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	<title>Histoire Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Histoire Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Cinéma : &#8216;La bataille de Gaulle&#8217; : un dyptique historique didactique et quasi-hypnotique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 19:47:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de Simon Abkarian, incarantion magistrale et troublante ; plus de 5 heures de projection captivantes en deux parties.</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Juin 1940. La France s&rsquo;effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s&rsquo;échappe vers Londres pour sauver ce qu&rsquo;il reste d&rsquo;un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n&rsquo;a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n&rsquo;est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l&rsquo;ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l&rsquo;Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La Bataille De Gaulle : L&amp;apos;âge de fer (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/SrlbQ3jR_y0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quand Simon Abkarian dit la France, on est transpercé. À chaque réplique, à chaque silence.</em> Il y a dans cette incarnation quelque chose d&rsquo;inattendu et de juste à la fois. Simon Abkarian, dont les origines arméniennes impriment au visage une gravité légèrement orientale, n&rsquo;est pas exactement De Gaulle mais il l&rsquo;est parfaitement. Et c&rsquo;est peut-être mieux : il est De Gaulle tel qu&rsquo;une certaine France l&rsquo;a ressenti de l&rsquo;extérieur, avec ce regard d&rsquo;un peuple qui sait ce que signifie perdre une patrie et vouloir la reconquérir. Ce décalage subtil, loin d&rsquo;être un défaut, donne au personnage une profondeur que la recherche de sosie pur &lsquo;aurait pas produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diptyque revendique ouvertement sa dimension didactique. C&rsquo;est un cours d&rsquo;histoire, assumé, rigoureux, et c&rsquo;est précisément ce qui contrinue à le rendre passionnant. On croit connaître l&rsquo;épopée gaullienne, les appels, Londres, Alger, le débarquement, Paris libéré. Et pourtant on découvre, ou redécouvre, des épisodes, des visages, des arbitrages qui échappent à la mémoire scolaire. Chaque scène incite à s&rsquo;interroger sur l&rsquo;homme derrière le mythe : cette opiniâtreté qui frise parfois l&rsquo;irrationalité, cette conviction absolue que rien n&rsquo;est perdu quand rien ne semble pourtant gagnable. En 1940, De Gaulle était seul à Londres. Cinq ans plus tard, il entrait dans Paris libéré. Voir dans cet enchaînement une suite logique serait audacieux. Il est plus juste de croire que la volonté d&rsquo;un seul homme peut changer la trajectoire d&rsquo;un pays, à condition que cet homme soit habité par quelque chose qui dépasse le calcul politique ordinaire : <em>une certaine idée de la France</em>, pour reprendre sa propre formule, qui s&rsquo;est délitée peu à peu depuis lors. Car c&rsquo;est aussi cela que le film met en lumière, silencieusement : De Gaulle possédait un sens politique inouï et un art de la diplomatie à faire pâlir dix générations de locataires du Quai d&rsquo;Orsay. Il sut manœuvrer Churchill (génialement incarné par  Simon Russell Beale), résister à Roosevelt, amadouer Staline, et maintenir la France dans le camp des puissances victorieuses alors qu&rsquo;elle sortait humiliée de quatre années d&rsquo;occupation. Était-il vraiment un diplomate au sens classique du terme, cet homme qui ne cédait jamais ? Peut-être que la vraie diplomatie, la grande, consiste précisément à savoir jusqu&rsquo;où ne pas céder, et à le faire savoir&#8230;  Et puis le parallèle avec notre époque s&rsquo;impose sans qu&rsquo;on ait besoin de forcer le trait. Dans un monde où les dirigeants se définissent par leurs compromis et où la verticalité du pouvoir est systématiquement perçue comme un défaut démocratique, la trajectoire gaullienne interroge. Pas pour en tirer une leçon nostalgique, mais pour mesurer l&rsquo;écart entre une époque où un homme pouvait incarner une idée nationale au point de la rendre réelle, et la nôtre, où cette incarnation semble structurellement impossible. Dans la galerie de personnages qui entourent le Général, tous brillent. Mais l&rsquo;un d&rsquo;entre eux brille d&rsquo;un éclat particulier, mis en avant par Antonin Baudry,  celui de la détermination toujours, mais poussée jusqu&rsquo;à la folie : le Général Leclerc. Il incarne cette variante du gaullisme qui ne compte pas, qui fonce, qui croit que la volonté suffit quand la logique défaille. Ce qui rend l&rsquo;œuvre vraiment captivante de bout en bout aussi, c&rsquo;est l&rsquo;imbrication d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour dans ce cours d&rsquo;histoire grandeur nature. La romance n&rsquo;est pas un ornement, mais un le fil conducteur émotionnel qui permet d&rsquo;ancrer les événements dans le vécu des individus ordinaires pris dans la tourmente. Elle porte elle aussi son lot de pépites historiques, de détails d&rsquo;époque, de tensions intimes qui reflètent les fractures collectives. C&rsquo;est finement écrit, jamais sentimental au mauvais sens du terme, et cela donne au récit une respiration que la chronique politique seule ne pourrait pas offrir. La photographie, enfin, est superbe. Chaque plan semble pensé comme une affiche, sans que cela verse dans la pose. La lumière dit la guerre, la résistance, l&rsquo;espoir fragile. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;La bataille de Gaulle&rsquo; d</em>&lsquo;Antonin Baudry<em>, avec </em>Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Niels Schneider,  Benoît Magimel, LoÏc Corbery, Anamaria Vartolomei, Karim Leklou, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte, Campbell Scott</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Partie 1 : L&rsquo;âge de fer, durée  2h40, sortie le 3 juin 2026<br>Partie 2 : J&rsquo;écris ton nom, durée 2h40, sortie le 26 juin 2026</em><br><br><em>Durée 1h15 </em><br><em>Sortie 22 juillet 2026</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



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		<title>&#8216;Napoléon&#8217; par Maxime d&#8217;Aboville, au théâtre Poche Montparnasse</title>
		<link>https://citizen4science.org/napoleon-par-maxime-daboville-au-theatre-poche-montparnasse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 11:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Les débris déchirés d’un drapeau bleu sur la gauche et les restes en lambeaux d’un pavillon rouge sur la droite.]]></description>
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les débris déchirés d’un drapeau bleu sur la gauche et les restes en lambeaux d’un pavillon rouge sur la droite. Entre les deux, l’espace de la scène, pourtant, n’est pas blanc mais noir ; c’est que cette histoire, si elle est des plus authentiquement françaises, est une histoire de mort et de sang versé, de deuil et d’orgueil déraciné, de déchirure et de destin brisé.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Maxime D’Aboville a  conservé, de ses précédentes prestations historico-théâtrales, sa blouse grise d’instituteur de la 3<sup>e</sup> République mais il prend des accents de prophète ou de mage pour nous conter l’Histoire de Napoléon, l’homme qui se voulait la ré-incarnation d’Alexandre et de César, pas moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour un peu l’on s’y croirait : la voix ample et sonore du comédien se brise, parfois, comme une vague sur le récif, et parfois envahit l’espace comme une bourrasque de vent imprévue. Elle fait rouler les mots, cette voix, comme un souffle le ferait, puis elle les caresse avec délicatesse, elle se fait ouragan ou asthmatique, c’est selon. Cet homme, Maxime D’Aboville n’est pas un comédien, c’est un magicien, un musicien, un chef d’orchestre : même la Grande Sarabande de Haendel semble avoir été écrite pour lui. On dirait, tant il impressionne dans sa prestation, reconnaître du Fabrice Lucchini, à l’époque, lointaine, où Lucchini travaillait vraiment et ne se prenait pas pour Lucchini.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que Maxime D’Aboville est allé chercher ses mots parmi les plus grands, Hugo, Chateaubriand, Tolstoï, D’Ormesson… Et, par instants, vraiment, il n’est plus tout à fait Maxime D’Aboville mais il est un peu tous ces géants à la fois et il est également Napoléon lui-même. Pas pour rien qu’au bout d’un moment du spectacle, il s’en va se coiffer lui-même du bicorne qui jusque là reposait sur l’estrade en fond de scène. Il s’en coiffe, un peu à la façon dont Napoléon, lors de son sacre, posa lui-même la couronne d’Empereur sur son front.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nonobstant, on pourra s’étonner des raisons invoquées par le metteur en scène, Maxime D’Aboville lui-même, pour monter ce spectacle : « En cette année présidentielle, il semble pertinent de revisiter cette figure de Napoléon, si emblématique et fondatrice de notre identité politique » (dossier de presse). On pourra s’étonner également de telle citation de Chateaubriand (lequel Chateaubriand ne portait guère l’Empereur dans son cœur) : « Les français (…) n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. »</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Est-il réellement utile ou nécessaire de revenir sur l’histoire de Napoléon, ce mégalomane qui fit tuer des millions d’européens au seul nom de ses intérêts personnels et qui institua en France un code pénal profondément moraliste, réactionnaire et misogyne ? Il est peut-être des figures historiques plus adaptées aux besoins de la campagne présidentielle à venir, du moins le souhaite-t-on aux français.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="18325" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-18325" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-767x512.jpg 767w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-1536x1025.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-2048x1366.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-1-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="642" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3-1024x642.jpg" alt="" class="wp-image-18324" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3-1024x642.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3-300x188.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3-768x481.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3-1536x962.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/NAPOLEON-SEBASTIEN-TOUBON-3-2048x1283.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><br><br></figcaption></figure>
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</div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>NAPOLEON<br>Textes de HUGO, CHATEAUBRIAND, TOLSTOÏ, JEAN D’ORMESSON<br>Un spectacle conçu et interprété par Maxime d&rsquo;ABOVILLE</em><br><em>Décor : Marguerite DANGUY DES DÉSERTS<br>Lumières : Dorian MJAHED-LUCAS</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À partir du 31 août 2026, tous les lundis à 19h</em></p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre Poche Montparnasse &#8211; 75 boulevard du Montparnasse &#8211; 75006 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
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		<title>Fondation Enki Bilal : l&#8217;encre bleue de nos futurs et le cadeau de la mémoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 18:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Bandes dessinées]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[En donnant naissance au Fonds Enki Bilal dans le Haut-Marais, le créateur de la Trilogie Nikopol ne cherche pas simplement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">En donnant naissance au Fonds Enki Bilal dans le Haut-Marais, le créateur de la <em>Trilogie Nikopol</em> ne cherche pas simplement à conserver son travail. Il nous offre un lieu vivant, poétique et passionné, où la bande dessinée dialogue avec l’avenir.</h3>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le geste généreux d&rsquo;un bâtisseur d&rsquo;imaginaires</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voir un artiste vivant prendre l&rsquo;initiative de créer sa propre structure porte toujours une charge émotionnelle singulière. Loin de toute démarche nombriliste ou d&rsquo;un simple calcul patrimonial, la décision d&rsquo;Enki Bilal s&rsquo;apparente à un magnifique geste de partage envers son public et les générations futures. Depuis plus de cinquante ans, ses pinceaux accompagnent nos lives et nos visions, façonnant des atmosphères aux teintes pigmentaires envoûtantes, des architectures hybrides et des personnages d&rsquo;une humanité poignante. En ouvrant ce lieu de son vivant, l&rsquo;auteur choisit d&rsquo;offrir les clés de son univers intime. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui décide de léguer non pas des archives inertes, mais un foyer de création chaleureux, conçu pour protéger une œuvre monumentale de la dispersion et pour continuer d&rsquo;éveiller les consciences avec la même ferveur qu&rsquo;à ses débuts.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong>Une adresse chargée d&rsquo;histoire au cœur du Marais</strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ancrage géographique de ce projet ne semble pas relever du hasard. C&rsquo;est au numéro 22 de la rue Charlot, dans le troisième arrondissement parisien, que le lieu s&rsquo;installe. Cette rue emblématique du Marais possède une mémoire artistique vibrante, puisqu&rsquo;elle a longtemps abrité la mythique galerie Denise René, figure de proue de l&rsquo;art abstrait et cinétique. Installer le fonds à cette adresse où l&rsquo;avant-garde a écrit ses plus belles pages sonne comme un symbole fort. Derrière une devanture discrète et sobre, l&rsquo;espace entièrement réaménagé accueille les visiteurs dans une atmosphère à la fois intimiste et spectaculaire. La rue Charlot devient ainsi le théâtre d&rsquo;une rencontre naturelle entre la tradition d&rsquo;un quartier passionné d&rsquo;art contemporain et la modernité visionnaire d&rsquo;un maître de l&rsquo;image.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Une maison ouverte pour les créateurs de demain</strong></strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds Enki Bilal a été pensé comme un véritable lieu de vie, d&rsquo;échange et de transmission artistique. L&rsquo;auteur a toujours éprouvé une curiosité insatiable pour les autres disciplines, refusant d&rsquo;enfermer le neuvième art dans une case. L&rsquo;institution lui ressemble : elle accueillera des cartes blanches, des plasticiens, des écrivains et des cinéastes issus de tous les horizons. Ce soutien direct à la création apporte une touche profondément humaine et bienveillante à l&rsquo;initiative. Dans un monde hyperconnecté, l&rsquo;adresse proposera des expositions, des projections et des rencontres chaleureuses où l&rsquo;on viendra toucher du regard la matière des toiles, l&rsquo;odeur de la peinture à l&rsquo;huile et la noblesse du trait sur le papier. C&rsquo;est un refuge créatif façonné pour nourrir l&rsquo;imagination des talents de demain.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>Consacrer la bande dessinée au sommet du patrimoine</strong></strong></strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En érigeant ce sanctuaire dédié à son art, Enki Bilal accomplit également un acte fondateur pour toute la communauté des arts graphiques. Longtemps considérée comme une forme d&rsquo;expression populaire ou secondaire, la narration dessinée trouve ici une consécration éclatante, portée par l&rsquo;un de ses plus illustres ambassadeurs. Ce fonds offre un toit durable à des décennies de création passionnée, garantissant que ces trésors visuels resteront accessibles à tous plutôt que d&rsquo;être éparpillés au fil des enchères. Bilal offre ainsi un cadeau inestimable à ses lecteurs de la première heure comme aux curieux de passage. Il nous invite à poser un regard plein d&rsquo;affection sur le chemin parcouru, tout en gardant les yeux grands ouverts sur les horizons qu&rsquo;il continue de tracer pour nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Fondation Enki Bilal, juillet 2026 &#8211; Science infused copyright</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Exposition inaugurale jusqu&rsquo;au 01/11/2026</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>22 rue Charlot &#8211; 75003 Paris</em></p>



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<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"></figure>



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		<item>
		<title>&#8216;Le Geste et la Matière&#8217; &#8211; Abstractions internationales (1945-1965) au Centre Pompidou de Málaga</title>
		<link>https://citizen4science.org/le-geste-et-la-matiere-abstractions-internationales-1945-1965-au-centre-pompidou-de-malaga/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 19:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1945, le monde se réveillait comme au sortir d’un très long cauchemar qui avait pour noms Stalingrad, Oradour, Auschwitz,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 1945, le monde se réveillait comme au sortir d’un très long cauchemar qui avait pour noms Stalingrad, Oradour, Auschwitz, Hiroshima… La Shoah avait marqué les chairs, elle allait désormais hanter les esprits.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Et s’il fallait, pour le commun des survivants, soigner, réparer, reconstruire, les artistes, eux, héritaient de la terrible nécessité de dire : dire la peur, dire le sang, dire les larmes, dire l’éprouvante paralysie devant le spectacle de ce que les hommes sont capables de commettre sur d’autres hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les peintres, tout de suite, l’abstraction parut de l’ordre de l’évidence : les villes n’étaient plus que ruines, la nature avait été dévastée, l’homme n’avait plus figure d’homme, impossible donc de les représenter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra plus de vingt ans, à la lueur du Pop art et au sein d’une société devenue de consommation, pour que les artistes, à nouveau, songent à «&nbsp;faire ressemblant&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est de cette double décade (1945-1965) que nous parle l’exposition du Centre Pompidou de Málaga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde, en 1945, n’est plus ce qu’il était : la <strong><u>Grenade</u></strong> de Wols, à l’image des oranges de Tintin, est bleue (1946),</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="676" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-676x1024.png" alt="" class="wp-image-18192" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-676x1024.png 676w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-198x300.png 198w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-768x1163.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3-1014x1536.png 1014w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-3.png 1017w" sizes="auto, (max-width: 676px) 100vw, 676px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> son <strong><u>Aile de papillon</u></strong> n’a rien de gracieuse tant elle est sombre (1947) </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-684x1024.png" alt="" class="wp-image-18200" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-684x1024.png 684w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-200x300.png 200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11-768x1150.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-11.png 1014w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">et sa <strong><u>Turquoise</u></strong> (1949) est tout sauf turquoise, précisément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Mathieu, lorsqu’il exécute son <strong><u>Hommage au Maréchal de Turenne</u></strong> (13 janvier 1952) le fait avec une sorte d’ironie cinglante. Sur un fond rouge uniforme, de larges signes menaçants et fougueux composent un message totalement sibyllin, comme s’il était devenu dérisoire d’évoquer un soldat ayant vécu à une époque où la guerre, pour atroce qu’elle pouvait être, n’avait pas des allures de génocide.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="585" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-1024x585.png" alt="" class="wp-image-18193" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-1024x585.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-300x171.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-768x439.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-1536x878.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-4-2048x1171.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, pendant le conflit, lorsqu’il se lançait, clandestinement, dans sa série des <strong><u>46 otages</u></strong> (1942-1945), Jean Fautrier (<strong><u>L’écorché</u></strong>, 1944) recouvrait sa toile d’une épaisse couche de blanc d’Espagne, d’huile et de colle qu’il saupoudrait ensuite de poudre de pastel avant de tracer des signes humains&nbsp;: un visage, une main, un dos. Et cette matière particulière, tout à la fois savoureuse et étrange, sensuelle et repoussante, évoque l’apparence d’un corps nu, comme si l’artiste avait voulu, dans son œuvre, rendre un peu de chair à ceux-là qui se la firent arracher par les bourreaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde n’est plus ce qu’il était. La guerre a privé l’univers de ses couleurs et ils sont nombreux, tels Antonio Saura (<strong><u>Ines</u></strong>, 1957) ou Pierre Soulage (<strong><u>Peinture 195 par 130 cm,</u></strong> 2 juillet 1953) à recouvrir leurs toiles de larges traînées d’un noir aussi sinistre que celui des barreaux d’une prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">François Arnal représente, en mars 1954, un immense <strong><u>Combat de coqs</u></strong>. La toile, certes, est en grande partie abstraite mais l’on distingue bien, de part et d’autre, la silhouette agressive des adversaires séparés par une série d’explosions furieuses comme si l’affrontement animal, celui de simples coqs, avait perdu toute raison et toute mesure. Comme s’il n’était plus possible que de se gausser de cette guerre abominable et la nommer, de façon cynique&nbsp;: combat de coqs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sam Francis, lui, entre 1950 et 1952, peint des toiles blanches mais ce blanc est de partout traversé de zébrures grises et bleutées comme si le blanc, cette valeur absolue, ce symbole archétypal de pureté et de perfection, était devenu impossible désormais à atteindre (<strong><u>Autre blanc</u></strong>, 1952).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes sont également nombreux, à l’exemple de Zao Wou-Ki en 1958, à supprimer toute référence au réel en ne donnant plus de titre à leurs tableaux, comme si les mots, maintenant, ne servaient plus à rien. L’artiste chinois, comme Soulage, choisit comme titres la date d’exécution, Manolo Millares donne un numéro, Simon Hantaï intitule son œuvre <strong><u>Peinture</u></strong>&nbsp;: tout est dit, le sujet, c’est la peinture, c’est le moment, c’est l’instant, et plus du tout quelque référence à un modèle, quelque chose de dicible.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-1024x678.png" alt="" class="wp-image-18191" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-1024x678.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-300x199.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-768x509.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-1536x1017.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-2-2048x1356.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, Zao Wou-Ki ne renie pas son héritage culturels et ses grands paysages mentaux torturés conservent des traces de signes calligraphiques (<strong><u>05-05-64,</u></strong> 1964). D’autres disciplines également sont convoquées : la musique chez Toshimitsu Imaie (<strong><u>Solitude sonore</u></strong>, 1956),</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-1024x681.png" alt="" class="wp-image-18198" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-1024x681.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-300x200.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-768x511.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-1536x1022.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-2048x1363.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-9-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> la sculpture chez Kev Sato (<strong><u>Soleil axial,</u></strong> 1959_1960) lorsqu’il accumule des couches picturales qu’il laisse ensuite sécher durant des jours avant de les augmenter encore, </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1024x682.png" alt="" class="wp-image-18199" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1024x682.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-300x200.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-768x511.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1536x1023.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-2048x1364.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-1200x800.png 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-10-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">ou bien la danse chez Kazuo Shigara (<strong><u>Planète nature</u></strong>, 1960, <em>photo en-tête</em>) lorsque, suspendue en l’air, il macule sa toile de peinture rouge avec les pieds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une manière générale, le geste est majeur&nbsp;: il est indispensable pour l’artiste de s’engager, et,&nbsp;pour ce faire, il est nécessaire d’engager le corps tout entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le hongrois Simon Hantaï pose une matière picturale qu’il racle ensuite au moyen d’un objet métallique comme s’il s’agissait de pénétrer sous la surface, de fracturer les apparences, de gratter jusqu’à l’os, jusqu’à la blessure initiale. Le canarien Manolo Millares lacère sa toile, la recoud puis la recouvre de peinture&nbsp;: l’idée est, au fond, semblable, elle consiste à exercer un geste violent et ultime qui fasse écho à la violence que nous infligea l’Histoire. Et son <strong><u>Tableau 120</u></strong> (1960) donne à voir une sorte de Christ en croix fait de blessures et de déchirements, comme si le Christ de ces temps modernes n’avait plus ni visage ni foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Judith Reigl, dans son <strong><u>Centre de dominance</u></strong> (1958), elle a projeté sr sa toile un épais tourbillon de peinture noire qu’elle a ensuite étiré de manière centripète à l’aide d’une lame courbe créant ainsi une façon de configuration cosmique autour d’un centre qui n’existe pas. Et elle laisse ainsi, dernière toile dans la dernière pièce, le spectateur sur cette interrogation : certes la Terre continue de tourner en 1945 mais autour de quoi ? Autour de qui et pourquoi ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-1024x685.png" alt="" class="wp-image-18197" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-1024x685.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-300x201.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-768x514.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-1536x1027.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-2048x1370.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/07/image-8-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Alain Girodet, Grand Palais, Juin 2026 &#8211; Tous droits réservés</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><br>Exposition jusqu&rsquo;au 7 septembre 2026- Centre Pompidou Málaga, Málaga &#8211; Passage Doctor Carrillo Casaux<br>29016 Port de Málaga, Espagne</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo d&rsquo;en-tête : detail de Citizen Konseimao (Planète Nature) de Kazuo Shiraga, 1960</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Photos de l&rsquo;exposition : @Alain Girodet avril 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Chronique bostonienne 2/x : Boston Duck Tours et son grand splash dans le Charles River</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 10:18:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a des activités touristiques qu&#8217;on regarde faire pendant des semaines avant de se décider. Les canards verts et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Il y a des activités touristiques qu&rsquo;on regarde faire pendant des semaines avant de se décider. Les canards verts et rouges qui traversent Boston en klaxonnant font partie du paysage depuis le premier jour de résidence, impossibles à manquer, impossibles à ignorer. Le ticket coûte une quarantaine de dollars, l&rsquo;expérience dure quatre-vingt minutes, et la question finit par s&rsquo;imposer d&rsquo;elle-même : mais qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est exactement, ces engins ?</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La réponse tient en un acronyme militaire. Le DUKW, que les soldats américains ont très vite surnommé « Duck », est un véhicule amphibie conçu en 1942 par General Motors pour l&rsquo;armée américaine, capable de rouler sur terre et de naviguer sur l&rsquo;eau. Plus de vingt et un mille unités furent produites pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce sont ces mêmes véhicules, ou leurs répliques fidèles, qui ont débarqué des troupes sur les plages de Normandie le 6 juin 1944 et franchi les cours d&rsquo;eau dans la progression vers Berlin. Le canard que l&rsquo;on escalade au départ du Musée des Sciences de Boston est donc, dans son principe au moins, un frère de Débarquement. De quoi regarder différemment ces carrosseries vertes peintes en couleurs vives et affublées de noms de baptême fantaisistes.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">À bord, le <em>ConDUCKtor </em>règne. C&rsquo;est ainsi que Boston Duck Tours désigne ses guides, chauffeurs et animateurs, dans cette logique de jeux de mots canards dont la compagnie ne se lasse pas. Le guide qui officie aujourd&rsquo;hui, micro-casque en bandoulière a une verve intarissable, distribuant des quacks à la cantonade. L&rsquo;humour est américain, l&rsquo;énergie est totale, et l&rsquo;on comprend vite que chaque ConDUCKtor met sa propre patte dans le spectacle. C&rsquo;est à la fois un cours d&rsquo;histoire de Boston, un <em>stand-up comedy</em> et une visite guidée classique, le tout mélangé dans un véhicule militaire reconverti.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">La partie terrestre traverse les quartiers historiques, pour notre part au départ du <em>Prudential Center</em>, puis <em>Beacon Hill</em>, le <em>Boston Commo</em>n, <em>Faneuil Hall,</em> le <em>North End</em>, toute la géographie narrative de la ville que Boston aime raconter sur elle-même.<br>Puis vient le moment phare annoncé depuis le départ : le grand splash ! Le canard accélère, descend une rampe de béton encadrée de rochers, et s&rsquo;enfonce dans le Charles River dans un bouillonnement d&rsquo;écume blanche. Le passage de la roue à l&rsquo;hélice est imperceptible, et soudain l&rsquo;on flotte, et la pétillante Boston change de visage et de rythme.</p>



<figure class="wp-block-video"><video height="850" style="aspect-ratio: 478 / 850;" width="478" controls src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Video-2026-06-06-at-11.45.48.mp4"></video></figure>



<p class="wp-block-paragraph">À un moment, une passagère volontaire se retrouve aux commandes du véhicule sur le fleuve, l&rsquo;émotion est palpable </p>



<figure class="wp-block-video"><video height="850" style="aspect-ratio: 478 / 850;" width="478" controls src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Video-2026-06-06-at-11.45.49.mp4"></video></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le niveau de l&rsquo;eau, la ville se révèle autrement. Le skyline de <em>Back Bay</em> se déploie dans la lumière de fin d&rsquo;après-midi, la tour<em> John Hancock</em> et ses parois de verre bleu reflétant le ciel, les immeubles de brique rouge de Cambridge sur la rive opposée, les arbres du <em>riverbank</em> dans leur vert de début juin. Sur le <em>Charles River</em>, une flottille de petits voiliers à voiles rouge vif manoeuvre en formation, leurs coques rasant la surface dans la brise légère. Des kayakistes longent la rive de <em>Cambridge</em>. Un couple rame en tandem. C&rsquo;est une scène de vie ordinaire et lumineuse, celle d&rsquo;une ville qui vit avec son fleuve.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="641" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2-641x1024.png" alt="" class="wp-image-18131" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2-641x1024.png 641w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2-188x300.png 188w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2-768x1227.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2-961x1536.png 961w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2-1281x2048.png 1281w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/06/image-2.png 1294w" sizes="auto, (max-width: 641px) 100vw, 641px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Boston Duck Tours</em>, c&rsquo;est sans doute le genre d&rsquo;attraction qu&rsquo;on classerait spontanément dans la catégorie tourisme familial un peu kitsch, et on n&rsquo;aurait pas tout à fait tort. Mais c&rsquo;est aussi, vu depuis l&rsquo;eau, une très belle façon de comprendre pourquoi Boston est une ville étonnante qui tient debout les pieds dans l&rsquo;eau depuis 1630.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photos et vidéos : Lou Serena, juin 2026, tous droits réservés</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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</div>



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</div>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>&#8216;Lettres de Madame de Sévigné &#8211; Féministe baroque&#8217; au théâtre Poche Montparnasse</title>
		<link>https://citizen4science.org/lettres-de-madame-de-sevigne-feministe-baroque-au-theatre-poche-montparnasse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 22:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Marquise]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">C’est à l’occasion du 400<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Marquise de Sévigné, que Sébastien Lapaque a conçu de rassembler quelques-unes des célèbres lettres de la Marquise afin d’en composer un spectacle. Ainsi, tandis que la toujours charmante Béatrice Agenin est chargée de lire les dites lettres, lui-même, Sébastien Lapaque, aimable amphitryon aux faux airs de Michel Fau, nous explique et nous détaille le contexte culturel du grand siècle, le XVIIe.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La Marquise de Sévigné, on le sait, n’avait, à l’origine aucune volonté littéraire et aucun désir de publication. Comme elle était séparée de sa fille, à cause du mariage de cette dernière avec le Comte de Grignan, originaire de la Drôme provençale, elle se résolut à lui écrire tous les jours pour maintenir entre elles le lien affectueux. Étant donné que la Marquise de Sévigné fréquentait plus ou moins la Cour de Versailles ainsi que bon nombre d’artistes et d’intellectuels de son époque, l’ensemble des missives, réunies par la suite, constitue une sorte de journal quotidien des nouvelles de la famille royale et de la société parisienne.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Certes, la prose est agréable et bien tournée. Certes, certaines anecdotes sont amusantes, et l’on sourit de cette jeune femme qui vendit sa liberté et sa virginité pour devenir Duchesse et bénéficier ainsi du privilège de s’asseoir sur un tabouret en présence de la famille royale alors que tout le monde devait rester debout. Ou encore de cette autre Marquise prête à sacrifier sa pudeur pour être jetée nue en pleine mer, remède considéré, à l’époque, comme tout à fait salutaire contre les attaques de la rage. Certes, la bonne Marquise nous distraie à citer Descartes, détester Racine et écouter Bourdaloue, mais il est néanmoins difficile, comme le voudrait Sébastien Laplaque, d’en faire une égérie avant l’heure du féminisme, une sorte de chantre de l’égalité républicaine, une ancêtre des modernes influenceuses du Web et de considérer sa correspondance comme l’Instagram du grand siècle.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle que soit la bonne volonté de Béatrice Agenin et de Sébastien Laplaque, la Marquise de Sévigné continue à n’être que naphtaline et vieilles dentelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lettres choisies et commentées par Sébastien Lapaque<br>Lecture des lettres par Béatrice Agenin<br>Lumière : Yves Angelo</em></p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Théâtre Poche Montparnasse &#8211; 75 boulevard du Montparnasse &#8211; 75006 Paris</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>&#8216;Enquête de famille&#8217; (l&#8217;affaire Paul Chardin) d&#8217;après Jacques Attali, au théâtre de la Reine Blanche</title>
		<link>https://citizen4science.org/enquete-de-famille-laffaire-paul-chardin-dapres-jacques-attali-au-theatre-de-la-reine-blanche/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/enquete-de-famille-laffaire-paul-chardin-dapres-jacques-attali-au-theatre-de-la-reine-blanche/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 18:27:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Sophie est une jeune sculptrice qui, dans son atelier de Grignan, érige de bien énigmatiques statues faites de soie blanche]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Sophie est une jeune sculptrice qui, dans son atelier de Grignan, érige de bien énigmatiques statues faites de soie blanche sur une structure métallique : l’évanescence délicate du tissu masquant la rigidité amère de l’acier. Sophie, en outre, maintient vivante la mémoire familiale d’un grand-père, Paul Chardin, qui fut, dans les années quarante un violoniste virtuose, célébré sur toutes les scènes françaises.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce soir-là, à Grignan, l’orage menace et le tonnerre retentit de plus en plus violemment, lorsque Sophie reçoit la visite inattendue de Pierre-Abdul Khalzidi, un étrange journaliste qui se dit envoyé par le New-York Times. L’homme parle français parfaitement et sans une once d’accent, mais il faut dire qu’il est né d’une mère française et d’un père palestinien, ce qui le place à cheval entre plusieurs cultures différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre-Abdul est venu pour enquêter sur Paul Chardin, non pas le musicien, que tout le monde connaît à travers ses enregistrements, mais l’homme, qui est demeuré plus secret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, Sophie et Pierre-Abdul vont se livrer à une sorte de duel à fleurets mouchetés, s’opposant très nettement sur les raisons et les buts de l’enquête : faut-il fouiller le passé à tout prix, comme le font si souvent les américains, ou le taire, comme le font trop souvent les français ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis ils vont s’associer, s’entraider, travailler à chercher la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Chardin, aux côtés de son ami et mentor Cortot, participa-t-il activement à « l’épuration de la musique » pendant les années de l’occupation ? Procéda-t-il réellement à la mise à l’index, l’arrestation et la déportation de musiciens juifs français ? Et, dans sa propre famille, fut-il l’instigateur de l’arrestation de son demi-frère, François, tout à la fois communiste et résistant, et à la déportation de sa belle sœur, juive, et de ses neveux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la minutieuse et palpitante enquête, les fantômes de la famille vont être convoqués, soit sous la forme incarnée de deux comédiens qui campent le père et le grand-père de Sophie, soit sous la forme fantasmatique de projections vidéos. C’est un peu comme si les sculptures de soie de Sophie prenaient ainsi formes humaines, celles des personnages du passé familial, et que la légèreté de la soie peu à peu se densifie de la pesanteur de la grande Histoire et des petites histoires emmêlées. Sophie créait des poupées désincarnées, Paul-Abdul va lui apporter de la matière charnelle pour que les fantômes puissent s’emparer de l’espace, le traverser, et, enfin, disparaître à jamais. On assiste ainsi à une sorte de séance analytique en œuvre ou à un exorcisme laïque dont la morale serait : il faut revisiter le passé pour permettre au présent d’exister totalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout dans ce spectacle est une profondeur émouvante : depuis le jeu des comédiens, tous remarquables, les apparitions fantomatiques très bien réalisées, la mise en scène brillante et jusqu’à la bande son frémissante d’émotion signée Mme Miniature.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">↘ Production : Reine Blanche Productions<br>TEXTE=Élisabeth Bouchaud, adaptation du roman <em>Le livre de raison</em> de Jacques Attali (Ed. Fayard)<br>MISE EN SCÈNE=Élisabeth Bouchaud + Benoît Di Marco<br>JEU=Adrien Madinier + Matila Malliarakis + Isis Ravel + Nicolas Vial<br>AVEC LA PARTICIPATION DE=Élisabeth Bouchaud + Benoît Di Marco + Hervé Dubourjal + Clémentine Lebocey<br>SCÉNOGRAPHIE=Luca Antonucci<br>CRÉATION LUMIÈRES=Philippe Sazerat<br>CRÉATION VIDÉO=Thomas Bouvet<br>CRÉATION SON=Mme Miniature + Tom Beauseigneur<br>COSTUMES=Thelma Di Marco Bourgeon + Élise Massih Mevel</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Du 16 avril au 17 mai 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre de la Reine Blanche,2 bis Pass. Ruelle- 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique bostonienne 1/x : Brooklyn Bridge Park, New York</title>
		<link>https://citizen4science.org/chronique-bostonienne-1-x-brooklyn-bridge-park-new-york/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:05:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a des samedis où Boston vous rend service en étant à quelques heures de bus de New York.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Il y a des samedis où Boston vous rend service en étant à quelques heures de bus de New York. C&rsquo;est l&rsquo;une des beautés discrètes d&rsquo;ue résience longue sur la côte Est : la ville de Harvard et du MIT est aussi, géographiquement, une base arrière idéale pour des escapades dans la cité qui ne dort jamais. FlixBus, Peter Pan, Greyhound, la concurrence est féroce sur ce corridor Nord-Est, et les billets partent parfois à quinze dollars si l&rsquo;on s&rsquo;y prend à l&rsquo;avance, rarement plus de quarante dollars en temps normal. South Station le matin, Port Authority Bus Terminal en fin d&rsquo;après-midi : le trajet dure environ quatre heures selon la grâce des dieux de l&rsquo;I-95 et de ses bouchons du Connecticut. Les sièges sont inclinables, le WiFi tient à peu près, les prises fonctionnent. On dort, on lit, on regarde défiler le New England par la vitre embuée. C&rsquo;est un <em>deal</em> honnête.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce samedi soir 19 avril, New York était couverte. Pas  de pluie, mais une petite brume laiteuse, typique du printemps new-yorkais, qui enrobe les sommets des gratte-ciels et transforment Manhattan en décor de film noir. La température était presque clémente et le vent portait l&rsquo;humidité de l&rsquo;East River jusque dans les rues. Une météo qui aurait pu décourager dans l&rsquo;attente de l&rsquo;explosion du printemps, mais qui, à la tombée de la nuit, s&rsquo;est révélée être le meilleur filtre possible pour ce qu&rsquo;il y avait à voir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix s&rsquo;est porté sur Brooklyn. Brooklyn Bridge Park, ce long ruban de verdure qui longe l&rsquo;East River depuis le pied du pont jusqu&rsquo;à Atlantic Avenue, est l&rsquo;un de ces endroits que New York offre à ceux qui savent s&rsquo;éloigner un peu de l&rsquo;agitation de Manhattan. En avril, les arbres y sont dans leur premier vert, ce vert presque irréel du début du printemps, trop vif, trop tendre, qui jure magnifiquement avec le gris-noir du ciel et l&rsquo;acier du pont au-dessus.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="568" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-29-568x1024.png" alt="" class="wp-image-17996" style="width:508px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-29-568x1024.png 568w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-29-166x300.png 166w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-29-768x1385.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png 812w" sizes="auto, (max-width: 568px) 100vw, 568px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le Brooklyn Bridge n&rsquo;est pas seulement une icône photographique ou une carte postale pour touristes, c&rsquo;est un monument d&rsquo;ingénierie qui a changé la géographie mentale de toute une métropole. Inauguré en 1883 après quatorze ans de chantier colossal, il était alors le plus long pont suspendu du monde, avec ses 486 mètres de travée centrale. Son concepteur, John Roebling, mourut d&rsquo;un accident sur le chantier avant même le début de la construction ; son fils Washington prit la relève, fut paralysé par la maladie des caissons, et c&rsquo;est son épouse Emily Warren Roebling qui, pendant des années, assura la supervision quotidienne des travaux. Ce pont est une histoire de famille, de deuil, d&rsquo;obsession et de triomphe. Il relie Brooklyn à Manhattan, mais il a aussi, symboliquement, relié deux rives d&rsquo;une même ambition, celle de faire de New York une ville au-delà des fleuves, une ville-continent.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30-576x1024.png" alt="" class="wp-image-17998" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30-576x1024.png 576w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30-169x300.png 169w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30-768x1366.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30-864x1536.png 864w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png 899w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Vue d&rsquo;en dessous, de nuit,  la structure est proprement vertigineuse. Les câbles rayonnent depuis les tours en granit comme des toiles d&rsquo;araignée géantes tendues dans le noir, ponctués de petits points lumineux qui se perdent dans le brouillard. La tour côté Brooklyn se découpe en silhouette massive contre un ciel couleur anthracite. L&rsquo;objectif s&rsquo;est levé plusieurs fois, cherchant l&rsquo;angle, la lumière, l&rsquo;équilibre entre l&rsquo;architecture brutale du pont et la douceur printanière des arbres en fleurs au premier plan. Il y avait quelque chose d&rsquo;insolite et de beau dans ce contraste, la violence tranquille du métal et de la pierre adoucie par des branches chargées de blanc et de vert tendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l&rsquo;East River, des bateaux passaient. Un remorqueur d&rsquo;abord, illuminé de bleu électrique, dont les lumières se réfléchissaient sur l&rsquo;eau noire en traînées tremblantes, une tache de couleur surnaturelle dans toute cette obscurité. Puis un autre, plus petit, filant vers le nord en laissant une écume phosphorescente. Sur l&rsquo;autre rive, Manhattan scintillait à travers la brume, le One World Trade Center dissous dans les nuages bas, les immeubles du Financial District réduits à des halos orangés et blancs. La ville fantôme. La ville rêvée. Il y a des soirs où New York ressemble moins à une ville qu&rsquo;à une idée de ville, une promesse lumineuse au fond d&rsquo;un brouillard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques mètres du pont, logé dans un cube de panneaux acryliques transparents impressionnant signé l&rsquo;incroyable Jean Nouvel (cororico !), le<em> Jane&rsquo;s Carousel</em> tourne, lumineux de mille feux. Construit en 1922 par la Philadelphia Toboggan Company, avec ses 48 chevaux en bois sculpté à la main, ce manège a une vie romanesque à lui seul : racheté à la vente aux enchères en 1984 par Jane et David Walentas alors qu&rsquo;il était en piteux état, il a été restauré pendant vingt-sept ans, cheval par cheval, couche de peinture par couche de peinture. C&rsquo;est Jane Walentas elle-même, artiste de formation, qui a gratté à la main les dizaines d&rsquo;années de peinture accumulées pour retrouver les couleurs et les sculptures d&rsquo;origine. Une fois la restauration achevée, le couple a souhaité offrir le carrousel à la ville, et c&rsquo;est Jane qui a personnellement commandé à l&rsquo;architecte français Jean Nouvel, Prix Pritzker, Nobel de l&rsquo;architecture pour concevoir le pavillon de verre destiné à l&rsquo;abriter. Le résultat est un dialogue inattendu entre deux époques : d&rsquo;un côté les ors et les ornements d&rsquo;un manège des années vingt, de l&rsquo;autre une enveloppe contemporaine, transparente, qui s&rsquo;efface pour laisser toute la lumière au carrousel. La nuit, le pavillon se transforme en lanterne magique visible de loin : toutes les heures, les ombres des chevaux dansent sur les façades. Par temps de brume, depuis le bord de l&rsquo;East River, l&rsquo;effet est proprement irréel.</p>



<figure class="wp-block-video"><video height="850" style="aspect-ratio: 478 / 850;" width="478" controls src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/brooklyn-bridge-remorqueur-carousel.mp4"></video></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y avait ce couple sur un banc. On ne sait pas ce qui se disait entre eux. On ne sait pas depuis combien de temps ils étaient là, immobiles dans le froid humide de cette soirée d&rsquo;avril, indifférents aux passants, au vent, aux bruits du pont au-dessus. Elle était penchée vers lui. Il avait posé son sac à ses pieds, et se tenait, agenouillé devant elle. Ils ne regardaient rien d&rsquo;autre qu&rsquo;eux-mêmes. Il y a des images qu&rsquo;on ne compose pas vraiment, qu&rsquo;on attrape juste avant qu&rsquo;elles disparaissent. Qu&rsquo;est-ce qui se passe sur un banc du Brooklyn Bridge Park, un samedi soir un peu brumeux d&rsquo; avril, avec Manhattan pour décor ? On ne le sait jamais vraiment. Mais on imagine. On imagine forcément ici, que le jeune <em>pops the question: a proposal</em> moment qui transforme notre pont passif en <em>Romantic Brooklyn</em> <em>Bridge</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-26.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="584" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-26-584x1024.png" alt="" class="wp-image-17993" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-26-584x1024.png 584w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-26-171x300.png 171w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-26-768x1346.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-26.png 831w" sizes="auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photos et vidéos : Lou Serena, avril 2026, tous droits réservés</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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		<title>&#8216;Antigone&#8217; de Jean Anouilh, au théâtre Poche Montparnasse</title>
		<link>https://citizen4science.org/antigone-de-jean-anouilh-au-theatre-poche-montparnasse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 09:27:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[L’histoire se déroule en Grèce, à Thèbes, dans la plus lointaine antiquité, mais son thème est devenu universel, tout particulièrement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">L’histoire se déroule en Grèce, à Thèbes, dans la plus lointaine antiquité, mais son thème est devenu universel, tout particulièrement grâce à l’adaptation que réalisa Jean Anouilh en 1944 : le roi de Thèbes, Créon, a ordonné que le cadavre de son neveu, Polynice, accusé de trahison, ne soit pas enterré. Seule sa nièce, Antigone, va braver l’interdit et tenter de donner une sépulture à son frère, au nom du respect dû aux morts et pour le repos de son âme.</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Telles sont donc les données de la tragédie : le pouvoir impose au peuple des lois ou des décrets, au nom d’une certaine rigueur morale ou d’une certaine nécessité politique, mais certains, parfois, parmi les plus chétifs, parmi les plus humbles, refusent d’appliquer ces lois ou ces décrets. Les valeurs humaines s’opposent aux diktats institutionnels, l’âme s’oppose au pouvoir, l’humanité à l’ordre.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">On imagine sans mal la résonance que dût avoir la pièce d’Anouilh dans la France de 1944. L’œuvre est créée au Théâtre de l’Atelier, le 4 février 1944, dans un pays occupé depuis quatre années. La guerre prive Paris d’électricité, et, il a beau faire très froid cet hiver-là, le toit du théâtre est percé afin de pouvoir jouer à la lumière du jour. On raconte que Suzanne Flon, qui tenait le rôle d’Ismène, était obligée de porter un pantalon de ski sous sa robe de soirée pour résister au froid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte de l’occupation, l’appel à la désobéissance civile que professait Anouilh devait sonner comme un vrai coup de tonnerre. Difficile, pour les spectateurs, de ne pas songer à la situation politique du pays, devant ce récit édifiant d’une femme seule qui résiste aux ordres d’un Roi et à la passivité d’un pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, Antigone est une héroïne qui parle à tous, dans toutes les situations où des minorités opprimées tentent de faire entendre leur voix face aux mesures imposées par les puissants. Les Antigone, aujourd’hui, portent un gilet jaune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, au Poche Montparnasse, Didier Long propose une mise en scène épurée à l’extrême. Les six comédiens présents en permanence sur la scène, soit « éteints » assis, en fond de scène, sur des cubes inégaux, soit « éveillés » à l’avant-scène, tiennent tous les rôles et se répartissent également celui du chœur antique, et, en plus, ils assurent la bande-son faite de mélopées, de chants traditionnels et de percussions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Hermine Granville, dans le rôle d’Antigone, manque quelque peu de présence tragique, en revanche Eric Laugérias campe un Créon impressionnant, et, dans l’ensemble, ce spectacle est crédible et émouvant.</p>



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<p class="wp-block-paragraph" id="lightbox-spectacle-auteurs"><em>Photos : Sébastien Toubon, Copyright</em></p>



<p class="wp-block-paragraph" id="lightbox-spectacle-acteurs">De Jean ANOUILH</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise en scène Didier LONG</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Éric LAUGÉRIAS</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hermine GRANVILLE</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cassandre de KERRAOUL</p>



<p class="wp-block-paragraph">Valérie VOGT ou Séverine VINCENT</p>



<p class="wp-block-paragraph">Robin HAIRABIAN</p>



<p class="wp-block-paragraph">Antony COCHIN ou Didier LONG</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;au 12 juillet 2026, du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 17h</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Théâtre Poche Montparnasse &#8211; 75 boulevard du Montparnasse &#8211; 75006 Paris</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>&#8216;Frontière », exposition à la Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie</title>
		<link>https://citizen4science.org/frontiere-exposition-a-la-cite-des-sciences-et-de-lindustrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 20:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cité des Sciences et de l'Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Géographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Rien peut-être ne paraît plus évident à définir et à concevoir que l’idée de la frontière et combien de millions]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Rien peut-être ne paraît plus évident à définir et à concevoir que l’idée de la frontière et combien de millions d’hommes, malheureux naïfs, depuis tant de siècles, sont morts d’avoir voulu croire que tout, à tout jamais, de façon nette et claire, les différenciait des habitants du pays voisin ?</p><div id="citiz-1570584348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Pourtant, avec son habituel savoir faire technique et pédagogique, la Cité des Sciences de La Villette s’empare du thème de la frontière pour remettre en question nos idées reçues et questionner nos évidences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas, nous apprend-on de véritable différence entre « frontière naturelle » et « frontière artificielle ». En fait, en réalité, toutes les frontières sont toujours artificielles. La notion-même de frontière est de création très récente, et les langues nous montrent à quel point elle peut renvoyer à des idées très différentes : le mot français « frontière » insiste sur l’idée de confrontation, tandis que le mot italien « confine » renvoie, lui, à l’idée d’un partage. En anglais, « <em>border</em> » signifie la relation tandis que « <em>bordering</em> » signifie, lui, la mise à distance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on les croit «&nbsp;naturelles&nbsp;», les frontières ne se devinent guère, voire pas du tout. C’est ce qui apparaît nettement sur les photos de Valerio Vincenzo (frontières entre la Pologne ou la Lituanie ou entre l’Allemagne et le Danemark).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs certains pays peinent à connaître réellement la frontière avec leur voisin immédiat ( ainsi la frontière guyanaise et brésilienne, totalement imperceptible au milieu de la jungle amazonienne).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, même lorsqu’elle a disparu, la frontière marque longtemps les esprits humains&nbsp;: elle subsiste dans les mémoires des hommes, bien longtemps après leur effacement sur les cartes. Ainsi, le fantôme de la frontière de la guerre froide qui se retrouve sur la carte des élections fédérales de 2025 (la différence de vote est très nette entre les pays de l’ex RFA et ceux de l’ex RDA&nbsp;: on est d’un même pays, à présent, mais l’on continue à penser différemment, très à gauche ou très à droite) Ou bien encore l’absence de relation cordiale entre les villes d’Aisleben (autrefois en Allemagne de l’ouest) et celle de Gompertshausen (autrefois en Allemagne de l’est).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-1024x778.jpg" alt="" class="wp-image-17939" style="aspect-ratio:1.3162309898793094;width:510px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-1024x778.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-300x228.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-768x584.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-1536x1168.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-2048x1557.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, certaines frontières peuvent paraître totalement invisibles et néanmoins conserver une présence forte. C’est le cas du cyberespace. Rien ne se voit à l’extérieur et pourtant le chemin est balisé et bien concret (câbles sous-marins ou terrestres, satellites) et il exige des accords réciproques des autorités limitrophes. Les frontières sont invisibles mais bien réelles&nbsp;:&nbsp; en Ukraine, durant une partie de la guerre, la circulation d’information a pu être interrompue par les interventions russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, les incidences de cette frontière du cyberespace sont bien plus évidentes que celles de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le fameux mur&nbsp; de Monsieur Trump&nbsp;: 3200 kilomètres de béton réputés inviolables, mais qui, en fait, laissent passer 250 millions de personne par an par 42 points officiels. Un comble&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines frontières, de par leur complexité, autorisent des régimes d’application discutables, c’est le cas des frontières maritimes, régies par trois lignes successives&nbsp;: ligne de côte, mer territoriale et zone économique exclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines autres frontières étaient laissées plus ou moins sans surveillance, jusqu’à un incident particulier. Pendant longtemps, entre l’Algérie et le Niger, il n’y avait que le Sahara, sans que personne ne s’en soucie, jusqu’à la découverte d’un filon aurifère. Les autorités algériennes décidèrent, à grands coups de pelleteuses, l’édification de murs de sable, afin d’interdire aux orpailleurs de venir piller ce qu’elles considèrent comme leur bien. Ces murs de sable sont devenus, avec quelques camps militaires de temps en temps, la trace perceptible de la frontière, dorénavant fixée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, la frontière souvent n’a guère d’importance jusqu’à quelque difficulté politique. Ainsi celle qui sépare le Venezuela&nbsp; de la Colombie, et qui, depuis la crise économique et sociale du Venezuela, entre 2016 et 2026, a vu passer 8 millions de personnes ou celle entre la République Centre Africaine et le Cameroun. Dans ces cas, comme le souligne Fernando Garlin Politis, observateur en Colombie, la frontière devient le «&nbsp;théâtre d’une violence banalisée&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas, plus proche de nous, aux frontières de l’Europe, et une section de l’exposition présente, sous forme de colonne défilante, une édifiante et tragique liste des 70 000 morts à la frontière de l’Europe depuis 1993. On éprouve toujours en Europe une immense difficulté à distinguer entre immigrés (qui auraient, pense-t-on ordinairement, des raisons majeures de vouloir quitter leur pays d’origine) et migrants (qui ne le feraient, pense-t-on encore, que pour leur confort personnel). Les circonstances d’accueil sont souvent des plus dramatiques et beaucoup trouvent la mort. En fait, comme l’illustre une représentation de l’architecte Theo Deutinger datant de 2006, un monde riche inquiet «&nbsp;s’enferme&nbsp;» derrière ses frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut arriver, cependant, que la folie des hommes débouche sur un bienfait pour la terre. On en trouve un exemple en Asie. La frontière entre les deux Corées négocie une zone démilitarisée nommée DMZ de 4 kilomètres de large, zone qui n’a aucune raison d’exister puisque les deux pays sont officiellement toujours en guerre, aucun traité de paix n’ayant suivi l’Armistice de 1953, et zone dans laquelle, en théorie, nul n’ a le droit de pénétrer. Dans les faits, comme a pu l’observer, sur place, Valérie Gelézeau, cette zone contient encore des lieux mémoriels ou d’observatoire. On y va, on s’y promène, on y prie, on y vit, et puis, peut-être surtout, cette zone est devenue l’une des plus grandes réserves naturelles d’oiseaux rares. La guerre absurde et la frontière la plus inique offrent une paix inattendue dans des conditions quasi surréalistes auxquelles nul n’aurait pu croire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-17942" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition riche et forte ne se prive pas d’un certain humour. On y découvre ainsi le Bir Tawil, ce pays perdu dont personne ne veut, les îles Diomède, l’une américaine et l’autre russe, séparées par un bras de mer de 4 kilomètres mais de part et d’autre du fuseau horaire de changement de jour, si bien qu’une des îles est toujours située un jour avant l’autre, sa jumelle pourtant, </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-17940" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">et puis l’île des Faisans, qui n’est habitée par personne et qui n’est française que six mois dans l’année pour redevenir espagnole les six autres mois.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-17941" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Cité des Sciences sait, comme toujours, nous enseigner tout en nous distrayant&nbsp;: un bien agréable souci.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><br>Exposition jusqu&rsquo;au 2 janvier 2025 &#8211; Cité des Sciences et de l&rsquo;Industrie &#8211; Parc de la Villette, Paris</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : site internet de la Cité des Sciences</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Photos de l&rsquo;exposition : @Alain Girodet avril 2026</p>



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