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	<title>Médecine esthétique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Médecine esthétique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Médecine esthétique : face aux injections illégales, un label privé pour combler le vide réglementaire ; l&#8217;Ordre bloque et maintient son monopole</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:26:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Réglementaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 11 mars 2026, le Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique a lancé un label volontaire fondé sur vingt-et-un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Le 11 mars 2026, le <a href="https://cercle-medecine-esthetique.com/blog/le-cbpme-cree-le-label-sectoriel-de-reference-pour-securiser-les-pratiques-et-proteger-les-patients" type="link" id="https://cercle-medecine-esthetique.com/blog/le-cbpme-cree-le-label-sectoriel-de-reference-pour-securiser-les-pratiques-et-proteger-les-patients">Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique a lancé un label </a>volontaire fondé sur vingt-et-un critères vérifiables. Soutenu par les industriels et motivé par la protection immédiate des patients, ce dispositif associatif se heurte au refus catégorique du Conseil national de l’Ordre des médecins, révélant une tension classique entre régulation ascendante et contrôle institutionnel exclusif.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Un label volontaire pour combler un vide réglementaire structurel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’absence de cadre législatif uniforme sur les qualifications requises pour les injections esthétiques et à la multiplication des « fake injectors », le Cercle, association loi 1901 regroupant plus de deux cents médecins sur environ dix mille estimés en France, a officialisé le 11 mars 2026 à Paris le « Label des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique ». Ce référentiel repose sur vingt-et-un critères organisés en cinq piliers principaux. Le premier pilier, qualification et cadre d’exercice, exige un diplôme médical délivré dans l’Union européenne, une inscription au tableau de l’Ordre, une expérience professionnelle pertinente, une assurance responsabilité civile professionnelle adaptée aux actes esthétiques et un exercice dans un environnement respectant les normes sanitaires et d’hygiène (locaux, équipements, protocoles d’asepsie). Le deuxième pilier, information et protection du patient, impose une consultation préalable obligatoire, un consentement éclairé documenté, la remise d’une information loyale et complète (risques, bénéfices, alternatives, tarifs, délais de réflexion), une vigilance accrue envers les mineurs et les personnes vulnérables ainsi qu’une gestion des attentes irréalistes. Le troisième pilier, sécurité et traçabilité des actes, requiert l’utilisation exclusive de produits certifiés CE avec traçabilité des lots et numéros de série, des protocoles de gestion des complications incluant matériel d’urgence et plan d’action pour effets indésirables graves, une asepsie stricte, l’enregistrement détaillé des actes et produits dans le dossier patient et le respect des contre-indications et posologies recommandées. Le quatrième pilier, déontologie et communication, interdit les promesses de résultats irréalistes, la publicité comparative ou incitative, impose une communication honnête sur les réseaux sociaux et sites internet, exige la transparence sur les tarifs et les conflits d’intérêts et proscrit les pratiques mercantiles (ventes forcées, forfaits illimités). Le cinquième pilier, qualité et amélioration continue, oblige au développement professionnel continu (DPC lorsque applicable), au suivi post-acte des patients, à l’analyse des retours d’expérience et des complications déclarées, à la participation à des audits internes ou par les pairs et à la mise à jour régulière des protocoles selon les recommandations scientifiques et les alertes de l’ANSM.</p><div id="citiz-1409502855" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Le label, valable trois ans renouvelables, prévoit la transmission préalable des dossiers au CNOM avant attribution et se présente comme non substitutif aux autorités ordinales ou aux pouvoirs publics. Il offre un repère clair, vérifiable et immédiatement identifiable pour les patients dans un secteur en forte croissance mais dépourvu de régulation contraignante uniforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Convergence des intérêts privés : médecins qualifiés et industriels face aux dérives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de l’industrie ont activement soutenu l’initiative lors de la conférence de presse, insistant sur la nécessité d&rsquo;un l’encadrement rigoureux des pratiques et de la formation continue pour sécuriser les produits, ainsi que la collaboration entre industrie et médecins pour un cadre plus sûr. La lutte contre les pratiques illégales et le maintien d’un exercice médical strict ont été mis en avant. Ces positions traduisent une convergence économique et sanitaire : le label renforce la légitimité des injections (marché principal des produits certifiés) par des médecins qualifiés, réduit les risques de complications liées aux contrefaçons ou injections hors cadre. Ces actes illégaux ont un impact fort en matière de pharmacovigilance et sur  la réputation des marques. Il s&rsquo;agit de consolider la traçabilité exigée par les normes européennes. La campagne de sensibilisation à un million d’euros annoncée pour septembre 2026, visant à alerter contre les fake injectors via médias et plateformes numériques, pourrait impliquer ces acteurs (Anti-Age Magazine, ibid.).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêt public primordial : une protection immédiate des patients</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux millions de patients ont consulté pour des soins esthétiques en France, dont 1,2 million pour des injections selon les chiffres 2024 relayés par l’Ordre. 40 % des actes seraient pratiqués hors cadre légal. La banalisation des actes via les réseaux sociaux expose à des complications irréversibles, à l’absence de recours en exercice illégal et à une information souvent incomplète. Les vingt-et-un critères, centrés sur le consentement éclairé, la traçabilité et la gestion des complications, offrent une norme vérifiable par tiers et révocable en cas de manquement. Cette démarche issue du terrain répond directement à un vide réglementaire persistant, plaçant la santé publique et l’information loyale au cœur d’une initiative collective en attendant une évolution législative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres les plus concrets portent sur les signalements à l&rsquo;ANSM : 40 en 2022, 104 en 2023 pour l&rsquo;injection illégale d&rsquo;achide hyaluronique et les cas graves de botulisme (8 en 2024 + 3 en 2025). Au-delà, on évoque essentiellement de risques vitaux (nécrose, cécité, botulisme, infections sévères) et une explosion qualitative du phénomène, sans base statistique exhaustive nationale. Le sujet reste un problème de santé publique sous-estimé car les cas modérés se règlent souvent en privé ou ne sont pas déclarés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 mars le Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE) a une nouvelle fois alerté sur un phénomène « hors de contrôle » avec de plus en plus de complications graves, spécifiant que la France n&rsquo;est pas un cas particulier.  La société savante déplore la « banalisation » des injections illégales au détriment des patients. Le chiffre évoqué aujourd&rsquo;hui est de près de 30 signalements en ce début d&rsquo;année 2026, montrant une dynamique en pleine croissance. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opposition ordinale : défense du monopole sur la reconnaissance institutionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le CNOM (Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins) a décliné toute participation et s’est désolidarisé, déclarant, selon les propos rapportés par<a href="https://www.lequotidiendumedecin.fr/sante-societe/politique-de-sante/medecine-esthetique-des-praticiens-creent-un-label-de-bonnes-pratiques-lordre-desavoue-linitiative"> le Quotidien de médecin</a> hier, que « la reconnaissance d’une formation relève exclusivement des acteurs institutionnels » et que sa caution pourrait être interprétée comme un aval au label privé. Le Conseil national professionnel (CNP) de dermatologie a suivi cette ligne. L’Ordre soutient uniquement le DIU (diplôme inter-universitaire) de médecine esthétique, destiné à intégrer un futur droit d’exercice complémentaire sous son contrôle exclusif, conformément aux articles L. 4121-1 du Code de la santé publique et au Code de déontologie médicale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre bonnes pratiques volontaires et régulation obligatoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cas met en évidence un conflit structurel. Les vingt-et-un critères s’alignent sur les principes déontologiques fondamentaux (information loyale, consentement, compétence, sécurité) et sur les exigences de traçabilité des dispositifs médicaux (règlement UE 2017/745). La transmission préalable des dossiers au CNOM et l’absence de prétention à se substituer aux autorités renforcent sa valeur comme référence d’état de l’art. Pourtant, le refus ordinal souligne le risque de confusion pour le public et de dilution de responsabilité en contentieux (qualification effective vs adhésion associative, appréciation de la conformité). Cette posture privilégie le contrôle vertical au détriment d’une protection issue du terrain mmédiate, alors que les intérêts privés de structuration du marché et les interêts publics que sont la réduction des risques sanitaires, convergent fortement. Le label révèle les limites d’une régulation purement institutionnelle dans un secteur à haut potentiel contentieux et ouvre la perspective d’une hybridation future entre dispositifs privés vérifiables et cadre ordinal, au bénéfice de la sécurité collective et de l’intérêt général. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est bien le gouvernement et plus particulièrement le ministère de la santé qui est au pied du mur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mise à jour du 18 mars 2026 : conférence de presse du jour du SNCPRE</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Laura Villela</em></p>



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		<title>Injection d&#8217;acide hyaluronique : il faut désormais une ordonnance médicale</title>
		<link>https://citizen4science.org/injection-dacide-hyaluronique-il-faut-desormais-une-ordonnance-medicale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 11:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacovigilance]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[La prescription médicale est devenue obligatoire par décret publié le 31 mai, pour « mieux protéger la population des injections illégales »,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La prescription médicale est devenue obligatoire par décret publié le 31 mai, pour « mieux protéger la population des injections illégales », précise le ministère de la Santé. Seuls les médecins et dentistes pourront prescrire et administrer le produit injectable</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;était souhaité par les professionnels de santé (dermatologues, médecine esthétique), les syndicats et les sociétés savantes de ces domaines. Les autorités sanitaires l&rsquo;ont fait avec un <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049621071">décret</a> daté du 29 mai 2024.</p><div id="citiz-3117632221" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Acide hyaluronique : le vent en poupe dans le sillage de la chirurgie esthétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;utilisation de l&rsquo;acide hyaluronique injectable a explosé avec le tabou brisé de la chirurgie esthétique notamment chez les jeunes, qui n&rsquo;hésitent pas recourir de plus en plus tôt à la chirurgie pour parfaire leur apparence. Un marché illégal s&rsquo;est dès lors développé avec des faux médecins, des paramédicaux ou tout particulier se procurant les produits d&rsquo;injection et en faisant commerce. Les accidents se sont multipliés via ce circuit « amateur » à but lucratif, pouvant amener à de graves complications de santé et un fort préjudice physique et moral. L&rsquo;ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments) alertait en 2022 sur le risque des injections illégales : des infections locales au site d&rsquo;injection pouvant dégénérer en septicémie, la transmission de virus tels que le VIH en passant par les nécroses voire la cécité, les risques sont loin d&rsquo;être anodins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prescription et administration par les médecins et dentistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret est le fruit de travaux de concertation visant à mieux protéger la population des injections illégales d&rsquo;acide hyaluronique. Depuis des années, il existe un marché parallèle informel très lucratif, de particuliers non professionnels de santé qui réalisent de telles injections sur autrui. Le décret stipule que désormais, les dispositifs à base d&rsquo;acide hyaluronique ne seront plus accessibles aux patients et clients que sur prescription médicale, et administrés uniquement dans le cadre de leur activité professionnel par les médecins et les chirurgiens-dentistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pratique, les médecins pourront prescrire de l&rsquo;acide hyaluronique injectable à visée médicale ou esthétique, les chirurgiens-dentistes à visée médicale uniquement. Les pharmacies pourront toujours délivrer ces produits aux particuliers, mais uniquement sur la base d&rsquo;une ordonnance de médecin ou de dentiste, mais ils auront l&rsquo;obligation de faire pratiquer les injections par un médecin ou un dentiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Signalement des événements indésirables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la santé rappelle l&rsquo;importance de signaler les événements indésirables survenant suite à injection d&rsquo;acide hyaluronique, comme c&rsquo;est le cas pour tout produit médicamenteux, sur le <a href="https://signalement.social-sante.gouv.fr/">site dédié</a>. Il est à noter qu&rsquo;il sera prochainement mis à jour pour les produits et pratiques à visée esthétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces signalements de pharmacovigilance peuvent être faits aussi bien par les professionnels de santé que par les particuliers et sont importants pour le suivi de la sécurité d&#8217;emploi des produits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : Andrea, graphiste Science infuse</em></p>



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