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	<title>Industrie alimentaire Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Industrie alimentaire Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Pourquoi les œufs sont blancs aux États-Unis ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 09:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
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		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[Aux États-Unis, les œufs blancs immaculés dominent les rayons. Cette blancheur n’est pas un hasard ni un coup de Javel]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Aux États-Unis, les œufs blancs immaculés dominent les rayons. Cette blancheur n’est pas un hasard ni un coup de Javel présidentiel, mais le fruit d’une combinaison gagnante entre génétique aviaire et réglementation industrielle.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">La couleur de la coquille : une affaire de race de poule</h2>



<p>La coquille d’un œuf est blanche par défaut. Chez certaines races, un pigment brun (protoporphyrine IX) est déposé en fin de formation dans l’oviducte, donnant la teinte beige ou brune classique. Les poules <em>White Leghorn</em>, petites, économes en nourriture et hyper-productives (souvent plus de 300 œufs par an), pondent exclusivement des œufs blancs. Aux États-Unis, elles représentent la très grande majorité des pondeuses industrielles. Leur rendement supérieur réduit les coûts de production de 5 à 10 % par rapport aux races brunes plus gourmandes. L’American Egg Board et les grands producteurs ont donc massivement misé sur cette race depuis les années 1950-1960. Pas de complot ni de blanchiment artificiel : juste une optimisation économique implacable. Et non, Donald Trump n’a jamais suggéré de plonger les œufs dans de la Javel pour les rendre « encore plus blancs et très propres » – même si, connaissant sa créativité en 2020 pour éliminer le Covid, on aurait pu craindre le pire.</p><div id="citiz-1778346573" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le lavage obligatoire comme secret du blanc comme neige</h2>



<p>Aux USA, la réglementation fédérale (USDA) impose un lavage systématique des œufs commerciaux à l’eau chaude savonneuse et désinfectante. Ce bain enlève fientes, bactéries (salmonelle en tête) et surtout la cuticule naturelle, cette fine couche cireuse qui protège la coquille poreuse. Sans cuticule, la surface devient plus lisse, plus uniforme et surtout plus blanche, car les micro-impuretés et variations naturelles disparaissent. Pour compenser cette perte de barrière protectrice, les œufs sont immédiatement réfrigérés – une obligation légale qui explique pourquoi on les trouve au rayon frais et non en rayon sec comme en Europe. Ce lavage industriel amplifie donc la blancheur déjà naturelle des œufs de Leghorn. Résultat : un aspect « neige fraîche » qui plaît aux consommateurs américains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perception culturelle et mythes tenaces</h2>



<p>Aux États-Unis, la préférence pour les œufs blancs reste très marquée, même si les mentalités évoluent lentement. Des enquêtes récentes de l’<em>American Egg Board</em> et des études de marché indépendantes (comme celles publiées par le Packaged Facts ou Nielsen) montrent que la majorité des consommateurs associent encore la coquille blanche à la propreté, à l’hygiène et à une apparence plus « premium » ou uniforme. Cette perception ancrée depuis le milieu du XXe siècle a longtemps favorisé les œufs blancs dans les grandes surfaces. Cependant, avec la montée des préoccupations pour le bien-être animal, l’agriculture biologique et le « local », les œufs bruns gagnent du terrain, surtout dans les circuits bio, fermiers ou sur les marchés locaux. Les consommateurs plus jeunes ou urbains (notamment sur les côtes Est et Ouest) tendent à privilégier les œufs bruns, souvent perçus comme plus « naturels », rustiques ou issus d’élevages moins intensifs même si, dans les faits, la couleur de la coquille n’a aucun lien avec la qualité nutritionnelle, le mode d’élevage ou la fraîcheur. Les œufs blancs sont toujours ultra-dominants dans les grandes chaînes (Walmart, Kroger, etc.), mais la part des bruns progresse doucement, portée par le bio et le plein air. <br>Le mythe du « blanchiment chimique » persiste dans certains cercles, mais il est infondé : la blancheur vient de la génétique et du lavage, pas d’un additif caché. En résumé, les goûts des Américains restent majoritairement tournés vers le blanc pour des raisons d’habitude et d’esthétique, mais la diversification s’accélère avec les nouvelles générations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et dans le reste du monde ?</h2>



<p>Partout ailleurs, la donne change radicalement. En Europe, au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou en Amérique latine, les œufs bruns dominent largement (souvent 80-95 % de la production). Les races les plus courantes – Rhode Island Red, Sussex, Marans, Lohmann Brown – pondent brun et sont plus rustiques, mieux adaptées aux élevages alternatifs ou plein air. Surtout, l’Union européenne interdit le lavage systématique des œufs : on préserve la cuticule protectrice et on mise sur la vaccination des poules contre la salmonelle. Résultat : les œufs restent souvent vendus à température ambiante, avec une coquille plus mate et colorée. En Asie (Chine, Japon, Inde), on trouve un mélange, mais les œufs blancs y sont minoritaires sauf dans certaines filières industrielles inspirées du modèle américain. En résumé, la suprématie du blanc est presque exclusivement américaine : elle repose sur une race ultra-productive  additionné du lavage obligatoire et de la préférence culturelle. Ailleurs, la nature (et la réglementation) privilégie le brun, perçu comme plus authentique et protecteur.<br></p>



<p>Deux mondes, deux œufs, une même omelette.</p>



<p>Vous ne vous y tromperez pas : voici deux œufs prêts à cuire ou à gober, et non des œufs durs prêts à croquer !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="851" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-851x1024.png" alt="" class="wp-image-17667" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-851x1024.png 851w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-249x300.png 249w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-768x925.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10.png 937w" sizes="(max-width: 851px) 100vw, 851px" /></a></figure>



<p><em>Photos de l&rsquo;auteur &#8211; une cuisine à- Boston (USA)  2026- Copyright</em></p>



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<p><em><br></em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Décryptage scientifique d’une dérive aromatique : quand la truffe prend un goût marin</title>
		<link>https://citizen4science.org/decryptage-scientifique-dune-derive-aromatique-quand-la-truffe-prend-un-gout-marin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 13:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Présentées comme une déclinaison gourmande, les nouvelles chips Lay’s Gourmet Saveur Truffe noire – coupe fine ont suscité une réaction]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Présentées comme une déclinaison gourmande, les nouvelles chips <em>Lay’s Gourmet Saveur Truffe noire – coupe fine</em> ont suscité une réaction sensorielle inattendue lors de notre test. Loin de la truffe, l’arôme évoque parfois les fruits de mer. Une impression troublante, mais scientifiquement explicable.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nous avons testé les nouvelles <em>Lay’s Gourmet Saveur Truffe noire – coupe fine</em> en partant d’un référentiel précis : une expérience approfondie des chips à la truffe de qualité, notamment produites en Espagne, où certaines marques parviennent à restituer un arôme fidèle, boisé et équilibré. L’attente n’était donc pas celle d’un produit d’exception, mais d’une variation industrielle cohérente. Le résultat a surpris, puis interpellé.</p><div id="citiz-3432466611" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Dès l’ouverture du sachet, l’odeur intrigue. À la dégustation, la sensation se précise : l’arôme attendu de truffe noire laisse place à des notes iodées évoquant les crustacés. Une impression persistante, renforcée par une légère acidité en bouche, absente des produits truffés de bonne qualité. L’écart est suffisamment net pour exclure un simple désaccord gustatif. Il s’agit d’une signature sensorielle identifiable.</p>



<p>Ce type de perception n’a rien d’anecdotique. L’olfaction humaine est particulièrement sensible aux composés soufrés, qui constituent le cœur aromatique de la truffe. Or, la truffe noire naturelle (<em>Tuber melanosporum</em>) ne repose jamais sur une molécule unique. Son parfum résulte d’un assemblage complexe de dizaines de composés volatils, dans lequel les notes soufrées sont équilibrées par des tonalités boisées, terreuses et parfois noisettées. Cette complexité empêche toute dérive vers des registres étrangers.</p>



<p>Les arômes de truffe utilisés dans l’industrie agroalimentaire fonctionnent différemment. Pour des raisons de coût et de stabilité, ils reposent très majoritairement sur une molécule clé, le 2,4-dithiapentane. Cette dernière est efficace pour évoquer la truffe, mais elle est aussi notoirement ambivalente. Selon le contexte chimique, elle peut basculer vers des notes rappelant l’algue, le poisson ou les fruits de mer.</p>



<p>Un facteur joue ici un rôle central : l’acidité. La présence d’une note acide modifie la perception des composés soufrés, en accentuant leurs aspects piquants et iodés. Dans une formulation simplifiée, où les molécules d’équilibrage sont absentes ou insuffisantes, cette acidité suffit à provoquer un glissement sensoriel marqué. Ce mécanisme est bien documenté en science des arômes. <br>De la pure chimie aromatique !</p>



<p>Peut-on en conclure que ces chips utilisent exclusivement des arômes artificiels ? La mention réglementaire ne permet pas de l’affirmer avec certitude. En revanche, la cohérence entre la perception sensorielle et les propriétés connues des arômes de synthèse simplifiés rend cette hypothèse plausible. À l’inverse, les chips à la truffe les plus abouties reposent soit sur une fraction réelle de truffe, soit sur des arômes naturels complexes, sans acidification parasite.</p>



<p>Ce test illustre enfin un point souvent sous-estimé : l’olfaction est un outil d’analyse fiable. Lorsqu’une perception est nette, structurée et reproductible, elle mérite d’être interrogée scientifiquement. En l’occurrence, ce que révèle ce produit n’est pas une simple déception gustative, mais les limites d’une truffe réduite à une promesse aromatique. Et parfois, à force de simplifier, on finit par changer complètement de paysage sensoriel.</p>



<p>Attention : il y a vraiment des « arômes naturels de truffe noire déshydratée »  dans le produit de Lay&rsquo;s. L&#8217;emballage indique une teneur de 0,0006 %. À cette concentration, on n&rsquo;est pas loin de la dose homéopathique au sein d&rsquo;une base aromatisante dont le détail n&rsquo;est pas fourni.</p>



<p></p>



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		<title>Tickets, chèques et autres titres restaurant : leur usage va-t-il être réduit en 2024 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 18:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement le prévoyait mais il est revenu sur sa décision de restreindre à nouveau leur usage aux plats cuisinés,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le gouvernement le prévoyait mais il est revenu sur sa décision de restreindre à nouveau leur usage aux plats cuisinés, à la grande satisfaction des usagers mais à la grande déception des restaurateurs</h3>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avantage en nature au bénéfice de l&#8217;employeur et des salariés</h2>



<p>Le saviez-vous ? Le titre-restaurant a été introduit en en France par le gouvernement de Vichy : des tickets-repas inspirés des tickets de rationnement distribués pendant la seconde guerre mondiale. D&rsquo;inspiration britannique, ces titres distribués par les employeurs à leurs salariés obtiennent l&rsquo;exonération des cotisations sociales et des impôts en 1962. Il s&rsquo;agit ainsi d&rsquo;un avantage en nature,  l&#8217;employeur contribuant à 50 à 60 % de son financement, le reste étant à la charge de l&#8217;employé. Pour les entreprises adoptant ce système, les employés ont le droit à 1 titre-repas par jour travaillé, utilisables tous les jours sauf le dimanche et jours fériés chez les commerçants les acceptant.   La valeur d&rsquo;un titre-repas est choisie par l&#8217;employeur dans la limite d&rsquo;un maximum actuellement fixé à 25 euros.</p><div id="citiz-3352258518" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Du restaurant au commerce alimentaire</h2>



<p>Historiquement et par essence, le titre-repas comme son nom l&rsquo;indique permet d&rsquo;acheter un repas. La restauration rapide en bénéfice beaucoup car elle permet d&rsquo;économiser des titres-repas, moins chers que le restaurant traditionnel. Les titres au format papier n&rsquo;autorisent certes pas le rendu de monnaie par le commerçant, mais avec leur dématérialisation grandissante qui permet de payer au centime près, la « junk-food » en bénéficie pleinement. C&rsquo;est un reproche qui est fait au système d&rsquo;un point de vue sanitaire que de favoriser  les fast-food.</p>



<p>Par ailleurs, et c&rsquo;est ce qui nous intéresse avec l&rsquo;actualité récente, les commerces alimentaires vendent des repas tout préparés au rayon frais ou congelé.  Les porteurs de titres-repas ont donc accès à ce moyen de paiement des plats préparés mais depuis 15 ans  des listes des produits concernés accessibles à l&rsquo;achat via titres-restaurant est établie au sein d&rsquo;une charte d&rsquo;usage obligatoire. </p>



<p>En 2022, un loi a été promulguée qui autorise un régime d&rsquo;exception temporaire, à savoir  l&rsquo;usage des titres-restaurant pour acheter des produits alimentaires non préparés pour une consommation directe. Ainsi, on peut aller s&rsquo;acheter des paquets de pâtes ou de riz, des œufs et de la farine avec ses titres-repas pour confectionner son repas à domicile. Cette dérogation devait prendre fin le 31 décembre 2023. Alors que les médias rappelaient la fin du régime d&rsquo;exception au 1er janvier prochain, de nombreuses voix de protestation se sont fait entendre du côté des usagers au cours des derniers jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prorogation du système par le gouvernement, mécontentement des restaurateurs</h2>



<p>En conséquence, les gouvernement a décidé de prolonger le régime actuel au moins pour 2024.  Cela a entraîné une réaction vive des restaurateurs et notamment de l&rsquo;un de leurs syndicats. Cette branche estime être fortement lésé par la perte de chiffre d&rsquo;affaires dû à l&rsquo;achat de produits alimentaires avec les titres-repas en lieu et place de l&rsquo;achat de repas, qui est leur finalité.  Pour le chef Thierry Marx qui s&rsquo;est exprimé dans le Parisien, très en colère, cela représenterait 200 millions de pertes pour les restaurateurs, considérant que les titres-restaurant ont pour vocation de remplacer l&rsquo;absence de restaurant d&rsquo;entreprise.  Pour cette branche, ces titres ne doivent pas se transformer en simples bons d&rsquo;achats au supermarché.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas nécessairement l&rsquo;avis, on s&rsquo;en doute, des supermarchés qui captent dont une part de marché des titres restaurants. Dominique Schelcher, directeur général de Système U déclarait ce matin sur BFM TV : « C&rsquo;est une aide au pouvoir d&rsquo;achat pour plein de Français, il faut leur laisser ça ». </p>



<p>Dans cette polémique, on parle donc surtout des secteurs économiques qui gagnent ou perdent selon la restriction appliquée à ces titres-restaurant et pour le porte-monnaie des usagers. Pourtant il faut penser aussi à l&rsquo;impact en termes de santé publique : préparer son repas est beaucoup moins nocif que d&rsquo;acheter des plats ultra-transformés au supermarché  que l&rsquo;on sait particulièrement mauvais pour la santé, ou que d&rsquo;aller au Mac Donald. Nul doute que cela pèsera dans la balance, au propre et au figuré, pour l&rsquo;avenir du champ d&rsquo;application des titres-repas.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse, WAN &#8211; dessinateur de presse Science infuse</em></p>



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		<title>Nitrites et nitrates : le gouvernement dévoile un plan de réduction des additifs dans les aliments</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 21:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires Publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires Réglementaires]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[On les trouve dans la charcuterie principalement, toxiques, ils sont un risque sanitaire pour les consommateurs largement dénoncé. Le gouvernement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">On les trouve dans la charcuterie principalement, toxiques, ils sont un risque sanitaire pour les consommateurs largement dénoncé. Le gouvernement a dévoilé le 27 mars une « trajectoire ambitieuse » pour les réduire.</h3>



<p>Jambon, lardons, saucisses et pâtés, l&rsquo;industrie de la charcuterie est dans le viseur avec les dérivés nitrés qu&rsquo;elle emploie dans ses produits pour leur conservation en empêchant l&rsquo;oxydation, la prolifération de certaines bactéries pathogènes (dont les fameuses Listeria et salmonelles) et leur aspect ainsi que leur goût. Mais voilà, ils sont toxiques et notamment impliqués dans le développement de certains cancers (génotoxicité)., dont le cancer colorectal, l&rsquo;un des plus courants, qui se développe à bas bruit longtemps avec les signes cliniques et est sous-détecté notamment par défaut de dépistage systématique.</p><div id="citiz-3778297549" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Mi-2022, l&rsquo;Anses avait publié un avis que nous avions restitué dans un article, recommandant un ajout de ces produits « <em>aussi bas que possible</em>« . Des associations de consommateurs ont reproché l&rsquo;absence d&rsquo;interdiction pure et simple.</p>



<p> Le gouvernement rétorque que l&rsquo;agence sanitaire française et l&rsquo;agence sanitaire européenne n&rsquo;appellent pas à une interdiction des dérives nitrés dans l&rsquo;alimentation, et met en avant que la France est avec le Danemark le pays européen où les doses autorisées d&rsquo;ajout de nitrites dans la charcuterie sont les plus faibles en Europe.</p>



<p>On rappelle que es nitrates sont présents dans l&rsquo;eau, le sol et les végétaux en lien avec le cycle naturel de l&rsquo;azote, mais aussi en raison des activités agricoles et industrielles, comme l&rsquo;épandage de fertilisants azotés et le rejet d&rsquo;eau usées par les industries chimique, papetière ou laitière. La consommation de nitrates par l&rsquo;homme provient donc de la consommation d&rsquo;eau ou de végétaux qui en contiennent ou de la consommation de charcuterie et de fromage où l&rsquo;on ajoute des additifs nitrés.<br>Les nitrites proviennent de l&rsquo;oxydation de l&rsquo;azote, on en trouve aussi dans la nature, dans certains aliments de façon naturelle comme les légumes. Dans l&rsquo;organisme, les nitrates peuvent être transformés en&#8230; nitrites.</p>



<p>Quatre additifs nitrés sont autorisés dans l&rsquo;Union européenne et largement utilisés malgré leur impact négatif avéré sur la santé : nitrite de potassium (E249), nitrite de sodium (E250), nitrate de sodium (E251) et nitrate de potassium (E252).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un plan de réduction quantitatif et un calendrier</h2>



<p>Voici le programme de baisse des teneurs maximales de nitrites ajoutés tel que prévu par la France pour les produits de charcuterie. On le voit pour les saucisses à griller, l&rsquo;objectif est de zéro nitrites dans un délai de 5 ans, concocté par le ministère de l&rsquo;Agriculture et le ministère de la Santé:</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-117.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="635" height="384" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-117.png" alt="" class="wp-image-11114" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-117.png 635w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-117-300x181.png 300w" sizes="auto, (max-width: 635px) 100vw, 635px" /></a><figcaption><em>Source : ministère de l&rsquo;Agriculture</em></figcaption></figure>



<p>       On le constate avec ce tableau, ll n&rsquo;est prévu qu&rsquo;une baisse et non une suppression des additifs nitrés, sauf pour les saucisses à griller, le tout en 3 étapes.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Baisse immédiates, à fin avril 2023, impactant 80 % des volumes de produits de charcuterie mis sur le marché en France, selon les ministères<br></li><li>À court-terme soit 6 à 12 mois, 90 % des volumes seront concernés et en accentuant la baisse.<br></li><li>Sur le long terme, dans un délai de 5 ans :  baisse maximale possible des additifs nitrés, grâce à la recherche scientifique et à ce titre des instituts seront sollicités pour travailler à des solutions techniques de baisse maximale des additifs nitrés et même leur suppression idéalement dans les jambons cuits, lardons, pâtés et rillettes.                        </li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Et les « jambons sans nitrite », produits étiquetés « conservation sans nitrite, « recette sans sel nitrité », etc ?</h2>



<p>Les ministères rappellent que « <em>la prudence est de mise »</em>  car on utilise alors des substituts aux additifs nitrés. Ceux-ci sont en cours d&rsquo;évaluation. L&rsquo;INRAE notamment travaille sur le sujet et il s&rsquo;agit de suivre notamment la néoformation avec ces produits de substitution de composés toxiques pendant la digestion. </p>



<p>Parmi eux, des formulations à base de <strong>bouillon de légumes</strong>, naturellement riches en&#8230; nitrates et se transformant en&#8230;. nitrites dans le produit. Dans les études préliminaires, il n&rsquo;y a pas de gain de protection contre le cancer colorectal par rapport aux additifs nitrés. <br>D&rsquo;autres substituts sont à base de <strong>ferments lactiques d&rsquo;extraits de levures</strong>, qui ne convainquent pas dans les études préliminaires notamment sur la prévention du risque microbiologique mais aussi du fait de la réaction chimique de peroxydation lipidique pouvant être lié à la carcinogenèse. Mêmes types de problèmes avec les substituts à base de <strong>polyphénols et de vitamine C.</strong></p>



<p>Les études se poursuivent mais force est de constater qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;existe aucune solution de remplacement des additifs nitrés pouvant gérer les différents risques : microbiologique, cancérogène, et préservant les caractéristiques organoleptiques (goût et couleur) pour la charcuterie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<item>
		<title>L&#8217;Anses informe : la transmission du monkeypox par les aliments ne peut être exclue. L&#8217;agence publie ses recommandations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 21:17:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[anses]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;agence national de sécurité sanitaire de l&#8217;alimentation, de l&#8217;environnement et du travail (anses) a été saisie le 14 juin par]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>L&rsquo;agence national de sécurité sanitaire de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;environnement et du travail (anses) a été saisie le 14 juin par la Direction général de la santé (DGS) et a publié un rapport le 24 juin.</p><div id="citiz-2660527518" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Hier nous vous avons fourni <a href="https://citizen4science.org/bulletin-dinformation-monkeypox-de-loms-du-6-juillet-2022-donnees-arretees-au-4-juillet/#.YscaUb1ByUk">l&rsquo;essentiel du bulletin de l&rsquo;OMS</a> du 6 juillet sur la flambée épidémique du monkeypox, qui fait état de plus de 6 000 cas dans le monde. À propos du risque de contamination, l&rsquo;OMS, qui si elle ne préconise pas la quarantaine pour les personnes infectées, rappelle la nécessité d&rsquo;une pratique rigoureuse de l&rsquo;hygiène des mains, d&rsquo;un périmètre de sécurité et d&rsquo;éviter tout contact avec des personnes à risque. Les équipements de protection individuelle sont préconisés, ainsi que la nettoyage et la désinfection de l&rsquo;environnement, linge et literie. Le potentiel de transmission par goutelettes existe aussi.</p>



<p>Mais qu&rsquo;en est-il d&rsquo;une potentielle transmission par les aliments ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Méthodologie d&rsquo;évaluation des risques</h2>



<p>L&rsquo;anses a fait une <strong>évaluation descendante</strong>, (surveillance des épisodes épidémiques) qui rappelle que le MPXV (virus du monkeypox) se transmet d&rsquo;une source animale à l&rsquo;homme suivi de transmission interhumaine. Dans les deux cas, l&rsquo;ingestion de viande contaminée peut expliquer la contamination.<br>On suppose que la consommation de viande de brousse, issue d&rsquo;animaux infectés est en cause.</p>



<p><strong>L&rsquo;évaluation ascendante</strong>  (suivi de l&rsquo;agent infectieux tout au long de la chaîne alimentaire) révèle <strong>de nombreux obstacles </strong>selon l&rsquo;anses; à la transmission humaine du MOXV suite à manipulation ou consommation d&rsquo;aliments hors viande de brousse :</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28.png" alt="" class="wp-image-7655" width="1020" height="466" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28.png 650w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28-300x137.png 300w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></a><figcaption><em>Infographie extraite du rapport de l&rsquo;anses</em></figcaption></figure>



<p>Pour la viande de brousse, en France c&rsquo;est raté, sauf à en importer illégalement. Cela existe, mais c&rsquo;est rare.<br>Pour les animaux de production, on n&rsquo;a pas de données, en particulier sur les bovins, dès lors considérés comme une source « hypothétique » de transmission en cas d&rsquo;infection. Pour cette raison, l&rsquo;anses recommande mesures de prévention : pas de contact avec les animaux et à défaut, EPI.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contamination des aliments par contact avec un opérateur infecté</h3>



<p>Pour ce qui est de la contamination d&rsquo;aliments par contact d&rsquo;un opérateur atteint de MPX les manipulant : cela ne peut être exclu. Il manque là encore suffisamment de données scientifiques.</p>



<p>Il manque aussi des données sur la contamination possible de l&rsquo;environnement. Par exemple, on a retrouvé le MXPV dans les produits de régurgitation et de défécation de mouches s&rsquo;étant posé sur fécès de chimpanzés infectés naturellement.</p>



<p>L&rsquo;anses considère qu&rsquo;il faudrait faire des études sur les charges virales excrétées des personnes symptomatiques sans lésions, ainsi que pré-, a- et post-symptomatiques pour émettre des recommandations les concernant les dangers du contact avec les aliments.</p>



<p>Pour d&rsquo;autre Poxviridae dont fait partie le PMXV, ils peuvent rester stables dans différentes matrices alimentaires réfrigérées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Présence et survie du MPXV dans les aliments</h3>



<p>On n&rsquo;a pas de données là encore, mais on suppose que cela dépend de la localisation du virus (en surface ou à l&rsquo;intérieur des aliments), de la charge virale initiale et des conditions de stockage. On sait cependant que le MPVX n&rsquo;est pas gêné par le froid à 4 °C en laboratoire. Donc, pour des aliments  infectés mis au réfrigérateur, il y a un risque potentiel.</p>



<p>Et la chaleur ?</p>



<p>Plusieurs études sur des Poxviridae existent, l&rsquo;anses en fournit la synthèse de l&rsquo;efficacité d&rsquo;un traitement thermique selon le genre du poxvirus :</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29.png" alt="" class="wp-image-7656" width="765" height="407" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29.png 551w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29-300x160.png 300w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></a></figure>



<p>Diverses expériences montrent que la cuisson 12 minutes à 70 °C pourrait inactiver le MPXV dans les aliments. Pour éviter la recontamination, le traitement des surface (nettoyage et désinfection courants) est essentiel. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de contamination du système digestif</h2>



<p>Elle est avérée comme le démontre des études chez les animaux, mais on ne sait pas qualifier le danger de l&rsquo;exposition par manque de données quantitatives. Chez l&rsquo;humain cependant on n&rsquo;a peut de données de développement du MPXV dans le système digestif. <br>Au final, on ne peut quand même pas exclure une possible transmission par voie orale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de contamination par contact cutanéo-muqueux</h2>



<p>C&rsquo;est la voie de contamination inter-humaine, via les lésions très contagieuses. On sait aussi que la literie et le linge, matières inertes peuvent être contaminants. Et bien les aliments peuvent être assimilés à ces matières inertes, donc on ne peut exclure ce mode de contamination, et en l&rsquo;absence comme toujours, de données pour caractériser ce danger potentiel.</p>



<p>Au final, voici le tableau de synthèse de l&rsquo;Anses concernant les risques :</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30.png" alt="" class="wp-image-7657" width="895" height="739" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30.png 731w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30-300x247.png 300w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p>Ainsi, dans l&rsquo;approche ascendante de cette étude de l&rsquo;Anses, selon la première infographie on voit que de nombreuses conditions doivent être réunies pour une contamination monkeypox par voie alimentaire.</p>



<p>L&rsquo;Anses récapitule qu&rsquo;il faut cette enchaînement :</p>



<p>1) l&rsquo;aliment doit être contaminé par le MPXV ; 2) l&rsquo;aliment doit contenir du virus viable lorsqu&rsquo;il arrive au manipulateur ou au consommateur ; 3) la personne doit être exposée au virus et ; 4) la personne doit être infectée après l&rsquo;exposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>On l&rsquo;a vu on manque cruellement de données à toutes les étapes de l&rsquo;analyse. Il faut dire que la situation épidémique à travers le monde est inédite. Sans doute cela va-t-il accélérer la recherche sur le MPVX et la maladie associée. En attendant, on doit prendre des précautions et c&rsquo;est ce que propose l&rsquo;Anses sur la base que la transmission alimentaire ne peut être exclue, aux différentes étapes de la chaîne que l&rsquo;on a passées en revue, donc prudence avec l&rsquo;application de bonnes pratiques d&rsquo;hygiène en restauration, dans l&rsquo;industrie agro-alimentaire, et en cas de symptômes évocateurs  de gastro-entérite et de symptômes cutanés d&rsquo;infection. </p>



<p>La bonne nouvelle est que le MPXV est sensible aux détergents et désinfectants courants, aussi nettoyage et désinfection sont à inclure dans la routine pour les secteurs, personnes et foyers concernés.</p>



<p>Pour  ceux qui veulent aller plus loin, <a href="http://chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2022SA0110.pdf">l&rsquo;avis</a> complet de l&rsquo;Anses.</p>



<p>                                                                                                                                                                                       <strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Aliments contaminés par la bactérie E. coli : quels effets sur la santé et comment prévenir les infections ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 12:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[anses]]></category>
		<category><![CDATA[Antibiorésistance]]></category>
		<category><![CDATA[Antibiotiques]]></category>
		<category><![CDATA[Bactéries]]></category>
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					<description><![CDATA[par Pauline Kooh, Cheffe de projet scientifique, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>par <strong><em>Pauline Kooh</em></strong>, Cheffe de projet scientifique, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)</p><div id="citiz-525960034" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>La bactérie <em>Escherichia coli</em> (<em>E.&nbsp;coli</em>) a récemment fait l’actualité en France, dans le cadre de l’importante vague d’intoxications alimentaires qu’elle a provoquée. Une épidémie due à des pizzas contaminées qui a touché 56 personnes, dont 55 enfants, et a provoqué deux décès.</p>



<p>Cette bactérie est pourtant naturellement présente dans notre microflore digestive. Si la plupart des souches d’<em>E.&nbsp;coli</em> sont sans danger pour l’Homme, d’autres peuvent être à l’origine d’infections ou porter des gènes de résistance aux antibiotiques. Parmi les souches pathogènes, les <a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2017SA0224Fi.pdf"><em>E.&nbsp;coli</em> entérohémorragiques ou EHEC</a> sont responsables d’infections d’origine alimentaire parfois sévères, principalement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.</p>



<p>En France, les aliments les plus souvent incriminés dans les épidémies sont la viande hachée de bœuf (consommée crue ou insuffisamment cuite) et certains fromages au lait cru.</p>



<p>Pour mieux caractériser ce danger, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) définit les souches d’EHEC les plus souvent associées à des formes graves et développe de méthodes de biologie moléculaire pour les détecter rapidement dans les aliments. L’Agence réalise également des évaluations de risques sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, et émet des recommandations aux professionnels, aux pouvoirs publics et aux consommateurs pour diminuer le risque de maladie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger des <em>E.&nbsp;coli</em> entérohémorragiques</h2>



<p><em>E.&nbsp;coli</em> est une entérobactérie, c’est-à-dire une bactérie qui réside dans le tube digestif de l’être humain et des animaux à sang chaud. Il en existe de nombreux types, ou souches, qui sont pour la plupart inoffensifs. Certaines, toutefois, sont pathogènes. Il s’agit de souches ayant acquis des gènes de virulence leur conférant des propriétés particulières.</p>



<p>Parmi les souches pathogènes, les <em>E.&nbsp;coli</em> entérohémorragiques sont responsables de troubles variés, allant d’une diarrhée bénigne à des formes plus graves comme des diarrhées hémorragiques pouvant évoluer vers des atteintes rénales sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU).</p>



<p>Ces souches bactériennes colonisent le tube digestif du malade et libèrent dans l’intestin une toxine (<a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/syndrome-hemolytique-et-uremique-pediatrique/documents/article/e.-coli-producteurs-de-shigatoxines-stec-definitions-virulence-et-proprietes-des-souches-enterohemorragiques-ehec">Shigatoxine</a>, aussi appelée vérotoxine). Celle-ci est ensuite véhiculée vers ses organes cibles par le sang, où elle sera responsable de lésions vasculaires aux niveaux intestinal, rénal et cérébral.</p>



<p>L’exposition à un très faible nombre de cellules de cette bactérie peut suffire à déclencher l’infection. Pour les enfants de moins de 5&nbsp;ans, l’ingestion de 500 bactéries est associée à une très forte probabilité de déclencher la maladie. Par comparaison, des doses 10 à 100&nbsp;fois plus élevées sont nécessaires pour d’autres bactéries pathogènes comme les salmonelles.</p>



<p>Les premiers symptômes surviennent en moyenne 3 à 4&nbsp;jours après ingestion de la bactérie et sont gastro-intestinaux&nbsp;: crampes abdominales et diarrhée initialement aqueuse puis sanglante. Les patients présentent peu ou pas de fièvre.</p>



<p>La maladie évolue vers un syndrome hémolytique et urémique (SHU) dans 5 à 8&nbsp;% des cas. Les symptômes du SHU surviennent en général dans les sept jours qui suivent le début de la diarrhée. Les signes évocateurs sont une grande fatigue, une pâleur et une diminution du volume des urines. Le SHU nécessite une prise en charge hospitalière avec, pour les formes les plus graves, dialyse et/ou transfusion sanguine.</p>



<p>Des complications neurologiques graves peuvent apparaître dans 25&nbsp;% des cas de SHU et une insuffisance rénale chronique est observée chez 50&nbsp;% des survivants. La létalité du SHU chez l’enfant varie de 3 à 5&nbsp;% dans la littérature scientifique, et elle est de <a href="https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2019.24.8.1800068">1&nbsp;% selon les données françaises de surveillance</a>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-25.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-25.png" alt="" class="wp-image-7646" width="901" height="405" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-25.png 984w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-25-300x135.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-25-768x345.png 768w" sizes="auto, (max-width: 901px) 100vw, 901px" /></a><figcaption><em>Caractéristiques des infections aux EHEC&nbsp;: chronologie d’apparition des symptômes et leurs possibles degrés de gravité (diarrhées simples à sanglantes, avec risques de séquelles, décès…). Anses, Fourni par l&rsquo;auteur</em></figcaption></figure>



<p>Les populations les plus à risque de développer des symptômes ou des formes graves de la maladie (diarrhées sanglantes, SHU) sont les enfants de moins de 15&nbsp;ans (surtout en dessous de 5&nbsp;ans) et les personnes âgées. Chaque année, environ <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/syndrome-hemolytique-et-uremique-pediatrique/donnees/#tabs">140 cas de SHU infantiles sont notifiés à Santé publique France</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où et quand se produisent les contaminations&nbsp;?</h2>



<p>Les ruminants, en particulier les bovins, sont des porteurs sains de ces bactéries. Les bactéries présentes dans leurs matières fécales peuvent ainsi contaminer les produits animaux (viandes et produits laitiers) et l’environnement (sol, eau).</p>



<p>La principale voie de transmission des EHEC est la <a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2017SA0224Fi.pdf">consommation d’aliments ou d’eau contaminés</a>. La contamination se produit par exemple à l’abattoir pour les viandes (via la dépouille ou après éviscération des animaux), ou au moment de la traite pour le lait, en particulier lorsque les mesures d’hygiène ne sont pas appliquées.</p>



<p>En ce qui concerne les végétaux, cette contamination peut intervenir lors de l’épandage de fumiers ou d’effluents d’élevages sur les sols où ils sont cultivés, ou lors de l’utilisation d’eau d’irrigation contaminée.</p>



<p>L’eau de boisson peut être contaminée accidentellement ou lors d’un défaut de potabilisation. Enfin, les aliments peuvent être contaminés au moment de leur préparation du fait d’une mauvaise hygiène des mains.</p>



<p>D’autres voies de contamination sont possibles par contact avec des animaux porteurs (par exemple lors de visite de fermes) ou lors d’activités de baignades dans des eaux souillées. La transmission inter-humaine est également possible (par voie féco-orale) et survient principalement en milieu familial ou dans des collectivités de jeunes enfants (crèches).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-26.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-26.png" alt="" class="wp-image-7647" width="930" height="573" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-26.png 986w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-26-300x185.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-26-768x474.png 768w" sizes="auto, (max-width: 930px) 100vw, 930px" /></a><figcaption><em>Cycle de transmission et de contamination des aliments depuis les ruminants porteurs de la bactérie pathogène. EcL lab &#8212; Université de Montréal, Fourni par l&rsquo;auteur</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les aliments impliqués dans les épidémies</h2>



<p>Les principaux aliments mis en cause lors d’épidémies d’infections à EHEC sont la viande hachée de bœuf insuffisamment cuite, les produits laitiers non pasteurisés (lait cru et fromages au lait cru), les végétaux crus (salade, jeunes pousses, graines germées), les jus de fruits ou de légumes non pasteurisés ou encore l’eau de boisson souillée.</p>



<p>En France, dix épidémies d’infections à EHEC ont été détectées et investiguées entre 2005 et 2020. Six d’entre elles étaient liées à des <a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2019SA0033.pdf">fromages au lait cru</a>. Les fromages incriminés étaient des fromages à pâtes molles à croûte fleurie (comme le camembert, le brie) et les <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/syndrome-hemolytique-et-uremique-pediatrique/documents/rapport-synthese/epidemie-d-infections-a-escherichia-coli-o26-producteur-de-shiga-toxines-liees-a-la-consommation-de-reblochon-au-lait-cru.-france-mars-mai-2018">fromages à pâtes pressées non cuites à affinage court</a> (comme le reblochon, le saint-nectaire). Trois étaient liées à des <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/syndrome-hemolytique-et-uremique-pediatrique/documents/rapport-synthese/epidemie-d-infection-a-escherichia-coli-producteurs-de-shiga-toxine-o157-h7-fermentant-le-sorbitol-liee-a-la-consommation-de-viande-hachee-de-boe">viandes hachées de bœuf</a> et une à des <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/syndrome-hemolytique-et-uremique-pediatrique/documents/rapport-synthese/epidemie-d-infections-a-escherichia-coli-entero-hemorragique-o104-h4-liee-a-la-consommation-de-graines-germees.-juin-2011-begles-gironde-france">graines germées</a>.</p>



<p>Les <a href="https://www.cdc.gov/ecoli/2016/o121-06-16/index.html">farines</a> pouvant également être contaminées, la consommation de pâte crue ou insuffisamment cuite (pâte à gâteaux, pâte à pizza) a récemment été à l’origine d’épidémies aux <a href="https://www.cdc.gov/ecoli/2009/cookie-dough-6-30-2009.html">États-Unis</a>, au <a href="https://inspection.canada.ca/a-propos-de-l-acia/transparence/transparence-et-ouverture/enquete-sur-la-salubrite-des-aliments/produits-a-base-de-farine-e-coli-o121-/fra/1521138330972/1521138477096">Canada</a> et plus récemment en France. En 2022, des <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2022/investigation-de-cas-groupes-de-syndrome-hemolytique-et-uremique-shu-et-d-infections-a-e.-coli-producteurs-de-shiga-toxine-stec-en-lien-avec-la3">pizzas surgelées contaminées ont été identifiées à l’origine de 56 cas</a> (55 enfants et un adulte) survenus entre janvier et avril 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment prévenir les infections</h2>



<p>Tout au long de la chaîne alimentaire (élevage, transformation, distribution), les professionnels de l’agroalimentaire doivent appliquer de bonnes pratiques d’hygiène et des mesures spécifiques pour maîtriser les contaminations. Des <a href="https://www.plateforme-sca.fr/sites/default/files/2022-02/Guide_Stec_Vf.pdf">autocontrôles</a> doivent par ailleurs être réalisés afin de surveiller et de vérifier l’efficacité des mesures mises en place.</p>



<p>En cas de détection de bactéries dans les aliments et/ou d’apparition de cas humains, les mesures de retrait et/ou de rappel des produits mis sur le marché peuvent être déclenchées en lien avec les pouvoirs publics. La liste des produits soumis à un processus de rappel est consultable sur le site <a href="https://rappel.conso.gouv.fr/">rappel.conso.gouv.fr</a>.</p>



<p>Au niveau du consommateur, la prévention des infections à EHEC par voie alimentaire est essentiellement basée sur le <a href="https://www.anses.fr/fr/content/10-recommandations-pour-%C3%A9viter-les-intoxications-alimentaires">respect des règles d’hygiène</a> et l’éviction de certains aliments ou pratiques de consommation, en particulier pour les populations les plus sensibles.</p>



<p>Ainsi, les consommateurs peuvent éviter les infections en appliquant les mesures suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Se laver les mains avec du savon en sortant des toilettes, avant la préparation et la prise des repas, et après avoir manipulé des denrées alimentaires crues ou non&nbsp;;</li><li>Laver soigneusement et éplucher si possible les légumes, mais aussi les fruits et les herbes aromatiques, en particulier ceux qui sont consommés crus&nbsp;;</li><li>Pour les populations sensibles (jeunes enfants et personnes âgées)&nbsp;: cuire à cœur (70&nbsp;°C) les viandes hachées et les produits à base de viande hachée, éviter la consommation de lait cru et de produits au lait cru (à l’exception des fromages à pâte pressée cuite) et celle de produits crus ou insuffisamment cuits à base de farine.</li></ul>



<p>Pour conclure, les complications des infections aux EHEC sont rares mais sévères et touchent principalement les jeunes enfants et les personnes âgées en France. Comme pour l’ensemble des infections d’origine alimentaire, la stratégie de réduction du risque est fondée essentiellement par la prévention des contaminations tout au long de la chaîne alimentaire avant la remise au consommateur.</p>



<p>Les agences sanitaires comme l’<a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2016SA0121.pdf">Anses</a> conduisent des <a href="https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2019SA0033.pdf">travaux visant à identifier les mesures les plus efficaces pour réduire le risque de maladie</a>. Les consommateurs ont toutefois un rôle essentiel en appliquant des mesures d’hygiène simples et en évitant, pour les populations sensibles, la consommation de certains aliments.</p>



<p><em>Frédérique Audiat-Perrin, Estelle Chaix et Laurent Guillier coordinateurs scientifiques d’expertise à l’Unité d’évaluation des risques liés aux aliments de l’Anses ont également participé à la conception de cet article.</em></p>



<p><em>Article publié initialement dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a></em></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Escherichia coli &#8211; source Wikipédia</em></p>



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