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	<title>Enseignement Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Enseignement Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>IA à l&#8217;école : La Cour des comptes alerte sur un retard massif préjudiciable et exhorte le gouvernement à l&#8217;action</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 11:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
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		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un rapport publié le 19 novembre 2025, la Cour des comptes épingle les lacunes de la Stratégie nationale pour]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans un rapport publié le 19 novembre 2025, la Cour des comptes épingle les lacunes de la Stratégie nationale pour l&rsquo;intelligence artificielle (SNIA) en éducation, réclamant une accélération pour former élèves et enseignants face à une technologie qui bouleverse déjà 27 % des tâches salariées.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Diagnostic alarmant sur la stratégie nationale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le<a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-strategie-nationale-pour-lintelligence-artificielle-consolider-les-succes-de-la"> rapport de la Cour des comptes</a> brosse un tableau contrasté de la SNIA, initiée en 2018 et qui a permis à la France de se hisser au troisième rang mondial en recherche IA en 2023. Pourtant, en éducation, les failles sont béantes : « Le retard pris en matière d’adaptation à l’IA de l’ensemble des formations initiales et continues n’a pas été rattrapé », martèle le document, qui pointe du doigt les phases 1 et 2 (2018-2022 et 2023-2025) pour leur obsession de la recherche supérieure, reléguant au second plan les niveaux primaires et secondaires. Cette priorisation a laissé des projets éducatifs essentiels en jachère, avec une consommation des crédits limitée à 35 % au 30 juin 2025, due à des démarrages tardifs. L&rsquo;annulation du PEPR « numérique et éducation » après deux ans et 77 millions d&rsquo;euros engloutis a creusé un retard de plusieurs années dans la transformation pédagogique par l&rsquo;IA. Analysant cette inertie, la Cour met en lumière un émiettement des initiatives : des pilotes multidisciplinaires via les Clusters IA ou l&rsquo;AMI « compétences et emplois d&rsquo;avenir » existent, mais sans traçabilité ni échelle nationale. Prospectivement, ce hiatus expose la France à un risque compétitif majeur, alors que l&rsquo;IA impacte déjà 60 % des emplois (13 millions de travailleurs), nécessitant 1,2 à 1,7 million de mobilités professionnelles d&rsquo;ici 2030, soit 4 à 6 % de la population salariée. Sans rattrapage, cela pourrait entraver une croissance de productivité de 3 % par an, comme le soulignent les études internes citées. La Cour somme le Premier ministre et les ministères de mobiliser pour faire de l&rsquo;éducation un pilier de souveraineté numérique.</p><div id="citiz-1950884640" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;initiation précoce à l&rsquo;IA comme pilier pour contrer les usages informels</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiation à l&rsquo;IA dès le primaire émerge comme un « chantier incontournable » ignoré jusqu&rsquo;alors, selon le rapport. La Cour insiste : « L’école est le lieu où peut et doit se développer une formation à l’IA permettant à tous les élèves et futurs citoyens d’en faire un usage critique, éthique et raisonné. » Sans cela, les élèves, déjà rompus aux outils génératifs pour leurs devoirs, risquent une maîtrise anarchique, faute de « briques souveraines » adaptées aux écoles. Les inspections de mai et juillet 2025, citées dans le document, soulignent les craintes et espoirs des enseignants, plaidant pour une intégration structurelle de l&rsquo;IA dans les curricula. Analysant ces lacunes, la Cour critique l&rsquo;exclusion de l&rsquo;éducation scolaire des financements France 2030, laissant des initiatives locales – comme des ateliers de codage en Occitanie – isolées. Prospectivement, une initiation précoce via des modules sur l&rsquo;éthique des données ou la détection de biais pourrait non seulement démocratiser l&rsquo;accès, mais aussi catalyser une créativité pédagogique inédite. À l&rsquo;horizon 2030, cela forgerait une génération résiliente, capable de « questionner » l&rsquo;IA plutôt que de la subir, dans une économie où 60 % des emplois seront hybridés. Sans financement dédié dans la phase 3 de la SNIA, lancée en février 2025, ce potentiel risque de s&rsquo;évaporer, transformant l&rsquo;IA en facteur d&rsquo;exclusion plutôt qu&rsquo;en égalisateur social.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Former les enseignants : du diagnostic à l&rsquo;action concrète</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La formation des enseignants est qualifiée de « talon d&rsquo;Achille » par le rapport, avec une recommandation ferme : « Définir et mettre en œuvre un programme de formation initiale et continue de l’ensemble des enseignants des filières concernées. » Les professeurs, confrontés à des productions assistées par IA, manquent cruellement d&rsquo;outils pour évaluer l&rsquo;apport humain ou intégrer ces technologies éthiquement. Le document révèle un retard criant : les instituts des 3IA, censés former des cadres, ont négligé l&rsquo;éducation de base, et aucune plateforme nationale, à l&rsquo;image du French Digital Skills Hub, n&rsquo;offre de modules certifiés gratuits. Cette fragmentation, entre MOOC épars et partenariats avec Inria, laisse les enseignants démunis face à la protection des données ou à la personnalisation des apprentissages. Dans une veine analytique, la Cour envisage une « formation de formateurs » en amont, mobilisant 300 à 500 millions d&rsquo;euros sur cinq ans pour certifier 19 000 personnes en formation continue via les Clusters IA d&rsquo;ici 2030. Prospectivement, cela métamorphoserait les classes en espaces hybrides, où l&rsquo;IA réduit le taux d&rsquo;échec de 20 % dans les zones rurales par une différenciation personnalisée. Mais sans réallocation budgétaire, les enseignants, surchargés, pourraient percevoir l&rsquo;IA comme une menace, freinant une adoption qui, bien gérée, pourrait booster l&rsquo;efficacité pédagogique de 15 % d&rsquo;ici une décennie, alignée sur les ambitions européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Repenser les filières : au-delà du supérieur, une refonte globale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour exhorte à « passer en revue le contenu de l’ensemble des formations supérieures (&#8230;) afin d’adapter chaque filière aux nouveaux besoins qui résultent de la diffusion de l’IA dans l’économie. » Bien que la SNIA ait dopé les diplômés en IA de 39 200 en 2023 à un objectif de 50 000 en 2025, elle a omis une refonte transversale du primaire à l&rsquo;université. Le rapport fustige l&rsquo;absence de synergies entre clusters IA et programmes scolaires, notant que les chaires IA (AI Faculty France) se limitent au supérieur, ignorant les « murs de formation » pour 13 millions de travailleurs exposés. Analysant ces faiblesses, la Cour dénonce un court-termisme : les appels à projets privilégient des emplois temporaires, et le soutien aux entreprises reste timide. Prospectivement, une cartographie des compétences par Inria, couplée à une interdisciplinarité accrue (IA + santé, IA + ingénierie), pourrait viser 100 000 diplômés annuels d&rsquo;ici 2030, en phase avec les priorités de l&rsquo;UE. Cela impliquerait des évaluations hybrides type portfolios IA-humain, favorisant une créativité augmentée et une productivité sectorielle accrue de 3 %. Ainsi, la diffusion sociétale de l&rsquo;IA est menacée en France. Sans ambition, on risque de produire dans notre pays des experts cloisonnés, inadaptés à un marché où l&rsquo;IA redéfinit aujourd&rsquo;hui presque la moitié des métiers qualifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Équité éducative : un risque majeur d&rsquo;aggravation des fractures</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équité est un fil rouge du rapport, avertissant que sans initiation inclusive, l&rsquo;IA exacerbait les disparités territoriales et sociales. La Cour note que « les actions à destination des territoires et d’un public large n’ont pas non plus constitué une priorité de la SNIA jusqu’ici », isolant les zones rurales, l&rsquo;Outre-mer ou les banlieues. Les usages informels chez les élèves modestes, sans encadrement, perpétuent les biais algorithmiques et creusent les inégalités. Analysant ce piège, le document évoque une concentration des opportunités dans les pôles urbains, avec des impacts jobs inégaux : moitié complémentaire (gains de productivité avec formation), moitié destructrice (pertes d&#8217;emplois). Aux États-Unis, l&rsquo;adoption de l&rsquo;IA générative a déjà fait chuter les emplois des jeunes de 13 % (22-25 ans) depuis fin 2022. En France, un tiers des reconversions internes et un quart d&#8217;embauches externes masquent une fragilité sous-jacente. Prospectivement, étendre le compte personnel de formation à des modules IA incitatifs, en concertation régionale, pourrait générer une croissance inclusive de 3 % de productivité, en transformant l&rsquo;IA en « bien commun ». Une <a href="https://www.aefinfo.fr/depeche/741139-strategie-nationale-pour-l-ia-le-chantier-incontournable-concernant-l-ecole-reste-a-concevoir-cour-des-comptes">dépêche</a> d&rsquo;AEF Info le confirme : ce chantier reste à bâtir, mais vital pour que l&rsquo;IA ne devienne pas un amplificateur de fractures, comme aux États-Unis où les jeunes défavorisés perdent 15 % d&rsquo;accès aux emplois dans le domaine de la technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une phase 3 transformative : des perspectives concrètes et audacieuses</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La phase 3 de la SNIA, axée sur la diffusion et la confiance, offre une fenêtre décisive, selon la Cour. La recommandation n°10 prône de « mettre l’IA au service du bien commun », via des investissements en données souveraines (n°8) et une transformation publique (n°9), potentiellement dotés de 200 millions d&rsquo;euros pour les dispositifs compétences. Analysant les leçons des phases antérieures – avec seulement 35 % des crédits phase 2 consommés –, la Cour appelle à une coordination européenne pour contrer l&rsquo;isolement. Mais au-delà du diagnostic, le rapport ouvre sur une prospective ambitieuse : imaginez, d&rsquo;ici 2035, des écoles hybrides où l&rsquo;IA personnalise les parcours pour 8 millions d&rsquo;élèves, éradiquant les déserts éducatifs via des avatars tutoriels souverains et des simulations immersives éthiques. Cela pourrait non seulement combler le « mur de formation » par une massification des certifications (visant 400 000 diplômés IA d&rsquo;ici 2030), mais aussi anticiper des mutations sociétales profondes – comme l&rsquo;hybridation homme-machine dans 70 % des métiers –, en forgeant une « confiance algorithmique » collective. Le plan « Osez l’IA » de juillet 2025, avec ses 300 ambassadeurs et une académie pour 15 millions de professionnels, pourrait scaler via des partenariats public-privé, générant un ROI quantifiable : évitement de coûts sociaux (chômage, inégalités) et hausse des recettes fiscales via une productivité inclusive. Pourtant, sans une secrétariat général interministériel dédié d&rsquo;ici fin 2025, et une évaluation environnementale systématique des dispositifs, cette vision risque de buter sur l&rsquo;inertie budgétaire. En filigrane, le rapport esquisse un horizon optimiste : une France où l&rsquo;IA, intégrée dès le berceau scolaire, propulse une souveraineté numérique équitable, évitant les pièges dystopiques d&rsquo;une technologie capturée par les géants étrangers. À terme, cela pourrait repositionner l&rsquo;éducation comme vecteur d&rsquo;une prospérité durable, où l&rsquo;humain, augmenté plutôt que supplanté, redéfinit le progrès – un legs pour les générations futures, si l&rsquo;ambition suit les mots.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pendant ce temps, le monde avance&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont déjà intégré l’IA dans les standards de 38 États ; la Californie forme 10 000 enseignants par an et déploie des assistants IA dans les écoles défavorisées. La Chine impose l’IA dès le primaire depuis 2021 : 40 000 écoles pilotes, manuels nationaux, épreuve optionnelle au gaokao. Singapour et l’Estonie enseignent l’éthique et la détection de biais dès 7 ans. En Europe, le Digital Education Action Plan 2021-2027 oblige les 27 États membres à un cadre commun ; la Finlande et le Portugal ont déjà formé 100 % de leurs enseignants.<br>La France, elle, n’a toujours rien de structuré. À l’horizon 2035, deux avenirs s’opposent. L’inaction livrerait 1,5 million de travailleurs non reconvertis, un décrochage scolaire aggravé dans les territoires oubliés et une dépendance totale aux outils étrangers dans les classes. Une mobilisation immédiate, avec modules obligatoires dès la rentrée 2027, 80 % des enseignants formés d’ici 2032, assistants pédagogiques souverains dans la moitié des établissements, offrirait un gain de productivité éducative de 15 à 20 % et la génération européenne la plus compétente en IA éthique. Le rapport trace la feuille de route précise d’une école où l’intelligence artificielle devient un bien commun maîtrisé. Reste à savoir si, à six mois de la présidentielle, le pouvoir osera enfin faire de l’éducation la priorité absolue de la phase 3 de la SNIA. L’écart avec le reste du monde ne se compte plus en mois, mais en années. Bientôt, il pourrait bien se compter en générations perdues.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea de Santi</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Pseudo-sciences et fake médecine à l&#8217;assaut des maisons de santé : un danger pour la santé publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), conçues pour pallier la pénurie de médecins, sont infiltrées par les praticiens de pseudo-médecines,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), conçues pour pallier la pénurie de médecins, sont infiltrées par les praticiens de pseudo-médecines, pratiques non éprouvées, formés dans des écoles privées agréées par l&rsquo;État ou des DU ambigus. Le phénomène touche aussi d&rsquo;une façon générale les cabinets médicaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) ont été créées pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires en pénurie de médecins. Ces structures réunissent médecins, infirmiers et kinésithérapeutes, mais accueillent aussi un nombre croissant de non-professionnels de santé exerçant des « médecines alternatives » ou autres pratiques non conventionnelles », comme l’ostéopathie, l&rsquo;homéopathie, la réflexologie ou la naturopathie. Souvent issus d’écoles privées aux agréments trompeurs, de diplômes universitaires (DU) dont la persistance voir l&rsquo;essor interroge ou reconvertis via des formations douteuses, ces praticiens profitent de défaillances réglementaires. Ce problème est aggravé, voire entretenu par un puissant lobby qui cherche à institutionnaliser les pseudo-médecines avec des appuis politiques et universitaires. Un phénomène inquiétant qui menace la santé publique</p><div id="citiz-3986699235" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">L’essor des pratiques non conventionnelles dans les MSP&#8230; et ailleurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) séduisent environ 40 % des Français, selon une enquête de la DGCCRF (2020-2021), souvent par méfiance envers la médecine conventionnelle ou pour pallier un manque d’écoute. Dans les MSP, la pénurie de professionnels pousse à intégrer des praticiens non conventionnels pour combler les locaux vacants. Le Dr Claire Siret, dans un <a href="https://citizen4science.org/medecines-douces-alternatives-lordre-des-medecins-alerte-sur-les-derives-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles/">rapport de l’Ordre des médecins (2023), alerte</a> : «<em> Certaines MSP sont majoritairement occupées par des praticiens aux approches non validées, créant une confusion pour les patients. </em>» Ces praticiens, qu’ils soient ostéopathes affichant un « DO » (diplôme d&rsquo;osthéopathie) ou réflexologues, utilisent des plaques professionnelles évoquant la médecine, renforçant leur apparente légitimité. Le rapport annuel de la Miviludes (2022) note une augmentation des signalements liés à des PSNC dans des structures médicales, soulignant que « l’<em>intégration de ces pratiques dans des lieux officiels accroît leur crédibilité indue</em> ». <br>En ville y compris loin des déserts médicaux, on constate un phénomène à l&rsquo;identique avec des cabinets médicaux qui accueillent en leur sein des praticiens non professionnels de santé ni auxiliaires médicaux.<br>Dans les rues, des plaques de pseudo-médecins et autres <em>thérapeutes</em> fleurissent, témoignant de l&rsquo;installation d&rsquo;auto-entrepreneurs en quête de « patients ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Écoles privées et reconversions : une fabrique de pseudo-praticiens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les écoles privées dédiées sont au cœur de cette infiltration. Elles proposent des formations coûteuses (5 000 à 10 000 euros par an) en ostéopathie, réflexologie, naturopathie ou sophrologie, souvent estampillées « agréées par l’État ». Le titre « DO » (diplômé en ostéopathie), délivré par des écoles comme l’Institut Toulousain d’Ostéopathie ou le Collège Ostéopathique Européen, est présenté comme un diplôme officiel, alors qu’il n’a pas de valeur médicale (<em>Le Monde</em>, 2022). <a href="https://citizen4science.org/la-dgccrf-met-en-garde-sur-les-medecines-non-conventionnelles-et-autres-medecines-douces-et-medecines-alternatives/">La DGCCRF a recensé des allégations thérapeutiques illégales</a>, comme des promesses de « guérir » des troubles graves par la réflexologie plantaire ou la naturopathie. Ces écoles attirent des professionnels libéraux reconvertis, kinésithérapeutes, infirmiers, mais aussi enseignants ou esthéticiennes devenues réflexologues, via des formations courtes (parfois un an). Par exemple, l’École Internationale de Réflexologie ou le Centre de Formation en Naturopathie délivrent des « certificats professionnels » sans contrôle scientifique, permettant à ces reconvertis de s’installer dans des MSP. Ces populations de praticiens se font souvent appeler « thérapeutes » et parlent de leurs « patients ». Nous avons aussi  identifié des surfeurs sur cette vague qui s&rsquo;affichent comme « <em>accélérateurs de cabinet</em> » de « thérapeute », qui ne s&rsquo;intéressent guère à ce que vous vendez mais promettent de vous faire vendre beaucoup grâce à un plan marketing.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des diplômes universitaires qui brouillent les pistes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines universités aggravent la confusion en proposant des DU en lien avec des PSNC, comme la « médecine anthroposophique » à Strasbourg ou l’« aromathérapie » à Dijon. Ces formations, bien que n’accordant pas de titre médical, sont perçues comme une validation académique. Le rapport de l’Ordre des médecins (2023) critique ces DU, appelant à limiter leur développement. Nous avions dénoncé l&rsquo;an dernier dans ces colonnes notamment les <a href="https://citizen4science.org/pseudoscience-lenseignement-de-lhomeopathie-aux-medecins-et-son-statut-de-medicament-comme-cause-de-sa-persistance/">DU interuniversitaires d&rsquo;homéopathie en plein essor</a>. La MIVILUDES, dans son rapport 2023, souligne que « ces DU, en légitimant des pratiques non validées, contribuent à la confusion dans l’esprit du public ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le lobbying de l’A-MCA : une infiltration au sommet de l&rsquo;État</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Agence des Médecines Complémentaires et Alternatives (A-MCA), créée en 2020, ambitionnait de devenir une agence gouvernementale pour réguler les PSNC, chaperonnée par la ministre de la santé éphémère, Agnès Firmin-Le Bodo. Dénoncée par les Académies nationales de médecine et de pharmacie et Citizen4Science, association d&rsquo;information et de médiation scientifique qui est notre éditeur et lanceur d&rsquo;alerte sur cette structure,<a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">  l’A-MCA bénéficie d’appuis politiques et universitaires</a>. Nous avons déjà pointé les conflits d’intérêts des dirigeants de l’A-MCA, comme un médecin membre d’une mutuelle santé et un professeur lié à des formations privées. Un article du 20 septembre 2023, D&rsquo;autres lanceurs d&rsquo;alerte, ont révélé des pressions exercées par un professeur de médecine, président du CUMIC (lié à l’A-MCA), menaçant un chercheur pour protéger les intérêts des PSNC, illustrant l’infiltration au plus haut niveau. La MIVILUDES, dans son rapport 2022, met en garde contre «<em> l’influence croissante de structures comme l’A-MCA, qui cherchent à légitimer des pratiques non validées au sein des institutions </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un danger amplifié par les réseaux sociaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux amplifient ces dérives. Des praticiens reconvertis, comme des réflexologues ou naturopathes, se présentent comme « experts en santé naturelle » sur Instagram ou TikTok, attirant des patients avec des promesses illusoires. Le rapport de la MIVILUDES (2023) cite un patient décédé d’un cancer après avoir suivi les conseils d’un naturopathe reconverti prônant des jeûnes, soulignant que « les dérives sectaires dans les PSNC sont en hausse, avec des risques graves pour la santé ». Nous avions suivi pendant la crise du Covid le cas d&rsquo;expert en santé auto-proclamé exilé hors France bien qu&rsquo;elle reste sa seule cible, Jérémie Mercier, dont l&rsquo;activité semble fort heureusement en perte de vitesse. <a href="https://citizen4science.org/jeremie-mercier-apprenti-gourou-episode-1-normalien-docteur-de-votre-sante/">Une série d&rsquo;articles est dédiée à ses pratiques douteuses</a>. Elle illustre bien le phénomène et ses ressorts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">La responsabilité du gouvernement </h3>



<p class="wp-block-paragraph">En accordant des agréments à des écoles privées et à leurs formations diplômantes sans exiger de standards scientifiques, il permet la formation de praticiens aux compétences douteuses. Le Code de la santé publique, réservant le diagnostic et le traitement aux professionnels de santé, est contourné par l’absence de contrôle sur l’usage du terme « médecine » et l&rsquo;utilisation de termes alternatifs comme « praticien » ou « thérapeute ». Les sanctions pour exercice illégal sont rarement appliquées (DGCCRF, 2021). Les DU et agréments d’écoles privées confèrent une légitimité imméritée, tandis que le lobbying de l’A-MCA, infiltré au niveau parlementaire et gouvernemental, pousse à institutionnaliser les pseudo-médecines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un péril pour la santé publique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration de non-professionnels de santé et de professionnels paramédicaux dans leur spécialité exclusive dans les MSP met en danger la santé publique. Leur proximité avec des médecins prête une crédibilité imméritée, qui peut inciter  les patients à se détourner de traitements validés. Une étude de la DREES (2022) montre une défiance croissante envers la médecine conventionnelle, alimentée par des promesses illusoires. Les conséquences incluent des retards de diagnostic, des abandons de traitements et des décès évitables. Il existe également un risque de dérives sectaires établi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’infiltration des non-professionnels, issus de reconversions via des écoles privées ou des DU ambigus, et soutenue par le lobbying de l’A-MCA au plus haut niveau de l’État, constitue une menace certaine pour la santé publique. Le gouvernement, en validant ces formations douteuses et en tolérant l’influence de l’A-MCA, a une responsable clairement établie. Une régulation stricte, interdisant l’usage abusif du terme « médecine », renforçant les contrôles sur les écoles privées, en supprimant les agréments de formations pseudoscientifiques et neutralisant les lobbies, est urgente pour garantir que les MSP et les cabinets médicaux restent des lieux de soins fiables, ancrés dans la science pour des pratiques éprouvées.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>source www.sante.gouv</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ordre des sages femmes retire l&#8217;homéopathie, la phytothérapie et la sophrologie de sa liste des diplômes pouvant être mentionnés</title>
		<link>https://citizen4science.org/lordre-des-sages-femmes-retire-lhomeopathie-la-phytotherapie-et-la-sophrologie-de-la-liste-des-diplomes-universitaires-autorises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 18:17:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&#8217;Ordre national des sages]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&rsquo;Ordre national des sages femmes (ONSF) à destination de la profession. C&rsquo;est une bonne nouvelle pour la lutte contre les pseudosciences. Souhaitons  que l&rsquo;Ordre des médecins s&rsquo;en inspire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La décision que nous rapportons ici est issue de réunions du Conseil de l&rsquo;Ordre qui se sont tenus d&rsquo;août à novembre 2023.</p><div id="citiz-1000412806" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ONSF reconnaît l&rsquo;importance des diplômes universitaires (DU) ouverts aux professionnels de santé afin d&rsquo;acquérir des compétences complémentaires pour approfondir les connaissances. Il tient ainsi à jour une liste des DU reconnus pour les sages femmes inscrites à l&rsquo;Ordre. L&rsquo;inscription à cette liste est obligatoire pour faire valoir cette formation auprès des patients. Dans ce cadre l&rsquo;Ordre considère également qu&rsquo;il est important qu&rsquo;il évalue, de façon régulière, la pertinence de chacun de ces diplômes énumérés dans cette liste autorisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce titre, l&rsquo;ONSF fait état de deux problèmes essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger des DU ouverts aux non professionnels de santé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On le sait, l&rsquo;essor des pseudosciences et pratiques non médicales, c&rsquo;est-à-dire non éprouvées par la science tient en grande partie au fait qu&rsquo;elles sont promues et dispensées par des non professionnels de santé. Ces derniers ont tendance à se présenter pourtant faussement de la sorte ou à avoir une communication ambiguë à ce sujet.<br>Or certains DU ont un accès ouvert à la fois aux professionnels de santé et aux non professionnels de santé. La conséquence est que cela accroît le risque de confusion des personnes qui consultent ces non professionnels, qui jouent sur un diplôme commun avec les professionnels de santé</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rejet des DU portant sur des pratiques en santé non éprouvées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces DU sont ouverts aux non professionnels de santé, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pratiques non éprouvées par la science. Or la médecine est fondée sur la science et les preuves, à défaut il n&rsquo;y a pas de reconnaissance scientifique, et donc de reconnaissance de matière médicale. Pourtant, ces DU sont dispensés par les facultés de médecine et de pharmacie, ce qui est une aberration, et à la source des problèmes puisque nous avons comme résultat des médecins autorisés à pratiquer une spécialité non éprouvée, comme l&rsquo;homéopathie (et des non professionnels de santé qui peuvent se targuer d&rsquo;avoir la même spécialisation qu&rsquo;un médecin, ce que l&rsquo;on a vu plus haut).   Le Code de la santé publique est clair à ce sujet.<br><br>Depuis l&rsquo;an dernier, on parle de « pratiques non conventionnelles en santé » (PNCS) à l&rsquo;initiative de l&rsquo;ancienne ministre déléguée à la santé Agnès Firmin-LeBodo, très investi pour légaliser nombre de ces pratiques et <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">soutenant depuis 2020 un lobby  de pseudosciences appelé « Agence des MCA »</a> (« Médecines complémentaires et alternatives ») pour en faire une agence gouvernementale. Son initiative semble heureusement avoir périclité avec son départ du ministère de la santé suite au scandale des <a href="https://citizen4science.org/la-ministre-de-la-sante-fraichement-nommee-agnes-firmin-le-bodo-rattrapee-par-laffaire-de-la-fraude-massive-des-laboratoires-urgo/">pharmaciens soudoyés par le laboratoire URGO</a> dont elle faisait partie lors de son exercice officinal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des DU susceptibles de « compromettre l&rsquo;intégrité et la crédibilité des professionnels de santé »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"> « L<em>a sage femme doit aligner sa pratique sur les données acquises de la science</em>« , martèle l&rsquo;ONSF, s&rsquo;appuyant sur le code de déontologie des sages femmes décrit aux articles R4127-314 et 325 du Code de la santé publique. Il ne mâche pas ses mots, l&rsquo;intégralité et la crédibilité sont en jeu des professions concernées sont en jeu, et on peut bien évidemment décliner cela pour tous les professionnels de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise à jour des titres de formation autorisés pour les sages femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément aux articles R.4127-339 et R.4127-340 du Code de la santé publique, les sages femmes peuvent faire figurer sur leur plaque, leurs feuilles d’ordonnance et leurs autres documents professionnels, les annuaires à usage du public ainsi que son site internet professionnel, ses titres, diplômes et fonctions reconnus par le Conseil national de l’Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois domaines de pratiques en santé non éprouvées et/ou ouvertes à des non professionnels de santé ont été retirés de la liste des diplômes et titres autorisés pour mention.  Il s’agit de l’homéopathie, de la phytothérapie et de la sophrologie.<br>En conséquence, la <a href="https://www.ordre-sages-femmes.fr/wp-content/uploads/2024/04/Mise-a-jour-avril-2024.pdf">liste à jour</a> datée d&rsquo;avril 2024 comprend désormais les diplômes complémentaires dans les domaines suivants :</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Acupuncture obstétricale</li>



<li>Addictologie</li>



<li>Contraception et gynécologie</li>



<li>Éthique et déontologie</li>



<li>Échographie obstétricale</li>



<li>Hypnose médicale</li>



<li>Lactation et allaitement</li>



<li>Lutte contre les violences faites aux femmes</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Mécanique et technique obstétricale</li>



<li>Médecine fœtale</li>



<li>Nutrition </li>



<li>Périnatalité</li>



<li>PMA</li>



<li>Prise en charge des nouveau-nés</li>



<li>Psycho-périnatalité</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Rééducation périnéale</li>



<li>Sexologie</li>



<li>Suivi des grossesses à risque</li>



<li>Tabacologie et aide au sevrage tabagique</li>
</ul>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les sages femmes ne peuvent désormais plus mentionner les diplômes non énumérés dans la liste dans leur exercice professionnel, à l’exception de celles qui en faisaient état sur leurs documents professionnels avant la décision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Ordre des médecins dans l&rsquo;immobilisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;inaction de l&rsquo;Ordre des médecins est un problème grave, dans la mesure où il valide et autorise une grande partie des nombreux diplômes incriminés. Et il ne s&rsquo;agit pas que des trois diplômes retirés par l&rsquo;Ordre des sages femmes qui n&rsquo;était pas exhaustive quant aux pratiques de santé non éprouvées. L&rsquo;Ordre permet donc de faire prospérer des spécialités non conforme aux principes de la médecine et au Code de déontologie de la profession, ce qui est un comble, permet à des non professionnels de santé de les obtenir, leur permettant aussi de prospérer sur des titres et compétences trompeuses.<br>À titre d&rsquo;exemple, le DIU de thérapeutique homéopathique, s&rsquo;est renforcé cette année, ajoutant la faculté de Strasbourg ( bien gangrénée par l&rsquo;enseignement des pseudosciences) à celle de Reins et de Marseille pour cet enseignement pseudoscientifique ouvert très largement aux non professionnels de santé. Une aberration. On ne peut que remercier la décision de l&rsquo;ONSF, qui devrait être un modèle à suivre pour le CNOM (Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins). C&rsquo;est sans compter sa propension à protéger les adhérents et lobbys internes comme celui des médecins homéopathes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse Milleray pour Science infuse</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mise à jour : 8/6/2024 : modification et mise à jour du paragraphe énumérant les domaines de diplômes autorisés pour mention</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Éditorial &#8211; 01/07/2022</title>
		<link>https://citizen4science.org/editorial-01-0-2022/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/editorial-01-0-2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 14:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Démarche scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[Démarche scientifique et esprit critique comme urgences scolaires Aujourd’hui l’enjeu est véritablement palpable : c’est celui de la rationalité et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Démarche scientifique et esprit critique comme urgences scolaires</strong></strong> </strong> </h1>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui l’enjeu est véritablement palpable : c’est celui de la rationalité et des Lumières contre l’obscurantisme et les dérives sectaires, et au final, l’enjeu de la préservation de la démocratie. Le phénomène est mondial et la situation inquiétante en France quand on regarde le niveau des jeunes en mathématiques, matière socle pour l’apprentissage du raisonnement et de la rigueur : nous sommes lanterne rouge selon certains classements et dans une dynamique d’aggravation, alors que se confirme la désaffection des lycéens à la prochaine rentrée scolaire malgré la volonté de l’Education nationale de remettre les maths un peu plus au goût du jour.<br>À l’heure des réseaux sociaux où les citoyens passent beaucoup de temps dès le plus jeune âge, pour s’informer et faire “ses propres recherches” en raison de la défiance envers les médias “mainstream” et les institutions, au-delà de l’enseignement des mathématiques et autres matières scientifiques “classiques,  il y a urgence à instaurer à l’école des cours spécifiques sur la démarche scientifique et le sens critique. L’association Citizen4Science est née au début de la pandémie de Covid de ce constat d’urgence à réagir devant le constat de citoyens embarqués dans des bulles informationnelles et cognitives, au sein de clans polarisés avec dérive sectaire et cyberdélinquance. Alors que les plateformes renforcent ce phénomène juteux pour leurs caisses (voir notre article sur la nouvelle fonctionnalité “Cercle” de Twitter), il est important, au-delà de l’apprentissage du corpus de connaissances en sciences, d’apprendre à trier les informations contradictoires auxquelles on est exposé en masse, car les plus séduisantes ne sont souvent pas celles qui sont exactes. Or les entreprises de désinformation savent très bien jouer de cette “corde sensible” du public  en faisant appel aux émotions et aux opinions plutôt qu’aux faits. Il convient aussi d’apprendre au public à reconnaître les experts auxquels ils peuvent se fier, car on ne peut exiger que des citoyens non experts vérifient des thèses et documents trop techniques à la source. Reconnaître les experts est une vraie problématique, le plus grand danger étant les experts s’exprimant hors de leur domaine de compétence, jouant ainsi d’un argument d’autorité. Des pseudo ”experts médicaux” se sont ainsi formés sur les réseaux sociaux sans la moindre formation de base en santé voire en sciences de la vie. Quand ils sont mis en défaut, ils pratiquent “l’expert bashing” en critiquant ceux qui ont la formation et l’expérience. Nous développons une série d’articles “Expertise &amp; Experts” à ce sujet. Concernant l’enseignement scolaire sur la démarche scientifique et l’esprit critique, Citizen4Science a soumis un projet à la mairie de Paris qui a été présélectionné pour les écoles. Sa réalisation, s&rsquo;il est retenu au final, dépendra de la générosité des amateurs de notre service de presse et des adhérents à l’association. Alors n’oubliez pas : vos dons sont vitaux maintenant pour faire vivre une rédaction professionnelle et indépendante et mener à bien des projets associatifs de terrain.</strong></p><div id="citiz-4215155615" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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		<title>Enjeux de la médiation scientifique par Pascal Chauchefoin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2022 22:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agora]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[En France, quelles perspectives pour la médiation scientifique ? La Fête de la science à l&#8217;Ecole Polytechnique, en 2017. J.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="legacy">En France, quelles perspectives pour la médiation scientifique ?</h1>

  <figure>
    <img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/447418/original/file-20220220-75578-18zgnrw.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=10%2C19%2C1007%2C620&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip">
      <figcaption>
        La Fête de la science à l&rsquo;Ecole Polytechnique, en 2017.
        <span class="attribution"><a class="source" href="https://www.flickr.com/photos/117994717@N06/37078542853">J. Barande/Ecole Polytechnique</a>, <a class="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></span>
      </figcaption>
  </figure>

<span><a href="https://theconversation.com/profiles/pascal-chauchefoin-1301437">Pascal Chauchefoin</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-poitiers-2135">Université de Poitiers</a></em></span>

<p>Qu’il s’agisse de santé publique, du nucléaire, de la 5G, de la gestion de nos forêts, des OGM ou encore de l’intelligence artificielle, nous avons aujourd’hui à faire des choix collectifs en matières scientifiques et techniques. Ils auront des conséquences majeures à court terme et pour les générations futures. Quelles que soient les positions adoptées, l’histoire évaluera nos décisions sur la base de notre capacité à identifier les enjeux éthiques, environnementaux et socio-économiques des problèmes posés, à anticiper les crises et à proposer des solutions pour les éviter ou, à tout le moins, en limiter les effets.</p><div id="citiz-936201045" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Si la science ne participe pas à la décision politique, elle dresse indéniablement le champ des possibles en fonction des connaissances disponibles et des recherches en cours à une époque donnée. C’est en puisant dans ce corpus de connaissances que le débat démocratique peut prospérer.</p>

<p>Cependant, si depuis 50 ans, les Français continuent à accorder une confiance élevée à la science et aux scientifiques, ils sont désormais une minorité à considérer que les effets positifs de la recherche scientifique <a href="http://www.science-and-you.com/fr/sondage2021">sont supérieurs aux effets négatifs</a>. Ce sont donc les effets de la science sur nos conditions de vie qui sont en cause, ce qui pose la question du contrôle démocratique des choix techno-scientifiques. Déjà, en 2016, un sondage Ipsos montrait que seulement 25 % des personnes interrogées considèrent <a href="https://www.ipsos.com/sites/default/files/files-fr-fr/doc_associe/les-francais-et-les-sciences-participatives.pdf">que les citoyens français sont suffisamment informés et consultés sur les débats et les enjeux de la recherche aujourd’hui</a>.</p>

<h2>Citoyenneté éclairée</h2>

<p>Ce constat interpelle tous les acteurs de la culture scientifique et technique car ils jouent un rôle clé dans la diffusion des savoirs nécessaires à l’implication citoyenne dans l’orientation du développement techno-scientifique. Depuis plus d’un demi-siècle, ces structures (des associations et établissements publics, pour la plupart) ont accumulé un savoir-faire considérable en adéquation avec les évolutions sociétales et ont su jouer le rôle de tiers de confiance pour garantir l’impartialité indispensable à un dialogue constructif entre les scientifiques et leurs concitoyens.</p>

<p>L’offre centrée initialement sur les clubs scientifiques et les différentes formules de « musées des sciences », s’est étoffée au fil du temps avec, par exemple, les ateliers découverte, les animations, les cafés des sciences et, plus récemment, avec l’exploration des liens entre art et science.</p>

<p>Ces dernières années, profitant des opportunités offertes par les technologies numériques, elles ont affirmé leur présence sur les réseaux sociaux (podcast et webradio) et ont proposé à leurs visiteurs de nouvelles expériences immersives ou interactives sur les grands sujets de société comme en témoigne l’installation performative <a href="https://emf.fr/ec3_event/workshop-devenir-plante-voir-par-le-corps/">« Devenir plante : voir par le corps »</a> réalisée récemment par le Lieu multiple de Poitiers. Une telle démarche permet sans nul doute de rompre avec l’image parfois austère que véhicule la communication scientifique et ainsi de <a href="https://www.cairn.info/revue-etudes-2008-9-page-173.htm">renouveler l’intérêt pour les sujets scientifiques, notamment auprès des plus jeunes</a>.</p>

<h2>Toucher tous les publics</h2>

<p>Mais l’accroissement et la diversification de l’offre ne forment qu’un aspect de la réponse aux enjeux soulignés plus haut. Alimenter le débat sur les enjeux environnementaux et socio-économiques de la science implique une connaissance préalable plus fine des attentes du public. Or, en matière de culture scientifique, ce public est segmenté, il conviendrait plutôt de parler « des publics ».</p>

<p>Schématiquement, il se décompose en quatre grandes catégories dont les frontières ne sont pas étanches. Le public scolaire des écoles, collèges et lycées ; le public des loisirs scientifiques (enfants, adultes, familles qui participent à des ateliers et animations) ; le public averti qui, sur un sujet particulier, cherche à enrichir ses connaissances, conforter son engagement, et enfin, le public local ou touristique des amateurs de culture au sens large.</p>

<p>À chacune de ces catégories correspond une offre au contenu et à la géométrie variables. Par exemple, l’École de l’ADN de Nîmes, inspiré du DNA Learning Center new-yorkais intervient auprès des associations de malades pour <a href="https://www.ecole-adn.fr/?page_id=465">expliquer en quoi consiste le diagnostic génétique et présenter les avancées de la recherche</a>. Dans d’autres cas, les citoyens participent, selon un protocole strict, à la collecte des données scientifiques qui seront ensuite traitées et analysées par des chercheurs professionnels. Le portail des observatoires participatifs des espèces et de la nature (OPEN) <a href="https://www.open-sciences-participatives.org/home/">recense plus de 70 000 participants aux différents programmes de recherche sur la biodiversité</a>.</p>

<p>L’enjeu sens doute le plus important aujourd’hui concerne les moyens à mettre en œuvre pour toucher les gens qui ne se sentent pas concernés par les sujets scientifiques et techniques. Ce « non public » ne doit pas être négligé car il participe évidemment à la fabrique de l’opinion dite « générale ». Cherchant à comprendre les raisons profondes de ce désintérêt, Olivier Las Vergnas suggère qu’il ne relève pas nécessairement d’un manque de curiosité. Il peut dissimuler « une résignation apprise » pour celles et ceux qui n’ont pas eu d’affinité particulière <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00685389">avec les disciplines scientifiques durant leur scolarité</a>. L’absence d’intérêt pour la science peut aussi être imputable à un accès difficile, voire impossible, aux canaux de la diffusion scientifique en raison de l’éloignement géographique.</p>

<p>On le voit, les facteurs à prendre en compte sont multiples et complexes, mais leur identification est sans doute essentielle pour faire progresser la diffusion de la culture scientifique.</p>

<h2>Travail de médiation</h2>

<p>Quelle que soit la modalité de médiation retenue, la participation des chercheurs à la conception des supports est essentielle car elle garantit la qualité de l’information diffusée. Surtout, la figure du scientifique peut s’incarner à travers une personne qui, grâce à ses connaissances, sa façon d’être et sa passion pour son métier éveille la curiosité et stimule l’échange. Il n’est d’ailleurs pas rare que de telles rencontres déclenchent des vocations car elles contribuent à remettre en cause les clichés qui freinent les <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-01097991">ambitions professionnelles des jeunes filles</a> et, plus généralement, des jeunes gens issus des catégories sociales les plus modestes.</p>

<p>Peut-être faut-il également se défaire de l’idée que l’exposé savant et structuré, fût-il brillant, suffit à donner le goût des sciences. Les expériences <a href="https://forccast.hypotheses.org/5514">comme celles qui sont menées autour des controverses dans le cadre du programme Forccast</a> et <a href="https://ouatterrir.medialab.sciences-po.fr/#/">« Où atterrir » du Médialab de Sciences Po</a> montrent l’intérêt de porter une attention plus grande aux questionnements des populations et mener, sur cette base, un véritable travail de médiation.</p>

<p>Malheureusement, en France, l’enseignement des principes et des méthodes de la médiation n’est pas systématiquement intégré dans la formation des chercheurs et enseignants-chercheurs. Seules quelques universités comme Rennes 1 et Paris le proposent dans les formations doctorales. À défaut, l’accueil temporaire de chercheurs dans des institutions de culture scientifique pourrait être encouragé à l’instar de ce que propose <a href="https://www.exploratorium.edu/about/oshers">l’Exploratorium de San Francisco à travers son Programme Osher Fellows</a>, mais les initiatives de ce genre sont encore très timides.</p>

<p>En dépit de tous les efforts déployés depuis les années 70, les acteurs de la culture scientifique ont donc encore beaucoup de nouvelles formules à inventer pour favoriser les débats démocratiques sur les sujets scientifiques et techniques. Une présence plus affirmée dans les territoires est sans doute une voie à explorer. À travers les élus, les associations, les lieux de lecture publique et le monde éducatif au sens large, de nombreux relais existent dans les territoires pour identifier les attentes et structurer une offre qui corresponde aux préoccupations locales.<!-- Ci-dessous se trouve le compteur de pages de The Conversation. Veuillez ne pas l'enlever. --><img loading="lazy" decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/174380/count.gif?distributor=republish-lightbox-basic" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important"><!-- Fin du code. Si vous ne voyez aucun code ci-dessus, veuillez obtenir un nouveau code dans l'onglet « Avancé » après avoir cliqué sur le bouton « Republier ». Le compteur de pages ne collecte aucune donnée personnelle. Plus d'informations : http://theconversation.com/republishing-guidelines --></p>

<p><span><a href="https://theconversation.com/profiles/pascal-chauchefoin-1301437">Pascal Chauchefoin</a>, Maître de conférences en économie et directeur scientifique du centre de culture scientifique « Espace Mendès France », <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-poitiers-2135">Université de Poitiers</a></em></span></p>

<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/en-france-quelles-perspectives-pour-la-mediation-scientifique-174380">article original</a>.</p>



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		<title>Les données COVID sont complexes et changeantes ; s&#8217;attendre à ce que le public se les approprient avec l&#8217;allègement des restrictions est optimiste.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 20:49:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[par Manuel Leon Urrutia, Senior Teaching Fellow, Department of Electronics and Computer Science, University of Southampton Tout au long de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par Manuel Leon Urrutia, Senior Teaching Fellow, Department of Electronics and Computer Science, University of Southampton</em></p><div id="citiz-1435327237" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la pandémie, les décisions de santé publique ont été fondées sur l&rsquo;interprétation des données par le gouvernement. Avec la levée des restrictions COVID en Angleterre le lundi 19 juillet, cette responsabilité incombera désormais principalement au grand public, et aux médias qui le tiennent informé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de ce passage de la responsabilité du gouvernement à la responsabilité du public sera un facteur fondamental dans la façon dont le Royaume-Uni tracera sa voie pour sortir de la pandémie. Il s&rsquo;agit essentiellement d&rsquo;une question de littératie des données, c&rsquo;est-à-dire de la capacité du public à comprendre et à prendre des décisions éclairées : sur le port du masque, l&rsquo;isolement et le travail à domicile, cela sur la base des données COVID auxquelles il est exposé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu&rsquo;expert de la littératie des données, j&rsquo;ai vu les données jouer un rôle central dans la détermination du degré de liberté de la société depuis mars 2020. Le jargon statistique de niche et les visualisations de données sont désormais largement répandus dans le domaine public, et les sites de données spécialisés tels que la <a href="https://coronavirus.jhu.edu/map.html">carte COVID-19 de Johns Hopkins</a> et la page sur les coronavirus du <a href="https://www.worldometers.info/coronavirus/">Worldometer</a> connaissent une forte augmentation du trafic.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les Anglais sont-ils vraiment prêts à digérer par eux-mêmes le déluge de données COVID ? Une étude a déjà suggéré que la fin de la période de confinement amènerait le public à prendre le COVID-19 moins au sérieux. Si l&rsquo;on ajoute à cela le fait que les données COVID sont complexes et sujettes à des changements constants au fur et à mesure que de nouvelles variantes apparaissent et se répandent, il n&rsquo;est pas certain que le grand public soit prêt, après le 19 juillet, à prendre des décisions éclairées, basées sur les données.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-pale-cyan-blue-color">Indigestion de données</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est tentant de se réjouir de l&rsquo;accès croissant du public aux données et de sa familiarité avec des termes comme « aplatissement de la courbe ». Après tout, une société mieux informée est une société qui réussit, et la mise à disposition du public d&rsquo;informations fondées sur des données semble contribuer à l&rsquo;idée qu&rsquo;ensemble, nous pouvons vaincre le COVID.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une visibilité accrue des données ne doit pas nécessairement être interprétée comme une meilleure connaissance des données. Par exemple, au début de la pandémie, on a constaté que la représentation des décès dus au COVID sous forme de graphiques logarithmiques était source de confusion pour le public. Les graphiques logarithmiques contrôlent les données qui croissent de manière exponentielle en utilisant une échelle qui augmente d&rsquo;un facteur dix sur l&rsquo;axe vertical (y). Cela a conduit certaines personnes à sous-estimer radicalement l&rsquo;augmentation spectaculaire des cas de COVID.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/411680/original/file-20210716-15-170cdcp.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Un graphe logarithmique (à droite) aplatit les courbes exponentielles, ce qui peut tromper le public</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La grande quantité de données dont nous disposons aujourd&rsquo;hui ne garantit même pas le consensus. En fait, au lieu de résoudre le problème, ce déluge de données peut contribuer à la polarisation du discours public. Une étude a récemment révélé que les sceptiques du COVID utilisent des techniques de présentation de données traditionnelles pour diffuser leurs opinions controversées, révélant ainsi que plus de données n&rsquo;entraîne pas nécessairement une meilleure compréhension. Bien que les données soient censées être objectives et empiriques, elles ont pris une teinte politique et subjective au cours de la pandémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces exemples montrent que la littératie des données doit accompagner la disponibilité des données dans les semaines et les mois à venir. Seul un public familiarisé avec les données peut prendre des décisions qui garantissent la sécurité de tous. Et c&rsquo;est aux journalistes et aux éducateurs qu&rsquo;il incombe de doter le public de cette compétence.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-pale-cyan-blue-color">Donner du sens à l&rsquo;information</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les journalistes sont des intermédiaires essentiels entre la communauté scientifique et le grand public. Le journalisme de données en particulier, un sous-ensemble relativement restreint du journalisme avant la pandémie, a été essentiel pour communiquer la manière dont les scientifiques qui informent les gouvernements ont pris leurs décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les journalistes spécialisés dans les données ne sont pas toujours aussi compétents en la matière que la communauté scientifique. Les tentatives des journalistes de présenter des comptes rendus précis de la situation du COVID ne sont pas toujours couronnées de succès. Les pays touchés précocement par la pandémie, comme l&rsquo;Italie, ont également été les premiers à révéler les limites du journalisme de données, et ont depuis fourni des rapports précieux sur les leçons qu&rsquo;ils ont tirées. En 2019, il n&rsquo;y avait que 20 journalistes de données dans toute l&rsquo;Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que les éducateurs interviennent. La pandémie n&rsquo;a fait que renforcer les arguments présentés par les universitaires en faveur de l&rsquo;intégration de la culture des données dans les programmes scolaires à tous les niveaux, y compris le primaire. Cela pourrait aider les citoyens à naviguer dans notre monde axé sur les données, en les protégeant de la désinformation nuisible et des erreurs journalistiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">Outstanding article by our own ⁦<a href="https://twitter.com/MrHonner?ref_src=twsrc%5Etfw">@MrHonner</a>⁩, suggesting 7 ways that students and teachers can explore the math and statistics of COVID-19, using data and graphs in the New York Times. Good lessons here for everything from data literacy to calculus. <a href="https://t.co/ACCSlUwpbk">https://t.co/ACCSlUwpbk</a></p>&mdash; Steven Strogatz (@stevenstrogatz) <a href="https://twitter.com/stevenstrogatz/status/1246426255567851524?ref_src=twsrc%5Etfw">April 4, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, la littéracie des données figure déjà dans de nombreuses feuilles de route de l&rsquo;enseignement supérieur au Royaume-Uni, mais je dirais qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une compétence dont toute la population devrait être dotée dès le plus jeune âge. Les idées fausses sur l&rsquo;efficacité des vaccins et la gravité du coronavirus reposent souvent sur des données mal présentées, fausses ou mal interprétées. Les « fake news » que ces idées fausses génèrent se propageraient moins férocement dans un monde où les citoyens maîtrisent les données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lutter contre la désinformation découlant du déluge de données actuel, la Commission européenne a financé des projets tels que MediaFutures et YourDataStories. Media Futures vise à remodeler la façon dont les médias utilisent les données, tandis que YourDataStories vise à développer des outils pour rapprocher les fournisseurs d&rsquo;informations basées sur les données des journalistes, en mettant l&rsquo;accent sur les données ouvertes. La Commission finance également l&rsquo;éducation à la littératie des données dans toute l&rsquo;UE, ce qui montre à quel point les autorités publiques prennent désormais au sérieux la littératie des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La littératie des données est la clé pour exploiter la valeur des données afin de prendre des décisions intelligentes et sûres. Les fournisseurs et les consommateurs d&rsquo;informations COVID ont la responsabilité partagée de donner un sens au déluge de données, alors que le gouvernement britannique réduit ses dépenses et assouplit ses restrictions. Mais comme les connaissances en matière de données font encore défaut, même parmi les journalistes spécialisés dans ce domaine, il faut maintenant s&rsquo;efforcer d&rsquo;éduquer le public sur la meilleure façon de lire les données.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduction : Citizen4Science &#8211; <a href="https://theconversation.com/covid-data-is-complex-and-changeable-expecting-the-public-to-heed-it-as-restrictions-ease-is-optimistic-164609?utm_medium=Social&amp;utm_source=Twitter#Echobox=1626450849">lien vers l&rsquo;article original</a></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vous avez dit « docteur » ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/vous-avez-dit-docteur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2021 14:10:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous avez dit "docteur" ? Comment répondre aux questions du type : cette personne est-elle médecin ou pas ? Chez les docteurs, il y a des docteurs docteurs et des docteurs pas docteurs.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">par <strong>Maïté Roux</strong>,  Responsable du Servic<em>e des Thèses à <a href="https://twitter.com/com_abes">@com_abes</a> (STAR / STEP / <a href="https://t.co/oEhInvPQTQ?amp=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">http://theses.fr</a>) pour Science infuse</em></p><div id="citiz-4243045324" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Note introductive de la Rédaction : À l&rsquo;occasion de la crise sanitaire, de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux parlent de santé hors de leur domaine d&rsquo;expertise, utilisant pour certains le titre de « Dr  X » trompeur pour le public. En effet, en France, l&rsquo;usage est que l&rsquo;on se présente comme « Dr X quand on est professionnel de santé, médecin ou pharmacien. Ainsi des titulaires de doctorats (PhD) utilisent de façon opportuniste leur diplôme se présentant comme « Dr X », plutôt que « X, PhD » ce qui permet de lever le doute et éviter l&rsquo;argument d&rsquo;autorité inapproprié auprès du public non averti. Merci à Maïté Roux pour ce topo sur les titres de docteur. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment répondre aux questions du type : « cette personne est-elle médecin ou pas ? » « Cette personne est-elle docteur en médecine ou pas ? », qui fleurissent sur la toile en cette période de pandémie.</strong></h4>



<h4 class="wp-block-heading">Chez les docteurs, il y a des docteurs docteurs et des docteurs pas docteurs</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut tout d’abord définir ce que l’on entend par «&nbsp;docteur&nbsp;». En France, le titre de docteur est utilisé pour désigner :</p>



<ol class="wp-block-list" type="a"><li>les <strong>personnes détentrices d’un diplôme de doctorat</strong>, qui recouvre toutes les disciplines universitaires, pas seulement la santé, et donne accès aux carrières universitaires, à l’enseignement ainsi qu’à la recherche&nbsp;;</li><li>les <strong>personnes détentrices d’un diplôme d’État de docteur</strong>, qui sont habilitées à exercer une activité professionnelle dans les domaines de la santé (médecine, pharmacie, chirurgie dentaire ou vétérinaire).</li></ol>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplôme d’État de docteur s’obtient à l’issue&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>d’un <strong>cursus de formation dans le domaine de la santé</strong>, qui est différent du <strong>cursus de formation LMD (Licence / Master / Doctorat)</strong>&nbsp;;</li><li>de la soutenance d’une <strong>thèse d’exercice</strong> alors que le doctorat s’obtient à l’issue de la soutenance d’une <strong>thèse de doctorat</strong>. La thèse d’exercice est préparée, en règle générale, sur un temps moins long que la thèse de doctorat (préparée en 3 ans ou plus). Son volume est également plus court (une centaine de pages). Enfin, elle n’implique pas forcément de mener des recherches expérimentales&nbsp;: elle peut porter sur une pratique professionnelle, sur son histoire, sur un acte médical en particulier, sur une thérapie, etc.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On peut donc être médecin (=détenteur d’un diplôme d’État de docteur en médecine) et ne pas avoir de doctorat en médecine/biologie humaine</strong>. Ce sont deux choses différentes. Si un médecin souhaite accéder à la carrière universitaire, il devra obtenir un doctorat en plus de son diplôme d’Etat de docteur en médecine.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les outils de référence</strong></h4>



<h5 class="wp-block-heading">Les thèses de doctorat </h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>thèses de doctorat</strong> doivent être archivées de manière pérenne et signalées dans le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a> et dans <a href="http://theses.fr">theses.fr</a>. C’est une obligation réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://sudoc.abes.fr"><strong>Sudoc</strong></a> <strong>est la base bibliographique de référence</strong>. Il tend à l’exhaustivité, notamment pour les thèses soutenues à partir de 1985 (réforme du doctorat et du dépôt national des thèses).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://theses.fr/">theses.fr</a> récupère les données du <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a>. Il tend également à l’exhaustivité, mais contrôle la qualité des métadonnées récupérées. Ainsi, une thèse peut être enregistrée dans le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a>, mais décrite avec des métadonnées trop pauvres qui ne permettent pas son versement dans <a href="http://theses.fr/">theses.fr</a> (par exemple&nbsp;: absence du Numéro National de Thèse, qui est indispensable pour constituer l’URL pérenne d’une thèse sur <a href="http://theses.fr/">theses.fr</a>). Par ailleurs, <a href="http://theses.fr/">theses.fr</a> a un périmètre plus restreint que le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a>, car il ne référence que les thèses soutenues à partir de 1985.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La consultation </strong>de <a href="http://theses.fr/">theses.fr</a> <strong>n’est donc pas suffisante pour vérifier qu’une personne détient un doctorat</strong>. Cette personne peut être absente de theses.fr, mais bien référencée dans le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le <a href="http://sudoc.abes.fr"><strong>Sudoc</strong></a><strong> lui-même n’est pas exempt de lacunes</strong>, dont les causes sont multiples&nbsp;: retard dans le traitement courant des thèses, thèses anciennes non cataloguées, thèses non déposées par les docteurs, thèses perdues ou détruites dans un sinistre, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a> et <a href="http://theses.fr/">theses.fr</a> sont de bons outils de contrôle, mais ne suffisent pas, à eux seules, à prouver qu’une personne n’est pas titulaire d’un doctorat. In fine, seul l’établissement supposé avoir délivré le diplôme de doctorat peut confirmer ou infirmer les dires d’une personne.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Les thèses d&rsquo;exercice</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les thèses d’exercice, <strong>il n’y a pas d’obligation réglementaire d’archivage pérenne et de signalement national</strong>, comme pour les thèses de doctorat. Néanmoins, l’ex-BIU Santé de Paris (aujourd’hui intégrée à l’Université de Paris) travaille à la collecte et à la recension des thèses d’exercice ayant fait l’objet d’un dépôt sous forme imprimé. Ces thèses d’exercice sont signalées dans le <a href="https://www.biusante.parisdescartes.fr/">catalogue de la BIUS</a> ou sur le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèses d’exercice qui font l’objet d’un dépôt sous forme électronique ne sont pas confiées à la BIUS. Elles sont signalées&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>sur le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a>;</li><li>et / ou dans leurs catalogues locaux des établissements&nbsp;;</li><li>et / ou, si l’auteur en donne l’autorisation, sur la plateforme d’archives ouvertes <a href="https://dumas.ccsd.cnrs.fr/">Dumas</a>.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, ces différents <strong>catalogues, que ce soit dans le cas des thèses imprimées ou dans le cas des thèses électroniques, présentent des lacunes</strong>, la collecte des documents ne pouvant s’appuyer sur aucune obligation réglementaire de dépôt.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L’annuaire du Conseil national de l’Ordre des Médecins</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’inscription au tableau de l’Ordre des Médecins n’est obligatoire que si la personne souhaite exercer la médecine. On peut donc être titulaire d’un diplôme d&rsquo;État de docteur sans être inscrit au tableau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/annuaire">annuaire</a> disponible sur le site du Conseil National de l’Ordre des Médecins <strong>n’est, de fait, pas exhaustif</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">En bref</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les bases de données à vérifier&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>pour les thèses de doctorat&nbsp;:<ul><li>soutenues à partir de 1985&nbsp;: <a href="http://theses.fr">theses.fr</a> et le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a></li></ul><ul><li>soutenues avant 1985&nbsp;: le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a></li></ul></li><li>pour les thèses d’exercice&nbsp;:<ul><li>imprimées&nbsp;: le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a> et le <a href="https://www.biusante.parisdescartes.fr/">catalogue de la BIUS</a></li></ul><ul><li>électroniques&nbsp;: le <a href="http://sudoc.abes.fr">Sudoc</a> et la <a href="https://dumas.ccsd.cnrs.fr/">plateforme Dumas</a></li></ul><ul><li>annuaire du CNOM&nbsp;: <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/annuaire">https://www.conseil-national.medecin.fr/annuaire</a></li></ul></li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, <strong>toutes ces bases ne sont pas exhaustives</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme d’Etat de docteur qui sont absents de nos bases de données sont invitées à prendre contact avec nous pour combler ces lacunes (<a href="https://stp.abes.fr/">https://stp.abes.fr/</a>).</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques éléments bibliographiques</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Les textes réglementaires&nbsp;:</h5>



<ul class="wp-block-list"><li>le doctorat est régi par l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000032587086/2021-01-26/">arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat</a></li><li>concernant l’obtention du diplôme d’Etat de docteur en médecine, voir les articles <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027864907/2014-12-18">R632-22</a> à <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027864909/2014-12-18">R632-23</a> du Code de l’éducation</li><li>concernant l’obtention du diplôme d’Etat de docteur en pharmacie, voir l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000027358095/2013-09-02/">arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du diplôme d&rsquo;Etat de docteur en pharmacie</a></li><li>sur l’inscription au tableau de l’Ordre des Médecins, voir la liste des textes cités sur&nbsp;: <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/medecin/carriere/sinscrire-tableau-lordre">https://www.conseil-national.medecin.fr/medecin/carriere/sinscrire-tableau-lordre</a></li></ul>



<h5 class="wp-block-heading">Les synthèses</h5>



<ul class="wp-block-list"><li>sur le diplôme national de doctorat&nbsp;: <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dipl%C3%B4me_national_de_doctorat_(France)">https://fr.wikipedia.org/wiki/Dipl%C3%B4me_national_de_doctorat_(France)</a></li><li>sur le diplôme d’État de docteur&nbsp;: <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dipl%C3%B4me_d%27%C3%89tat_de_docteur">https://fr.wikipedia.org/wiki/Dipl%C3%B4me_d%27%C3%89tat_de_docteur</a></li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Science infuse</span></strong>&nbsp;est le média d&rsquo;information en ligne de<span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong></span>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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