifs allant des tumeurs pédiatriques aux inégalités face au cancer. Il ne se définit nulle part comme un mécanisme exclusivement réservé à des changements de paradigme. La nuance est décisive : un projet peut être ambitieux pour son impact en santé publique, sans constituer un renversement méthodologique, et confondre ambition scientifique et rupture conceptuelle déforme la nature même de la recherche. Le CDJM est sans ambiguïté sur ce point : il importe, sur les questions scientifiques, d&rsquo;être particulièrement attentif à ce que titraille, chapô et annonces d&rsquo;un sujet n&rsquo;en altèrent pas le sens ou la portée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parcours « baroque » ou cohérent ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le storytelling de l&rsquo;article a été posé. Mais il va être enjolivé, tant qu&rsquo;à faire, par la présentation d&rsquo;un chercheur, totalement « profane » en oncologie. On peut imaginer dans l&rsquo;esprit du lecteur que se forme alors l&rsquo;idée du génie, qui débarque dans un domaine médical complexe sans la moindre formation ou expertise dans le domaine. C&rsquo;est fâcheux pour l&rsquo;image de la science, basée sur l&rsquo;expertise en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, qu&rsquo;en est-il ?  Sans surprise, cette présentation ne résiste pas à l&rsquo;examen. Paul Bastard est médecin pédiatre, formé à Paris et Madrid, ayant suivi un master à l&rsquo;Université Rockefeller de New York avant de revenir en résidence d&rsquo;immunologie pédiatrique et de soutenir une thèse. Ses recherches portent sur les déterminants génétiques et immunologiques des maladies virales graves, notamment les causes et conséquences des auto-anticorps dirigés contre les interférons de type I. Ce parcours n&rsquo;a rien de marginal : il est précisément situé à l&rsquo;intersection de l&rsquo;immunologie fondamentale et de l&rsquo;immunopathologie clinique, dans des institutions académiques de tout premier rang mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l&rsquo;immunologie constitue aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des piliers centraux de la recherche oncologique contemporaine. L&rsquo;immuno-oncologie, qui intègre des approches conçues pour renforcer ou réactiver la capacité du système immunitaire à lutter contre le cancer, a connu une transformation majeure récompensée par le prix Nobel de médecine 2018. Des milliers d&rsquo;immunologistes travaillent aujourd&rsquo;hui sur le cancer dans le monde entier. Présenter un immunologiste spécialiste des auto-anticorps qui s&rsquo;attaque à une question d&rsquo;oncologie comme profane du domaine relève moins de l&rsquo;analyse scientifique que de la scénarisation journalistique assez trompeuse, quand on sait que nombre de médicaments oncologiques de dernière génération sont des médicaments biologiques, précisément des &#8230; anticorps humanisés. L&rsquo;éducation du public à ces disciplines scientifiques et leur présentation erronée comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de silos, en prend donc un sérieux coup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure du « génie outsider » est un ressort narratif classique. Elle fonctionne bien. Mais elle déforme ici la réalité. D&rsquo;ailleurs, le CDJM met en garde contre ce biais en lien avec l&rsquo;expertise ou la non-expertise : vérifier la valeur d&rsquo;un expert auprès de ses pairs, en particulier quand sa position détonne, et ne pas considérer que le statut social ou la renommée d&rsquo;un scientifique en font automatiquement un porteur de vérité scientifique. Mais aussi l&rsquo;inverse, et c&rsquo;est ce qui nous intéresse dans notre cas pratique : ne pas construire un récit de rupture sur la prétendue marginalité d&rsquo;un chercheur qui n&rsquo;est en réalité pas marginal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une rupture historiquement imaginaire<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du récit repose sur une opposition : la recherche se serait historiquement concentrée sur les causes du cancer, tandis que le projet adopterait une approche « inverse » centrée sur les mécanismes de résistance. Cette opposition est historiquement inexacte. On joue ici d&rsquo;un biais cognitif classique : le faux dilemme. Faire croire que la recherche scientifique est centrée sur un aspect technique alors qu&rsquo;elle est multfactorielle et désormais translationnelle.  L&rsquo;étude des personnes exposés mais non malades, des trajectoires atypiques, des résistances naturelles et des facteurs protecteurs est constitutive de l&rsquo;épidémiologie, de l&rsquo;immunologie et de la médecine expérimentale depuis des décennies. La pandémie de Covid-19 en a fourni une illustration récente et frappante : l&rsquo;analyse de clusters familiaux où certains individus restaient indemnes malgré une exposition comparable a conduit à l&rsquo;identification de déterminants immunologiques et génétiques spécifiques. C&rsquo;est une logique que les membres de l&rsquo;équipe ATLAS ont eux-mêmes appliquée en découvrant le lien entre auto-anticorps et sévérité du Covid-19. Cette démarche n&rsquo;a rien de nouveau. Elle appartient au socle classique de la recherche scientifique. Présenter cette continuité comme un « pari inverse » revient à fabriquer artificiellement de la nouveauté là où il n&rsquo;y a qu&rsquo;un approfondissement légitime et parfaitement attendu. <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/DLR5L17N53359" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">D&rsquo;où vient ce récit déformant ? Circulation mimétique et amplification d&rsquo;un briefing institutionnel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le dossier devient particulièrement instructif, parce que nous avons pu idenifier la source du récit marketing de L&rsquo;Express. Nous l&rsquo;avons vu, le cadrage de rupture n&rsquo;est pas donné par l&rsquo;organisme prestigieux qui a analysé les travaux de recherche et décidé de les financer par une bourse. Pour autant, ce n&rsquo;est pas une invention de L&rsquo;Express. Le storytelling marketing apparaît dans certaines communications institutionnelles intermédiaires : des formulations évoquant une approche « inverse » ou un « changement de paradigme » circulent dans des supports de valorisation académique, comme la communication officielle de l&rsquo;Université Paris Cité qui titre « Un changement de paradigme en oncologie ». Paris Cité n&rsquo;a rien inventé non plus, elle reprend en fait mot pour mot le paragraphe d&rsquo;une communication institutionnelle de l&rsquo;Institut Imagine auquel est affilié le Dr Bastard : « Un changement de paradigme en oncologie &#8211; Traditionnellement, la recherche s&rsquo;est concentrée sur l&rsquo;identification des facteurs qui favorisent l&rsquo;apparition des tumeurs. L&rsquo;équipe ATLAS fait le pari inverse : étudier les barrières qui s’opposent à leur développement sur une recherche ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mot de cette phrase mérite examen, car c&rsquo;est elle qui a fourni à L&rsquo;Express son titre, son chapô et l&rsquo;ensemble de son lexique de rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Traditionnellement » est le premier signal d&rsquo;alarme, et le plus profond. En science, ce mot est presque une contradiction dans les termes. La recherche scientifique, y compris méthodes  ne fonctionne pas par tradition : elle fonctionne par accumulation de preuves, révision permanente des hypothèses et méthodologies, et remise en question constante des résultats antérieurs. Ce qui est vrai aujourd&rsquo;hui peut être infirmé demain. Ce qui semblait établi peut être nuancé par une nouvelle étude, évoluer au gré d&rsquo;une nouvelle méthodologie en raisons des limites de la précédente. La tradition, au sens de pratique reconduite par habitude ou convention, est précisément ce contre quoi la méthode scientifique est construite. Dire que la recherche a « traditionnellement » procédé d&rsquo;une certaine façon, c&rsquo;est donc appliquer à la science un concept qui lui est étranger, et qui sert ici un seul objectif : construire artificiellement un avant figé pour mieux faire briller un après innovant. Ce mot devrait toujours déclencher une question réflexe : traditionnel par rapport à quoi, sur quelle période, avec quelles sources à l&rsquo;appui ? Ici, il n&rsquo;est suivi d&rsquo;aucune de ces précisions, parce que son rôle n&rsquo;est pas descriptif : il est narratif. « Fait le pari » est plus révélateur encore. Une hypothèse de recherche n&rsquo;est pas un pari : c&rsquo;est une proposition fondée sur  des observations préliminaires, des données existantes, une logique théorique cohérente. L&rsquo;éthique de la recherche  médicale veut d&rsquo;ailleurs que tout projet de recherche soit justifié. Présenter un chercheur comme un parieur est dès lors problématique. Ce mot appartient au registre de la communication, pas à celui de la science. « L&rsquo;approche inverse », enfin, est le nœud logique de toute la phrase : elle transforme un continuum de recherche en dichotomie, une complémentarité en opposition radicale. C&rsquo;est ce terme qui a possiblement donné la paraphrase  « à front renversé » et « contre-pied » de L&rsquo;Express, et l&rsquo;ensemble du lexique de rupture de l&rsquo;article de leur article. La chaîne causale est limpide : l&rsquo;institution écrit « approche inverse », le journaliste lit « renversement », le lecteur reçoit « révolution ». Chaque maillon amplifie légèrement le précédent. La communication institutionnelle valorise, positionne, séduit. C&rsquo;est un récit pour vendre ce que le journalisme n&rsquo;est pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contraste saisissant du traitement journalistique international</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison avec la presse anglo-saxonne est particulièrement éclairante, parce qu&rsquo;elle démontre que le récit marketing de rupture est une création française. Cancer Research UK décrit ATLAS comme un projet dont les travaux « ont le potentiel de changer notre compréhension du rôle du système immunitaire dans le cancer. » Pharmaphorum résume sobrement : l&rsquo;équipe « examinera ce qu&rsquo;on peut apprendre de personnes qui ne développent pas de cancer malgré des habitudes à risque. » UT Southwestern écrit que l&rsquo;équipe « cherchera à identifier les mécanismes biologiques sous-jacents à la résistance aux tumeurs. » Pas un seul « paradigme », pas un seul « renversement », pas un seul « contre-pied » dans l&rsquo;ensemble de la couverture institutionnelle et journalistique anglophone, et pour cause.  Evidemment, c&rsquo;est moins vendeur pour le grand public. C&rsquo;est le cours ordinaire des choses en science, et « la science, c&rsquo;est long » (Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de chimie).<a href="https://42mag.fr/2026/04/senat-adopte-une-proposition-de-loi-contre-le-pillage-des-contenus-culturels-par-lia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une déformation narrative qui questionne d&rsquo;un point de vue déontologique mais aussi éthique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;y a ici aucune falsification. Les données sont réelles, les financements existent, le projet est scientifiquement solide. Mais l&rsquo;histoire racontée les déforment, parce qu&rsquo;elle transforme une continuité scientifique en rupture spectaculaire, qu&rsquo;elle substitue une dramaturgie de l&rsquo;innovation à une description rigoureuse de la méthode, parce qu&rsquo;elle remplace l&rsquo;analyse journalistique critique des sources par la reprise amplifiée d&rsquo;un récit marketing nstitutionnel. Le CDJM nomme précisément ce risque en matière médicale ;  il est éthique : veiller à ne pas créer d&rsquo;espoirs non fondés chez des personnes atteintes de maladies graves, et rendre compte avec prudence des recherches et découvertes médicales annoncées par des chercheurs, qui ont rarement un impact immédiat sur l&rsquo;amélioration des traitements. Ce principe s&rsquo;applique avec une force redoublée lorsque la découverte est présentée non seulement comme prometteuse, mais comme révolutionnaire. <a href="https://www.seban-associes.avocat.fr/proposition-de-loi-darcos-instauration-dune-presomption-dexploitation-des-contenus-culturels-par-les-fournisseurs-dintelligence-artificielle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://42mag.fr/2026/04/senat-adopte-une-proposition-de-loi-contre-le-pillage-des-contenus-culturels-par-lia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Former au journalisme scientifique est aussi urgent que de former les citoyens à la démarche scientifique </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cas dépasse largement un article particulier. Il révèle une faiblesse structurelle du journalisme scientifique français : l&rsquo;insuffisante qualification des sources et la trop grande perméabilité aux récits de valorisation institutionnelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On a l&rsquo;habitude, à juste titre, d&rsquo;insister sur la nécessité d&rsquo;éduquer le grand public à l&rsquo;esprit critique et à la science, et à lutter contre la désinformation en santé.<br>Mais cette exigence doit s&rsquo;appliquer avec la même force aux professionnels chargés de transmettre l&rsquo;information scientifique. Former les journalistes à distinguer une source objective d&rsquo;un communiqué de presse de valorisation, à identifier les glissements narratifs entre niveaux institutionnels, à repérer les reformulations promotionnelles qui circulent d&rsquo;une institution à l&rsquo;autre avant d&rsquo;atterrir dans la presse grand public : voilà un chantier important.  Car une société ne peut développer une culture scientifique solide si l&rsquo;information censée la transmettre se transforme en récit marketing qui malmène la réalité scientifique. En France, sur ce second chantier, il reste beaucoup de chemin à faire. La science n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;être scénarisée de façon spectaculaire pour être passionnante. Elle demande d&rsquo;être lue, comprise, contextualisée, puis racontée avec exactitude. C&rsquo;est précisément à cette condition que le journalisme scientifique demeure du journalisme, et non le relais de communications marketing.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Déontologie et éthique médicale : un tournant dans l&#8217;expression publique des médecins en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 10:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Activisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseil d'État]]></category>
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					<description><![CDATA[Une décision du Conseil d’État rendue le 19 septembre 2025 inflige un blâme à un médecin pour une tribune controversée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision du Conseil d’État rendue le 19 septembre 2025 inflige un blâme à un médecin pour une tribune controversée dans l’affaire Vincent Lambert, soulignant l’importance croissante de l’éthique et de la déontologie dans l’expression publique des praticiens. Ce cas marque une évolution vers une régulation plus stricte, loin de l’idée d’une profession intouchable, et s’inscrit dans une tendance récente à saluer pour sa rigueur.</h2>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<h3 class="wp-block-heading">La tribune révélatrice de 2018 dans l’affaire Vincent Lambert</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire qui focalise l’attention concerne un médecin impliqué dans le débat autour de Vincent Lambert, patient en état végétatif dont l’interruption des soins a divisé la société française. En avril 2018, ce praticien a co-signé une <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/04/18/31003-20180418ARTFIG00261-l-appel-de-70-medecins-il-est-manifeste-que-vincent-lambert-n-est-pas-en-fin-de-vie.php">tribune dans Le Figaro</a> intitulée « L&rsquo;appel de 70 médecins : il est manifeste que Vincent Lambert n&rsquo;est pas en fin de vie », où il dénonçait avec des termes qualifiés d’« agressifs » et d’« accusatoires » les décisions de l’équipe médicale du CHU de Reims. Précisons d&#8217;emblée que le titre est trompeur, avec une grande proportion de non médecins dans les signataires (paramédicaux voire secrétaire médicale), un stratagème hélas fréquent dans les médias pour donner plus de poids à une tribune.<br>Accusant ses confrères de « maltraitance sur personne vulnérable » et d’« abandon thérapeutique » assimilé à de l’euthanasie, il a suscité une polémique intense, mêlant débat éthique et attaques personnelles. Le Conseil d’État, après une procédure disciplinaire, a rendu une <a href="https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2025-09-19/493638">décision</a> le 19 septembre 2025, infligeant un blâme au médecin. La cour a estimé que ces propos, bien que publiés dans un contexte de débat public, violaient l’article R. 4127-56 du code de la santé publique, qui exige des praticiens une retenue dans leurs déclarations publiques, surtout lorsqu’elles visent des confrères. Cette sanction, mesurée mais significative, souligne que l’expression publique des médecins doit respecter des cadres déontologiques stricts, même dans des affaires aussi sensibles.</p><div id="citiz-3159033719" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Conseil d’État : un arbitrage entre liberté d’expression et déontologie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du Conseil d’État s’appuie sur une analyse détaillée, reconnaissant le droit du médecin à participer au débat public, mais soulignant que ses « accusations graves à l&rsquo;égard de confères, préciséments désignés » dépassaient les limites de la critique légitime, avec « usage de termes très agressifs ». pour le médecin condamné, à l&rsquo;égard de confrères désignés de façon précise.<br>La tribune sur la sellette accuse l&rsquo;équipe du centre hospitalier universitaire de Reims de « conditions de vie (&#8230;) aussi incompréhensibles qu&rsquo;inadmissibles » qui « s&rsquo;apparentent à une incarcération prolongée, indigne de provoquer la mort d&rsquo;un homme », de prise en charge qualifiée d' »abandon thérapeutique et maltraitance sur personne vulnérable », et de pratique d' »euthanasie qui ne dit pas son nom ».  Le Conseil précise que la tribune, en désignant nommément des collègues et en employant un langage jugé excessif, portait atteinte à la dignité de la profession et à la confiance des patients. Il Cette interprétation reflète une volonté de concilier la liberté d’expression avec les obligations éthiques, un équilibre délicat dans une société où les affaires médicales polarisent. <br>Le blâme, bien que léger, tranche avec une perception historique d’une profession médicale parfois perçue comme autosuffisante. En validant cette sanction, le Conseil d’État affirme que les médecins ne sont pas au-dessus des lois, mais soumis à des règles déontologiques applicables à tous, renforçant ainsi la responsabilité individuelle des praticiens dans leurs prises de parole.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évolution dans l’éthique médicale : au-delà du corporatisme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement de l’éthique médicale au-delà des critiques souvent adressées au corporatisme. Si l’Ordre des médecins a longtemps été vu comme un rempart protégeant ses membres, les récentes évolutions montrent une volonté de réguler les comportements, y compris dans l’espace public. L’affaire Lambert illustre cette transition : elle ne vise pas à protéger une caste, mais à garantir que les discours médicaux respectent des standards éthiques, notamment en évitant les jugements hâtifs ou les attaques personnelles. Un exemple récent de décision disciplinaire renforce cette tendance, objet d&rsquo;un <a href="https://citizen4science.org/violence-sur-les-reseaux-sociaux-un-medecin-anti-raoult-frappe-de-trois-mois-dinterdiction-dexercice/">article</a> dans ces colonnes : un médecin anesthésiste de l’Est de la France en croisade « anti-Raoult » au sein de clans radicalisés sur les réseaux sociaux a été condamné à une interdiction d’exercice pour des manquements graves à la déontologie sous forme de propos agressifs et choquants sur le réseau social X (ex Twitter). Cette sanction, prononcée par l’Ordre des médecins, illustre une montée en puissance de la régulation éthique, visant à aligner les pratiques sur des bases objectives plutôt que sur des intérêts professionnels ou sectoriels.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Aspect connexe d&rsquo;instrumentalisation politique de la science</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dès qu’il est question de fin de vie, comme dans le débat récent sur la loi française sur l’aide active à mourir votée en 2025, un sujet récurrent émerge : certains médecins instrumentalisent politiquement la science, ici pour confisquer un sujet sociétal en le faisant passer pour uniquement médical, là pour défendre une position motivée en réalité par des convictions religieuses. Par exemple, des médecins ont parfois rejeté les avancées législatives, arguant que la vie doit être préservée à tout prix, au détriment d’une approche strictement médicale ou scientifique. Dans l’affaire Lambert, bien que la tribune ne mentionne pas explicitement une motivation religieuse, la virulence des termes utilisés pourrait refléter une posture idéologique, potentiellement influencée par des convictions personnelles plutôt que par des données cliniques. Cette instrumentalisation, qu’elle soit politique ou motivée par la religion, pose un défi éthique : elle risque de brouiller la frontière entre expertise médicale et militantisme, un point que le Conseil d’État semble vouloir encadrer par des sanctions déontologiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une avancée pour la confiance publique et l’éthique médicale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La rigueur déontologique illustrée par la décision de blâme du Conseil d&rsquo;tat est une avancée majeure pour restaurer la confiance des patients dans une profession parfois critiquée pour son opacité. L’affaire Lambert, marquée par des années de controverses judiciaires, a révélé les risques d’une expression médicale non encadrée, susceptible d’alimenter des désinformations ou des tensions sociales. En sanctionnant un médecin pour des propos non fondés, le Conseil d’État pose un précédent qui pourrait inciter à une plus grande prudence dans les médias, un espace où les prises de position influencent fortement l’opinion. Prospectivement, cette évolution pourrait mener à des codes déontologiques plus précis, notamment sur l’usage des réseaux sociaux et des tribunes, où les médecins sont de plus en plus actifs. L&rsquo;Ordre des médecins a entamé la publication de textes à cet effet. Elle pourrait aussi encourager une formation renforcée à l’éthique, permettant aux praticiens de concilier leur rôle d’experts avec leurs devoirs publics. Si cette régulation risque de limiter certaines libertés, elle garantit une médecine plus responsable, où l’éthique prime sur l’idéologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un nouvel horizon pour la déontologie médicale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La sanction dans l’affaire Lambert, associée à des cas comme celui de l’anesthésiste de l’Est interdit d&rsquo;exercice temporairement, marque un tournant dans l&rsquo;évolution du respect de la déontologie médicale en France. Elle réaffirme que les médecins, loin d’être au-dessus des lois, sont tenus à des standards éthiques stricts, même dans leurs expressions publiques. En s’appuyant sur de telles décisions, il est possible d&rsquo;envisager un avenir où la profession s’adapte à une société exigeante, privilégiant la transparence et la rigueur, et en évitant l’instrumentalisation politique la science. Cette mutation, bien que complexe, pose les bases d’une médecine plus alignée sur les besoins des patients et les exigences éthiques du XXIe siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : façade du Conseil d&rsquo;État<br></em></p>



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		<title>Divulgation illégale d&#8217;informations : un dilemme éthique dans l&#8217;affaire Cohen-Legrand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 17:43:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Toxicologie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;affaire de la vidéo fuitée impliquant les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand a ravivé le débat sur l&#8217;utilisation de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;affaire de la vidéo fuitée impliquant les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand a ravivé le débat sur l&rsquo;utilisation de moyens non légaux pour révéler des problèmes graves, tels que des soupçons de collusion et d&rsquo;atteinte à la neutralité journalistique. Cette controverse, largement couverte par les médias, interroge les limites entre transparence publique et respect de la vie privée.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte de l&rsquo;affaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire éclate le 5 septembre 2025, lorsque le magazine <em>L&rsquo;Incorrect</em>, proche de l&rsquo;extrême droite, diffuse une vidéo enregistrée à l&rsquo;insu des participants lors d&rsquo;une rencontre informelle en juillet dans un restaurant parisien. On y voit Thomas Legrand, chroniqueur à France Inter et éditorialiste à Libération, et Patrick Cohen, éditorialiste sur France Inter et France 5, discuter avec Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste (PS), et Luc Broussy, président du conseil national du PS. Dans un extrait, Legrand déclare : « Nous, on fait ce qu&rsquo;il faut pour Dati, Patrick et moi », en référence à Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate Les Républicains à la mairie de Paris pour 2026. Cette phrase est interprétée par certains comme une preuve de connivence visant à nuire à Rachida Dati politiquement, remettant en question la neutralité des journalistes du service public.<br>La vidéo, tronquée et diffusée sans consentement, provoque une suspension immédiate de Thomas Legrand par France Inter à titre conservatoire, tandis que Patrick Cohen n&rsquo;est pas sanctionné dans l&rsquo;immédiat. Les deux journalistes se défendent en expliquant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une « franche explication » sollicitée par le PS pour discuter du traitement médiatique du parti, et non d&rsquo;une collusion.<br>Rachida Dati réagit vivement sur les réseaux sociaux, dénonçant des propos contraires à la déontologie et appelant à des sanctions. Cette révélation s&rsquo;inscrit dans un contexte électoral tendu, avec les municipales de 2026 en ligne de mire, où Rachida Dati apparaît comme une candidate crédible dans les sondages.<br></p><div id="citiz-4215275770" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Couverture médiatique de la controverse</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La presse française a couvert l&rsquo;affaire de manière intensive dès le 6 septembre 2025, avec des articles dans des médias variés reflétant des angles divers. <em>Le Monde</em> rapporte la suspension de Thomas Legrand et contextualise les propos comme une critique des « mensonges » de Rachida Dati, tout en soulignant le caractère manipulatoire de la vidéo tronquée. <em>Marianne</em> met en lumière la polémique autour de la vidéo, publiée par un média proche de Marion Maréchal, et interroge la partialité perçue des journalistes publics. Des titres comme <em>Le Figaro</em> et <em>BFM TV</em> se concentrent sur les propos litigieux et la réaction de la direction de <em>France Inter</em>, justifiant la suspension par le risque pour l&rsquo;impartialité du service public.<br>À l&rsquo;opposé, des médias comme <em>L&rsquo;Humanité</em> critiquent la décision de suspension, la voyant comme une concession à Rachida Dati et une atteinte à la liberté d&rsquo;expression des journalistes. <em>Politis </em>élargit le débat à la « mythologie de la neutralité journalistique », arguant que l&rsquo;engagement assumé n&rsquo;est pas incompatible avec la rigueur, et que la polémique masque un déséquilibre médiatique favorisant les voix conservatrices. <em>Mediapart</em> et <em>Télérama</em> soulignent les antécédents de Patrick Cohen en matière de management, mais relient l&rsquo;affaire à des tensions plus larges entre journalistes et politiques.<br>Globalement, la couverture médiatique révèle une polarisation : les médias de droite ou conservateurs amplifient les accusations de biais gauchiste, tandis que ceux de gauche défendent les journalistes contre une instrumentalisation par l&rsquo;extrême droite. Des chaînes comme <em>CNews</em> et <em>Europe 1</em>, sous l&rsquo;influence de Vincent Bolloré, exploitent l&rsquo;affaire pour critiquer le service public, avec des bandeaux sensationnalistes comme « Scandale à France Inter ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">La loi sur la protection des lanceurs d&rsquo;alerte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la protection des lanceurs d&rsquo;alerte est encadrée principalement par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite loi Sapin II, renforcée par la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022, connue sous le nom de loi Waserman, qui transpose la directive européenne 2019/1937. Cette législation définit un lanceur d&rsquo;alerte comme une personne physique qui signale ou divulgue, de bonne foi et sans contrepartie financière directe, des informations sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice grave pour l&rsquo;intérêt général, ou une violation d&rsquo;un engagement international, du droit de l&rsquo;Union européenne, de la loi ou du règlement.<br>Pour bénéficier de la protection, le signalement doit suivre une procédure hiérarchisée : d&rsquo;abord interne à l&rsquo;organisation concernée, puis externe auprès d&rsquo;autorités compétentes comme le Défenseur des droits, la justice ou des organismes sectoriels, et enfin une divulgation publique en cas d&rsquo;absence de réponse appropriée dans un délai raisonnable ou en situation d&rsquo;urgence grave et imminente. La loi garantit la confidentialité de l&rsquo;identité du lanceur, des informations signalées et des personnes visées, avec des sanctions pénales pour toute violation de cette confidentialité. Elle offre une immunité pénale pour la divulgation de secrets protégés par la loi, à condition que celle-ci soit nécessaire et proportionnée à la sauvegarde des intérêts en cause. De plus, elle protège contre les représailles, telles que le licenciement, la discrimination, les menaces ou les poursuites judiciaires abusives, en rendant nulles ces mesures et en prévoyant des sanctions pour les auteurs de représailles, pouvant aller jusqu&rsquo;à trois ans d&#8217;emprisonnement et 45 000 euros d&rsquo;amende. La protection s&rsquo;étend à l&rsquo;entourage du lanceur, comme les facilitateurs (syndicats, associations) et les personnes liées, pour éviter l&rsquo;isolement. Cependant, la loi exclut la protection en cas de mauvaise foi, de signalement anonyme non traité comme tel, ou si les informations relèvent de secrets défense nationale, médical ou avocat-client sans justification d&rsquo;intérêt supérieur. Des guides pratiques, comme celui du Défenseur des droits, précisent que le lanceur doit agir de manière désintéressée et raisonnable, en vérifiant la véracité des faits au mieux de ses connaissances.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des moyens non légaux sont-ils justifiés pour révéler des problèmes graves ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"> Au cœur de la controverse se pose la question éthique : peut-on recourir à des enregistrements illégaux et à leur diffusion pour exposer des problèmes graves comme une potentielle collusion ? En France, la loi protège la vie privée et interdit les enregistrements sans consentement, sauf exceptions pour l&rsquo;intérêt public, comme dans le cas des lanceurs d&rsquo;alerte. Ici, L&rsquo;Incorrect justifie la diffusion comme une révélation d&rsquo;intérêt public, exposant une atteinte à la neutralité des médias financés par les contribuables. Cependant, les journalistes impliqués dénoncent un « piège évident » et une manipulation, arguant que la tronquature déforme le contexte d&rsquo;une discussion professionnelle légitime. Des analyses médiatiques voient dans cette méthode une « bronca opportuniste » exploitée par ceux hostiles au service public, rappelant des affaires passées comme le licenciement de Jean-François Achilli pour un projet avec Jordan Bardella. Cette approche soulève un dilemme : si les moyens illégaux révèlent effectivement une collusion,  ici des échanges perçus comme partisans, ils pourraient servir la transparence ; mais ils risquent aussi d&rsquo;éroder la confiance en instaurant une surveillance généralisée des discussions privées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Applicabilité de la loi aux fuites dans l&rsquo;affaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la personne qui a fait fuiter la vidéo, la loi sur les lanceurs d&rsquo;alerte pourrait-elle offrir une protection ? Une analyse des principes légaux suggère que cela est peu probable. Pour qualifier de lanceur d&rsquo;alerte, la fuite doit porter sur une violation grave de la loi ou un préjudice à l&rsquo;intérêt général, et être effectuée de bonne foi via la procédure hiérarchisée. Dans cette affaire, la vidéo révèle des propos sur le traitement médiatique d&rsquo;une personnalité politique, ce qui relève davantage d&rsquo;une question éthique ou déontologique que d&rsquo;une infraction pénale ou d&rsquo;une menace imminente pour l&rsquo;intérêt public. L&rsquo;enregistrement caché et la diffusion tronquée par un média partisan comme L&rsquo;Incorrect pourraient être vus comme une atteinte à la vie privée (punie par l&rsquo;article 226-1 du Code pénal), sans justification proportionnée. De plus, la loi exige un signalement préalable interne ou externe avant une divulgation publique, ce qui n&rsquo;a pas été suivi ici, où la vidéo a été directement publiée pour maximiser l&rsquo;impact médiatique. Si le responsable de la fuite agissait par motif politique plutôt que désintéressé, la bonne foi pourrait être contestée, excluant la protection contre des poursuites pour violation de la confidentialité.<br>Bien que la loi immunise contre l&rsquo;atteinte au secret si nécessaire, cela ne s&rsquo;applique pas à des conversations privées non illégales. Aucune couverture médiatique spécifique n&rsquo;indique que le responsable de la fuite a revendiqué ce statut, et les réactions se concentrent sur la manipulation plutôt que sur une alerte légitime.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Atteinte à la neutralité Journalistique : y a-t-il collusion ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire met en lumière une atteinte potentielle au devoir de neutralité, pilier de la déontologie journalistique énoncée dans la Charte de Munich et le code de déontologie du SNJ (Syndicat national des journalistes). Les propos de Thomas Legrand suggèrent une intention de « s&rsquo;occuper » de Rachida Dati, interprétée comme un biais contre une candidate de droite, renforçant les accusations de partialité gauchiste au sein du service public. Pourtant, Legrand revendique une critique légitime de l&rsquo;attitude de Rachida Dati face à la presse, assumant une maladresse sans admettre de collusion. Patrick Cohen, de son côté, précise que la rencontre visait à discuter du traitement du PS, non à comploter. La couverture médiatique analyse cela comme un rappel des tensions récurrentes : des sources évoquent des antécédents de Patrick Cohen avec Rachida Dati, où elle l&rsquo;avait menacé pour des questions sur ses finances. Politis argue que la neutralité est un « mythe », et que l&rsquo;engagement assumé renforce la rigueur, mais un déséquilibre favorise les voix hégémoniques de droite. Cette affaire illustre comment des fuites illégales peuvent amplifier des débats sur la partialité, mais aussi polariser les perceptions sans preuve irréfutable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives et implications sociétales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette controverse pourrait avoir des répercussions durables sur les pratiques journalistiques, incitant à plus de prudence dans les échanges off et renforçant les appels à des garde-fous éthiques. L&rsquo;affaire souligne la nécessité d&rsquo;une distance claire entre médias et politiques en période électorale. Elle ravive aussi le débat sur les lanceurs d&rsquo;alerte versus les fuites malveillantes : si la révélation sert l&rsquo;intérêt public en exposant des biais, elle risque de banaliser les violations de la vie privée, érodant la démocratie.<br>La couverture médiatique, variée mais polarisée, reflète les fractures idéologiques françaises, où l&rsquo;extrême droite gagne en influence via de telles divulgations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, utiliser des moyens non légaux pour révéler des problèmes graves reste un équilibre fragile : nécessaire pour la transparence, mais dangereux s&rsquo;il sert des agendas partisans plutôt que l&rsquo;intérêt général. L&rsquo;affaire Cohen-Legrand invite à une réflexion collective sur les normes journalistiques dans une ère de surveillance accrue, tout en soulignant les limites de la loi sur les lanceurs d&rsquo;alerte pour des cas ambigus comme celui-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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			</item>
		<item>
		<title>En 2024, la moitié des médecins ont bénéficié d&#8217;avantages offerts par l&#8217;industrie, selon l&#8217;Ordre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:26:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&#8217;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu des avantages de l’industrie pharmaceutique en 2024, dans un contexte  d&rsquo;encadrement renforcé. Transparence accrue mais défis persistants pour garantir l’indépendance.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a publié son rapport d’évaluation 2023-2024 sur le dispositif « Encadrement des avantages », qui régule les relations entre professionnels de santé et industrie pharmaceutique. Ce document, basé sur quatre ans d’application de la loi anti-cadeaux, montre qu’environ 50 % des médecins ont bénéficié d’avantages en 2024, tout en soulignant des progrès en matière de transparence et des ajustements nécessaires pour renforcer l’éthique médicale.</p><div id="citiz-4213781938" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un cadre déontologique strict</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Instauré par l’ordonnance n° 2017-49 du 19 janvier 2017, le dispositif interdit aux médecins de recevoir des avantages illicites de l’industrie (pharmaceutique, dispositifs médicaux, etc.). Les conventions, comme les contrats de recherche ou les invitations à des congrès, doivent être soumises à l’Ordre via l’application IDAHE V2 pour contrôle déontologique. En 2023-2024, la commission Relations médecins-industrie  a examiné environ 63 000 conventions, majoritairement pour des montants inférieurs à 2 000 euros, qui bénéficient d’une procédure simplifiée. Les avantages sont déclarés sur le site Transparence Santé, garantissant une traçabilité publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quels avantages et quelles règles ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les « <em>avantages</em> » incluent toute forme de bénéfice direct ou indirect offert par l’industrie aux médecins, comme des rémunérations pour des prestations (conférences, expertises, participation à des études cliniques pour tester des médicaments), des prises en charge de frais de déplacement ou d’hébergement pour des congrès, ou encore des invitations à des formations. Selon la loi anti-cadeaux, tout avantage d’une valeur supérieure à 10 euros doit être déclaré sur le site Transparence Santé. Pour les conventions, une distinction clé est faite selon leur montant : celles inférieures à 2 000 euros relèvent d’une simple déclaration à l’Ordre, tandis que celles dépassant ce seuil nécessitent une autorisation préalable, soumise à un contrôle approfondi pour vérifier leur conformité déontologique. Cette limite, instaurée pour alléger la charge administrative des petites conventions, a permis de fluidifier le processus tout en maintenant une vigilance sur les engagements financiers plus importants, comme le précise le <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/external-package/rapport/ihs103/cnom_rapport_devaluation_rmi_2023-2024.pdf">rapport 2023-2024 du Cnom</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">La moitié des médecins concernés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, un médecin sur deux (sur la base de 234 000 médecins en activité en France) a bénéficié d’avantages, qu’il s’agisse de financements pour des formations, des congrès ou des activités de recherche. Cette proportion, bien que significative, reflète une meilleure intégration des règles par les industriels, avec une diminution des avantages non conformes, comme les hospitalités excessives. L’utilisation accrue de l’application IDAHE V2 a facilité le traitement des dossiers, et le site Transparence Santé enregistre une hausse des déclarations, renforçant la visibilité des liens d’intérêts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une relation essentielle, mais sous tension</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre médecins et industrie pharmaceutique sont indispensables à l’innovation médicale : sans la participation des médecins-chercheurs aux essais cliniques et aux tests des médicaments développés par l’industrie, aucun traitement novateur ne pourrait voir le jour. Pourtant, ces collaborations ont été mises à rude épreuve, notamment pendant la crise du Covid-19, où des médecins-chercheurs ont été ciblés et harcelés pour leurs liens présumés ou réels avec l’industrie pharmaceutique. Ces attaques, souvent relayées sur les réseaux sociaux, ont alimenté une méfiance envers la recherche médicale, malgré son rôle crucial dans le développement de vaccins et de traitements. Le rapport 2023-2024 du Cnom, en renforçant la transparence, cherche à rétablir la confiance tout en protégeant l’intégrité de ces collaborations essentielles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des faiblesses persistantes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les avancées, des lacunes subsistent. Certains dossiers soumis manquent de précisions sur les finalités ou les montants des conventions, et les petites entreprises peinent à respecter les délais de déclaration. La Cour des comptes, dans un rapport parallèle, a pointé un contrôle insuffisamment rigoureux pour les conventions à forts montants. Le Cnom propose de renforcer les sanctions en cas de non-conformité et de simplifier les démarches pour les conventions de faible enjeu, afin de réduire la charge administrative.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une indépendance renforcée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’indépendance des médecins reste un enjeu central. Le rapport met l’accent sur la nécessité de formations continues indépendantes de l’industrie, un point également soulevé par la Cour des comptes. Le Cnom recommande la création d’un label unique pour certifier la qualité et l’indépendance des formations hors développement professionnel continu (DPC), afin de garantir que les connaissances des médecins ne soient pas influencées par des intérêts commerciaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport 2023-2024 du Cnom témoigne d’une consolidation du dispositif d’encadrement des avantages, avec une transparence accrue et une large implication des médecins dans des relations encadrées avec l’industrie. Cependant, des efforts restent nécessaires pour combler les lacunes et garantir une indépendance totale. En proposant des sanctions renforcées et un label pour les formations, l’Ordre s’engage à protéger l’éthique médicale et la confiance dans le système de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Andrea pour Science infused</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violence sur les réseaux sociaux : un médecin anti-Raoult frappé de trois mois d&#8217;interdiction d&#8217;exercice</title>
		<link>https://citizen4science.org/violence-sur-les-reseaux-sociaux-un-medecin-anti-raoult-frappe-de-trois-mois-dinterdiction-dexercice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Covid]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Didier Raoult]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult, nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult,  nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net qui peut finir par être sanctionnée, quel que soit le bord</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Strasbourg, 18 juin 2025 : Le Conseil de Discipline de Première Instance de l’Ordre des Médecins du Grand-Est a prononcé une sanction contre le Dr Damien Barraud, anesthésiste-réanimateur, interdit d’exercer la médecine pendant trois mois, dont un mois ferme et deux avec sursis. Cette sanction disciplinaire fait suite à une plainte déposée par Jean-Yves Capo, à laquelle l&rsquo;instance s&rsquo;est associée solidairement. Elle survient dans un climat de tensions circonscrit à un réseau social et marqué par des dérives sectaires et un harcèlement réciproque. Ce combat d&rsquo;arrière-garde autour de Didier Raoult, à la retraite depuis plusieurs années, n&rsquo;intéresse plus les médias depuis sa chute, mais les deux clans persistent, semble-t-il pour tenter d&rsquo;exister. La loi et la déontologie, oubliées par ces militants de réseaux sociaux, se rappellent parfois à eux. </p><div id="citiz-1226657887" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Pseudoscience, faux experts, dérives sectaires et instrumentalisation politique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La crise du Covid-19 a exacerbé les divisions autour du Pr Didier Raoult et de l’hydroxychloroquine, qu&rsquo;il a administré à des dizaines de milliers de patients à l&rsquo;IHU de Marseille, hors requis réglementaires et éthiques. Encensé dans un populisme médical exacerbé par les politiques et médias tombés globalement « dans le panneau » de son traitement miracle, deux lanceurs d&rsquo;alerte ont dénoncé très vite dans des médias grand public la supercherie de l&rsquo;étude clinique de Didier Raoult à la base de la croyance. Il s&rsquo;agit de la professeur Karine Lacombe, infectiologue, qui s&rsquo;est exprimée dans les journaux télévisés aux grandes heures d&rsquo;écoute, et plus modestement dans un journal local, du Dr Barraud. La première a été victime d&rsquo;une vague de harcèlement en retour d&rsquo;une violence inouie de la part des défenseurs du professeur marseillais, dits « pro-Raoult ». La déontologie chevillée au corps, elle le a eu la sagesse de ne jamais sombrer dans cette délinquance en retour. Ce n&rsquo;est pas le cas de tous les défenseurs de la science médicale.  Les anti-Raoult, parfois qualifiés de « camp du bien » défendant la rigueur scientifique et s&rsquo;opposant aux dérives pseudoscientifiques, se sont radicalisés, attirant en leur sein des éléments agitateurs, opportunistes en quête de lumière. Bon nombre n&rsquo;ont pas la moindre expertise des problématiques très spécialisées abordées, voire même aucune formation médicale. Les réseaux sociaux ont amplifié ces tensions, transformant un débat autour de la science médicale en une guerre idéologique. Les deux groupes ont versé dans des comportements toxiques voire illégaux : insultes, harcèlement et attaques personnelles. Si les pro-Raoult ont ciblé des scientifiques défendant leur métier et leur expertise, certains anti-Raoult, initialement victimes comme le Dr Barraud, entouré de supporters  enclins à la « <em>fight</em>« , ont adopté des pratiques similaires, perpétuant un cycle de violence numérique qui perdure des années après la fin de la crise sanitaire inédite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Affaire CAPO vs BARRAUD : un symptôme des dérives</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire découle d’un message public posté par Damien Barraud sur Twitter (devenu X), adressé à un individu pro-Raoult : « <em>Merci de rédiger vos directives anticipées pour dire qu’en cas d’agonie vous refusez toute sédation analgésie. Je me ferai un plaisir de vous regarder étouffer avec les yeux sortant des orbites. </em>». <br>Cette publication doit être replacée dans son contexte. En mars-avril 2020, des rapports (ex. Conseil de l’Ordre des Médecins, enquêtes sénatoriales de 2021) ont révélé que le médicament Rivotril  (clonazépam) avait été distribué en urgence par les autorités sanitaires françaises (via l’ANSM) aux Ehpad pour sédater des patients Covid-19 en détresse respiratoire. Cette molécule, utilisée pour ses effets anxiolytiques et sédatifs, a été critiquée par certains, notamment des pro-Raoult, qui y ont vu une forme d’euthanasie passive, amplifiant les tensions fortement politisées entre les deux clans et une science instrumentalisée à ces fins. Des témoignages d’infirmiers et des plaintes familiales ont alimenté cette controverse, bien que les études (ex. rapport IGAS 2021) aient conclu à une utilisation conforme dans des cas extrêmes. C&rsquo;est ce contenu, largement relayé notamment parmi les pro-Raoult, qui a semble-t-il conduit l&rsquo;un d&rsquo;eux, Jean-Yves Capo, à porter plainte. Ce dernier est connu pour être proche du blog <em>FranceSoir</em>, engagé dans le covido-septicisme.<br>Après l’échec d’une tentative de conciliation, la Chambre disciplinaire de première instance (CDPI) du Grand-Est, présidée par un magistrat administratif, a jugé le dossier et prononcé une sanction que l&rsquo;on peut qualifier de modérée. Les faits reprochés au Dr Barraud, bien que non dévoilés dans leurs détails à ce jour, reflètent la persistance d’un débat scientifique dévoyé par les invectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Citizen4Science et les efforts de l’Ordre des médecins sur les réseaux sociaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’association de médiation scientifique et d&rsquo;information <em>Citizen4Science</em>, éditeur de <em>Science infused</em>, créée en 2020 pour lutter notamment contrer la désinformation autour du Covid, a mis en lumière ces dérives. En août 2021, elle a rédigé et publié une tribune dans L’Express, « <em>Stop aux menaces de France Soir et au harcèlement des porteurs de la parole scientifique</em> », en réponse à un article de <em>FranceSoir</em> signé « <em>Le médecin résistant</em> », attaquant des anti-Raoult, dont Damien Barraud, avec une allusion menaçante à « <em>la Veuve</em> » (la guillotine). Co-signée par des figures comme le Pr Karine Lacombe, <a href="https://citizen4science.org/stop-aux-menaces-de-france-soir-et-au-harcelement-des-porteurs-de-la-parole-scientifique/">Citizen4Science en tant qu&rsquo;auteur de la tribune</a> a pérennisé son accessibilité dans nos colonnes. Un autre référence intéressante dans ce contexte est notre article, <em><a href="https://citizen4science.org/medecins-reseaux-sociaux/">Médecins et réseaux sociaux : un cadre éthique à renforcer</a></em>. Il salue les efforts de l’Ordre des Médecins pour établir des lignes directrices via le guide « <em>Déontologie médicale et réseaux sociaux</em> » (2019, mis à jour en 2023). Ce guide rappelle l’obligation de respect (article R.4127-232) et interdit les comportements indignes (article R.4127-75), avec des formations visant à encadrer les médecins face aux dérapages en ligne, un enjeu crucial dans le contexte polarisé post-Covid qui perdure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sanction disciplinaire justifiée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément au Code de la santé publique (articles R.4126-1 et suivants), la sanction de trois mois, avec sursis partiel, répond à un manquement déontologique lié aux propos injurieux et menaçants du Dr Barraud. Ce dernier peut faire appel sous 30 jours devant la Chambre disciplinaire nationale, un recours probable qui suspendrait la sanction. Il a d&rsquo;ailleurs sans surprise annoncé l&rsquo;avoir fait.  Seuls les clans en opposition s&rsquo;intéresseront véritablement à l’issue de cet appel, qui pourrait ajuster la peine. Pour l’heure, la décision s’inscrit dans les efforts de l’Ordre pour restaurer la sérénité dans un débat scientifique pollué par les réseaux sociaux, et se doit donc d&rsquo;être saluée sur le principe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">La déontologie et la probité ne sont jamais en option</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux indignations de ceux qui défendent le Dr Barraud, arguant qu’il combattait la désinformation, un rappel s’impose : la déontologie et la probité sont de mise en toutes circonstances, même dans une lutte perçue comme juste. La fin ne justifie pas les moyens. En sanctionnant Damien Barraud, l’Ordre des Médecins affirme son impartialité, refusant de céder aux pressions du « <em>camp du bien</em> » y compris leur population non négligeable de profiteurs de crise. Cette décision, cohérente avec les efforts de l&rsquo;Ordre pour encadrer les médecins sur les réseaux sociaux, témoigne d’une volonté de ne plus pratiquer l’omerta pour ses pairs. C’est un signal rassurant, plaçant l’intégrité de la profession au-dessus des querelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Réaction du Dr Barraud et leçons manquées</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Damien Barraud a réagi à sa condamnation de manière très attendue, loin de tout apaisement, en s’appuyant sur  pour dénoncer une « <em>aberration</em> » et annoncer un appel imminent sur X via son compte personnel. L&rsquo;<em>astroturfing</em> en vigueur dans ces clans de réseaux sociaux pointe souvent rapidement son nez, ici avec le lancement d&rsquo;un hashtag glorifiant,  #<em>JusticePourFluidloading</em> (le nom de son compte X), révélant  un populisme juridique en vogue dans ces oppositions extrêmes, où la victimisation, souvent théâtralisée et appel à un tribunal populaire, prime sur la réflexion. Cette posture, comme celle de ses adversaires pro-Raoult montre que les leçons de la crise Covid-19 et les sanctions de justice ou disciplinaires n’ont pas encore porté leurs fruits, perpétuant un cycle de radicalisation stérile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La radicalisation des camps, leur infiltration par des faux experts et l&rsquo;enfermement dans une spirale de provocation et de victimisation est amplifiée par les réseaux sociaux mais la manne de notoriété s&rsquo;épuise pour les protagonistes. S&rsquo;agissant des médecins concernés, malgré les efforts de l’Ordre des Médecins pour restaurer une éthique professionnelle, cette controverse marginale souligne la nécessité d’une régulation plus stricte des discours en ligne des professionnels de santé pour briser de tels cycles stériles qui participent de la dégradation de leur image et de la confiance en la science.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ajouter une conclusion</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Vinicius Amano</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Déontologie médicale : Le Dr Jean-Paul Hamon sanctionné face à Francis Lalanne pour manquement à obligation de « ne pas déconsidérer la profession</title>
		<link>https://citizen4science.org/deontologie-medicale-le-dr-jean-paul-hamon-sanctionne-face-a-francis-lalanne-pour-manquement-a-obligation-de-ne-pas-deconsiderer-la-profession/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 12:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Miviludes]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est la chambre disciplinaire nationale de l&#8217;Ordre des médecins face aux insultes proférées par le médecin à l&#8217;attention du chanteur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">C&rsquo;est la chambre disciplinaire nationale de l&rsquo;Ordre des médecins face aux insultes proférées par le médecin à l&rsquo;attention du chanteur.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Abruti</em>« , « <em>illuminé</em>« , et questionnant publiquement : « <em>pourquoi on ne le colle pas au trou</em> ce mec » ? font partie des mots doux à l&rsquo;adresse du chanteur en 2021 sur CNews, à l&rsquo;adresse du chanteur qui se positionnait, en pleine pandémie de Covid-19, contre le port du masque et la vaccination contre le virus.  Le médecin s&rsquo;était exprimé sur le plateau TV À l&rsquo;occasion d&rsquo;un rassemblement contre les mesures sanitaires ; Francis Lalanne  avait encouragé le public à oublier le masque et à s&#8217;embrasser.</p><div id="citiz-3909583151" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une décision en appel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le chanteur avait porté plainte auprès du Conseil d&rsquo;Ile-de-France de l&rsquo;Ordre des médecins. Il avait perdu, l&rsquo;Ordre régional considérant en 2023 que le chanteur avait eu des propos « outranciers et particulièrement provocateurs » justifiant  les commentaires du médecin. Francis Lalanne n&rsquo;avait pas baissé les bras, faisant appel de cette décision. C&rsquo;est ainsi que le Conseil de l&rsquo;Ordre, national cette fois, s&rsquo;est prononcé en appel dans un jugement rendu le 9 janvier 2025, annulant la décision de première instance. Le juge a considéré que les injures du Dr Hamon constituent « <em>un manquement à son obligation de ne pas déconsidérer la profession</em>« . Le jugement stipule que s&rsquo;il avait néanmoins le droit d&rsquo;exprimer sa position : « <em>le Dr Hamon est en droit de faire part de sa vive indignation devant la prise de position de M. Lalanne demandant au public de ne pas respecter les mesures sanitaires alors en vigueur pour endiguer l’épidémie de coronavirus</em>« .  Le médecin écope de la plus petite des sanctions, un avertissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le fond, la forme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire rappelle que la déontologie médicale implique bienséance, tact et mesure dans l&rsquo;expression publique. Ce n&rsquo;est pas compatible avec les injures. Et ce même en réponse à des propos inacceptables voire injurieux eux-mêmes. Ce signe distinctif est le propre des métiers soumis à un Ordre professionnel. L&rsquo;obligation est ainsi clairement établi dans le Code de déontologie médicale, repris d&rsquo;ailleurs concrètement dans la nouvelle <a href="https://citizen4science.org/deontologie-medicale-lordre-des-medecins-publie-les-dix-commandements-du-medecin-createur-de-contenus-sur-les-reseaux-sociaux/">Charte des médecins créateurs de contenus objet d&rsquo;un article récent dans nos colonnes</a>. Ce qui s&rsquo;applique aux écrits est tout aussi valable à l&rsquo;expression orale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le médecin condamné en colère</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul Hamon est médecin généraliste, et président d&rsquo;honneur de la Fédération des Médecins de France (FMF). Il se dit « révolté » et « sidéré » suite à la réception de la sanction écrite, qu&rsquo;il a reçu il y a quelques jours à peine. « <em>un vrai scandale</em>« , ajoute-t-il. Pour lui, cette décision décrédibilise l&rsquo;Ordre des médecins, sans avoir la moindre perception que ses propos injurieux peuvent décrédibiliser les médecins tout court. Pour preuve, il affirme ne regretter aucunement ses injures envers Francis Lalanne. Il a même fait part à des confrères journalistes d&rsquo;éventuellement saisir le Conseil d&rsquo;État pour contester la décision du Conseil de l&rsquo;Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut tout dire, du moins beaucoup de choses, et de façon tout à fait justifiée et à bon escient. Mais pas n&rsquo;importe comment. La probité exigée impose certaines limites fixée par la déontologie médicale. La crise sanitaire mondiale a été propice aux excès en tous  genres ; les médecins ne font pas exception, certains ayant d&rsquo;ailleurs cédé aux sirènes du populisme médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui d’une rédaction qui se mobilise pour produire et diffuser des contenus de qualité. Qui paie ? vous, uniquement, pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.<br><br></em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324X94873) édité par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br></p>



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		<title>Déontologie médicale : L&#8217;Ordre des médecins publie les dix commandements du médecin créateur de contenus sur les réseaux sociaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 14:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette charte vise protéger les usagers en matière de santé mais aussi à préserver l&#8217;image de la profession médicale et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette charte vise protéger les usagers en matière de santé mais aussi à préserver l&rsquo;image de la profession médicale et empêcher certaines dérives, à l&rsquo;heure où les réseaux sociaux sont une précieuse source d&rsquo;information et d&rsquo;échange, mais aussi source de dangers et dévoiements ; notre analyse : les médecins en recherche de notoriété, format influenceurs et militants numériques sont visés et vont devoir modifier leurs pratiques de communication sur les plateformes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les règles d&rsquo;or à respecter par les médecins qui publient sur des plateformes internet ou interviennent sur les réseaux sociaux. Ils sont parus en janvier dernier, avec l e leitmotiv suivant  : la nécessité d&rsquo;une information médicale rigoureuse. L&rsquo;Ordre des médecins le voit comme une arme de défense préventive contre les fausses informations (« <em>fakenews</em>« ) médicales qui se développent et peuvent devenir virales sur les réseaux sociaux, lieux où le grand public va souvent chercher ses informations, justement. Or, et notamment à la faveur de la crise sanitaire du Covid-19, la désinformation médicale a pris dans l&rsquo;ampleur, profitant d&rsquo;une période incertaine et de la défiance en la science, parfois instillée malicieusement par des profiteurs de crise.</p><div id="citiz-3495780035" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondements dans le Code de déontologie médicale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons l&rsquo;article 13 du Code de déontologie médicale (article R.4127-13 du code de la santé publique), qui s&rsquo;applique aux actions d&rsquo;information du public « à caractère éducatif, scientifique ou sanitaire » . Dans ce cadre, le médecin ne doit faire était que de données éprouvées, être prudent et se soucier des « répercussions de ses propos » auprès du public. Second point, particulièrement intéressant : lors de ces actions de communication, le médecin ne doit pas avoir en tête de « tirer profit de son intervention dans le cadre de son activité professionnelle, ni à en faire bénéficier des organismes au sein desquels il exerce ou auxquels il prête son concours. Enfin, il ne doit pas non plus viser à « promouvoir une cause qui ne soit pas d&rsquo;intérêt général ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 14 stipule aussi que les procédés nouveaux de diagnostic ou de traitement donc non suffisamment éprouvés ne doivent pas être divulgués au « public non médical ». En miroir, on a l&rsquo;article 39 qui interdit la pratique du charlatanisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 19 est clé, décrivant les caractéristiques d&rsquo;une communication professionnelle que le médecin doit par obligation adopter. Tout d&rsquo;abord, il rappelle que le médecin peut librement communiquer au public « par tout moyen, y compris un site internet » ses compétences, pratiques et parcours professionnels. En toute déontologie, c&rsquo;est-à-dire : une communication « loyale et honnête », qui « ne fait pas appel à des témoignages de tiers, n&rsquo;est pas basée sur « des comparaisons avec d&rsquo;autres médecins ou établissements », n&rsquo;incite pas à la surconsommation inutile de soins ou d&rsquo;actes de prévention.  <br>L&rsquo;article précise, à nouveau, l&rsquo;importance de se baser sur des données et informations étayées, et non présenter comme acquises des hypothèses non encore confirmées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut rappeler aussi l&rsquo;article 31 qui requiert que le médecin s&rsquo;abstienne de « tout acte de nature à déconsidérer » la profession, et ce même « en dehors de l&rsquo;exercice » de celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, quand on parle de communication du médecin, on ne peut oublier non plus son obligation de secret médical (article 4).</p>



<h4 class="wp-block-heading">2018 : Les recommandations du rapport « Déontologie médicale sur le web »</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit de la première formalisation de recommandations sur la production de contenus sur internet par les médecins. Les principes énoncés reprennent principalement des éléments fondateurs du Code de déontologie médicale. Cela reste des recommandations, d&rsquo;ordre général. <br><br>Le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins y établit cinq principes : le respect de la dignité et de la probité, qui stipule que les publications des médecins sur internet doivent être conformes à l’honneur de la profession, éviter toute polémique inutile ou atteinte à la réputation des confrères ; l&rsquo;exactitude scientifique : Les informations diffusées doivent reposer sur des données validées et ne pas induire en erreur le public ; l&rsquo;interdiction de publicité : Un médecin ne peut pas utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir ses services ou faire de la publicité directe ; le respect de la confidentialité, à savoir l&rsquo;interdiction de publier des données permettant d&rsquo;identifier un patient ; et enfin, la nécessité d&rsquo;être prudent dans les échanges publics : Les médecins doivent éviter de donner des conseils médicaux personnalisés dans des espaces publics, car cela pourrait engager leur responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025 : Les dix commandements pour les contenus sur réseaux sociaux et plateformes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette charte passe des recommandations à l&rsquo;engagement actif des médecins  à les respecter. La crise du Covd-19 et ses profiteurs, ainsi que le <a href="https://citizen4science.org/medecines-douces-alternatives-lordre-des-medecins-alerte-sur-les-derives-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles/#google_vignette">rapport de l&rsquo;Ordre des médecins sur les pratiques non conventionnelles</a> en santé publié en 2023 sont passés par là, dénonçant de nombreux abus sur les réseaux sociaux, y compris par des médecins et autres professionnels de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>En bas de cet article se trouve l&rsquo;intégralité de la Charte du médecin créateur de contenu responsable, que nous nous proposons d&rsquo;analyser et commenter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">1<em>&#8211;<strong> Je pourrai intervenir sur les réseaux sociaux et plateformes en tant que médecin pour délivrer du contenu pédagogique s’adressant à des confrères, des étudiants, ou d’autres professionnels de santé, du contenu médical et scientifique vulgarisé visant à sensibiliser et informer le grand public, ou tout autre contenu concernant des thématiques de santé.</strong></em><br></h4>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade préliminaire, rien à signaler &#8211; l&rsquo;information du public en matière de santé fait partie de la mission du médecin.</p>



<h4 class="wp-block-heading">2<em>&#8211; <strong>J’utiliserai le terme docteur dans mon pseudonyme seulement si j’en possède effectivement le titre et je m’engagerai à informer l’ordre de cette activité.</strong></em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà qui pourra laisser perplexe certains lecteurs, considérant qu&rsquo;un médecin est de toute façon docteur. Et bien il existe une période où il ne l&rsquo;est pas pendant la seconde partie de son parcours étudiant ; car pour être docteur, il faut avoir obtenu son doctorat. Le doctorat de médecine est acquis après que le diplôme ait été décerné à l&rsquo;étudiant ; avoir présenté sa thèse ne suffit pas. L&rsquo;article « <em><a href="https://citizen4science.org/on-peut-etre-medecin-sans-etre-docteur-et-inversement/">On peut être médecin sans être docteur (et inversement) !</a></em> » évoque le sujet en détaillant le parcours de l&rsquo;étudiant en médecine.<br>En pratique, ce commandement numéro 2 est utile. On a vu des étudiants en médecine de 3e ou 4e année se présenter, parfois à la faveur du pseudonymat, <a href="https://citizen4science.org/lhistoire-rocambolesque-dun-coup-mediatique-dactivistes-de-reseaux-sociaux-autour-de-laffaire-raoult/">se présenter comme docteur, voire médecin spécialiste ou généraliste</a>.<br>Ces dernières années, c&rsquo;est la crise sanitaire et l&rsquo;affaire du Professeur Raoult et son hydroxychloroquine qui ont été alimenté la génération spontanée d&rsquo;experts médicaux autoproclamés toujours très spécialisés dans les sujets qui font le buzz. Des docteurs en chimie, sociologie, histoire ou informatique donnent ainsi de véritables cours de médecine ou de pharmacie, n&rsquo;hésitant pas à leurrer le public en affichant leur titre de « Dr ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">3<em>&#8211; <strong>Je m’astreindrai à produire un contenu daté, avec sources explicites et détaillées que je m’efforcerai de mettre à jour.</strong></em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Source et dater ses informations, c&rsquo;est la base de la bonne gestion de l&rsquo;information. Respecter ce commandement, cela implique de changer drastiquement le mode de communication sur les réseaux sociaux et plateformes, où les échanges sont plutôt basés sur l&rsquo;argument d&rsquo;autorité, l&rsquo;appel à l&rsquo;émotion voire l&rsquo;agressivité.  Sourcer et dater ses affirmations n&rsquo;a rien de sexy ni vendeur. S&rsquo;y astreindre pour les médecins en recherche de notoriété est un défi.</p>



<h4 class="wp-block-heading">4<em>&#8211; <strong>Je n’utiliserai pas de moyens payants pour mieux référencer mon contenu et je respecterai les règles en matière d’influence responsable en mentionnant mes partenariats dans mes contenus.</strong></em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un commandement qui remet en question les pratiques de médecins qui sont où se rêvent influenceurs sur les réseaux sociaux. On les retrouve sur la sulfureuse plateforme X (ex Twitter) d&rsquo;Elon Musk, avec des abonnements payants visant à promouvoir leurs contenus, dans une course à l&rsquo;audience et aux suiveurs. L&rsquo;abonnement Premium leur permet d&rsquo;être rémunérés par la plateforme en tant que créateur de contenus. Une véritable relation d&rsquo;affaires avec le patron milliardaire de X par monétisation des contenus, un Musk  que souvent, ironiquement, ils critiquent vertement. Le populisme sur les réseaux sociaux n&rsquo;est pas un vain mot.<br>Vont-ils donc abandonner leur coche bleue, signe distinctif des surfeurs de vague sur les réseaux sociaux et abandonner leur abonnement payant, leurs revenus sur les plateformes, et la mise à disposition d&rsquo;outils de suivi de leur progression en notoriété et en influence que leur offrent ces plateformes partenaires ? Ils y sont désormais tenus, pour des raisons éthiques et déontologiques clairement énoncées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>5- <strong>Je ne donnerai aucun conseil médical personnalisé sur les réseaux sociaux et plateformes à des utilisateurs.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la pandémie de Covid-19, des internautes zélés, non professionnels de santé mais jouant au docteur sur Twitter ont dispensé des conseils publiquement, voire proposé une sorte de permanence sur leur messagerie Twitter pour conseiller individuellement les demandeurs sur la vaccination. On a vu également la création d&rsquo;une boîte de messagerie anonyme alimenté par un groupe de militants RS qui indiquait avoir des médecins et pharmaciens en son sein et pouvoir répondre aux questions et donner des conseils individuels les internautes. La tentation est parfois forte. Ainsi, ce point de la charte interdit ce genre de pratique. Quand on a une question sur sa santé et pour avoir des conseils personnalisés, une seule réponse possible sur les réseaux sociaux : consultez votre médecin ou votre pharmacien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>6- Je ne ferai ou je n’encouragerai la promotion d’aucune pratique ou thérapeutique non validée scientifiquement.</em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment ici , on pense immédiatement aux nombreuses pratiques et remèdes charlatanesques vendus sur les réseaux sociaux. On peut penser qu&rsquo;elle n&rsquo;émanent pas de professionnels de santé ; pourtant l&rsquo;existence-même de ce 6e commandement montre que les médecins peuvent y céder. Cela a été le cas de Didier Raoult, l&rsquo;ex-patron de l&rsquo;IHU Marseille qui a abondamment promu l&rsquo;hydroxychloroquine pour le Covid-19, alors que la molécule n&rsquo;a jamais montré son efficacité dans cette indication. Plus délicat, le cas des produits de santé officiellement reconnus comme des médicaments, et donc enseignés dans les facultés. Le cas de l&rsquo;homéopathie est exemplaire : c&rsquo;est une thérapeutique précisément on validée scientifiquement. Des médecins sur les réseaux sociaux la promeuvent car ils peuvent en être prescripteurs ou tout simplement la défendre car selon eux sans danger. D&rsquo;autres vont au contraire, peu confraternellement, viser les pharmaciens d&rsquo;officine, pourtant  tenus d&rsquo;avoir de l&rsquo;homéopathie en stock. Là-dessus, l&rsquo;Ordre des médecins n&rsquo;assume pas ses propres contradictions puisque corporatiste, on ne le voit pas lutter pour supprimer la spécialisation de médecins en homéopathie, par exemple. D&rsquo;autres pratiques non éprouvées existent avec le même problème, comme l&rsquo;ostéopathie, certains actes étant sous monopole médical.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>7- Je ne ferai sur les réseaux sociaux et plateformes aucune promotion de ma propre activité et pratique médicale.</em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Là, nous avons encore une fois un problème, car sur les réseaux sociaux, les médecins en recherche d&rsquo;influence (et souvent d&rsquo;argument basé sur l&rsquo;autorité), vont souvent faire référence à leur cabinet, clinique, hôpital), parfois indiqué comme un panneau publicitaires sur les plateformes. Simple volonté de transparence quant à leur activité ou affiliation médicale ou publicité ? C&rsquo;est compliqué de trancher, sauf à explorer les contenus publiés. Il peut être utile d&rsquo;aller voir la vitrine internet du praticien si elle existe : s&rsquo;il y fait de la publicité pour ses comptes de réseaux sociaux, on pourrait le voir comme de l&rsquo;auto-promotion multicanal et croisée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">8- Je ne créerai pas de contenu faisant la promotion commerciale de tout produit de santé, médicament ou dispositif médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>9- Je serai prudent dans les contenus délivrés et modéré dans mes propos et interactions avec les autres utilisateurs.</em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, la notoriété est plutôt inversement corrélé avec la modération. En pratique, pour avoir de l&rsquo;engagement, il vaut mieux être dans l&rsquo;émotion et l&rsquo;indignation, tranché, binaire et excessif. Voilà comment se pose la difficulté pour les médecins en recherche d&rsquo;influence sur les réseaux : pour respecter ce commandement, il va falloir accepter de ne plus faire la course aux « likes » et « followers ». On est dans une problématique qui est associée aux abonnements payants sur les plateformes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>10 &#8211; J’utiliserai tous les moyens que les réseaux sociaux et plateformes mettent à disposition aux médecins pour s’identifier en tant que médecin, pour indiquer mes qualifications médicales reconnues par l’ordre et pour qualifier mon contenu de « contenu de santé ».</em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a ici une volonté de l&rsquo;Ordre de demander aux médecins d&rsquo;obtenir que leurs contenus soient labellisés « santé » et donc de qualité. Encore faudra-t-il aussi s&rsquo;engager à respecter la charte&#8230;qui finalement, dit que des qualifications médicales ne suffisent pas pour produire du contenu de qualité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, qui osera afficher publiquement cette charte et s&rsquo;engager à la respecter ? Cette charte s&rsquo;adresse visiblement aux médecins qui veulent être influenceurs et sont gros producteurs de contenus numériques sur leurs comptes de réseaux sociaux. Or, On l&rsquo;a vu, certains médecins, véritables militants sur la toile,  sont loin de cocher toutes les cases de cette charte parmi : auto-promotion et/ou de son cabinet, paiement des plateformes pour renforcer sa visibilité donc l&rsquo;auto-promotion, discours non mesuré,&#8230; etc. On pourrait aussi parler du militantisme politique sous couvert de science ou d&rsquo;argument d&rsquo;autorité.<br>Tout cela rend les actions de communication digitale des médecins concernés problématique, car manifestement non éthique et déontologique, référence ordinale désormais à l&rsquo;appui. Au moins, le cadre est posé.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-22.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="581" height="826" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-22.png" alt="" class="wp-image-16347" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-22.png 581w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-22-211x300.png 211w" sizes="auto, (max-width: 581px) 100vw, 581px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Sommet pour l&#8217;IA : les médias d&#8217;information français alertent sur les trois conditions nécessaires à la préservation d&#8217;une information fiable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 23:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
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		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Paris, le mercredi 5 février 2025 À l’occasion du Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle des 10 et 11]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paris, le mercredi 5 février 2025</p><div id="citiz-2299046446" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">À l’occasion du Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle des 10 et 11 février 2025, l’Alliance de la presse d’information générale, la FNPS, le Geste, le SEPM et le Spiil signent une tribune commune formulant trois conditions pour préserver une information fiable à l’heure de l’intelligence artificielle générative.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance de la presse d’information générale, la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (FNPS), le Groupement des éditeurs de contenus<br>et services en ligne (Geste), le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) et le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil)<br>représentent les intérêts de près de 1000 éditeurs de médias d’information français et plus de 3000 titres qui emploient plus de 25 000 journalistes. Dans le<br>cadre du sommet international pour l’action sur l’IA, nos organisations souhaitent rappeler que la fiabilité et la richesse de l’IA générative ne peut se construire sans les médias, dont le pluralisme, inscrit dans la constitution, est l’un des socles de la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous appelons donc les pouvoirs publics à garantir une nécessaire coopération entre les opérateurs d’IA générative et les médias. Trois conditions sont<br>absolument nécessaires pour assurer l’avenir du journalisme et garantir la fiabilité de l’information à l’heure de l’IA générative : la fin du pillage en respectant<br>le choix des producteurs d’information de mettre leurs contenus à disposition comme données d’entraînement, la traçabilité des sources d’information et<br>l’indispensable rémunération des éditeurs de presse pour l’exploitation de leurs contenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tribune : Trois conditions pour garantir la fiabilité de l’information et préserver la démocratie à l’heure de l’IA générative</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les services d’intelligence artificielle générative s’imposent à une vitesse fulgurante dans la recherche d’informations, répondant de plus en plus<br>directement aux usagers, sans renvoyer à la source. Ce faisant, ils se substituent aux médias, mais sans leur cadre déontologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour délivrer une information fiable, l’IA générative doit pourtant disposer de sources qui le sont. Ce travail de recherche, de vérification et de<br>contextualisation, ce sont les médias d’information, dans toute leur diversité et leur pluralisme, qui le réalisent quotidiennement, grâce à des<br>journalistes professionnels qui respectent un cadre déontologique. Dès lors, la fiabilité et la richesse de l’IA générative en matière d’information ne<br>peut se construire sans les médias, dont le pluralisme, inscrit dans la constitution, est l’un des socles de la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion du Sommet de l’IA, nous, organisations de médias d’information qui employons plus de 25 000 journalistes, appelons donc les<br>pouvoirs publics à imposer un dialogue structuré entre les opérateurs d’IA générative et les médias. Nous posons trois conditions pour établir une<br>coopération garante d’une IA générative performante et fiable respectant les producteurs d’information dans leur diversité et leur pluralisme.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Respecter le choix des éditeurs et mettre fin au pillage</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La première condition est le respect du choix des producteurs d’information d’alimenter ou non l’intelligence artificielle. Nombreux sont<br>les acteurs qui ont exprimé, comme le permet la loi, leur opposition aux opérations de fouille de textes et de données à des fins d’entraînement des<br>modèles. Pourtant, les robots «<em> crawlers</em> » font régulièrement fi de cette opposition. Ces violations systématiques de la propriété intellectuelle des<br>éditeurs et des journalistes doivent cesser. À cette fin, nous proposons de substituer au système actuel d’opposition volontaire <em>(opt-out</em>) des<br>éditeurs, qui n’est pas respecté, un système d’autorisation préalable expresse (<em>opt-in</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix permettra de revenir à une application normale du droit de la propriété intellectuelle protégé par de nombreux traités internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garantir la traçabilité des sources d’information</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde condition est d’assurer la transparence des sources de l’information. Les usagers doivent pouvoir identifier les producteurs<br>originaux de l’information pour s’assurer de sa fiabilité et approfondir leur connaissance du sujet. De même, les médias doivent être informés de la<br>reprise de leurs contenus afin de pouvoir en exiger les contreparties financières, comme cela s’est toujours pratiqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’acquitter des droits d’exploitation des contenus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rémunération des ayants droit, pour utiliser leur contenu, constitue, en effet, la troisième condition d’une coopération, dans le cadre d’un marché<br>de licences fondé sur leurs droits de propriété intellectuelle. L’exploitation sans contrepartie des contenus produits par les médias d’information, qui<br>constitue une captation unilatérale de leur valeur, menace leur modèle économique. Un tel scénario conduira rapidement à l’extinction des<br>ressources indispensables à l’alimentation d’une IA générative fiable.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’instauration d’un schéma de rémunération est rendue d’autant plus impérieuse que les services d’IA générative pourraient ne plus renvoyer<br>vers les sites des éditeurs de presse, contrairement aux moteurs de recherche classiques. Il en résultera une chute du trafic des médias<br>d’information qui obérera leurs revenus publicitaires de manière drastique  Le risque, à terme, est la substitution de la presse par les IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois mesures sont les conditions minimum pour garantir des services d’IA générative fiable et le pluralisme de la presse nécessaire à la<br>démocratie. Alors que l’IA permet le meilleur et le pire, comme la désinformation, s’appuyer sur une presse robuste produisant une<br>information sourcée, vérifiée, contextualisée, grâce à des journalistes respectant un strict cadre déontologique, n’est pas une option.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons donc aux pouvoirs publics d’être les garants de cette juste coopération, et appelons de nouveau les opérateurs d’intelligence<br>artificielle générative au dialogue.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="651" height="231" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1.png" alt="" class="wp-image-16200" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1.png 651w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1-300x106.png 300w" sizes="auto, (max-width: 651px) 100vw, 651px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos de l’Alliance</strong><br>Créée en 2018, l&rsquo;Alliance est la principale organisation d&rsquo;éditeurs français, regroupant 295 publications, qui emploient environ 42 % des journalistes et<br>pèsent 63 % de la diffusion papier et 79 % de la diffusion numérique. L&rsquo;Alliance défend les intérêts des éditeurs et promeut un écosystème équitable pour la<br>presse et le journalisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos de la FNPS</strong><br>La Fédération nationale de la presse d’information spécialisée regroupe 1 200 publications imprimées et 550 publications en ligne, éditées par 410 sociétés<br>d’édition. La FNPS, dont l’action est de représenter, défendre, informer et conseiller ses adhérents, est composée de 7 syndicats : SNPAR &#8211; Syndicat National de la<br>Presse Agricole et Rurale, SPCS &#8211; Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique, SPEPS &#8211; Syndicat de la Presse et de l&rsquo;Edition des Professions de Santé, SPEJP &#8211;<br>Syndicat de la Presse Economique, Juridique et Politique, SPPRO &#8211; Syndicat de la Presse Professionnelle, SPS &#8211; Syndicat de la Presse Sociale et SPMS &#8211; Syndicat de<br>la Presse Magazine et Spécialisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos du Geste</strong><br>Le GESTE fédère les principaux éditeurs de contenus et de services en ligne français, représentant une grande diversité de groupes médias, qu’ils soient issus<br>de la presse en ligne, de la télévision, de la radio ou des pure players. Depuis sa création en 1987, le GESTE analyse l’évolution des modèles économiques des<br>éditeurs, apporte une meilleure compréhension des enjeux de la transformation numérique et contribue à l’élaboration de conditions économiques, législatives et<br>concurrentielles favorables au développement du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos du SEPM</strong><br>Le SEPM représente 80 sociétés adhérentes, groupes de presse comme éditeurs indépendants, près de 500 publications grand public sur support papier et plus<br>Sous embargo jusqu&rsquo;au mardi 4 minuit de 200 titres de presse en ligne, qui concernent aussi bien l’actualité générale et politique, que la culture, la jeunesse et l’ensemble des centres d’intérêt des français. Les éditeurs membres du SEPM représentent le 2e employeur</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos du Spiil</strong><br>Le Syndicat de la presse indépendante d&rsquo;information en ligne représente 250 entreprises de presse éditant 350 publications. Il défend des conditions d&rsquo;exercice<br>équitables pour tous les titres de presse, quelle que soit leur taille, leur modèle économique ou leur support de diffusion, et la possibilité pour chaque éditeur de<br>construire un modèle économique viable au service d&rsquo;une information de qualité et du débat démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br><em>Citizen4Science, éditeur de Science infuse, est membre du Spiil et soutient conjointement avec la Rédaction cette tribune.</em></p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ordre des sages femmes retire l&#8217;homéopathie, la phytothérapie et la sophrologie de sa liste des diplômes pouvant être mentionnés</title>
		<link>https://citizen4science.org/lordre-des-sages-femmes-retire-lhomeopathie-la-phytotherapie-et-la-sophrologie-de-la-liste-des-diplomes-universitaires-autorises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 18:17:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&#8217;Ordre national des sages]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&rsquo;Ordre national des sages femmes (ONSF) à destination de la profession. C&rsquo;est une bonne nouvelle pour la lutte contre les pseudosciences. Souhaitons  que l&rsquo;Ordre des médecins s&rsquo;en inspire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La décision que nous rapportons ici est issue de réunions du Conseil de l&rsquo;Ordre qui se sont tenus d&rsquo;août à novembre 2023.</p><div id="citiz-4193221896" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ONSF reconnaît l&rsquo;importance des diplômes universitaires (DU) ouverts aux professionnels de santé afin d&rsquo;acquérir des compétences complémentaires pour approfondir les connaissances. Il tient ainsi à jour une liste des DU reconnus pour les sages femmes inscrites à l&rsquo;Ordre. L&rsquo;inscription à cette liste est obligatoire pour faire valoir cette formation auprès des patients. Dans ce cadre l&rsquo;Ordre considère également qu&rsquo;il est important qu&rsquo;il évalue, de façon régulière, la pertinence de chacun de ces diplômes énumérés dans cette liste autorisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce titre, l&rsquo;ONSF fait état de deux problèmes essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger des DU ouverts aux non professionnels de santé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On le sait, l&rsquo;essor des pseudosciences et pratiques non médicales, c&rsquo;est-à-dire non éprouvées par la science tient en grande partie au fait qu&rsquo;elles sont promues et dispensées par des non professionnels de santé. Ces derniers ont tendance à se présenter pourtant faussement de la sorte ou à avoir une communication ambiguë à ce sujet.<br>Or certains DU ont un accès ouvert à la fois aux professionnels de santé et aux non professionnels de santé. La conséquence est que cela accroît le risque de confusion des personnes qui consultent ces non professionnels, qui jouent sur un diplôme commun avec les professionnels de santé</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rejet des DU portant sur des pratiques en santé non éprouvées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces DU sont ouverts aux non professionnels de santé, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pratiques non éprouvées par la science. Or la médecine est fondée sur la science et les preuves, à défaut il n&rsquo;y a pas de reconnaissance scientifique, et donc de reconnaissance de matière médicale. Pourtant, ces DU sont dispensés par les facultés de médecine et de pharmacie, ce qui est une aberration, et à la source des problèmes puisque nous avons comme résultat des médecins autorisés à pratiquer une spécialité non éprouvée, comme l&rsquo;homéopathie (et des non professionnels de santé qui peuvent se targuer d&rsquo;avoir la même spécialisation qu&rsquo;un médecin, ce que l&rsquo;on a vu plus haut).   Le Code de la santé publique est clair à ce sujet.<br><br>Depuis l&rsquo;an dernier, on parle de « pratiques non conventionnelles en santé » (PNCS) à l&rsquo;initiative de l&rsquo;ancienne ministre déléguée à la santé Agnès Firmin-LeBodo, très investi pour légaliser nombre de ces pratiques et <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">soutenant depuis 2020 un lobby  de pseudosciences appelé « Agence des MCA »</a> (« Médecines complémentaires et alternatives ») pour en faire une agence gouvernementale. Son initiative semble heureusement avoir périclité avec son départ du ministère de la santé suite au scandale des <a href="https://citizen4science.org/la-ministre-de-la-sante-fraichement-nommee-agnes-firmin-le-bodo-rattrapee-par-laffaire-de-la-fraude-massive-des-laboratoires-urgo/">pharmaciens soudoyés par le laboratoire URGO</a> dont elle faisait partie lors de son exercice officinal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des DU susceptibles de « compromettre l&rsquo;intégrité et la crédibilité des professionnels de santé »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"> « L<em>a sage femme doit aligner sa pratique sur les données acquises de la science</em>« , martèle l&rsquo;ONSF, s&rsquo;appuyant sur le code de déontologie des sages femmes décrit aux articles R4127-314 et 325 du Code de la santé publique. Il ne mâche pas ses mots, l&rsquo;intégralité et la crédibilité sont en jeu des professions concernées sont en jeu, et on peut bien évidemment décliner cela pour tous les professionnels de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise à jour des titres de formation autorisés pour les sages femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément aux articles R.4127-339 et R.4127-340 du Code de la santé publique, les sages femmes peuvent faire figurer sur leur plaque, leurs feuilles d’ordonnance et leurs autres documents professionnels, les annuaires à usage du public ainsi que son site internet professionnel, ses titres, diplômes et fonctions reconnus par le Conseil national de l’Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois domaines de pratiques en santé non éprouvées et/ou ouvertes à des non professionnels de santé ont été retirés de la liste des diplômes et titres autorisés pour mention.  Il s’agit de l’homéopathie, de la phytothérapie et de la sophrologie.<br>En conséquence, la <a href="https://www.ordre-sages-femmes.fr/wp-content/uploads/2024/04/Mise-a-jour-avril-2024.pdf">liste à jour</a> datée d&rsquo;avril 2024 comprend désormais les diplômes complémentaires dans les domaines suivants :</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Acupuncture obstétricale</li>



<li>Addictologie</li>



<li>Contraception et gynécologie</li>



<li>Éthique et déontologie</li>



<li>Échographie obstétricale</li>



<li>Hypnose médicale</li>



<li>Lactation et allaitement</li>



<li>Lutte contre les violences faites aux femmes</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Mécanique et technique obstétricale</li>



<li>Médecine fœtale</li>



<li>Nutrition </li>



<li>Périnatalité</li>



<li>PMA</li>



<li>Prise en charge des nouveau-nés</li>



<li>Psycho-périnatalité</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Rééducation périnéale</li>



<li>Sexologie</li>



<li>Suivi des grossesses à risque</li>



<li>Tabacologie et aide au sevrage tabagique</li>
</ul>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les sages femmes ne peuvent désormais plus mentionner les diplômes non énumérés dans la liste dans leur exercice professionnel, à l’exception de celles qui en faisaient état sur leurs documents professionnels avant la décision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Ordre des médecins dans l&rsquo;immobilisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;inaction de l&rsquo;Ordre des médecins est un problème grave, dans la mesure où il valide et autorise une grande partie des nombreux diplômes incriminés. Et il ne s&rsquo;agit pas que des trois diplômes retirés par l&rsquo;Ordre des sages femmes qui n&rsquo;était pas exhaustive quant aux pratiques de santé non éprouvées. L&rsquo;Ordre permet donc de faire prospérer des spécialités non conforme aux principes de la médecine et au Code de déontologie de la profession, ce qui est un comble, permet à des non professionnels de santé de les obtenir, leur permettant aussi de prospérer sur des titres et compétences trompeuses.<br>À titre d&rsquo;exemple, le DIU de thérapeutique homéopathique, s&rsquo;est renforcé cette année, ajoutant la faculté de Strasbourg ( bien gangrénée par l&rsquo;enseignement des pseudosciences) à celle de Reins et de Marseille pour cet enseignement pseudoscientifique ouvert très largement aux non professionnels de santé. Une aberration. On ne peut que remercier la décision de l&rsquo;ONSF, qui devrait être un modèle à suivre pour le CNOM (Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins). C&rsquo;est sans compter sa propension à protéger les adhérents et lobbys internes comme celui des médecins homéopathes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse Milleray pour Science infuse</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mise à jour : 8/6/2024 : modification et mise à jour du paragraphe énumérant les domaines de diplômes autorisés pour mention</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Journalisme : une nouvelle charte pour la traçabilité et sur la curation de l&#8217;information engage de très nombreux médias et journalistes</title>
		<link>https://citizen4science.org/journalisme-une-nouvelle-charte-pour-la-tracabilite-et-sur-la-curation-de-linformation-engage-de-tres-nombreux-medias-et-journalistes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 18:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs organisations de presse ont signé une charte qui engagent 3200 titres de presse et 80 % des journalistes français,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Plusieurs organisations de presse ont signé une charte qui engagent 3200 titres de presse et 80 % des journalistes français, dont Science infuse</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué commun du 29 mai, cinq groupements de médias (Alliance de la presse d&rsquo;information générale soit près de 300 journaux), FNPS [Fédération nationale de la presse d’information spécialisée], SIRTI [Syndicat des Radios Indépendantes], SPEM [Syndicat des éditeurs de la presse magazine], SPIIL [Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne]) et Radio France annoncent avoir signé la « charte pour la traçabilité et sur la curation de l&rsquo;information ». </p><div id="citiz-585499087" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Identifier et limiter la reprise d&rsquo;articles, limiter la reprise et le pillage et les &lsquo;fake news&rsquo;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit de respecter des règles éthiques et déontologiques pas toujours appliquées dans un univers très concurrentiel, et pour cela nommer les articles de presse largement repris, en particulier en cas de scoop, et de limiter quantitativement cette reprise.  On espère aussi par ce biais participer à limiter la saturation du public en informations répétitives et simultanées en raison de la reprise en chaîne des articles (curation) souvent de façon très rapide (« fatigue informationnelle). <br>Ce phénomène est amplifié par l&rsquo;utilisation de l&rsquo;intelligence artificielle, dont les « fermes à contenus ». Ainsi, les auditeurs et lecteurs doivent pouvoir mieux repérer l&rsquo;origine des information, et mieux évaluer la fiabilité des informations, le tout concourant à faciliter la lutte contre la propagation de fausses informations. <br><br>Au total, on estime que 28 000 journalistes seront liés par cette charte. Les signataires devront mettre en place dans les rédactions un référent dédié au respect de la charte. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les engagements de la charte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous reprenons ici les engagements de la charte, divisés en trois volets. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Les engagements relatifs à la traçabilité</em></strong></p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p class="wp-block-paragraph"><em><br>1.1 Sourcer explicitement et dès le premier paragraphe le média réellement à l’origine de l’information qui a été reprise, quels que soient le mode de traitement et le support.<br>1.2 Pour les versions numériques, à clairement renvoyer, par un lien hypertexte, vers l’article à l’origine de l’information, dès la première mention explicite de la source.<br>Ces engagements ne sont pas limités à l’information originelle ; ils s’appliquent également à toute reprise et enrichissement d’une information qui ont un caractère exclusif.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>2.Les engagements relatifs à la curation</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Est appelée ici « curation » tout traitement de l’information dont la source originelle essentielle est un autre média, sans travail journalistique supplémentaire.<br>Les signataires, outre le respect des points liés à la traçabilité, s’engagent à :<br>2.1 Ne pas reprendre un contenu publié par un autre média avant 24 heures à partir de la première publication.<br>2.2 Limiter la reprise à un volume de 25 % maximum du volume de l’article d’origine, avec un minimum accepté de 600 signes et un plafond maximum de 1 500 signes.<br>2.3 Ne pas reprendre plus de deux sujets par jour en moyenne, sur une semaine, issus du même média. Au-delà de cette limite, se pose la question d’une contractualisation prévoyant une contrepartie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le média repreneur considère qu’il ne peut pas attendre 24 heures avant de reprendre une information publiée par un confrère (révélation, enquête ou interview exclusive…), il s’engage à :</p>



<p class="wp-block-paragraph">2.4 Mentionner le média à l’origine de l’information dans la titraille (titre, sous-titre ou chapeau) de l’article la reprenant<br>2.5 Positionner vers la fin de l’article de reprise un « bouton de renvoi », avec une mention « Lire l’information complète », avec un lien vers l’article d’origine<br>2.6 Respecter les règles de traçabilité (points 1.1 et 1.2) et les règles de curation mentionnées aux points 2.2 et 2.3</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>3. Les conditions du respect de la charte</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Afin de permettre le respect de ces règles, les signataires s’engagent à :</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>3.1 Fournir aux autres signataires un email de contact qui permettra d’avoir un moyen rapide dans chaque rédaction de signaler tout manquement à la présente charte<br>3.2 Apporter une réponse rapide à toute interpellation d’un autre signataire<br>3.3 Mettre en place dans leurs organisations une communication claire sur ces engagements et en coordonner le respect au sein de leurs différents supports.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien évidemment, Science infuse est signataire de cette charte intégrée à la charte globale de la Rédaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également !</em></p>



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