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	<title>Neurologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Neurologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que le syndrome neurologique rare dont Céline Dion est atteinte et qu&#8217;elle vient d&#8217;annoncer à ses fans ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 11:59:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Dion]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;artiste québécoise vient d&#8217;annoncer dans un message vidéo émouvant sur Instagram avoir reçu le diagnostic de syndrome de l&#8217;homme raide]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;artiste québécoise vient d&rsquo;annoncer dans un <a href="https://www.instagram.com/p/Cl5x5rIgzcX/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=embed_video_watch_again">message vidéo émouvant sur Instagram</a> avoir reçu le diagnostic de syndrome de l&rsquo;homme raide (SHR) </h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’éprouve des problèmes de santé depuis longtemps et ce n’est pas facile pour moi d’y faire face. Ça m’attriste énormément de devoir vous dire que je ne serai pas prête à recommencer ma tournée en Europe en février.»</em> &#8211; Céline</p><div id="citiz-3403719263" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le message que l&rsquo;on peut lire dans l&rsquo;introduction de la vidéo en français que Céline Dion, star de 54 ans aux 230 millions de disques vendus dans le monde entier, a diffusé ce matin sur Instagram. Elle s&rsquo;explique plus largement sur son problème de santé, assise face à la caméra en exprimant ses profonds regrets de ne pouvoir retrouver son public dans une tournée mondiale planifiée sur 2023 et 2024. Huit dates ont été annulées pour l&rsquo;été 2023, dont son passage au festival des Vieilles Charrues où elle devait faire l&rsquo;ouverture. Pour le moment, les dates parisiennes en septembre 2023 restent programmées ainsi que celles les précédant entre fin août et début octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Précisant avoir une santé fragile depuis longtemps, elle nous apprend qu&rsquo;elle a été diagnostiquée du « stiff-man syndrome », en français syndrome de l&rsquo;homme raide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Raideur progressive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndrome de l&rsquo;homme raide (SHR) est une pathologie neurologique rare associant une rigidité fluctuante du tronc et des membres, des spasmes musculaires douloureux, une phobie associée à la réalisation de certaines tâches, une tendance à sursauter de façon exagérée et des déformations ankylosantes, telles qu&rsquo;une posture lombaire figée en hyperlordose (cambrure du bas du dos excessive).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fréquence de ce trouble est très rare soit une personne sur un million,  les deux tiers des patients étant des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il apparaît en moyenne vers l&rsquo;âge de 45 ans, avec une évolution s&rsquo;étalant sur plusieurs mois ou années. On constate une raideur progressive du tronc et des hanches. La démarche raide particulière qui en découle a donné son nom au syndrome. Des spasmes musculaires surviennent également qui sont de nature spontanée ou réflexe. Des chutes sont alors à craindre, avec comme complication une peur des espaces ouverts (pseudo-agoraphobie). Il existe des variantes cliniques du SHR, comme le SMR qui touche uniquement un membre, et le PERM : encéphalomyélite progressive avec rigidité et myoclonie qui associe raideur et spasmes myoclonique évoqués dans le SHR à des troubles neurologiques focaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est la cause du SHR ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une maladie auto-immune dans la plupart des cas : 70 % des patients chez lesquels on retrouve des anticorps dirigés contre une enzyme, l&rsquo;acide glutamique décarboxylase (GAD). Or cette enzyme permet la synthèse de l&rsquo;acide gamma amino-butyrique (GABA), un neurotransmetteur inhibiteur, avec pour conséquence supposée dans le SHR une diminution de l&rsquo;inhibition des motoneurones spinaux (neurones moteurs, connectés directement aux muscles etresponsables des mouvements).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diagnostic et traitement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic de la maladie est essentiellement clinique, et confirmé par la mise en évidence des anticorps anti-GAD et l&rsquo;analyse des tracés d&rsquo;examens électromyographiques (mesure de l&rsquo;activité des muscles).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le traitement est symptomatique consiste en des benzodiazépines et du baclofène.  Il existe des traitement immuno-modulateurs aux résultats variables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En général, dans le SHR et le SMR on arrive à contrôler les symptômes dans la plupart des cas. Le PERM est plus difficile à traiter et présente un pronostic moins favorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Céline Dion révèle à ses fans, retenant par moments ses larmes,  que les spasmes que provoquent sa maladie l&rsquo;affectent au quotidien « à plusieurs niveaux »  : « J&rsquo;ai parfois des difficultés à marcher et je ne peux pas utiliser mes cordes vocales pour chanter comme je le souhaiterais ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous lui souhaitons beaucoup de courage dans cette épreuve en espérant qu&rsquo;elle puisse au final retrouver son public sur scène l&rsquo;an prochain.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-14.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="474" height="299" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-14.png" alt="" class="wp-image-9497" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-14.png 474w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-14-300x189.png 300w" sizes="(max-width: 474px) 100vw, 474px" /></a></figure>



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		<title>Où les souvenirs sont-ils stockés dans notre cerveau ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/ou-les-souvenirs-sont-ils-stockes-dans-notre-cerveau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 14:24:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Système nerveux]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Don Arnold, Professor of Biological Sciences and Biomedical Engineering, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences, États-Unis Une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par <strong>Don Arnold</strong>, Professor of Biological Sciences and Biomedical Engineering, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences, États-Unis</em></p><div id="citiz-3235130693" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle étude suggère qu&rsquo;ils pourraient se trouver dans les connexions entre les cellules du cerveau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les dispositifs de stockage de mémoire, de votre cerveau à la mémoire vive de votre ordinateur, stockent des informations en modifiant leurs qualités physiques. Il y a plus de 130 ans, le pionnier des neurosciences Santiago Ramón y Cajal a suggéré pour la première fois que le cerveau puisse stocker des informations en réorganisant les connexions, ou synapses, entre les neurones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lors, les scientifiques en neuroscience ont tenté de comprendre les changements physiques associés à la formation de la mémoire. Mais la visualisation et la cartographie des synapses sont difficiles à réaliser. Tout d&rsquo;abord, les synapses sont très petites et très serrées les unes contre les autres. Elles sont environ 1<a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/cmr.a.21249">0 milliards de fois plus petites</a> que le plus petit objet qu&rsquo;une IRM clinique standard peut visualiser. En outre, il y a environ un milliard de synapses dans le cerveau des souris que les chercheurs utilisent souvent pour étudier le fonctionnement du cerveau, et elles sont toutes de la même couleur opaque à translucide que le tissu qui les entoure.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-44.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="487" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-44.png" alt="" class="wp-image-4592" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-44.png 605w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-44-300x241.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a><figcaption><em>Les synapses comprennent l&rsquo;extrémité du neurone émetteur, le début du neurone récepteur et le minuscule espace qui les sépare (image originale <a href="https://www.gettyimages.com/detail/illustration/structure-of-a-typical-chemical-synapse-royalty-free-illustration/499581991">ttsz/iStock via Getty Images Plus</a>)</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.2107661119">nouvelle technique d&rsquo;imagerie</a> mise au point par mes collègues et moi-même nous a permis de cartographier les synapses pendant la formation de la mémoire. Nous avons découvert que le processus de formation de nouveaux souvenirs modifie la façon dont les cellules du cerveau sont connectées les unes aux autres. Alors que certaines zones du cerveau créent plus de connexions, d&rsquo;autres les perdent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cartographie des nouveaux souvenirs chez le poisson</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, les chercheurs se concentraient sur l&rsquo;enregistrement des signaux électriques produits par les neurones. Si ces études ont confirmé que les neurones modifient leur réponse à des stimuli particuliers après la formation d&rsquo;un souvenir, elles n&rsquo;ont pas pu déterminer avec précision ce qui entraîne ces changements.<br>Pour étudier comment le cerveau change physiquement lorsqu&rsquo;il forme un nouveau souvenir, nous avons créé des cartes 3D des synapses du poisson zèbre avant et après la formation de la mémoire. Nous avons choisi le <a href="https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0165614713002290">poisson zèbre</a> comme sujet d&rsquo;expérience parce qu&rsquo;il est suffisamment grand pour avoir un cerveau qui fonctionne comme celui des humains, mais suffisamment petit et transparent pour offrir une fenêtre sur le cerveau vivant.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-45.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-45.png" alt="" class="wp-image-4594" width="614" height="240" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-45.png 577w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-45-300x118.png 300w" sizes="auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px" /></a><figcaption><em>Le poisson zèbre est un modèle particulièrement adapté à la recherche en neurosciences.<br>Zhuowei Du et Don B. Arnold, CC BY-NC-ND</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour induire un nouveau souvenir chez le poisson, nous avons utilisé un type de processus d&rsquo;apprentissage appelé <a href="https://blogs.scientificamerican.com/thoughtful-animal/what-is-classical-conditioning-and-why-does-it-matter/">conditionnement classique</a>. Ce processus consiste à exposer un animal à deux types de stimuli différents simultanément : un stimulus neutre qui ne provoque pas de réaction et un stimulus désagréable que l&rsquo;animal tente d&rsquo;éviter. Lorsque ces deux stimuli sont associés suffisamment de fois, l&rsquo;animal réagit au stimulus neutre comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait du stimulus désagréable, ce qui indique qu&rsquo;il a créé un <a href="https://www.verywellmind.com/what-is-associative-memory-5198601">souvenir associati</a>f liant ces stimuli entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme stimulus désagréable, nous avons chauffé doucement la tête du poisson avec un laser infrarouge. Lorsque le poisson remuait la queue, nous considérions que cela signifiait qu&rsquo;il voulait s&rsquo;échapper. Lorsque le poisson est ensuite exposé à un stimulus neutre, une lumière allumée, le battement de queue signifie qu&rsquo;il se souvient de ce qui s&rsquo;est passé lorsqu&rsquo;il a rencontré le stimulus désagréable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conditionnement (pavlovien) classique</h2>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-46.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-46.png" alt="" class="wp-image-4595" width="693" height="516" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-46.png 565w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-46-300x224.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-46-160x120.png 160w" sizes="auto, (max-width: 693px) 100vw, 693px" /></a><figcaption>L<em>e chien de Pavlov est l&rsquo;exemple le plus connu de conditionnement classique, dans lequel un chien salive en réponse à une cloche qui sonne parce qu&rsquo;il a formé une mémoire associative entre la cloche et la nourriture. Lili Chin/Flickr, CC BY-NC-ND</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour créer ces cartes, nous avons génétiquement modifié des poissons zèbres dont les neurones produisent des protéines fluorescentes qui se lient aux synapses et les rendent visibles. Nous avons ensuite créé des images des synapses à l&rsquo;aide d&rsquo;un microscope personnalisé qui utilise une dose de lumière laser beaucoup plus faible que les appareils standard qui utilisent également la fluorescence pour générer des images. Comme notre microscope a moins endommagé les neurones, nous avons pu visualiser les synapses sans perdre leur structure et leur fonction.</p>



<div class="wp-block-media-text alignfull has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:auto 26%"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="231" height="300" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-47-231x300.png" alt="" class="wp-image-4596 size-medium" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-47-231x300.png 231w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/02/image-47.png 236w" sizes="auto, (max-width: 231px) 100vw, 231px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous avons comparé les cartes de synapses en 3D avant et après la formation de la mémoire, nous avons constaté que les neurones d&rsquo;une région du cerveau, le pallium dorsal antérolatéral, développaient de nouvelles synapses tandis que les neurones prédominant dans une deuxième région, le pallium dorsal antéromédial, perdaient des synapses. Cela signifie que de nouveaux neurones s&rsquo;appariaient entre eux, tandis que d&rsquo;autres détruisaient leurs connexions. Des expériences précédentes ont suggéré que le <a href="https://www.jneurosci.org/content/24/9/2335">pallium dorsal</a> des poissons pourrait être analogue à l&rsquo;amygdale des mammifères, où sont stockés les souvenirs liés à la peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;image ci-contre montre des neurones dans un cerveau de poisson vivant, avec les synapses colorées en vert. Zhuowei Du et Don B. Arnold, CC BY-NC-ND</em></p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Étonnamment, les changements dans la force des connexions existantes entre les neurones qui se sont produits lors de la formation de la mémoire étaient faibles et impossibles à distinguer des changements chez les poissons témoins qui n&rsquo;ont pas formé de nouveaux souvenirs. Cela signifie que la formation d&rsquo;une mémoire associative implique la formation et la perte de synapses, mais pas nécessairement des changements de la puissance des synapses existantes, comme on le pensait auparavant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Zebrafish Brain" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/YLVdRPVj-XM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Supprimer les synapses pourrait-il supprimer les souvenirs ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre nouvelle méthode d&rsquo;observation du fonctionnement des cellules cérébrales pourrait ouvrir la voie non seulement à une meilleure compréhension du fonctionnement de la mémoire, mais aussi à des pistes potentielles pour le traitement d&rsquo;affections neuropsychiatriques telles que le SSPT (syndrome de stress post-traumatique) et la toxicomanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.verywellmind.com/what-is-associative-memory-5198601">souvenirs associatifs</a> ont tendance à être beaucoup plus puissants que les autres types de souvenirs, comme les souvenirs conscients de ce que vous avez mangé hier midi. En outre, on pense que les souvenirs associatifs induits par le conditionnement classique sont analogues aux <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-020-15121-2">souvenirs traumatiques à l&rsquo;origine du SSPT</a>. Des stimuli par ailleurs inoffensifs, similaires à ce qu&rsquo;une personne a vécu au moment du traumatisme, peuvent déclencher le rappel de souvenirs douloureux. Par exemple, une lumière vive ou un bruit fort peuvent rappeler des souvenirs de combat. Notre étude révèle le rôle que les connexions synaptiques peuvent jouer dans la mémoire et pourrait expliquer pourquoi les souvenirs associatifs durent plus longtemps et sont plus vivaces que d&rsquo;autres types de souvenirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, le traitement le plus courant du SSPT, la <a href="https://psychotherapy.psychiatryonline.org/doi/10.1176/appi.psychotherapy.2002.56.1.59">thérapie d&rsquo;exposition</a>, consiste à exposer de manière répétée le patient à un stimulus inoffensif mais déclencheur, afin de supprimer le souvenir de l&rsquo;événement traumatique. En théorie, cela remodèle indirectement les synapses du cerveau pour rendre le souvenir moins douloureux. Bien que la thérapie d&rsquo;exposition ait connu un certain succès, les patients sont enclins à rechuter. Cela suggère que le souvenir sous-jacent à l&rsquo;origine de la réponse traumatique n&rsquo;a pas été éliminé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Prolonged Exposure for PTSD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/rHg_SlEqJGc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Conceptuellement liée au conditionnement classique, la thérapie d&rsquo;exposition prolongée est un moyen de traiter le SSPT.</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si la génération et la perte de synapses sont effectivement à l&rsquo;origine de la formation de la mémoire. Mon laboratoire a mis au point une technologie qui permet de supprimer rapidement et précisément les synapses sans endommager les neurones. Nous prévoyons d&rsquo;utiliser des méthodes similaires pour supprimer des synapses chez le poisson zèbre ou la souris afin de constater si cela modifie ou non les souvenirs associatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces méthodes pourraient permettre d&rsquo;effacer physiquement les souvenirs associatifs qui sous-tendent des états dévastateurs comme le SSPT et la dépendance. Toutefois, avant même d&rsquo;envisager un tel traitement, il faut définir plus précisément les modifications synaptiques qui codent les souvenirs associatifs. Et il y a évidemment de sérieux obstacles éthiques et techniques à surmonter. Néanmoins, il est tentant d&rsquo;imaginer un avenir lointain dans lequel la chirurgie synaptique pourrait éliminer les mauvais souvenirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traduction : Rédaction de Science Infuse &#8211; <a href="https://theconversation.com/where-are-memories-stored-in-the-brain-new-research-suggests-they-may-be-in-the-connections-between-your-brain-cells-174578?utm_medium=Social&amp;utm_source=Twitter#Echobox=1641925309-1">article original</a> paru dans The Conversation</p>



<p class="wp-block-paragraph">Image mise en avant : c<em>erveau de chimpanzé (Wikipedia)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Science infuse</span></strong>&nbsp;est le média d’information en ligne de&nbsp;<strong><span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Citizen4Science</span></strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Le décryptage des symptômes du COVID long est lent et laborieux, tant pour les malades que pour leurs médecins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 22:23:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Covid Long]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Neurologie]]></category>
		<category><![CDATA[Système nerveux]]></category>
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					<description><![CDATA[par Allison Navis, Icahn School of Medicine at Mount Sinai Mon premier patient ce jour-là était une femme d&#8217;une quarantaine]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>par Allison Navis, Icahn School of Medicine at Mount Sinai</em></p><div id="citiz-2831709419" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Mon premier patient ce jour-là était une femme d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années, marathonienne invétérée, qui avait contracté le COVID-19 en mars 2020. Aujourd&rsquo;hui, 13 mois plus tard, elle a remarqué qu&rsquo;elle se sentait toujours fatiguée et essoufflée. Elle a également remarqué que son cœur accélérait chaque fois qu&rsquo;elle marchait. Elle a déclaré avoir des maux de tête quotidiens, des engourdissements et des picotements dans les jambes, et des difficultés de mémoire, ce qui a affecté son travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette femme venait me voir, moi, <a href="https://www.researchgate.net/scientific-contributions/Allison-Navis-2131988399">neurologue spécialisée dans les maladies infectieuses</a>, pour des symptômes que nous, médecins, connaissons maintenant trop couramment sous le nom de COVID long.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que nous n&rsquo;ayons pas encore fixé une définition précise du COVID long, nous le considérons généralement comme la persistance ou le développement de nouveaux symptômes qui durent plus de <a href="https://www.bmj.com/content/370/bmj.m3026">quatre semaines après la guérison du COVID-19</a>. Le COVID long implique souvent une constellation de symptômes affectant de nombreuses parties du corps, mais <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0025619621003566">les plus fréquemment rapportés</a> sont fatigue, essoufflement, douleurs thoraciques, modifications cognitives, maux de tête, modifications sensorielles et douleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un an et demi après le début de la pandémie de COVID-19, on ne sait toujours pas combien de personnes sont touchées par le COVID-19 long. Certaines données suggèrent que<a href="https://www.nature.com/articles/s41591-021-01292-y"> 4,5 % des personnes</a> infectées par le COVID-19, soit environ 1 sur 22, présenteront des symptômes au-delà de huit semaines après l&rsquo;infection, tandis que d&rsquo;autres études font état d&rsquo;un pourcentage <a href="https://bmcinfectdis.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12879-021-06359-2">plus proche de 49 %</a>. Certaines études montrent que parmi les personnes hospitalisées pour COVID-19, <a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)32656-8/fulltext">jusqu&rsquo;à 63 %</a> continuaient à présenter des symptômes, en particulier de la fatigue ou une faiblesse musculaire, six mois plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2020, en raison du nombre écrasant de patients que nous avions, on m&rsquo;a soustrait à mes fonctions habituelles de neurologue et on m&rsquo;a demandé de m&rsquo;occuper des patients d&rsquo;une unité COVID-19 à l&rsquo;hôpital. C&rsquo;était la première fois que je voyais à quel point les gens étaient malades et l&rsquo;étendue des dégâts que le virus pouvait causer. Étant donné la gravité de la maladie, nous craignions que de nombreuses personnes aient besoin de soins de longue durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon institution, Mount Sinai, a donc décidé d&rsquo;ouvrir l&rsquo;un des <a href="https://www.mountsinai.org/about/covid19/center-post-covid-care">premiers centres multidisciplinaires de soins post-COVID</a>. On m&rsquo;a demandé d&rsquo;être le neurologue clinique principal de ce centre. Depuis lors, j&rsquo;ai personnellement vu plusieurs centaines de patients atteints de COVID-19 long et j&rsquo;ai travaillé sur des études de recherche dans le but de démêler les complexités de <a href="https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMp2109285">ce qu&rsquo;il survient lors de cette pathologie</a>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La nature déroutante du COVID long</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si des données sur le COVID long ont <a href="https://www.nature.com/articles/s41591-021-01433-3">commencé à émerger</a>, on en sait moins sur les symptômes neurologiques. Les symptômes neurologiques les plus courants semblent être des <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/acn3.51350">modifications cognitives</a>, notamment un « brouillard cérébral », comme une léthargie et un manque d&rsquo;acuité, ainsi que des maux de tête, de modifications sensorielles, des douleurs musculaires ou nerveuses et une perte d&rsquo;odorat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous constatons également de nombreux cas de « dysautonomie », c&rsquo;est-à-dire une altération de la régulation du système nerveux qui contrôle le rythme cardiaque et la pression artérielle : la partie « combat ou fuite » du système nerveux. Cette affection peut entraîner des sensations d&rsquo;accélération du cœur et des vertiges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté de comprendre le COVID long réside en partie dans le fait que de nombreux symptômes, comme la fatigue et le brouillard cérébral peuvent provenir de diverses affections, allant de modifications hormonales ou métaboliques à la perturbation du sommeil ou à la dépression. Essayer de déterminer une ligne directe entre la cause et l&rsquo;effet dans le grand public, indépendamment de l&rsquo;infection par le COVID-19, ne conduit souvent pas à des réponses claires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que de nombreuses personnes souffrant de COVID-19 depuis longtemps aient tendance à signaler les mêmes symptômes généraux, il est probable que différentes causes sous-jacentes conduisent à ces symptômes chez différentes personnes. Par exemple, le <a href="https://www.sciendo.com/article/10.1515/jtim-2016-0016">syndrome post soins intensifs</a> (PICS) peut survenir chez toute personne ayant effectué un séjour prolongé dans une unité de soins intensifs, qu&rsquo;il soit lié ou non à la COVID-19. Le PICS est causé par une immobilité prolongée, une ventilation mécanique et des changements métaboliques qui se produisent lors d&rsquo;une maladie ou d&rsquo;une infection sévère. Les symptômes du PICS chevauchent souvent ceux du COVID-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour d&rsquo;autres symptômes, comme les douleurs articulaires ou dorsales, les médecins peuvent être en mesure d&rsquo;identifier une cause, comme l&rsquo;arthrite ou le pincement d&rsquo;un nerf. Mais la question reste de savoir si ces douleurs étaient déjà présentes avant l&rsquo;infection par le COVID-19 et si l&rsquo;infection a simplement déclenché une réaction qui a permis de démasquer la douleur, ou s&rsquo;il s&rsquo;agit de nouveaux développements dans l&rsquo;organisme du patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, de nombreux examens diagnostiques redeviennent normaux ou montrent des changements communs et non spécifiques. Nous n&rsquo;observons pas d&rsquo;accidents vasculaires cérébraux, de lésions ou de changements inflammatoires généralisés à l&rsquo;imagerie. Nous pouvons observer de petits changements dans les vaisseaux sanguins, connus sous le nom de <a href="https://nyaspubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1749-6632.2010.05758.x">modifications ischémiques microvasculaires</a>, mais celles-ci sont extrêmement courantes chez toute personne souffrant d&rsquo;hypertension, de diabète ou même de migraines. Et les examens nerveux des bras et des jambes peuvent montrer des lésions dans certains cas, ce que nous appelons neuropathie. Mais ce n&rsquo;est pas toujours le cas, et ces lésions peuvent survenir indépendamment du statut COVID-19. Il est donc difficile d&rsquo;établir un lien direct avec le COVID-19.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Ce que nous savons</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie pas que nous sommes totalement désemparés quant à ce qui se passe. La constellation de symptômes ressemble à un syndrome post-viral, qui désigne des symptômes prolongés après une infection. Parfois, l&rsquo;infection provient d&rsquo;une source connue, comme le <a href="https://pmj.bmj.com/content/64/753/559">virus d&rsquo;Epstein-Barr (qui cause la mononucléose</a>), mais souvent les symptômes font suite à une maladie virale générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses personnes souffrant de ces affections déclarent avoir souffert d&rsquo;une maladie de type viral, puis d&rsquo;une fatigue persistante, d&rsquo;un brouillard cérébral et d&rsquo;autres symptômes que nous observons souvent chez les personnes souffrant de COVID long. La similitude des symptômes suggère que le COVID long n&rsquo;est peut-être pas propre au COVID-19 mais plutôt un processus post-infectieux général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les symptômes du COVID-19 long peuvent également ressembler de près à ceux de l&rsquo;<a href="https://www.cdc.gov/me-cfs/index.html">encéphalomyélite myalgique</a>, souvent connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique, ou à une autre maladie mal comprise appelée s<a href="https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIRCULATIONAHA.112.144501">yndrome de tachycardie orthostatique posturale</a>. Ces deux pathologies sont associées à une fatigue, une dysautonomie et au brouillard cérébral, entre autres symptômes. Les chercheurs ne comprennent pas encore les causes de ces deux affections. Mais les médicaments pour les symptômes, le rythme de l&rsquo;exercice et la thérapie physique peuvent être utiles à la fois pour l&rsquo;encéphalomyélite myalgique et le COVID long.<br>Que font les chercheurs à partir de là ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis souvent à mes patients que des résultats de tests normaux ne signifient pas que tout est normal. Nos tests ne sont peut-être pas assez sensibles, ou nous ne regardons pas la bonne chose, ou encore nous devons développer de nouveaux examens. Les évaluations neuropsychologiques peuvent fournir des informations formelles sur le fonctionnement cognitif et montrer des modifications de la mémoire, de l&rsquo;attention, du langage ou de la résolution de problèmes. Ces résultats peuvent être utiles pour déterminer les stratégies de réadaptation en cas de brouillard cérébral, mais malheureusement, ils ne sont pas conçus pour expliquer pourquoi ces modifications se produisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;imagerie du cerveau, par IRM ou tomodensitométrie, n&rsquo;a jusqu&rsquo;à présent pas fourni beaucoup d&rsquo;informations sur la cause sous-jacente. Si c&rsquo;est le cas, d&rsquo;autres types de scanners, tels que les IRM fonctionnelles, capables d&rsquo;obtenir de meilleures images ou d&rsquo;étudier les changements métaboliques dans le cerveau, pourraient être utiles. Cependant, ces examens ne sont pas couramment disponibles en dehors de la recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres études susceptibles de nous éclairer sur la cause sous-jacente des symptômes, citons les analyses de sang qui pourraient révéler des élévations des <a href="https://academic.oup.com/cid/advance-article/doi/10.1093/cid/ciab611/6315216">marqueurs auto-immun</a>s ou des <a href="https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11910-021-01130-1">modifications hormonales</a>. Le système immunitaire implique un équilibre entre de nombreux facteurs, et une régulation défectueuse de ce système après une infection peut provoquer une inflammation ; ceci, combiné à des modifications hormonales ou métaboliques, pourrait potentiellement conduire à des symptômes prolongés du COVID-19. Bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse pas de réponses, elles offrent des pistes potentielles et des indices supplémentaires à explorer par les chercheurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux comprendre le COVID long, nous devons avoir une idée claire des personnes touchées. Si les communautés de couleur ont souvent été <a href="https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2770961">plus sévèrement touchées</a> par le COVID-19, elles sont également <a href="https://www.pbs.org/newshour/show/in-medical-research-racial-diversity-is-a-matter-of-life-or-death">susceptibles d&rsquo;être sous-représentées dans les études</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, les chercheurs doivent s&rsquo;adresser à un large éventail de communautés pour s&rsquo;assurer de bien comprendre qui est touché par le COVID long, ainsi que les facteurs de risque qui pourraient être en jeu dans la détermination des résultats à long terme. La recherche doit également se concentrer sur une meilleure compréhension des maladies moins connues, comme l&rsquo;encéphalomyélite myalgique, car elles semblent ressembler le plus à ce que nous observons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif ultime de la compréhension du COVID long est de trouver comment l&#8217;empêcher de survenir, et d&rsquo;éviter autant de souffrance que possible. Bien que j&rsquo;aie vu des personnes se rétablir d&rsquo;un COVID long, j&rsquo;ai de nombreux patients qui continuent de souffrir plus d&rsquo;un an après. Cela a également affecté les soignants dont le but est d&rsquo;aider les autres à guérir, mais qui se retrouvent avec peu de réponses à fournir. Jusqu&rsquo;à ce que la recherche apporte plus de réponses sur ce qui pourrait causer le COVID long, nous en sommes réduits à essayer de minimiser les symptômes et à attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traduit par Citizen4Science &#8211; <a href="https://theconversation.com/preliminary-research-finds-that-even-mild-cases-of-covid-19-leave-a-mark-on-the-brain-but-its-not-yet-clear-how-long-it-lasts-166145">Lien vers l&rsquo;article original</a></p>
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		<title>Des recherches préliminaires montrent que même les cas bénins de COVID-19 laissent des traces dans le cerveau, mais on ne sait pas encore combien de temps elles durent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 22:13:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[Covid Long]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Imagerie]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[par Jessica Bernard, Associate Professor, Texas A&#38;M University, USA Avec plus de 18 mois de pandémie dans le rétroviseur, les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par Jessica Bernard, Associate Professor, Texas A&amp;M Universit</em>y, <em>USA </em></p><div id="citiz-2839094311" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 18 mois de pandémie dans le rétroviseur, les chercheurs n&rsquo;ont cessé de recueillir de nouvelles informations importantes concernant les effets du COVID-19 sur l&rsquo;organisme et le cerveau. Ces résultats suscitent des inquiétudes quant aux effets à long terme que le coronavirus pourrait avoir sur des processus biologiques tels que le vieillissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que <a href="https://scholar.google.com/citations?user=By7qto8AAAAJ&amp;hl=en">scientifique en neuroscience cognitive</a>, <a href="https://liberalarts.tamu.edu/psychology/profile/jessica-bernard/">mes recherches antérieures</a> ont porté sur la compréhension de la façon dont les modifications cérébrales normales liées au vieillissement affectent la capacité des personnes à penser et à se mouvoir, en particulier dans la force de l&rsquo;âge et au-delà. Mais au fur et à mesure que les preuves montrant que le COVID-19 pouvait affecter <a href="https://theconversation.com/deciphering-the-symptoms-of-long-covid-19-is-slow-and-painstaking-for-both-sufferers-and-their-physicians-164754">l&rsquo;organisme et le cerveau</a> pendant des mois ou davantage après l&rsquo;infection se sont multipliées, mon équipe de recherche s&rsquo;est intéressée à la manière dont il pouvait également influencer le processus naturel de vieillissement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Observer la réponse du cerveau au COVID-19</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En août 2021, une <a href="https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.06.11.21258690v3">étude préliminaire mais à grande échelle</a> portant sur les modifications du cerveau chez les personnes ayant été infectées par le COVID-19 a fortement attiré l&rsquo;attention au sein de la communauté des neurosciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette étude, les chercheurs se sont appuyés sur une base de données existante, la <a href="https://www.ukbiobank.ac.uk/">UK Biobank</a>, qui contient les données d&rsquo;imagerie cérébrale de plus de 45 000 personnes au Royaume-Uni, remontant jusqu&rsquo;à 2014. Cela signifie, et c&rsquo;est crucial, qu&rsquo;il existait des données de référence et des images cérébrales de toutes ces personnes avant la pandémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe de recherche a analysé les données d&rsquo;imagerie cérébrale, puis a fait revenir les personnes qui avaient reçu un diagnostic de COVID-19 pour des scanners cérébraux supplémentaires. Ils ont comparé les personnes qui avaient contracté le COVID-19 à celles qui ne l&rsquo;avaient pas contracté, en appariant soigneusement les groupes en fonction de l&rsquo;âge, du sexe, de la date du test de référence et du lieu de l&rsquo;étude, ainsi que des facteurs de risque communs de la maladie, tels que les variables de santé et le statut socio-économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équipe a constaté des différences marquées au niveau de la matière grise, constituée des corps cellulaires des neurones qui traitent les informations dans le cerveau,  entre les personnes qui avaient été infectées par le COVID-19 et celles qui ne l&rsquo;avaient pas été. De façon plus spécifique, l&rsquo;épaisseur de la matière grise dans les régions du cerveau connues sous le nom de lobes frontaux et temporaux était réduite dans le groupe COVID-19, ce qui différait des caractéristiques habituelles observées dans le groupe qui n&rsquo;avait pas été infecté par le COVID-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la population générale, il est normal de constater un certain changement du volume ou de l&rsquo;épaisseur de la matière grise au fil du temps avec l&rsquo;âge, mais les modifications étaient plus importantes que la normale chez les personnes qui avaient été infectées par le COVID-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est intéressant de noter que lorsque les chercheurs ont distingué les personnes dont la maladie était suffisamment sévère pour nécessiter une hospitalisation, les résultats étaient les mêmes que pour celles qui avaient subi une infection COVID-19 plus légère. Autrement dit, les personnes qui avaient été infectées par le COVID-19 présentaient une perte de volume cérébral même lorsque la maladie n&rsquo;était pas assez sévère pour nécessiter une hospitalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les chercheurs ont également étudié les modifications de performances lors de tâches cognitives et ont constaté que les personnes qui avaient contracté le COVID-19 étaient plus lentes à traiter l&rsquo;information, par comparaison avec celles qui ne l&rsquo;avaient pas contracté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que nous devions être prudents dans l&rsquo;interprétation de ces résultats en attendant un examen formel par les pairs, la grande taille de l&rsquo;échantillon, les données avant et après la maladie chez les mêmes personnes et l&rsquo;appariement minutieux avec des personnes qui n&rsquo;avaient pas eu le COVID-19 ont rendu ce travail préliminaire particulièrement précieux.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Que signifient ces modifications du volume cérébral ?</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de la pandémie, l&rsquo;une des choses que l&rsquo;on a signalé le plus couramment chez les personnes infectées par le COVID-19 était la perte du <a href="https://www.nature.com/articles/s41591-020-0916-2">sens du goût et de l&rsquo;odorat</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est frappant de constater que les régions du cerveau qui, selon les chercheurs britanniques, sont touchées par le COVID-19 sont toutes liées au bulbe olfactif, une structure située à l&rsquo;avant du cerveau qui transmet les signaux relatifs aux odeurs du nez à d&rsquo;autres régions du cerveau. Le bulbe olfactif est relié à des régions du lobe temporal. On parle souvent du lobe temporal dans le contexte du vieillissement et de la maladie d&rsquo;Alzheimer, car c&rsquo;est là que se trouve l&rsquo;hippocampe. L&rsquo;hippocampe est susceptible de jouer un rôle clé dans le vieillissement, étant donné son implication dans la mémoire et les processus cognitifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;odorat est également important pour la recherche sur la maladie d&rsquo;Alzheimer, car certaines données suggèrent que les personnes à risque pour la maladie présentent une <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0197458001003372?via%3Dihub">réduction de l&rsquo;odorat</a>. Bien qu&rsquo;il soit beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions sur les effets à long terme de ces modifications liés au COVID, l&rsquo;étude des liens possibles entre les modifications cérébrales liées au COVID-19 et la mémoire est d&rsquo;un grand intérêt, en particulier compte tenu des régions impliquées et de leur importance dans la mémoire et la maladie d&rsquo;Alzheimer.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Perspectives d&rsquo;avenir</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouveaux résultats soulèvent d&rsquo;importantes questions qui restent encore sans réponse : Que signifient ces changements cérébraux consécutifs au COVID-19 en ce qui concerne le processus et le rythme du vieillissement ? Et également, avec le temps, le cerveau récupère-t-il dans une certaine mesure de l&rsquo;infection virale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit là de domaines de recherche actifs et ouverts, dont certains sont en cours d&rsquo;étude dans mon propre laboratoire, parallèlement à nos travaux en cours sur le vieillissement du cerveau.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/09/image-67.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="748" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/09/image-67.png" alt="" class="wp-image-2709" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/09/image-67.png 750w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/09/image-67-300x300.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/09/image-67-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a><figcaption>Images du cerveau d&rsquo;une personne de 35 ans et d&rsquo;une autre personne de 85 ans. Les flèches orange montrent la matière grise plus fine chez la personne âgée. Les flèches vertes indiquent les zones où l&rsquo;espace rempli de liquide céphalorachidien (LCR) est plus important en raison de la réduction du volume du cerveau. Les cercles violets mettent en évidence les ventricules du cerveau, qui sont remplis de LCR. Chez les personnes âgées, ces zones remplies de liquide sont beaucoup plus grandes.<em>  Jessica Bernard, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nd/4.0/">CC BY-ND</a></em><br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux de notre laboratoire démontrent qu&rsquo;avec l&rsquo;âge, le cerveau pense et <a href="https://academic.oup.com/psychsocgerontology/article/75/6/e31/5707310">traite l&rsquo;information différemment</a>. En outre, nous avons observé des modifications au fil du temps dans la façon dont l<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0149763409001596?via%3Dihub">es corps des personnes se déplacent</a> et la façon dont les personnes acquièrent de nouvelles compétences motrices. Plusieurs <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22034448/">décennies de travaux</a> ont démontré que les adultes âgés ont plus de mal à traiter et à manipuler les informations, comme par exemple mettre à jour une liste mentale de courses d&rsquo;épicerie, mais qu&rsquo;ils conservent généralement leur connaissance des faits et du vocabulaire. En ce qui concerne les compétences motrices, nous savons que <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S002839322030292X?via%3Dihub">les adultes âgés continuent d&rsquo;apprendre</a>, mais <a href="https://direct.mit.edu/jocn/article/23/1/11/5010/Failure-to-Engage-Spatial-Working-Memory">plus lentement que les adultes jeunes</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne la structure du cerveau, nous constatons généralement une réduction de la taille du cerveau chez les adultes de plus de 65 ans. Cette réduction n&rsquo;est pas localisée dans une seule région. Des différences peuvent être observées dans de nombreuses régions du cerveau. On observe aussi généralement une augmentation du liquide céphalorachidien qui remplit l&rsquo;espace en raison de la perte de tissu cérébral. En outre, la matière blanche, l&rsquo;isolant des axones, de longs câbles qui transportent les impulsions électriques entre les cellules nerveuses, est également <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/87565641003696775">moins intacte chez les personnes âgées</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.census.gov/library/publications/2014/demo/p25-1140.html">L&rsquo;espérance de vie ayant augmenté</a> au cours des dernières décennies, de plus en plus de personnes atteignent un âge avancé. Bien que l&rsquo;objectif soit de vivre longtemps et en bonne santé, même dans le meilleur des cas où l&rsquo;on vieillit sans maladie ni handicap, la vieillesse entraîne des modifications de notre façon de penser et de nous mouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Apprendre comment toutes ces pièces du puzzle s&rsquo;assemblent nous aidera à percer les mystères du vieillissement afin de contribuer à améliorer la qualité de vie et le fonctionnement des personnes âgées. Et actuellement, dans le contexte de COVID-19, cela nous aidera à comprendre dans quelle mesure le cerveau peut également récupérer après une maladie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduit par Citizen4Science &#8211; <a href="https://theconversation.com/preliminary-research-finds-that-even-mild-cases-of-covid-19-leave-a-mark-on-the-brain-but-its-not-yet-clear-how-long-it-lasts-166145">Lien vers l&rsquo;article original</a></em></p>
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