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	<title>France Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>France Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>&#8216;Freud dernier combat&#8217;, au théâtre de la Reine Blanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 15:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
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					<description><![CDATA[Imaginez-vous être autorisé à entrer, sur la pointe des pieds, dans le cabinet médical où exerça le grand Sigmund Freud]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Imaginez-vous être autorisé à entrer, sur la pointe des pieds, dans le cabinet médical où exerça le grand Sigmund Freud durant quarante-sept ans, et de le voir, lui-même, Freud, dans son intimité la plus douloureuse, marmonnant seul ou s’entretenant avec sa fille Anna. C’est un peu ce qui se produira en vous rendant au théâtre de la Reine blanche où se joue la pièce <em>Freud dernier combat</em>.</p><div id="citiz-3373389525" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size">Au sol, un large tapis très usé, un petit meuble bas supportant des statuettes votives, souvenirs sans doute de quelque voyage, et un cendrier, une chaise de bois et, inévitable, un divan. Dans l’air ambiant règne encore la fumée des innombrables cigares en ces lieux consommés. C’est alors que surviennent, tout doucement, les notes acides et mélancoliques de l’adagietto de la cinquième Symphonie de Mahler tandis que sont projetés sur un grand écran des images hésitantes en noir et blanc, qui sont, probablement, celles d’un rêve ou d’un fantasme auquel, ordinairement, on a si peu accès.</p>



<p>Et le voici qui entre, marchant à petit pas las, terriblement vieilli, courbé, prostré, et qu’on le reconnaît.</p>



<p>Nous sommes à Vienne en 1934, Sigmund Freud a 78 ans et il lutte, tout à la fois, contre la bête immonde de l’extérieur, ce chancelier allemand qui menace d’envahir son pays, et contre l’autre bête,&nbsp;celle de l’intérieur, ce cancer de la mâchoire qui le fait souffrir depuis longtemps et finira par avoir raison de lui.</p>



<p>Dans cette Autriche d’il y a à peine cent ans, Sigmund Freud, le père fondateur de la Psychanalyse, mène son dernier combat pour la vie et pour son œuvre.</p>



<p>Dans les discussions avec sa fille Anna (remarquable prestation faite d’intensité et de retenue de Moana Ferré) comme dans les monologues, Freud (Hervé Dubourjal, tout à la fois interprète brillant et metteur en scène délicat) s’interroge&nbsp;: le concept majeur de son œuvre, celui d’œdipe, a été créé l’année même de la mort de son propre père, Jakob, et ce concept est issu de la tragédie grecque de Sophocle dont il a, involontairement, gommé&nbsp; une part essentielle.</p>



<p>Anna, sa fille, est passée, dans les dernières années viennoises, du statut de patiente de son père à celui d’analyste du même. Aurait-elle raison&nbsp;? Et si les bases mêmes de la Psychanalyse, cette invention fondamentale de la thérapie psychique, reposait sur des bases fragiles, faussées dans leurs conceptions mêmes&nbsp;? Et si, au final, Freud, en culpabilisant la victime, avait offert au coupable masculin l’impunité absolue&nbsp;?</p>



<p>Le texte d’Aude de Tocqueville et Jean-Marie de Sinety interroge les certitudes de la grande Révolution, celle de l’inconscient. On aborde au passage les alternatives possibles, celle de Jung et celle de Lacan.</p>



<p>Outre l’intérêt absolument vital de ces interrogations, le spectacle<em> Freud dernier combat</em> est une expérience théâtrale troublante. La configuration même de la petite salle de la Reine blanche, le dispositif scénique bi-frontal, autant que le jeu remarquable des comédiens, crée une sorte d’effet de vraisemblance rare, quelque chose, pour reprendre une formule freudienne, d’une « inquiétante étrangeté ». Comme si notre présence à nous, public, n’était que tolérée et temporaire tout autour de ce père qui pleure et de cette fille qui soigne.</p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p>TEXTE=Aude de Tocqueville + Jean-Marie de Sinety<br>MISE EN SCÈNE=Hervé Dubourjal<br>AVEC=Hervé Dubourjal + Moana Ferré<br>DÉCOR=Emmanuelle Verani<br>LUMIÈRES=Jean-Marie Prouvèze<br>COSTUMES=Sandrine Weill<br>VIDÉO=Jean Allevato</p>



<p class="has-small-font-size"><em>Du 10 avril au 3  mai 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Théâtre de la Reine Blanche,2 bis Pass. Ruelle- 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!.</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fin du devoir conjugal : du corps partagé à l&#8217;autonomie consentie</title>
		<link>https://citizen4science.org/fin-du-devoir-conjugal-du-corps-partage-a-lautonomie-consentie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:37:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Sénat a adopté le 9 avril 2026 à la quasi-unanimité (209 voix contre 2) la proposition de loi mettant]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Le Sénat a adopté le 9 avril 2026 à la quasi-unanimité (209 voix contre 2) la proposition de loi mettant fin à toute obligation sexuelle dans le mariage.</h3>



<p>Cette réforme, symbolique mais décisive, clarifie le Code civil et protège explicitement le consentement. Elle révèle surtout un basculement profond : le mariage cesse d’être une communauté de corps pour devenir une union d’individus souverains.</p><div id="citiz-42936764" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Racines historiques et construction jurisprudentielle</h2>



<p>Le « devoir conjugal » n’a jamais été inscrit dans le Code civil de 1804. Il est né d’une lecture extensive de l’article 215 ( » communauté de vie ») et de l’article 212 (respect, fidélité, secours). Les juges y ont vu, pendant plus d’un demi-siècle, une « communauté de lit » héritée du droit canonique.</p>



<p>Entre 1980 et 2000, 124 décisions judiciaires ont retenu le refus de relations sexuelles comme faute ; 46 autres ont été recensées entre 2006 et 2022. Ces demandes étaient majoritairement portées par des hommes contre leurs épouses.</p>



<p>La culture populaire du XIXe siècle parlait sans gêne de « viol légal ».</p>



<p>La réforme met fin à cette fiction judiciaire vieille de deux siècles.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’impact concret sur les contentieux de divorce</h2>



<p>Jusqu’à présent, le refus prolongé de relations intimes pouvait fonder un divorce pour faute aux torts exclusifs (article 242).</p>



<p>La cour d’appel de Versailles l’avait encore fait en 2019 dans l’affaire H.W., condamnée par la CEDH le 23 janvier 2025. Les chiffres montrent que ces cas restaient minoritaires au sein des divorces pour faute (6 à 10 % du total), mais ils n’étaient pas négligeables. Les difficultés probatoires (comment prouver l’absence de relations ?) limitaient souvent les succès, pourtant la menace pesait. La nouvelle loi interdit explicitement de fonder un divorce pour faute sur l’absence ou le refus de relations sexuelles. Elle supprime un outil de pression symbolique et psychologique, particulièrement dans les procédures conflictuelles.</p>



<p>Les juges devront désormais s’appuyer sur d’autres fautes (violences, abandon du domicile, adultère) ou opter pour le divorce par altération définitive du lien conjugal après un an de séparation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dimension philosophique : du communautaire à l’individualiste</h2>



<p>Cette réforme achève une mutation philosophique majeure. Le mariage traditionnel reposait sur une conception communautaire : les époux s’appartenaient mutuellement, le corps devenant une sorte de bien commun au service de la perpétuation familiale.</p>



<p>Aujourd’hui, le droit consacre une vision individualiste : chaque conjoint reste propriétaire de son intégrité corporelle. Le consentement n’est plus présumé par le mariage, il doit être libre, éclairé et révocable à tout instant. Comme le soulignait la CEDH, « tout acte sexuel non consenti est une forme de violence sexuelle ».</p>



<p>Le législateur aligne ainsi le Code civil sur la dignité humaine et la liberté sexuelle, transformant le mariage d’un contrat d’autorité en association choisie d’autonomies égales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lecture genrée : #MeToo et l’asymétrie persistante</h2>



<p>La réforme porte une marque genrée évidente. Les statistiques doctrinales montrent que les hommes étaient les principaux demandeurs de divorce pour manquement au devoir conjugal. Cette asymétrie reflète une représentation traditionnelle où la disponibilité sexuelle féminine était attendue.</p>



<p>Le mouvement #MeToo et la loi du 6 novembre 2025 sur le consentement ont accéléré le changement. Pourtant, des enquêtes récentes (citées par la ministre Aurore Bergé) indiquent que 26 % des hommes reconnaissent avoir douté du consentement de leur partenaire et 24 % jugent encore « normal » qu’une femme accepte « par devoir ». La réforme protège davantage les femmes, souvent plus vulnérables dans les dynamiques de pouvoir conjugal, tout en rappelant que le consentement vaut pour tous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sociologie : vers les unions libres et le consentement permanent</h2>



<p>Cette évolution s’inscrit dans un contexte de recul relatif du mariage. Si le nombre de mariages remonte légèrement (autour de 245 000 à 270 000 par an récemment), les unions libres et les PACS progressent fortement depuis vingt ans. Les couples choisissent des formes plus souples, où le consentement n’est jamais présumé.</p>



<p>La réforme accompagne ce mouvement, car elle rend le mariage moins contraignant, plus proche des réalités contemporaines. Elle signale que l’engagement matrimonial n’équivaut plus à une renonciation à l’autonomie corporelle. Dans une société où l’individualisme prime, le sexe devient une négociation permanente, même et surtout dans le couple légitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bataille sémantique et le positionnement européen</h2>



<p>Le débat sénatorial du 9 avril s’est focalisé sur les mots : « relations sexuelles » ou « relations intimes » ? La version finale retient une rédaction claire excluant toute obligation. Cette querelle linguistique révèle une tension entre tradition juridique et réalisme contemporain.</p>



<p>En Europe, la France rattrape ses voisins : Allemagne, Espagne, Italie ont depuis longtemps écarté cette fiction. La CEDH impose une harmonisation via l’article 8. Aux États-Unis, les conjugal rights ne sont plus contraignants ; en Asie, des résistances persistent (Inde, Chine). La France se place désormais dans le peloton de tête des démocraties du consentement.</p>



<p>En supprimant une norme obsolète, le législateur ne fragilise pas le mariage : il le modernise. Il affirme que l’amour et l’engagement ne reposent plus sur un devoir, mais sur un consentement renouvelé. Le Code civil rejoint enfin la société qu’il régit</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Massimo Botturi</em></p>



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<p></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Théâtre :  &#8216;Cyrana&#8217;  de et avec Juliette Watr au théâtre de la Manufacture des Abbesses</title>
		<link>https://citizen4science.org/theatre-cyrana-de-et-avec-juliette-watr-au-theatre-de-la-manufacture-des-abbesses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est l’histoire d’une fille d’aujourd’hui, plus vraiment jeune mais loin d’être vieille, ni belle ni moche, comme tout le monde,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">C’est l’histoire d’une fille d’aujourd’hui, plus vraiment jeune mais loin d’être vieille, ni belle ni moche, comme tout le monde, et mal dans sa peau, là aussi comme tout le monde. Elle est timide, très intériorisée et complexée à cause de son fessier qu’elle juge démesuré, comme beaucoup.</p><div id="citiz-2132660626" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Elle travaille dans une association à but humanitaire qui distribue de la nourriture aux nécessiteux, les rejetés du monde qui, eux, ont de sérieuses raisons de complexer. Elle est entourée, dans le boulot, dans un coin de Belleville, de tout un aréopage de collègues féminines sous la direction d’une patronne acariâtre et autoritaire, plus un factotum venu d’ailleurs, Axel, dont elle est secrètement amoureuse. La pauvrette est une lectrice assidue d&rsquo;Eugène Onéguine, qui la fait littéralement rêver d’un monde meilleur, et, dans sa vie, depuis toujours, elle n’arrive pas à dire ce qu’elle pense, surtout si elle pense « Non », et, au surplus, elle est affublée d’un drôle de prénom : Cyrana.</p>



<p>Mais c’est surtout l’histoire d’une jeune et sympathique comédienne qui s’est créée, à elle toute seule, un «&nbsp;seule en scène&nbsp;» sur mesure en prenant comme idée centrale&nbsp;: Cyrano avait un grand nez, Cyrana, elle, a de grosses fesses. On passe du tarin aux miches. Et c’est sur cette base, qu’on avouera quelque peu fragile, qu’elle a bâti une heure et quart de spectacle et qu’elle tient, toute seule, le rôle principal, Cyrana, mais aussi toutes les collègues de Cyrana, et le factotum dont elle est amoureuse, et la patronne irascible, et la foule des nécessiteux.</p>



<p>Pour que l’ensemble puisse à peu près tenir debout et se lire, elle donne à ses personnages des expressions outrancières, des accents caractéristiques, des postures acrobatiques et un vocabulaire fleuri. C’est plein de gouaille et d’énergie, et l’on comprend évidemment pourquoi Jean-Pierre Jeunet (dans certains films duquel Juliette Wiatr est apparue) a été séduit&nbsp;: lui qui adore les caricatures ambulantes ne pouvait qu’adhérer au projet. Il ajoute la voix off venant commenter l’action et qui est devenue une sorte de marque de fabrique de sa création, plus quelques éclairages criards pour bien souligner le propos.</p>



<p>Mais l’ensemble tourne à vide et s’avère rapidement lassant&nbsp;: hormis une tirade des nez devenue tirade des fesses et qui peut engendrer un sourire, le reste de «&nbsp;l’adaptation&nbsp;» et de la modernisation de Cyrano de Bergerac reste dépourvu d’intérêt. L’opposition entre l’apparence disgracieuse de Cyrano et l’extrême raffinement de son expression verbale et écrite trouvait sa place dans le cadre de la préciosité, situation d’époque&nbsp;: difficile de croire, aujourd’hui, à une relation amoureuse qui se fonderait sur la galanterie du vocabulaire et des formules. Nous sommes à l’ère d’Internet, du porno en vente libre et de l’amour abonné à Meetic. C’est un peu étrange de gommer, comme le fait Juliette Wiatr,&nbsp; ce qui constitue la densité même de la société actuelle. Rostand était nettement plus subtil mais n’est, hélas, pas Rostand qui veut&nbsp;!</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Texte : Juliette Wiatr</li>



<li>Mise en scène : Jean-Pierre Jeunet et Pierre-Louis Gallo</li>



<li>Interprétation : Juliette Wiatr</li>



<li>Durée: 1h15</li>
</ul>



<p>Du 25 mars au 11 avril 2026 avec dates exceptionnelles les samedis 18 et 25 avril à 21h et les dimanches 19 et 26 avril à 17h.</p>



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</div>



<p class="has-small-font-size"><em>Théâtre La Manufacture des Abbesses :- 7 rue Véron 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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		<item>
		<title>L&#8217;IA aux USA consomme autant que l&#8217;Islande&#8230; mais son impact climatique est bien moindre qu&#8217;on le croit : la bonne nouvelle cachée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 07:42:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sobriété énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[Une étude récente de l’Université de Waterloo montre que la consommation électrique de l’IA aux États-Unis équivaut à celle de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une étude récente de l’Université de Waterloo montre que la consommation électrique de l’IA aux États-Unis équivaut à celle de l’ensemble de l’Islande. Pourtant, son empreinte sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre reste marginale. Au moment où les data centers font l’objet de toutes les inquiétudes, cette recherche invite à nuancer le récit alarmiste et à envisager l’IA comme un outil potentiel de la transition écologique.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une consommation énergétique spectaculaire, mais marginale à l’échelle globale</h2>



<p>L’intelligence artificielle générative a fait exploser les besoins en calcul. Les serveurs spécialisés (les fameux GPU) tournent en continu pour entraîner et faire tourner les modèles comme ceux de ChatGPT ou Gemini. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (IEA), la consommation mondiale des data centers et de l’IA pourrait doubler d’ici 2030, passant d’environ 460 TWh en 2022 à près de 945 TWh dans un scénario central. Aux États-Unis, berceau de la plupart des grands modèles, l’IA représente déjà une part notable de cette croissance.</p><div id="citiz-377088243" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Pourtant, une<a href="https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ae0e3b"> étude </a>publiée en novembre 2025 dans <em>Environmental Research Letters</em> par des chercheurs de l’Université de Waterloo et du Georgia Institute of Technology vient tempérer ces craintes. En croisant les données macroéconomiques américaines de l’Energy Information Administration avec des estimations d’adoption de l’IA par secteur d’activité, ils concluent que la consommation électrique liée à l’IA aux États-Unis équivaut à la totalité de celle de l’Islande – un pays entier. À première vue, le chiffre est impressionnant. Mais rapporté à l’échelle de la première économie mondiale, il devient presque invisible. L’IA ne représente qu’une fraction infime de la demande totale d’électricité, et son poids dans le bilan énergétique national ou planétaire reste statistiquement négligeable à court terme.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Empreinte carbone : un effet négligeable malgré les fossiles ?</h2>



<p>Le vrai test, c’est évidemment le carbone. Or, ici aussi, <a href="https://uwaterloo.ca/news/media/ais-energy-usage-less-previously-thought">la recherche de Waterloo</a> relativise fortement. Les États-Unis tirent encore 83 % de leur économie de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz). Malgré cela, l’ajout d’énergie lié à l’IA ne déplacerait pas significativement les émissions globales de gaz à effet de serre. Les chercheurs estiment que l’impact climatique reste « trop petit pour être perceptible » à l’échelle nationale ou mondiale</p>



<p>Juan Moreno-Cruz, professeur à Waterloo et co-auteur, insiste : « Les effets sur le climat ne sont pas si significatifs ». L’étude, relayée en mars 2026 par <a href="http://sciencedaily.com/releases/2026/03/260318033103.htm">ScienceDaily</a>, montre que l’augmentation de la demande n’est pas homogène : elle se concentre autour des sites de data centers, où la production locale d’électricité peut doubler temporairement, avec des émissions locales plus visibles. Mais à l’échelle macro, le signal se noie dans le bruit des autres secteurs. C’est une bonne nouvelle cachée au milieu du battage médiatique qui présente souvent l’IA comme une nouvelle menace climatique majeure</p>



<p>Cette analyse tranche avec d’autres projections plus sombres. L’IEA elle-même alerte sur une croissance rapide des serveurs accélérés (30 % par an), mais elle ne contredit pas le constat de Waterloo : l’IA n’est pas (encore) le coupable numéro un du réchauffement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des impacts localisés et des opportunités pour la France</h2>



<p>En France, le débat prend une couleur particulière grâce à notre mix électrique décarboné. Selon <a href="https://infos.ademe.fr/industrie-production-durable/2026/consommation-electrique-des-data-centers-5-scenarios-pour-demain/">l’ADEME</a>, les data centers consommaient environ 10 TWh en 2025, soit 2,2 % de la consommation nationale totale (449 TWh). L’agence a publié en janvier 2026 une étude prospective jusqu’en 2060 qui explore cinq scénarios : dans le plus tendanciel, la consommation pourrait être multipliée par 3,7 d’ici 2035 si rien n’est fait pour maîtriser les usages</p>



<p>La France compte aujourd’hui plus de 350 data centers et ambitionne d’en porter le nombre à 500 d’ici 2030, avec 109 milliards d’euros d’investissements annoncés. Grâce au nucléaire (qui assure une intensité carbone d’environ 6 gCO₂/kWh, bien en deçà de la moyenne européenne), notre pays dispose d’un atout majeur : les data centers implantés ici émettent bien moins que leurs homologues américains ou chinois. Emmanuel Macron l’a d’ailleurs rappelé : la France peut « alimenter les data centers avec de l’énergie bas carbone ».</p>



<p>Pourtant, l’esprit critique reste de mise. Même avec un mix vertueux, l’augmentation brutale de la demande pourrait créer des tensions locales sur le réseau, la ressource en eau (pour le refroidissement) et l’occupation des sols. L’ADEME met en garde : sans « dénumérisation » sélective et sans optimisation des usages, le numérique risque de peser lourd dans nos bilans carbone, surtout si une partie des calculs est délocalisée vers des pays aux mix plus carbonés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA comme levier de la décarbonation : prospective critique</h2>



<p>Là où l’étude de Waterloo apporte une vraie réflexion prospective, c’est sur le rôle positif potentiel de l’IA. Moreno-Cruz le dit clairement : « Nous pouvons utiliser l’IA pour développer des technologies vertes ou améliorer celles qui existent déjà ». L’intelligence artificielle pourrait optimiser les réseaux électriques, prévoir les pics de consommation, accélérer la conception de matériaux plus efficaces, ou modéliser le climat avec une précision inédite. En somme, elle consomme de l’énergie aujourd’hui pour potentiellement en économiser bien davantage demain.</p>



<p>C’est un pari, bien sûr. Il suppose que les gains d’efficacité l’emportent sur la croissance des usages, un équilibre fragile que les réglementations européennes (comme le AI Act ou la directive sur l’efficacité énergétique) tentent d’encadrer. La France, avec sa stratégie nationale sur l’IA et son parc nucléaire, est bien placée pour tester ce modèle : attirer les data centers tout en exigeant transparence sur leur consommation réelle et investissements dans l’innovation verte.</p>



<p>Reste une limite majeure : les données manquent encore cruellement. Les big tech communiquent peu sur leurs chiffres précis par requête ou par modèle. Sans mesure fine et vérifiable, il est difficile d’arbitrer entre hype et réalité. L’étude de Waterloo nous rappelle surtout une vérité simple : le climat ne se joue pas uniquement sur la consommation de l’IA, mais sur la manière dont nous produisons et utilisons l’électricité dans son ensemble.</p>



<p>En définitive, l’IA n’est ni le sauveur ni le fossoyeur du climat. Elle est un miroir de nos choix énergétiques. La « bonne nouvelle cachée » tient peut-être là : tant que nous gardons la tête froide et que nous pilotons son déploiement avec exigence, elle peut devenir un accélérateur plutôt qu’un boulet. À condition, bien sûr, de ne pas la laisser filer sans garde-fous.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Massimo Botturi</em></p>



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		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;The mad dog of Europe&#8217;, film documentaire de Rubika Shah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 20:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="has-drop-cap">Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son temps et qu’il disait ce qu’on ne voulait entendre. Le présent film documentaire de Rubika Shah est l’histoire de ce film resté scénario, de ce projet demeuré fantôme.</p><div id="citiz-196857726" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap"></p>



<p>Herman J. Mankiewicz était tout jeune lorsque, accompagné par son épouse Sarah, il quitte New-York en direction de la Californie&nbsp;: au début des années vingt, pour les scénaristes, dialoguistes et écrivains, la «&nbsp;Ruée vers l’or&nbsp;», c’est Hollywood et la toute nouvelle industrie du cinéma encore dans les langes. Il en prévient son confrère et ami Ben Hecht&nbsp;: il y a de l’argent à se faire. Même si, bien sûr, l’argent en question est peu glorieux. Le père d’Herman méprise ouvertement les scénarios médiocres et les dialogues affligeants que rédige son fils pour le cinéma depuis peu parlant.</p>



<p>Les parents d’Herman sont des immigrés juifs allemands et se font une haute idée de l’art et de la culture. L’art, pour le père d’Herman, c’est celui qui se crée sur les scènes de théâtre. L’artiste, le vrai, c’est le dramaturge, pas le faiseur de mièvreries sucrées qui caractérisent ce nouvel outil populaire.</p>



<p>Les parents d’Herman ont quitté un pays, l’Allemagne, qui pourtant était cher à leur cœur et ils sont terrifiés par les nouvelles qui leur en parviennent&nbsp;: un certain Adolf Hitler, énergumène risible, profère des idées nauséabondes et s’apprête à conquérir le pouvoir.</p>



<p>C’est pourquoi, pour enfin retrouver l’agrément paternel, mais aussi pour enfin créer une œuvre dont il se sente fier, Herman Mankiewicz entreprend l’écriture d’un scénario intitulé <strong><u>The mad dog of Europe</u></strong>. Dans ce scénario, il raconte comment, dans un pays imaginaire, un dictateur fou, nommé Rudolph Mitler, s’empare du pouvoir, invente un faux attentat contre le siège du Pouvoir afin de justifier sa politique autoritaire, se livre et à des exactions et des assassinats collectifs et établit des lois raciales meurtrières à l’égard des juifs et des catholiques.</p>



<p>Hélas, pour mener à bien ce projet, il faut trouver un producteur prêt à risquer un financement et il faut franchir la censure politique.</p>



<p>Or, dans les années trente, le pari va s’avérer totalement impensable.</p>



<p>Les États-Unis possèdent alors, tout à fait comme l’Allemagne, un strict régime de séparation raciale : on n’y apprécie guère ni les noirs ni les juifs. L’antisémitisme se pratique sans honte ni gêne. Non seulement les idées du dictateur d’Outre Atlantique ne sont pas vraiment mal perçues mais l’on trouve, à Los Angeles même et de partout dans le pays, des groupuscules nazis tout aussi actifs que le Ku-Kluk-Klan : il est alors question de « rendre sa grandeur à l’Amérique ». On voit que le slogan ne date pas d’hier. D’ailleurs, les États-Unis entretiennent de bons rapports avec l’Allemagne nazie et l’ambassadeur d’Allemagne veille à ce qu’aucune production cinématographique américaine n’entache l’honneur de son pays et ne vienne ternir cette entente cordiale. </p>



<p>Le projet d’Herman Mankiewicz ne verra donc jamais le jour.</p>



<p>Ce n’est que quelques années plus tard, à partir de 1938, que vont être réalisés les premiers films antinazis. Il était temps&nbsp;: la Pologne était envahie, la nuit de cristal allait concrétiser la présence des nazis et, en 1933, le Reichstag sera incendié par un faux attentat&nbsp;: Herman Mankiewicz l’avait prédit&nbsp;!</p>



<p></p>



<p><em>&lsquo;The mad dog of Europe&rsquo; , film documentaire de Rubika Shah, Ed Gibbs &#8211; avec Ben Mankiewkcz, Nick Davis</em><br><br><em>durée 1h23 </em><br><em>Sortie 15 avril 2026</em></p>



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		<item>
		<title>Désinformation en santé : le Comité Citoyen Saison 4 privilégie la promotion positive et la médiation face à l&#8217;approche verticale et répressive du rapport institutionnel</title>
		<link>https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-le-comite-citoyen-saison-4-privilegie-la-promotion-positive-et-la-mediation-face-a-lapproche-verticale-et-repressive-du-rapport-institutionnel/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-le-comite-citoyen-saison-4-privilegie-la-promotion-positive-et-la-mediation-face-a-lapproche-verticale-et-repressive-du-rapport-institutionnel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport remis fin février 2026 constitue un désaveu démocratique d&#8217;une bonne partie de la stratégie de centralisation punitive proposée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le rapport remis fin février 2026 constitue un désaveu démocratique d&rsquo;une bonne partie de la stratégie de centralisation punitive proposée par le rapport sur la désinformation en santé commandé par l&rsquo;éphémère ministre de la Santé Yannick Neuder. </h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport Désinformation en santé : une logique de guerre née d’un entre-soi institutionnel et de luttes de clans sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Remis le 12 janvier 2026 à Stéphanie Rist, ministre de la Santé, par leurs auteurs Mathieu Molimard, Dominique Costagliola et Hervé Maisonneuve à la suite de pas moins de 156 entretiens auprès de 270 acteurs (agences sanitaires, médias, plateformes, associations et militants des controverses de la période Covid), ce texte est intitué : « Information en santé &#8211;  Bilan des forces et des faiblesses &#8211; Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé ».<br>Il avait été commandé par Yannick Neuder (les Républicains) pendant ses huit mois en 2025 à la tête du ministère de la Santé.</p><div id="citiz-4084034771" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ce rapport  structure sa stratégie autour de six piliers. Il place au centre la création d’un Observatoire national doté d’IA et d’infovigilance, un Info-Score Santé classant les sources d&rsquo;information de A à E, et <br>« l’inversion du risque » : sanctionner les désinformateurs, protéger les scientifiques, communiquer sur les peines appliquées pour dissuader. </p>



<p>La confiance en la science et la santé y apparaît dès lors avant tout comme le résultat d’un contrôle institutionnel renforcé, avec, comme il se doit dans notre culture politique, la création d&rsquo;une nième structure institutionnelle prête à s&#8217;empiler sur notre millefeuille administratif pléthorique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;indépendance à géométrie variable</h2>



<p>Notons que si les auteurs du rapport Désinformation en santé clament leur indépendance, deux des trois étaient fonctionnaires du service public de santé au moment de la remise du rapport, et le troisième, M. Maisonneuve en est le conseiller à plus d&rsquo;un titre puisqu&rsquo;il est membre de l&rsquo;Office d&rsquo;intégrité scientifique de Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), membre de la Conférence des Doyens des facultés de médecine et du Conseil national des Universités (CNU) et vient en outre d&rsquo;être nommé par Santé Publique France comme référent sur &#8230; la désinfomation en santé. CQFD.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Notre analyse prémonitoire de l&rsquo;approche du Comité Citoyen </h2>



<p>Nous l’avions déjà souligné dans notre article d&rsquo;analyse « <a href="https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-un-rapport-sans-idees-nouvelles/">Désinformation en santé : un rapport sans idées nouvelles et une méthodologie qui interroge</a> » : la mission commandée par M. Neuder a abouti à un rapport qui s&rsquo;avère issu, malgré les chiffres impressionnants mis en avant quant au nombre d&rsquo;entretiens réalisés par les auteurs, de façon écrasante d&rsquo;une consultation effectuée dans l&rsquo;entre-soi d&rsquo;un double réseau institutionnel et militant de réseaux sociaux. Il reformule des recettes déjà connues sans renouveler le cadre relationnel et culture du problème, préférant le dirigisme et la centralisation assorti de mesures dissuasives et répressives.</p>



<p><a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/260218_rapport_comite_citoyen_saison_4-2.pdf">La réflexion du Comité citoyen</a> apporte un contraste saisissant. Entre décembre 2025 et février 2026, la Délégation au numérique en santé a réuni 26 citoyens tirés au sort par Harris Interactive, reflétant la diversité française. Ils ont travaillé durant trois week-ends pour répondre à une question précise : « Quel est le rôle des pouvoirs publics pour garantir l’accès à une information fiable en santé, favoriser une meilleure santé pour chacun et préserver la confiance dans le savoir scientifique ? »</p>



<p>Leur diagnostic est lucide : la désinformation prospère non par manque de sanctions, mais parce que l’information fiable reste distante, anonyme et parfois condescendante. Dès l’introduction, ils tranchent : <br>« Nous ne pensons plus que la priorité est de traquer toutes les fausses informations. Cette tâche est infinie. Nous pensons que l’enjeu principal est ailleurs : rendre l’information en santé fiable, claire et accessible, beaucoup plus visible. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Promotion constructive, médiation et humanisation : le cœur du choix citoyen</h2>



<p>Le rapport privilégie une communication sur le temps long : contenus incarnés par des visages identifiés (professionnels de santé, experts accessibles), ton humain, non moralisateur, ludique et humoristique, avec gamification. Les réseaux sociaux sont investis avec les mêmes codes que les contenus viraux, mais au service de repères fiables. Un indice de fiabilité santé est soutenu, mais uniquement pour évaluer la méthode de production de façon pédagogique. Aucune création d’Observatoire national, aucune infovigilance automatisée, aucune communication sur les sanctions. La répression reste une réflexion marginale. L’éducation progressive dès l’école, la formation des soignants à la reconnaissance des incertitudes et la médiation de proximité complètent un dispositif qui mise sur la durée et la confiance construite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les voix fiables : professionnels de santé au centre, influenceurs en relais secondaires seulement</h2>



<p>Le rapport citoyen affirme sans ambiguïté que les professionnels de santé coordonnés par les institutions constituent « les acteurs les plus légitimes en matière d’information en santé ». Ils doivent être placés au cœur de l’action. Les influenceurs ne sont mobilisés qu’en partenariat pour relayer des messages validés, jamais comme des sources primaires ou des voix d&rsquo;experts. Une distinction nette est maintenue entre pratiques conventionnelles et non conventionnelles.</p>



<p>Cette position du panel de citoyens met en lumière une limite méthodologique et structurelle du rapport de M. Molimard et collègues : la consultation s’est largement appuyée sur des acteurs non professionnels de santé (journalistes, militants,  fact-checkers, influenceurs), qui se sont positionnés opportunément lors de la crise sanitaire comme voix de la science et détenteurs d&rsquo;expertise en santé sans légitimité, concourant à brouiller les cartes dans l&rsquo;esprit du public.</p>



<p>Quant au renoncement à traquer les « fake news », le Comité Citoyen semble a voir compris qu&rsquo;il s&rsquo;agit surtout d&rsquo;un business au même titre que les disséminer en est un.  Sans la nommer, la loi de Brandolini  est à la rescousse pour choisir de clore ce volet visant à traquer le faux et publir leurs auteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La non-médiation scientifique : le vide laissé aux cercles polarisés des réseaux sociaux</h2>



<p>Le rapport citoyen comble précisément le vide que nous analysons depuis plusieurs années et avons baptisé la « non-médiation scientifique ». Sur les réseaux sociaux, principale source d’information pour les 15-30 ans, les vrais experts médicaux ont souvent déserté l’espace. Celui-ci a été occupé par des cercles militants qui ont également nourri la consultation du rapport commandé par Yannick Neudeur de leurs vues polarisées et souvent non expertes en la matière : groupes baptisés « pro-science », fact-checkers autoproclamés ou désignés, surfeurs numériques de la vague Covid, qui parlent au nom de la science sans en maîtriser pleinement les bases,  les incertitudes ou la pratique quotidienne. Au lieu d’expliquer ce qui est connu, ce qui reste incertain et ce qui peut évoluer, ces voix opposent souvent vérité absolue et mensonge, autorité et conspiration, bons et méchants avec des actions aggressives dirigées sur des cibles humaines. <br>Le Comité Citoyen l&rsquo;a bien compris : « Reconnaître les incertitudes scientifiques, expliquer les choix, admettre les erreurs passées, parler avec pédagogie plutôt qu’avec autorité, renforce la crédibilité au lieu de l’affaiblir. », appellent-ils de leurs vœux.</p>



<p>Le Comité Citoyen propose donc une voie prospective : rendre les professionnels de santé visibles et formés à la médiation, investir le ludique et la proximité, construire des repères durables plutôt que poursuivre la logique de guerre en traquant des ennemis. Il refuse la centralisation punitive,  etreplace le citoyen au cœur du dialogue.</p>



<p>Le message démocratique est puissant : face à la défiance, la solution n’est pas plus d’observatoires ni plus de sanctions venues d’un entre-soi militant, mais plus d’humanité, plus de communication non vioente, plus d’honnêteté sur les incertitudes et plus de légitimité médicale réelle. </p>



<p>Les pouvoirs publics ont désormais le choix : écouter la voix pragmatique des citoyens ordinaires ou persister dans une guerre informationnelle qui, depuis les réseaux, n’a fait qu’aggraver la crise.</p>



<p>L’avenir de la confiance du public en la science et la santé se joue probablement sur ce terrain.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Samuel Regan-Asante</em></p>



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<p></p>



<p></p>
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		<title>&#8216;Tout ce que peut l&#8217;amour&#8217; au théâtre le Funambule Montmartre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Chloé et son compagnon, Hadj, forment un jeune couple toulousain : ils viennent d’avoir un bébé, une petite fille qu’ils ont]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Chloé et son compagnon, Hadj, forment un jeune couple toulousain : ils viennent d’avoir un bébé, une petite fille qu’ils ont nommée Soley (prononcez « soleil »), prénom scandinave. Mais, à l’âge de cinq mois, les médecins diagnostiquent à l’enfant une tumeur cancéreuse et elle ne pourra vivre au-delà de sa première année sur la terre.</p><div id="citiz-3917913886" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Tel est le postulat de départ de cette pièce qui nous conte la détresse du couple, le terrifiant cheminement médical dans l’univers du cancer, l’horreur du décès, l’extrême difficulté du deuil et de la reconstruction.</p>



<p>Ils sont cinq sur la scène, quatre femmes et un homme, pour incarner les parents du bébé et tout l’entourage&nbsp;: les proches, les parents des parents, les médecins, le personnel soignant, les parents des autres enfants, les amis&#8230;</p>



<p>Certes, le sujet est touchant et fort&nbsp;: il était par conséquent superflu de recourir au pathos pour le traiter. C’est pourtant le parti-pris qui a été choisi par la compagnie «&nbsp;Les Wonderbiches&nbsp;» pour entreprendre ce ballet morbide autour d’un bébé poupée de chiffon qu’on enlace, qu’on embrasse, qu’on ausculte, qu’on caresse, qu’on soigne, qu’on pique, qu’on veut réparer, etc.</p>



<p>L’ensemble est sympathique et l’on voit bien que les comédiens déploient toutes leurs forces et leurs capacités mais il demeure peu convaincant. Et que dire, que penser, de cet espace scénique limité, côté jardin et côté cour, par des cordes comme un ring de boxe&nbsp;? Le spectacle, d’ailleurs, commence, de façon très incongrue, par deux comédiennes en train de s’échauffer sur ce supposé ring. On voit la métaphore bien entendu, «&nbsp;la vie est une lutte, un perpétuel combat, il faut se relever à chaque fois, ne pas céder à l’adversaire, être fort, etc&nbsp;» mais justement, la métaphore est tellement évidente qu’elle en devient lourde à être ainsi tout le long rappelée par le dispositif scénique.</p>



<p>Quant à la progression dramatique, elle est accidentée, peu lisible, emplie de moments qui n’apportent rien et font retomber le petit peu d’émotion qui était né au moment du décès de l’enfant.</p>



<p>Le témoignage écrit par Chloé Duperrin, le livre qui est à l’origine de la pièce, est sans nul doute important, pour elle, et l’adaptation et la mise en scène de Cécile Parichet sont louables, et généreux, mais que peut nous apporter un tel spectacle&nbsp;? L’exemple individuel est bien entendu émouvant, comme le serait n’importe quel récit d’un moment de vie délicat fait par n’importe lequel d’entre nous, les humains, mais en quoi cet exemple peut-il nous concerner et déboucher sur une prise de conscience ou un désir de changement&nbsp;? Ce n’est pas avec des bons sentiments qu’on fait de bons spectacles.</p>



<p></p>



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</div>



<p class="has-small-font-size"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>De : Chloé Duperrin</li>



<li>Adaptation : Cécile Parichet</li>



<li>Mise en scène : Cécile Parichet</li>



<li>Avec : Alexi Ridgway, Cécile Parichet, Yelu Bao, Sarah Eskenazi, Marine Manec’h, Julien Massetti, Romane Noulé</li>
</ul>



<p></p>



<p>Jusqu&rsquo;au 5 mai 2026</p>



<p class="has-small-font-size"><em>Théâtre Le Funambule Montmartre, 53 rue des Saules- 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Une bombe à l&#8217;Ordre des médecins : la procureure de la République saisie, la dissolution du Conseil départemental de Paris examinée</title>
		<link>https://citizen4science.org/une-bombe-a-lordre-des-medecins-la-procureure-de-la-republique-saisie-la-dissolution-du-conseil-departemental-de-paris-examinee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 11:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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					<description><![CDATA[La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Cette démarche s’accompagne d’un examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris. Un rapport provisoire de l’Inspection générale des finances, révélé par <a href="https://www.lecanardenchaine.fr/sante/53321-le-conseil-de-l-ordre-des-medecins-malade-sous-tout-rapport">Le Canard enchaîné</a>, pointe de graves irrégularités de gestion et de gouvernance au sein de l’institution.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un rapport de l’IGF qui fait mal</h3>



<p>L’Inspection générale des finances (IGF) a rendu un rapport provisoire confidentiel qui dissèque la gestion de l’Ordre national des médecins et de plusieurs conseils départementaux, dont celui de Paris. Selon les éléments rendus publics, la gestion est « émaillée d’irrégularités ». Le texte évoque des défaillances comptables, des dépenses injustifiées, un exercice inégal des missions légales et un suivi lacunaire des plaintes. Pour le seul Conseil départemental de Paris, les irrégularités de gouvernance et de gestion sont jugées suffisamment graves pour que l’IGF recommande explicitement sa dissolution.L’Ordre des médecins, rappelons-le, est financé exclusivement par les cotisations obligatoires des 341 000 médecins et 18 000 sociétés inscrites au tableau. Ces contributions ont généré 105 millions d’euros en 2025. L’institution est chargée par la loi de veiller à la déontologie, à la régulation de la profession et à la qualité des soins. Toute mise en cause de sa gestion touche donc directement la crédibilité de l’ensemble du corps médical.</p><div id="citiz-1957743676" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé entre en scène</h3>



<p>Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a réagi publiquement ce mardi 31 mars sur le réseau social professionnel LinkedIn : <br><br><em>« Ordres des professions de santé : je prends acte de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et l’examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris ! »</em></p>



<p>Ce message officiel marque une étape inédite. L’article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler au procureur de la République. La saisine vise donc à déterminer s’il existe des infractions pénales derrière les irrégularités relevées. Parallèlement, l’examen des conditions de dissolution relève du volet administratif : il s’agit de vérifier si les dysfonctionnements sont tels qu’ils justifient la suppression pure et simple du Conseil départemental de Paris.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contexte d’une institution déjà fragilisée</h3>



<p>Cette affaire intervient alors que l’Ordre traverse déjà une période de forte contestation. La hausse des cotisations pour 2026 a provoqué une vive polémique chez les médecins libéraux, qui estiment payer toujours plus pour une institution accusée de ne pas remplir pleinement ses missions. Le rapport de l’IGF vient amplifier ce malaise : il ne s’agit plus seulement d’une question de montant des cotisations, mais de la manière dont l’argent est utilisé et dont l’institution est gouvernée.À Paris, le plus important conseil départemental par le nombre de praticiens concernés, les dysfonctionnements pointés sont particulièrement sensibles. La dissolution, si elle était prononcée, constituerait un événement historique. Elle impliquerait la mise en place d’une administration provisoire ou d’une réorganisation complète, avec des conséquences directes sur le traitement des plaintes des patients, la discipline ordinale et la représentation de la profession.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles suites judiciaires et administratives ?</h3>



<p>La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, est désormais saisie. Elle doit apprécier si les faits décrits dans le rapport de l’IGF justifient l’ouverture d’une enquête pénale. En parallèle, les services de l’État examineront les voies administratives de dissolution. Le ministre de la Santé, en tant que tutelle, joue ici un rôle clé : la saisine de la procureure par une autorité gouvernementale ou à sa connaissance renforce la gravité du signal.Pour l’heure, aucun détail supplémentaire n’a filtré sur le contenu précis du rapport ni sur l’identité exacte du signalant. Le caractère provisoire et confidentiel du document explique sans doute le silence médiatique relatif jusqu’à présent. Pourtant, la simple annonce par la ministre transforme l’affaire en événement majeur pour la profession.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un séisme pour la médecine française</h3>



<p>Au-delà des aspects techniques, cette séquence pose une question de fond : l’Ordre des médecins, créé pour garantir l’indépendance et l’éthique de la profession, est-il encore en capacité de s’autogérer efficacement ? Les médecins, qui paient chaque année des cotisations substantielles, sont en droit d’exiger une transparence totale et une utilisation rigoureuse des fonds.</p>



<p>La dissolution éventuelle du Conseil de Paris ne serait pas une sanction symbolique. Elle remettrait en cause l’organisation même de la discipline ordinale dans la capitale où exercent des milliers de praticiens. Elle pourrait aussi ouvrir la voie à une réforme plus large des ordres professionnels de santé, déjà évoquée dans certains milieux politiques.</p>



<p>L’affaire est loin d’être terminée. La procureure de Paris doit désormais trancher sur le volet pénal. Les autorités de tutelle, sur le volet administratif. Les médecins, comme l’opinion publique, attendent des réponses claires et rapides. Pour la première fois depuis longtemps, l’Ordre des médecins se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait redessiner durablement son avenir.</p>



<p>Et c&rsquo;est sans compter Le Canard Enchaîné, qui en date du 8 avril lance ça nouvelle bombe en direction d&rsquo;un Ordre, celui des chirurgiens-dentistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png" alt="" class="wp-image-17914" style="aspect-ratio:1.0527227079906503;width:502px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png 819w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-300x285.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-768x730.png 768w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></a></figure>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Cour d&rsquo;appel de Bourges, photo issue du site </em></p>



<p><em>Mise à jour 8 avril 2026 : ajout de l&rsquo;alerte du Canard Enchaîné sur l&rsquo;Ordre des chirurgiens-dentistes</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>&#8216;Splendeurs du baroque, de Greco à Velásquez&#8217; au musée Jacquemart André</title>
		<link>https://citizen4science.org/splendeurs-du-baroque-de-greco-a-velasquez-au-musee-jacquemart-andre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 15:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était une fois un monde, le nôtre, dont une moitié, ou presque, se nommait l’Espagne, et l’autre moitié, ou]]></description>
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Il était une fois un monde, le nôtre, dont une moitié, ou presque, se nommait l’Espagne, et l’autre moitié, ou quasiment, se nommait le Portugal, et il ne s’agissait pas d’un conté de fées mais bel et bien de faits. Le Pape Alexandre VI, lui-même, en avait convenu en faisant signer aux deux parties, le 7 juin 1494, à Tordesillas, un traité accordant à l’Espagne tout l’Ouest du monde connu et au Portugal tout l’Est.</p><div id="citiz-2008735418" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size">Entre le début du XVIe siècle et la fin du XVIIe, l’Espagne connaît son siècle d’or, une période d’apogée économique, artistique et littéraire, sous les règnes de Charles Quint, Philippe II, Philippe III, Philippe IV puis Charles II, le dernier des Habsbourg. En 1492, la prise de Grenade avait achevé la « Reconquista » tandis que le voyage de Christophe Colomb avait ouvert de nouveaux horizons prometteurs. L’Espagne d’alors n’était pas que l’Espagne, c’était également les Flandres, la Franche Comté, la Lombardie, tout le sud de l’Italie, le Mexique, l’actuelle Californie et le Pérou. On le disait alors : « un Royaume sur lequel le soleil ne se couche jamais ».</p>



<p class="has-medium-font-size">Et puis, dans la même période, le Concile de Trente (entre 1545 et 1563) avait ouvert une nouvelle ère&nbsp;: il s’agissait de réagir face au danger que représentait la diffusion du protestantisme et, pour ce faire, établir les dogmes et les termes de la Contre-Réforme catholique. On avait reproché à l’Église catholique ses fastes et son or, il fallait montrer, démontrer, afficher, que ses fastes et cet or étaient utilisés pour la plus grande gloire de Dieu lui-même. D’où la naissance du Baroque. Face à l’austérité de la religion réformée, face aux faiseurs de grimace, il faut afficher une religion éblouissante et enthousiasmante, faite d’or, de trompe-l’œil, d’enchevêtrements savants, de rocades et de spirales où l’œil se perd, d’envoûtements stratégiquement calculés. A défaut de distribuer son or au pauvre, il faut l’éblouir. Pour éviter de se ruiner, il faut faire de l’effet. Le baroque, c’est l’art et la manière de faire plaisir à l’œil et à l’esprit des fidèles, cela compensera bien d’autres plaisirs dont ils sont privés…</p>



<p>Et puisque l’Espagne est un pays favorisé, elle va devenir l’un des berceaux de cette mutation artistique. On fait venir nombre d’artistes d’un peu partout qui se retrouvent à Madrid, à Tolède ou ailleurs pour y travailler et y produire.</p>



<p>C’est ainsi que Domenikos Theotokopoulos, modeste peintre d’icônes en Crète, se rend à Tolède, après un passage en Italie et à Madrid, et qu’il devient fameux sous le pseudonyme du Greco en amenant avec lui ses couleurs chatoyantes dont il a développé l’art à Venise&nbsp;: le bleu éclatant, le rose gourmand et la lividité des chairs ( <strong><u>Pieta </u></strong>1574-1576&nbsp;; <strong><u>Saint Jacques le Majeur </u></strong>vers 1565&nbsp;; <strong><u>Tête de Saint François </u></strong>1590 ).</p>



<p>C’est ainsi que Luca Giordano vient d’Italie et qu’il amène son art de l’outrance qu’on retrouve dans <strong><u>L’extase de Sainte Marie-Madeleine</u></strong> (1660-1665).</p>



<p>Car le baroque, c’est souvent cette exagération, cette mise en scène démesurée, à la limite du mauvais goût parfois. Dans sa <strong><u>Marie-Louise d’Orléans, reine d’Espagne, en chapelle ardente</u></strong> (1689-1690), Sebastian Munoz&nbsp; multiplie les angelots&nbsp; joufflus versant des larmes mélodramatiques autour du cadavre exposé de la reine défunte.</p>



<p>On ne plaint pas la&nbsp; théâtralisation des poses et des vêtements, l’explosion des couleurs et des symboles, la flamboyance du mysticisme. C’est ainsi que, dans une mise en scène très démonstrative, Luis de Morales, dans son <strong><u>Ecce homo</u></strong>&nbsp; (1565-1570) peint un Pilate richement vêtu mais à la mode de la fin XVIe qui montre un Christ en souffrance comme pour indiquer au spectateur que c’est à lui qu’il s’agit de s’intéresser ( et non pas à l’or de quiconque).</p>



<p>C’est ainsi encore que Sebastian Lopes de Arteaga dans <strong><u>L’archange Saint Michel écrasant les anges rebelles </u></strong>(1650-1652) pousse jusqu’à la caricature l’affrontement entre les forces du bien et celles du mal.</p>



<p>Et puisque les réformés refusent à la mère de Jésus son statut divin, on va accentuer encore la spiritualité de cette mère de tous, de cette nouvelle Eve venue se pencher sur le sort des hommes (Fray Alonso Lopez de Herrera <strong><u>Immaculée Conception</u></strong> 1640&nbsp;; Mateo Cerezo <strong><u>Immaculée Conception </u></strong>1660-1665).</p>



<p>Le baroque autorise tout pour dire la splendeur de la plus belle des religions, celle qui ose clamer, proclamer, la gloire de Dieu. Les religieuses elles-mêmes, elles qui n’ont droit à aucune marque de féminité affichée, ni bague, ni bracelets ni&nbsp; colliers, les religieuses contournent l’interdiction doctrinale en exhibant sur leur torse des plaques circulaires de dévotion peintes par les plus grands peintres de l’époque (Manuel Seran <strong><u>L’immaculée Conception entourée de saints</u></strong> 1750&nbsp;; José de Paez <strong><u>L’annonciation entourée de saints</u></strong> 1750 1760).</p>



<p>Même les productions picturales des pays colonisés portent la marque de cette nouvelle esthétique dans les enconchados qui consistent à intégrer dans les compositions des petits morceaux de nacre ou d’or, technique qui donne des œuvres très chatoyantes à l’œil (école de Cuzco <strong><u>La présentation au temple</u></strong> 1725-1800&nbsp;;&nbsp; Nicolas de Correa&nbsp; <strong><u>Les noces de Cana</u></strong> 1696)</p>



<p>Mais bien entendu, à cette époque, le grand maître incontesté est Vélasquez dont les œuvres portent la marque d’une véritable recherche picturale, d’abord dans ses bodegones (natures mortes typiques de scènes de taverne) telle la <strong><u>Scène de cuisine</u></strong> de 1617, que dans ses portraits où, très vite, il montre un savoir-faire unique pour rendre l’intensité des chairs et des regards (<strong><u>Portrait de Donna Olimpia Maidalchini Pamphilj </u></strong>&nbsp;1650&nbsp;; <strong><u>portrait de jeune fille</u></strong> 1638-1642)</p>



<p class="has-medium-font-size">Une exposition de qualité proposée par le musée Jacquemart André. Les œuvres ont été prêtées par l’Hispanic Society of America de New-York qui a entrepris une série de travaux dans ses locaux&nbsp;: il est, du coup, assez difficile de vraiment repérer un fil conducteur fiable dans la répartition des 45 œuvres de cette 51<sup>e</sup> exposition de Jacquemart André et on n’y repère pas de véritable chef d’œuvre incontournable&nbsp;: d’ailleurs, les dates des tableaux sont parfois très éloignées les unes des autres et l’intérêt artistique demeure, pour certains d’entre eux, quelque peu limité.</p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Photos : Alain Girodet Copyright septembre 2025</em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Du 26 mars au 2 août 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Musée Jacquemart André &#8211; <em>158 Bd Haussmann, 75008 Paris</em></em></p>



<p></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Rôle de médiateur des experts de justice : Alain Vanzo, premier président de la cour d’appel de Bourges, livre une analyse de l’abrogation de l’article 240 du Code de procédure civile</title>
		<link>https://citizen4science.org/role-de-mediateur-des-experts-de-justice-alain-vanzo-premier-president-de-la-cour-dappel-de-bourges-livre-une-analyse-de-labrogation-de-larticle-240-du-code-de-proc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 19:42:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Bourges]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Expert]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 24 mars 2026, à l’occasion  de l’assemblée générale annuelle de la Compagnie des experts de justice de la cour]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Le 24 mars 2026, à l’occasion  de l’assemblée générale annuelle de la Compagnie des experts de justice de la cour d’appel de Bourges (CEJB), le premier président de la Cour d’appel de Bourges est intervenu pour proposer une synthèse claire et nuancée des conséquences de la réforme des modes amiables de résolution des différends (MARD) introduite par le décret n° 2025-660 du 18 juillet 2025, applicable depuis le 1er septembre 2025. Cette intervention, très attendue par les experts de la CEJB, a permis d’éclairer une évolution majeure du droit processuel civil qui modifie en profondeur le rôle traditionnel de l’expert judiciaire.</strong></strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Le contexte historique de l’interdiction et son évolution progressive</strong></strong></h3>



<p>Avant la réforme, l’article 240 du Code de procédure civile interdisait explicitement au juge de confier à un technicien, et donc à un expert judiciaire, une mission de conciliation des parties. Cette disposition, héritée de la refonte du Code de procédure civile dans les années 1970 et renforcée par un décret de 1996 qui rendait incompatible la fonction de médiateur avec celle de mesure d’instruction dans une même instance, visait à préserver la neutralité et l’impartialité de l’expert. Sa mission devait se limiter strictement à l’éclairage technique sur des questions de fait, conformément à l’article 230 du Code de procédure civile. Malgré cette interdiction légale, la pratique des magistrats, experts et avocats avait progressivement développé des mécanismes permettant un rapprochement amiable. On citait notamment la désignation conjointe, dans une même ordonnance de référé, d’un expert et d’un médiateur distincts. Parallèlement, le droit administratif avait ouvert la voie depuis les années 2000 : le Conseil d’État avait admis le cumul des fonctions de constatation et de négociation pour l’expert, puis le Code de justice administrative avait été modifié en 2010 et 2016 pour permettre explicitement à l’expert de concilier ou de négocier les parties. Le décret de juillet 2025 marque une étape décisive en érigeant la culture de l’amiable au rang de véritable politique publique et même de principe directeur du procès. Il abroge l’article 240 du Code de procédure civile ainsi que les dispositions qui empêchaient un médiateur d’être commis à une mesure d’instruction. Cependant, comme l’a relevé Alain Vanzo, les rédacteurs n’ont pas prévu expressément la possibilité de désigner l’expert comme médiateur ou de lui confier une mission de conciliation. C’est la circulaire d’application du 19 juillet 2025 qui apporte les indications pratiques les plus utiles, même si elle ne possède pas de valeur réglementaire contraignante.</p><div id="citiz-1709888993" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Les trois hypothèses pratiques ouvertes par la circulaire</strong></strong></h3>



<p>La circulaire identifie trois scénarios principaux qui peuvent se présenter au cours ou à l’issue des opérations d’expertise. Dans la première hypothèse, les parties décident, pendant les opérations d’expertise, après la remise d’un pré-rapport ou à leur issue, de recourir à une médiation conventionnelle et désignent l’expert comme médiateur. Dans ce cas, il convient d’appliquer intégralement les règles de la médiation conventionnelle. Dans la seconde hypothèse, l’expert est désigné comme médiateur par le juge lui-même ; les règles de la médiation judiciaire s’appliquent alors. Dans la troisième hypothèse, l’expert, sans être formellement désigné médiateur, concilie les parties selon un processus non strictement réglementé par le Code de procédure civile. Les parties disposent alors d’une plus grande liberté pour parvenir à un accord, qui pourra être homologué s’il répond aux exigences du nouvel article 1541-1 du Code de procédure civile. Lorsque l’expert agit en qualité de médiateur, il doit satisfaire aux conditions de l’article 1530-3 du Code de procédure civile : absence de condamnation, honorabilité, formation ou expérience adaptée à la pratique de la médiation, garantie d’indépendance, et, pour la médiation judiciaire, les qualifications supplémentaires requises. L’inscription sur une liste de médiateurs n’est pas obligatoire ; elle sert seulement d’information aux juges. L’expert-médiateur doit en outre accomplir sa mission avec impartialité, diligence et compétence, comme le rappelle expressément la circulaire.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Les arguments en faveur de la réforme</strong></strong></h3>



<p>Alain Vanzo a souligné plusieurs atouts de cette évolution. Les experts judiciaires sont déjà soumis à des obligations déontologiques fortes : conscience, objectivité, impartialité (article 237) et diligence, compétence (article 230), qui les rapprochent du profil des médiateurs. Dans la pratique, l’expertise constitue souvent un moment privilégié de rapprochement des parties : une fois les points techniques éclaircis, une partie importante du chemin vers une solution amiable est accomplie. Près de 80 % des expertises en référé ne donnent d’ailleurs pas lieu à une saisine au fond .Associer, au sein d’une même procédure, l’éclairage technique de l’expertise et l’accompagnement vers une solution amiable pourrait permettre de réduire sensiblement les délais et les coûts du contentieux, au bénéfice de toutes les parties.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Les réserves et les risques mis en évidence</strong></strong></h3>



<p>Malgré ces avantages, le premier président s’est montré particulièrement réservé sur le cumul, dans une même affaire, des fonctions d’expert et de médiateur. Il a insisté sur la distinction fondamentale des objectifs : l’expert recherche la vérité technique tandis que le médiateur doit rester neutre, indépendant et impartial, en aidant les parties à parvenir elles-mêmes à une solution sans leur proposer d’éclairage technique ou juridique.</p>



<p>Ce cumul peut créer une confusion des rôles et porter atteinte à l’impartialité, tant objective que subjective ou d’apparence. Si les conclusions techniques de l’expert sont contestées par une partie, cela risque de compliquer fortement son rôle de facilitateur dans la phase amiable.</p>



<p>Un problème crucial réside dans la contradiction entre les principes régissant les deux missions. L’expertise repose sur le principe du contradictoire dans toutes ses phases, tandis que la médiation est gouvernée par la confidentialité (article 1528-3 du Code de procédure civile). Les échanges confidentiels intervenus pendant la médiation ne peuvent pas influencer le rapport d’expertise ni y être mentionnés, sauf accord contraire des parties. Cette exigence impose à l’expert-médiateur une rigueur déontologique exceptionnelle et peut s’avérer particulièrement délicate à mettre en œuvre, comme l’illustre la doctrine en droit administratif qui qualifie parfois cette articulation de « quasi schizophrénique ».D’autres points de vigilance ont été soulignés. La réforme pose la question de la formation des experts qui souhaitent exercer comme médiateurs : ils devront justifier d’une formation ou d’une expérience adaptée, ce qui pourrait entraîner une différenciation entre experts classiques et experts-médiateurs certifiés. La responsabilité civile de l’expert et la couverture assurantielle de ces nouvelles missions devront également être examinées avec soin ; des garanties supplémentaires pourraient s’avérer nécessaires.&nbsp; Enfin, l’homologation judiciaire d’un accord n’est pas automatique. Seul un accord constituant une véritable transaction au sens de l’article 2044 du Code civil, &nbsp;comportant des concessions réciproques, pourra généralement être homologué dans les conditions prévues. Un simple rapprochement sans concessions mutuelles risque de ne pas remplir ces conditions, constituant un piège pratique important.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Temps d’échange et témoignages d’experts</strong></strong></h3>



<p>Plusieurs experts de la CEJB ont enrichi le débat par leurs retours d’expérience. L’un d’eux, désigné par le tribunal de Nevers pour cumuler expertise et médiation dans un dossier familial très conflictuel portant sur la valorisation de parts sociales d’un gaec (enjeu d’environ 2,5 millions d’euros), a décrit une mission intense : deux journées complètes sur site, de longues discussions, une tentative de médiation qui n’a pas abouti mais qui a tout de même permis d’amorcer un dialogue. L’expert n’a pas ressenti d’incompatibilité personnelle, même si le dossier est resté extrêmement tendu.</p>



<p>D’autres intervenants ont insisté sur la différence fondamentale entre médiation formelle et simple rapprochement ou conciliation.</p>



<p>Un expert a expliqué qu’il réfléchissait depuis une dizaine d’années à l’articulation des deux missions sans avoir trouvé de solution pleinement satisfaisante, en raison notamment de la confidentialité et de la relation particulière que le médiateur entretient avec les parties.</p>



<p>Plusieurs experts, pour certains également médiateurs judiciaires, ont rappelé que le rapprochement informel existe déjà depuis longtemps dans la pratique, particulièrement dans les litiges techniques de faible enjeu (bâtiment, automobile, voisinage), et qu’il produit souvent des effets positifs même en cas d’échec formel de la médiation.</p>



<p>Le rôle des avocats a été unanimement souligné comme essentiel : ils peuvent interrompre l’expertise pour discuter, reformuler, ou orienter vers une médiation distincte lorsque cela paraît plus adapté. L’importance des notes de synthèse ou préanalyses précoces a également été mise en avant pour saisir les opportunités d’accord sans figer les positions trop tôt.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>La position équilibrée d’Alain Vanzo</strong></strong></h3>



<p>Pour le Premier Président de la Cour d’appel de Bourges, la prudence s’impose. Il se montre très réservé sur la désignation d’un même expert comme médiateur dans une affaire, en raison des risques d’atteinte à l’impartialité et des difficultés pratiques liées à la contradiction entre confidentialité et contradictoire. En revanche, il estime souhaitable que l’expert, au moment le plus opportun – par exemple après la remise d’un pré-rapport –, puisse inviter les parties à se rapprocher et faciliter une conciliation simple. Les risques y sont nettement moindres que dans une médiation formelle. Il a rappelé avec force que l’expertise reste avant tout une mission technique au service du juge. La possibilité de conciliation doit demeurer une faculté, non un objectif premier, afin de préserver la dynamique contradictoire et l’impartialité de l’expert.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Perspectives et recommandations</strong></strong></strong></h3>



<p>Cette réforme transforme potentiellement le profil de l’expert judiciaire, qui pourrait évoluer vers un rôle de facilitateur alliant compétences techniques pointues et aptitudes relationnelles.</p>



<p>Les juges adapteront-ils leurs ordonnances en intégrant explicitement cette possibilité ?</p>



<p>Les avocats encourageront-ils activement cette nouvelle faculté ?</p>



<p>Les experts investiront-ils dans des formations complémentaires ?</p>



<p>Autant de questions que l’avenir permettra de trancher.</p>



<p>Alain Vanzo a appelé les experts &nbsp;à observer attentivement les retours d’expérience des praticiens dans les prochains mois et à approfondir la réflexion, notamment lors de futures journées de formation organisées par la Compagnie des experts de justice. Il a insisté sur la nécessité d’agir avec prudence, sans dévier des principes fondamentaux d’impartialité et de contradictoire qui fondent la mission de l’expert judiciaire.</p>



<p>Cette intervention riche, équilibrée et empreinte d’une grande lucidité reflète la volonté de la cour d’appel de Bourges d’accompagner sereinement cette évolution majeure de la justice civile.</p>



<p>En plaçant l’amiable au cœur des pratiques tout en préservant les exigences essentielles de l’expertise, elle contribue à une justice plus efficace, plus apaisée et mieux adaptée aux attentes des justiciables. Les experts de justice du ressort sont désormais invités à s’approprier ce nouveau cadre avec discernement et professionnalisme.</p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Cour d&rsquo;appel de Bourges, photo issue du site </em></p>



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