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	<title>Microbiote Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Microbiote Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Autisme, TDAH et troubles du langage chez l&#8217;enfant : les prédire des années avant l&#8217;apparition des symptômes grâce à l&#8217;étude des déséquilibres microbes de l&#8217;intestin ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 19:19:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Les microbes peuvent influencer les connexions entre l&#8217;estomac et le cerveau ; l&#8217;étude du microbiome est une piste explorée pour]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading">Les microbes peuvent influencer les connexions entre l&rsquo;estomac et le cerveau ; l&rsquo;étude du microbiome est une piste explorée pour déterminer les risques de troubles du neurodéveloppement bien avant qu&rsquo;ils ne se manifestent</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>par <a href="https://www.researchgate.net/scientific-contributions/Angelica-P-Ahrens-2196253188">Angelica P. Ahrens</a>, Assistant Research Scientist in Data Science and Microbiology, University of Florida, États-Unis, <a href="https://www.researchgate.net/scientific-contributions/Eric-W-Triplett-2084150752">Eric W. Triplett</a>, Professor and Chair of Microbiology and Cell Science, University of Florida, États-Unis, <a href="https://liu.se/en/employee/johlu29">Johnny Ludvigsson</a>, Professor Emeritus of Biomedical and Clinical Sciences, Linköping University, Suède</em></p><div id="citiz-3089328167" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Le dépistage précoce des troubles neurodéveloppementaux tels que l&rsquo;autisme est important pour s&rsquo;assurer que les enfants <a href="https://www.nichd.nih.gov/health/topics/autism/conditioninfo/treatments/early-intervention">bénéficient du soutien</a> dont ils ont besoin pour acquérir <a href="https://www.aaidd.org/intellectual-disability/definition/adaptive-behavior">les compétences essentielles</a> à la vie quotidienne. L&rsquo;American Academy of Pediatrics recommande que tous les enfants fassent l&rsquo;objet d&rsquo;un <a href="https://www.cdc.gov/autism/hcp/diagnosis/screening.html">dépistage des retards de développement</a>, avec un dépistage supplémentaire pour ceux qui sont prématurés ou qui ont un faible poids à la naissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le groupe de travail américain sur les services préventifs (<em>U.S. Preventive Services Task Force</em>) <a href="https://www.uspreventiveservicestaskforce.org/uspstf/draft-update-summary/autism-spectrum-disorder-young-children-1">appelle intensifier la recherche</a> visant à évaluer l&rsquo;efficacité des pratiques actuelles de dépistage de l&rsquo;autisme. Principalement fondé sur des listes de contrôle des étapes et des symptômes, le diagnostic de l&rsquo;autisme repose également sur <a href="https://doi.org/10.3389/fpsyt.2023.1085445">l&rsquo;observation de comportements</a> qui se manifestent souvent après que des étapes cruciales du développement ont été franchies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs et les cliniciens travaillent à la mise au point d&rsquo;outils simples et fiables qui permettraient d&rsquo;identifier les signes précoces ou les facteurs de risque d&rsquo;une maladie avant que les symptômes ne soient évidents. Bien qu&rsquo;un dépistage précoce puisse entraîner un <a href="https://theconversation.com/are-we-ready-for-a-test-that-could-pre-diagnose-autism-in-babies-44821">risque de surdiagnostic</a>, la compréhension des besoins de développement d&rsquo;un enfant peut aider à orienter plus précocement les familles vers des ressources qui répondent à ces besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://scholar.google.com/citations?user=0UTNJyYAAAAJ&amp;hl=en">Nous sommes des chercheurs étudiant</a> le rôle du microbiome <em>[écosystème dans lequel cohabitent des microorganismes tels que bactéries, virus, parasites et champignons, vivant en symbiose avec leur hôte dans leur environnement ; le microbiote intestinal est un élément du microbiome,</em> NDLR<em>]</em> dans tout un éventail de situations telles que les maladies mentales, l&rsquo;auto-immunité, l&rsquo;obésité, la naissance prématurée parmi d&rsquo;autres. Dans notre recherche récemment publiée chez les enfants suédois, nous avons découvert que les microbes et les métabolites qu&rsquo;ils produisent dans l&rsquo;intestin des nourrissons, que l&rsquo;on trouve dans les selles et dans le sang du cordon ombilical, pourraient aider à dépister le risque de troubles du neurodéveloppement neurologique  comme l&rsquo;autisme. Ces différences peuvent être détectées dès la naissance ou au cours de la première année de vie. Ces marqueurs ont été mis en évidence plus de dix ans en moyenne avant que les enfants ne soient diagnostiqués.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-20.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="864" height="548" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-20.png" alt="" class="wp-image-15739" style="width:818px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-20.png 864w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-20-300x190.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-20-768x487.png 768w" sizes="(max-width: 864px) 100vw, 864px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Crédit : RDNE Stock project</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les microbes en tant que biomarqueurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les biomarqueurs sont des indicateurs biologiques, tels que des gènes, des protéines ou des métabolites dans le sang, les selles ou d&rsquo;autres types d&rsquo;échantillons. Il signalent la présence d&rsquo;une affection à un moment donné. Il n&rsquo;existe <a href="https://www.frontiersin.org/journals/psychiatry/articles/10.3389/fpsyt.2023.1085445/full">pas de biomarqueurs connus pour l&rsquo;autisme</a>. Les efforts pour trouver des biomarqueurs ont été fortement entravés par le fait que qu&rsquo;il existe de <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31981491/">nombreuses voies potentielles</a> conduisant à l&rsquo;autisme, que les chercheurs ont tendance à ignorer la façon dont ces causes peuvent fonctionner <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36911126/">ensemble comme un tout</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://doi.org/10.3389%2Ffcimb.2022.915701">Les microbes intestinaux</a> constituent un biomarqueur potentiel des troubles du neurodéveloppement neurologique tels que l&rsquo;autisme. Le lien entre l&rsquo;intestin et le cerveau, ou <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25830558">axe intestin-cerveau</a>, est un domaine d&rsquo;intérêt considérable pour les scientifiques. Les microbes intestinaux jouent un rôle important pour la santé, notamment dans l&rsquo;immunité, l&rsquo;équilibre des neurotransmetteurs, la santé digestive et bien plus encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux travaux ont été réalisés sur la cartographie d&rsquo;un <a href="https://doi.org/10.1038/s41586-019-1238-8">microbiome « typique »</a> en fonction de l&rsquo;âge et du système organique. Les chercheurs ont montré que le microbiome est suffisamment personnalisé pour permettre de <a href="https://www.ted.com/talks/rob_knight_how_our_microbes_make_us_who_we_are">distinguer deux personnes ou deux foyers</a> mieux encore que le permet la génétique, les différences de colonisation commençant très <a href="https://doi.org/10.1038%2Fnm.4517">tôt dans la vie</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le microbiome subit d&rsquo;<a href="https://doi.org/10.1038/s41467-019-09252-4">immenses changements au cours de l&rsquo;enfance</a>. Il est façonné par <a href="https://doi.org/10.1017%2FS2040174412000712">le système immunitaire</a> et influencé par <a href="https://doi.org/10.1073%2Fpnas.1000081107">les changements et les événements de la vie</a>. Il est également <a href="https://doi.org/10.1053%2Fj.gastro.2020.08.065">influencé par des facteurs</a> tels que la génétique, l&rsquo;environnement, le mode de vie, les infections et les médicaments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les symptômes gastro-intestinaux tels que la diarrhée, la douleur et la constipation sont fréquents chez les enfants atteints d&rsquo;autisme et de TDAH, 30 à 70 % des patients autistes recevant également le diagnostic de <a href="https://doi.org/10.3389/fpsyt.2019.00179">troubles gastro-intestinaux fonctionnels</a>. Les problèmes gastro-intestinaux non traités peuvent également entraîner des<a href="https://doi.org/10.1016%2Fj.chc.2020.02.005"> troubles du sommeil et du comportement</a> chez ces enfants. Une petite étude pilote a montré que les enfants autistes présentaient une amélioration des symptômes gastro-intestinaux et liés à l&rsquo;autisme<a href="https://doi.org/10.1186/s40168-016-0225-7"> après transfert de microbes sains</a> dans leur intestin, certains bénéfices pouvant durer<a href="https://doi.org/10.1038/s41598-019-42183-0"> jusqu&rsquo;à deux ans</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gut-Brain Connection" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/oym87kVhqm4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><em>L&rsquo;intestin et le cerveaux sont intimement liés</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des études sur le microbiome et les troubles neurodéveloppementaux se limitent toutefois aux personnes déjà diagnostiquées comme atteints de <a href="https://doi.org/10.3390%2Fnu13010249">TDAH</a>, d&rsquo;<a href="https://doi.org/10.3389/fpsyt.2019.00473">autisme</a> ou d&rsquo;autres troubles, et les résultats de ces études sont souvent mitigés. Ces limites soulèvent une question importante : Le microbiome joue-t-il un rôle direct dans le développement de l&rsquo;autisme et d&rsquo;autres troubles neurodéveloppementaux, ou les changements de composition du microbiome sont-ils une conséquence des troubles eux-mêmes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines études ont proposé que le microbiome n&rsquo;ait que <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2021.10.015">peu ou pas d&rsquo;association avec l&rsquo;autisme futur</a>. Toutefois, ces études présentent une limite notable : Elles n&rsquo;examinent pas les déséquilibres microbiens avant le diagnostic ou l&rsquo;apparition des symptômes. Au contraire, ces études se concentrent sur les enfants déjà diagnostiqués comme autistes, en les comparant à leurs frères et sœurs et à des enfants neurotypiques [<em>neurotypique caractérise les personnes présentant un fonctionnement neuromogique considéré comme dans la norme, et ne présentant pas d&rsquo;affection neurologique comme l&rsquo;autisme, le TDAH ou le trouble dys entre autres, </em>NDLR] sans lien de parenté. Dans la plupart des cas, les données alimentaires et les échantillons sont recueillies plusieurs années après le diagnostic, ce qui signifie que l&rsquo;étude ne peut pas vérifier si les déséquilibres microbiens sont à l&rsquo;origine de l&rsquo;autisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les microbes, ça compte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous sommes demandé si l&rsquo;étude des bactéries présentes chez les jeunes enfants avant qu&rsquo;ils ne soient diagnostiqués ou qu&rsquo;ils ne présentent des symptômes d&rsquo;autisme ou d&rsquo;autres maladies pourrait nous donner des indications sur leur développement neurologique. Nous avons donc examiné le sang du cordon ombilical et les selles prélevés autour de l&rsquo;âge d&rsquo;un an chez des participants à une étude en cours intitulée<a href="https://www.abis-studien.se/hem/english-11100423"> All Babies in Southeast Sweden</a> [« <em>Tous les bébé du sud est de la Suède, </em>NDLR] qui suit la santé d&rsquo;environ 17 000 enfants nés entre 1997 et 1999 et de leurs parents. Nous avons suivi ces enfants depuis leur naissance, et près de 1 200 d&rsquo;entre eux ont été diagnostiqués avec un trouble du développement neurologique à l&rsquo;âge de 23 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons constaté des <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2024.02.035">différences significatives</a> dans la composition bactérienne et les niveaux de métabolites qui se sont développés avant l&rsquo;apparition des symptômes des troubles neurodéveloppementaux,  tels que les troubles gastro-intestinaux, l&rsquo;humeur grincheuse et les problèmes de sommeil, ainsi que des diagnostics médicaux formels. Ces différences concernent de nombreux troubles, notamment l&rsquo;autisme, le TDAH et les troubles de la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, nous avons établi un lien entre les bactéries et les neurotransmetteurs, signaux chimiques qui favorisent la communication des cellules cérébrales, et les vitamines telles que la riboflavine et la vitamine B présentes dans les selles des enfants. Compte tenu des <a href="https://doi.org/10.3389%2Ffcell.2022.880544">recherches antérieures</a> menées chez des enfants et des adultes ayant déjà reçu un diagnostic de trouble neurodéveloppemental, nous nous attendions à trouver des différences dans la composition et la santé du microbiome entre les personnes atteintes de troubles neurodéveloppementaux et celles qui n&rsquo;en sont pas atteintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, nous avons été surpris de découvrir <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2024.02.035">à quel point ces différences apparaissent tôt</a>. Nous avons constaté une variabilité des microbes et des métabolites qui affectent la santé immunitaire et cérébrale, entre autres, dans les selles prélevées dans les couches des enfants âgés d&rsquo;environ un an et dans le sang du cordon ombilical prélevé à la naissance.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-21.png"><img decoding="async" width="535" height="353" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-21.png" alt="" class="wp-image-15740" style="width:1046px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-21.png 535w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/10/image-21-300x198.png 300w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les chercheurs ont identifié un lien entre le déséquilibre d&rsquo;Akkermansia muciniphila et le développement ultérieur de troubles neurodéveloppementaux.<br> Zhang et al. 2019/Microbial Biotechnology, CC BY-SA</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le déséquilibre de la composition microbienne, que les microbiologistes appellent <a href="https://doi.org/10.1038/s41598-019-49452-y">dysbiose</a>, que nous avons observé suggère qu&rsquo;une récupération incomplète après l&rsquo;utilisation répétée d&rsquo;antibiotiques peut affecter grandement les enfants pendant cette période vulnérable. De même, nous avons constaté que les infections répétées de l&rsquo;oreille étaient liées à un <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2024.02.035">risque deux fois plus élevé</a> de développer un autisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants qui tout à la fois avaient utilisé des antibiotiques de manière répétée et présentaient des déséquilibres microbiens étaient significativement plus susceptibles de développer un autisme. Plus précisément, les enfants présentant une absence de <em><a href="https://doi.org/10.1038/s41564-018-0337-x">Coprococcus comes</a></em>, une bactérie liée à la santé mentale et à la qualité de vie, et une prévalence accrue de <em><a href="https://doi.org/10.3389/fcimb.2021.737636">Citrobacter</a></em>, une bactérie connue pour sa résistance aux antimicrobiens, ainsi qu&rsquo;un usage répété d&rsquo;antibiotiques, étaient deux à quatre fois plus susceptibles de développer un trouble neurodéveloppemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.cdc.gov/antibiotic-use/about/index.html">Les antibiotiques sont nécessaires</a> pour traiter certaines infections bactériennes chez les enfants, et nous insistons sur le fait que nos résultats <a href="https://blogs.ifas.ufl.edu/news/2024/04/03/uf-and-swedish-researchers-connect-childhood-microbiome-with-development-of-autism-adhd/">ne suggèrent aucunement</a> d&rsquo;éviter complètement leur utilisation. Les parents devraient utiliser des antibiotiques s&rsquo;ils sont prescrits et jugés nécessaires par leur pédiatre. Notre étude suggère plutôt que l&rsquo;utilisation répétée d&rsquo;antibiotiques pendant la petite enfance peut être le signe d&rsquo;un dysfonctionnement immunitaire sous-jacent ou d&rsquo;un développement cérébral perturbé, qui peuvent être influencés par le microbiome intestinal. Quoi qu&rsquo;il en soit, il est important de se demander si les enfants pourraient bénéficier de traitements visant à restaurer leurs microbes intestinaux après avoir pris des antibiotiques, un domaine que nous étudions activement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre déséquilibre microbien chez les enfants chez qui on a diagnostiqué plus tard des troubles neurodéveloppementaux était une diminution d&rsquo;<a href="https://doi.org/10.1128/AEM.01477-07"><em>Akkermansia muciniphila</em></a>, une bactérie qui renforce la paroi de l&rsquo;intestin et qui est liée à des neurotransmetteurs importants pour la santé neurologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même après avoir <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2024.02.035">pris en compte les facteurs</a> susceptibles d&rsquo;influencer la composition des microbes intestinaux tels que le mode d&rsquo;accouchement et l&rsquo;allaitement, la relation entre le déséquilibre bactérien et le diagnostic futur a persisté. En outre, ces déséquilibres ont précédé le diagnostic d&rsquo;autisme, de TDAH ou de déficience intellectuelle de 13 à 14 ans en moyenne, ce qui réfute l&rsquo;hypothèse selon laquelle les déséquilibres des microbes intestinaux sont dus à l&rsquo;alimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons déterminé que <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2024.02.035">les lipides et les acides biliaires étaient appauvris</a> dans le sang du cordon ombilical des nouveau-nés atteints d&rsquo;autisme futur. Ces composés fournissent des nutriments aux bactéries bénéfiques, aident à maintenir <a href="https://theconversation.com/immune-health-is-all-about-balance-an-immunologist-explains-why-both-too-strong-and-too-weak-an-immune-response-can-lead-to-illness-215217">l&rsquo;équilibre immunitaire</a> et influencent les systèmes de neurotransmetteurs et les voies de signalisation dans le cerveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contrôle du microbiome lors des visites de santé des enfants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle du microbiome n&rsquo;est pas une pratique courante dans les visites de santé des enfants. Mais nos résultats suggèrent que la détection des déséquilibres entre les bactéries bénéfiques et nocives, en particulier pendant les périodes critiques du développement de la petite enfance, peut fournir des informations essentielles aux cliniciens et aux familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste un long chemin à parcourir avant que ce type de dépistage ne devienne un élément standard des soins pédiatriques. Les chercheurs ont encore besoin de méthodes validées pour analyser et interpréter les données du microbiome en clinique. On ne sait pas non plus comment les différences bactériennes évoluent dans le temps chez les enfants à travers le monde ; pas seulement quelles bactéries sont présentes ou absentes, mais aussi comment elles peuvent influencer les réponses immunitaires et le métabolisme. Quoi qu&rsquo;il en soit, nos résultats réaffirment le nombre croissant de preuves sur le fait que le microbiome intestinal précoce joue un rôle clé dans le développement neurologique.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration :  JDawnInk/DigitalVision Vectors via Getty Images</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article paru initialement dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a>, traduit par la Rédaction. La traduction est protégée par les droits d&rsquo;auteur ; la reproduction de l&rsquo;article traduit en français est autorisée à la condition de mentionner qu&rsquo;il provient du média Science infused avec un lien vers le site d&rsquo;actualité Science infused et/ou vers la présente page de l&rsquo;article traduit.</em></p>



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		<title>Intoxication alcoolique chronique sans consommation d&#8217;alcool : le cas d&#8217;une femme atteinte du syndrome d&#8217;auto-brasserie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 11:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diagnostic]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Microbiote]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[physiopathologie]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports de cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Synthèse et commentaires sur un rapport de cas clinique publié récemment dans la littérature scientifique, pour ceux qui s&#8217;intéressent à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Synthèse et commentaires sur un rapport de cas clinique publié récemment dans la littérature scientifique, pour ceux qui s&rsquo;intéressent à la médecine par des experts de terrain ! </em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une <a href="https://www.cmaj.ca/content/196/21/E724">étude de cas publiée</a> dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) le mois dernier, dont les auteurs des médecins de Toronto au Canada.</p><div id="citiz-3089328167" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Une femme, âgée de 50 ans et originaire de Toronto, présentaient des épisodes de somnolence et de léthargie qui empoisonnaient sa vie depuis plusieurs années. Elle est allée plusieurs fois aux urgences, présentant tous les signes d&rsquo;une intoxication alcoolique. Pourtant, elle affirmait ne pas boire le moindre alcool, en ayant arrêté la consommation pour motifs religieux depuis quelques années. Auparavant, elle ne consommait que peu et très occasionnellement, un verre de vin lors de fêtes. Cette déclaration a été validée par sa famille (mari et enfants) et jugée tout à fait crédible par les médecins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa vie, tant personnelle que professionnelle, était très affectée par son état, avec des épisodes de somnolence allant jusqu&rsquo;à l&rsquo;endormissement en plein activité de la vie quotidienne tels que par exemple, la préparation des repas, entraînant des chutes fréquentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Antécédents de traitements antibiotiques répétés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La patiente avait présenté des infections urinaires à répétition pendant les 5 ans passées, l&rsquo;amenant à prendre des traitements antibiotiques (ciprofloxacine, nitrofurantoïne) . Elle était également atteinte de reflux gastro-œsophagien traité par dexlansoprazole (inhibiteur de la pompe à protons)</p>



<h2 class="wp-block-heading">État clinique et examens médicaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s&rsquo;est présentée plusieurs fois chez son médecin de famille avec une somnolence excessive et aux urgences avec des troubles de l&rsquo;élocution, une haleine alcoolisée et des chutes causées par la somnolence. Aux urgences, le diagnostic était immanquablement celui d&rsquo;une intoxication alcoolique. Pourtant, elle déclarait ne pas consommer d&rsquo;alcool, ce qui a était corroboré par sa famille (mari et enfants).<br>Lors de sa première visite aux urgences, son taux d&rsquo;alcoolémie était élevé, à 39 mmol/l, alors que la normale est  inférieure à 2  mmol/l. Les enzymes hépatiques étaient normales. La tomodensitométrie (scanner) de la tête n&rsquo;a révélé aucune anomalie. Lors de ses visites ultérieures aux urgences, du fait du déni de consommation d&rsquo;alcool, elle a subi trois évaluations distinctes par des psychiatres travaillant en médecine des addictions à l&rsquo;hôpital. Ces évaluations n&rsquo;ont détecté aucune addiction à l&rsquo;alcool ou dissimulation d&rsquo;un tel problème.  Lors d&rsquo;une visite, la femme a obtenu un certificat du psychiatre car le médecin de garde des urgences voulait la garder hospitalisée contre son gré, craignant qu&rsquo;elle ne soit dangereuse pour elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite et sans diagnostic et traitement de son problème,  après chaque épisode de passage aux urgences, la femme a continué pendant une dizaine de jours à être léthargique et somnolente, avec en outre une perte d&rsquo;appétit.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">7e visite aux urgence décisive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un à deux mois plus tard, elle a subi un nouvel épisode de cette symptomatologie, et s&rsquo;est présentée aux urgences pour la septième fois. Là, pour la première fois, le médecin de garde a envisagé la possibilité d&rsquo;une maladie rare : le syndrome d&rsquo;auto-brasserie. Il l&rsquo;a orientée vers un gastro-entérologue après lui avoir prescrit du fluconazole (antifongique) en comprimés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les glucides en cause</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un diététicien qui a évalué la patiente et lui  a prescrit un régime pauvre en glucides, sachant que le scanner de l&rsquo;intestin n&rsquo;a révélé aucune pathologie en dehors de l&rsquo;intestin grêle présentant une stase ou une prolifération microbienne. Avec ce régime et la poursuite du fluconazole, la femme n&rsquo;a plus présenté de symptômes pendant 4 mois. Elle a alors repris la consommation de glucides, et présenté à nouveau des troubles de l&rsquo;élocution et une somnolence, la conduisant aux urgences à nouveau. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle a été prise en charge à la clinique des maladies infectieuses des auteurs du rapport de cas, qui l&rsquo;on remise sous fluconazole et réinstauré le régime pauvre en glucides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs ont conclu au syndrome d&rsquo;auto-brasserie au vu de l&rsquo;histoire de cette patiente présentant des intoxications alcooliques à répétition sans consommation d&rsquo;alcool, et de la disparition systématique des symptômes avec fluconazole et régime pauvre en glucides.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Probiotiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins ont alors entrepris de restaurer le microbiote intestinal de la patiente, en la mettant sous probiotiques <em>Lactobacillus acidophilus</em> . Ils ont aussi conseiller de n&rsquo;utiliser des antibiotiques à spectre étroit après confirmation de tout diagnostic d&rsquo;infection urinaire par  culture d&rsquo;urine. La patiente n&rsquo;a plus eu de symptômes, elle est restée cependant sous surveillance régulière des médecins avec mesure de l&rsquo;alcoolémie, qui est restée normale. Les auteurs envisagent par la suite de rendre le régime pauvre en glucides moins strict et de façon progressive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le syndrome d&rsquo;auto-brasserie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un syndrome rare de fermentation endogène de l&rsquo;alcool ayant des causes multifactorielles. Le premier cas est issu d&rsquo;un rapport en 1948 qui concernait un garçon présentant une rupture de l&rsquo;estomac et dont le contenu sentait l&rsquo;alcool, en raison d&rsquo;une fermentation intestinale due à une surpopulation de micro-organismes aptes à la fermentation, principalement <em>Saccharomyces cerevisiae</em> bien connue des brasseurs puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la levure utilisée pour la production de bière, mais aussi des espèces <em>Candida</em> ou encore <em>Klebsiella pneumoniae</em>. C&rsquo;est en 1952 au Japon que fut décrit pour la première fois le syndrome d&rsquo;auto-brasserie en tant qu&rsquo;entité diagnostique au Japon, où on l&rsquo;appelle « <em>Meitei-sho</em> » (en français : syndrome d&rsquo;auto-intoxication à l&rsquo;alcool). <br>Aux États-Unis, les premiers cas décrits datent des années 1980. Les auteurs rapportent qu&rsquo;une revue systématique a été publiée au Royaume-Uni en 2020, identifiant 20 cas depuis 1974 dans la littérature scientifique anglaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre étude de cas, les auteurs pensent que la  prise de dexlansoprazole et les traitements répétés d’antibiotiques sont la cause sous-jacente de l&rsquo;apparition du syndrome d&rsquo;auto-brasserie, en raison de la modification de la flore microbienne qu&rsquo;ils entraînent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fermentation endogène faible a lieu dans la population normale, mais n&rsquo;est pas suffisante pour provoquer une intoxication alcoolique.  Parmi les facteurs multiples pouvant aboutir à la maladie, les auteurs rapportent la consommation importante de glucides, une prédisposition génétique qui pourrait par exemple altérer la dégradation de l&rsquo;alcool formé, des troubles du transit gastro-intestinal, des maladies inflammatoires de l&rsquo;intestin, le diabète.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : Illustration Andrea pour Science infuse</em></p>



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		<title>Commencer la nouvelle année avec un régime détox pour nettoyer son organisme ? Une mode expliquée par une diététicienne</title>
		<link>https://citizen4science.org/commencez-la-nouvelle-annee-avec-un-regime-detox-pour-nettoyer-son-organisme-une-mode-expliquee-par-une-dieteticienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 08:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Compléments alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Detox]]></category>
		<category><![CDATA[Diététique]]></category>
		<category><![CDATA[Enzymes]]></category>
		<category><![CDATA[Glutathion]]></category>
		<category><![CDATA[Microbiote]]></category>
		<category><![CDATA[Probiotiques]]></category>
		<category><![CDATA[Régimes alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[par Taylor Grasso, University of Colorado Anschutez Medical Campus, États-Unis Les régimes détox (pour désintoxication) sont souvent présentés comme un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par <a href="https://www.linkedin.com/in/taylor-grasso-rdn-ld-mpp-d-214747a2/"><strong>Taylor Grasso</strong></a>, University of Colorado Anschutez Medical Campus, États-Unis</em></p><div id="citiz-3089328167" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Les régimes détox (pour désintoxication) sont souvent présentés comme un moyen de nettoyer l&rsquo;organisme après les excès de nourriture et de boissons qui accompagnent les fêtes. Ces régimes promettent des résultats rapides et peuvent particulièrement séduire les personnes à l&rsquo;approche de la nouvelle année, lorsque l&rsquo;accent est mis sur la santé et les habitudes de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/detoxes-and-cleanses-what-you-need-to-know">plusieurs types de régimes détox </a>: le jeûne, les jus nettoyants, la consommation de certains aliments seulement, l&rsquo;utilisation de compléments alimentaires commerciaux de désintoxication ou le « nettoyage » du côlon par des lavements ou des laxatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart de ces régimes ont quelques points communs : ils sont de courte durée et visent à éliminer les substances prétendument toxiques de l&rsquo;organisme. En général, ces régimes comprennent une période de jeûne suivie d&rsquo;un régime extrêmement restrictif pendant un certain nombre de jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que<a href="https://www.linkedin.com/in/taylor-grasso-rdn-ld-mpp-d-214747a2/"> diététicienne diplômée</a>, j&rsquo;ai vu des clients tenter des régimes détox et subir toute une série d&rsquo;effets indésirables, y compris le développement d&rsquo;une relation négative avec la nourriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche montre qu&rsquo;il existe peu de preuves à l&rsquo;appui du recours aux régimes détox et qu&rsquo;ils ne sont de toute façon pas nécessaires. Le corps est bien équipé pour éliminer lui-même les substances indésirables, sans avoir recours aux compléments alimentaires coûteux et potentiellement dangereux vendus par l&rsquo;industrie de la nutrition et du bien-être.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="A cleanse won&#039;t detox your body -- but here&#039;s what will | Body Stuff with Dr. Jen Gunter" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/DESCcjSQSKY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Faire une cure de « nettoyage » ne permet pas de « nettoyer vos tuyaux » &#8211; et cela peut même être nuisible</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">À propos des toxines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que sont les toxines et comment pénètrent-elles dans l&rsquo;organisme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les toxines internes comprennent des <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Toxin">sous-produits naturels</a> créés par l&rsquo;organisme au cours du métabolisme, comme l&rsquo;acide lactique, l&rsquo;urée et les déchets des microbes intestinaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.atsdr.cdc.gov/csem/exposure-history/Organ-Systems-Are-Affected.html">expositions toxiques externes</a> pénètrent dans l&rsquo;organisme par l&rsquo;alimentation, les boissons, la respiration ou la pénétration de la peau. Elles peuvent prendre la forme de polluants atmosphériques, d&rsquo;aliments ou d&rsquo;eau contaminés par des produits chimiques ou des métaux lourds, de produits ménagers tels que les détergents de la lessive et même de produits de beauté comme les nettoyants pour le visage, les gels douche et le maquillage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de détoxification intégré de l&rsquo;organisme comprend le foie et les reins, avec l&rsquo;aide des poumons, du système lymphatique, du tube digestif et de la peau. Un schéma simplifié est que le foie décompose les substances nocives, qui sont ensuite filtrées par les reins. Le tube digestif les expulse également par les selles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais notre organisme ne fonctionne pas toujours de manière optimale. C&rsquo;est pourquoi un régime alimentaire approprié et de meilleures habitudes de vie, comme l&rsquo;augmentation de l&rsquo;exercice et du sommeil, peuvent avoir un impact significatif &#8211; et positif &#8211; sur le système de détoxification de l&rsquo;organisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence d&rsquo;un microbiome diversifié et d&rsquo;une <a href="https://www.healthline.com/nutrition/improve-gut-bacteria#TOC_TITLE_HDR_11">abondance de bactéries intestinales saines</a> contribue également à débarrasser l&rsquo;organisme des substances nocives. Les aliments fermentés tels que le kéfir, la choucroute et les produits laitiers fermentés peuvent être bénéfiques pour la santé intestinale. Ces aliments contiennent des <a href="https://www.healthline.com/nutrition/11-super-healthy-probiotic-foods">probiotiques</a>, c&rsquo;est-à-dire des bactéries bénéfiques qui vivent dans votre intestin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre catégorie, appelée <a href="https://www.eatingwell.com/article/2059033/best-and-worst-foods-to-eat-for-gut-health/">aliments prébiotiques</a>, est également bénéfique pour la santé intestinale. Ils fournissent des nutriments et de l&rsquo;énergie aux probiotiques sains de l&rsquo;intestin et sont riches en fibres. Les céréales complètes, les fruits et les légumes, en particulier les bananes, les légumes verts, les oignons et l&rsquo;ail, sont des exemples d&rsquo;aliments prébiotiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les risques potentiels des régimes détox</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à une publicité brillante et omniprésente, les régimes de désintoxication perpétuent un <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/detoxes-and-cleanses-what-you-need-to-know">état d&rsquo;esprit de solution rapide concernant le poids et l&rsquo;image corporelle</a>, au lieu de promouvoir des changements de mode de vie durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les partisans des régimes détox et des nettoyages au jus prétendent qu&rsquo;ils permettent de perdre du poids, d&rsquo;améliorer la fonction hépatique et la santé en général, les recherches montrent qu&rsquo;ils ont <a href="https://doi.org/10.1111/jhn.12286">peu ou pas d&rsquo;effet</a>. Qui plus est, ils peuvent entraîner des <a href="https://www.nutritionletter.tufts.edu/healthy-eating/weight-mgmt/detox-dilemma/">effets indésirables</a>, notamment des maux de tête, de la fatigue, de la faiblesse, des évanouissements et de l&rsquo;irritabilité. Toutefois, des études montrent que certains aliments et épices, comme la coriandre <a href="https://doi.org/10.1111/jhn.12286">peuvent renforcer les voies de détoxification naturelles de l&rsquo;organisme</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;Academy of Nutrition and Dietetics, d&rsquo;autres aliments peuvent donner un coup de pouce au système de désintoxication de l&rsquo;organisme, notamment les légumes crucifères comme le brocoli et les choux de Bruxelles, les baies, les artichauts, l&rsquo;ail, les oignons, les poireaux et le thé vert. La consommation de quantités adéquates de protéines maigres peut également être bénéfique au système naturel de l&rsquo;organisme en maintenant des <a href="https://www.eatright.org/health/wellness/diet-trends/whats-the-deal-with-detox-diets#">niveaux adéquats de glutathion</a>, l&rsquo;enzyme principale de détoxification de l&rsquo;organisme, ou catalyseur. Le glutathion est une enzyme produite par le foie qui <a href="https://www.eatright.org/health/wellness/diet-trends/whats-the-deal-with-detox-diets#">est impliqué dans de nombreux processus dans l&rsquo;organisme</a>, notamment la construction et la réparation des tissus, l&rsquo;aide au processus naturel de détoxification et l&rsquo;amélioration du fonctionnement du système immunitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une poignée d&rsquo;études cliniques ont montré une augmentation de la désintoxication du foie avec un régime commercial de désintoxication ou de compléments alimentaires, mais ces études ont des <a href="https://doi.org/10.1111/jhn.12286">méthodologies biaisées et des échantillons de petite taille et sont souvent faites sur des animaux</a>. En outre, les compléments alimentaires <a href="https://www.fda.gov/consumers/consumer-updates/it-really-fda-approved#">ne sont pas réglementés par la Food and Drug Administration américaine</a> comme le sont les aliments et les médicaments. Ils peuvent être mis en rayon sans évaluation complète des ingrédients ni efficacité prouvée, sauf dans de rares cas où les compléments sont testés par une tierce partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, certains compléments alimentaires commerciaux ont soulevé tellement de problèmes de santé et de sécurité que la FDA et la Federal Trade Commission <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/detoxes-and-cleanses-what-you-need-to-know">ont engagé des actions en justice contre les sociétés qui les fabriquent</a> pour qu&rsquo;elles retirent leurs produits du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains régimes et programmes de désintoxication peuvent avoir de graves effets secondaires, en particulier ceux qui comprennent des laxatifs ou des lavements, ou ceux qui limitent la consommation d&rsquo;aliments solides. Ces approches peuvent entraîner une déshydratation, des carences en nutriments et des déséquilibres électrolytiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, les régimes qui restreignent sévèrement certains aliments ou groupes d&rsquo;aliments ne conduisent généralement pas à une perte de poids durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au contraire, ces types de régimes mettent souvent le corps en « mode famine ». Cela signifie qu&rsquo;au lieu de brûler des calories, votre corps les conserve pour les utiliser comme énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pratique répétée sur une longue période peut entraîner une diminution chronique du métabolisme, ce qui signifie que le nombre de calories que vous brûlez au repos peut diminuer lentement au fil du temps. Cela peut rendre plus difficile la perte de poids et l&rsquo;équilibre de la glycémie. Elle peut également rendre les personnes plus vulnérables aux maladies métaboliques chroniques telles que les maladies cardiovasculaires et le diabète.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Debunking Detox Diets" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/Bw43Ldk6tK0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Il existe très peu de preuves que les régimes de désintoxication éliminent les substances nocives de l&rsquo;organisme</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un mode de vie sain, sans régime détox</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Se concentrer sur des changements durables du mode de vie peut faire une énorme différence, et contrairement à un régime détox, cela fonctionne réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, adoptez une alimentation équilibrée. Essayez de manger principalement des céréales complètes, des protéines maigres, des fruits et légumes de toutes les couleurs, des produits laitiers à faible teneur en matières grasses, des noix et des graines. De cette façon, vous obtenez une variété de nutriments, d&rsquo;antioxydants et une bonne quantité de fibres.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99.png" alt="" class="wp-image-10131" width="709" height="561" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99.png 836w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99-300x238.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/01/image-99-768x608.png 768w" sizes="auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, <a href="https://www.eatright.org/health/essential-nutrients/water/how-much-water-do-you-need">hydratez-vous</a>. Pour les femmes, <a href="https://www.eatright.org/health/essential-nutrients/water/how-much-water-do-you-need">l&rsquo;apport quotidien en eau recommandé par l&rsquo;Académie de nutrition et de diététique</a> est de 2,7 litres ; pour les hommes, il est de 3,5 litres. Cependant, vous obtenez environ 20 % de ce total à partir des aliments, ce qui laisse neuf tasses pour les femmes et 3 litres pour les hommes comme apport hydrique quotidien recommandé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, bougez votre corps d&rsquo;une manière qui vous plaît. Plus vous aimez être actif, plus il est probable que cela devienne une routine. Visez au moins 150 minutes, soit 2,5 heures d&rsquo;<a href="https://www.cdc.gov/physicalactivity/basics/adults/index.htm#:%7E">activité physique d&rsquo;intensité modérée par semaine</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se concentrer sur ce type d&rsquo;habitudes saines, durables et à long terme est la clé de la perte de poids, de la santé et du bien-être en général.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Texte paru initialement en anglais dans </em><a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a><em>, traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, ce article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Nous autorisons la reproduction avec les crédits appropriés : « Citizen4Science/Science infuse » pour la version française avec un lien vers la présente page</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



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		<title>Les bactéries intestinales alimentent le système immunitaire. Un microbiote diversifié peut protéger des patients atteints de cancer de certaines complications liées au traitement</title>
		<link>https://citizen4science.org/les-bacteries-intestinales-nourrissent-le-systeme-immunitaire-un-microbiote-diversifie-peut-proteger-les-patients-atteints-de-cancer-de-complications-liees-au-traitement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2022 11:58:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARN]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
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					<description><![CDATA[par Kate Ann Markey, Assistant Professor of Medical Oncology, University of Washington, USA La transplantation de cellules souches est un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">par <strong><em>Kate Ann Markey</em></strong>, Assistant Professor of Medical Oncology, University of Washington, USA</p><div id="citiz-3089328167" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://www.cancer.org/treatment/treatments-and-side-effects/treatment-types/stem-cell-transplant/why-stem-cell-transplants-are-used.html">transplantation de cellules souches</a> est un traitement prometteur pour les patients atteints de cancers du sang. Les médecins éliminent complètement le système immunitaire du patient en visant sa moelle osseuse par chimiothérapie, radiothérapie ou les deux, avant de la remplacer par le système immunitaire d&rsquo;un donneur. La moelle osseuse produisant les cellules sanguines et immunitaires, le remplacement complet de la moelle osseuse cancéreuse par des cellules saines pourrait aider l&rsquo;organisme à rétablir un système immunitaire fonctionnel et à remplacer les cellules sanguines cancéreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette procédure n&rsquo;est pas sans risque. Une des principales complications dont s&rsquo;inquiètent <a href="https://scholar.google.com.au/citations?user=jjjJeeEAAAAJ&amp;hl=en">les hématologues</a> comme moi est la <a href="https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/10255-graft-vs-host-disease-an-overview-in-bone-marrow-transplant">maladie du greffon contre l&rsquo;hôte</a>, où le système immunitaire du donneur reconnaît le corps du patient comme « étranger » et lance une attaque. <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK538235/">Jusqu&rsquo;à 50 % des patients</a> qui reçoivent une greffe de cellules souches développent la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie inattendue du corps qui pourrait jouer un rôle clé dans la protection des patients greffés contre les complications est toutefois leur bactérie intestinale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec mes collègues <a href="https://www.mskcc.org/research/ski/labs/members/hana-andrlova">Hana Andrlova</a> et <a href="https://www.mskcc.org/research/ski/labs/marcel-van-den-brink">Marcel van den Brink</a>, j&rsquo;étudie comment la composition de votre microbiome, c&rsquo;est-à-dire les micro-organismes qui vivent dans votre corps, peut affecter l&rsquo;efficacité des traitements contre le cancer. Si <a href="https://doi.org/10.1056/NEJMoa1900623">des études antérieures</a> ont montré que les perturbations de la diversité des organismes du microbiome intestinal sont liées à un risque plus élevé de décès après une transplantation, les raisons précises de ce phénomène ne sont pas claires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://doi.org/10.1126/scitranslmed.abj2829">notre étude publiée récemment</a>, nous avons découvert que les bactéries intestinales aident le système immunitaire à se rétablir après une transplantation de cellules souches en nourrissant deux types spéciaux de cellules immunitaires qui protègent contre les complications.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Allogeneic Stem Cell Transplants" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/oLMWPgo6jUY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Le<em>s greffes de cellules souches allogéniques consistent à prélever la moelle osseuse d&rsquo;un donneur et à l&rsquo;administrer au patient par voie intraveineuse.</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bactéries intestinales et lymphocytes T</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour explorer la relation entre les bactéries intestinales et le système immunitaire, nous devions d&rsquo;abord identifier les types de bactéries présentes dans un microbiome donné. Nous avons donc séquencé tous les gènes bactériens dans les échantillons de selles de 174 patients ayant subi une greffe de cellules souches. Nous avons ensuite prélevé des échantillons de sang de ces mêmes patients pour identifier les types de cellules immunitaires en circulation et leur fonctionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons appris qu&rsquo;un microbiome intestinal diversifié après une transplantation est associé à l&rsquo;expansion d&rsquo;un type particulier de cellules appelées <a href="https://doi.org/10.1038/s41577-019-0191-y">MAIT, ou lymphocytes T invariants associées aux muqueuses</a>. Les lymphocytes MAIT sont liées à l&rsquo;amélioration des résultats de la transplantation, notamment à la diminution du risque de maladie du greffon contre l&rsquo;hôte et à l&rsquo;allongement de la survie, tant chez la <a href="https://doi.org/10.1172/JCI91646">souris</a> que chez l<a href="https://doi.org/10.1016%2Fj.bbmt.2017.10.003">&lsquo;homme</a>. Nous avons constaté que plus les patients avaient de cellules MAIT dans leur sang après la transplantation, plus ils survivaient longtemps et moins il y avait de complications. Les patients présentant les taux les plus élevés de lymphocytes MAIT avaient la plus faible incidence de maladie du greffon contre l&rsquo;hôte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme précis qui sous-tend les effets protecteurs des lymphocutes MAIT n&rsquo;est pas clair. Mais les chercheurs savent que ces cellules ont besoin de molécules provenant du processus de production de <a href="https://doi.org/10.1111/imcb.12057">riboflavine ou vitamine B2</a>, dans l&rsquo;organisme pour se développer et se multiplier. Il s&rsquo;avère que ces dérivés de la riboflavine sont produits par les microbes de l&rsquo;intestin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons également constaté que le nombre élevé de lymphocytes MAIT était lié à la présence d&rsquo;une autre population spéciale de lymphocytes T, les <a href="https://doi.org/10.1038/ni.3298">V-delta-2</a>, qui sont également stimulées par les sous-produits bactériens. Des niveaux supérieurs à la moyenne de ces cellules étaient également associés à une meilleure survie et à une diminution de la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte chez les patients transplantés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats suggèrent que l&rsquo;une des raisons pour lesquelles un microbiote sain et diversifié est lié à <a href="https://doi.org/10.1056/NEJMoa1900623">de bons résultats chez les receveurs</a> de cellules souches pourrait être que les bactéries intestinales favorisent le développement de cellules immunitaires qui protègent contre les complications de la transplantation, comme la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Protection contre les complications des transplantations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étape suivante consistait à déterminer comment ces lymphocytes T spéciales protègent contre les complications liées aux transplantations. Nous avons prélevé des échantillons de sang de cinq patients qui présentaient un nombre élevé de cellules MAIT et V-delta-2. Nous avons ensuite utilisé une technique appelée <a href="https://doi.org/10.1186/s13073-017-0467-4">séquençage de l&rsquo;ARN sur cellule unique</a> pour analyser des milliers de cellules individuelles et explorer toutes les fonctions potentielles qu&rsquo;un type de cellule particulier peut avoir dans l&rsquo;organisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous avons comparé les cellules MAIT et V-delta-2 de patients transplantés et de personnes en bonne santé, nos résultats ont été très surprenants. Nous avions d&rsquo;abord supposé que des gènes liés à la réparation des tissus seraient actifs dans ces lymphocytes T &#8211; ce qui expliquerait pourquoi les patients ayant un nombre élevé de ces cellules s&rsquo;en sortent mieux après un traitement aussi intense et éprouvant pour l&rsquo;organisme. Au lieu de cela, nous avons constaté que ces cellules exprimaient fortement des gènes impliqués dans les processus inflammatoires et capables d&rsquo;induire des dommages cellulaires &#8211; parfois nécessaires pour combattre les infections lorsque le système immunitaire du patient est encore en train de se rétablir. Cela suggère que les cellules MAIT et V-delta-2 pourraient protéger les patients contre les complications liées à la transplantation d&rsquo;une manière qui n&rsquo;était pas connue ou comprise auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est possible que les lymphocytes T activées par le microbiote, comme les lymphocytes MAIT et V-delta-2, contribuent à réduire les complications liées à la transplantation en tuant les cellules infectées ou les cellules impliquées dans la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte. Bien que notre étude ne permette pas de confirmer cette hypothèse, les travaux futurs pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les liens importants entre le microbiote, le système immunitaire et la réussite des greffes de cellules souches pour les patients atteints de cancer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : cellules souches indifférenciées en culture &#8211; Source Wikipédia</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Article traduit par la Rédaction, paru initialement dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a></p>



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