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	<title>Politique de santé Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Politique de santé Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Médecins libéraux : une mobilisation modeste qui révèle un malaise plus profond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 13:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La manifestation nationale des médecins libéraux du 10 janvier 2026 à Paris a rassemblé quelques milliers de praticiens, selon diverses]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading">La manifestation nationale des médecins libéraux du 10 janvier 2026 à Paris a rassemblé quelques milliers de praticiens, selon diverses sources et l&rsquo;AFP. Une participation modeste qui n&rsquo;a pas capté l&rsquo;attention des médias au-delà de dépêches factuelles. Analyse d&rsquo;une contestation qui interroge sur sa pertinence</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation modeste et son faible écho interrogent sur la capacité du mouvement des médecins à convaincre au-delà de ses cercles, dans une société confrontée à une crise réelle et croissante d’accès aux soins, marquée par des déserts médicaux persistants et des tensions budgétaires sur la Sécurité sociale.</p><div id="citiz-3326223799" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mobilisation limitée pour un mouvement annoncé comme historique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cortège, parti du Panthéon pour rejoindre les Invalides, n’a mobilisé qu’une faible  fraction de la profession malgré l’appel unitaire des syndicats pour une grève du 5 au 15 janvier 2026.  Quelques milliers de manifestants ont été vus, composé  certes de médecins mais aussi d&rsquo;autres populations paramédicales comme des infirmières ou des employés de la Sécurité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La couverture médiatique est en conséquence restée discrète, avec quelques narratifs et des analyses superficielles dans les journaux, pas de débat télévisé ni autre place de choix dans les JT. Ce désintérêt s&rsquo;explique possiblement par la perception d’un mouvement corporatiste, alors que les Français subissent de plus en plus directement les conséquences des déserts médicaux, des délais d’attente et d’une hausse des appels au SAMU (jusqu’à +24 % en janvier). Le faible retentissement médiatique reflète certainement un décalage croissant entre les revendications professionnelles et les attentes sociétales. Avec environ 125 000 médecins en exercice libéral au 1er janvier 2025 (selon la DREES et la CARMF), sur une hypothèse de 5 000 manifestants médecins libéraux , cela ne représenterait que moins de 5 % de la profession. La grève en elle-même a été qualifiée de  « perlée », avec des baisses d’activité de 15 à 19 % chez les généralistes et de 6 à 12 % chez les spécialistes selon l’Assurance Maladie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc systémique attendu n&rsquo;a pas eu lieu. En revanche, elle a accentué les tensions aux urgences, déjà fragilisées par les épidémies hivernales et les intempéries. Prospectivement, cette mobilisation modeste pourrait signaler un essoufflement des stratégies syndicales traditionnelles. Dans un contexte de vieillissement démographique et de déficits croissants de la Sécurité sociale, estimés à 15-20 milliards d&rsquo;euros pour 2026, un mouvement perçu comme défensif risque de renforcer l&rsquo;image d&rsquo;un lobby puissant, priorisant ses acquis sur la réforme collective nécessaire pour assurer l&rsquo;accès équitable aux soins.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le PLFSS 2025, véritable point de rupture</strong> et révélateur des résistances corporatistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du conflit se situe dans le PLFSS pour 2026, adopté fin 2025. Il accentue la coordination, la transparence et la maîtrise des dépenses dans un système sous tension budgétaire et démographique. Les syndicats y voient une menace existentielle pour la liberté d’exercice, dénonçant une « dérive autoritaire » et des mesures punitives comme la fixation unilatérale des tarifs ou des sanctions sur les prescriptions. Pourtant, plusieurs mesures les plus controversées ont été amendées ou abandonnées lors des débats parlementaires, comme  les sanctions systématiques sur le Dossier médical partagé (DMP) pourtant essentiel à la coordination des soins, ou des contraintes trop rigides sur les installations. Au-delà des ajustements techniques, le texte pose une question de fond : la médecine libérale française peut-elle continuer à fonctionner comme un îlot préservé, avec une liberté d’installation totale et une opposition systématique à tout partage des compétences ? Dans un contexte où les dépenses de santé dépassent 12 % du PIB (contre 10 à 11 % en moyenne en Europe), où les déserts médicaux s’aggravent et où les besoins explosent avec le vieillissement (plus de 20 % de la population aura plus de 65 ans d&rsquo;ici 2030), cette posture défensive apparaît de plus en plus anachronique. Elle protège des privilèges historiques au détriment d’une régulation collective devenue indispensable à la soutenabilité du modèle solidaire, financé par les cotisations de tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PLFSS révèle un clivage structurel : d&rsquo;un côté, une profession attachée à son autonomie libérale, héritée des années post-guerre ; de l&rsquo;autre, un État contraint par des déficits chroniques à imposer plus de coordination pour optimiser les ressources. Sans évolution volontaire comme une acceptation accrue de la délégation de tâches ou de mécanismes incitatifs territoriaux, le risque est grand de voir l’État imposer des contraintes plus brutales, telles que des quotas d&rsquo;installation ou des sanctions financières renforcées, comme observé dans d&rsquo;autres pays européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De façon prospective, le texte de loi pourrait marquer le début d&rsquo;une refonte pluriannuelle du système, vers une « grande loi santé » appelant à des compromis pour éviter une polarisation accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rist, Cazeneuve et Fatôme : un trio institutionnel face à une profession en résistance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette séquence tendue, trois figures publiques occupent une place centrale : Stéphanie Rist, ministre de la Santé ; Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de l’Assurance maladie ; et Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM. Leur action s’inscrit dans une même logique : moderniser un système de santé fragilisé, tout en garantissant l’accès aux soins dans un contexte de tensions budgétaires et de pénurie médicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stéphanie Rist a déjà beaucoup œuvré en tant que parlementaire pour dépoussiérer la médecine et son monopole, de sorte que les médecins ne soient plus passage obligé et systématique pour nombre de soins, y compris certaines prescriptions médicales. En desserant ce goulot d&rsquo;étrangement,  elle poursuit et défend une ligne de modernisation assumée de la pratique médicale. Elle rappelle que la régulation n’est pas une punition mais une nécessité, dans un système financé par la solidarité nationale. Sa posture, ferme mais constructive et sans jamais refuser le dialogue, vise à replacer l’accès aux soins au centre du débat, loin des surenchères syndicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marguerite Cazeneuve, bien que démissionnaire, reste une voix influente. Elle adopte une communication d’une grande précision. Dans une interview à Libération le 5 janvier, elle a déploré l’appel à la grève, estimant que « en réalité, la plupart des mesures qui les touchaient directement n’ont pas été adoptées » dans le PLFSS, et que la mobilisation « n’est plus justifiée ». Dans un message public récent, elle décrit un appareil d’État fragilisé par l’instabilité politique, avec des projets de santé ralentis ou suspendus. Elle y appelle à la recherche de compromis, soulignant que l’action publique ne peut avancer que si les acteurs acceptent de dépasser les postures et les lignes rouges. Cette prise de parole, inhabituelle dans sa forme, éclaire son positionnement : une approche pragmatique, centrée sur la continuité du service public et la nécessité de maintenir un cap malgré les tensions du moment. Sa manière de recentrer le débat sur les faits, de corriger les interprétations erronées et de rappeler les contraintes institutionnelles tranche avec la dramatisation ambiante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thomas Fatôme est quant à lui la cible directe de critiques virulentes, avec des slogans comme « Fatôme démission » lors de la manifestation, l’accusant d’incarner une « dérive autoritaire ».  Il n&rsquo;est pas certain que ce format « chasse à l&rsquo;homme » serve le mouvement des médecins. Ses communications visent le dialogue. Il a tenté de rassurer sur les intentions du PLFSS, défendant une vision d’un système plus équitable et soutenable face à des dépenses en hausse. Il sera auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat le 14 janvier, une occasion pour clarifier les positions institutionnelles. Son rôle opérationnel pourrait être pivotal pour implémenter des réformes comme une meilleure pertinence des prescriptions, contrastant avec une résistance syndicale qui peine à proposer des alternatives viables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, ce trio démontre une cohérence rare : une modernisation difficile mais indispensable, portée par un discours unifié sur la solidarité nationale et la nécessité de régulation. Leur fermeté pragmatique met en lumière les limites d’une contestation qui, en s’opposant systématiquement, risque d’isoler la profession face aux attentes sociétales pour un système plus résilient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenus des médecins libéraux : un contexte qui éclaire la contestation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les revenus nets des médecins libéraux varient significativement par spécialité, mais les données de la CARMF indiquent une moyenne annuelle de plus de 120 000 euros net soit un peu plus de 10 100 euros net par mois, plaçant la profession parmi les mieux rémunérées du secteur santé. Les généralistes perçoivent souvent entre 4 000 et 8 000 euros net mensuels, tandis que les spécialités techniques (comme la radiologie ou l&rsquo;anesthésie) peuvent dépasser 15 000 euros, avec des pics à 200 000 euros annuels pour certains. Bien que les charges soient élevées (locaux, assurances, cotisations), ces niveaux rendent la contestation moins audible auprès du public, surtout alors que les déserts médicaux s&rsquo;aggravent et que les inégalités territoriales persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contexte économique souligne un décalage entre les revendications professionnelles, souvent centrées sur la défense de la liberté d&rsquo;exercice et contre toute régulation perçue comme intrusive, et les attentes sociétales pour une répartition plus juste des ressources. La DREES recalcule un revenu libéral homogène, intégrant les disparités entre généralistes et spécialistes, révélant que les revenus ont stagné ou baissé pour certains en 2022-2025, mais restent supérieurs à la moyenne des professions libérales. Cet état de fait alimente les critiques sur une « rente » perçue, comme évoqué par certains institutionnels, bien que démenti par Thomas Fatôme qui refuse de qualifier les médecins de « rentiers ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système où les dépenses de santé augmentent plus vite que les recettes (hausse de 3 à 4 % annuels projetée), ces revenus pourraient être scrutés davantage pour financer des incitations territoriales ou des délégations de tâches. Sans ajustements, comme une modulation des honoraires par zone ou une fiscalité plus progressive, le risque est d&rsquo;accroître les tensions entre professions de santé et de miner la légitimité des mobilisations futures face à un public confronté à des coûts croissants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Harmonisation européenne inévitable : France, dernier bastion sans régulation d’installation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France reste une exception européenne majeure : elle est le seul grand pays où les médecins libéraux bénéficient d’une liberté totale et inconditionnelle d’installation, sans aucune régulation territoriale significative. En Allemagne, les associations de médecins conventionnés découpent le territoire en zones avec des ratios cibles par habitant et par spécialité ; un nouveau praticien ne peut s’installer dans une zone surdotée que si une place se libère. Ce système, en place depuis les années 1990, limite la surconcentration urbaine et atténue les déserts médicaux malgré une densité médicale globale plus élevée qu’en France (4,5 contre 3,2 pour 1 000 habitants). Pays-Bas, Suède, Belgique et plusieurs autres pays ont adopté des mécanismes similaires de régulation, de transparence et de maîtrise des coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PLFSS 2026 s’inscrit dans cette tendance continentale : organiser les soins, répartir les ressources, contrôler les dépenses. Ce n’est pas une exception punitive française, mais une harmonisation progressive vers des standards européens plus matures. Surtout, ce privilège d’installation totale est d’autant plus difficile à défendre que la formation des médecins est massivement financée par les deniers publics : l’État prend en charge l’essentiel des coûts universitaires et hospitaliers, pour un cursus de 9 à 11 ans. Les futurs médecins sont ainsi formés et rémunérés pendant l’internat grâce à l’argent public, avant de pouvoir s’installer librement, très souvent dans les zones les plus attractives, sans contrepartie territoriale collective. Ce décalage entre financement public massif et absence de régulation devient un monopole structurel dépassé, contribuant aux inégalités. Les écarts régionaux sont ainsi deux fois plus marqués qu&rsquo;en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute la résistance farouche à la perte de monopoles sur certaines prescriptions et actes : opposition récurrente à l’élargissement des compétences aux autres professionnels que sont les pharmaciens et les sages-femmes pour des actes courants (vaccins, renouvellements simples, actes techniques de première intention, suivi des maladies chroniques,&#8230;) et de personnels paramédicaux  comme les infirmiers.  Cette posture freine la délégation de tâches, pourtant indispensable pour absorber la demande croissante, désengorger les cabinets et améliorer l’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exception française n’est plus tenable dans un contexte d&rsquo;harmonisation européenne post-Covid, où la mobilité des professionnels et la mutualisation des ressources sont prioritaires. Sans adoption volontaire de régulations inspirées de l&rsquo;Allemagne (comme des quotas par zone ou des incitations fiscales), la France risque une aggravation des déserts médicaux, forçant des réformes coercitives.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant pour la médecine libérale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation du 10 janvier 2026 ne signifie pas que les médecins libéraux n’ont pas de difficultés réelles comme la nécessité de faire face à des pénuries, au burnout, à la bureaucratie croissante. lemonde.fr +1 Elle révèle surtout un discours qui peine à convaincre au-delà des rangs professionnels, dans une société qui place désormais l’accès universel aux soins et la soutenabilité solidaire au-dessus des privilèges historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PLFSS 2026 n’apparaît dès lors pas comme un acte de guerre contre les médecins, mais comme une tentative de rééquilibrage d’un modèle devenu fragile et obsolète, en introduisant transparence et coordination déjà adoptées ailleurs en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La contestation syndicale, en défendant bec et ongles la liberté totale d’installation et les monopoles sur les prescriptions, masque l’essentiel : la médecine libérale française doit évoluer face aux contraintes contemporaines  que sont les déficits croissants (15 à 20 milliards projetés), inégalités territoriales, explosion des besoins liés au vieillissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grève met en réalité en lumière une crise de légitimité : formés aux frais de la Nation avec un coût public de l&rsquo;ordre de 100 à 150 000 € par médecin pour son cursus et sans compter la rémunération des internes pendant près de 5 ans, ces praticiens exercent un métier essentiel mais non exclusif, dans un système où la solidarité nationale finance 80 % des soins.  Sans acceptation d’un partage plus large des compétences et d’une régulation territoriale, le système risque de s’effondrer sous le poids de ses rigidités, comme l&rsquo;illustrent les tensions actuelles aux urgences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, ce mouvement de grève assorti de la manifestation d&rsquo;hier pourrait marquer un tournant : soit vers un dialogue constructif menant à une vaste loi santé pluriannuelle, intégrant incitations et délégations ; soit vers une polarisation accrue, avec des réformes imposées par l&rsquo;État face à une profession isolée. Formés aux frais de la Nation, les médecins devront accepter de repenser leur rôle, leurs obligations sociétales et leur intégration dans un écosystème solidaire. Sans cela, les réformes risquent de s’imposer d’elles-mêmes, au détriment d’un système de santé qui reste l’un des piliers de l’égalité républicaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : manifestation du 10 janvier à Paris</em></p>



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		<title>Désaffection des études de pharmacie : un rapport bi-académique dénonce les failles de la réforme PASS/LAS et appelle à une refonte urgente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 19:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Académie nationale de médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Validé le 9 octobre 2025 par les Académies nationales de médecine et de pharmacie, un rapport bi-académique dissèque la désaffection]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Validé le 9 octobre 2025 par les Académies nationales de médecine et de pharmacie, un rapport bi-académique dissèque la désaffection pour les études de pharmacie, aggravée par la réforme PASS/LAS, et propose des solutions pour relancer une filière cruciale.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une crise d’attractivité qui fragilise un pilier de la santé publique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.acadpharm.org/avis_propositions/rapports.php">rapport bi-académique</a> du 9 octobre 2025, piloté par Jean-Louis Beaudeux et Dominique Bertrand, alerte sur une crise préoccupante : la désaffection des études de pharmacie, marquée par 293 places vacantes en deuxième année (DFGSP2) en 2024 sur 3 413, après 471 en 2023 et 1 100 en 2022, soit 17 % des capacités nationales. Cette situation, inédite face à l’attraction intacte de la médecine, menace un secteur clé. Avec 75 080 pharmaciens inscrits à l’Ordre en 2024 (croissance de 1,8 % en dix ans contre 3,5 % pour la population), la pénurie estimée à 6 000 professionnels risque d’aggraver les déserts pharmaceutiques, particulièrement en zones rurales où les officines (30 pour 100 000 habitants) assurent un accès immédiat aux soins. Ce déclin reflète une sous-valorisation chronique de la pharmacie, reléguée dans l’ombre de la médecine malgré son rôle pivot en prévention (vaccination, éducation et suivi thérapeutique) et en gestion des crises, comme le Covid ou les pénuries médicamenteuses.</p><div id="citiz-2332865142" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">PASS/LAS : une réforme brouillonne qui marginalise la pharmacie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avions déjà eu la réforme PACES qui a créé une première année de concours commune médecine et pharmacie, très discutable dans le principe puisqu&rsquo;elle introduit de facto une compétition entre ces deux formations de professionnels de santé. Puis, introduite en 2020 pour diversifier les profils et réduire les échecs précoces, la réforme PASS/LAS (Parcours Accès Santé Spécifique/Licence Accès Santé) a complexifié l’accès à la pharmacie. Dans Parcoursup, la filière disparaît sous l’étiquette générique « études de santé », perdant en visibilité. La lisibilité souffre aussi : les parcours PASS et LAS, aux épreuves orales et interclassements hétérogènes selon les universités, désorientent les bacheliers. À Paris Cité, le taux d’occupation en DFGSP2 tombe à 80 % en 2023-2024, avec un déficit marqué en LAS. Les passerelles (8 % des places) et l’intégration d’étudiants hors UE, limitée par des quotas stricts, ne comblent pas le vide. La Cour des comptes, en décembre 2024, fustige une réforme « mal conçue » qui n’atteint que marginalement ses objectifs de diversification sociale. Analysons : PASS/LAS, en voulant tout uniformiser, a renforcé la domination culturelle de la médecine, marginalisant la pharmacie comme choix par défaut pour 50 % des entrants. Cette opacité est un échec stratégique, ignorant la complémentarité des métiers de santé.<br>On pourra lire avec intérêt dans ce cadre, la <a href="https://www.lepoint.fr/sante/hidz-s-2385-hidz-e-2385-nous-refusons-des-etudiants-qui-veulent-faire-pharmacie-c-hidz-s-2343-hidz-e-2343-est-un-comble-hidz-s-2344-hidz-e-2344--05-11-2025-2602531_40.php">tribune</a> de Jean-Louis Beaudeux,  Doyen de la faculté de pharmacie de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Méconnaissance des débouchés : un déficit éducatif dès le lycée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête auprès de 345 étudiants en DFGSP2 à Paris Cité (38 % de réponses) révèle une ignorance alarmante : 80 % méconnaissent les débouchés au-delà de l’officine (hôpital, industrie, biologie médicale, recherche). 68 % des LAS ont échoué une PASS, et seuls 14 % ont priorisé la pharmacie dès le départ. Les sources d’information sont familiales (62 %), loin devant les JPO ou unités d’enseignement (moins de 20 %). 37 % des PASS choisissent la filière par manque d’intérêt pour d’autres métiers ou peur des responsabilités médicales. Ce déficit s’explique par le remplacement des conseillers d’orientation par des psychologues axés sur la réussite scolaire, et une communication institutionnelle lacunaire malgré les efforts de l’Ordre depuis 2021. Nous avons déjà relaté dans ces colonnes comment des barrières culturelles et réglementaires freinent la compréhension des métiers. De là il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas à considérer que le manque d’éducation dès le secondaire est une faute systémique. Sans une campagne agressive pour valoriser la pharmacie, de la recherche à l’hôpital, les efforts apparents ne resteront qu&rsquo;un pis-aller, minant la motivation des futurs diplômés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pénurie et paradoxe en PUI : un gâchis de compétences</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La démographie pharmaceutique, majoritairement féminine (âge moyen 46 ans stable), stagne. L’Ordre prévoit une baisse de 2,3 % des effectifs d’ici 2035 si les vacants persistent, avec un déclin des biologistes médicaux et une hausse limitée (+20 %) en hôpital et industrie. La DREES, en 2021, alertait déjà sur ce déséquilibre face à une population croissante. Mais un paradoxe criant, absent du rapport, aggrave la crise : la pénurie en Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) hospitalière. Depuis le décret de 2017 (article L.5126-1), l’accès aux PUI exige un DES de pharmacie hospitalière via un internat de quatre ans. La dérogation temporaire (deux ans d’expérience pour non-DES) expire le 1er juin 2025, laissant des centaines de postes vacants et forçant des externalisations coûteuses. Nous avons <a href="https://citizen4science.org/lutte-contre-les-deserts-medicaux-peu-mediatisee-la-penurie-de-pharmaciens-hospitaliers-est-egalement-concernee-quelles-solutions-a-lhorizon/">récemment dénoncé ce levier au point mor</a>t qu&rsquo;est le frein à la mobilité public-privé : des pharmaciens industriels, experts en recherche clinique, gestion des essais ou pharmacovigilance, sont exclus des PUI pour des raisons réglementaires (DES obligatoire) et culturelles (défiance envers les « industriels »). Une question sénatoriale de novembre 2024 alerte sur ce blocage, plaidant pour des reconversions facilitées. Le CNOP confirme l’urgence, avec la fin des dérogations en 2025. Analysons : ce cloisonnement est un non-sens. Les pharmaciens industriels, formés à des standards rigoureux (bonnes pratiques cliniques, normes EMA), pourraient pallier les pénuries en PUI, où leur expertise en gestion des stocks et protocoles thérapeutiques est directement transférable. Ce verrou réglementaire, justifié par une quête de spécialisation et de protection de la section dédiée de l&rsquo;Ordre, frise l’absurde dans un contexte de crise hospitalière. En ignorant cette question, le rapport rate une opportunité de plaidoyer pour une mobilité fluide, essentielle à la résilience du système.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le besoin d&rsquo;un plan pour redynamiser la filière</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le rapport bi-académique propose neuf mesures pour la réforme de 2026-2027 : information obligatoire en lycée et portail Parcoursup dédié aux métiers ; enseignements équilibrés en première année (20-27 ECTS santé/disciplinaire/transversal) ; accès expérimental spécifique à la pharmacie (un tiers des places). Il prône aussi une professionnalisation (simulations, DES officine/industrie), l’extension du CESP pour zones sous-dotées, un oral recentré sur l’adéquation professionnelle, des passerelles élargies (10 à 30 % des places) et un « droit au remords » entre filières. Ces pistes, nourries par des auditions comme celle de Maryse Camus-Piszek (Ordre), s’alignent sur l’appel de la Cour des comptes à une voie unique simplifiée. Ces mesures apparaissent comme solides, mais leur timidité sur la mobilité post-diplôme, notamment vers les PUI, limite leur portée. Intégrer des passerelles pour pharmaciens industriels vers l’hôpital serait un signal fort d’innovation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Fluidifier les carrières pour une pharmacie agile et résiliente</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport est un cri d’alarme : sans réforme audacieuse, la pharmacie risque de s’effacer face à une médecine survalorisée, menaçant l’accès équitable aux soins. Les recommandations tracent une voie, mais elles esquivent un levier crucial : la mobilité public-privé et la nécessité de briser les silos entre officine, industrie et hôpital. C&rsquo;est ainsi que la France pourrait non seulement combler ses pénuries, mais faire de la pharmacie un modèle d’agilité interdisciplinaire pour une santé publique robuste et inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mise à jour : 12/11/2025 &#8211; ajout de la tribune du Dr Beaudeux.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Allison Saeng</em></p>



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		<title>Produits de santé : la France gâche, l&#8217;Europe avance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 19:50:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[la France gâche, l’Europe avance Un rapport de la Cour des comptes publié le 5 septembre 2025 révèle qu&#8217;avec 36]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">la France gâche, l’Europe avance</p><div id="citiz-3754976258" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-bon-usage-des-produits-de-sante">rapport</a> de la Cour des comptes publié le 5 septembre 2025 révèle qu&rsquo;avec 36 milliards d’euros engloutis en 2023, la France croule sous le gaspillage des médicaments et affiche un retard numérique. Face aux Pays-Bas et au Danemark, modèles d’efficacité et d’écologie, l’Hexagone doit urgemment passer à la vitesse supérieure pour une santé verte et connectée.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Gaspillage : la France, mauvais élève européen</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, la France, deuxième dépensier santé d’Europe (11,5 % du PIB), jette 8 503 tonnes de médicaments, soit 561 millions à 1,7 milliard d’euros. Ce gâchis, alimenté par des surprescriptions et des péremptions courtes (36 heures pour certains anticancéreux), dépasse la moyenne européenne (124 g de déchets par habitant contre 80). Les Pays-Bas réemploient 68 % des boîtes non ouvertes, réduisant les pertes de 70 %. L’Allemagne mise sur des emballages éco-conçus, économisant 20 % de déchets. Avec 5 000 pénuries en 2023, la France peine à suivre l’UE, qui impose 65 % de recyclage des emballages d’ici 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Numérique : un retard criant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La pharmacovigilance française, cruciale pour détecter les effets indésirables, est freinée par un manque de traçabilité et des outils numériques défaillants. Seulement 26 % des Français utilisent « Mon espace santé », et 41 000 médecins dématérialisent leurs ordonnances. À l’hôpital, l’absence d’identifiants prescripteurs (RPPS) et la faible interconnexion des bases (DMP, DP) limitent la surveillance des risques, comme pour <a href="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/">Ozempic</a> (2,92 millions de boîtes en 2023). Le Danemark, avec 100 % de prescriptions électroniques, divise les erreurs par deux. L’Estonie connecte 99 % de ses médecins à un dossier partagé, économisant 300 millions d’euros. La France, à la traîne (20 % de seniors exclus du numérique contre 10 % en Suède), rate le coche de l’Espace européen des données de santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Économie circulaire : un potentiel à libérer</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La santé française émet 50-60 millions de tonnes de CO2 (8-10 % des émissions nationales), comme l’UE. Mais les Pays-Bas recyclent 70 % des emballages pharma, et la Belgique reconditionne des cathéters à moitié prix. La France, avec Cyclamed (9 000 tonnes collectées), progresse, mais l’interdiction du réemploi et des péremptions courtes freine. La loi AGEC (25 % de plastique recyclé d’ici 2025) donne un élan, mais l’UE vise plus haut (<em>Green Deal</em>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives : un sursaut ou le déclin</h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’ici 2030, l’UE impose des données fluides et des filières circulaires. La France, avec 95 millions d’euros pour l’e-santé, peut viser un leadership en connectant 80 % de ses citoyens et en réemployant les médicaments. Une alliance franco-allemande pourrait créer 500 000 emplois et diviser les émissions par deux. Sans réforme, face aux résistances industrielles et à un déficit de 5 milliards en 2026, la France restera l’outsider d’une Europe qui innove.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Szymon Shields<br></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Pharmacie d&#8217;officine en péril : pour une filière autonome face à une crise sans précédent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 15:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Académie nationale de Pharmacie alerte sur la crise d’attractivité des études pharmaceutiques, tandis que les pharmaciens, professionnels de santé essentiels,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Académie nationale de Pharmacie alerte sur la crise d’attractivité des études pharmaceutiques, tandis que les pharmaciens, professionnels de santé essentiels, affrontent une menace économique majeure avec la baisse des remises sur les génériques. Une voie d’accès directe et une communication renforcée sont urgentes pour sauver une profession au cœur des soins de proximité.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pharmacie française traverse une tempête. Avec 1 100 places vacantes en deuxième année en 2022 et 471 en 2023 selon les chiffres l’Académie nationale de Pharmacie, la filière peine à attirer les vocations, victime d’une réforme des études de santé (PASS/LAS) qui la relègue à un choix par défaut face à la médecine. Parallèlement, un arrêté du 4 août 2025, réduisant les remises sur les médicaments génériques de 40 % à 30 %, déclenche une mobilisation sans précédent des pharmaciens, qui menacent de fermer des milliers d’officines dès la rentrée. Professionnels de santé à part entière, au même titre que les médecins, les pharmaciens jouent un rôle crucial dans les soins de proximité, avec des prérogatives croissantes. Cet article soutient l’appel de l’Académie pour une voie d’accès directe et une meilleure visibilité, tout en proposant des solutions face à une crise qui menace l’avenir de la profession.</p><div id="citiz-2949410005" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Une profession de santé en crise : entre dévalorisation et menace économique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Académie nationale de Pharmacie, dans un communiqué du 26 février 2024 co-signé avec l’Académie nationale de Médecine et l’Association des professeurs de Biologie et Géologie (APBG), alerte sur une désaffection alarmante des études pharmaceutiques. Les chiffres sont éloquents : 1 100 places vacantes en deuxième année en 2022, 471 en 2023, et un risque de « déserts pharmaceutiques » d’ici dix ans. Cette crise s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par la réforme des études de santé de 2020, qui a remplacé la Première Année Commune aux Études de Santé (PACES) par le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et les Licences avec option Accès Santé (LAS). Ce système, en imposant un tronc commun aux filières MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie), a dilué l’identité de la pharmacie, la reléguant à une option de repli pour les étudiants recalés en médecine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette perception est d’autant plus injuste que le pharmacien est un professionnel de santé à part entière au même titre que le médecin, avec pour expertise socle le médicament et la pharmacologie. Formé à la fois aux sciences fondamentales et aux soins, il est un pilier du système de santé. En officine, il est souvent le premier point de contact pour les patients, offrant des conseils thérapeutiques, gérant des pathologies courantes et assurant des missions de santé publique. Depuis la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009, et plus récemment avec les ordonnances de 2021 et 2023, ses prérogatives se sont élargies : vaccination (grippe, Covid-19, HPV), renouvellement de traitements chroniques, dépistage (angine, cystite) et même prescription dans certains cas. Dans les zones rurales, où les médecins se font rares, le pharmacien est souvent le seul professionnel de santé accessible sans rendez-vous, garantissant un maillage territorial essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette réalité est éclipsée par une crise économique sans précédent. L’arrêté du 4 août 2025, publié au Journal officiel, plafonne les remises commerciales sur les médicaments génériques à 30 % dès le 1er septembre, avec une baisse prévue à 20 % d’ici juillet 2027. Selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), cette mesure entraîne un manque à gagner de 300 à 600 millions d’euros par an, menaçant jusqu’à 6 000 officines de fermeture et 30 000 emplois. Les petites officines rurales, déjà fragilisées par l’inflation et la baisse des prix des médicaments, sont particulièrement vulnérables. En réponse, les pharmaciens ont lancé une grève des gardes depuis le 1er juillet 2025, avec des fermetures nationales prévues les 16 août et 18 septembre, suivies de fermetures hebdomadaires chaque samedi à partir du 27 septembre. L’USPO prépare également une double procédure juridique contre l’État, incluant une question prioritaire de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel et un recours pour inaction en matière d’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un déficit de visibilité aggravé par la crise économique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque d’attractivité des études de pharmacie est amplifié par un déficit chronique de communication sur la profession. Les lycéens, mal informés, associent souvent le pharmacien à un simple « vendeur de médicaments », ignorant la diversité de ses missions. Outre l’officine, qui représente 60 % des pharmaciens selon l’Ordre national des pharmaciens, la profession offre des carrières en recherche (neurosciences, oncologie), en industrie (développement de médicaments), en hôpital (pharmacie clinique), ou encore en biologie médicale et cosmétique. Ces débouchés, qui allient expertise scientifique et impact sociétal, pourraient séduire de nombreux jeunes, à condition qu’ils en soient informés. La plateforme Parcoursup, avec ses intitulés génériques (PASS, LAS), rend la filière illisible, tandis que les salons d’orientation privilégient la médecine. La crise économique actuelle, médiatisée par les grèves et les menaces de fermetures d’officines, renforce l’urgence de communiquer sur le rôle du pharmacien comme professionnel de santé. Les mobilisations, relayées par BFM TV, Les Échos et France 3, mettent en lumière les conséquences dramatiques pour les patients, notamment en zones rurales où la fermeture d’une officine peut signifier la perte du dernier point d’accès aux soins. L’Académie propose de renforcer la communication dès le collège, en impliquant des professionnels de santé. Cette idée est pertinente, mais manque de concret. Une approche moderne s’impose : des campagnes numériques sur des plateformes comme TikTok ou Instagram, avec des témoignages de pharmaciens hospitaliers ou de chercheurs, pourraient captiver les jeunes. Des partenariats avec des médias jeunesse ou des serious games éducatifs, comme ceux testés par certaines facultés, pourraient rendre la pharmacie plus tangible pour les collégiens. Ces initiatives, couplées à une sensibilisation des patients sur les conséquences des fermetures d’officines, pourraient contrer l’image réductrice de la profession et soutenir les pharmaciens dans leur combat actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un système éducatif inadéquat face aux exigences de la profession</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse d’attractivité des études de pharmacie s’explique aussi par les lacunes du système éducatif. La réforme du baccalauréat de 2019, en supprimant la série S, a réduit le vivier d’étudiants formés aux sciences. Selon l’Académie, les heures d’enseignement en sciences de la vie et de la Terre (SVT) se limitent à 1h30 par semaine jusqu’en seconde, soit environ 270 heures sur le cursus secondaire. Ce volume est insuffisant pour préparer les étudiants aux exigences des études pharmaceutiques, qui requièrent une maîtrise approfondie de la biologie, de la chimie et de la physique, essentielles pour comprendre les mécanismes des médicaments et conseiller les patients. Ces lacunes se répercutent dès la première année universitaire, où les étudiants en PASS ou LAS peinent à suivre des cours complexes comme la chimie organique ou la pharmacologie. L’Académie appelle à un renforcement des enseignements scientifiques au lycée, avec un accent sur les travaux pratiques. Cette proposition est cruciale, car la pharmacie, en tant que profession de santé, repose sur une expertise scientifique rigoureuse. Dès le collège, des ateliers sur la composition des médicaments ou des visites de pharmacies hospitalières pourraient susciter des vocations précoces, en valorisant le pharmacien comme acteur des soins et non comme simple technicien. Ces initiatives, déjà expérimentées localement, mériteraient une généralisation pour répondre à la crise actuelle, qui menace de priver les territoires ruraux de leurs pharmaciens</p>



<h3 class="wp-block-heading">Réinventer la roue ? Une voie d’accès directe pour préserver un maillage territorial vital</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, l’Académie nationale de Pharmacie propose une voie d’accès directe aux études de pharmacie dès la première année, distincte du tronc commun PASS/LAS. C&rsquo;est tout simplement le fonctionnement qui existait jusqu&rsquo;en 2010. Quand on voulait faire pharmacie, on tentait le concours de pharmacie, il n&rsquo;y avait pas de tronc commun avec médecine, Soutenue par l’ANEPF et la FSPF, cette mesure de retour en arrière de l&rsquo;Académie  vise à capter les étudiants ayant une vocation claire pour la pharmacie, en recentrant la formation sur ses spécificités, soit le médicament, comme la chimie thérapeutique ou la pharmacologie. Cette autonomie permettrait de redonner à la filière son identité, tout en réduisant les désistements d’étudiants mal orientés. Cette proposition est d’autant plus cruciale que la crise économique actuelle menace le maillage territorial. Avec 300 officines fermées en 2024 et jusqu’à 6 000 menacées d’ici 2027, selon l’USPO, les zones rurales risquent de perdre leur dernier point d’accès aux soins. Les pharmaciens, souvent seuls à assurer des services comme la vaccination ou le dépistage dans ces territoires, sont indispensables. Une voie directe pourrait encourager des vocations pour l’officine rurale, où les besoins sont criants. Cependant, cette réforme implique des défis logistiques et financiers, notamment pour recruter des enseignants et adapter les infrastructures. Elle risque aussi de heurter les défenseurs du système PASS/LAS. Dans le cadre de la Réforme d’Entrée dans les Études de Santé (REES) prévue pour 2026-2027, l’Académie devra convaincre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé, tout en s’appuyant sur la mobilisation actuelle des pharmaciens pour peser dans les négociations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les pharmaciens dont à un tournant. Professionnels de santé de proximité, ils sont des piliers du soin face à la désertification médicale, mais leur avenir est menacé par une double crise : une filière universitaire dévalorisée et une économie officinale fragilisée. L’arrêté du 4 août 2025, plafonnant les remises sur les génériques à 30 % dès septembre, puis à 20 % d’ici 2027, pourrait entraîner la fermeture de 6 000 officines et la perte de 30 000 emplois selon l’USPO et la FSPF. Les grèves du 16 août et du 18 septembre 2025, suivies de fermetures chaque samedi dès le 27 septembre, traduisent la colère d’une profession qui se sent trahie. Il faut dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais été aussi véhémente que ses confrères médecins, très soutenus politiquement et toujours prêts à préserver leurs privilèges. L’appel de l’Académie nationale de Pharmacie pour une voie d’accès directe et une meilleure visibilité des études est plus urgent que jamais. En renforçant l’enseignement scientifique, en modernisant la communication et en restaurant l’autonomie de la filière, la France peut former des pharmaciens fiers de leur vocation. Parallèlement, le gouvernement doit revoir sa politique économique pour préserver un maillage territorial vital à la santé publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Serkan Yildiz</em></p>



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		<title>La fin du médecin traitant ? une remise en cause symptomatique des blocages de l&#8217;accès aux soins en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 13:33:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[La proposition des Républicains (LR) de supprimer le statut de médecin traitant, instauré en 2004, relance le débat sur l’organisation]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">La proposition des Républicains (LR) de supprimer le statut de médecin traitant, instauré en 2004, relance le débat sur l’organisation des soins primaires en France. Alors que de moins en moins de Français disposent d’un médecin référent, ce dispositif inéquitable semble perdre de sa pertinence à l’heure du dossier médical partagé et des débats sur la régulation de l’installation des médecins. Cette remise en cause révèle les tensions profondes du système de santé, marquées par le conservatisme du lobby médical, qui s’oppose à des réformes structurelles tout en défendant des privilèges d’un autre temps, comme le secteur 2.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Entre résistances corporatistes et propositions inadaptées, l’avenir des soins primaires reste incertain. Instauré en 2004 dans le cadre de la réforme de l’assurance maladie sous la houlette de Philippe Douste-Blazy, le principe du médecin traitant visait à structurer le parcours de soins des patients. Ce dispositif, obligatoire pour les consultations remboursées à taux plein, devait garantir une meilleure coordination des soins, réduire les consultations inutiles et désengorger les spécialistes. À l’époque, 95 % des Français déclaraient avoir un médecin traitant, souvent un généraliste, et le système semblait répondre aux besoins d’une population vieillissante nécessitant un suivi régulier.</p><div id="citiz-1745052617" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Déclin progressif</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt ans plus tard, le tableau est bien différent. Selon les chiffres de l’Assurance maladie, en 2023 environ 10 % des Français de plus de 16 ans, soit près de 6 millions de personnes, n’ont pas de médecin traitant. Ce chiffre grimpe à 20 % dans certaines zones rurales ou périurbaines, où les déserts médicaux s’étendent. Les causes sont multiples : départs à la retraite massifs de médecins, manque d’attractivité de la médecine générale, et absence de régulation de l’installation des praticiens, qui privilégient les zones urbaines déjà bien dotées. Le dossier médical partagé (DMP), censé fluidifier la transmission des informations entre soignants, n’a pas compensé ce vide, en raison d’une adoption inégale et d’une ergonomie critiquée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La remise en cause par LR</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, Les Républicains, dans une proposition portée par plusieurs députés en octobre 2024, suggèrent de supprimer purement et simplement le statut de médecin traitant. Pour eux, ce système est devenu obsolète, contraignant pour les patients et inefficace face à la pénurie de médecins. Ils plaident pour une liberté accrue d’accès aux soins, où le patient pourrait consulter directement un spécialiste ou un autre généraliste sans passer par un référent. Cette idée, bien que séduisante pour certains, soulève des questions : comment assurer la coordination des soins sans figure centrale ? Le dossier médical partagé (DMP), encore sous-exploité, peut-il vraiment remplacer le rôle de pivot du médecin traitant ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un dispositif dépassé ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où la santé numérique progresse, le concept de médecin traitant semble appartenir à une autre époque. Le DMP, bien que perfectible, permet théoriquement à tout soignant d’accéder à l’historique médical d’un patient. Par ailleurs, la montée en puissance des maisons de santé pluridisciplinaires et des centres de santé change la donne : les patients consultent souvent plusieurs professionnels au sein d’une même structure, rendant le rôle de « référent » moins évident. Dans ce contexte, imposer un médecin traitant peut apparaître comme une contrainte bureaucratique, surtout pour les jeunes générations habituées à une médecine plus flexible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les dangers d&rsquo;une suppression brutale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, supprimer le médecin traitant sans alternative claire pourrait aggraver les inégalités d’accès aux soins. Dans les zones sous-dotées, les patients risquent de se tourner vers des urgences hospitalières déjà saturées, comme le montre une étude de la DREES de 2022, qui relève une hausse de 15 % des passages aux urgences pour des motifs relevant de la médecine générale. De plus, la coordination des soins pour les patients chroniques, qui représentent 60 % des consultations en médecine générale selon la HAS, reste un défi majeur. Sans médecin traitant, le risque est celui d’une fragmentation des parcours de soins, avec des conséquences sur la qualité et le coût des prises en charge.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conservatisme du lobby médical : l’exemple du secteur 2</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La remise en cause du médecin traitant s’inscrit dans un débat plus large sur la régulation de l’installation des médecins, une mesure réclamée par de nombreux élus pour lutter contre les déserts médicaux. Pourtant, le lobby médical, représenté notamment par les syndicats et dans la problématique évoquée la Conférence des doyens des facultés de médecine, s’y oppose farouchement. Lors de leur dernière réunion en septembre 2024, les doyens ont réitéré leur préférence pour des incitations financières à l’installation, une stratégie pourtant jugée inefficace par plusieurs rapports. La Cour des comptes, dans un rapport de 2021, estimait que les aides à l’installation, représentant 200 millions d’euros par an, n’avaient que marginalement réduit les inégalités territoriales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plus de secteur 2 comme fausse solution</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pire, les doyens ont proposé d’offrir l’accès au secteur 2 (honoraires libres en dépassement) comme incitation pour attirer les médecins dans les zones sous-dotées. Cette proposition est d’autant plus surprenante que le secteur 2 est régulièrement critiqué pour son impact sur les inégalités d’accès aux soins. Selon un rapport de la HAS de 2022, les dépassements d’honoraires, pratiqués par 25 % des spécialistes, aggravent le renoncement aux soins, notamment pour les ménages modestes. La Cour des comptes, dans un rapport de 2023, recommandait même la suppression progressive du secteur 2, le jugeant « anachronique » dans un système visant l’universalité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une tribune déconnectée dans Le Monde</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déconnexion du lobby médical a été illustrée par une tribune publiée dans Le Monde en avril, où un collectif de médecins proposait, à l&rsquo;instar de la dernière conférence des doyens de médecine, de limiter la régulation de l’installation aux praticiens en secteur 2. Cette idée, présentée comme un compromis, ignore un point crucial : le secteur 2, voué à être progressivement fermé selon les recommandations des autorités sanitaires, ne peut constituer une base pour une politique d’installation. Cette proposition, loin de répondre aux besoins de santé publique, semble avant tout destinée à préserver les intérêts financiers d’une minorité de praticiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, la proposition de supprimer le médecin traitant, bien que critiquable dans ses modalités, a le mérite de poser la question de l’adaptation du système de santé aux réalités contemporaines. Cependant, elle se heurte à un obstacle majeur : le conservatisme du lobby médical, qui continue de défendre des acquis datés, comme le secteur 2, au détriment de l’intérêt général. Alors que les déserts médicaux s’étendent et que les inégalités d’accès aux soins croissent, les solutions proposées par les instances médicales restent déconnectées des besoins réels des patients. Ce corporatisme, typique d’une certaine France, freine les réformes nécessaires pour garantir un système de santé équitable et efficace. À l’heure où la santé publique exige audace et vision, le coroporatisme médical semble, plus que jamais, un frein aux solutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Démographie médicale : une pléthore de médecins en vue, toujours mal répartis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 09:40:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[La publication de l’Atlas de la démographie médicale 2025 par l’Ordre des médecins met en lumière une augmentation soutenue du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">La publication de l’Atlas de la démographie médicale 2025 par l’Ordre des médecins met en lumière une augmentation soutenue du nombre de médecins en France, avec 241 255 praticiens en activité au 1er janvier 2025. Pourtant, les déserts médicaux persistent, et les projections d’un excédent médical d’ici 2040 interrogent la pertinence d’un système qui privilégie les acquis des médecins au détriment d’une régulation équitable. Analyse d’un paradoxe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Atlas 2025, publié le 27 mars 2025 par le Conseil nationla de l&rsquo;Ordre des médecins, confirme une hausse de 1,7 % du nombre de médecins actifs par rapport à 2024, soit 3 955 praticiens supplémentaires. « <em>Une hausse significative</em> [&#8230;], <em>qui devrait s&rsquo;accélérer dans les prochaines années</em> » avec une effectif en hausse de 30 % en 2040 pour près de 320 000 médecins, selon le rapport. Le problème d&rsquo;attractivité de la profession clamée par certains pour camper sur des privilèges ne tient donc pas la route.</p><div id="citiz-3836136925" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiffres clés – Médecins en activité régulière au 1er janvier 2025<br></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-40.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="774" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-40.png" alt="" class="wp-image-16616" style="width:1140px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-40.png 680w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-40-264x300.png 264w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Infographie extraite de l&rsquo;Atlas de la démographie médicale 2025 &#8211; Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Une dynamique démographique en trompe-l’œil</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette croissance démographique, à première vue rassurante, masque des failles structurelles. Si l’effectif global progresse, la répartition géographique et la spécialisation des médecins restent problématiques. Les départements ruraux, comme l’Indre (145,9 médecins pour 100 000 habitants) ou la Creuse (546,5 pour 100 000 habitants de plus de 65 ans), souffrent d’une pénurie chronique, tandis que les zones urbaines et littorales concentrent l’essentiel des praticiens. Cette inégalité, exacerbée par le vieillissement de la population, qui accroît les besoins de soins, met en lumière un système de santé incapable de répondre aux attentes d’un accès équitable aux soins.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le cas particulier de la médecine générale libérale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Atlas souligne un déclin inquiétant de la médecine générale libérale, qui ne représente plus que 40,7 % des médecins en 2025, contre près de 50 % en 2010. Les jeunes praticiens, dont 58,2 % des moins de 40 ans optent pour le salariat, boudent l’exercice libéral. Cette érosion a des répercussions directes : les territoires ruraux, déjà sous-dotés, peinent à attirer des généralistes. Les projections de la DREES prévoient une baisse continue de la densité médicale standardisée jusqu’en 2032, malgré l’augmentation des effectifs, en raison d’une population vieillissante et de besoins de soins croissants. Ce paradoxe – plus de médecins, mais moins d’accès aux soins – interroge la pertinence des politiques actuelles</p>



<p class="wp-block-paragraph">.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Bientôt trop de médecins ? Un débat mal posé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’hypothèse d’une pléthore médicale soulevée par l’Ordre des médecins invite à une réflexion stratégique. Avec une croissance annuelle de 2 %, le nombre de médecins pourrait dépasser les besoins d’une population française stagnante d’ici 2044, selon l’INSEE. L’Académie de médecine va plus loin, estimant qu’une augmentation de 10 % des effectifs suffirait pour couvrir les besoins, et met en garde contre un surplus de praticiens d’ici 2035 si les formations s’intensifie.<br>Pourtant, ce débat sur la pléthore semble mal posé. L’enjeu n’est pas tant le nombre global de médecins que leur répartition et leur rôle. L’intelligence artificielle, les assistants médicaux et le transfert de tâches vers d’autres professionnels de santé (pharmaciens) et paramédicaux (infirmiers en particulier) pourraient réduire la charge des médecins, rendant inutile une formation massive. Par ailleurs, la liberté d’installation, un privilège historique, continue d’aggraver les déserts médicaux. On avance néanmoins sur ces deux aspects, à petit pas, le puissant lobby médical freinant en permanence l&rsquo;attaque de son monopole et de ses privilèges.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Repenser le système : régulation et interprofessionnalité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces constats, une régulation s’impose. Le pharmacien est déjà impliqué dans la vaccination, le renouvellement de médicaments de prescriptions, le diagnostic, prescription et dispensation de médicaments pour certaines infections, le suivi de pathologies chroniques et la prévention pourrait prendre en charge beaucoup plus d&rsquo;actes médicaux  en tant que praticien de santé de proximité très accessible. Les infirmiers en pratique avancée devraient désengorger les cabinets, de même que l&rsquo;accès direct aux kinésithérapeutes pour certains actes. Ces évolutions nécessitent de dépasser les corporatismes et d’investir dans la formation et l&rsquo;activité interprofessionnelles, encore embryonnaire en France. La notion de médecin référent a été également remise en cause, elle permettrait l&rsquo;accès direct aux médecins spécialistes.<br>Une régulation territoriale, à l’image de celle imposée à tous les autres professionnels de santé et paramédicaux, pourrait équilibrer la répartition des médecins. Elle est enfin prévue dans le  projet de loi Garot contre les déserts médicaux, adoptée récemment à l&rsquo;Assemblée nationale.  Les régions dotées de CHU, comme l’Île-de-France ou PACA, attirent naturellement les praticiens, tandis que les zones rurales vieillissent sans relève. Une obligation d’exercice temporaire en zone sous-dotée pour les jeunes diplômés, comme le propose l’université de Toulouse avec des stages ruraux, pourrait aussi changer la donne</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une médecine collaborative et moderne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Atlas 2025 met en lumière un système de santé à la croisée des chemins. La hausse des effectifs médicaux est une opportunité, mais elle risque de se transformer en gâchis sans une réforme profonde. La liberté d’installation, héritage d’un corporatisme puissant, doit céder la place à une régulation au service de l’intérêt général. Le partage des tâches avec les pharmaciens et paramédicaux, couplé à une meilleure coordination ville-hôpital, est une nécessité pour répondre aux besoins d’une population vieillissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de craindre une pléthore médicale, il faut anticiper une médecine collaborative, où les médecins, libérés de tâches secondaires, se concentrent sur leur expertise. Sans ces ajustements, la France risque de voir coexister un excédent de médecins dans les métropoles et des déserts médicaux persistants ailleurs. La santé publique mérite mieux qu’un statu quo élitiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Démence : les 14 facteurs de risque à connaître pour l&#8217;éviter ou la retarder</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 10:46:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Démences séniles]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[SNC]]></category>
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					<description><![CDATA[Une commission dédiée de la revue médicale prestigieuse The Lancet a mis à jour sa liste, y ajoutant deux nouveaux]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une commission dédiée de la revue médicale prestigieuse <em>The Lancet</em> a mis à jour sa liste, y ajoutant deux nouveaux facteurs de risque dont découle un calcul surprenant. Synthèse et analyse critique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal scientifique prestigieux The Lancet dispose de commissions de réflexion thématiques. Parmi elles, celle qui s&rsquo;intéresse à la prévention intensive des démences comporte 27 experts. Cette initiative basée sur la revue de la littérature scientifiques est financée par l&rsquo;<em>University College London</em> , l&rsquo;<em>Alzheimer Society</em>, l&rsquo;<em>Azheimer&rsquo;s Research UK</em>  et l&rsquo;<em>Economic and Social Rseach Council</em> au Royaume-Uni Elle identifie notamment ses facteurs de risque, afin d&rsquo;aider à prévenir la maladie, ou du moins de retarder son évolution. En 2020, les facteurs de risque identifiés étaient au nombre de 12. La dernière<a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(24)01296-0/abstract"> mise à jour</a> passe à 14, et autant d&rsquo;éléments d&rsquo;attention à prendre en compte.</p><div id="citiz-4865329" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, la démence, qui selon l&rsquo;OMS touche plus de 55 millions et se place à la 7e place des causes de mortalité dans le monde, est un terme qui recouvre plusieurs pathologies du cerveau, dans un processus dégénératif. Les personnes âgées sont les principales concernées. La maladie d&rsquo;Alzheimer est la démence la plus fréquente, l&rsquo;OMS estime qu&rsquo;elle représente 60 à 70 % des cas.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Près de la moitié des cas de démence pourraient être évitées ou retardées selon le rapport</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est bien là l&rsquo;enjeu étudié par la Commission du Lancet, qui s&rsquo;appuie sur l&rsquo;analyse de la littérature scientifique. Ainsi, selon elle, chaque facteur de risque identifié amène à définir des mesures de vie adaptées visant à éliminer ces facteurs de risque. Si elles sont suivies, alors la maladie peut être prévenue ou retardée. Il s&rsquo;agit ici du troisième rapport en la matière de la Commission qui vient d&rsquo;être publié.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">12 + 2 facteurs de risque&#8230; pour un drôle de calcul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son dernier rapport en 2020, la Commission avait identifié 12 facteurs de risque de démence : un niveau d&rsquo;éducation faible, la perte d’audition, l&rsquo;hypertension artérielle, le tabagisme, l&rsquo;obésité, la dépression, la sédentarité, le diabète, une consommation excessive d’alcool, un traumatisme crânien, la pollution atmosphérique et l&rsquo; isolement social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport 2024 ajoute deux nouveaux facteurs de risque : un taux élevé de cholestérol LDL à compter de  40 ans environ, et une perte de vision non traitée. Ces deux événements réalisés seraient respectivement responsables de 7 % et 2 % des cas de démence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cumulatif, les 14 facteurs de risque seraient à l&rsquo;origine de 40 % des cas de démence, concluent les experts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport de la Commission également, les facteurs de risques conduisant à la plus forte proportion de démences sont un taux élevé de cholestérol et une déficience auditive (7&nbsp;% des cas chacun), et un niveau d&rsquo;éducation faible et un isolement social au stade tardif dans la vie (5&nbsp;% des cas chacun).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Limitations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d&rsquo;abord, ces deux « nouveaux » risques ne sont en fait pas une nouveauté.  Pour preuve, en 2019, l&rsquo;OMS citait précisément un cholestérol élevé comme facteur de risque en préconisant le « contrôle adéquat » de son taux comme mesure préventive, et l&rsquo;usage de médicaments hypolipémiants.<br>Pour ce qui concerne la vision, comme le montre la littérature étudiée par les experts que nous avons nous-même passée en revue, s&rsquo;ils ont identifié et sélectionne de nouvelles études publiées de 2019 à 2022, l&rsquo;une des références date de 2010 : « <em>Untreated poor vision: a contributing factor to late-life dementia</em> » parue dans l&rsquo;<em>American Journal of Epidemiology</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, l&rsquo;addition pure et simple des pourcentages de cas générés par un facteur de risque, pour aboutir à 45 % de risque de démence évitable en supprimant tous les facteurs de risque, laisse perplexe. On ne peut pas procéder ainsi car beaucoup de ces facteurs de risque sont corrélés entre eux et peuvent, par exemple, avoir des impacts synergistiques du fait de leur coexistence. Leurs interactions existent, et sont complexe. procéder à cette addition de façon linéaire est par principe un calcul discutable. <br>En outre, le total de 45 % est totalement théorique, car il n&rsquo;est pas réaliste d&rsquo;envisager la suppression de l&rsquo;ensemble de ces 14 facteurs de risque. Cela donne néanmoins un potentiel et montre qu&rsquo;il existe de multiples leviers d&rsquo;action pour un résultat significatif en termes de réduction d&rsquo;impact de la démence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Recommandations d&rsquo;évitement des risques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu est bien d&rsquo;éviter ou réduire la réalisation de ces risques et en particulier ceux qui conduisent aux cas de démence les plus nombreux. La Commission de The Lancet préconise donc à cet effet : assurer une bonne éducation pour tous les enfants, la pratique d&rsquo;activités intellectuelles en milieu de vie, la réduction de l&rsquo;exposition aux bruits nocifs (niveaux sonores) et le dépistage et  le traitement des affections suivantes : perte auditive, la correction passant par l&rsquo;utilisation de prothèses auditives,  taux élevé de cholestérol LDL, déficience visuelle, et pour la dépression : des traitements efficaces. Le port d&rsquo;une protection de la tête est recommandé lors de la pratique de sports de contact et du vélo et autres engins de déplacement personnel sans habitacle. Pour éviter l&rsquo;isolement social, des logements avec un bon environnement communautaire sont recommandés pour maintenir une vie sociale. La réduction de la pollution atmosphérique est également dans les objectifs avec des mesures strictes pour son contrôle. Le tabagisme est dans le collimateur, la commission recommandant des mesures de lutte via le prix de vente des cigarettes et le relèvement de l&rsquo;âge minimum pour en acheter. Les mesures hygiéno-diététiques sont évidemment présentes pour éviter des maladies (hypertension, diabète), par réduction du sucre et du sel dans l&rsquo;alimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un tableau particulièrement utile, car tous ces facteurs de risques sont modifiables par des actions adaptés. Elles sont d&rsquo;ordre très différents, permettant de pointer qui peut agir sur eux : au niveau individuel, les recommandations hygiéno-diététique et comportementales sont à  la portée de chacun. D&rsquo;autres relèvent des soignants et aidants, et enfin certains des gouvernants (politiques de santé, sociale, environnementale,&#8230;).<br>Au final, des plans d&rsquo;actions sont possibles par tous les acteurs, chacun à son niveau, pour agir sur la prévention de la démence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : Illustration Andrea pour Science infuse</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ordre des sages femmes retire l&#8217;homéopathie, la phytothérapie et la sophrologie de sa liste des diplômes pouvant être mentionnés</title>
		<link>https://citizen4science.org/lordre-des-sages-femmes-retire-lhomeopathie-la-phytotherapie-et-la-sophrologie-de-la-liste-des-diplomes-universitaires-autorises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 18:17:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&#8217;Ordre national des sages]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&rsquo;Ordre national des sages femmes (ONSF) à destination de la profession. C&rsquo;est une bonne nouvelle pour la lutte contre les pseudosciences. Souhaitons  que l&rsquo;Ordre des médecins s&rsquo;en inspire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La décision que nous rapportons ici est issue de réunions du Conseil de l&rsquo;Ordre qui se sont tenus d&rsquo;août à novembre 2023.</p><div id="citiz-3180090594" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ONSF reconnaît l&rsquo;importance des diplômes universitaires (DU) ouverts aux professionnels de santé afin d&rsquo;acquérir des compétences complémentaires pour approfondir les connaissances. Il tient ainsi à jour une liste des DU reconnus pour les sages femmes inscrites à l&rsquo;Ordre. L&rsquo;inscription à cette liste est obligatoire pour faire valoir cette formation auprès des patients. Dans ce cadre l&rsquo;Ordre considère également qu&rsquo;il est important qu&rsquo;il évalue, de façon régulière, la pertinence de chacun de ces diplômes énumérés dans cette liste autorisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce titre, l&rsquo;ONSF fait état de deux problèmes essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger des DU ouverts aux non professionnels de santé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On le sait, l&rsquo;essor des pseudosciences et pratiques non médicales, c&rsquo;est-à-dire non éprouvées par la science tient en grande partie au fait qu&rsquo;elles sont promues et dispensées par des non professionnels de santé. Ces derniers ont tendance à se présenter pourtant faussement de la sorte ou à avoir une communication ambiguë à ce sujet.<br>Or certains DU ont un accès ouvert à la fois aux professionnels de santé et aux non professionnels de santé. La conséquence est que cela accroît le risque de confusion des personnes qui consultent ces non professionnels, qui jouent sur un diplôme commun avec les professionnels de santé</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rejet des DU portant sur des pratiques en santé non éprouvées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces DU sont ouverts aux non professionnels de santé, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pratiques non éprouvées par la science. Or la médecine est fondée sur la science et les preuves, à défaut il n&rsquo;y a pas de reconnaissance scientifique, et donc de reconnaissance de matière médicale. Pourtant, ces DU sont dispensés par les facultés de médecine et de pharmacie, ce qui est une aberration, et à la source des problèmes puisque nous avons comme résultat des médecins autorisés à pratiquer une spécialité non éprouvée, comme l&rsquo;homéopathie (et des non professionnels de santé qui peuvent se targuer d&rsquo;avoir la même spécialisation qu&rsquo;un médecin, ce que l&rsquo;on a vu plus haut).   Le Code de la santé publique est clair à ce sujet.<br><br>Depuis l&rsquo;an dernier, on parle de « pratiques non conventionnelles en santé » (PNCS) à l&rsquo;initiative de l&rsquo;ancienne ministre déléguée à la santé Agnès Firmin-LeBodo, très investi pour légaliser nombre de ces pratiques et <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">soutenant depuis 2020 un lobby  de pseudosciences appelé « Agence des MCA »</a> (« Médecines complémentaires et alternatives ») pour en faire une agence gouvernementale. Son initiative semble heureusement avoir périclité avec son départ du ministère de la santé suite au scandale des <a href="https://citizen4science.org/la-ministre-de-la-sante-fraichement-nommee-agnes-firmin-le-bodo-rattrapee-par-laffaire-de-la-fraude-massive-des-laboratoires-urgo/">pharmaciens soudoyés par le laboratoire URGO</a> dont elle faisait partie lors de son exercice officinal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des DU susceptibles de « compromettre l&rsquo;intégrité et la crédibilité des professionnels de santé »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"> « L<em>a sage femme doit aligner sa pratique sur les données acquises de la science</em>« , martèle l&rsquo;ONSF, s&rsquo;appuyant sur le code de déontologie des sages femmes décrit aux articles R4127-314 et 325 du Code de la santé publique. Il ne mâche pas ses mots, l&rsquo;intégralité et la crédibilité sont en jeu des professions concernées sont en jeu, et on peut bien évidemment décliner cela pour tous les professionnels de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise à jour des titres de formation autorisés pour les sages femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément aux articles R.4127-339 et R.4127-340 du Code de la santé publique, les sages femmes peuvent faire figurer sur leur plaque, leurs feuilles d’ordonnance et leurs autres documents professionnels, les annuaires à usage du public ainsi que son site internet professionnel, ses titres, diplômes et fonctions reconnus par le Conseil national de l’Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois domaines de pratiques en santé non éprouvées et/ou ouvertes à des non professionnels de santé ont été retirés de la liste des diplômes et titres autorisés pour mention.  Il s’agit de l’homéopathie, de la phytothérapie et de la sophrologie.<br>En conséquence, la <a href="https://www.ordre-sages-femmes.fr/wp-content/uploads/2024/04/Mise-a-jour-avril-2024.pdf">liste à jour</a> datée d&rsquo;avril 2024 comprend désormais les diplômes complémentaires dans les domaines suivants :</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Acupuncture obstétricale</li>



<li>Addictologie</li>



<li>Contraception et gynécologie</li>



<li>Éthique et déontologie</li>



<li>Échographie obstétricale</li>



<li>Hypnose médicale</li>



<li>Lactation et allaitement</li>



<li>Lutte contre les violences faites aux femmes</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Mécanique et technique obstétricale</li>



<li>Médecine fœtale</li>



<li>Nutrition </li>



<li>Périnatalité</li>



<li>PMA</li>



<li>Prise en charge des nouveau-nés</li>



<li>Psycho-périnatalité</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Rééducation périnéale</li>



<li>Sexologie</li>



<li>Suivi des grossesses à risque</li>



<li>Tabacologie et aide au sevrage tabagique</li>
</ul>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les sages femmes ne peuvent désormais plus mentionner les diplômes non énumérés dans la liste dans leur exercice professionnel, à l’exception de celles qui en faisaient état sur leurs documents professionnels avant la décision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Ordre des médecins dans l&rsquo;immobilisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;inaction de l&rsquo;Ordre des médecins est un problème grave, dans la mesure où il valide et autorise une grande partie des nombreux diplômes incriminés. Et il ne s&rsquo;agit pas que des trois diplômes retirés par l&rsquo;Ordre des sages femmes qui n&rsquo;était pas exhaustive quant aux pratiques de santé non éprouvées. L&rsquo;Ordre permet donc de faire prospérer des spécialités non conforme aux principes de la médecine et au Code de déontologie de la profession, ce qui est un comble, permet à des non professionnels de santé de les obtenir, leur permettant aussi de prospérer sur des titres et compétences trompeuses.<br>À titre d&rsquo;exemple, le DIU de thérapeutique homéopathique, s&rsquo;est renforcé cette année, ajoutant la faculté de Strasbourg ( bien gangrénée par l&rsquo;enseignement des pseudosciences) à celle de Reins et de Marseille pour cet enseignement pseudoscientifique ouvert très largement aux non professionnels de santé. Une aberration. On ne peut que remercier la décision de l&rsquo;ONSF, qui devrait être un modèle à suivre pour le CNOM (Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins). C&rsquo;est sans compter sa propension à protéger les adhérents et lobbys internes comme celui des médecins homéopathes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse Milleray pour Science infuse</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mise à jour : 8/6/2024 : modification et mise à jour du paragraphe énumérant les domaines de diplômes autorisés pour mention</em></p>



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<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
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		<title>Système de santé : les enseignements de la comparaison de l&#8217;Allemagne, berceau de l&#8217;assurance maladie, et de la France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 15:18:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[La France s&#8217;est inspirée du système allemand instauré à la fin du 19e siècle pour créer la Sécurité sociale. Quel]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La France s&rsquo;est inspirée du système allemand instauré à la fin du 19e siècle pour créer la Sécurité sociale. Quel est le bilan du suivi du modèle allemand par rapport à la situation de notre pays ? Un rapport de l&rsquo;IRDES est riche d&rsquo;enseignements alors que la Haute autorité de santé (HAS) appelle chez nous à un « puissant changement de logiciel »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le chancelier Bismark en Allemagne qui a créé le modèle de sécurité sociale. L&rsquo;IRDES, Institut de recherche et documentation en économie de la santé, en collaboration avec notamment la Drees, le ministère de la Santé, la Cnam (Caisse nationale de l&rsquo;Assurance maladie) et l&rsquo;OCDE,  a publié en mars un rapport (signé par Sarah Minery et Zeynep Or) comparant les dépenses de santé des deux pays.</p><div id="citiz-1589319590" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude comparative aborde trois domaines de comparaison France/Allemagne des systèmes de santé : leur gouvernance, l&rsquo;offre de soins et les dépenses en ville (rémunération médecins libéraux et leur typologie) , offre de soins et dépenses à l&rsquo;hôpital (capacités hospitalières, effectifs soignants,&#8230;). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Structure du financement des dépenses courantes de santé et reste à charge des ménages (2021)</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="577" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-14613" style="width:699px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32.png 828w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32-300x209.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32-768x535.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32-392x272.png 392w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32-130x90.png 130w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-32-600x417.png 600w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source : rapport Irdes mars 2024 &#8211; source données : OCDE, DRESS, Eurostat, SHA</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Similitudes France-Allemagne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si notre système de santé est inspiré du modèle allemand, nos voisins d&rsquo;outre-Rhin sont aussi au premier rang des dépenses de santé en Europe avec 489 milliards d&rsquo;euros, soit 12,7 % du PIB, contre 12,1 % pour la France (données 2022).<br>La première similitude entre les deux pays, c&rsquo;est le principe du financement des dépenses de santé : elles sont majoritairement prises en charge par l&rsquo;État, avec en complément un système d&rsquo;assurance santé privé. Quantitativement, dans les deux pays la prise en charge privée minoritaire est de l&rsquo;ordre de 6 % seulement. En effet le financement est assuré par les assurances publiques, à plus de 74 % en France, contre un peu plus de 68 % en Allemagne. Il en résulte dans les deux pays le plus faible niveau en Europe de contribution des ménages à leurs propres frais de santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Installation des médecins régulée en Allemagne depuis 1993</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les différences, outre une décentralisation de la gouvernance dans les régions (« Länder ») en Allemagne, sans surprise, l&rsquo;installation des médecins est régulée au même titre que les autres professionnels de santé. En effet, la France fait figure d&rsquo;exception ici avant son puissant corporatisme médical très introduit au Parlement qui lutte sans relâche via des syndicats qui bataillent farouchement et sans état d&rsquo;âme pour la maintien de ses privilèges. Et ce, malgré les cruelles inégalités d&rsquo;accès aux soins et les déserts médicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans les Länder allemands, des quotas sont définis, qui déterminent le nombre de médecins nécessaires par spécialité pour chaque zone géographique définie, en lien avec la densité de la population, sa structure d&rsquo;âge, et le degré de morbidité. C&rsquo;est la planification des besoins (<em>Bedarfsplannung </em>en allemand) qui est motrice, afin de garantir dans chaque zone géographique (dont le périmètre varie selon les spécialités et localisations) égal aux soins médicaux, qu&rsquo;ils s&rsquo;agissent de généralistes ou de spécialistes. Toute surdotation en médecins dans une zone gèle l&rsquo;installation de nouveaux médecins dans ladite zone. Le critère essentiel est le ratio de médecins par habitant. Le cadre de la planification est défini de façon homogène au niveau fédéral par le G-BA (Comité mixte fédéral), qui va orienter la planification opérationnelle mise en œuvre par les associations de médecins en accord avec les caisses d&rsquo;assurance maladie. Elles ont une certaine marge de latitude pour tenir compte des particularités locales et fédérales en matière de soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En médecine de ville, un système de licence d&rsquo;exercice délivrée par spécialité permet également de réguler l&rsquo;activité des médecins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat de cette régulation d&rsquo;installation des médecins est très bonne. Selon un rapport du G-BA de 2018, 99,8 % de la population pouvant atteindre un médecin généraliste en moins de dix minutes en voiture et 99 % de la population peut atteindre la plupart des médecins spécialistes en moins de 30 minutes de trajet. Le délai de consultation après la prise de rendez-vous dépasse rarement quelques jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accès plus important aux soignants non médecins en Allemagne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;y a là aucune surprise non plus, et toujours pour les mêmes raisons : le corporatisme médical français dans sa lutte pour ses privilèges de rester à tout prix un  passage préalable obligé pour les patients. Le gouvernement a commencé à agir pour ouvrir le primo-accès  aux soins et à la prescription médicale à d&rsquo;autres professionnels de santé (pharmaciens) ou aux paramédicaux (infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes,&#8230;), ce qui suscite levée de bouclier des médecins attaqués dans leur monopole. En Allemagne, les modes d&rsquo;exercice de la médecine sont différents, et permettent d&rsquo;éviter que les médecins soient un goulot d&rsquo;étranglement qui asphyxie l&rsquo;accès aux soins : le recours aux professionnels soignants non médicaux est facilité et par conséquent beaucoup plus important qu&rsquo;en France.<br>À l&rsquo;hôpital, l&rsquo;Allemagne n&rsquo;est pas en manque de lits, qui est en capacité excédentaire, alors qu&rsquo;on en manque en France où beaucoup ont été fermés dans les décennies passées. Mais des lits sans soignants ne servent pas à grand chose, et dans les deux pays, on manque de soignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Répartition des médecins conventionnés entre les différentes formes de cabinet médical, par spécialité, en Allemagne (2021)</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-35.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="558" height="634" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-35.png" alt="" class="wp-image-14616" style="width:535px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-35.png 558w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-35-264x300.png 264w" sizes="auto, (max-width: 558px) 100vw, 558px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source : rapport Irdes mars 2024 &#8211; source données : KBV</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Allemagne on le sait, a plus l&rsquo;esprit de groupe que les Français plus individualistes. En médecine, la proportion de cabinets d&rsquo;exercice en groupe est significative par rapport à l&rsquo;exercice individuel et on notera particulièrement l&rsquo;existence de nombreux centres de soins pluridisciplinaires, les MVZ, qui permettent la dispensation de soins médicaux et paramédicaux regroupés autour des patients. On essaie en France de faire de même, mais uniquement sur une base volontaire et la HAS a rappelé récemment le succès de telles initiatives sans compromission de la qualité des soins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tarifs plus régulés en Allemagne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De même, s&rsquo;agissant principalement d&rsquo;argent public. aussi bien en ce qui concerne le paiement des études des médecins que leur rémunération tout au long de leur carrière, l&rsquo;Allemagne régule plus les tarifs des praticiens spécialisés qu&rsquo;en France. Rappelons que chez nous existe le secteur 2, qui permet aux médecins de pratiquer des honoraires libres. Il est fortement remis en cause et des associations de consommateurs comme UFC-Que Choisir prône sa disparition (tout comme la régulation de l&rsquo;installation), ou a minima la fermeture de tout nouvelle inscription au secteur 2. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Secrétariat médical rare en Allemagne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la plupart des médecins généralistes, soit 84 %, on un secrétariat médical, contre 5 % en Allemagne (en 2022). S</p>



<h2 class="wp-block-heading">Front commun : Introduire des objectifs de qualité dans la rémunération</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En France comme en Allemagne, on souhaite faire évoluer la rémunération des professions de santé essentiellement basés sur le paiement à l&rsquo;acte. Cela favorise la quantité au détriment de la qualité, car la rémunération est proportionnelle au nombre de consultations. L&rsquo;Allemagne a de l&rsquo;avance sur la France, là aussi, car le contrôle de qualité y est développé et rigoureux, avec des sanctions à la clé (réduction d&rsquo;honoraires, voire limitation ou interdiction d&rsquo;exercice) en cas de problèmes de qualité des soins ambulatoires. Ce sont les associations de médecins elles-mêmes qui jouent les contrôleurs. Pour certaines prestations médicales, il faut une autorisation qualité, liée aux preuves de qualification suffisante, à la disposition de matériel adéquat et de qualité, ou encore de patientèle suffisante. Les caisses d&rsquo;assurance maladie font de nombreux contrôles et vérifient la satisfaction des exigences de qualité. Mais ce n&rsquo;est pas tout : les cabinets médicaux doivent mettre en place des systèmes de gestion de qualité (avec des procédures écrites), dont la nature et le respect sont contrôlés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Déserts médicaux : une proposition de loi adoptée par le Sénat pour faciliter l&#8217;accès aux pharmacies en milieu rural</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 13:28:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Haute autorité de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[On associe principalement les déserts médicaux aux médecins, or 25 pharmacies ferment chaque mois en France. Les zones à faible]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">On associe principalement les déserts médicaux aux médecins, or 25 pharmacies ferment chaque mois en France. Les zones à faible densité démographique sont les plus touchées, le projet de loi de la sénatrice Maryse Carrère est passé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance est générale, puisque 4 000 officines de pharmacie ont disparu entre 2007 et 2023, passant sous la barre des 20 000 officines.  La dynamique est celle d&rsquo;une accélération  avec 236 fermetures de pharmacies rien qu&rsquo;en 2023. Le problème est surtout marqué dans les campagnes et petites communes, contrastant avec les grandes villes surdotées. La conséquence n&rsquo;est pas anodine pour la population affectée estimée à près de 5 %, contraintes de faire parfois des dizaines de kilomètres pour aller chercher des médicaments. Selon le rapport de Guylène Pantel, sénatrice RDSE de la Lozère, c&rsquo;est surtout le nord-ouest de la France qui est le plus touché par le manque de pharmacie, y compris l&rsquo;Ile de France.</p><div id="citiz-3243677473" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Professionnel de proximité, primo-accès aux soins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pharmacien est un maillon essentiel de la chaîne de soins, en tant que professionnel de proximité établi dans son officine directement ouverte au public. La politique de réforme du système de soins vise notamment à abolir le goulot d&rsquo;étrangement que représentent les médecins. Il a été maintenu trop longtemps par la force d&rsquo;un corporatisme médical puissant, lobby très actif au niveau du parlement qui défend envers et contre tout des privilèges de plus en plus décalés avec les besoins de santé publique, Dans le cadre de cette réforme, les pharmaciens d&rsquo;officine se voient transférés nombre d&rsquo;actes médicaux qui vont du dépistage au diagnostic en passant par la vaccination et le suivi médical de pathologies chroniques, ainsi que de la prescription de médicaments à titre initial (exemple, antibiotiques pour certaines infections) ou en renouvellement d&rsquo;ordonnances. Son champ d&rsquo;action médical ne va faire qu&rsquo;augmenter dans le futur.<br>Ainsi, le médecin va perdre son monopole d&rsquo;actes médicaux, mais en restera le coordinateur. Gageons que pharmaciens perdront aussi le monopole de la dispensation de certains médicaments, notamment ceux vendus sans ordonnance. C&rsquo;est la tendance en Europe et dans le monde, la France très en retard ne devrait pas y échapper. La seule gagnante sera la santé publique et les citoyens en tant que patients. La Haute autorité de santé a d&rsquo;ailleurs appelé à accélérer un « puissant changement de logiciel » dans ce sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exigences de proximité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi adopté par le Sénat est un article unique qui met en avant l&rsquo;article L1411-11 du Code de la santé publique prévoyant <span data-darkreader-inline-color="" data-darkreader-inline-bgcolor="" style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: &quot;Open Sans&quot;, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, &quot;Noto Sans&quot;, &quot;Liberation Sans&quot;, Arial, sans-serif, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; font-size: 14px; text-align: justify; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255); --darkreader-inline-color: #bdb7af; --darkreader-inline-bgcolor: #181a1b;">« &#8230; </span><em style="box-sizing: border-box; color: rgb(55, 65, 81); font-family: &quot;Open Sans&quot;, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, &quot;Noto Sans&quot;, &quot;Liberation Sans&quot;, Arial, sans-serif, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; font-size: 14px; text-align: justify; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255); --darkreader-inline-color: #bdb7af; --darkreader-inline-bgcolor: #181a1b;" data-darkreader-inline-color="" data-darkreader-inline-bgcolor="">La dispensation et l&rsquo;administration des médicaments, produits et dispositifs médicaux, ainsi que le conseil pharmaceutique&#8230;</em><span data-darkreader-inline-color="" data-darkreader-inline-bgcolor="" style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: &quot;Open Sans&quot;, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, &quot;Noto Sans&quot;, &quot;Liberation Sans&quot;, Arial, sans-serif, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; font-size: 14px; text-align: justify; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255); --darkreader-inline-color: #bdb7af; --darkreader-inline-bgcolor: #181a1b;"> » que «</span><span data-darkreader-inline-color="" data-darkreader-inline-bgcolor="" style="box-sizing: border-box; font-weight: bolder; color: rgb(55, 65, 81); font-family: &quot;Open Sans&quot;, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, &quot;Noto Sans&quot;, &quot;Liberation Sans&quot;, Arial, sans-serif, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; font-size: 14px; text-align: justify; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255); --darkreader-inline-color: #bdb7af; --darkreader-inline-bgcolor: #181a1b;"> </span><em style="box-sizing: border-box; color: rgb(55, 65, 81); font-family: &quot;Open Sans&quot;, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, &quot;Noto Sans&quot;, &quot;Liberation Sans&quot;, Arial, sans-serif, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; font-size: 14px; text-align: justify; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255); --darkreader-inline-color: #bdb7af; --darkreader-inline-bgcolor: #181a1b;" data-darkreader-inline-color="" data-darkreader-inline-bgcolor="">L&rsquo;accès aux soins de premier recours ainsi que la prise en charge continue des malades sont définis dans <span style="box-sizing: border-box; font-weight: bolder;">le respect des exigences de proximité</span>, qui s&rsquo;apprécie en termes de distance et de temps de parcours, de qualité et de sécurité&#8230; </em><span data-darkreader-inline-color="" data-darkreader-inline-bgcolor="" style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: &quot;Open Sans&quot;, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, &quot;Helvetica Neue&quot;, &quot;Noto Sans&quot;, &quot;Liberation Sans&quot;, Arial, sans-serif, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; font-size: 14px; text-align: justify; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255); --darkreader-inline-color: #bdb7af; --darkreader-inline-bgcolor: #181a1b;">».</span>  Il tient compte également de l&rsquo;importance de l&rsquo;officine dans l&rsquo;attractivité des petites communes en tant que créatrice de lien social et de vie économique.<br>D&rsquo;autre part l&rsquo;ordonnance n° 2018-3 du 3 janvier 2018, relative à l&rsquo;adaptation des conditions de création, transfert, regroupement et cession des officines de pharmacie permet aux communes de moins de 2 500 habitants d&rsquo;être regroupées avec des communes contiguës, permettant ainsi l&rsquo;ouverture d&rsquo;une officine à leur profit. Car comme chacun sait il existe un numerus clausus, requis minimum de population desservie pour autoriser l&rsquo;installation d&rsquo;une pharmacie. Le problème est que l&rsquo;article L. 5125-6-1 du code de la santé publique stipule que  le nombre total d&rsquo;habitants des communes regroupées dépasse 2 500 habitants et que l&rsquo;une des communes ait au moins 2 000 habitants. Mais avec près de 30 000 communes de moins de 2 000 habitants, en France, la disposition est considérée comme ne prenant pas en compte la réalité du terrain en milieu rural particulièrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Loi d&rsquo;assouplissement de l&rsquo;installation officinale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte adopté par le Sénat vise à faire appliquer les dispositions ci-dessus, ce qui n&rsquo;est pas le cas, notamment en l&rsquo;absence de décret d&rsquo;application. Ce projet de loi vise en fait à contraindre le gouvernement à faire appliquer au 1er octobre 2024, décret paru ou non,  ces dispositions pour les territoires dits « fragiles » &#8211; à ce jour non identifiées nommément &#8211;  leur faisant bénéficier de facilités d&rsquo;installation des officines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre délégué chargé de la santé Frédéric Valletoux n&rsquo;en est pas satisfait, déclarant : « Votre amendement étend le dispositif sur les territoires fragiles à tout le territoire ». En tout état de cause, le texte  a été transmis à l&rsquo;Assemblée Nationale le 12 avril pour la poursuite éventuelle de son parcours législatif, sachant qu&rsquo;il divise avec des oppositions de la majorité et d&rsquo;une partie de la droite, la gauche étant globalement favorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : Martino Pietropoli</em></p>



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