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	<title>Innovation Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Innovation Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Édition scientifique : L&#8217;IA en passe de remplacer la relecture par les pairs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 13:07:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intelligence artificielle transforme aussi la publication scientifique. Le secteur est en ébullition et à l&#8217;instar de la traduction, les experts]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’intelligence artificielle transforme aussi la publication scientifique. Le secteur est en ébullition et à l&rsquo;instar de la traduction, les experts seront bientôt relégués au statut de relecteurs&#8230; du travail de l&rsquo;IA</h2>



<p>L’intelligence artificielle s’impose comme un catalyseur majeur dans la publication scientifique, en restructurant profondément le processus de relecture par les pairs (« <em>peer review</em> » dans le jargon) vers un modèle hybride. À l’image de la <a href="https://citizen4science.org/intelligence-artificielle-et-traduction-quel-impact-sur-la-profession/">traduction professionnelle,</a> qui a été profondément remaniée et souvent dévastée par les outils automatisés au cours de la dernière décennie, la relecture délègue désormais le traitement massif des soumissions à l’intelligence artificielle, tandis que l’expertise humaine se concentre sur la validation du travail de l&rsquo;IA. Cette analogie avec la traduction dans la chaîne de l&rsquo;édition n’est pas fortuite : elle illustre comment un métier autrefois artisanal (dans le bon sens du terme) et profondément humain, fondé sur la maîtrise et l&rsquo;expertise en la matière ici linguistique et culturelle, a été bouleversé par l’automatisation et le <em>deep learning</em>, pavant la voie à une hybridation où l’humain corrige et affine les sorties de la machine, souvent au prix d’une précarisation généralisée du métier.</p><div id="citiz-2735487706" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">La crise structurelle du système traditionnel de relecture</h3>



<p>Le cadre de relecture par les pairs, instauré au XVIIe siècle pour garantir la robustesse des découvertes scientifiques, traverse une période de tension extrême. En 2025, le volume annuel de publications dépasse les cinq millions d’articles, contre seulement 1,8 million en 2010, selon les analyses du <em>Peer Review Congress</em>. Cette croissance exponentielle, alimentée par l’essor de l’accès ouvert et les pressions institutionnelles du « <em>publish or perish</em> » (publier ou périr) allonge les délais de traitement jusqu’à douze mois et crée un déséquilibre flagrant parmi les relecteurs bénévoles :20 % d’entre eux assument 80 % des évaluations. Parallèlement, <a href="https://citizen4science.org/fraude-a-la-publication-scientifique-le-cas-des-paper-mills-et-autres-moulins-a-articles-revues-et-citations/">les « <em>paper mills</em>« , usines à faux articles</a>, souvent générés par intelligence artificielle, contaminent jusqu’à 20 % des soumissions dans des domaines comme la biomédecine ou l’intelligence artificielle. Face à cette avalanche, l’IA apporte une réponse concrète avec des plateformes telles que <em>STM Integrity Hub</em>, qui analysent plus de 70 indicateurs pour détecter le plagiat, les altérations d’images et les anomalies statistiques. Chez des éditeurs comme <em>PLOS</em> ou <em>Springer Nature</em>, ces systèmes automatisés génèrent déjà 40 % des rejets au stade initial, réduisant de moitié les temps de réponse. D’ici 2028, les projections estiment que 70 à 80 % des contrôles préliminaires seront algorithmiques, libérant ainsi les experts pour des analyses plus subtiles.<br>Le parallèle avec la traduction professionnelle est particulièrement éclairant : depuis l’arrivée de <em>DeepL</em> et <em>Google Translate</em>, les traducteurs se consacrent essentiellement à la correction finale, avec une augmentation de 300 % de ces tâches depuis 2020. La relecture scientifique empruntera la même voie, en formant des spécialistes à affiner les modèles d’intelligence artificielle sur des ensembles de données dédiés, afin d’éviter les erreurs graves en médecine ou en physique. Mais à quel coût social pour les experts bénévoles actuels ?</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les pionniers du NEJM : une hybridation prudente entre automatisation et discernement humain</h3>



<p>La prestigieuse revue <em>New England Journal of Medicine</em> (NEJM) illustre parfaitement cette évolution mesurée et contrôlée. Grâce à sa branche <em>NEJM AI</em> et au programme « <em>AI Fast Track</em>« , des modèles comme ChatGPT-5 et Gemini Pro examinent les essais cliniques pour identifier les biais statistiques, les échantillons défaillants ou les faiblesses méthodologiques. Ces outils surpassent souvent les relecteurs humains sur les aspects techniques purs, en débusquant des incohérences jusque-là passées inaperçues. Cependant, la politique éditoriale reste inflexible : chaque manuscrit exige l’intervention d’au moins deux experts externes et d’un statisticien, avec une interdiction formelle de l’intelligence artificielle pour les décisions finales. Cette approche hybride préserve le jugement contextuel et éthique, essentiel pour évaluer l’innovation ou les implications sociétales. Chez PLOS, les rejets initiaux ont explosé à 40 % grâce à ces audits numériques. Ces initiatives démontrent que l’intelligence artificielle excelle dans la gestion du volume, mais qu’elle bute sur les subtilités culturelles ou les avancées disruptives. Dans les deux à trois prochaines années, un déploiement élargi de ces voies rapides démocratisera l’accès à la publication pour les chercheurs des pays en développement, souvent pénalisés par les barrières linguistiques. Des traductions automatisées, corrigées par des spécialistes, renforceront cette inclusivité, à l’instar des traducteurs formés sur des corpus massifs pour perfectionner les algorithmes, une inclusivité qui masque souvent une exploitation accrue des travailleurs précaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Frontiers et son assistant AIRA : une intégration fluide au service de l’efficacité</h3>



<p>Frontiers, leader de l’accès ouvert (<em>open science</em> dans le jargon), a déployé dès 2020 l’<em>Artificial Intelligence Review Assistant</em> (AIRA), qui effectue plus de quarante vérifications en un instant : détection de plagiat, conflits d’intérêts, images falsifiées. Couplé à <em>Papermill Alarm</em>, il identifie quinze signes de fraude, divisant par deux les délais de traitement. Cet assistant prépare le terrain pour un réseau de cent mille relecteurs humains qui rendent les verdicts définitifs. D’ici 2027, il orchestrera un appariement prédictif en temps réel entre manuscrits et relecteurs, favorisant une plus grande diversité grâce à des traductions corrigées. Ce modèle rappelle les agences éditoriales comme <em>TransPerfect</em> (voire paragraphe dédié ci-dessous), chez laquelle 90 % des flux professionnels passent désormais par l&rsquo;humain essentiellement pour de la correction, générant des emplois spécialisés pour valider l’intelligence artificielle, mais des emplois souvent sous-payés et instables.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Elsevier et Aries Systems : une infrastructure évolutive pour préserver l’intégrité</h3>



<p>L&rsquo;éditeur<em> Elsevier</em>, qui gère plus de cinq mille revues, intègre l’intelligence artificielle dans <em>Aries Systems</em> et <em>Editorial Manager</em> pour un filtrage avancé : analyse de similarités textuelles, détection de biais et collaboration avec <em>STM Hub</em> contre les usines à faux articles. Traitant onze mille soumissions par jour, ces outils allègent 70 % de la charge initiale. <em>ScienceDirect</em> produit des synthèses de littérature, mais la relecture demeure strictement humaine, excluant toute autonomie algorithmique. Cette forteresse hybride repose sur un affinement renforcé pour des disciplines objectives comme la chimie, via des ensembles de données certifiés. Le marché de l’édition scientifique, évalué à 19 milliards de dollars, voit l’intelligence artificielle capter 15 % de la croissance annuelle, avec des concurrents comme <em>Scholastica</em> ou <em>Morressier</em>. Cette croissance qui profite avant tout aux géants au détriment des petits acteurs et des experts indépendants.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Côté prestataires d&rsquo;IA : l&rsquo;exemple de l&rsquo;indien Cactus Communications</h3>



<p>Fondée en 2002 à Mumbai, Cactus Communications rassemble plus de 3 000 experts en édition, traduction et intelligence artificielle à travers<em> Paperpa</em>l et <em>Editage</em>. L’entreprise s’est développée à l’international, avec des bureaux en Asie, en Europe et en Amérique, au service des chercheurs, éditeurs et sociétés savantes. Son réseau excède mille spécialistes par discipline, proposant des services hybrides comme <em>Paperpal Preflight</em> for <em>Editorial Desk</em>, intégré chez <em>Taylor &amp; Francis</em>, <em>Frontiers</em> ou <em>Aries Systems</em>, pour un filtrage algorithmique suivi de validation humaine. Cactus brille par son plaidoyer actif, en co-organisant des conférences et en façonnant les normes. En 2025, Editage coparraine la <em>Peer Review Weeks</em>, dont l&rsquo;édition 2025 a eu lieu en septembre dernier, avec l’Association européenne des éditeurs scientifiques, sous le thème « <em>Repenser la relecture à l’ère de l’intelligence artificielle ». </em> Roohi Ghosh, co-présidente du comité, plaide pour un partenariat humain-algorithme responsable d’ici 2030.<br>Cactus anime des débats comme l’<em>Ideathon</em> sur les solutions intelligentes, explorant l’appariement de relecteurs et les incitations. À la <em>Society for Scholarly Publishing</em> 2025 à Baltimore, son équipe dirige des sessions sur les flux éditoriaux intelligents et a remporté un prix. Des partenariats avec <em>SPIE</em> pour des formations en optique ou avec <em>STM</em> pour l’intégrité amplifient son impact.<br>Dans quelques jours en novembre 2025, Cactus réunira à Washington DC des leaders pour « <em>Réinventer l’édition avec la collaboration humain-intelligence artificielle</em> » dans le but de dissiper les appréhensions. Membre de STM depuis 2024, Cactus diffuse via blogs et webinaires l’hybridation. Sur LinkedIn, elle recrute des relecteurs et autres annotateurs indépendantspour corriger les données issus de l&rsquo;IA. Ce plaidoyer accélère  l’adoption de l’intelligence artificielle soi-disant sans sacrifice humain, mais c&rsquo;est une apparence car il masque souvent une dévalorisation du travail d&rsquo;expert.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Écosystème des prestataires d’intelligence artificielle : concurrence et alliances collectives</h3>



<p>Au-delà de Cactus, un marché dynamique propulse l’intelligence artificielle dans l’édition. <em>STM Integrity Hub</em>, coalition de 35 éditeurs, déploie <em>Papermill Alarm</em> avec 70 signaux partagés entre revues. <em>Clear Skies </em>attribue des notations de risque. Ces alliances échangent des ensembles de données anti-fraude. <em>Aries</em> intègre <em>Preflight</em> pour accélérer les rejets initiaux ; <em>Frontiers</em> associe son assistant à <em>Clear Skies</em> et <em>Cactus</em>. <em>Elsevier</em> domine via <em>Editorial Manager</em> mais coopère avec <em>STM</em>. Le secteur, valorisé à 19 milliards, bénéficie de 15 % de croissance liée à l’intelligence artificielle, avec <em>Morressier</em> ou <em>Scholastica</em>. Les offres d’emploi abondent : annotateurs chez Elsevier, affinement chez STM pour les sciences exactes ,des postes qui promettent l’innovation au pris de la précarisation des experts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">TransPerfect : le prédateur qui a décimé la traduction, comme un avertissement pour la relecture scientifique</h3>



<p>Pour bien comprendre le destin probable de la relecture scientifique par les pairs, il faut se pencher sur l’histoirede TransPerfect, cette entreprise new-yorkaise fondée en 1992 par Phil Shawe et Liz Elting. Elle s’est imposée comme un prédateur impitoyable dans le monde de la traduction, avec un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dollars. TransPerfect a été l’un des pionniers à exploiter massivement la traduction automatique neuronale dès les années 2010, intégrant des outils comme <em>Google Translate</em> et des moteurs propriétaires pour inonder le marché de traductions low-cost. Ce virage agressif a littéralement saccagé le métier : les tarifs par mot ont chuté de cinquante pour cent en une décennie, plongeant des milliers de traducteurs indépendants dans la précarité, les forçant à accepter des contrats ubérisés ou à quitter la profession. Des associations comme l’<em>American Translators Association </em>ont fustigé cette dévalorisation brutale, où la qualité humaine n’était plus qu’un luxe réservé aux clients fortunés, tandis que les erreurs culturelles et contextuelles proliféraient dans les traductions automatisées bon marché. TransPerfect, avec son modèle vorace, a externalisé massivement vers des pays à bas coûts, exploitant une main-d’œuvre sous-payée pour « p<em>ost-éditer</em> »  les sorties de ses machines d&rsquo;IA ; un euphémisme pour un travail ingrat de correction à la chaîne. Aujourd’hui, 90 % de ses projets passent par l&rsquo;édition post-machine, créant soi-disant 50 000 emplois spécialisés, mais en réalité des postes précaires, sans sécurité sociale ni reconnaissance syndicale, où les linguistes sont réduits à des correcteurs anonymes au service des algorithmes. L’entreprise fles forme via des plateformes internes, en les rémunérant au lance-pierre pour affiner les modèles sur des corpus propriétaires, enrichissant ainsi les actionnaires au détriment des créateurs. Ce modèle a conquis des géants comme Netflix en réduisant les délais, mais au prix d’une érosion éthique : pertes d’emplois massives, burnout généralisé et une qualité globale en berne pour les contenus non critiques. Appliqué à la relecture scientifique, TransPerfect sonne comme un avertissement : l’automatisation promet l’efficacité, mais risque de transformer les experts bénévoles en <em>gig workers</em> exploités, validant les analyses IA sur l’éthique et l’innovation pour un salaire de misère, tout en amplifiant les inégalités et les biais. TransPerfect n’a pas reconstruit le métier ; il l’a pillé pour mieux le monétiser, un scénario que la science doit éviter, mais cela paraît bien ardu.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défis persistants : fraudes évolutives, biais algorithmiques et garde-fous éthiques impératifs</h3>



<p>Les défis de l’intelligence artificielle dans la relecture par les pairs sont profonds et touchent au cœur de l’intégrité scientifique. Les usines à faux articles (papermills) ont évolué, utilisant des modèles génératifs pour créer non seulement des textes falsifiés, mais aussi de faux rapports de relecture, infectant jusqu&rsquo;à près de 20 % des soumissions dans les conférences sur l’intelligence artificielle. Ces tromperies sophistiquées échappent souvent aux détecteurs, en mimant le style académique avec une précision troublante, sapant la confiance dans les publications. De plus, les biais algorithmiques représentent un danger systémique : des ensembles de données d’entraînement peu diversifiés pourraient accentuer les inégalités, privilégiant les travaux en anglais ou issus d’institutions occidentales, au détriment des perspectives émergentes du Sud global. Des études récentes indiquent que 20 % des rejets automatisés pourraient être fautifs pour cette raison, compromettant l’objectivité. Éthiquement, l’opacité des algorithmes pose la question de la responsabilité : qui répond d’une erreur mortelle sur une notice d&rsquo;utilisation d&rsquo;un médicament ou d&rsquo;un dispositif médical, ou la validation d&rsquo;un essai clinique biaisé voire à base de données fabriquées, la machine ou l’éditeur ? Les<em> National Institutes of Health</em> et le <em>Committee on Publication Ethics</em> bannissent l’intelligence artificielle pure pour les relectures, imposant des déclarations complètes et des audits indépendants. La contre-attaque s’articule autour de l’affinement par des experts humains, qui corrigent les modèles sur des corpus validés, et de régulations naissantes. Des propositions pour une loi sur la relecture intelligente aux États-Unis exigeraient des certifications éthiques et des tests de robustesse. <em>Cactus</em> et <em>STM</em> forment via guides et séminaires, en insistant sur la transparence. Ces mesures de sauvegarde peuvent transformer les risques en atouts : une intelligence artificielle auditée détecterait mieux les fraudes subtiles. Sans eux, la crédibilité s’effondrerait. L’hybridation pourrait ainsi renforcer la résilience&#8230; à condition de ne pas répéter les erreurs du secteur de la traduction.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives : une généralisation hybride sans disparition de l’humain</h3>



<p>Un horizon de deux à trois ans pour une massification de l’intelligence artificielle dans la relecture s’avère pertinent, comme le prouvent les avancées en cours et les projections du secteur. Ce mois-ci des outils comme l’assistant de Frontiers seront enrichis avec <em>Papermill Alarm</em> et <em>Preflight</em>, détectant les fraudes en routine, tandis que <em>PLOS</em> voit ses rejets initiaux algorithmiques atteindre 40 %. <em>STM Integrity Hub</em>, réunissant trente-cinq éditeurs, intègre des détecteurs de texte artificiel dès cette année, avec des groupes de travail visant une couverture inter-revues d’ici 2027-2028. Le <em>New England Journal of Medicine</em> rend des décisions en une semaine via son voie rapide, et<em> Springer Nature</em> a partagé son outil <em>Geppetto </em>au Hub en avril 2025. La Semaine de la relecture 2025 promeut un hybride responsable, Roohi Ghosh anticipant un filtrage dominant par intelligence artificielle dès la fin de la décennie. Le marché projette 70 % du triage algorithmique d’ici 2027-2028, extrapolation de pilotes en expansion et d’études du <em>Peer Review Congress</em>.<br>La disparition complète des relecteurs humains reste improbable avant une décennie, l’intelligence artificielle brillant dans le volume mais faillant à l’éthique ou à l’innovation. Comme pour la traduction, , la relecture scientifique par les pairs deviendra un métier hybride : experts affinant et auditant les modèles. Il faut tabler sur des régulations à définir qui ancreront l’humain au centre, pour une science fiable et des experts humains non dévalorisés ou précarisés. Un vœu pieu ?</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>
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		<title>Mobilité professionnelle public-privé : un levier au point mort, sous-exploité pour des raisons économiques, réglementaires et culturelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 18:12:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un rapport qui vient d&#8217;être publié par la Cour des comptes expose les failles des mobilités entre secteurs public et]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">Un rapport qui vient d&rsquo;être publié par la Cour des comptes expose les failles des mobilités entre secteurs public et privé en France, entravées par des obstacles structurels mais aussi une vision opposant académiques et industriels. Ce cloisonnement, notamment visible dans le secteur santé ou l&rsquo;approche des médias, retarde la France face aux défis de l’innovation</h2>



<p>Dans un monde où l’agilité et l’innovation sont cruciales, les passerelles entre secteurs public et privé pourraient transformer l’action publique. Le rapport de mai 2025 de la Cour des comptes sur Les mobilités entre les secteurs public et privé que nous avons lu  révèle un retard préoccupant en France. Avec seulement 2,5 % des agents publics &#8211; sur un effectifs de 5 millions &#8211;  ont rejoint le privé en 2022. Cela atteste d&rsquo;échanges qui restent marginaux, freinés par des barrières réglementaires et économiques ainsi qu&rsquo;une vision faussée qui oppose les fonctionnaires et académiques. Le premiers sont  perçus comme dévoués à l’intérêt général, les  acteurs privés étant souvent  jugés comme opportunistes et vénaux. Ce manichéisme, qui glorifie les uns comme dépositaires du savoir et diabolise les autres, est assez visible dans le secteur santé et médical, et en ricochet,  dans le journalisme scientifique qui souvent identifie mal les experts en la matière des sujets abordés. En tous les cas, repenser et favoriser ces mobilités  est urgent pour répondre aux défis contemporains.</p><div id="citiz-1318661631" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Constat alarmant : des mobilités très limitées</h3>



<p>Lerapport de la Cour des comptes dresse un tableau sans équivoque : les mobilités entre secteurs public et privé sont rares. En 2022, seuls 2,5 % des agents publics ont effectué une transition vers le privé, soit environ 10 000 personnes (chiffre 2019), selon les estimations. Les flux inverses, du privé vers le public, sont encore plus faibles, ayant donc valeur d&rsquo;exception.<br>Ce faible dynamisme contraste avec des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, où les passerelles sont mieux établies. Alors qu&rsquo;en France, le modèle d&rsquo;évolution professionnelle reste l&rsquo;ascension hiérarchique, aux États-Unis, les parcours transversaux sont encouragés et considérés comme valorisant un CV. Ainsi, le <em>Senior Executive Service</em> encourage les hauts fonctionnaires à acquérir une expérience privée, enrichissant leurs compétences dans le public. Chez nous, une vision faussée et caricaturale freine ces échanges : le privé est souvent perçu comme incompatible avec les valeurs du service public, une méfiance qui a trouvé un écho dans la crise du Covid-19. À l’époque, l’industrie pharmaceutique, malgré son rôle décisif dans le développement des vaccins, a été vilipendée, accusée de vénalité, et tout particulièrement les médecins-chercheurs  du public collaborant avec l&rsquo;industrie ; or cette collaboration est tout simplement une obligation pour permettre l&rsquo;évaluation des médicaments innovants à l&rsquo;hôpital. Qui voudrait que les molécules développées par les firmes pharmaceutiques soient commercialisées avant d&rsquo;être évaluées chez les patients ? Cette même vision binaire imprègne les médias et le journalisme scientifique et santé ; on y est souvent convaincu que le savoir légitime réside exclusivement chez les experts académiques, aux connaissances parfois théoriques sur certains sujets, et rejettent les industriels qui ont « les mains dans le cambouis », en d&rsquo;autres termes les experts de terrain, perçus comme corrompus et indignes d’être interviewés. Cette approche conduit à privilégier des voix académiques exclusivement ou, pire, de faux experts autoproclamés sur les réseaux sociaux, dépourvus de formation ou d’expérience sur des sujets comme l&rsquo;épidémiologie, la recherche clinique et son éthique ou la pharmacovigilance, au détriment d’experts industriels qualifiés qui sont au cœur du développement des normes en la matière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des freins multiples et persistants</h3>



<p>Les obstacles aux mobilités sont aussi réglementaires et économiques. Le cadre juridique, malgré la loi de transformation de la fonction publique de 2019, reste complexe. Les règles de déontologie, nécessaires pour éviter les conflits d’intérêts, sont parfois appliquées de manière trop rigide, dissuadant les agents publics de rejoindre le privé. Les écarts de salaires et de protections sociales compliquent également les transitions. Par dessus tout, une culture de cloisonnement persiste, alimentée par une vision binaire qui glorifie les académiques comme gardiens du savoir et diabolise les industriels comme mus par le profit. À titre d&rsquo;exemple, et pour illustrer la quasi inexistence de transfert privé vers public, cette mentalité se retrouve dans la situation des pharmacies à usage intérieur (PUI) dans les hôpitaux publics, où une pénurie de pharmaciens hospitaliers aggrave les déserts médicaux. Comme nous l’évoquions dans notre <a href="https://citizen4science.org/lutte-contre-les-deserts-medicaux-peu-mediatisee-la-penurie-de-pharmaciens-hospitaliers-est-egalement-concernee-quelles-solutions-a-lhorizon/">récent article</a>, un vivier de pharmaciens industriels, aux compétences transférables en gestion des médicaments, conduite d&rsquo;essais cliniques et pharmacovigilance, pourrait partiellement pallier ce déficit, mais les rigidités des carrières publiques et certains monopoles bloquent cette solution. De même, nous l&rsquo;avons dit dans le chapitre précédent, mais pourquoi ne pas le répéter, dans le journalisme scientifique, cette vision caricaturale conduit à écarter les experts industriels, pourtant essentiels pour décrypter des sujets techniques, au profit de commentateurs autoproclamés sur les réseaux sociaux, souvent eux-mêmes des fonctionnaires en quête de reconnaissance qui appuient la caricature néfaste et surtout sans expertise réelle des sujets abordés, ce qui appauvrit le débat public et favorise la désinformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les bénéfices sous-estimés des mobilités</h3>



<p>Lorsque les mobilités ont lieu, elles prouvent leur valeur. Les agents publics ayant travaillé dans le privé reviennent avec des compétences en gestion de projet et en innovation, modernisant l’administration. Inversement, les professionnels du privé découvrent dans le public une vision de l’intérêt général qui enrichit leur pratique. La synthèse du rapport cite l’exemple de détachements dans des start-ups technologiques, où des fonctionnaires ont contribué à des projets innovants tout en acquérant des compétences numériques. La crise du Covid-19 a illustré l’urgence de ces collaborations : les partenariats public-privé dans le développement des vaccins ont montré comment l’expertise industrielle pouvait accélérer les réponses aux crises. Pourtant, en France, la vision caricaturale des industriels comme vénaux a freiné une coopération optimale, comme dans la distribution des masques. Dans le journalisme scientifique, cette même méfiance envers les industriels limite la qualité de l’information. Et on va se répéter encore : en négligeant ces experts au profit de figures académiques ou de commentateurs autoproclamés souvent moins voire peu ou pas qualifiés, mais fréquemment politisés les médias passent à côté d’analyses pointues sur certains sujets, et cela peut contribuer à la défiance en la science. Des messagers crédibles sont souvent aussi importants que les messages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une nouvelle dynamique</h3>



<p>Pour surmonter ces obstacles, la Cour des comptes formule sept recommandations. Il s’agit d’abord de simplifier les démarches administratives et de clarifier les règles de déontologie pour encourager les mobilités sans compromettre l’éthique, notamment en facilitant les démarches auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Ensuite, développer des outils d’accompagnement, comme des formations personnalisées ou des conseils pour les agents en mobilité, permettrait de mieux structurer ces transitions. Une réforme des grilles salariales, notamment pour les postes à haute responsabilité, rendrait le secteur public plus attractif pour les talents privés. Par ailleurs, promouvoir une culture de la mobilité à travers des campagnes de sensibilisation et des formations croisées est essentiel pour déconstruire la vision binaire des gentils académiques et méchants industriels. Faciliter le retour des agents publics après une expérience dans le privé, en valorisant leurs nouvelles compétences, est également crucial. S’inspirer des bonnes pratiques internationales, comme le programme danois de rotation des cadres ou les partenariats public-privé britanniques, pourrait dynamiser les échanges. Enfin, un meilleur pilotage des mobilités, via des indicateurs et un suivi interministériel, permettrait d’évaluer leur impact et d’optimiser leur gestion. À l’image du journalisme scientifique, où les rédactions gagneraient à avoir des des rérérents experts  industriels pour traiter des sujets techniques, la fonction publique doit valoriser les apports du privé pour s’adapter aux défis du XXIe siècle.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Que retenir ?</h3>



<p>La France accuse un retard dans les mobilités public-privé, un frein à l’innovation et à l’efficacité de l’action publique. Comme dans le secteur médical, où la pénurie de pharmaciens hospitaliers illustre les rigidités des carrières publiques, ou dans le journalisme scientifique et santé, où la vision caricaturale des industriels et le recours à des faux experts autoproclamés appauvrissent le débat, ce cloisonnement pénalise le pays. La crise du Covid-19 a été l&rsquo;occasion de montrer au grand public que du côté de la recherche sur les médicaments, les synergies public-privé sont indispensables. Le <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-mobilites-entre-les-secteurs-public-et-prive">rapport de mai 2025 de la Cour des comptes</a> est un appel à l’action : il est temps de lever les barrières culturelles et structurelles pour construire une fonction publique agile, enrichie par les talents et les savoir-faire des deux secteurs qui ne sont pas voués à la concurrence mais à la synergie.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



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		<title>Intelligence artificielle et traduction : quel impact sur la profession ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 10:32:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Expert]]></category>
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					<description><![CDATA[Les traducteurs font partie des professionnels touchés précocement et de plein fouet par l&#8217;essor des robots traducteurs de plus en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les traducteurs font partie des professionnels touchés précocement et de plein fouet par l&rsquo;essor des robots traducteurs de plus en plus évolués. Quelles sont les conséquences sur le métier ? Avis croisés de la Société française de traduction (SFT) et de traducteurs experts médicaux</h2>



<p>Tout le monde connaît l&rsquo;outil Google traduction parmi d&rsquo;autres applications de traduction disponibles pour le public, dont l&rsquo;usage intensif permet en permanence de les améliorer via le « deep learning ».  Les traducteurs professionnels disposent également d&rsquo;outils de TAO (traduction assistée par ordinateur) qui segmentent et analysent les textes à traduire. Plus récemment, ChatGPT est entré dans la danse pour ceux qui pratiquent la traduction libre à but marketing ou  « transcréation » (condensé de  traduction-création). Ici on ne cherche pas à fidèle au texte d&rsquo;origine, mais à répondre aux souhaits de son client pour produire un texte répondant à des objectifs marketing. </p><div id="citiz-4231809420" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Pour les professionnels de la traduction, ces outils  ont de multiples conséquences sur leur pratique, beaucoup de traducteurs étant contraint de muer vers le métier de post-éditeur. Il y a aussi des conséquences économiques importantes à ces changements. </p>



<p>Cet article aborde cette problématique d&rsquo;intelligence artificielle appliquée à la traduction du point de vue des professionnels, d&rsquo;abord avec le point de vue de la SFT, premier organisme rassemblement des traducteurs professionnels en France, suivi de quelques réflexions générales émanant de l&rsquo;expertise en traduction médicale très technique.</p>



<p>La SFT est un syndicat professionnel des métiers de la traduction et de l&rsquo;interprétation en France. En tant que syndicat, elle défend les intérêts des professionnels concernés. Elle existe depuis 1947 ! C&rsquo;est Gaëlle Gagné, membre du Comité directeur et trésorière de la SFT,  qui a bien voulu se prêter au jeu des questions/réponses. Nous avons choisi de vous livrer l&rsquo;intégralité de sa contribution.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="293" height="123" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-9.png" alt="" class="wp-image-14034"/></a></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;INTERVIEW</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Science infuse : Selon vous, l’introduction des robots de traduction est-il un bien ou un mal&nbsp;dans&nbsp;la traduction professionnelle&nbsp;?</h3>



<p><strong>Gaëlle Gagné</strong> (SFT) <em>: Je vais vous faire une vraie réponse de traductrice&nbsp;: «&nbsp;ça dépend du contexte&nbsp;» (et pour qui)&nbsp;!</em></p>



<p><em>La traduction automatique, qui consiste à utiliser un programme informatique pour faire passer un texte d’une langue à une autre sans intervention humaine, est un des premiers usages de l’intelligence artificielle employant des réseaux de neurones «&nbsp;nourris&nbsp;» de corpus de textes (traduits) pour produire un contenu adapté selon le contexte. Avant cela, les traducteurs utilisaient déjà des outils de traduction assistée par ordinateur (TAO) qui conservaient en mémoire leur travail pour accélérer le processus de traduction et en améliorer la cohérence (réemploi de bout de phrases ou «&nbsp;segments&nbsp;» déjà traduits et validés), mais les traductions enregistrées en mémoire et proposées par la machine étaient uniquement produites par des humains.</em></p>



<p><em>D’abord risibles, les traductions des algorithmes, ont fini par attirer l’attention des professionnels et des donneurs d’ordre&nbsp;quand la traduction automatique neuronale (TAN)&nbsp;a été&nbsp;suffisamment au point pour intégrer&nbsp;nos processus de production&nbsp;(vers 2015). Nos clients nous ont alors demandé d’intervenir en tant que relecteurs de la machine&nbsp;: une prestation baptisée&nbsp;<strong>post-édition</strong>.</em></p>



<p><em>Les avantages pour nos clients&nbsp;(clients directs et agences de traduction)&nbsp;sont bien évidemment&nbsp;<strong>des économies et un gain de temps non négligeable</strong>&nbsp;: la traduction automatique permet de répondre à une demande exponentielle de contenus multilingues et de&nbsp;traiter&nbsp;ceux&nbsp;qui n’auraient jamais été traduits auparavant, par manque de temps ou d’argent.&nbsp;Lorsque le moteur automatique est bien entraîné&nbsp;(avec des contenus adaptés et similaires à ceux qu’on leur demande de produire), le gain de productivité est&nbsp;en effet&nbsp;significatif.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Science infuse : Quel est l’impact pour les traducteurs professionnels, en termes de qualité/intérêt du travail et en termes économiques ?</h3>



<p><strong>Gaëlle Gagné</strong> : <em>Pour les traducteurs, les bénéfices sont moins évidents&nbsp;:&nbsp;dans les domaines culturels (audiovisuel, traduction littéraire et d’édition, jeu vidéo) et même l’interprétation de conférence (depuis la&nbsp;<a href="https://actu.fr/sciences-technologie/video-on-a-teste-heygen-un-logiciel-bluffant-qui-double-a-la-perfection-notre-voix-en-sept-langues_60086436.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démonstration très parlante de l’outil HeyGen</a>&nbsp;qui reproduit le mouvement des lèvres et double la voix), les innovations en IA&nbsp;inquiètent&nbsp;les professionnels. En plus de menacer leur&nbsp;modèle économique, l’intégration de ces technologies dans ces métiers pourrait entraîner un appauvrissement de la langue,&nbsp;l’uniformisation des cultures, le pillage de la propriété intellectuelle, la manipulation, etc.</em></p>



<p><em>Dans les domaines de la traduction «&nbsp;pragmatique&nbsp;», la post-édition demande énormément de concentration, car la machine ne fait pas les mêmes erreurs que les humains. À la lecture, la «&nbsp;production machine&nbsp;» est fluide et semble de prime abord juste, mais le diable est dans les détails et à y regarder de plus près on constate des lourdeurs, des erreurs, des glissements de sens, voire des contresens.</em></p>



<p><em>Il nous faut donc être extrêmement vigilants et faire sans cesse l’aller et retour entre la source et la cible tout en répondant à une forte contrainte de temps, puisque nos donneurs d’ordre considèrent que peu d’intervention est nécessaire et notre rémunération est généralement basée sur le nombre de mots (source) traités.</em></p>



<p><em>Nous sommes donc contraints de décider rapidement si l’on conserve, corrige ou retraduit complètement une phrase et donc de «&nbsp;doser l’effort&nbsp;»&nbsp;de traduction, ce qui va à l’encontre de notre formation initiale et de notre amour du travail bien fait. Beaucoup refusent ces conditions de travail (57&nbsp;% d’après la&nbsp;dernière enquête de la&nbsp;SFT&nbsp;sur les pratiques professionnelles), mais elles ont tendance à se généraliser à mesure que nos clients intègrent la traduction automatique à leurs processus.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Science infuse : Quelles sont vos préconisations en la matière&nbsp;pour les traducteurs ?</h3>



<p><em>Face à cette situation, la&nbsp;SFT, comme d’autres organisations professionnelles, souhaite se positionner pour mieux accompagner les prestataires de services linguistiques et leurs clients. Nous avons soumis à nos membres un questionnaire pour recueillir leurs points de vue avant la mise en place d’un groupe de travail pour définir et diffuser largement nos recommandations.</em></p>



<p><em>En attendant, nous encourageons les traducteurs à s’informer et à se former pour juger par eux-mêmes de l’utilité de l’IA dans leur travail. En dehors de la traduction, les IA génératives peuvent nous aider à faire des recherches sur le contexte et la terminologie d’un contenu à traduire, à reformuler, à relire et corriger, à analyser la qualité de notre travail… Ce sont aussi des outils précieux pour nous aider à promouvoir et gérer nos entreprises au quotidien, cependant, il convient de&nbsp;<strong>les utiliser de manière raisonnée dans le respect de la propriété des données</strong>.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><br></strong><em>Science infuse :  Quelles sont vos préconisations pour les donneurs d’ordre (agences de traduction, autres) ?</em></h3>



<p><em>En tant que partenaires de nos clients, nous nous devons de&nbsp;<strong>les alerter sur les limites de la traduction automatique</strong>. En dehors des usages purement utilitaires pour comprendre et se faire comprendre, si la traduction a un impact sur&nbsp;leurs ventes,&nbsp;leur&nbsp;image,&nbsp;leur&nbsp;responsabilité,&nbsp;elle ne devrait jamais se passer de l’humain, car c’est le seul garant de l’adaptation du contenu traduit à l’usage et l’audience ciblée et de la confidentialité de&nbsp;leurs textes et de&nbsp;leurs données.</em></p>



<p><em>Certains envisagent l’avenir du traducteur dans un nouveau rôle de «&nbsp;consultant linguistique&nbsp;» guidant ses clients dans le choix des outils et des processus leur permettant de produire des contenus multilingues adaptés.&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=DjQiw-e_PEw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans une interview qui a fait grand bruit</a>&nbsp;dans notre secteur d’activité, un patron d’agence de traduction a récemment affirmé que&nbsp;la post-édition est simplement de la traduction humaine et devrait être tarifée en tant que telle&nbsp;: un point de vue largement partagé par les professionnels (65,3&nbsp;% des répondants d’un sondage après cette interview considèrent que le terme de post-édition devrait être éliminé). Il est clair que&nbsp;<strong>la tarification de ces prestations présente clairement un enjeu pour la valorisation de nos savoir-faire et de nos professions</strong>.</em></p>



<p><em>Enfin, comme le rappelle le collectif «&nbsp;En chair et en os&nbsp;» (voir sources ci-dessous), «&nbsp;les programmes d’IA génératifs sont alimentés par des œuvres humaines existantes, “minées” comme de simples données de masse, sans que leurs auteurs et autrices aient pu&nbsp; Par ailleurs, le traitement des données reste dépendant d’un travail humain colossal et invisibilisé, souvent exercé dans des conditions déplorables, sous-payé, déshumanisant, voire traumatisant (quand il s’agit de modération de contenus). Enfin, le&nbsp;<a href="https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/lintelligence-artificielle-donne-sa-langue-au-chatgpt-20221207_47JMN2HAG5HPLIGW2OZJU4YLRY/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stockage des données nécessaires</a>&nbsp;au fonctionnement et à l’entraînement des algorithmes produit une empreinte écologique catastrophique en termes de bilan carbone et de consommation d’énergie.&nbsp;»</em></p>



<p><em>Au vu de cet&nbsp;<strong>impact social, économique et écologique</strong>, l’exemple de la traduction, qui avec quelques années d’avance nous donne à voir les conséquences du développement rapide de l’IA, nous montre qu’une réflexion s’impose à l’échelle de la planète pour encadrer les usages et le développement de ces technologies.</em></p>



<p>Merci à la SFT et Gaëlle Gagné pour leur temps !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Point de vue d&rsquo;experts : l&rsquo;IA dans la traduction médicale très technique</h2>



<p>Science infuse connaît le point de vue du traducteur professionnel pour en avoir en interne et en contributeurs externes pour la traduction d&rsquo;articles sélectionnés par la Rédaction. Dans ce dernier cas, si les sciences sont régulièrement abordées, il ne s&rsquo;agit pas dans nos colonnes de traduction technique mais de traduction  relativement généraliste sur des articles de vulgarisation ou d&rsquo;opinion destinés au grand public.<br></p>



<p>Néanmoins, ceux d&rsquo;entre eux qui pratiquent la traduction professionnelle médicale sont d&rsquo;abord des experts médicaux venant du terrain (professionnels de santé et/ou de la recherche médicale) convertis à la traduction professionnelle. Les plus seniors ont été sollicités par les donneurs d&rsquo;ordre pour cette activité qu&rsquo;ils pratiquaient déjà dans leur métier d&rsquo;origine avant même l&rsquo;arrivée  des outils de TAO et les robots de traduction. Il s&rsquo;agissait de prendre en charge des documents très techniques de communication d&rsquo;experts à experts (« <em>specialist-facing</em> » dans le jargon) sur des sujets particulièrement innovants, liés à la recherche fondamentale ou appliquée. Il s&rsquo;agit tout particulièrement de chimie, biochimie, biologie, génétique et  pharmacologie portant sur des découvertes de médicaments, outils de diagnostic et dispositifs médicaux,  de concepts, procédés, technologies nouvelles, modes d&rsquo;action originaux. Dans ces situations particulières, les traducteurs de formation, même avec spécialisation médicale, peuvent être dépassés malgré tous les référentiels professionnels à leur disposition. Et pour cause : ce sont souvent des domaines sans référentiels terminologiques du fait du caractère innovant des sujets traités. Faire appel à des spécialistes du métier est alors un recours évident. </p>



<p>Dans ces domaines d&rsquo;innovation scientifique et médicale, les « clients » des traducteurs experts médicaux sont de différents ordres : des organisations gouvernementales, comme par exemple l&rsquo;OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) pour la traduction de brevets d&rsquo;invention, de grosses agences de traduction de renommée mondiale, qui souvent ont développé de gros services internes dédiés à la traduction en recherche scientifique et médicale. Leur usage est souvent imposée par les politiques d&rsquo;achat des donneurs d&rsquo;ordre et clients d&rsquo;envergure. Il peut s&rsquo;agir de laboratoires pharmaceutiques ont des volumes de traduction scientifique et médicales énormes du fait de leurs activités internationales. L&rsquo;externalisation est de mise,  auprès de prestataires certifiés qui peuvent répondre à des commandes à turn-over rapide 24h sur 24, ces agences ayant des bureaux dans le monde entier : Ces agences de traduction internationales de poids répondent ainsi présentes avec des infrastructures qui donnent le change. Elles intègrent les normes qualité de traduction qui exigent l&rsquo;intervention de multiples traducteurs et linguistes pour tout document à traduire au moyen d&rsquo;un processus d&rsquo;assurance et de contrôle qualité. Pour cela il faut une « équipe » et le modèle du traducteur « freelance », auto-entrepreneur qui est très répandu dans la traduction, ne permet pas de répondre aux exigences des clients en direct. Il faut une équipe, une entreprise avec du personnel qualifié.</p>



<p>Les agences de traduction sont pour cette raison les partenaires privilégiés de donneurs d&rsquo;ordre en matière d&rsquo;innovation et de recherche médicale pour la plus grande partie des volumes de traduction. Pour faire face tant aux volumes, qu&rsquo;aux circuits de traduction-post-édition-relecture  imposés par le contrôle qualité, l&rsquo;enjeu a rapidement été économique : la main-d&rsquo;œuvre humaine est coûteuse : l&rsquo;automatisation et l&rsquo;IA sont clés car sources de gains de productivité. Au fil du temps la pure « robotisation » en traduction automatique est passée à la « contextualisation robotisée » de la traduction grâce au <em>deep learning</em>. Tout cela a commencé il y a près de 10 ans, et plus le temps passe en la matière plus les outils d&rsquo;IA sont performants : les robots traducteurs apprennent en permanence entre eux et bien sûr, des traductions humaines. Les grosses agences de traduction disposent d&rsquo;équipes de de traducteurs humains en interne et en sous-traitance qui leur permettent d&rsquo;alimenter un robot traducteur « maison » qui comporte des modules qui s&rsquo;adaptent aux exigences linguistiques de leurs gros clients . Les gains de productivité et donc financiers sont ici un enjeu énorme : on « dégrade » le travail des traducteurs, la traduction étant faite par le robot d&rsquo;un clic, les traducteurs humains relégués à la post-édition et payés parfois à 50 % de leur tarif de traduction pour ce travail ingrat. Car la post-édition, ce n&rsquo;est pas de la traduction. C&rsquo;est un métier différent  : on ne traduit pas, on chasse les erreurs de traduction, qui étant le fruit d&rsquo;une machine, n&rsquo;ont rien d&rsquo;évident à détecter.<br>D&rsquo;un point de vue assurance et contrôle de qualité, le principe est totalement aberrant : la machine « crée » de l&rsquo;erreur parfois sournoise, en quantité. C&rsquo;est à l&rsquo;opposé du cercle vertueux de la qualité qui veut que l&rsquo;on produire le meilleur d&#8217;emblée pour minimiser le risque d&rsquo;erreurs en aval.</p>



<p>Les robots traducteurs, grâce au <em>deep learning</em> des réseaux neuronaux, progressent vite. Traduction généraliste ou technique, la traduction automatique progresse sans cesse en qualité. Mais il reste toujours ces niches de traductions où cela ne passe toujours pas au croisement de l&rsquo;expertise métier requise et de la nouveauté (innovation/recherche). Traduction humaine ou machine, pour ces sujets trop techniques ou innovants les traducteurs experts métiers issus du terrain identifient à coup sûr une traduction non faite ou non revue par un des pairs&#8230; C&rsquo;est sans doute ce qui sauve les traducteurs qui font ce métier du fait de leur expertise métier qui n&rsquo;est pas la traduction. Alors évidemment, la tendance est de tenter de les utiliser non pas en traduction mais en post-édition, eux aussi.  Aujourd&rsquo;hui, les machine n&rsquo;ayant toujours pas la maîtrise sur les sujets médicaux trop techniques pour elles, le travail qu&rsquo;elles fournissent n&rsquo;est pas à la hauteur. En pratique,  le travail de post-édition peut être un calvaire et bien plus éprouvant et consommateur de temps qu&rsquo;une traduction classique. Les tarifs des agences  n&rsquo;en tiennent pas compte, basées sur des grilles « post-édition. La traduction automatique neuronale (TAN), par essence, standardise, et le standard n&rsquo;est pas de mise dans l&rsquo;innovation qui est au cœur des sujets traités ici. Il en résulte une baisse de qualité des traductions, les donneurs d&rsquo;ordre étant inexorablement attirés par des traducteurs nouveaux entrants n&rsquo;ayant pas d&rsquo;expertise métier (innovation et recherche médicale) qui accepteront les tarifs bas de la  post-édition  et fourniront un travail médiocre, qui va lui-même niveler vers le bas machine qui s&rsquo;alimente de leur travail en retour. <br></p>



<p><strong>Orientation vers l&rsquo;expertise</strong><br><br>Certains de ces traducteurs experts métiers issus du terrain médical, sont régulièrement appelés à la rescousse pour un examen indépendant de traduction produite par tiers, à savoir suite à une plainte de client quant à la qualité d&rsquo;une traduction médicale. C&rsquo;est une sorte d&rsquo;expertise où il faudra déterminer si la plainte du client est justifiée,  la nature des erreurs de traduction et leur impact, et parfois même déceler l&rsquo;usage de robots de traduction par un professionnel incriminé.  Car il faut le savoir, si les grosses agences de traduction utilisent des robots traducteurs du marché ou maison pour limiter le travail des traducteurs humains à la post-édition, elles l&rsquo;interdisent souvent aux post-éditeurs.  Or, en traduction médicale très technique, les post-éditeurs non suffisamment qualifiés y font parfois appel. Un problème de déontologie que l&rsquo;on retrouve aussi d&rsquo;ailleurs avec ChatGPT pour faire le travail de transcréation.<br>Quelques traducteurs médicaux issus de terrain s&rsquo;adonnent à une activité d&rsquo;auxiliaire de justice, réalisant des traductions assermentées ou dans le cadre d&rsquo;expertises judiciaires dans leur domaine médical. Missionnés par des tribunaux, la police ou des avocats, ils traduisent souvent des documents non numériques ce qui exclut l&rsquo;usage de robots traducteurs. Des modalités « artisanales » qui permettent de conserver peut-être, pour un temps ou pour longtemps,  ses lettres de noblesse au métier de traducteur ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"> </h2>



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		<item>
		<title>Pfizer acquiert Seagen pour 43 milliards et s&#8217;approprient  médicaments « CAM » et leur technologie ; que sont ces traitements innovants ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/pfizer-acquiert-seagen-pour-43-milliards-et-sapproprient-medicaments-cam-et-leur-technologie-que-sont-ces-traitements-innovants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2023 11:18:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Biotech]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;oncologie est un marché porteur. La biotech Seagen a développé les CAM, c&#8217;est une autre approche que celle de l&#8217;ARN/ARNm]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;oncologie est un marché porteur. La biotech Seagen a développé les CAM, c&rsquo;est une autre approche que celle de l&rsquo;ARN/ARNm également développée pour les traitements du futur contre le cancer</h3>



<p>Le communiqué conjoint de Pfizer et Seagen est paru le 13 mars annonçant l&rsquo;accord définitifs de fusion pour 43 milliards de dollars.</p><div id="citiz-505586424" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><em>« Pfizer déploie ses ressources financières pour faire avancer la lutte contre le cancer, l&rsquo;une des principales causes de décès dans le monde et qui a un impact considérable sur la santé publique »</em>, a déclaré Albert Bourla, PDF de Pfizer.<em> « Ensemble, Pfizer et Seagen cherchent à accélérer la prochaine génération de percées dans le domaine du cancer et à apporter de nouvelles solutions aux patients en combinant la puissance de la technologie des conjugués anticorps-médicaments (CAM) de Seagen avec l&rsquo;ampleur et la force des capacités et de l&rsquo;expertise de Pfizer. L&rsquo;oncologie reste le principal moteur de croissance de la médecine mondiale, et cette acquisition renforcera la position de Pfizer dans cet espace important et contribuera de manière significative à la réalisation des objectifs financiers de Pfizer à court et à long terme.</em>« </p>



<h2 class="wp-block-heading">Seagen, pionnier et leader des CAM</h2>



<p>Les CAM sont une technologie thérapeutique innovante plus que prometteuse fondée il y a 25 ans, puisque 4 des conjugués anticorps-médicament utilisant sa technologie exclusive sont autorisés par le FDA, l&rsquo;autorité sanitaire américaine. Cette technologie ouvre la porte au traitement de multiples types de cancers solides et hématologiques (sang)  avec l&rsquo;avantage essentiel suivant : ils permettent de cibler les cellules cancéreuses, évitant de nombreuses toxicités des traitements classiques contre le cancer qui affectent aussi les cellules saines.</p>



<p>Les médicaments de Seagen commercialisés sont les associations de molécules suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>brentuximab védotine (ADCETRIS<sup>®</sup>)</li><li>enfortumab védotine (PADCEV<sup>®</sup>)</li><li>tisotumab védotine (TIVDAK<sup>®</sup>)<br><br>Seagen commercialise aussi le tucatinib (TUKYSA<sup>®</sup>) seul.<br><br></li></ul>



<p><strong>Mécanisme d&rsquo;action</strong> : des médicaments biologiques</p>



<p>Vous l&rsquo;avez compris en regardant la composition des médicaments : les CAM associent différents anticorps monoclonaux, identifiables par le suffixe « mab » (<em><strong>M</strong>onoclonal <strong>A</strong>nti<strong>B</strong>ody</em> = anticorps monoclonal) avec la védotine, qui est un agent antimitotique, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;elle bloque la multiplication des cellules. </p>



<p>L&rsquo;anticorps monoclonal est en fait un agent de ciblage des cellules cancéreuses, sur la base d&rsquo;antigènes exprimées par ces cellules malades. L&rsquo;anticorps couplé à la védotine va être capable de se diriger sur les antigènes de surface en l&rsquo;occurrence) ciblés par le médicament  sur les cellules cancéreuses, qui va internaliser le conjugué (l' »avaler »). À l&rsquo;intérieur des cellules, le 2 composants du médicament se sépare, et la védotine agit en arrêtant le cycle cellulaire, mettant la machine vitale de la cellule à l&rsquo;arrêt ce qui entraîne sa mort.</p>



<p>C&rsquo;est le choix d&rsquo;anticorps du conjugué qui donne sa spécificité de ciblage des cellules cancéreuses à tuer, défini selon le type de cancer visé.</p>



<p></p>



<p>Seagen au-delà des molécules déjà commercialisées à un beau pipeline de médicaments en développement dont 11 nouvelles entités moléculaires. À cela sont associés pour leur développement des technologies exclusives et propriétaires. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Division Oncologie de Pfizer</h2>



<p>De son côté jusqu&rsquo;ici, Pfizer a 24 médicaments innovants approuvés pour le traitement du cancer, générant plus de 12 milliards de revenus en 2022, et 33 programmes de développement clinique en cours.</p>



<p>Avec Seagen, le géant pharmaceutique américain devient un leader incontestable de l&rsquo;oncologie et de l&rsquo;innovation en la matière, sans compter le développement des médicaments à ARNm avec son partenaire BionTech (vaccin anti-Covid à base d&rsquo;ARNm), à l&rsquo;instar de Moderna qui évalue actuellement un <a href="https://citizen4science.org/vaccin-experimental-contre-le-cancer-de-moderna-pour-le-traitement-et-non-la-prevention-du-melanome/">vaccin à base d&rsquo;ARNm contre le mélanome</a>, un redoutable cancer de la peau.</p>



<p>Aux États-Unis déjà, certains s&rsquo;interrogent sur cette « concentration », imaginant une potentielle violation de loi anti-trust.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xO0GpeuviC"><a href="https://citizen4science.org/le-laboratoire-pharmaceutique-novartis-se-lance-dans-la-course-aux-medicaments-a-base-darn-avec-un-nouveau-site-de-production-suisse/">Le laboratoire pharmaceutique Novartis se lance dans la course aux médicaments à base d&rsquo;ARN avec un nouveau site de production suisse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le laboratoire pharmaceutique Novartis se lance dans la course aux médicaments à base d&rsquo;ARN avec un nouveau site de production suisse » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/le-laboratoire-pharmaceutique-novartis-se-lance-dans-la-course-aux-medicaments-a-base-darn-avec-un-nouveau-site-de-production-suisse/embed/#?secret=UQM9EcMbNQ#?secret=xO0GpeuviC" data-secret="xO0GpeuviC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C2ELm9RxRX"><a href="https://citizen4science.org/vaccin-experimental-contre-le-cancer-de-moderna-pour-le-traitement-et-non-la-prevention-du-melanome/">Vaccin expérimental contre le cancer de Moderna : pour le traitement et non la prévention du mélanome</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vaccin expérimental contre le cancer de Moderna : pour le traitement et non la prévention du mélanome » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/vaccin-experimental-contre-le-cancer-de-moderna-pour-le-traitement-et-non-la-prevention-du-melanome/embed/#?secret=kRFLQ2F9gt#?secret=C2ELm9RxRX" data-secret="C2ELm9RxRX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EiqgEQbVHc"><a href="https://citizen4science.org/naissance-daurobac-therapeutics-coentreprise-de-lutte-contre-lantibioresistance/">Naissance d&rsquo;Aurobac Therapeutics, coentreprise de lutte contre l&rsquo;antibiorésistance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Naissance d&rsquo;Aurobac Therapeutics, coentreprise de lutte contre l&rsquo;antibiorésistance » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/naissance-daurobac-therapeutics-coentreprise-de-lutte-contre-lantibioresistance/embed/#?secret=tjQmjXPQOj#?secret=EiqgEQbVHc" data-secret="EiqgEQbVHc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oBYRy6p3yq"><a href="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/">Qu&rsquo;est-ce que le sémaglutide (Ozempic®), un médicament antidiabétique  détourné comme anorexigène (coupe-faim) pour perdre du poids ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu&rsquo;est-ce que le sémaglutide (Ozempic®), un médicament antidiabétique  détourné comme anorexigène (coupe-faim) pour perdre du poids ? » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/embed/#?secret=auCfBUaIIc#?secret=oBYRy6p3yq" data-secret="oBYRy6p3yq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



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		<title>Kaftrio, le médicament innovant qui révolutionne la prise en charge de la mucoviscidose, désormais disponible dès l&#8217;âge de 6 ans</title>
		<link>https://citizen4science.org/kaftrio-le-medicament-innovant-qui-revolutionne-la-prise-en-charge-de-la-mucoviscidose-sur-le-point-detre-disponible-pour-les-malades-concernes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 18:33:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaftrio]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Mucoviscidose]]></category>
		<category><![CDATA[R&D]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Vertex Pharmaceuticals]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce médicament développé par Vertex Pharmaceuticals, laboratoire américain, dispose désormais d&#8217;un accès facilité pour les patients atteints de mucoviscidose, mais]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Ce médicament développé par Vertex Pharmaceuticals, laboratoire américain, dispose désormais d&rsquo;un accès facilité pour les patients  atteints de mucoviscidose, mais un tiers des patients ne peuvent en profiter.</h4>



<p>Le médicament associe trois molécules et est autorisé en France depuis mi-2021 à partir de l&rsquo;âge de 12 ans. Fin 2022, son accès a été ouvert aux enfants dès l&rsquo;âge de 6 ans, soit 700 petits patients prêts à le recevoir. </p><div id="citiz-3136665499" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Physiopathologie</h2>



<p>La mucoviscidose est une maladie génétique, due à une anomalie du gène CFTR (cystic fibrosis transmembrane conductance regulator). Si les deux parents sont porteurs de l&rsquo;anomalie, les enfants sont atteints de la maladie. Le gène CFTR est impliqué dans la production de protéines qui forment des canaux de perméabilité aqueuse à la surface de certaines cellules dont celles qui tapissent les voies respiratoires mais aussi digestives. Grâce à ces canaux, le mucus est suffisamment fluidifié pour être évacué.</p>



<p>Les signes de la maladie sont un épaississement des sécrétions bronchiques qui finissent pas obstruer les voies respiratoires, car le mucus n&rsquo;est plus éliminé. Toux, infections respiratoires, et au final destruction des poumons avec à la clé en dernier recours des greffes pulmonaires, voilà le lot des malades de la mucoviscidose. </p>



<p>Depuis 20 ans, la maladie est dépistée systématiquement à la naissance, permettant une prise en charge précoce indispensable, car l&rsquo;altération de la fonction pulmonaire est progressive et dégénérative, il est donc important d&rsquo;agir le plus tôt possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mode d&rsquo;action de Kaftrio</h2>



<p>Kaftrio est issu de  la recherche initiée il y a plus de 30 ans sur les anomalies du gène CFTR en cause. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une mutation particulière, dite F508del a été repérée et mise en cause dans les anomalies cellulaires précitées. Kaftrio agit spécifiquement sur les protéines anormales produites par le gène CFRT F508del+ (porteur de la mutation F508del), rétablissement le fonctionnement des canaux protéiques.</p>



<p>Pour cela, trois principes actifs sont associés : l&rsquo;éléxacaftor, l&rsquo;ivacaftor et le tézacaftor qui agissent en synergie pour « réparer » différents sites des protéines formant les canaux insuffisamment fonctionnels. Il est à noter que Vertex commercialise initialement l&rsquo;ivacaftor et le tézacaftor en bithérapie depuis 2015.</p>



<p>Ce n&rsquo;est donc pas un traitement curatif de la maladie, mais il agit directement sur ses effets fonctionnels au niveau des organes, ce qui change littéralement la vie des patients. En effet, les résultats sont spectaculaire avec un mode de vie sain retrouvé et une stabilisation clinique. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Et les effets indésirables ?</h2>



<p>Le profil de sécurité est favorable, mais il faut surveiller une éventuelle toxicité hépatique. Cela étant dit, on manque de recul en termes de nombre de patients traités et de durée de traitement. Un signal quand même : des troubles psychiques à type  d&rsquo;anxiété ou dépression ont été rapportés, ou encore une prise de poids en soi non inquiétante sauf si excessive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaftrio dès 6 ans accueilli chaleureusement &#8211; 5 000 patients pouvant en bénéficier</h2>



<p>Le 17 décembre dernier,  l&rsquo;association Vaincre la mucoviscidose et  l&rsquo;Association Grégory Lemarchal publiaient un communiqué commun : « Le plus beau cadeau de Noël pour les enfants atteints de mucoviscidose », se félicitant de l&rsquo;extension d&rsquo;indication de Kaftrio aux enfants de 6 à 11 ans, évaluant 700 nouveaux patients pédiatriques sur 5 000 patients totaux pouvant bénéficier de Kaftrio.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="858" height="698" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-21.png" alt="" class="wp-image-10314" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-21.png 858w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-21-300x244.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-21-768x625.png 768w" sizes="auto, (max-width: 858px) 100vw, 858px" /></a><figcaption><em>Extrait du communiqué commun du 17 décembre 2022</em></figcaption></figure>



<p>Le 18 décembre, le ministre de la Santé et de la Prévention François Braun faisait une annonce sur le réseau Twitter, publiant une missive d&rsquo;Elsa, une petite patiente : « </p>



<p>« <em>À la petite Elsa qui m’a écrit et aux 5 500 enfants atteints de la mucoviscidose j’ai annoncé dans Le Journal du Dimanche qu’ils auront à présent tous accès à un traitement innovant, le Kaftrio. C’est la promesse d’un nouvel espoir pour ces enfants malades et leurs familles. »</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">À la petite Elsa qui m’a écrit et aux 5 500 enfants atteints de la mucoviscidose j’ai annoncé dans <a href="https://twitter.com/leJDD?ref_src=twsrc%5Etfw">@leJDD</a> qu’ils auront à présent tous accès à un traitement innovant, le Kaftrio. C’est la promesse d’un nouvel espoir pour ces enfants malades et leurs familles. <a href="https://t.co/80xPc5xKrb">pic.twitter.com/80xPc5xKrb</a></p>&mdash; François Braun (@FrcsBraun) <a href="https://twitter.com/FrcsBraun/status/1604425032205213698?ref_src=twsrc%5Etfw">December 18, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La recherche médicale et pharmaceutique continue</h2>



<p>Le médicament ne traite pas la cause de la maladie, pour cela il faudrait réparer le gène CFTR anormal. Thérapie génique ?  peut-être un jour. <br>Conséquence : le traitement est à vie. Et il coûte cher : près de 200 000 euros par an.<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046761178"> L&rsquo;arrêté du 14 décembre 2022</a> modifiant la liste des spécialités pharmaceutique remboursables y a inscrit Kaftrio, entièrement remboursé par la Sécurité sociale, au titre du régime dit du « <em>médicament d&rsquo;exception</em>« . </p>



<p>Et puis  tous les malades ne peuvent pas en bénéficier car attention : seuls 70 % des patients sont porteurs de l&rsquo;anomalie F508del que cible Kaftrio, et peuvent donc bénéficier du médicament selon l&rsquo;indication en Europe et en France. Les autres restent sur le carreau (hors usage compassionnel donc accès hors AMM possible à ce jour pour quelques dizaines de patients). <br>Le combat de la recherche continue.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : logo de l&rsquo;association Vaincre la mucoviscidose &#8211; dessin portrait de Gregory Lemarchal (source Wikipédia)</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QTWuK0DXQC"><a href="https://citizen4science.org/didier-raoult-le-savant-flou-on-a-regarde-ce-complement-denquete-sur-france-2/">« Didier Raoult le savant flou », on a regardé ce « Complément d&rsquo;enquête » sur France 2</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Didier Raoult le savant flou », on a regardé ce « Complément d&rsquo;enquête » sur France 2 » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/didier-raoult-le-savant-flou-on-a-regarde-ce-complement-denquete-sur-france-2/embed/#?secret=2iD8W9Rg2f#?secret=QTWuK0DXQC" data-secret="QTWuK0DXQC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7NJf0qalp8"><a href="https://citizen4science.org/vaccin-experimental-contre-le-cancer-de-moderna-pour-le-traitement-et-non-la-prevention-du-melanome/">Vaccin expérimental contre le cancer de Moderna : pour le traitement et non la prévention du mélanome</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vaccin expérimental contre le cancer de Moderna : pour le traitement et non la prévention du mélanome » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/vaccin-experimental-contre-le-cancer-de-moderna-pour-le-traitement-et-non-la-prevention-du-melanome/embed/#?secret=gwPOKf4n8r#?secret=7NJf0qalp8" data-secret="7NJf0qalp8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="znJVC551lc"><a href="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/">Qu&rsquo;est-ce que le sémaglutide (Ozempic®), un médicament antidiabétique  détourné comme anorexigène (coupe-faim) pour perdre du poids ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu&rsquo;est-ce que le sémaglutide (Ozempic®), un médicament antidiabétique  détourné comme anorexigène (coupe-faim) pour perdre du poids ? » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/embed/#?secret=MBrp9FG4bN#?secret=znJVC551lc" data-secret="znJVC551lc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GVQHdBqdNs"><a href="https://citizen4science.org/principes-actifs-identique-ne-signifie-pas-medicaments-identiques-le-cas-de-nurofen-vs-nurofenfem/">Des principes actifs identiques font-ils des médicaments identiques ? le cas de Nurofen vs NurofenFem</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des principes actifs identiques font-ils des médicaments identiques ? le cas de Nurofen vs NurofenFem » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/principes-actifs-identique-ne-signifie-pas-medicaments-identiques-le-cas-de-nurofen-vs-nurofenfem/embed/#?secret=G7qb6oWj6z#?secret=GVQHdBqdNs" data-secret="GVQHdBqdNs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Bilan des demandes de brevets en Europe en 2021 : un record et une percée de la Chine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 12:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brevets]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Office européen des brevets (OEB) a publié ce jour le bilan des demandes de brevets déposés en Europe l&#8217;an passé,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;Office européen des brevets (OEB) a publié ce jour le bilan des demandes de brevets déposés en Europe l&rsquo;an passé, avec son baromètre « Patent Index » annuel.  </p><div id="citiz-2931816742" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<p>Les brevets et le nombre de dépôts est un excellent indicateur avancé de l&rsquo;activité de Recherche &amp; Développement et de l&rsquo;innovation, sources de progrès pour l&rsquo;humanité.</p>



<p>Avec 188 600 demandes de brevets enregistrées en 2021, on atteint un record et le dépassement du niveau de 2020 de 4,5 %.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-18.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="558" height="416" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-18.png" alt="" class="wp-image-4984" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-18.png 558w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-18-300x224.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-18-160x120.png 160w" sizes="auto, (max-width: 558px) 100vw, 558px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pleine expansion des technologies numériques et médicales</h2>



<p>La communication numérique arrive en tête, suivies de près par les technologies médicales, avec à la 3e place du podium l&rsquo;informatique.</p>



<p>Les plus fortes progressions vont aux technologies audiovisuelles et aux semi-conducteurs (dont le marché est tendu).</p>



<p>On notera la bonne hausse des produits pharmaceutiques et de biotechnologie, pas étonnante en période de pandémie et innovations vaccinales (ARNm notamment) qui ont apporté leur lot de brevets.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-19.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="554" height="416" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-19.png" alt="" class="wp-image-4985" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-19.png 554w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-19-300x225.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-19-160x120.png 160w" sizes="auto, (max-width: 554px) 100vw, 554px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déposants par pays : la Chine casse la baraque avec + 24 %</h2>



<p><strong>La Chine poursuit une progression entamée il y a 10 ans : elle a quadruplé ses dépôts de brevets dans cette période.</strong></p>



<p>Dans le top 5, pas de changement, dans l&rsquo;ordre : États-Unis grand premier qui représente un quart des dépots, Allemagne, Japon, Chine et France.</p>



<p>Il convient comme souvent de s&rsquo;intéresser à la dynamique en particulier en pleine pandémie : la France a régressé en dépôt, comme le Japon. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-20.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="552" height="409" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-20.png" alt="" class="wp-image-4986" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-20.png 552w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-20-300x222.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-20-160x120.png 160w" sizes="auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déposants par demandeur : Huawei/Samsung/LG = près de 9 500 brevets</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="556" height="417" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-4989" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-21.png 556w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-21-300x225.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-21-160x120.png 160w" sizes="auto, (max-width: 556px) 100vw, 556px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déposants par demandeur : le secteur public parent pauvre</h2>



<p>Derrière les mastodontes, on notera quand même que 20 % des demandes de brevets sont faites par des PME (moins de 250 employés), mais seulement 5 % proviennent d&rsquo;universités ou de la recherche publique</p>



<p>Pour la France, remarquons que  le trio des plus grands déposants sont dans l&rsquo;ordre Safran, CEA (énergie atomique ET alternatives désormais), et Valeo équipementier automobile)</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-22.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="794" height="590" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-22.png" alt="" class="wp-image-4990" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-22.png 794w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-22-300x223.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-22-768x571.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-22-160x120.png 160w" sizes="auto, (max-width: 794px) 100vw, 794px" /></a><figcaption>Voilà des faits à rappeler pour briser les idées reçues et savoir qui produit de la recherche innovante dans utile au progrès, et pourquoi le partenariat privé-public est clé.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">⏭️FACTS: la recherche universitaire ne produit que 5% des brevets déposés en Europe en 2021<br><br>Les brevets, c&#39;est la recherche UTILE au progrès via l&#39;INNOVATION💡<br><br>Halte aux idées reçues, et favorisons le partenariat public-privé CLÉ plutôt que d&#39;être binaire anti bigTruc à tout va <a href="https://t.co/x2xIDpIXad">pic.twitter.com/x2xIDpIXad</a></p>&mdash; Citizen4Science (@Citizen4Sci) <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1511311218648264714?ref_src=twsrc%5Etfw">April 5, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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		<item>
		<title>La vertu, le complotisme et l’innovation pharmaceutique</title>
		<link>https://citizen4science.org/la-vertu-le-complotisme-et-linnovation-pharmaceutique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2022 16:32:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie pharmaceutique]]></category>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[La posture anti BigPharma : de l&#8217;ignorance, de la perméabilité au complotisme, et du surf de vague opportuniste qui n&#8217;épargne]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La posture anti BigPharma : de l&rsquo;ignorance, de la perméabilité au complotisme, et du surf de vague opportuniste qui n&rsquo;épargne aucune communauté</h3>



<p>La défiance des Français envers l’innovation et les industries qui la portent n’a rien de nouveau, on leur reconnaît une certaine aversion au risque, et ce sentiment que ce qui est technologique et d’origine industrielle s’oppose au naturel vertueux et inoffensif. La crise sanitaire a exacerbé cette posture et étendu son emprise, faisant émerger des attitudes irrationnelles voire complotistes au sein des groupes pourtant censés porter la rationalité.<br>&nbsp;</p><div id="citiz-594134692" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Adeptes de la pseudoscience, gourous nature et santé, charlatans, antivax, pratiquants du populisme scientifique profitent de la situation sur le terreau propice de la pandémie, du climat en péril et des promesses d’exode vers les campagnes permises par l’essor du télétravail. On a envie de revenir au “monde d’avant” et même d’antan, comme <strong>un appel de la nature</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-6.png" alt="" class="wp-image-3625" width="497" height="279" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-6.png 1022w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-6-300x169.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-6-768x432.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/12/image-6-720x405.png 720w" sizes="auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px" /></a></figure>



<p> Cette soif d’authentique et de naturel désigne une cible antinomique facile qui cristallise toutes les angoisses et opportunismes de la crise : l’industrie pharmaceutique. </p>



<p><br>Cette cible n’est pas née de la pandémie, surtout en France où elle est culturelle, permise par une ignorance répandue du fonctionnement du secteur de la pharmacie, associé à l’essor de la pensée complotiste. C’est sur les réseaux sociaux, que convergent dangereusement des tenants des théories du complot étiquetés comme tels au rayon pseudoscience et désinformation et des chevaliers de la science. Le tout baigne dans une perfusion chronique de militantisme anti-pharma administrée de longue date par certains médias.</p>



<p><br>La méconnaissance des rouages de l’industrie pharma est entretenue dans une nébuleuse d’assertions accusatrices systématiques tous azimuts. La mécanique du “bashing Pharma” est enclenchée. En guise d’illustration, voici pêle-mêle quelques affirmations assénées ces derniers mois par des scientifiques sur Twitter ou par des rédactions Science de médias « mainstream » :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Les fabricants de vaccins sont responsable de la fracture vaccinale Nord-Sud faute d’approvisionnement suffisant en doses.<br>Le développement des vaccins ARNm n’est pas du fait de l’industrie qui n’a fait que récupérer le travail de chercheurs académiques.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Les études cliniques mondiales vaccin ARNm Pfizer ne sont que de la vulgaire sous-traitance commandée par le “cerveau” scientifique Biontech</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>La recherche clinique par l’industrie n’est ni de qualité ni éthique, exploitant un marché de “traite de corps humains”.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Les labos font de la “science réglementaire” “aux antipode” de bonnes pratiques d’évaluation des médicaments  puisque des protocoles sont “coconstruits avec l’industrie”.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Les labos cachent les données à l’appui de leurs communiqués de résultats pour faire monter les cours de bourse sur du vent.</em></li></ul>



<p>Ce panaché démontre une méconnaissance de l’industrie pharma qui génère interprétations et jugements loin de la réalité et du terrain, que l’on refuse de fouler accompagné d’experts de l’industrie car ils ne sont pas fréquentables et forcément des instruments de communication des labos.</p>



<p>Et puis ils sont dangereux ! ils pourraient remettre en cause le storytelling du noir dessein de l’industrie qui se doit d’être gangrénée à tous les échelons. <br><br>Du vrai complotisme y compris ce discrédit jeté sur les experts qui pourraient mettre en lumière une réalité non binaire. On vit cela sur les réseaux sociaux, ou le code en vigueur est de porter noblement la science en se pliant à la doxa du bashing BigPharma, sous peine d’être taxé d’être à sa solde. De même, les médias interrogent peu les spécialistes terrain de l’industrie, ouvrant la porte aux articles à charge.</p>



<p>Pourtant les scientifiques experts de l’industrie peuvent apporter la nuance. Faisons écho aux affirmations précédentes :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><em>La  pénurie de vaccin à 1 an ne repose pas sur les épaules seules des fabricants, l’impréparation est globale outre le défi scientifique du virus inconnu.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Les travaux académique sur l’ARNm ne suffisent pas à faire des vaccins.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Un développement clinique mondial est de la R&amp;D de haut niveau par un partenaire stratégique et non un vulgaire sous-traitant.</em><br></li><li><em>Les standards de qualité de la recherche sur les médicaments, l’industrie en est à la pointe, et développe des systèmes d’assurance qualité pour les respecter. La violation de l’éthique et de la loi comme à l’IHU Marseille sont la triste illustration d’un système dont la dérive chronique n’aurait pas été pas possible chez BigPharma.</em><br></li><li><em>Les modèles de protocoles sont co-construits depuis des décennies avec les autorités, client des dossiers d’AMM selon le principe Qualité d’inclusion du client dans la conception.</em><br></li><li><em>Communiquer les résultats de recherche significatifs est une obligation légale pour un labo coté avant communication des données à l’appui, afin de prévenir les délits d’initié.</em></li></ul>



<p>Si <em>“</em>60 millions de covidologues<em>”&nbsp;</em>ont débarqué dans la crise sanitaire, l’expérience montre que le danger vient surtout d’experts d’un domaine s’affichant comme expert d’un autre, oubliant qu’ils ont dénoncé cette attitude chez un célèbre microbiologiste chasseur de microbes à la paillasse du laboratoire, qui s’est parachuté spécialiste en recherche clinique et santé publique. La recherche de notoriété emboîte le pas sur la clairvoyance&nbsp;: combattre BigPharma en mode Robin des Bois de la santé en mode indigné est plus populaire que d’expliquer cette industrie très technique.<br>Or dans la pharma comme dans toute industrie, il y a des erreurs, des scandales, du lobbying, de la délocalisation douloureuse, de l’optimisation fiscale ; combattons-les dans un esprit constructif plutôt qu’en mode vade retro satanas, car le partenariat public/privé est clé pour la recherche, l’innovation pharmaceutique et le progrès médical, et pour reconstruire la confiance en la science.</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Science infuse</span></strong> est le média d’information en ligne de <strong><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Citizen4Science</span></strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une <em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Propriété intellectuelle : le JUB arrive pour simplifier le dépôt et la gestion des brevets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 19:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brevets]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
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		<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;arrivée de la juridiction unifié du brevet (JUB) est une belle avancée pour l&#8217;innovation dans l&#8217;Union européenne En matière de]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading"> L&rsquo;arrivée de la juridiction unifié du brevet (JUB) est une belle avancée pour l&rsquo;innovation dans l&rsquo;Union européenne</h2>



<p>En matière de propriété intellectuelle, il n&rsquo;y pas que le « Levez les brevets ! » dans la vie, scandé par nombre de personnes qui ne savent pas ce que sont les brevets et par conséquent leurs enjeux, en particulier pour le cas des médicaments avec le cas particulièrement complexe des vaccins ARNm.<br>Mais ce n&rsquo;est pas le sujet de cet article, qui est un court retour sur un sujet essentiel mis à l&rsquo;honneur aujourd&rsquo;hui à la journée internationale de la propriété intellectuelle, à laquelle Citizen4Science a participé via membre expert en propriété intellectuelle brevets pharmaceutiques.</p><div id="citiz-4063725393" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<p>Le 9 janvier, l&rsquo;UE a ratifié le protocole JUB qui devient applicable provisoirement.<br>Précédemment, l&rsquo;Office européen des brevets (OEB) pouvait délivrer des brevets européens, qui cohabitaient avec des brevets nationaux après traduction-validation par l&rsquo;office national habilité. Désormais, le brevet européen devient unitaire dans tous les États-membres qui ont signé le protocole, à savoir qu&rsquo;il est unique et applicable dans tous les pays concernés. L&rsquo;OEB gèrera tout le contentieux lié aux brevet unique européen, mais aussi les litiges sur brevets nationaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Simplification et baisse des coûts des brevets et de leur maintenance</h3>



<p>Avec le nouveau dispositif, les déposants vont voir la vie de leurs brevets simplifiée : plus de dépôt/renouvellement dans les pays individuels, donc moins de redevances multiples mais aussi moins de frais de traduction ! Ces derniers coûts étant élevés, les traducteurs dans ce domaine étant des experts à la fois en propriété intellectuelle et dans le domaine technique objet du brevet, dans un domaine sensible qui n&rsquo;accepte pas les erreurs de traduction, vu les conséquences juridiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Harmonisation attractive</h3>



<p>En harmonisant et en unifiant la procédure de dépôt de brevet, mais aussi le traitement du contentieux lié puisque l&rsquo;OEB en sera responsable pour l&rsquo;UE et ses états-membres, on peut prévoir une extension de l&rsquo;utilisation des brevets dans les pays où les industriels s&rsquo;abstenaient pour ne pas faire exploser le budget de propriété industrielle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Limitations territoriales au démarrage</h3>



<p>Pour l&rsquo;instant, le nombre de pays dans l&rsquo;UE ayant ratifié le protocole JUB est de près de 20, gageons que le nombre de pays adhérents ne va cesser d&rsquo;augmenter avec le temps et la mise en place opérationnelle, prévue pour la fin de l&rsquo;année.</p>
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