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	<title>Pharmacie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Pharmacie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Des médias à la non-médiation sur les réseaux sociaux : un cas pratique dans le domaine pharmaceutique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 17:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le classique criblage de molécules, quand bien même assisté par l&#8217;IA, présenté comme la révolution du « médicament entièrement conçu par]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading"><br>Le classique criblage de molécules, quand bien même assisté par l&rsquo;IA, présenté comme la révolution du « médicament entièrement conçu par l&rsquo;IA », est un très bon exemple de narratif biaisé déformé sur les réseaux sociaux. Comment l’absence de médiation scientifique dans ces espaces nourrit-elle la mésinformation et les croyances ?</h3>



<h2 class="wp-block-heading">Documentaire ou publireportage ?</h2>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Notre étude de cas consiste en l&rsquo;interprétation sur les réseaux sociaux d&rsquo;une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KyUDHnePu6M">vidéo institutionnelle</a> (2025) de la biotech <em>Insilico Medicine</em> publiée sur YouTube. Elle raconte l&rsquo;histoire de la naissance de l&rsquo;entreprise, dans un soi-disant « documentaire »<em>fait maison</em> qui s&rsquo;apparente plutôt au biopic cinématographique. La vidéo semble vouloir adopter le modèle de l&rsquo;histoire entrepreneuriale triomphale d&rsquo;étudiants visionnaires, comme celle de Steve Jobs et son Apple ou Mark Zuckerberg et son Facebook. Les images vintage des étudiants à la faculté sont peu a peu remplacées par des images high tech voire futuristes de robots industriels et d&rsquo;écrans où défilent des formules chimiques et des images tridimensionnelles de molécules, le tout dans une explosion colorée et une belle mise en scène ponctuées d&rsquo;interviews des leaders. On suit aussi nos stars jusque dans les rue de Hong-Kong ou de Shangai,&#8230;<br>Mais quel blockbuster la biotech Insilico Medicine a-t-elle commercialisé ? À ce jour, aucun. Pas même le moindre médicament enregistré par une autorité sanitaire dans le monde.</p><div id="citiz-3639208763" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><br>Ici, on raconte une histoire en devenir dont on espère l&rsquo;issue favorable et on fait preque comme si c&rsquo;était fait. il faut dire qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;argent à la clé, en premier lieu un gros besoin d&rsquo;investisseurs avec des levées de fond qui s&rsquo;enchaînent pour un projet lancé et certes prometteur.<br>L&rsquo;entreprise a développe une plateforme à grand renfort d&rsquo;IA avec l&rsquo;intention de <em>booster</em> la découverte de futurs médicaments. La vidéo met en avant la plateforme IA qui vante surtout l&rsquo;IA elle-même, faisant que les fondements de l&rsquo;outil restera une nébuleuse pour les novices, source de toutes les interprétations possibles. <br>La vidéo finit par vanter une molécule expérimentale en cours d&rsquo;évaluation issue de sa plateforme, le rentosertib, visant à traiter la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). La substance est en cours d&rsquo;essai clinique très précoce. Ce n&rsquo;est donc pas un médicament pour l&rsquo;heure et nul ne sait si elle le deviendra un jour, au mieux dans plusieurs années.<br>Pour raconter la <em>success story</em> cependant, on met fortement en avant les résultats préliminaires (chez quelques dizaines de patients) et l&rsquo;on fait comprendre, avec enthousiasme et renfort émotionnel que le produit expérimental fonctionne chez les patients. Cet aspect est problématique d&rsquo;un point de vue éthique voire réglementaire, car la vidéo ne peut susciter que de l&rsquo;admiration pour ce produit présenté comme tout simplement efficace, validant la fameuse plateforme IA, mais aussi la croyance d&rsquo;un « médicament  » livré prêt-à-l&#8217;emploi par l&rsquo;IA. <br><br>Cette vidéo doit être prise pour ce qu&rsquo;elle est : du marketing. Vendre ainsi l&rsquo;entreprise et sa plateforme technologique, qui le mérite, est compréhensible et enthousiasmant. En revanche, vendre la molécule expérimentale comme efficace à ce stade de son développement précoce l&rsquo;est beaucoup moins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l&rsquo;interpréation biaisée de la science sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Ce qui nous intéresse aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est comment le grand public accueille ce genre de communication.</p>



<p>Nous avons la chance d&rsquo;avoir aujourd&rsquo;hui un exemple concret très parlant sur X (ex Twitter), particulièrement révélateur de ce que le manque de littératie scientifique associé à l&rsquo;espace de non-médiation que sont les réseaux sociaux peuvent produire. Ici, il faut dire que l&rsquo;on parle d&rsquo;un domaine scientifique complexe qu&rsquo;est le développement pharmaceutique. Les experts en la matière n&rsquo;interviennent pas sur les réseaux sociaux, les médiateurs scientifiques ont déserté la place, aussi l&rsquo;espace donne-t-il libre cours à l&rsquo;interprétation sans contradiction, surtout quand on tombe dans le piège du story-telling présenté comme un documentaire. Les biais de confirmation et de sélection s&rsquo;invitant, le narratif qui en ressort est fort intéressant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe de la génération spontanée de médicaments par une IA </h2>



<p>Examinons donc le long <a href="https://x.com/lel_media/status/2020739420115107914">post</a> d&rsquo;interprétation de la vidéo de la biotech que nous avons identifié : pour résumer, on y annonce le « 1er médicament entièrement conçu par une IA ! », qui constitue une « bascule historique dans la médecine ». Le produit expérimental est appelé « médicament » et il soigne une maladie mortelle. Il n&rsquo;aurait fallu que 30 mois pour le voir administré à l&rsquo;homme, alors que « la procédure classique prend 10 à 15 ans », et en plus cela coûte très cher. On en conclut que « l&rsquo;IA peut créer des molécules validées cliniquement chez l&rsquo;humain »  vite et pour moins cher, et que le « médicament » pourrait être commercialisé « vers 2030 » soit dans trois à quatre ans.</p>



<p>On l&rsquo;a vu, il n&rsquo;y a pas de médicament tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas reconnu comme tel sur la base d&rsquo;un très gros dossier scientifique. Il faut dire que la vidéo est trompeuse, et on l&rsquo;a dit. Mais ce que l&rsquo;on voit ici aussi, c&rsquo;est une incompréhension des phases de R&amp;D des médicaments , leurs enjeux, leur temporalité. Et enfin, l y a cette fameuse plateforme IA qui a interprétée ici comme une IA quasi-autonome qui, toute seule, comme un grande, aurait conçu un médicament. Or cette plateforme utilise le processus habituel de sélection de molécules candidates à l&rsquo;expérimentation reste basé comme il l&rsquo;a toujours été sur nos connaissances socles dans différents domaines scientifiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la molécule au médicament : un siècle de continuité</h2>



<p>La découverte de médicaments, appelée dans le jargon « <em>Drug discovery</em> » repose depuis plus d’un siècle sur un schéma scientifique assez standardisé, hors bien sûr découvertes fortuites. Elle combine chimie médicinale, relations structure‑activité, pharmacologie entre autres,  et criblage systématique.<br>Dès la première moitié du XXᵉ siècle, les chercheurs synthétisaient des composés chimiques et les testaient in vitro et in vivo chez l&rsquo;animal. En cas d&rsquo;effets positifs alors seulement, un essai clinique (administration à l&rsquo;homme) était mené. Cette approche rigoureuse et séquentielle reste le fondement du développement pharmaceutique, même à l’ère de l’IA.<br>Les campagnes médiatiques récentes, notamment lors de la pandémie de Covid‑19, ont amplifié la croyance selon laquelle les médicaments sont souvent des découvertes fortuites à partir de produits naturels ou des repositionnement de molécules existantes, laissant dans l&rsquo;ombre les techniques standardisées de <em>Drug Discovery</em>. L’hydroxychloroquine et l’ivermectine sont ainsi devenues des symboles médiatiques porteurs de de cette idée : présentées comme des solutions rapides en raison de propriétés découvertes par hasard ou par repositionnement, ces molécules ont été promues sans validation scientifique robuste, générant confusion et débats polarisés. Le post que nous avons pointé reproduit en quelque sorte la même dynamique : la génération spontanée de médicaments avant même l&rsquo;essentiel du développement, les phases cliniques longues réalisées avec succès, jusqu&rsquo;au bout. C&rsquo;est un peu comme si l&rsquo;IA était une génération high-tech du Professeur Raoult. <br>Cette méconnaissance historique et technique alimente les fantasmes sur la création des nouveaux médicaments. En réalité, le criblage ou « <em>screening</em>« , la sélection de molécules susceptibles d&rsquo;être testées s&rsquo;automatise de plus en plus au fil du temps. L&rsquo;IA est certes un accélérateur comme dans tous domaines, mais ici pas un changement de paradigme. La plateforme créée par la biotech est constituée de modules de base sur les domaines scientifiques socles précités, l&rsquo;IA générative favorisant leur interaction rapide et approfondie. <br>La plateforme permet de proposer et d&rsquo;optimiser des molécules, mais ne crée pas un médicament. Celui-ci nécessite encore et toujours un développement clinique classique impliquant chimistes, biologistes, statisticiens, méthodologistes, cliniciens, éthiciens, pour de très longues études chez beaucoup de patients. Et c&rsquo;est cela qui est long et cher&#8230; c&rsquo;est là que sont essentiellement les « 10 à 15 ans » évoqué par le post X de l&rsquo; internaute qui interprète la vidéo maison d&rsquo;Insilico Medicine.<br>La réalité est donc que le véritable apport de l’IA réside dans l’accélération de certaines étapes de génération de molécules dont on pense qu&rsquo;elles pourraient avoir un potentiel thérapeutique. C&rsquo;est ce que fait l&rsquo;IA dans de nombreux domaines aujourd&rsquo;hui : accélérer les processus.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Rentosertib : une molécule candidate au devenir incertain</h2>



<p>Cette molécule développée par la plateforme générative d’Insilico Medicine cible une fibrose pulmonaire prgressive. Elle appartient à la classe des inhibiteurs sélectifs de kinases, une classe pharmacologique bien connue avec des médicaments d&rsquo;ores et déjà commercialisés. La molécule a été validée sur des modèles cellulaires humains et animaux, montrant une inhibition de la transition FMT/EMT et une amélioration fonctionnelle des poumons chez des souris modèles de fibrose.<br>Les essais cliniques à ce stade incluent deux études de phase 1 visant à évaluer la sécurité et la tolérance, et une phase 2a évaluant l’efficacité préliminaire et la sécurité d&#8217;emploi. La phase 3, le gros morceau le plus long et le plus coûteux, décisif n’est pas lancé, ni même validé par les autorités sanitaires.</p>



<p>Parlons des délais et jalons du développement clinique. Atteindre la phase 2 comme ici pour le rentosertib peut susciter des espoirs incertains, rien de plus. Seuls 20 % des candidats au titre de médicament à ce stade franchiront le cap par la suite&#8230;. cela donne une idée de la raison pour laquelle il ne faut jamais parler de médicament en phase précoce, d&rsquo;autant que pour le rentosertib, le signal d&rsquo;efficacité est limité (un paramètre clinique parmi d&rsquo;autres, sur une durée d&rsquo;étude relativement courte puisqu&rsquo;on qu&rsquo;on l&rsquo;évalue dans une maladie chronique et progressive).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les recettes de la mésinformation en santé ne changent pas</h2>



<p>Les réseaux sociaux, espaces de liberté d&rsquo;expression mais aussi bulles cognitives d&rsquo;auto-validation et de polarisation, sont également désertés, en matière de sciences médico-pharmaceutiques, par les experts en la matière capables de faire la différence entre l&rsquo;information scientifique et le discours marketing. En l&rsquo;absence de vulgarisateurs et de médiateurs, le vide est rempli facilement par les discours sensationnalistes qui interprètent et amplifient des narratifs vendeurs, au grand détriment de l&rsquo;intégrité de l&rsquo;information scientifique. Dans notre étude de cas, nous avons vu comment une narration techno‑entousiaste méconnaissante d&rsquo;une matière scientifique complexe, transforme l’IA en agent quasi-autonome capable de sauver des vies, sans contextualiser le rôle fondamental des chercheurs humains, les fondements de la R&amp;D clinique, ni les risques et limites expérimentales. La progression de la molécule est construite comme une histoire héroïque et linéaire, où chaque étape est un succès spectaculaire. En science, fantasmes et mythes ont la vie facile, créant un terrain propice à la propagation de récits erronés ou trompeurs. Là aussi l&rsquo;IA pourrait en être un facilitateur, voire un catalyseur à divers titres.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Désaffection des études de pharmacie : un rapport bi-académique dénonce les failles de la réforme PASS/LAS et appelle à une refonte urgente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 19:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Académie nationale de médecine]]></category>
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		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[Validé le 9 octobre 2025 par les Académies nationales de médecine et de pharmacie, un rapport bi-académique dissèque la désaffection]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Validé le 9 octobre 2025 par les Académies nationales de médecine et de pharmacie, un rapport bi-académique dissèque la désaffection pour les études de pharmacie, aggravée par la réforme PASS/LAS, et propose des solutions pour relancer une filière cruciale.</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une crise d’attractivité qui fragilise un pilier de la santé publique</h3>



<p>Le <a href="https://www.acadpharm.org/avis_propositions/rapports.php">rapport bi-académique</a> du 9 octobre 2025, piloté par Jean-Louis Beaudeux et Dominique Bertrand, alerte sur une crise préoccupante : la désaffection des études de pharmacie, marquée par 293 places vacantes en deuxième année (DFGSP2) en 2024 sur 3 413, après 471 en 2023 et 1 100 en 2022, soit 17 % des capacités nationales. Cette situation, inédite face à l’attraction intacte de la médecine, menace un secteur clé. Avec 75 080 pharmaciens inscrits à l’Ordre en 2024 (croissance de 1,8 % en dix ans contre 3,5 % pour la population), la pénurie estimée à 6 000 professionnels risque d’aggraver les déserts pharmaceutiques, particulièrement en zones rurales où les officines (30 pour 100 000 habitants) assurent un accès immédiat aux soins. Ce déclin reflète une sous-valorisation chronique de la pharmacie, reléguée dans l’ombre de la médecine malgré son rôle pivot en prévention (vaccination, éducation et suivi thérapeutique) et en gestion des crises, comme le Covid ou les pénuries médicamenteuses.</p><div id="citiz-3606348801" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">PASS/LAS : une réforme brouillonne qui marginalise la pharmacie</h3>



<p>Nous avions déjà eu la réforme PACES qui a créé une première année de concours commune médecine et pharmacie, très discutable dans le principe puisqu&rsquo;elle introduit de facto une compétition entre ces deux formations de professionnels de santé. Puis, introduite en 2020 pour diversifier les profils et réduire les échecs précoces, la réforme PASS/LAS (Parcours Accès Santé Spécifique/Licence Accès Santé) a complexifié l’accès à la pharmacie. Dans Parcoursup, la filière disparaît sous l’étiquette générique « études de santé », perdant en visibilité. La lisibilité souffre aussi : les parcours PASS et LAS, aux épreuves orales et interclassements hétérogènes selon les universités, désorientent les bacheliers. À Paris Cité, le taux d’occupation en DFGSP2 tombe à 80 % en 2023-2024, avec un déficit marqué en LAS. Les passerelles (8 % des places) et l’intégration d’étudiants hors UE, limitée par des quotas stricts, ne comblent pas le vide. La Cour des comptes, en décembre 2024, fustige une réforme « mal conçue » qui n’atteint que marginalement ses objectifs de diversification sociale. Analysons : PASS/LAS, en voulant tout uniformiser, a renforcé la domination culturelle de la médecine, marginalisant la pharmacie comme choix par défaut pour 50 % des entrants. Cette opacité est un échec stratégique, ignorant la complémentarité des métiers de santé.<br>On pourra lire avec intérêt dans ce cadre, la <a href="https://www.lepoint.fr/sante/hidz-s-2385-hidz-e-2385-nous-refusons-des-etudiants-qui-veulent-faire-pharmacie-c-hidz-s-2343-hidz-e-2343-est-un-comble-hidz-s-2344-hidz-e-2344--05-11-2025-2602531_40.php">tribune</a> de Jean-Louis Beaudeux,  Doyen de la faculté de pharmacie de Paris.</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Méconnaissance des débouchés : un déficit éducatif dès le lycée</h3>



<p>Une enquête auprès de 345 étudiants en DFGSP2 à Paris Cité (38 % de réponses) révèle une ignorance alarmante : 80 % méconnaissent les débouchés au-delà de l’officine (hôpital, industrie, biologie médicale, recherche). 68 % des LAS ont échoué une PASS, et seuls 14 % ont priorisé la pharmacie dès le départ. Les sources d’information sont familiales (62 %), loin devant les JPO ou unités d’enseignement (moins de 20 %). 37 % des PASS choisissent la filière par manque d’intérêt pour d’autres métiers ou peur des responsabilités médicales. Ce déficit s’explique par le remplacement des conseillers d’orientation par des psychologues axés sur la réussite scolaire, et une communication institutionnelle lacunaire malgré les efforts de l’Ordre depuis 2021. Nous avons déjà relaté dans ces colonnes comment des barrières culturelles et réglementaires freinent la compréhension des métiers. De là il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas à considérer que le manque d’éducation dès le secondaire est une faute systémique. Sans une campagne agressive pour valoriser la pharmacie, de la recherche à l’hôpital, les efforts apparents ne resteront qu&rsquo;un pis-aller, minant la motivation des futurs diplômés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pénurie et paradoxe en PUI : un gâchis de compétences</h3>



<p>La démographie pharmaceutique, majoritairement féminine (âge moyen 46 ans stable), stagne. L’Ordre prévoit une baisse de 2,3 % des effectifs d’ici 2035 si les vacants persistent, avec un déclin des biologistes médicaux et une hausse limitée (+20 %) en hôpital et industrie. La DREES, en 2021, alertait déjà sur ce déséquilibre face à une population croissante. Mais un paradoxe criant, absent du rapport, aggrave la crise : la pénurie en Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) hospitalière. Depuis le décret de 2017 (article L.5126-1), l’accès aux PUI exige un DES de pharmacie hospitalière via un internat de quatre ans. La dérogation temporaire (deux ans d’expérience pour non-DES) expire le 1er juin 2025, laissant des centaines de postes vacants et forçant des externalisations coûteuses. Nous avons <a href="https://citizen4science.org/lutte-contre-les-deserts-medicaux-peu-mediatisee-la-penurie-de-pharmaciens-hospitaliers-est-egalement-concernee-quelles-solutions-a-lhorizon/">récemment dénoncé ce levier au point mor</a>t qu&rsquo;est le frein à la mobilité public-privé : des pharmaciens industriels, experts en recherche clinique, gestion des essais ou pharmacovigilance, sont exclus des PUI pour des raisons réglementaires (DES obligatoire) et culturelles (défiance envers les « industriels »). Une question sénatoriale de novembre 2024 alerte sur ce blocage, plaidant pour des reconversions facilitées. Le CNOP confirme l’urgence, avec la fin des dérogations en 2025. Analysons : ce cloisonnement est un non-sens. Les pharmaciens industriels, formés à des standards rigoureux (bonnes pratiques cliniques, normes EMA), pourraient pallier les pénuries en PUI, où leur expertise en gestion des stocks et protocoles thérapeutiques est directement transférable. Ce verrou réglementaire, justifié par une quête de spécialisation et de protection de la section dédiée de l&rsquo;Ordre, frise l’absurde dans un contexte de crise hospitalière. En ignorant cette question, le rapport rate une opportunité de plaidoyer pour une mobilité fluide, essentielle à la résilience du système.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le besoin d&rsquo;un plan pour redynamiser la filière</h3>



<p><br>Le rapport bi-académique propose neuf mesures pour la réforme de 2026-2027 : information obligatoire en lycée et portail Parcoursup dédié aux métiers ; enseignements équilibrés en première année (20-27 ECTS santé/disciplinaire/transversal) ; accès expérimental spécifique à la pharmacie (un tiers des places). Il prône aussi une professionnalisation (simulations, DES officine/industrie), l’extension du CESP pour zones sous-dotées, un oral recentré sur l’adéquation professionnelle, des passerelles élargies (10 à 30 % des places) et un « droit au remords » entre filières. Ces pistes, nourries par des auditions comme celle de Maryse Camus-Piszek (Ordre), s’alignent sur l’appel de la Cour des comptes à une voie unique simplifiée. Ces mesures apparaissent comme solides, mais leur timidité sur la mobilité post-diplôme, notamment vers les PUI, limite leur portée. Intégrer des passerelles pour pharmaciens industriels vers l’hôpital serait un signal fort d’innovation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Fluidifier les carrières pour une pharmacie agile et résiliente</h3>



<p>Ce rapport est un cri d’alarme : sans réforme audacieuse, la pharmacie risque de s’effacer face à une médecine survalorisée, menaçant l’accès équitable aux soins. Les recommandations tracent une voie, mais elles esquivent un levier crucial : la mobilité public-privé et la nécessité de briser les silos entre officine, industrie et hôpital. C&rsquo;est ainsi que la France pourrait non seulement combler ses pénuries, mais faire de la pharmacie un modèle d’agilité interdisciplinaire pour une santé publique robuste et inclusive.</p>



<p><em>Mise à jour : 12/11/2025 &#8211; ajout de la tribune du Dr Beaudeux.</em></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Allison Saeng</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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		<title>Produits de santé : la France gâche, l&#8217;Europe avance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 19:50:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[la France gâche, l’Europe avance Un rapport de la Cour des comptes publié le 5 septembre 2025 révèle qu&#8217;avec 36]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>la France gâche, l’Europe avance</p><div id="citiz-991500638" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-bon-usage-des-produits-de-sante">rapport</a> de la Cour des comptes publié le 5 septembre 2025 révèle qu&rsquo;avec 36 milliards d’euros engloutis en 2023, la France croule sous le gaspillage des médicaments et affiche un retard numérique. Face aux Pays-Bas et au Danemark, modèles d’efficacité et d’écologie, l’Hexagone doit urgemment passer à la vitesse supérieure pour une santé verte et connectée.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Gaspillage : la France, mauvais élève européen</h3>



<p>En 2023, la France, deuxième dépensier santé d’Europe (11,5 % du PIB), jette 8 503 tonnes de médicaments, soit 561 millions à 1,7 milliard d’euros. Ce gâchis, alimenté par des surprescriptions et des péremptions courtes (36 heures pour certains anticancéreux), dépasse la moyenne européenne (124 g de déchets par habitant contre 80). Les Pays-Bas réemploient 68 % des boîtes non ouvertes, réduisant les pertes de 70 %. L’Allemagne mise sur des emballages éco-conçus, économisant 20 % de déchets. Avec 5 000 pénuries en 2023, la France peine à suivre l’UE, qui impose 65 % de recyclage des emballages d’ici 2025.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Numérique : un retard criant</h3>



<p>La pharmacovigilance française, cruciale pour détecter les effets indésirables, est freinée par un manque de traçabilité et des outils numériques défaillants. Seulement 26 % des Français utilisent « Mon espace santé », et 41 000 médecins dématérialisent leurs ordonnances. À l’hôpital, l’absence d’identifiants prescripteurs (RPPS) et la faible interconnexion des bases (DMP, DP) limitent la surveillance des risques, comme pour <a href="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/">Ozempic</a> (2,92 millions de boîtes en 2023). Le Danemark, avec 100 % de prescriptions électroniques, divise les erreurs par deux. L’Estonie connecte 99 % de ses médecins à un dossier partagé, économisant 300 millions d’euros. La France, à la traîne (20 % de seniors exclus du numérique contre 10 % en Suède), rate le coche de l’Espace européen des données de santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Économie circulaire : un potentiel à libérer</h3>



<p>La santé française émet 50-60 millions de tonnes de CO2 (8-10 % des émissions nationales), comme l’UE. Mais les Pays-Bas recyclent 70 % des emballages pharma, et la Belgique reconditionne des cathéters à moitié prix. La France, avec Cyclamed (9 000 tonnes collectées), progresse, mais l’interdiction du réemploi et des péremptions courtes freine. La loi AGEC (25 % de plastique recyclé d’ici 2025) donne un élan, mais l’UE vise plus haut (<em>Green Deal</em>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives : un sursaut ou le déclin</h3>



<p>D’ici 2030, l’UE impose des données fluides et des filières circulaires. La France, avec 95 millions d’euros pour l’e-santé, peut viser un leadership en connectant 80 % de ses citoyens et en réemployant les médicaments. Une alliance franco-allemande pourrait créer 500 000 emplois et diviser les émissions par deux. Sans réforme, face aux résistances industrielles et à un déficit de 5 milliards en 2026, la France restera l’outsider d’une Europe qui innove.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Szymon Shields<br></em></p>



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<p></p>
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		<title>Atteinte à la liberté de la presse : le Schéma national des violences urbaines sous le feu des critiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 15:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Schéma national des violences urbaines (SNVU), publié discrètement le 31 juillet 2025 par le ministère de l’Intérieur, suscite l’indignation]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Schéma national des violences urbaines (SNVU), publié discrètement le 31 juillet 2025 par le ministère de l’Intérieur, suscite l’indignation des journalistes et de leurs représentants. Une disposition excluant les protections accordées aux journalistes dans les contextes de violences urbaines menace leur sécurité et la liberté d’informer, en contradiction avec les cadres juridiques nationaux et internationaux. La CCIJP et les syndicats exigent une révision immédiate, tandis qu’un recours en justice se prépare.</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un document publié dans l’ombre</strong></h3>



<p>Le 31 juillet 2025, le ministère de l’Intérieur a diffusé le « Schéma national des violences urbaines » (SNVU), un document de 52 pages destiné à encadrer l’action des forces de l’ordre face à des troubles allant de simples agitations à des « émeutes insurrectionnelles » d’une « très haute intensité ». Signé par le directeur général de la police nationale, Louis Laugier, et le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, ce texte est passé inaperçu jusqu’à sa révélation par L’Humanité le 4 septembre 2025. La Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) affirme l’avoir découvert « fortuitement », soulignant l’absence de consultation des organisations de journalistes, malgré un groupe de contact existant avec le ministère. Cette opacité, en plein été, à la veille des mobilisations sociales des 10 et 18 septembre, alimente les soupçons d’une volonté de contourner le débat public.Le SNVU se distingue du Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) de 2020, qui garantit la liberté de circulation et la sécurité des journalistes lors des manifestations. Une phrase du SNVU, enfouie à la page 4, suscite une vive controverse : « la prise en compte du statut des journalistes, telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines ». Cette disposition remet en cause les protections juridiques et pratiques accordées aux journalistes, ouvrant la voie à une restriction de leur droit fondamental à informer.</p><div id="citiz-3914884355" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une analyse juridique préoccupante</strong></h3>



<p>Sur le plan juridique, la disposition litigieuse du SNVU soulève de graves questions quant à sa conformité avec les cadres légaux nationaux et internationaux. La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse consacre le droit d’informer comme un pilier de la démocratie française, un principe renforcé par l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui garantissent la liberté d’expression et d’information. Le SNMO de 2021, modifié à la suite d’un recours devant le Conseil d’État, précise dans son article 2.2 que « la présence des journalistes lors des manifestations revêt une importance primordiale » et leur accorde le droit de circuler librement au sein des dispositifs de sécurité.Le SNVU, en excluant ces protections dans les contextes de « violences urbaines », crée une zone de flou juridique. La définition de ces violences, décrite comme « tout acte violent commis à force ouverte contre des biens, des personnes et/ou des symboles de l’autorité de l’État, par un groupe généralement jeune, structuré ou non », manque de précision juridique, selon le Syndicat national des journalistes (SNJ). Cette ambiguïté pourrait permettre aux autorités de qualifier arbitrairement une manifestation ou un trouble comme « violence urbaine », écartant ainsi les journalistes sans cadre légal clair. Cette disposition contrevient potentiellement à la jurisprudence du Conseil d’État (décision n°446878 du 10 novembre 2021), qui a invalidé des restrictions similaires dans le SNMO initial pour atteinte disproportionnée à la liberté de la presse.<br>De plus, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a constamment rappelé l’obligation des États de protéger les journalistes dans l’exercice de leur mission, y compris dans des contextes tendus (arrêt Pentikäinen c. Finlande, 2015). En excluant les protections du SNMO, le SNVU risque de violer ces obligations internationales, exposant la France à des recours devant la CEDH. Le SNJ, soutenu par le cabinet Spinosi, prépare un recours en urgence devant le Conseil d’État pour contester cette disposition, arguant qu’elle constitue une « insulte » et une « provocation » envers la profession.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Menace à la liberté d&rsquo;informer ?</strong></h3>



<p>La disposition du SNVU représente potentiellement une atteinte directe à la liberté d’informer. En privant les journalistes de leur statut protecteur, elle les empêche de documenter les événements, y compris d’éventuelles dérives policières, comme celles observées lors des émeutes de 2023 après la mort de Nahel Merzouk. « Cette mesure vise à invisibiliser les abus potentiels des forces de l’ordre », dénonce Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT. Dans un contexte où la désinformation, amplifiée par des contenus générés par intelligence artificielle prolifère sur les réseaux sociaux, la présence de journalistes professionnels, identifiables par leur carte de presse, est essentielle pour garantir une information fiable.<br>La CCIJP souligne que la carte de presse, délivrée depuis 90 ans au nom de la République, atteste de la qualité de journaliste professionnel et doit garantir leur libre exercice, quel que soit le contexte. En l’absence de protections claires, les journalistes risquent d’être exclus des zones de troubles, limitant le droit des citoyens à une information indépendante. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une « zone de flou » propice à des « positions arbitraires », notant que les journalistes n’ont pas été consultés lors de l’élaboration du SNVU, contrairement aux engagements pris lors de la rédaction du SNMO.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Risques accrus pour la sécurité des journalistes</strong></h3>



<p>Au-delà de l’entrave juridique, le SNVU expose les journalistes à des dangers physiques. Sans statut protecteur, ils pourraient être assimilés à des manifestants ou à des fauteurs de troubles, augmentant les risques d’arrestations arbitraires ou de violences. Des incidents récents, comme l’arrestation d’Enzo Rabouy le 1er juillet 2025 à Paris, illustrent ces craintes. « Les journalistes peuvent être tabassés par la police ou par des émeutiers, sans distinction », alerte Soraya Morvan-Smith. La mobilisation d’unités d’élite comme le RAID, prévue par le SNVU pour des « situations très dégradées », accentue ces risques, ces unités étant formées pour des interventions contre des criminels armés, et non pour gérer des foules incluant des reporters. La police nationale, contactée par l’AFP, a tenté de minimiser la portée du texte, affirmant que « la doctrine sera modifiée pour éclaircir le point concernant les journalistes » et que l’objectif n’est pas de « restreindre leur présence ». Elle argue que les violences urbaines, par leur caractère imprévisible, diffèrent des manifestations encadrées par le SNMO. Cependant, cette explication ne rassure pas, car l’absence de définition juridique claire des « violences urbaines » laisse la porte ouverte à des interprétations abusives.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une mobilisation collective pour défendre la presse</strong></h3>



<p>La réaction des acteurs de la presse a été rapide et unanime. La CCIJP a écrit au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau pour exiger la suppression de la disposition litigieuse. Le SNJ prépare un recours en urgence devant le Conseil d’État et un dossier de fond d’ici fin septembre. RSF, la Fédération européenne internationale du journalisme et 29 sociétés de journalistes appellent à un dialogue urgent avec les autorités. Les Écologistes dénoncent une « dérive extrêmement préoccupante » et demandent une audition du ministre devant la commission des lois de l’Assemblée nationale pour garantir la transparence. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue, après des précédents comme l’annulation partielle du SNMO de 2020 par le Conseil d’État. Les organisations rappellent que la liberté de la presse, conquise de haute lutte, ne peut être sacrifiée sous prétexte de gestion des crises. À l’approche des mobilisations des 10 et 18 septembre, elles appellent à une mobilisation citoyenne pour défendre le droit à l’information.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un recul démocratique à contrer ?</strong></h3>



<p>Le SNVU, par son flou juridique et son exclusion des protections des journalistes, constitue un recul démocratique majeur. En limitant le regard indépendant de la presse, il risque de priver les citoyens d’une information fiable, renforçant la défiance envers les institutions. La société civile, les syndicats et les éditeurs appellent à une vigilance collective pour garantir que les journalistes puissent exercer leur métier en sécurité, quel que soit le contexte, et que la transparence l’emporte sur l’arbitraire.</p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Homéopathie et déontologie médicale : des sanctions ordinales et un rappel du cadre légal</title>
		<link>https://citizen4science.org/homeopathie-et-deontologie-medicale-des-sanctions-ordinales-et-un-rappel-du-cadre-legal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Sep 2025 19:23:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Sept ans après une tribune de professionnels de santé dans Le Figaro ayant conduit au déremboursement de l’homéopathie en 2021,]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sept ans après une tribune de professionnels de santé dans Le Figaro ayant conduit au déremboursement de l’homéopathie en 2021, les sanctions ordinales contre certains signataires continuent de susciter des débats. Ces sanctions, fondées sur la déontologie médicale, rappellent que l’homéopathie reste encadrée par le Code de la santé publique. La présente analyse justifie la légitimité des sanctions et critique celles qui se trompent de cible en ignorant le cadre légal, avec un parallèle sur les attaques injustifiées du même ordre contre les pharmaciens.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte de la tribune : un succès législatif à saluer</h3>



<p>En mars 2018, 124 professionnels de santé principalement des médecins ont publié une tribune dans Le Figaro dénonçant l’homéopathie comme une pratique sans fondement scientifique, appelant à son déremboursement, à l’arrêt de son enseignement universitaire et à la non-reconnaissance des diplômes associés. Cette initiative a marqué un tournant décisif. Elle a conduit à une évaluation par la Haute Autorité de Santé (HAS), qui a conclu en 2019 à l’absence d’efficacité de l’homéopathie au-delà de l’effet placebo, aboutissant à son déremboursement progressif : 30 % en 2019, 15 % en 2020, et 0 % en 2021 [2]. Ce résultat, obtenu grâce à une mobilisation scientifique rigoureuse, doit être salué pour avoir recentré les ressources publiques sur des traitements validés.Cependant, l’utilisation de termes comme « charlatanisme » dans la tribune a provoqué une vive réaction des médecins homéopathes. Environ 60 plaintes ont été déposées auprès de l’Ordre des médecins pour « non-confraternité », arguant que ces propos violaient l’article 56 du Code de déontologie médicale, qui impose des « rapports de bonne confraternité » [3]. Ces plaintes ont donné lieu à des sanctions ordinales, confirmées en appel en 2024 et 2025, soulignant l’importance du respect déontologique, même dans un débat scientifique légitime.</p><div id="citiz-2093822211" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les sanctions ordinales : une réponse déontologique justifiée</h3>



<p>Les sanctions prononcées par l’Ordre des médecins reposent sur une base légale solide. En 2020, la chambre disciplinaire de première instance (CDPI) d’Île-de-France a sanctionné 10 médecins, prononçant 9 blâmes et une suspension d’exercice de trois mois avec sursis. En appel, la chambre disciplinaire nationale a confirmé des avertissements pour plusieurs praticiens, dont un généraliste breton en février 2024 et deux généralistes bordelais à l’été 2025. Ces décisions s’appuient sur l’article 56 du Code de déontologie médicale, qui interdit aux médecins des propos susceptibles de discréditer leurs confrères ou la profession [3].Les ordonnances reprochent aux signataires un ton jugé excessif, notamment l’emploi du terme « charlatans » pour qualifier les homéopathes, perçu comme diffamatoire.<br>Bien que le débat sur l’efficacité de l’homéopathie soit reconnu comme légitime, l’Ordre a estimé que ces propos contrevenaient à l’éthique professionnelle en attaquant directement l’honneur des confrères. Ces sanctions, bien que légères (avertissements et blâmes), visent à rappeler que la critique publique d’une pratique médicale, même controversée, doit respecter les normes déontologiques.<br>Certains signataires, comme le président du collectif de médecins NoFakeMed, ont dénoncé ces sanctions comme une atteinte à la liberté d’expression, arguant qu’elles protègent une pratique non validée scientifiquement . Cette critique, illustrée récemment par un <a href="https://x.com/fakemedecine/status/1964613700641493268">thread</a> de NoFakeMed sur X (ex Twitter) daté du 7 septembre 2025, appelle à des recours juridiques et dénonce une « omerta » imposée par la confraternité. Cependant, cette position méconnaît le rôle de l’Ordre, qui ne juge pas le fond du débat, mais la forme des propos. En sanctionnant les signataires, l’Ordre protège l’unité de la profession et la confiance du public dans la médecine, tout en respectant le cadre légal dans lequel l’homéopathie s’inscrit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Homéopathie : sans fondement scientifique mais cadre légal et académique reconnu</h3>



<p>L’homéopathie, bien que critiquée à raison pour son absence de preuves scientifiques d’efficacité au-delà de l’effet placebo, bénéficie d’un statut légal et institutionnel en France. Le Code de la santé publique encadre la production, la prescription et la distribution des médicaments homéopathiques, qui doivent être enregistrés auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et répondre à des normes strictes de qualité et de sécurité. Ces médicaments, bien que dispensés de prouver leur efficacité thérapeutique, sont soumis à un contrôle rigoureux, garantissant leur innocuité. Bien évidemment, cela ne compense pas leur absence d&rsquo;efficacité démontrée. <br>Sur le plan académique, l’homéopathie est enseignée dans plusieurs facultés de médecine, comme à Lille, Bordeaux ou Paris, via des diplômes interuniversitaires (DIU) ouverts aux médecins et pharmaciens.<br>Environ 5 000 médecins se déclarent homéopathes, et l’Ordre autorise la mention « homéopathie » sur leurs plaques professionnelles, bien que ce ne soit pas une spécialité reconnue. Ces formations visent à encadrer une pratique souvent utilisée en complément de la médecine conventionnelle, pour des pathologies bénignes ou dans une approche dite « holistique ».<br>Environ 77 % des Français ont utilisé des remèdes homéopathiques au moins une fois, et 58 % plusieurs fois, selon un sondage Odoxa de 2019.<br>Ce cadre légal et académique et l&rsquo;utilisation des produits homéopathiques montre que l’homéopathie est intégrée dans le système de santé français.<br>Ainsi, critiquer les praticiens sans tenir compte de son statut légal, académique et de pratique usuelle revient à se tromper de cible. Si l’objectif est de limiter sa place, c’est bien au niveau législatif, via une réforme du Code de la santé publique, que le combat doit être mené, et non par des attaques contre des confrères exerçant dans un cadre légal.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Parallèle avec les pharmaciens : un autre faux combat similaire</h3>



<p>Un parallèle peut être établi avec les critiques visant les pharmaciens qui vendent des médicaments homéopathiques. Comme les médecins homéopathes, les pharmaciens opèrent dans un cadre légal strict. Les médicaments homéopathiques sont reconnus comme tels par le Code de la santé publique et leur distribution est réglementée par l’ANSM. Les facultés de pharmacie incluent des enseignements sur l’homéopathie, formant les pharmaciens à conseiller les patients sur leur utilisation, souvent en complément d’autres traitements. Environ 90 % des pharmacies françaises proposent des produits homéopathiques, répondant à une demande significative des patients.</p>



<p>Pourtant, certains militants, souvent actifs sur les réseaux sociaux, dénoncent les pharmaciens comme complices d’une pratique « non scientifique ». Ces critiques ignorent que les pharmaciens respectent leur obligation légale de proposer des médicaments autorisés. Accuser les pharmaciens revient à se tromper de cible, tout comme les attaques contre les médecins homéopathes. Si l’objectif est de remettre en cause l’homéopathie, et c&rsquo;est un combat justifié, c&rsquo;est là encore le cadre légal et les programmes académiques qu’il faut réformer, et non les professionnels qui s’y conforment.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Se tromper de cible : une erreur stratégique </h3>



<p>La tribune de 2018 a atteint son objectif principal : le déremboursement de l’homéopathie. Cependant, les débats postérieurs, alimentés par certaines analyses médiatiques et des prises de position comme celle de NoFakeMed dans son thread du 7 septembre 2025, se sont égarés en critiquant les sanctions ordinales au lieu de s’attaquer au cadre légal. Ce thread, en dénonçant une « omerta » et en appelant à des recours juridiques, illustre une dérive militante qui persiste à cibler les homéopathes et l’Ordre plutôt que de proposer une réforme législative. Reconnaissons à ces militants de réseaux sociaux qu&rsquo;il est bien plus facile de jeter la pierre en toute indignation sur les praticiens de l&rsquo;homéopathie que d&rsquo;agir loin des projecteurs pour aider à faire avancer les réformes législatives nécessaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Faux combats : générateurs d' »idiots utiles » pour les cibles ?</h3>



<p>En se concentrant sur les sanctions comme une injustice, ces analyses et prises de position ignorent que l’Ordre ne défend pas l’homéopathie, mais l’éthique professionnelle.<br>Les signataires, en utilisant un langage provocateur, ont donné aux homéopathes un levier pour se poser en victimes, transformant un débat scientifique en conflit déontologique.<br>De la même manière, les critiques contre les pharmaciens sur les réseaux sociaux, souvent portées par des militants, polarisent inutilement la discussion. Ces faux combats nuisent à une réflexion constructive sur la régulation de l’homéopathie, donnent des arguments de défense aux cibles. On peut craindre qu&rsquo;ils entretiennent la confusion du public et peut-être bien la défiance en la science. Encore et toujours, la fin, aussi honorable et nécessaire soit-elle, ne justifie pas les moyens.</p>



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<p></p>
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		<title>Pharmacie d&#8217;officine en péril : pour une filière autonome face à une crise sans précédent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 15:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Académie nationale de Pharmacie alerte sur la crise d’attractivité des études pharmaceutiques, tandis que les pharmaciens, professionnels de santé essentiels,]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Académie nationale de Pharmacie alerte sur la crise d’attractivité des études pharmaceutiques, tandis que les pharmaciens, professionnels de santé essentiels, affrontent une menace économique majeure avec la baisse des remises sur les génériques. Une voie d’accès directe et une communication renforcée sont urgentes pour sauver une profession au cœur des soins de proximité.</h2>



<p>La pharmacie française traverse une tempête. Avec 1 100 places vacantes en deuxième année en 2022 et 471 en 2023 selon les chiffres l’Académie nationale de Pharmacie, la filière peine à attirer les vocations, victime d’une réforme des études de santé (PASS/LAS) qui la relègue à un choix par défaut face à la médecine. Parallèlement, un arrêté du 4 août 2025, réduisant les remises sur les médicaments génériques de 40 % à 30 %, déclenche une mobilisation sans précédent des pharmaciens, qui menacent de fermer des milliers d’officines dès la rentrée. Professionnels de santé à part entière, au même titre que les médecins, les pharmaciens jouent un rôle crucial dans les soins de proximité, avec des prérogatives croissantes. Cet article soutient l’appel de l’Académie pour une voie d’accès directe et une meilleure visibilité, tout en proposant des solutions face à une crise qui menace l’avenir de la profession.</p><div id="citiz-1277005089" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Une profession de santé en crise : entre dévalorisation et menace économique</h3>



<p>L’Académie nationale de Pharmacie, dans un communiqué du 26 février 2024 co-signé avec l’Académie nationale de Médecine et l’Association des professeurs de Biologie et Géologie (APBG), alerte sur une désaffection alarmante des études pharmaceutiques. Les chiffres sont éloquents : 1 100 places vacantes en deuxième année en 2022, 471 en 2023, et un risque de « déserts pharmaceutiques » d’ici dix ans. Cette crise s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par la réforme des études de santé de 2020, qui a remplacé la Première Année Commune aux Études de Santé (PACES) par le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et les Licences avec option Accès Santé (LAS). Ce système, en imposant un tronc commun aux filières MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie), a dilué l’identité de la pharmacie, la reléguant à une option de repli pour les étudiants recalés en médecine.</p>



<p>Cette perception est d’autant plus injuste que le pharmacien est un professionnel de santé à part entière au même titre que le médecin, avec pour expertise socle le médicament et la pharmacologie. Formé à la fois aux sciences fondamentales et aux soins, il est un pilier du système de santé. En officine, il est souvent le premier point de contact pour les patients, offrant des conseils thérapeutiques, gérant des pathologies courantes et assurant des missions de santé publique. Depuis la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009, et plus récemment avec les ordonnances de 2021 et 2023, ses prérogatives se sont élargies : vaccination (grippe, Covid-19, HPV), renouvellement de traitements chroniques, dépistage (angine, cystite) et même prescription dans certains cas. Dans les zones rurales, où les médecins se font rares, le pharmacien est souvent le seul professionnel de santé accessible sans rendez-vous, garantissant un maillage territorial essentiel.</p>



<p>Pourtant, cette réalité est éclipsée par une crise économique sans précédent. L’arrêté du 4 août 2025, publié au Journal officiel, plafonne les remises commerciales sur les médicaments génériques à 30 % dès le 1er septembre, avec une baisse prévue à 20 % d’ici juillet 2027. Selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), cette mesure entraîne un manque à gagner de 300 à 600 millions d’euros par an, menaçant jusqu’à 6 000 officines de fermeture et 30 000 emplois. Les petites officines rurales, déjà fragilisées par l’inflation et la baisse des prix des médicaments, sont particulièrement vulnérables. En réponse, les pharmaciens ont lancé une grève des gardes depuis le 1er juillet 2025, avec des fermetures nationales prévues les 16 août et 18 septembre, suivies de fermetures hebdomadaires chaque samedi à partir du 27 septembre. L’USPO prépare également une double procédure juridique contre l’État, incluant une question prioritaire de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel et un recours pour inaction en matière d’accès aux soins.</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un déficit de visibilité aggravé par la crise économique</h3>



<p>Le manque d’attractivité des études de pharmacie est amplifié par un déficit chronique de communication sur la profession. Les lycéens, mal informés, associent souvent le pharmacien à un simple « vendeur de médicaments », ignorant la diversité de ses missions. Outre l’officine, qui représente 60 % des pharmaciens selon l’Ordre national des pharmaciens, la profession offre des carrières en recherche (neurosciences, oncologie), en industrie (développement de médicaments), en hôpital (pharmacie clinique), ou encore en biologie médicale et cosmétique. Ces débouchés, qui allient expertise scientifique et impact sociétal, pourraient séduire de nombreux jeunes, à condition qu’ils en soient informés. La plateforme Parcoursup, avec ses intitulés génériques (PASS, LAS), rend la filière illisible, tandis que les salons d’orientation privilégient la médecine. La crise économique actuelle, médiatisée par les grèves et les menaces de fermetures d’officines, renforce l’urgence de communiquer sur le rôle du pharmacien comme professionnel de santé. Les mobilisations, relayées par BFM TV, Les Échos et France 3, mettent en lumière les conséquences dramatiques pour les patients, notamment en zones rurales où la fermeture d’une officine peut signifier la perte du dernier point d’accès aux soins. L’Académie propose de renforcer la communication dès le collège, en impliquant des professionnels de santé. Cette idée est pertinente, mais manque de concret. Une approche moderne s’impose : des campagnes numériques sur des plateformes comme TikTok ou Instagram, avec des témoignages de pharmaciens hospitaliers ou de chercheurs, pourraient captiver les jeunes. Des partenariats avec des médias jeunesse ou des serious games éducatifs, comme ceux testés par certaines facultés, pourraient rendre la pharmacie plus tangible pour les collégiens. Ces initiatives, couplées à une sensibilisation des patients sur les conséquences des fermetures d’officines, pourraient contrer l’image réductrice de la profession et soutenir les pharmaciens dans leur combat actuel.</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un système éducatif inadéquat face aux exigences de la profession</h3>



<p>La baisse d’attractivité des études de pharmacie s’explique aussi par les lacunes du système éducatif. La réforme du baccalauréat de 2019, en supprimant la série S, a réduit le vivier d’étudiants formés aux sciences. Selon l’Académie, les heures d’enseignement en sciences de la vie et de la Terre (SVT) se limitent à 1h30 par semaine jusqu’en seconde, soit environ 270 heures sur le cursus secondaire. Ce volume est insuffisant pour préparer les étudiants aux exigences des études pharmaceutiques, qui requièrent une maîtrise approfondie de la biologie, de la chimie et de la physique, essentielles pour comprendre les mécanismes des médicaments et conseiller les patients. Ces lacunes se répercutent dès la première année universitaire, où les étudiants en PASS ou LAS peinent à suivre des cours complexes comme la chimie organique ou la pharmacologie. L’Académie appelle à un renforcement des enseignements scientifiques au lycée, avec un accent sur les travaux pratiques. Cette proposition est cruciale, car la pharmacie, en tant que profession de santé, repose sur une expertise scientifique rigoureuse. Dès le collège, des ateliers sur la composition des médicaments ou des visites de pharmacies hospitalières pourraient susciter des vocations précoces, en valorisant le pharmacien comme acteur des soins et non comme simple technicien. Ces initiatives, déjà expérimentées localement, mériteraient une généralisation pour répondre à la crise actuelle, qui menace de priver les territoires ruraux de leurs pharmaciens</p>



<h3 class="wp-block-heading">Réinventer la roue ? Une voie d’accès directe pour préserver un maillage territorial vital</h3>



<p>Face à ces défis, l’Académie nationale de Pharmacie propose une voie d’accès directe aux études de pharmacie dès la première année, distincte du tronc commun PASS/LAS. C&rsquo;est tout simplement le fonctionnement qui existait jusqu&rsquo;en 2010. Quand on voulait faire pharmacie, on tentait le concours de pharmacie, il n&rsquo;y avait pas de tronc commun avec médecine, Soutenue par l’ANEPF et la FSPF, cette mesure de retour en arrière de l&rsquo;Académie  vise à capter les étudiants ayant une vocation claire pour la pharmacie, en recentrant la formation sur ses spécificités, soit le médicament, comme la chimie thérapeutique ou la pharmacologie. Cette autonomie permettrait de redonner à la filière son identité, tout en réduisant les désistements d’étudiants mal orientés. Cette proposition est d’autant plus cruciale que la crise économique actuelle menace le maillage territorial. Avec 300 officines fermées en 2024 et jusqu’à 6 000 menacées d’ici 2027, selon l’USPO, les zones rurales risquent de perdre leur dernier point d’accès aux soins. Les pharmaciens, souvent seuls à assurer des services comme la vaccination ou le dépistage dans ces territoires, sont indispensables. Une voie directe pourrait encourager des vocations pour l’officine rurale, où les besoins sont criants. Cependant, cette réforme implique des défis logistiques et financiers, notamment pour recruter des enseignants et adapter les infrastructures. Elle risque aussi de heurter les défenseurs du système PASS/LAS. Dans le cadre de la Réforme d’Entrée dans les Études de Santé (REES) prévue pour 2026-2027, l’Académie devra convaincre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé, tout en s’appuyant sur la mobilisation actuelle des pharmaciens pour peser dans les négociations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p><br>Les pharmaciens dont à un tournant. Professionnels de santé de proximité, ils sont des piliers du soin face à la désertification médicale, mais leur avenir est menacé par une double crise : une filière universitaire dévalorisée et une économie officinale fragilisée. L’arrêté du 4 août 2025, plafonnant les remises sur les génériques à 30 % dès septembre, puis à 20 % d’ici 2027, pourrait entraîner la fermeture de 6 000 officines et la perte de 30 000 emplois selon l’USPO et la FSPF. Les grèves du 16 août et du 18 septembre 2025, suivies de fermetures chaque samedi dès le 27 septembre, traduisent la colère d’une profession qui se sent trahie. Il faut dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais été aussi véhémente que ses confrères médecins, très soutenus politiquement et toujours prêts à préserver leurs privilèges. L’appel de l’Académie nationale de Pharmacie pour une voie d’accès directe et une meilleure visibilité des études est plus urgent que jamais. En renforçant l’enseignement scientifique, en modernisant la communication et en restaurant l’autonomie de la filière, la France peut former des pharmaciens fiers de leur vocation. Parallèlement, le gouvernement doit revoir sa politique économique pour préserver un maillage territorial vital à la santé publique.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Serkan Yildiz</em></p>



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<p></p>
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		<title>Mobilité professionnelle public-privé : un levier au point mort, sous-exploité pour des raisons économiques, réglementaires et culturelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 18:12:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un rapport qui vient d&#8217;être publié par la Cour des comptes expose les failles des mobilités entre secteurs public et]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">Un rapport qui vient d&rsquo;être publié par la Cour des comptes expose les failles des mobilités entre secteurs public et privé en France, entravées par des obstacles structurels mais aussi une vision opposant académiques et industriels. Ce cloisonnement, notamment visible dans le secteur santé ou l&rsquo;approche des médias, retarde la France face aux défis de l’innovation</h2>



<p>Dans un monde où l’agilité et l’innovation sont cruciales, les passerelles entre secteurs public et privé pourraient transformer l’action publique. Le rapport de mai 2025 de la Cour des comptes sur Les mobilités entre les secteurs public et privé que nous avons lu  révèle un retard préoccupant en France. Avec seulement 2,5 % des agents publics &#8211; sur un effectifs de 5 millions &#8211;  ont rejoint le privé en 2022. Cela atteste d&rsquo;échanges qui restent marginaux, freinés par des barrières réglementaires et économiques ainsi qu&rsquo;une vision faussée qui oppose les fonctionnaires et académiques. Le premiers sont  perçus comme dévoués à l’intérêt général, les  acteurs privés étant souvent  jugés comme opportunistes et vénaux. Ce manichéisme, qui glorifie les uns comme dépositaires du savoir et diabolise les autres, est assez visible dans le secteur santé et médical, et en ricochet,  dans le journalisme scientifique qui souvent identifie mal les experts en la matière des sujets abordés. En tous les cas, repenser et favoriser ces mobilités  est urgent pour répondre aux défis contemporains.</p><div id="citiz-1397987598" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Constat alarmant : des mobilités très limitées</h3>



<p>Lerapport de la Cour des comptes dresse un tableau sans équivoque : les mobilités entre secteurs public et privé sont rares. En 2022, seuls 2,5 % des agents publics ont effectué une transition vers le privé, soit environ 10 000 personnes (chiffre 2019), selon les estimations. Les flux inverses, du privé vers le public, sont encore plus faibles, ayant donc valeur d&rsquo;exception.<br>Ce faible dynamisme contraste avec des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, où les passerelles sont mieux établies. Alors qu&rsquo;en France, le modèle d&rsquo;évolution professionnelle reste l&rsquo;ascension hiérarchique, aux États-Unis, les parcours transversaux sont encouragés et considérés comme valorisant un CV. Ainsi, le <em>Senior Executive Service</em> encourage les hauts fonctionnaires à acquérir une expérience privée, enrichissant leurs compétences dans le public. Chez nous, une vision faussée et caricaturale freine ces échanges : le privé est souvent perçu comme incompatible avec les valeurs du service public, une méfiance qui a trouvé un écho dans la crise du Covid-19. À l’époque, l’industrie pharmaceutique, malgré son rôle décisif dans le développement des vaccins, a été vilipendée, accusée de vénalité, et tout particulièrement les médecins-chercheurs  du public collaborant avec l&rsquo;industrie ; or cette collaboration est tout simplement une obligation pour permettre l&rsquo;évaluation des médicaments innovants à l&rsquo;hôpital. Qui voudrait que les molécules développées par les firmes pharmaceutiques soient commercialisées avant d&rsquo;être évaluées chez les patients ? Cette même vision binaire imprègne les médias et le journalisme scientifique et santé ; on y est souvent convaincu que le savoir légitime réside exclusivement chez les experts académiques, aux connaissances parfois théoriques sur certains sujets, et rejettent les industriels qui ont « les mains dans le cambouis », en d&rsquo;autres termes les experts de terrain, perçus comme corrompus et indignes d’être interviewés. Cette approche conduit à privilégier des voix académiques exclusivement ou, pire, de faux experts autoproclamés sur les réseaux sociaux, dépourvus de formation ou d’expérience sur des sujets comme l&rsquo;épidémiologie, la recherche clinique et son éthique ou la pharmacovigilance, au détriment d’experts industriels qualifiés qui sont au cœur du développement des normes en la matière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des freins multiples et persistants</h3>



<p>Les obstacles aux mobilités sont aussi réglementaires et économiques. Le cadre juridique, malgré la loi de transformation de la fonction publique de 2019, reste complexe. Les règles de déontologie, nécessaires pour éviter les conflits d’intérêts, sont parfois appliquées de manière trop rigide, dissuadant les agents publics de rejoindre le privé. Les écarts de salaires et de protections sociales compliquent également les transitions. Par dessus tout, une culture de cloisonnement persiste, alimentée par une vision binaire qui glorifie les académiques comme gardiens du savoir et diabolise les industriels comme mus par le profit. À titre d&rsquo;exemple, et pour illustrer la quasi inexistence de transfert privé vers public, cette mentalité se retrouve dans la situation des pharmacies à usage intérieur (PUI) dans les hôpitaux publics, où une pénurie de pharmaciens hospitaliers aggrave les déserts médicaux. Comme nous l’évoquions dans notre <a href="https://citizen4science.org/lutte-contre-les-deserts-medicaux-peu-mediatisee-la-penurie-de-pharmaciens-hospitaliers-est-egalement-concernee-quelles-solutions-a-lhorizon/">récent article</a>, un vivier de pharmaciens industriels, aux compétences transférables en gestion des médicaments, conduite d&rsquo;essais cliniques et pharmacovigilance, pourrait partiellement pallier ce déficit, mais les rigidités des carrières publiques et certains monopoles bloquent cette solution. De même, nous l&rsquo;avons dit dans le chapitre précédent, mais pourquoi ne pas le répéter, dans le journalisme scientifique, cette vision caricaturale conduit à écarter les experts industriels, pourtant essentiels pour décrypter des sujets techniques, au profit de commentateurs autoproclamés sur les réseaux sociaux, souvent eux-mêmes des fonctionnaires en quête de reconnaissance qui appuient la caricature néfaste et surtout sans expertise réelle des sujets abordés, ce qui appauvrit le débat public et favorise la désinformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les bénéfices sous-estimés des mobilités</h3>



<p>Lorsque les mobilités ont lieu, elles prouvent leur valeur. Les agents publics ayant travaillé dans le privé reviennent avec des compétences en gestion de projet et en innovation, modernisant l’administration. Inversement, les professionnels du privé découvrent dans le public une vision de l’intérêt général qui enrichit leur pratique. La synthèse du rapport cite l’exemple de détachements dans des start-ups technologiques, où des fonctionnaires ont contribué à des projets innovants tout en acquérant des compétences numériques. La crise du Covid-19 a illustré l’urgence de ces collaborations : les partenariats public-privé dans le développement des vaccins ont montré comment l’expertise industrielle pouvait accélérer les réponses aux crises. Pourtant, en France, la vision caricaturale des industriels comme vénaux a freiné une coopération optimale, comme dans la distribution des masques. Dans le journalisme scientifique, cette même méfiance envers les industriels limite la qualité de l’information. Et on va se répéter encore : en négligeant ces experts au profit de figures académiques ou de commentateurs autoproclamés souvent moins voire peu ou pas qualifiés, mais fréquemment politisés les médias passent à côté d’analyses pointues sur certains sujets, et cela peut contribuer à la défiance en la science. Des messagers crédibles sont souvent aussi importants que les messages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une nouvelle dynamique</h3>



<p>Pour surmonter ces obstacles, la Cour des comptes formule sept recommandations. Il s’agit d’abord de simplifier les démarches administratives et de clarifier les règles de déontologie pour encourager les mobilités sans compromettre l’éthique, notamment en facilitant les démarches auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Ensuite, développer des outils d’accompagnement, comme des formations personnalisées ou des conseils pour les agents en mobilité, permettrait de mieux structurer ces transitions. Une réforme des grilles salariales, notamment pour les postes à haute responsabilité, rendrait le secteur public plus attractif pour les talents privés. Par ailleurs, promouvoir une culture de la mobilité à travers des campagnes de sensibilisation et des formations croisées est essentiel pour déconstruire la vision binaire des gentils académiques et méchants industriels. Faciliter le retour des agents publics après une expérience dans le privé, en valorisant leurs nouvelles compétences, est également crucial. S’inspirer des bonnes pratiques internationales, comme le programme danois de rotation des cadres ou les partenariats public-privé britanniques, pourrait dynamiser les échanges. Enfin, un meilleur pilotage des mobilités, via des indicateurs et un suivi interministériel, permettrait d’évaluer leur impact et d’optimiser leur gestion. À l’image du journalisme scientifique, où les rédactions gagneraient à avoir des des rérérents experts  industriels pour traiter des sujets techniques, la fonction publique doit valoriser les apports du privé pour s’adapter aux défis du XXIe siècle.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Que retenir ?</h3>



<p>La France accuse un retard dans les mobilités public-privé, un frein à l’innovation et à l’efficacité de l’action publique. Comme dans le secteur médical, où la pénurie de pharmaciens hospitaliers illustre les rigidités des carrières publiques, ou dans le journalisme scientifique et santé, où la vision caricaturale des industriels et le recours à des faux experts autoproclamés appauvrissent le débat, ce cloisonnement pénalise le pays. La crise du Covid-19 a été l&rsquo;occasion de montrer au grand public que du côté de la recherche sur les médicaments, les synergies public-privé sont indispensables. Le <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-mobilites-entre-les-secteurs-public-et-prive">rapport de mai 2025 de la Cour des comptes</a> est un appel à l’action : il est temps de lever les barrières culturelles et structurelles pour construire une fonction publique agile, enrichie par les talents et les savoir-faire des deux secteurs qui ne sont pas voués à la concurrence mais à la synergie.</p>



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<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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		<title>Lutte contre les déserts médicaux : peu médiatisée, la pénurie de pharmaciens hospitaliers est également concernée. Quelles solutions à l&#8217;horizon ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 14:20:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La France explore des solutions pour maintenir l’activité des pharmacies à usage intérieur (PUI) au sein des établissements hospitaliers, en]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">La France explore des solutions pour maintenir l’activité des pharmacies à usage intérieur (PUI) au sein des établissements hospitaliers, en déficit critique. Une mesure du Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dévoilée le 7 mai 2025, proposait d’autoriser des docteurs en pharmacie sans DES à exercer en PUI après une formation dédiée. Analyse dans le contexte de la proposition de loi Mouiller adoptée par le Sénat le 13 mai dernier.</h2>



<p>Les médias préfèrent se focaliser sur les médecins, dont la visité est portée par lobby puissant bien relayé au Parlement. Pourtant, la pénurie de pharmaciens hospitaliers, estimée à 15 000 postes vacants en 2023, menace la continuité des soins dans les hôpitaux français, particulièrement dans les zones sous-denses comme par exemple le Cher ou la Haute-Loire. Dans les hôpitaux, les pharmacies à usage intérieur (PUI), chargées de la gestion des médicaments, des préparations stériles et des médicaments expérimentaux des essais cliniques, souffrent d’un manque chronique de personnel qualifié. Les causes incluent un DES de pharmacie hospitalière exigeant, une attractivité limitée face à l’industrie et une démographie défavorable. Le Pacte de lutte contre les déserts médicaux, relayé par l’Ordre des pharmaciens le 7 mai 2025, proposait des mesures novatrices, dont l’autorisation pour des pharmaciens sans DES d’exercer en PUI. Cette initiative, inspirée d’expérimentations passées, pourrait mobiliser des profils comme les pharmaciens industriels experts en essais cliniques. Cet article explore les solutions envisagées, leur contexte historique et les avancées issues de l’adoption de la proposition de loi (PPL) Mouiller par le Sénat le 13 mai 2025, dans un contexte de résistances professionnelles.</p><div id="citiz-3684930259" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Une pénurie enracinée dans le système</h3>



<p>La pénurie de pharmaciens hospitaliers résulte d’un déséquilibre structurel. Le DES de pharmacie hospitalière, requis pour exercer en PUI, demande quatre années de formation suite à la réussite au concours de l&rsquo;internat pour un total de 10 ans d&rsquo;études,  un investissement qui dissuasif face à des salaires hospitaliers inférieurs de 20 à 30 % à ceux de l’industrie. En 2023, seuls 10 % des diplômés en pharmacie choisissaient la filière hospitalière, contre 70 % pour l’officine et 20 % pour l’industrie. Dans les régions sous-denses conduisant aux déserts médicaux, les départs à la retraite aggravent la situation, laissant des PUI en sous-effectif chronique.<br>Les impacts sont sévères : réduction des activités, recours à un intérim coûteux (2 000 €/jour pour un pharmacien intérimaire) et risques accrus pour la sécurité des patients. Les SDIS, EHPAD et hôpitaux locaux, essentiels dans les déserts médicaux, sont les plus touchés. En 2025, la pharmacie clinique, renforcée par l’ordonnance n° 2016-1729 du 15 décembre 2016, accentue les besoins en pharmaciens pour sécuriser les prescriptions et accompagner les patients.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mesures transitoires du passé : un précédent éphémère</h3>



<p>L’idée d’autoriser des pharmaciens sans DES à travailler en PUI n’est pas nouvelle. Dans les années 1980, certains pharmaciens d’officine exerçaient dans des PUI sous dérogations locales. En 2008, un décret (non reconduit) permettait des remplacements de courte durée dans des PUI en pénurie, sous supervision. Plus récemment, le décret n° 2017-1605 du 24 novembre 2017 autorise les pharmaciens avec deux ans d’expérience en PUI à exercer sans DES.<br>Dans un note de l’Ordre des pharmaciens datée du 15 mai dernier, l&rsquo;instance ordinale soutient également un dispositif transitoire pour les pharmaciens sapeurs-pompiers, avec une commission pour évaluer leur aptitude à exercer dans les PUI des SDIS.<br>Ces précédents, bien que limités, ont permis de maintenir l’activité dans des hôpitaux de proximité, mais leur caractère temporaire a mis à mal toute pérennisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mesure audacieuse : ouvrir les PUI à des pharmaciens sans DES</h3>



<p>Le bulletin de l’Ordre des pharmaciens du 7 mai 2025 annonçait une mesure phare : autoriser les docteurs en pharmacie sans DES à effectuer des remplacements temporaires ou un exercice expérimental dans les PUI après une courte formation. Cette initiative, nécessitant une modification de l’article R.5126-80 du Code de la santé publique, ciblait les zones sous-denses, les EHPAD et les hôpitaux locaux. Elle s’appuyait sur les stages d’externat hospitaliers suivis par tous les docteurs en pharmacie. En effet, les futurs docteurs en pharmacie effectuent une 6e année d&rsquo;études hospitalo-universitaire, où à l&rsquo;instar des futurs médecins, ils font des stages dans divers services, dont la pharmacie hospitalière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une disposition incluse dans la PPL Mouiller, mais retirée préalablement à son adoption au Sénat</h3>



<p>Cette mesure était intégrée à la PPL Mouiller (texte n° 577, 2024-2025) déposée en mars 2025. La PPL a été adoptée par le Sénat le 13 mai 2025 avec 190 voix pour et 29 contre dans le cadre d&rsquo;une procédure accélérée, mais la mesure sur l&rsquo;exercice de pharmaciens en PUI sans DES a été supprimée. Le Sénat a choisi de ne pas intégrer cette disposition dans la version finale adoptée, privilégiant d&rsquo;autres priorités comme l&rsquo;extension des compétences des pharmaciens pour les pathologies bénignes, la reconnaissance des préparateurs en pharmacie, ou encore les aides financières pour les zones fragiles. Après ce vote, la PPL a été transmise à l&rsquo;Assemblée nationale pour la suite de la navette parlementaire. La PPL Mouillier est surtout médiatisée pour l&rsquo;encadrement de l&rsquo;installation des médecins qu&rsquo;elle prévoit : les généralistes en zones bien dotées doivent exercer à temps partiel dans des zones sous-denses, tandis que les spécialistes ne peuvent s’installer qu’en cas de départ d’un confrère. Une « <em>solidarité territoriale obligatoire</em> » oblige les médecins en zones denses à consacrer jusqu’à deux jours par mois à des zones prioritaires.<br>La question des mesures pour palier au déficit de pharmaciens en PUI reste donc en suspens, et l&rsquo;incertitude persistera tant que la navette parlementaire n&rsquo;est pas achevée ou qu&rsquo;une commission mixte paritaire ne statue pas spécifiquement sur ce point. Il est à noter que les dérogations existantes pour les pharmaciens sans DES, basées sur leur expérience avant 2017, restent applicables pour l&rsquo;instant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le potentiel des pharmaciens industriels : un atout sous-exploité</h3>



<p>Parmi les profils concernés par une éventuelle ouverture des PUI aux docteurs en pharmacie sans DES de pharmacie hospitalière, certains pharmaciens avec parcours industriel spécialisés en recherche et développement (R&amp;D) clinique se distinguent. Avec une expérience solide de maîtrise des Bonnes pratiques cliniques (BPC), de la gestion des médicaments expérimentaux utilisés dans les essais cliniques, de la pharmacovigilance et de l&rsquo;Assurance Qualité des études y compris la gestion des médicaments concernés, ces profils offrent des compétences utilement transférables aux PUI des CHU, CLCC, ou structures comme les SDIS et EHPAD. C&rsquo;est particulièrement le cas des pharmaciens experts de la conception des protocoles d&rsquo;études cliniques menés à l&rsquo;hôpital, ou en charge d&rsquo;effectuer des audits des centres investigateurs hospitaliers pour évaluer leur conformité à la réglementation et aux procédures des laboratoires pharmaceutiques. Une adoption future de la mesure PUI pourrait mobiliser ce vivier de professionnels de santé avec expérience et qualifications pointues familiers avec le fonctionnement des hôpitaux en matière de médicaments. Cette voie apparaît comme un véritable atout pour réduire la dépendance à l’intérim coûteux et aux mesures transitoires qui ne permettent pas de parer durablement au déficit en PUI. Pourquoi cette voie n&rsquo;est-elle pas explorée ? Une raison est sans doute un problème culturel en France qui rend difficile les parcours transversaux, particulièrement entre le public et le privé. Ainsi, la norme est de faire carrière soit dans le public soit dans le privé et à ce titre le passage de l&rsquo;un à l&rsquo;autre est souvent vu comme la conséquence d&rsquo;une mauvaise orientation initiale ou d&rsquo;un échec et peu valorisé. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une posture rigide, qui ne profite à personne et encore moins au système de santé. En particulier, la pharmacie hospitalière à pourrait pleinement </p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles autres solutions pour renforcer les effectifs de pharmaciens hospitaliers ?</h3>



<p>Outre la mesure évidente d&rsquo;ouverture des PUI aux pharmaciens sans DES mais avec expérience pertinente solide, plusieurs leviers existent, en premier lieu la revalorisation de la filière de l&rsquo;internat. Ainsi, l&rsquo;Ordre des pharmaciens note une augmentation des postes d’internat (480 en 2025 contre 313 en 2022) pour stimuler le recrutement, et propose une commission pour évaluer les titulaires du DES IPR (Innovation Pharmaceutique et Recherche) ou pharmacie spécialisée pour des rôles en PUI (Ordre, 15 mai 2025). Une réflexion sur un « 2e DES », inspiré de la médecine, pourrait permettre aux titulaires de DES officine/industrie d’accéder aux carrières hospitalières. Les pharmaciens non spécialisés peuvent passer le concours d’internat après trois ans d’exercice (titre européen). <br>Une autre mesure est la mutualisation des PUI. Le décret n° 2019-489 du 21 mai 2019 facilite ainsi la cooopération entre PUI via les groupements hospitaliers de territoire (GHT). Il y a aussi  le renforcement de la pharmacie clinique, qui accroît le rôle des pharmaciens hospitaliers concernés dans la sécurisation des prescriptions et l&rsquo;éducation thérapeutique. Enfin, et nous l&rsquo;avons déjà évoqué pour  son coût élevé, il y a l&rsquo;intérim, ainsi que les équivalences, sujet complexe permettant de reconnaître des diplômes étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis et résistances : un chemin semé d’embûches</h2>



<p>La mesure d’ouverture des PUI suscite une forte opposition. La section H (Hôpital) de l’Ordre des pharmaciens, dans son avis du 15 mai 2025, défend le DES comme indispensable pour les tâches complexes des PUI, avertissant qu’une différenciation des niveaux de spécialisation créerait des inégalités dans la prise en charge des patients. Cette position, bien que présentée comme un enjeu de qualité, vise clairement à préserver le monopole des pharmaciens hospitaliers sur les PUI, limitant l’accès à d’autres profils comme certains pharmaciens industriels à  profil adapté, malgré la pénurie. Les syndicats (SYNPREFH, SNPHPU, FNSIP-BM) partagent cette ligne, estimant dans une vision étriquée que les stages d’externat sont insuffisants et la « courte formation » floue. Mobiliser des pharmaciens d’officine pourrait aggraver les pénuries ailleurs (10 000 postes vacants en officine), mais ce n&rsquo;est pas le cas pour les pharmaciens industriels.</p>



<p><br>Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les déserts médicaux. La PPL Garot, adoptée par l’Assemblée nationale le 7 mai 2025, concurrence la PPL Mouiller en proposant une régulation stricte de l’installation des médecins. Comme les pharmaciens, professionnels de santé soumis à des régulations, les médecins résistent à ces contraintes, soutenus par un lobby puissant qui préserve leurs privilèges. Il est temps qu’ils acceptent une régulation équitable, une question de santé publique pour garantir l’accès aux soins.<br>L’adoption de la PPL Mouiller le 13 mai 2025 marque une avancée, mais son passage à l’Assemblée nationale et une éventuelle commission mixte paritaire pourraient modifier le texte. Les précédents transitoires pour les PUI, abandonnés face aux résistances et malgré certaines voies pérennes pour solutionner au moins partiellement la question , rappellent la difficulté des réformes en matière de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant à l’horizon ?</h2>



<p>La pénurie de pharmaciens hospitaliers reste un défi systémique, mais le Pacte de lutte contre les déserts médicaux offre des perspectives. L’ouverture des PUI aux pharmaciens sans DES, proposée dans la PPL Mouiller, visait à mobiliser des profils comme les experts en essais cliniques, mais son adoption reste incertaine, face à l’opposition de la section H de l’Ordre, qui défend son monopole. L’adoption de la PPL Mouiller par le Sénat le 13 mai 2025 progresse dans la lutte contre les déserts médicaux, mais les détails sur les PUI sont en attente. Une réforme réussie nécessitera un équilibre entre pragmatisme, formation rigoureuse et sécurité des patients. Cet article sera complété avec toute information future sur la mesure PUI, cruciale pour des zones sous-denses, autrement dit les déserts médicaux.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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		<title>Effet placebo : quand l&#8217;esprit devient chimiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 11:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Homéopathie]]></category>
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					<description><![CDATA[L’effet placebo, ce mystère où une pilule sans substance active soulage des maux, intrigue la science depuis des siècles. Explorons]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">L’effet placebo, ce mystère où une pilule sans substance active soulage des maux, intrigue la science depuis des siècles. Explorons ce phénomène, entre rigueur scientifique qui sait en contourner l&rsquo;écueil et les ambiguïtés légales qui le consacre, comme l&rsquo;illustre le cas de l&rsquo;homéopathie</h2>



<p>C&rsquo;est un <a href="https://www.medscape.com/viewarticle/why-placebo-may-work-better-when-you-know-its-placebo-2025a10008an?ecd=WNL_trdalrt_pos1_ous_250410_etid7351451&amp;uac=428303CX&amp;impID=7351451">article</a> publié le 7 avril dans Mescape Medical News qui est à l&rsquo;origine du nôtre. Il a attiré notre attention par son titre : « <em>Pourquoi un placebo peut-il mieux fonctionner si vous savez que c&rsquo;est un placebo ?</em>  (traduit de l&rsquo;anglais). L&rsquo;idée est assez contre-intuitive de ce qui est communément admis sur l&rsquo;effet placebo.</p><div id="citiz-2460208372" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Les essais cliniques en double aveugle : un must méthodologique</h3>



<p>Pour évaluer un médicament, rien ne vaut les essais cliniques randomisés en double aveugle. Les participants sont répartis aléatoirement : un groupe reçoit le traitement actif, l’autre un placebo, une substance inerte, c&rsquo;est-à-dire sans substance active d&rsquo;un point de vue pharmacologique, à l&rsquo;aspect identique au médicament actif. Le « double aveugle » garantit que ni les patients ni les chercheurs ne savent qui reçoit quoi, évitant les biais d&rsquo;évaluation.</p>



<p>Cette modalité méthodologique est cruciale pour isoler les effets réels du médicament de ceux liés à l’attente ou à la suggestion des participants et des chercheurs. Sans cela, un patient pourrait se sentir mieux simplement parce qu’il se sent l&rsquo;objet d&rsquo;une attention et d&rsquo;une prise en charge ou « croit » au traitement, faussant les résultats. Il élimine aussi l’influence des chercheurs, qui pourraient biaiser les données par leur avis préconçu sur les résultats attendus. Enfin, la randomisation équilibre les différences entre les groupes (âge, sexe, état de santé,&#8230;), assurant des analyses plus fiables. C’est cette rigueur qui permet de dire si un médicament agit vraiment, au-delà des illusions de l’esprit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le placebo : un pouvoir caché</h3>



<p>Pourtant, dans ces essais, le groupe placebo montre parfois des améliorations. L’effet placebo repose sur une idée fascinante : croire en un traitement peut modifier notre état de santé. Un comprimé de sucre ou une injection de liquide physiologique peut réduire la douleur, l’anxiété ou certains symptômes digestifs. Des études ont révélé que des patients souffrant de migraines ou de stress rapportent un soulagement après la prise d&rsquo;un placebo dépourvu d&rsquo;ingrédient actif. Cet effet s’explique comme on l&rsquo;a vu par la prise en charge et les attentes, qui déclenchent des réponses neurochimiques comme la libération d’endorphines, et par le rituel thérapeutique, qui renforce le sentiment de soin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les placebos en connaissance de cause : une révélation</h3>



<p>L’article de Medscape met en lumière une découverte intrigante : les placebos peuvent fonctionner même quand les patients savent qu’ils en prennent un. Ces<br>« <em>placebos en ouvert</em> » (« <em>open-label</em>« , par opposition à la méthodologie en aveugle évoquée plus haut) ont été évalués dans des études sur le syndrome de l’intestin irritable, les douleurs chroniques ou la dépression. Les participants, informés qu’ils reçoivent une substance inerte, ressentent malgré tout des améliorations. Medscape cite des recherches où des patients atteints des douleurs lombaires ont vu leurs symptômes diminuer après avoir pris un comprpimé clairement étiqueté comme placebo.</p>



<p>Pourquoi cela marche-t-il ? Même en connaissant la vérité, les patients conservent une attente positive, surtout si on leur explique que le placebo a aidé d’autres personnes. Le rituel thérapeutique semble aussi activer des réponses physiologiques. Des IRM montrent des changements dans les zones cérébrales liées à la douleur ou au bien-être, suggérant une base biologique à cet effet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’homéopathie : un placebo vendu légalement comme médicament</h3>



<p>L’homéopathie illustre un cas controversé où l’effet placebo se mêle à une pratique médicale. Basée sur des dilutions extrêmes – au point qu’il ne reste souvent aucune molécule active –, elle est fréquemment comparée à un placebo sophistiqué. Des études rigoureuses, comme celles publiées dans The Lancet, n’ont pas démontré d’efficacité supérieure à celle d’un placebo. Pourtant, elle reste populaire et prescrite par certains médecins. En France, le Code de la santé publique, dans son article L.5111-1, définit les « médicaments par présentation » comme tout produit « présenté comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales ». Cette définition autorise l’homéopathie à être classée comme médicament, même sans substance active, car elle est présentée comme thérapeutique, laissant supposer que son effet repose sur le placebo.</p>



<p>Ce statut est renforcé par l’article L.5121-1 (11°) du Code de la santé publique qui définit un « <em>médicament homéopathique</em> » comme « <em>tout médicament obtenu à partir de substances appelées souches homéopathiques, selon un procédé de fabrication homéopathique décrit par la pharmacopée européenne, la pharmacopée française ou, à défaut, par les pharmacopées utilisées de façon officielle dans un autre État membre de l’Union européenne</em>« . En 2021, l’homéopathie a été déremboursée par la Sécurité sociale après un avis de la Haute Autorité de santé concluant à son manque d’efficacité. Pourtant, elle reste largement enseignée dans les facultés et surtout, prescrite par des médecins.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La prescription médicale comme socle de la validité</h3>



<p>Ces prescriptions sont possibles grâce à des formations spécifiques. Bien que l’homéopathie ne soit pas une spécialité médicale officielle reconnue par l’Ordre des médecins (article L.4111-1, qui réserve l’exercice de la médecine aux docteurs en médecine), des diplômes universitaires (DU) ou interuniversitaires (DIU) en homéopathie existent. Accessibles aux médecins diplômés, ces cursus, proposés par des universités comme Paris, Lille ou Lyon, leur permettent de prescrire des remèdes homéopathiques dans le cadre légal de leur activité. Ces médecins, souvent généralistes, se désignent parfois comme « homéopathes », mais cette qualification reste une compétence supplémentaire, non une spécialité au sens strict. Cette situation entretient une ambiguïté et teinte l&rsquo;homéopathie de validité médicale : vendre un placebo comme un médicament légitime peut tromper les patients, mais les prescrire enfonce le clou de la validité aux yeux du grand public.<br>Reconnaissons tout de même un bienfait à l&rsquo;existence légale du médicament par présentation : vanter des propriétés thérapeutiques de produits non médicamenteux ouvre la voie à des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Limites et perspectives</h3>



<p>Les placebos, qu’ils soient administrés « en ouvert » ou « en aveugle » dans le cadre de la recherche clinique, ou masqués comme avec l&rsquo;homéopathie, ont des limites. Ils ne fonctionnent pas pour tous, et leur impact varie selon les conditions. Une infection grave ne guérira pas avec une pilule de sucre, bien que la douleur associée puisse être atténuée. Leur efficacité reste aussi souvent modeste et temporaire.<br>Boiron, le laboratoire pharmaceutique français qui a construit son succès sur les médicaments homéopathiques, a subi de plein fouet le déremboursement de ces médicaments i y a quelques années. Pourrait-il s&rsquo;appuyer sur une nouvelle communication ou il revendique son homéopathie comme du placebo « en ouvert » ? On peut en douter, car autant coller une étiquette « placebo » sur sa bouteille ou de jus d&rsquo;orange.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une affaire de chimie quand même, après tout ?</h3>



<p>L’effet placebo semble défier la médecine moléculaire. Pourtant, tout semble finalement être une affaire de chimie à l&rsquo;arrivée. La « psychologie du placebo », entre attentes, confiance, rituel de la prise en charge se traduit par des effets chimiques réels dans l’organisme. Quand un patient croit en un comprimé, son cerveau libère des substances comme la dopamine ou les endorphines, apportant des effets positifs même si non spécifique de la pathologie ciblée. Les IRM mentionnées dans Medscape confirment ces changements cérébraux mesurables, tout comme ceux induits par des traitements actifs. Ainsi, que ce soit via un déclencheur sous forme de placebo-« médicament » granule homéopathique ou un placebo avoué « tout court&rsquo;, l’esprit peut agir comme un chimiste sur l&rsquo;organisme, comme le font les médicaments à substance active.</p>



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		<title>Médicaments pour la migraine : les incontournables « triptans » sont-ils en passe d&#8217;être détrônés par les challengers « gépants  » et « ditans » ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/medicaments-pour-la-migraine-les-incontournables-triptans-sont-ils-en-passe-detre-detrones-par-les-challengers-gepants-et-ditans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 14:57:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EMA]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Migraine]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Ces nouveaux venus promettent de soulager les crises de migraine quand les triptans échouent ; entre espoir, limites et critiques]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Ces nouveaux venus promettent de soulager les crises de migraine quand les triptans échouent ; entre espoir, limites et critiques sur leur évaluation, un point sur ce que change vraiment ces molécules</h2>



<p>Alors que la migraine gâche la vie de millions de personnes, de nouvelles armes thérapeutiques entrent dans l&rsquo;arène. Pour les 10 millions de Français touchés par la migraine, majoritairement des femmes, le traitement des crises aiguës pourrait connaître un tournant. Si les triptans règnent en maîtres depuis 35 ans, deux nouvelles classes de médicaments, les gépants et les ditans (notamment le lasmiditan), entrent en scène. Mais entre promesses d’innovation et limites pratiques, que changent-ils vraiment ? Une vaste méta-analyse récente remet les pendules à l’heure.</p><div id="citiz-981251881" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Triptans : une révolution née dans les années 1990</h3>



<p>Introduits en Allemagne dès 1993, les triptans ont transformé la prise en charge des migraines aiguës. Développés à partir des recherches sur la sérotonine, ces vasoconstricteurs ciblent les récepteurs 5-HT1B/1D pour stopper la douleur en court-circuitant les mécanismes vasculaires et neurologiques de la crise. Leur succès a été fulgurant : aujourd’hui, le sumatriptan, pionnier du genre, reste le plus prescrit, suivi par l’élétriptan ou le rizatriptan. Disponibles sous formes pharmaceutiques variées (comprimés, pulvérisateurs nasaux, injections), ils dominent un marché mondial évalué à plusieurs milliards d’euros, bien que leur usage reste limité . Une étude publiée en 2020 (« <em>Acute treatment patterns in patients with migraine newly initiating a triptan</em> » par Lipton et al. dans<em> Headache: The Journal of Head and Face Pain</em>) révèle que parmi les nouveaux utilisateurs de triptans, 51 % ne renouvellent pas leur prescription dans les 12 mois, et 44 % dans les 24 mois, suggérant une sous-utilisation ou un abandon fréquent. En cause, les effets indésirables des triptans parfois peu compatibles avec certaines pathologies sous-jacentes notamment cardiovasculaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gépants : l&rsquo;alternative ciblée</h3>



<p>Les gépants, comme le rimégépant (Vydura®, Pfizer) ou l’ubrogépant (Ubrelvy®, Abbvie), bloquent les récepteurs du CGRP, un peptide clé dans la douleur migraineuse. Leur avantage ? Une action rapide par voie orale sans vasoconstriction, contrairement aux triptans, ce qui les rend adaptés aux patients à risque cardiovasculaire. Le rimégépant, disponible en France mais non remboursé, soulage la douleur en deux heures chez 20 % des patients à 75 mg, contre 11 % sous un placebo (études publiées dans <em>The Lancet, New England Journal of Medicine</em>). Les effets indésirables (nausées, étourdissements) sont rares et proches de ceux observés sous placebo.<br>Pour les patients chez lesquels les triptans échouent ou ceux présentant des contre-indications, les gépants sont donc une bouffée d’air.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lasmiditan : un ditan sous surveillance</h3>



<p>Le lasmiditan (Reyvow®, Eli Lilly), premier et unique représentant de la classe des ditans, cible les récepteurs 5-HT1F dans le cerveau, évitant la vasoconstriction. Une méta-analyse de quatre études montre qu’il double les chances d’être sans douleur en deux heures et réduit le besoin de traitements d’urgence. Une aubaine pour les patients exclus des triptans. Mais ses effets indésirables, principalement à type de vertiges, fatigue et paresthésies ainsi que et son impact sur la conduite posent problème. Un risque de syndrome sérotoninergique en cas d’interaction médicamenteuse est aussi noté.</p>



<p>Une méta-analys parue en septembre 2024 dans le <em>British Medical Journal</em> (BMJ) initulée « <em>Comparative effectiveness and tolerability of treatments for acute migraine: network meta-analysis</em> » a évalué 137 essais cliniques  randomisés portant sur plus de 89 000 patients. Elle compare l’efficacité et la tolérance de divers traitements de la crise migraineuse, dont les triptans (comme le rizatriptan), les gépants (comme le rimégépant), et le lasmiditan, en utilisant le critère de la disparition de la douleur à deux heures. Les triptans, notamment le rizatriptan, se sont révélés nettement plus efficaces que les nouveaux traitements comme le rimégépant. <br>Mais ces résultats sont-ils bien suffisants ? C&rsquo;est là qu&rsquo;au-delà des chiffres, intervient la méthodologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Placebomania » : un gâchis méthodologique ?</h3>



<p>La question se pose, car sans études comparatives avec les triptans, il est difficile de trancher. Mais rendons à César le terme <em>placebomania</em>, que nous avons emprunté à notre confrère la revue <em>Prescrire</em>, connue depuis des décennies pour son indépendance et libre critique des laboratoires pharmaceutiques, passant à la loupe le véritable rapport bénéfices/risques des médicaments commercialisés. Nous sommes ainsi bien d&rsquo;accord avec <em>Prescrire</em> : les nouvelles molécules, évaluées uniquement contre placebo, n’ont pas été confrontés aux triptans, référence établie. <br>L’Agence européenne du médicament (EMA) justifie ce choix par « <em>l’importance de l’effet placebo</em> » dans la migraine. Un argument qui laisse perplexe sur sa pertinence, puisque dans un essai bien conçu est en double aveugle (ni les patients ni le personnel médical qui mène l&rsquo;étude ne savent ce que chaque patient prend entre le médicament testé et le produit de contrôle), cet effet placebo est similaire entre les groupes donc éliminé. Ainsi, la comparaison à un traitement éprouvé est pertinente, et la justification de l&rsquo;EMA pour justifier le manquement ne tient pas la route. Les esprits critiques férus de méthodologie et d&rsquo;éthique comprennent dès lors que la <em>placebomania</em> prive les patients de données solides sur les progrès réels, dessert les soignants dans leurs choix et au final les patients et la santé publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel avenir pour les patients atteints de migraine ?</h3>



<p><br>Les gépants et le lasmiditan élargissent l’arsenal thérapeutique, un espoir pour ceux que les triptans laissent sur le carreau. Mais leur coût élevé et leur efficacité moindre freinent leur essor. Certains experts médicaux jugent que les triptans restent sous-utilisés malgré leur rapport efficacité-prix imbattable. Les nouveaux traitements, eux, se positionnent comme des recours précieux, pas comme des remplaçants. Le fait qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pas été comparés directement aux triptans est cependant problématique, alors que d&rsquo;autres gépants  en spray nasal comme l&rsquo;ubrogépant et zavégépant sont en attente d’approbation européenne.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  <strong>Aarón Blanco Tejedor</strong></em></p>



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