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	<title>États-Unis Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>États-Unis Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Artermis II : Un petit tour de lune et puis s&#8217;en va</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aérospatial]]></category>
		<category><![CDATA[Astronautes]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mission Artemis]]></category>
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					<description><![CDATA[La mission Artemis II de la NASA a été lancée avec succès le 1er avril 2026 avec quatre astronautes à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>La mission Artemis II de la NASA a été lancée avec succès le 1er avril 2026 avec quatre astronautes à bord. C&rsquo;est le premier vol habité d&rsquo;humains depuis Apollo 17 en 1972. Le vaisseau, sur le retour, devrait amerrir dans le Pacifique autour du 10 avril.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Un vol de test technique ambitieux en cours</h2>



<p>Après un décollage parfait à bord du SLS (Space Launch System), la nouvelle fusée super-lourde de la NASA conçue spécifiquement  pour la mission Artemis,  la capsule Orion a réalisé l’injection translunaire, plusieurs corrections de trajectoire et un survol lunaire à environ 6 500 km de la surface de la Lune. Si on a toujours pa remarché sur la Lune, l’équipage a toute fois battu le record de distance de l’humanité loin de la Terre.</p><div id="citiz-1682679595" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les objectifs principaux sont de valider le bouclier thermique d’Orion lors de la rentrée à très haute vitesse, tester les systèmes de support de vie sur une durée de dix jours, évaluer l’exposition au rayonnement cosmique et vérifier les communications en <em>blackout</em> derrière la Lune.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi Artemis II ne se pose pas sur la Lune ? Le paradoxe expliqué</h2>



<p>C’est une espèce de grand paradoxe qui interpelle le public : comment, plus de 50 ans après Apollo 11, la NASA envoie-t-elle des astronautes autour de la Lune sans s’y poser ? Les missions actuelles sont-elles dès lors véritablement une avancée scientifique ?</p>



<p>La réponse est à chercher dans la différence de philosophie de la série de mission en cours. Dans les années 1960, la course contre l’URSS imposait une prise de risque extrême. Aujourd’hui, la NASA adopte une approche beaucoup plus prudente et progressive. Artemis II est un vol de qualification avec équipage : elle teste tous les systèmes critiques (propulsion, navigation, survie, rentrée atmosphérique) en environnement cislunaire réel, sans prendre le risque supplémentaire et très complexe d’un alunissage et surtout d’un décollage depuis la surface lunaire. </p>



<p>Ce n’est qu’une fois cette étape multifactorielle validée qu’Artemis III tentera le premier alunissage avec le lander Starship. Cette approche est plus lente, moins spectaculaire sans doute, mais bien plus sûre, visant à éviter une catastrophe qui pourrait stopper le programme pendant des années.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle clé du module de service européen</h2>



<p>Si le programme Artemis est américain, pensé et mis en œuvre par la NASA, le « moteur » de la mission est le <em>European Service Module</em> (ESM-2) fourni par l’ESA. Il assure la propulsion principale, la génération d’électricité, le contrôle thermique et la gestion des ressources vitales. Bref, il est essentiel. Sans ce module européen, Orion ne pourrait tout simplement  pas réaliser ce voyage. Ses performances actuelles sont excellentes et confirment la solidité de la contribution industrielle européenne. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conccurence USA-Chine et enjeux scientifiques</h2>



<p>Artemis II s’inscrit dans une course spatiale renouvelée face à la Chine, qui prépare ses propres missions lunaires habitées. Scientifiquement, cette mission fournit des données précieuses sur le rayonnement en environnement cislunaire et sur les performances des systèmes pour les futures missions de longue durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prochaines étapes</h2>



<p>Après le succès d’Artemis II, la NASA prévoit Artemis III en 2027 (un vol de répétition en orbite terrestre avec les futurs atterrisseurs), puis Artemis IV en 2028, qui devrait marquer le premier retour des humains sur la surface de la Lune depuis Apollo 17 en 1972.</p>



<p>L’objectif est ensuite d’installer une présence durable avec la station Gateway en orbite lunaire et plusieurs missions par an à partir de 2028-2029, en vue de préparer à terme l’exploration de Mars. Un calendrier ambitieux, mais réaliste seulement si tous les tests actuels se déroulent parfaitement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="909" height="463" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png" alt="" class="wp-image-17906" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png 909w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8-300x153.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8-768x391.png 768w" sizes="(max-width: 909px) 100vw, 909px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>La capsule Orion dans l&rsquo;espace (caméra montée sur la capsule) &#8211; 1er avril 2027</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png"><img decoding="async" width="910" height="446" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png" alt="" class="wp-image-17908" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png 910w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10-300x147.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10-768x376.png 768w" sizes="(max-width: 910px) 100vw, 910px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Jour 5 de la mission Artemis II -vue de la lune de l&rsquo;intérieur de la capsule Orien</em></figcaption></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png"><img decoding="async" width="573" height="387" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png" alt="" class="wp-image-17905" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png 573w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7-300x203.png 300w" sizes="(max-width: 573px) 100vw, 573px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Croissant de Terre vu de la capsule Orion derrrière la Lune &#8211; Avril 2026</em></figcaption></figure>



<p><em>Photos : Crédit NASA &#8211; en-tête : l&rsquo;astronaute Christina Koch dans la capsule Orion &#8211; Avril 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Affaire Epstein : transparence massive ou diversion politique ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/affaire-epstein-transparence-massive-ou-diversion-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 21:25:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[La déclassification massive des Epstein Files fin janvier 2026 et les perquisitions chez Jack Lang le 16 février exposent des]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>La déclassification massive des <em>Epstein Files</em> fin janvier 2026 et les perquisitions chez Jack Lang le 16 février exposent des réseaux d’influence persistants et des liens financiers troublants. Cette transparence néanmoins chaotique ravive les soupçons d’impunité élitiste et les failles du système.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Début mai 2023, nous soulignions déjà l’<a href="https://citizen4science.org/jeffrey-epstein-son-agenda-personnel-revele-des-relations-daffaires-et-personnelles-avec-6-personnalites-apres-2006/">agenda d’Epstein</a> et ses relations persistantes avec des personnalités après sa condamnation de 2008. Deux ans et demi plus tard, la mise en ligne de milliers de pages supplémentaires confirme l’ampleur du scandale sans révéler de preuves pénales décisives contre la plupart des noms cités. Que est l&rsquo;impact de cette divulgation massive ?</p><div id="citiz-1758063237" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Les faits établis et les nouveaux apports</h2>



<p>Jeffrey Epstein, financier multimillionnaire condamné en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure, s’est suicidé en prison en 2019. Le 30 janvier 2026, le Département de la Justice (DOJ) a publié plus de trois millions de pages supplémentaires (total environ 3,5 millions depuis fin 2025), incluant plus de 2 000 vidéos et 180 000 images, en application de l’Epstein Files Transparency Act signé par Donald Trump le 19 novembre 2025.</p>



<p><a href="https://www.justice.gov/epstein/doj-disclosures">Ces documents</a>, issus d’enquêtes fédérales  et de procédures civiles, mentionnent des figures comme Donald Trump (cité à de multiples reprises, souvent dans des contextes relationnels anciens), Bill Clinton, Bill Gates, Elon Musk ou encore des échanges impliquant Ghislaine Maxwell avec le cercle Clinton (conseils pour le lancement du Clinton Global Initiative et financement de un million de dollars). </p>



<p>Aucune nouvelle accusation pénale majeure n’est établie contre ces personnalités. Le DOJ a insisté sur des redactions limitées à la protection des victimes, mais des erreurs ont permis la diffusion non floutée de noms ou d’images de survivantes, provoquant des retraits massifs début février et l’indignation des avocats des victimes.</p>



<p>En France, l’attention se focalise sur Jack Lang, ancien ministre de la Culture, cité plus de 670 fois. Des échanges (2012-2019) montrent des demandes de fonds ou faveurs ; sa fille Caroline était impliquée dans une société offshore liée à Epstein. Jack Lang a déclaré « assumer pleinement » ses liens passés tout en affirmant ignorer les crimes. Le 7 février 2026, il a présenté sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, acceptée par le Quai d’Orsay, après des pressions gouvernementales et l’ouverture, le 6 février, d’une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF) pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » le visant ainsi que sa fille Caroline. Le 16 février, des perquisitions ont été menées à l’IMA et au domicile de Jack Lang, dans le cadre de cette enquête confiée à l’Office national anti-fraude (ONAF). Aucune charge formelle n’est retenue à ce stade, mais les investigations portent sur les aspects financiers révélés par les documents Epstein.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Réactions polarisées</h2>



<p>Sur X (ex Twitter), les débats se cristallisent en camps tranchés. À droite et chez les soutiens de Trump, beaucoup y voient une diversion pour détourner l’attention de la Maison-Blanche, comme l’analyse Nicole Bacharan dans Public Sénat : « L’objectif est de noyer le public sous une masse de documents pour détourner les yeux de la Maison-Blanche ».</p>



<p>Les plus radicaux évoquent des complots impliquant élites financières ou ingérences étrangères.</p>



<p>À gauche et chez les militants progressistes, l’accent est mis sur une compromission transpartisane des puissants. </p>



<p>La journaliste Natacha Polony a réagi le 4 février 2026 : « C’est un élément important du dossier Epstein, qui mérite beaucoup mieux que le déni actuel sur le mode “ça n’intéresse que les complotistes” ». Cette intervention souligne la fracture entre appel à une enquête rigoureuse et rejet systématique au nom du complotisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accueil international : un contraste saisissant avec le microcosme français</h2>



<p>Aux États-Unis, la publication suscite une polarisation intense, avec des références abondantes à Trump et des accusations croisées entre camps politiques. Le DOJ a admis des erreurs de rédaction (noms de victimes exposés) et autorise, depuis le 9 février 2026, les membres du Congrès à consulter les versions non caviardées des fichiers déjà publics (sur site à Washington, sans copies électroniques). Mi-février, le DOJ a confirmé que les 3,5 millions de pages publiées représentent l’ensemble des déclassifications obligatoires, avec une lettre au Congrès listant environ 300 personnalités nommées (dont de nombreuses figures sans lien direct avec les crimes), sans ouvrir de nouvelles poursuites pénales majeures.Au Royaume-Uni, l’attention se porte sur le prince Andrew (sous surveillance renouvelée et pressions pour témoigner au Congrès US) et Peter Mandelson (démission de la Chambre des lords après révélations). En Europe continentale, les réactions restent contenues, avec des excuses isolées et peu de retentissement durable.</p>



<p>En France, comme précédemment souligné, l’affaire prend une dimension quasi-nationale dans le microcosme politique et intellectuel. La couverture médiatique intense se concentre presque exclusivement sur Jack Lang et sa fille, avec des débats passionnés sur l’impunité des élites culturelles et des appels à la démission amplifiés par l’exécutif. Cette particularité hexagonale contraste avec l’approche plus large et moins émotionnelle observée ailleurs, où l’affaire est traitée comme un scandale américain ou royal plutôt que comme une crise de souveraineté.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversion ou révélation authentique ?</h2>



<p>La stratégie de déclassification massive interroge. Contraint par la loi, le DOJ a publié des volumes considérables, diluant les éléments saillants au milieu des redondances et doublons. Les victimes survivantes restent au second plan face aux spéculations sur les puissants.Plutôt que de disqualifier systématiquement toute interrogation sur les réseaux d’influence et l’impunité des élites sous l’étiquette “complotisme”, il convient de rappeler que Jeffrey Epstein a maintenu des relations d’affaires et personnelles soutenues avec de nombreuses figures de premier plan pendant plus d’une décennie après sa condamnation de 2008 sans que cela n’entraîne de suites judiciaires proportionnées avant son arrestation de 2019.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une justice ou une nouvelle ère du cynisme ?</h2>



<p>Les perquisitions françaises du 16 février et la clôture américaine des releases soulignent que l’affaire, loin de s’éteindre, continue de produire des effets concrets sur les élites impliquées, sans pour autant révéler de complot global inédit. Si les consultations congressionnelles ou d’éventuels documents retenus (pornographie, abus physiques, décès) apportent des preuves concrètes, ils pourraient ébranler des carrières et raviver la défiance envers les élites. À l’inverse, l’absence de suites judiciaires majeures (au-delà des enquêtes en cours comme en France) renforcerait le sentiment d’impunité. L’affaire Epstein interroge la capacité des démocraties à protéger les plus vulnérables sans verser dans la surenchère conspirationniste ou la dilution informationnelle.</p>



<p>En définitive, cette transparence forcée révèle moins les crimes que les failles d’un système où le pouvoir semble souvent se protéger lui-même. Reste à savoir si elle servira enfin la vérité ou se réduira à un spectacle politique supplémentaire, amplifié par les fractures idéologiques persistantes.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : capture du site justice.gov</em></p>



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		<title>&#8216;Certaines n&#8217;avaient jamais vu la mer&#8217; au théâtre Essaïon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 09:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[Elles sont seulement deux sur la scène de l’Essaïon, Sandrine Briard et Béatrice Vincent, jupe longue et chemisier strict, pour]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Elles sont seulement deux sur la scène de l’Essaïon, Sandrine Briard et Béatrice Vincent, jupe longue et chemisier strict, pour nous conter une histoire aussi authentique qu’effrayante.</p><div id="citiz-123434359" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p>Entre 1908 et 1925, plusieurs centaines de femmes japonaises furent arrachées à leurs foyers, leurs amis, leurs coutumes, et expédiées par bateaux aux États-Unis afin d’épouser des compatriotes depuis longtemps installés au pays de l’oncle Sam et qui désiraient y fonder une famille.</p>



<p>Toutes, elles sont jeunes, très jeunes, beaucoup trop jeunes pour certaines, la plupart d’entre elles sont vierges et certaines, même, n’avaient jamais vu la mer.</p>



<p>Elles sont, pour la plupart, les puînées d’une aînée plus chanceuse, ou plus jolie, qui a été sollicitée pour devenir Geisha&nbsp;: ce qui, en soi, n’est qu’une forme larvée et élégante de prostitution mais qui rapporte énormément et permet de nourrir, en retour, la famille. Elles, non, elles ne seront même pas geishas, et les parents les ont vendues pour un bon prix dans le but, présenté comme parfaitement enviable, d’épouser des immigrés japonais dont elles ne connaissent que la photo et deux ou trois lettres par lesquelles on leur promet un avenir radieux.</p>



<p>Et ces femmes-là, parties, avec des étoiles dans les yeux, au pays mythique où les maisons sont toutes immenses, les hommes tous très velus et les femmes toutes très libres, vont connaître non pas «&nbsp;le rêve&nbsp;» mais, bel et bien, «&nbsp;le cauchemar américain&nbsp;». Les maris promis ont vieilli par rapport à leurs photos, ils sont employés, ouvriers, manœuvres ou fermiers, et, des maisons, elles ne connaîtront, au mieux, que les granges. Elles vont devoir servir, travailler sans relâche, s’offrir à des époux grossiers et enfanter à n’en plus finir.</p>



<p>Dans le pays où elles débarquent, l’esclavage a été aboli depuis le 31 janvier 1865&nbsp;: mais comment se nomment donc les conditions de misère dans lesquelles elles vont se retrouver, moquées par les blancs et maltraitées par les maris&nbsp;?</p>



<p>Et le pire est encore à venir pour elles lorsque, le 7 décembre 1941, l’armée de leur pays d’origine détruira la flotte de leur pays d’accueil, et qu’elles devront, elles, subir les conséquences de la guerre.</p>



<p>Dans ce texte très fort de&nbsp; Julie Otsuka, défendu par&nbsp; Sandrine Briard et Béatrice Vincent, il est question d’un passé pas si passé que ça, d’un lointain qui n’est pas vraiment lointain. Et,&nbsp;en permanence, le texte revendique une première personne du pluriel, un «&nbsp;nous&nbsp;», qui traduit la solidarité, la sororité, et l’exemplarité. Car, ce qu’ont subi ces jeunes japonaises, il est clair que ce sont les conditions intrinsèques d’un patriarcat dominant auquel vient s’ajouter le racisme systémique&nbsp;: elles sont les victimes des hommes, des hommes blancs, d’une logique économique et sociale qui réduit les femmes à n’être qu’un corps, une force de travail, un asservissement en œuvre.</p>



<p>Aucune d’entre elles n’avait jamais vu l’Amérique, certaines n’avaient jamais vu la mer, et, au début du XXe siècle, elles ont découvert «&nbsp;L’amer&nbsp;».</p>



<p></p>



<p id="lightbox-spectacle-auteurs"><strong>De </strong>Julie OTSUKA</p>



<p id="lightbox-spectacle-acteurs"><strong>Avec&nbsp;</strong>Sandrine BRIARD, Béatrice VINCENT</p>



<p id="lightbox-spectacle-description">Adapté du roman de Julie Otsuka (prix Femina étranger 2012)</p>



<p class="has-small-font-size">Durée  1 h15</p>



<p class="has-small-font-size"><em>le mercredi à 21h</em> jusqu&rsquo;au 25 mars 2026</p>



<p class="has-small-font-size"><em>Essaïon</em> Théâtre  6, rue Pierre au Lard &#8211; 75004 Paris</p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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		<title>Pourquoi les œufs sont blancs aux États-Unis ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/pourquoi-les-oeufs-sont-blancs-aux-etats-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 09:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Aux États-Unis, les œufs blancs immaculés dominent les rayons. Cette blancheur n’est pas un hasard ni un coup de Javel]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Aux États-Unis, les œufs blancs immaculés dominent les rayons. Cette blancheur n’est pas un hasard ni un coup de Javel présidentiel, mais le fruit d’une combinaison gagnante entre génétique aviaire et réglementation industrielle.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">La couleur de la coquille : une affaire de race de poule</h2>



<p>La coquille d’un œuf est blanche par défaut. Chez certaines races, un pigment brun (protoporphyrine IX) est déposé en fin de formation dans l’oviducte, donnant la teinte beige ou brune classique. Les poules <em>White Leghorn</em>, petites, économes en nourriture et hyper-productives (souvent plus de 300 œufs par an), pondent exclusivement des œufs blancs. Aux États-Unis, elles représentent la très grande majorité des pondeuses industrielles. Leur rendement supérieur réduit les coûts de production de 5 à 10 % par rapport aux races brunes plus gourmandes. L’American Egg Board et les grands producteurs ont donc massivement misé sur cette race depuis les années 1950-1960. Pas de complot ni de blanchiment artificiel : juste une optimisation économique implacable. Et non, Donald Trump n’a jamais suggéré de plonger les œufs dans de la Javel pour les rendre « encore plus blancs et très propres » – même si, connaissant sa créativité en 2020 pour éliminer le Covid, on aurait pu craindre le pire.</p><div id="citiz-3762281101" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le lavage obligatoire comme secret du blanc comme neige</h2>



<p>Aux USA, la réglementation fédérale (USDA) impose un lavage systématique des œufs commerciaux à l’eau chaude savonneuse et désinfectante. Ce bain enlève fientes, bactéries (salmonelle en tête) et surtout la cuticule naturelle, cette fine couche cireuse qui protège la coquille poreuse. Sans cuticule, la surface devient plus lisse, plus uniforme et surtout plus blanche, car les micro-impuretés et variations naturelles disparaissent. Pour compenser cette perte de barrière protectrice, les œufs sont immédiatement réfrigérés – une obligation légale qui explique pourquoi on les trouve au rayon frais et non en rayon sec comme en Europe. Ce lavage industriel amplifie donc la blancheur déjà naturelle des œufs de Leghorn. Résultat : un aspect « neige fraîche » qui plaît aux consommateurs américains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perception culturelle et mythes tenaces</h2>



<p>Aux États-Unis, la préférence pour les œufs blancs reste très marquée, même si les mentalités évoluent lentement. Des enquêtes récentes de l’<em>American Egg Board</em> et des études de marché indépendantes (comme celles publiées par le Packaged Facts ou Nielsen) montrent que la majorité des consommateurs associent encore la coquille blanche à la propreté, à l’hygiène et à une apparence plus « premium » ou uniforme. Cette perception ancrée depuis le milieu du XXe siècle a longtemps favorisé les œufs blancs dans les grandes surfaces. Cependant, avec la montée des préoccupations pour le bien-être animal, l’agriculture biologique et le « local », les œufs bruns gagnent du terrain, surtout dans les circuits bio, fermiers ou sur les marchés locaux. Les consommateurs plus jeunes ou urbains (notamment sur les côtes Est et Ouest) tendent à privilégier les œufs bruns, souvent perçus comme plus « naturels », rustiques ou issus d’élevages moins intensifs même si, dans les faits, la couleur de la coquille n’a aucun lien avec la qualité nutritionnelle, le mode d’élevage ou la fraîcheur. Les œufs blancs sont toujours ultra-dominants dans les grandes chaînes (Walmart, Kroger, etc.), mais la part des bruns progresse doucement, portée par le bio et le plein air. <br>Le mythe du « blanchiment chimique » persiste dans certains cercles, mais il est infondé : la blancheur vient de la génétique et du lavage, pas d’un additif caché. En résumé, les goûts des Américains restent majoritairement tournés vers le blanc pour des raisons d’habitude et d’esthétique, mais la diversification s’accélère avec les nouvelles générations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et dans le reste du monde ?</h2>



<p>Partout ailleurs, la donne change radicalement. En Europe, au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou en Amérique latine, les œufs bruns dominent largement (souvent 80-95 % de la production). Les races les plus courantes – Rhode Island Red, Sussex, Marans, Lohmann Brown – pondent brun et sont plus rustiques, mieux adaptées aux élevages alternatifs ou plein air. Surtout, l’Union européenne interdit le lavage systématique des œufs : on préserve la cuticule protectrice et on mise sur la vaccination des poules contre la salmonelle. Résultat : les œufs restent souvent vendus à température ambiante, avec une coquille plus mate et colorée. En Asie (Chine, Japon, Inde), on trouve un mélange, mais les œufs blancs y sont minoritaires sauf dans certaines filières industrielles inspirées du modèle américain. En résumé, la suprématie du blanc est presque exclusivement américaine : elle repose sur une race ultra-productive  additionné du lavage obligatoire et de la préférence culturelle. Ailleurs, la nature (et la réglementation) privilégie le brun, perçu comme plus authentique et protecteur.<br></p>



<p>Deux mondes, deux œufs, une même omelette.</p>



<p>Vous ne vous y tromperez pas : voici deux œufs prêts à cuire ou à gober, et non des œufs durs prêts à croquer !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="851" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-851x1024.png" alt="" class="wp-image-17667" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-851x1024.png 851w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-249x300.png 249w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-768x925.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10.png 937w" sizes="auto, (max-width: 851px) 100vw, 851px" /></a></figure>



<p><em>Photos de l&rsquo;auteur &#8211; une cuisine à- Boston (USA)  2026- Copyright</em></p>



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<p><em><br></em></p>



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		<title>Mars : une découverte scientifique majeure du rover Perseverance dans le cratère Jezero</title>
		<link>https://citizen4science.org/mars-une-decouverte-scientifique-majeure-du-rover-perseverance-dans-le-cratere-jezero/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 20:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Astronautes]]></category>
		<category><![CDATA[Biologie]]></category>
		<category><![CDATA[Cosmologie]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[NASA]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rover Perseverance de la NASA a découvert des « taches de léopard » sur une roche dans le cratère Jezero, un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rover Perseverance de la NASA a découvert des « taches de léopard » sur une roche dans le cratère Jezero, un indice potentielle de vie microbienne ancienne sur Mars. L&rsquo;échantillon Sapphire Canyon pourrait bouleverser notre compréhension de l&rsquo;habitabilité passée de la planète rouge, bien que des études approfondies soient nécessaires pour confirmer son origine biologique</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une avancée majeure pour la connaissance de la planète rouge</strong></h3>



<p>En juillet 2024, le rover Perseverance de la NASA a marqué un tournant dans l’exploration martienne en découvrant une roche remarquable dans le cratère Jezero, un bassin de 45 kilomètres de large situé juste au nord de l’équateur martien. Lors de l’exploration de la formation « Bright Angel », le long des bords de Neretva Vallis, une ancienne vallée fluviale, le rover a identifié une roche rougeâtre en forme de pointe de flèche, baptisée « Cheyava Falls ». Mesurant 1 mètre par 0,6 mètre, cette roche portait des motifs distinctifs, décrits comme des « taches de léopard », qui pourraient être des indices de vie microbienne ancienne. L’échantillon prélevé, nommé « Sapphire Canyon », a fait l’objet d’une étude publiée en 2025 dans la revue Nature, suscitant un vif intérêt au sein de la communauté scientifique.<br>Cette découverte, qualifiée de <em>biosignature</em> potentielle, représente une étape cruciale dans la quête de la NASA pour élucider l’habitabilité passée de Mars. Sean Duffy, administrateur par intérim de la NASA, a déclaré : « Cette trouvaille est la plus proche que nous ayons jamais été de découvrir des traces de vie sur Mars. » Cependant, les scientifiques restent prudents, soulignant que des explications non biologiques doivent encore être envisagées pour ces observations.<br>Le cratère Jezero : un témoin du passé humide de Mars<br>Le choix du cratère Jezero comme site d’atterrissage de Perseverance résulte d’un processus de sélection rigoureux de cinq ans, impliquant des scientifiques du monde entier. Ce site est exceptionnel en raison de son histoire géologique : il y a plus de 3,5 milliards d’années, des rivières ont déversé de l’eau dans le cratère, formant un lac et déposant des minéraux argileux propices à la préservation de traces de vie microbienne. La formation « Bright Angel », où la roche Cheyava Falls a été trouvée, est composée de roches sédimentaires riches en argile et en limon, des matériaux connus sur Terre pour conserver des indices de vie passée.<br>L’exploration de Neretva Vallis, une vallée fluviale de 400 mètres de large creusée par l’eau, a fourni un contexte essentiel à cette découverte. Les roches de la région contiennent du carbone organique, du soufre, du fer oxydé (rouille) et du phosphore, des éléments qui auraient pu servir de source d’énergie pour des métabolismes microbiens il y a des milliards d’années.</p><div id="citiz-3595658091" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Les « taches de léopard » : une piste vers la vie ?</h3>



<p>Les instruments scientifiques de Perseverance, notamment PIXL (Planetary Instrument for X-ray Lithochemistry) et SHERLOC (Scanning Habitable Environments with Raman &amp; Luminescence for Organics &amp; Chemicals), ont permis d’analyser la roche Cheyava Falls. Ces outils ont révélé des taches colorées formant des « fronts de réaction », des zones où des interactions chimiques et physiques ont eu lieu. Les analyses ont identifié deux minéraux riches en fer : la vivianite (phosphate de fer hydraté) et la greigite (sulfure de fer). Sur Terre, la vivianite est couramment trouvée dans les sédiments ou autour de matière organique en décomposition, tandis que la greigite peut être produite par certaines formes de vie microbienne.<br>Ces minéraux, issus de réactions de transfert d’électrons entre les sédiments et la matière organique, pourraient être une empreinte de vie microbienne ayant utilisé ces réactions pour produire de l’énergie. Toutefois, ces minéraux peuvent aussi être formés sans intervention biologique, par exemple sous des conditions de haute température ou d’acidité. Les roches de Bright Angel ne montrent cependant aucun signe de telles conditions, et il reste incertain si les composés organiques présents auraient pu catalyser ces réactions à basse température. Comme l’a expliqué Joel Hurowitz, scientifique de la mission à l’Université Stony Brook et auteur principal de l’étude, « nous avons trouvé des signatures chimiques fascinantes, mais il a fallu analyser ce que ces données pouvaient réellement signifier ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une découverte inattendue dans des roches jeunes</h3>



<p>Ce qui rend cette découverte particulièrement surprenante est l’âge relativement récent des roches sédimentaires étudiées. Contrairement à l’hypothèse selon laquelle les indices de vie ancienne se limiteraient à des formations plus anciennes, cette trouvaille suggère que Mars pourrait avoir été habitable plus longtemps ou plus tard dans son histoire que prévu. Les roches plus anciennes pourraient également contenir des traces de vie, mais celles-ci seraient probablement plus difficiles à détecter en raison de l’érosion ou d’autres processus géologiques.<br>Katie Stack Morgan, scientifique du projet Perseverance au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, a souligné l’importance de la rigueur scientifique : « Les affirmations astrobiologiques, surtout celles concernant une vie extraterrestre passée, exigent des preuves extraordinaires. La publication de ces résultats dans une revue à comité de lecture garantit la validité et la robustesse de nos observations, tout en laissant ouverte la possibilité d’explications abiotiques. »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Vers un retour d’échantillons &#8230; et au-delà</h3>



<p><br>L’échantillon Sapphire Canyon fait partie des 27 carottes rocheuses collectées par Perseverance depuis son atterrissage en février 2021. Ces échantillons, destinés à être ramenés sur Terre par une future mission, pourraient fournir des données décisives pour confirmer ou infirmer l’origine biologique des biosignatures potentielles. Le rover transporte également une station météorologique et des échantillons de matériaux de combinaisons spatiales, essentiels pour préparer de futures missions humaines sur Mars.<br>Nicky Fox, administratrice associée de la direction des missions scientifiques à la NASA, a salué l’approche stratégique de la mission : « Cette découverte est le résultat d’une planification minutieuse et d’une exécution précise, permettant d’identifier une biosignature potentielle. En publiant ces données, nous les mettons à disposition de la communauté scientifique mondiale pour des analyses approfondies. »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Des traces du passé pou un pas vers l’avenir martien ?</h3>



<p><br>La découverte de Cheyava Falls et de l’échantillon Sapphire Canyon marque un jalon dans l’exploration de Mars, renforçant l’idée que la planète rouge pourrait avoir abrité la vie dans un passé lointain. Alors que la communauté scientifique utilise des outils comme l’échelle CoLD pour évaluer la fiabilité de ces indices, chaque nouvelle donnée nous rapproche de la réponse à la question fondamentale : sommes-nous seuls dans l’univers ? Cette avancée pave la voie à des études plus poussées, notamment avec le retour des échantillons sur Terre, et alimente les ambitions d’exploration future. Dans un clin d’œil aux visions audacieuses d’Elon Musk, qui rêve de terraformer Mars pour en faire un foyer pour l’humanité, les découvertes de Perseverance rappellent que comprendre le passé de la planète est une étape essentielle pour façonner son avenir.<br>Pour suivre l&rsquo;aventure de l&rsquo;exploration de Mars par la avec Perseverance, rendez-vous sur le <a href="https://science.nasa.gov/mission/mars-2020-perseverance">site dédié de la NASA</a>.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused<br></em></p>



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		<title>Black Mirror: &#8216;Hotel Reverie&#8217; réinvente l&#8217;éclat hollywoodien avec audace et émotion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 11:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cancel Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie cinématographique]]></category>
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		<category><![CDATA[Netflix]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[À la reprise de la saison 7 de Black Mirror, l’impression de réchauffé était tenace générant abandon au bout de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">À la reprise de la saison 7 de Black Mirror, l’impression de réchauffé était tenace générant abandon au bout de deux épisodes ; comme si la série, jadis si audacieuse, s’essoufflait à force de vouloir exploiter son aura culte jusqu’à la dernière goutte. Mais le temps d&rsquo;un séjour à <em>Hotel Reverie</em>, ce scepticisme est balayé d’un revers de main, nous propulsant dans un tourbillon narratif et visuel aussi inattendu qu’envoûtant.</h2>



<p></p>



<p>L&rsquo;épisode nous plonge d&#8217;emblée dans l’âge d’or hollywoodien en noir et blanc des années 40, dans un hôtel de luxe au Caire baigné d’un exotisme colonial. Y séjournent des représentants caricaturaux des élites blanches oisives et des mâles dominateurs. Cela permet également de replonger dans l’élégance intemporelle de <em>Casablanca</em> (1942) et la tension romantique de <em>Brief Encounter </em>de David Lean (1945). Exit Rachmaninov, place à la délicatesse de <em>Clair de Lune</em> de Debussy. Cette musique berce la rêverie mélancolique de Clara Ryce, incarnée par une Emma Corrin absolument magnétique, délaissée par un mari complotant sa disparition. Ce pastiche d’un classique totalement fictif des années 40, signé Charlie Brooker, rappelle aussi <em>La Rose pourpre du Caire</em> de Woody Allen (1985) pour son jeu méta sur le cinéma à base de personnages qui crèvent (au sens littéral du terme), ou encore l’élégance dramatique d’un Hercule Poirot dans <em>Mort sur le Nil</em> et la grandeur épique d’<em>Autant en emporte le vent</em> (1939). Mais <em>Hotel Reverie</em> va plus loin, leitmotiv dystopique de Black Mirror oblige, confrontant le glamour rétro aux problématiques du XXIe siècle via la technologie<em> Redream</em>, une plateforme qui recrée des films en insérant des acteurs contemporains dans des simulations immersives. En confiant le rôle masculin d’un médecin charmeur à Brandy Friday, une actrice black de renom jouée par Issa Rae, l’épisode défie les codes de genre et de l’époque avec une romance audacieuse, clin d&rsquo;œil provocateur face à la <em>cancel culture</em>. Cette inventivité narrative, alliée à une esthétique soignée, fait d&rsquo;<em>Hotel Reverie</em> un des épisodes les plus marquants de la série, résonnant immédiatement avec la thématique et la profondeur émotionnelle de l&rsquo;épisode <em>San Junipero</em> (2016, saison 4). Emma Corrin est le cœur battant de l’épisode. Elle se glisse avec une aisance sidérante dans la peau d’une starlette fragile et éthérée des années 40, capturant l’élégance rigide et le charme désarmant d’icônes hollywoodiennes d&rsquo;un autre temps. Son maquillage est une œuvre artistique en soi, et la gestuelle de l&rsquo;actrice parfaitement travaillée pour nous replonger dans l&rsquo;époque. Elle joue une figure tragique dont la carrière et la vie sont brisées par une industrie homophobe et sexiste, évoquant les destins maudits à la Marilyn Monroe. Dorothy Chambers, comme Marilyn, incarne une étoile dont le glamour public masque une douleur profonde. Via des flashbacks fictifs et des <em>screentests</em> en noir et blanc, l’épisode révèle que Dorothy s’est suicidée après une carrière étouffée par les conventions sociales. Lorsque Clara commence à se souvenir de fragments de la vie de Dorothy, notamment après que Brandy l’appelle par son vrai nom, provoquant un « bug » émotionnel, l’épisode atteint une profondeur déchirante et prend un tour inattendu. Le clou en est certainement le moment où Clara tente de sortir du cadre en franchissant l&rsquo;enceinte de la simulation et se retrouve dans un no man&rsquo;s land entièrement noir mais son cerveau assailli des informations ayant servi à la simulation, dont la fin tragique de Dorothy. Le morceau en fond sonore (compositeur Ariel Marx) sur cette scène, d&rsquo;ailleurs intitulé <em>The Void</em>, est un petit bijou musical symphonique qui colle parfaitement aux réminiscences de Clara. Très rapidement, <em>Hotel Reverie</em> nous a évoqué l&rsquo;épisode <em>San Junipero</em> par son exploration d’un amour transcendant les limites conventionnelles, technologiques et temporelles, mais la référence explicite, sous forme d’un <em>easter egg</em>, n’apparaît que dans la scène ultime. Il ne s&rsquo;agit certainement pas d&rsquo;un simple clin d’œil : il ancre <em>Hotel Reverie </em>dans l’héritage émotionnel de <em>San Junipero</em>, reliant les deux épisodes par leur méditation sur l’amour intemporel et les possibilités offertes par la technologie, tout en soulignant la fragilité de ces connexions face à la réalité. La comparaison entre les histoires d’amour féminines de <em>Hotel Reverie</em> et <em>San Junipero</em> est essentielle pour saisir l’impact émotionnel de l’épisode. Les deux récits partagent des ressemblances frappantes : dans chacun, une technologie avancée, le système de conscience téléchargée dans <em>San Junipero</em> qui équivaut à Redream dans <em>Hotel Reverie</em>, permet à deux femmes de s’aimer au-delà des contraintes de leur réalité. Dans <em>San Junipero</em>, Yorkie et Kelly (jouées par Mackenzie Davis et Gugu Mbatha-Raw), trouvent une connexion dans une simulation balnéaire nostalgique des années 80, défiant les barrières de la maladie et de la mort. Leur amour, initialement éphémère, devient éternel lorsqu’elles choisissent de rester dans la virtuelle San Junipero. De même, dans <em>Hotel Reverie</em> Brandy et Clara vivent une romance dans l’univers artificiel d’un film des années 40, transcendant les normes de genre, d&rsquo;ethnie et de classe de l’époque simulée. Les deux histoires utilisent la nostalgie, années 80 ou années 40 comme un écrin pour explorer des amours marginalisées, offrant une liberté que leurs mondes réels refusent. Cependant, les différences sont tout aussi significatives. San Junipero est un rare moment d’optimisme dans Black Mirror, offrant une fin où Yorkie et Kelly triomphent de la mortalité pour vivre ensemble pour l’éternité. <em>Hotel Reverie</em>, en revanche, adopte une tonalité douce-amère. L’amour de Brandy et Clara est confiné à la simulation Redream, et leur séparation est inéluctable : Clara, une IA basée sur Dorothy, ne peut exister dans la réalité, et Brandy doit retourner à son monde, ne conservant qu’un téléphone et une carte postale comme reliques de leur connexion. Si <em>San Junipero</em> célèbre une victoire sur les limites physiques, Hotel Reverie explore la tragédie d’un amour qui ne peut s’épanouir pleinement, renforcée par le destin brisé de Dorothy. Au final, la performance d’Emma Corrin, avec sa douceur britannique et sépia contraste avec la modernité brute d’Issa Rae <em>made in the USA</em>, créant une alchimie non immédiate mais profondément touchante notamment par son incongruité apparente. Le contraste est aussi visuel que gestuel et auditif, Emma Corrin adoptant un accent hybride britannique-américain (mais pas l&rsquo;artificiel accent transatlantique en vogue à l&rsquo;époque), et Issa Rae un accent et des intonations purement américains, avec même une grosse faute de grammaire bien mise en avant comme un clin d&rsquo;œil. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;<em>Hotel Reverie</em> réinvente le cinéma classique hollywoodien en jouant de son univers et de ses postures galvaudées, le fissurant par la technologie pour y insuffler de la modernité et une humanité poignante, sans oublier la drôlerie pour des parenthèses de légèreté bienvenues dans 1h17 de tension dramatique ininterrompue.</p><div id="citiz-3930422004" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><em><i>Série Black Mirror : « Hotel Reverie » (</i>épisode 3 série 7) de Haolu Wang et Charlie Brooker, avec Emma Corrin,&nbsp;Issa Rae,&nbsp;Harriet Walter, Awkwafina &#8211; durée 1h18 &#8211; sortie Netflix 10 avril 2025</em></p>



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		<title>Sommet Trump-Poutine à Anchorage : pas d&#8217;accord, mais une porte ouverte pour la paix en Ukraine ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/sommet-trump-poutine-a-anchorage-pas-daccord-mais-une-porte-ouverte-pour-la-paix-en-ukraine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 17:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 15 août 2025, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés à Anchorage, Alaska, pour des discussions cruciales sur]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le 15 août 2025, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés à Anchorage, Alaska, pour des discussions cruciales sur un possible cessez-le-feu en Ukraine. Malgré l’absence d’accord concret, les deux leaders ont évoqué des progrès, avec une prochaine rencontre incluant l’Ukraine en perspective. Que retenir de ce sommet historique et de ses implications pour l’avenir ? Analyse d’un moment clé.</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un choix symbolique : Anchorage comme terrain neutre</h3>



<p>La rencontre s’est tenue à la base militaire de Joint Base Elmendorf-Richardson, à Anchorage, un lieu chargé de symbolisme. L’Alaska, vendu par la Russie aux États-Unis en 1867 pour 7,2 millions de dollars, se trouve à la croisée des chemins entre les deux puissances, à seulement 88 kilomètres de la Russie via le détroit de Béring. Ce choix a permis aux États-Unis d’accueillir Poutine sur leur sol tout en contournant les contraintes juridiques liées au mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre lui, Washington n’étant pas signataire de cette cour. La mise en scène, marquée par un tapis rouge et un survol de bombardiers B-2 et de chasseurs F-35, a souligné la puissance militaire américaine, tout en offrant un cadre diplomatique spectaculaire. Ce lieu, au cœur de l’Arctique, reflète aussi les enjeux stratégiques croissants dans cette région convoitée.</p><div id="citiz-4233151376" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des discussions marathon sans accord immédiat</h3>



<p>Le sommet, qui a duré près de trois heures, visait à poser les bases d’un cessez-le-feu dans la guerre russo-ukrainienne en cours depuis février 2022. Trump a qualifié la rencontre d’« extrêmement productive », affirmant que « beaucoup de points ont été convenus », mais il a tempéré l’optimisme en déclarant : « Il n’y a pas d’accord tant qu’il n’y a pas d’accord. » Poutine, de son côté, a évoqué un « entendement » qui pourrait « paver la voie vers la paix en Ukraine », sans préciser les termes. Les discussions ont porté sur des propositions controversées, notamment des échanges territoriaux et des garanties de sécurité pour l’Ukraine hors du cadre de l’OTAN. Cependant, les divergences sur les détails, notamment sur la question clé des territoires occupés par la Russie, ont empêché un accord concret. Trump a promis de contacter rapidement le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy pour organiser une rencontre tripartite, suggérant que des progrès pourraient émerger bientôt</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’absence de l’Ukraine comme une ombre sur les négociations</h3>



<p>L’exclusion de Zelenskyy et des leaders européens a suscité une vive controverse. Zelenskyy, qui n’a pas été invité, a dénoncé les frappes russes sur des civils ukrainiens le jour même du sommet, affirmant que cela montrait le manque de sérieux de Moscou pour la paix. Dans une vidéo publiée le 15 août, il a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu comme préalable à toute négociation sérieuse, tout en réaffirmant que l’Ukraine ne céderait pas de territoire sans référendum, conformément à sa constitution. Les Européens, écartés des discussions, ont exprimé leur inquiétude face à la possibilité que Trump fasse des concessions unilatérales à Poutine. La sénatrice républicaine Lisa Murkowski a plaidé pour que l’Ukraine soit incluse dans toute future négociation, soulignant qu’un accord sans Kyiv serait « vide de sens ». Cette absence a amplifié les craintes d’un affaiblissement du front uni occidental face à la Russie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les calculs stratégiques de Trump et Poutine</h3>



<p>Pour Trump, ce sommet était une occasion de consolider son image de « dealmaker » capable de résoudre un conflit majeur. Il a mis en avant sa relation personnelle avec Poutine, tout en menaçant de « conséquences sévères » si la Russie ne s’engageait pas sérieusement. Ses déclarations sur Fox News, où il a blâmé l’administration Biden pour l’invasion initiale de l’Ukraine, montrent son intention de se démarquer de ses prédécesseurs. Poutine, quant à lui, cherche à légitimer ses gains territoriaux et à briser son isolement international. La présence de figures clés comme le ministre de la Défense Andreï Belousov et le ministre des Finances Anton Siluanov à Anchorage suggère que des propositions économiques, comme l’utilisation de brise-glaces russes pour des projets énergétiques en Alaska, ont été évoquées pour adoucir les tensions. Le Kremlin a qualifié l’atmosphère de « constructive », mais la prudence reste de mise</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un impact géopolitique incertain</h3>



<p>Les résultats du sommet, bien que limités, pourraient redessiner les dynamiques mondiales. Un cessez-le-feu temporaire, ou « conflit gelé », reste une hypothèse plausible, permettant à Poutine de consolider ses conquêtes tout en offrant à Trump un succès diplomatique. Cependant, les Européens, notamment la Pologne et les États baltes, redoutent que cela n’encourage d’autres agressions. Les marchés financiers restent volatils : les prix du pétrole Brent ont fluctué après les annonces, reflétant les incertitudes sur l’approvisionnement énergétique russe. Par ailleurs, les tensions avec des partenaires comme l’Inde, visée par des menaces de sanctions secondaires pour ses achats de pétrole russe, montrent que ce sommet a des répercussions bien au-delà de l’Ukraine.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une suite incertaine à Moscou ou ailleurs</h3>



<p>Alors que les deux leaders ont quitté Anchorage sans répondre aux questions des journalistes, l’attention se tourne vers la prochaine étape. Trump a annoncé qu’une rencontre entre Poutine, Zelenskyy et lui-même était en préparation, potentiellement à Moscou, comme l’a proposé Poutine. Cette perspective soulève autant d’espoirs que de doutes, notamment sur la capacité de Trump à concilier les exigences ukrainiennes avec les ambitions russes. Comme l’a résumé la sénatrice Lisa Murkowski, un cessez-le-feu crédible nécessitera « des contours solides » et l’inclusion de l’Ukraine. Ce sommet, s’il n’a pas produit de percée immédiate, a au moins ouvert une fenêtre diplomatique. Reste à savoir si elle mènera à une paix durable ou à une nouvelle impasse dans un monde fracturé.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<title>&#8216;Doctored &#8211; Fraud. arrogance and tragedy in the quest to cure Alzheimer&#8217;, un livre de Charles Piller</title>
		<link>https://citizen4science.org/doctored-fraud-arrogance-and-tragedy-in-the-quest-to-cure-alzheimer-un-livre-de-charles-piller/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 16:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climatoscepticisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>
		<category><![CDATA[Laboratoires pharmaceutiques]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie d'Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Un livre qui captive son public sur une fraude scientifique bien réelle mais qui élude l&#8217;essentiel, à savoir les causes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Un livre qui captive son public sur une fraude scientifique bien réelle mais qui élude l&rsquo;essentiel, à savoir les causes systémiques de ce type de scandale</h2>



<p><strong>Dans <em>Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer’s</em>, Charles Piller dénonce les fraudes dans la recherche sur Alzheimer avec un talent narratif indéniable. Mais ce livre, qui recycle des scandales déjà exposés, mise un peu  trop sur le sensationnalisme et passe à côté des causes systémiques qui gangrènent la science. Que nous apprend-il de neuf quand les dérives sont déjà connues ?</strong></p><div id="citiz-2730071494" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>La maladie d’Alzheimer, qui frappe 55  millions  de personnes dans le monde selon l&rsquo;OMS (2021), reste un mur infranchissable pour la médecine. Dans <em>Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer’s</em>, Charles Piller, journaliste chevronné de <em>Science Magazine</em>, s’attaque aux fraudes scientifiques qui freinent la quête d’un remède. Son enquête, haletante comme un thriller, accuse des chercheurs, des institutions et l’hypothèse amyloïde d’avoir trahi les patients. Mais alors que ces scandales sont déjà documentés par des lanceurs d’alerte et des médias comme <em>Citizen4Science</em>, <em>Doctored</em> peine à surprendre. En privilégiant l’émotion et les coupables désignés, Piller esquive une analyse cruciale des rouages systémiques qui alimentent ces dérives, laissant le lecteur sur sa faim.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un héros sous les feux de la rampe</h3>



<p>Le livre s’ouvre sur Matthew Schrag, neuroscientifique à l’Université Vanderbilt, qui a démasqué en 2022 une fraude dans une étude de 2006 publiée dans <em>Nature</em> par Sylvain Lesné et Karen Ashe. Cette étude, qui attribuait les symptômes d’Alzheimer à la protéine amyloïde Aβ*56, a influencé des décennies de recherche avant d’être rétractée en 2023 pour manipulation d’images. Piller dépeint Schrag comme un justicier solitaire, défiant un establishment scientifique véreux. Ce portrait, chargé d’émotion, séduit : <em>The Atlantic</em> parle d’un « page-turner », et <em>The Wall Street Journal</em> d’une « enquête captivante ». Mais l’histoire de Schrag est un secret de polichinelle, relayée dès 2022 par <em>Science</em> et en 2023 par <em>Citizen4Science</em>. Piller enjolive un récit déjà public, misant sur le drame plutôt que sur des révélations inédites.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’hypothèse amyloïde : une cible trop facile</h3>



<p>L’hypothèse amyloïde, qui lie Alzheimer aux plaques amyloïdes dans le cerveau, est le fil rouge de l’enquête. Piller accuse cette théorie d’avoir accaparé des milliards de dollars, marginalisant des pistes comme l’inflammation cérébrale. La fraude de Lesné, selon lui, aurait entretenu cette hégémonie, détournant la recherche vers des traitements inefficaces comme Aduhelm, Leqembi ou Donanemab. Mais ce tableau est simpliste. <em>The Lancet Neurology</em> souligne que l’étude de Lesné, bien que frauduleuse, n’était pas un pilier des traitements actuels, qui ciblent des formes spécifiques d’amyloïde (oligomères, fibrilles). Piller omet ces nuances scientifiques, préférant un récit où la fraude explique tous les échecs. Ce parti pris, salué par <em>The Economist</em> comme « addictif », frôle le sensationnalisme, sacrifiant la complexité pour l’indignation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des scandales recyclés</h3>



<p>Piller élargit son réquisitoire à d’autres cas : Berislav Zlokovic (Université de Californie du Sud) et Hoau-Yan Wang (City University of New York), accusés de manipulations d’images, ou Cassava Biosciences, dont le médicament Simufilam, basé sur des données douteuses, a valu une amende de 40 millions de dollars de la SEC. Mais ces affaires ne sont pas nouvelles. <em>D</em>ans un article de 2024, nous avions d&rsquo;ailleurs déjà dénoncé les pratiques de Cassava et critiqué l’approbation hâtive d’Aduhelm par la FDA, sous influence des lobbies pharmaceutiques. L’analyse d’images par l’équipe de Piller, qui a scruté des centaines d’articles, confirme l’ampleur des fraudes, mais sans révéler de scandales inédits. <em>Le journaliste a en outre tendance à généraliser ce qu&rsquo;il rapporte en suggérant une crise généralisée de ce type de scandales, sans pour autant donner d&rsquo;éléments à l&rsquo;appui de l&rsquo;amplification de problèmes qui peuvent être marginaux. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les victimes : un levier émotionnel</h3>



<p>Piller sait toucher le cœur. Il raconte les espoirs brisés des patients participant à des essais cliniques risqués, parfois mortels, pour des traitements aux bénéfices minimes, comme Aduhelm, qui provoque des hémorragies cérébrales. Ces récits, comparés par Gary Taubes à <em>Dopesick</em>, font vibrer les lecteurs. Mais ce pathos, poussé à l’extrême, frise l’exploitation. En insistant sur les tragédies individuelles, Piller minimise les progrès, comme les bénéfices modestes de Leqembi, Ce sensationnalisme, s’il captive, risque de semer la méfiance envers la recherche sans offrir de perspective constructive.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les causes systémiques : le cœur du problème ignoré</h3>



<p>Le plus grand défaut de <em>Doctored</em> est son silence sur les causes systémiques des fraudes, qui sont le véritable moteur des dérives. La recherche scientifique est un écosystème sous tension, où plusieurs dynamiques toxiques s’entrelacent. En premier la culture du « <em><strong>publish or perish</strong></em> » (publier ou mourir), qui fait que les chercheurs sont jugés sur leur productivité. Pour obtenir financements, promotions ou prestige, ils doivent publier dans des revues à fort impact, ce qui peut pousser certains d&rsquo;entre eux à embellir voire falsifier des données. Cette pression pousse à des raccourcis éthiques, comme les manipulations d’images de Lesné. Il y a aussi le<strong> laxisme des revues scientifiques</strong> : Les journaux comme <em>Nature</em> privilégient les articles à fort retentissement, mais manquent de moyens ou de volonté pour vérifier les données. Les fraudes, comme celles de Zlokovic, passent inaperçues pendant des années, car le <em>peer review</em> (examen par les pairs) est souvent superficiel. Un autre facteur important sont les <strong>biais de financement</strong>.  Le NIH, principal bailleur, favorise les projets alignés sur des paradigmes dominants, comme l’hypothèse amyloïde. Les idées novatrices, comme celles de Madhav Thambisetty sur l’inflammation, peinent à obtenir des fonds, freinant l’innovation. En 2023, nous notions dans ces colonnes que 80 % des financements Alzheimer allaient à des projets amyloïdes, marginalisant d’autres hypothèses. <strong>La complaisance institutionnelle</strong> est un véritable problème qui alimente les velléités de fraude. En effet, les universités, dépendantes des subventions et du prestige de leurs chercheurs, rechignent à enquêter sur les fraudes. Les cas de Zlokovic ou Wang illustrent cette inertie : les institutions protègent leurs stars pour sauvegarder leur réputation. <strong>La compétition académique</strong> s&rsquo;avère tout autant un véritable fléau.  La course au prestige encourage une culture de “starification” des chercheurs, où les figures comme Lesné ou Zlokovic sont intouchables jusqu’à ce que des lanceurs d’alerte comme Schrag, brisent le silence. Cette dynamique décourage la collaboration et la transparence. <strong>Le manque de reproductibilité</strong> est également facteur favorisant. Les études frauduleuses prospèrent car la science valorise les résultats novateurs plutôt que la vérification. Enfin,  <strong>les intérêts pharmaceutiques</strong> on un rôle à ne pas négliger. Les laboratoires, motivés par le profit, poussent des traitements peu efficaces via des essais cliniques biaisés ou des pressions sur la FDA. L’approbation d’Aduhelm, dénoncée <em>sur notre média </em> en 2023, montre comment les lobbies influencent les régulateurs, au détriment des patients.</p>



<p>L&rsquo;auteur journalisteeffleure ces problèmes, mais préfère les anecdotes choc, les portraits de fraudeurs et les drames humains à une analyse rigoureuse. En ignorant les causes profondes permettant l&rsquo;ébauche de solutions, <em>Doctored</em> reste un constat indigné, pas un guide pour le changement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que nous apprend&nbsp;<em>Doctored</em>&nbsp;?</h3>



<p>Que retire-t-on de ce livre ? Pour les néophytes, <em>Doctored</em> est une introduction saisissante aux scandales liés à la recherche médicale sur l’Alzheimer, portée par un style accessible et des récits humains. Mais pour ceux qui suivent le sujet de près, l’enquête déçoit. Les fraudes de Lesné, Zlokovic ou Cassava étaient déjà publiques, et les critiques de l’hypothèse amyloïde, bien que pertinentes, datent d&rsquo;un bon nombre d&rsquo;années. Piller compile ces éléments dans un récit dramatique, mais son obsession pour l’émotion masque l’absence de nouvelles perspectives. Les questions cruciales des changements nécessaires dans la recherche restent en suspens.</p>



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<p>Le livre captive, mais son sensationnalisme le dessert.<em>Doctored</em> est un cri d’alarme qui séduit par son style haletant et ses drames humains. Mais en recyclant des scandales connus et en misant sur l’émotion, Charles Piller livre une enquête qui manque de substance. Les fraudes dans la recherche sur la maladie d&rsquo;a Alzheimer, dénoncées par <em>Citizen4Science</em> et d’autres, sont un symptôme d’un système malade, entre pression académique, biais financiers et laxisme institutionnel. En ciblant des coupables plutôt que ces causes, <em>Doctored</em> divertit plus qu’il n’éclaire. Pour réformer la science, il faudra creuser plus loin.</p>



<p><em>Livre édité par Atria/One Signal Publishers, février 2025, en langue anglaise (pas de traduction en français à la date de notre article</em></p>



<p></p>



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		<title>Radio-transistor (Machine arrière) à la Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 20:49:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour le mois de mai, la Cité des Sciences inaugure une nouvelle série de trois expositions qui font écho et]]></description>
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Pour le mois de mai, la Cité des Sciences inaugure une nouvelle série de trois expositions qui font écho et suite aux trois expositions « La Science toute une histoire » (2013 à 2017) et qui constituent autant de « machines à remonter le temps. ».  Et ce à travers trois objets qui sont devenus en quelques décades des incontournables de nos destinées humaines : le transistor, la machine à écrire et le photogramme.</p><div id="citiz-2720938223" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p>Pour ce premier opus, il est donc question d’un objet technique fondamental apparu dans les années 50 grâce aux travaux de trois nobélisés américains, et improprement appelé « transistor » (l’innovation technique a donné, par métonymie, son nom à l’objet lui-même).</p>



<p>Un parcours linéaire nous fait remonter rapidement les époques en cinq stations successives. D’abord, l’époque actuelle avec le rôle devenu central de la téléphonie mobile. Puis les années 2010 et l’essor d’Internet. Les années 90 et l’explosion des genres musicaux diffusés par la radio et la télévision. Les années 80 et la naissance des radios libres. Et enfin les années 70 qui est l’âge d’or du radio-transistor. Sur les tables d’exposition, autant d’objets qui fonctionnent comme des madeleines de Proust pour les plus âgés et comme d’amusantes espiègleries pour les plus jeunes : le tourne-disque, le mini-transistor, le téléphone à cadran, le magnétophone de reportage Nagra, le baladeur radiocassettes, l’enregistreur VHS, et d’autres encore. Autant d’inventions qui ont toutes pour ancêtre ce « dispositif à semi-conducteur (germanium puis silicium) muni de trois électrodes, capable de traiter et d’amplifier un signal électrique, tel que le signal analogique d’un son transmis par la radio. » : le transistor. Et cet objet ne cesse pas d’exister puisque, de nos jours, il s’est miniaturisé jusqu’à l’échelle du nanomètre et se trouve encore dans nos smartphones (plus de 16 milliards de transistors !).</p>



<p>En son temps, ce transistor constitua une véritable révolution. Beau prétexte pour le placer en parallèle avec une autre Révolution qui fit, elle aussi, parler d’elle : mai 1968. A l’issue de ce joli parcours initiatique aux relents d’évocation nostalgique, les commissaires, Samia Lorrain-Djidar et Julia Maciel, ont demandé à deux spécialistes du son, représentants tous deux du partenaire Radio France, de magnifier de belle façon à la fois le passé et l’avenir du son. C’est ainsi que Frédéric Changenet, ingénieur, et Céline Ters, réalisatrice, ont imaginé une fiction sonore située en 1968 et mettant en scène une jeune étudiante, Anne, concernée par les « événements » et sa famille. Ils ont recours, pour ce faire, à l’une des plus récentes innovations technologiques, le procédés du Wawe Field Synthesis.</p>



<p>Le visiteur est convié à entrer dans un espace particulier  totalement clos et isolé du monde extérieur, conçu par Renaud Djian, et qui a des allures d’énorme galet mangé par le varech et le temps, vaste grotte artificielle et quasiment matricielle dans laquelle on pénètre à son gré. Les matériaux choisis sont des plus naturels et écologiques : chanvre, chaux, fromage blanc, laiton, pigments minéraux, déchets de bois et coton recyclé pour donner à l’ensemble quelque chose de doux,  de savoureux, de confortable et des plus propices aux ambiances sonores. Le visiteur connaît une véritable expérience sensorielle ; il est plongé dans un océan de sons, de voix, de bruits et de musiques, qui lui narre une histoire et lui crée des sensations, comme si le monde entier, bruissant, sensible, palpable, était convoqué dans cet espace rond et apaisant. Pas d’image, pas de projection, seuls quelques objets ou affiches contre les murs, éclairés par moments, et l’imagination, la perception, l’émotion font le reste.</p>



<p>Encore une belle expérience proposée par l’inépuisable imagination des acteurs de la Cité des Sciences.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-16690" style="width:331px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012-600x400.jpg 600w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0012.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="1200" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001.jpg" alt="" class="wp-image-16693" style="width:376px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001.jpg 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001-200x300.jpg 200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001-683x1024.jpg 683w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001-768x1152.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0001-600x900.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p> Salmon, Idaho&nbsp;; Bill Hanken, ouvrier du batiment, Cody, Wyoming ) ou bien par leur situation au moment de la pose (Carl Hoefert, employé de casino au chômage, Reno, Nevada&nbsp;; Jesus Cervantes et Manuel Héredia, détenus</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-16691" style="width:806px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011-600x400.jpg 600w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0011.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="1067" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016.jpg" alt="" class="wp-image-16689" style="width:675px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016.jpg 1600w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0016-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></a></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1590" height="934" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020.jpg" alt="" class="wp-image-16688" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020.jpg 1590w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020-300x176.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020-1024x602.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020-768x451.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/DSC0020-1536x902.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1590px) 100vw, 1590px" /></a></figure>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Marvin Morrison et Kellie Bennett &#8211; Transporteur de foin et vendeuse, Burley, Idaho, 19 août 1983 &#8211; Richard Avedon</em></p>



<p class="has-small-font-size"><br>Exposition temporaire du 6 mai au 2 novembre 2025 &#8211; Cité des Sciences et de l&rsquo;Industrie &#8211; Parc de la Villette, Paris</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : site internet de la Cité des Sciences</em></p>



<p>Photos article :  @Alain Girodet, mai 2025</p>



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		<title>Richard Avedon « In the American West »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 18:56:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Voici quarante ans très précisément, en 1985, les Etats-Unis étaient sous le joug d’un Président fantasque et mégalomane, qui, pour son second mandat, multiplia les mesures néo-libérales, créant ainsi une crise sans précédent dans la partie la plus défavorisée de la population, travailleurs précaires, classes moyennes et populaires. Le président en question s’appelait Ronald Reagan et , bien entendu, toute ressemblance avec une autre situation  ne saurait être que le fruit du hasard. L’Histoire ne se répète jamais tout à fait, même si, d’aventure, certaines périodes semblent être le reflet de la nôtre.</p><div id="citiz-1262548753" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p>C’est à ce moment-là, en 1985, que Richard Avedon décida de mettre son art, la photographie, au service d’une sorte de bilan, en image, de la situation économico-sociale dans l’Ouest de son pays, la partie la plus modeste et la plus concernée par la crise.</p>



<p>Richard Avedon est alors au sommet de son art, il est célèbre dans le monde entier, surtout qu’il assure la majorité des couvertures du magazine Vogue, et d’autres encore ; il a pris en photo Brigitte Bardot, Jean Renoir, Francis Bacon ; ses œuvres ont été exposées au MOMA de New-York, et son rôle a même été interprété, au cinéma, par le grand Fred Astaire, dans <em>Funny face</em> de Stanley Donen. C’est assez dire qu’il n’a plus grand-chose à prouver.</p>



<p>Pourtant, toute sa carrière durant, Richard Avedon n’oubliera jamais les petits, les obscurs, les sans grades, dont il fit partie. Il est né à New-York, en 1923, dans une famille humble et c’est son père,  Jacob Israël, modeste commerçant, qui va  lui offrir son premier appareil photographique, un  Rolleiflex, à l&rsquo;âge de 10 ans.  Il a appris réellement son métier durant la seconde guerre mondiale. Engagé volontaire, il est affecté au service photographique de la marine, et, muni de l’appareil de papa, il prend les photographies d’identité des membres des équipages : fond blanc, lumière neutre, cadrage en buste, cette simplicité efficace restera sa marque de fabrique jusqu’à la fin de sa vie. Déjà, alors que sa carrière de photographe de mode est lancée, il défend les droits civiques des noirs américains aux côtés de James Baldwin, et, un peu plus tard, les populations brûlées par le napalm, au Vietnam, durant la guerre.</p>



<p>Donc, en 1985, il part, avec deux assistants pour la technique, et Laura Wilson pour la logistique : à bord d’un camion, il embarque une chambre 20x 25 et pas mal de matériel. Le but c’est de faire des portraits d’américains de l’ouest, ceux qui sont le plus concernés par la situation de crise, ceux qui ont tout perdu alors qu’ils ne possédaient rien : « <em>Mes sujets sont des êtres que personne ne regarde. Mais ce sont pourtant eux qui font marcher le monde. Ils font le travail</em>. » déclare Richard Avedon dans Beaumont Enterprise, le 22 septembre 1985.</p>



<p>Et la fondation Cartier Bresson nous les présente, ces portraits d’hommes, de femmes, d’enfants, et même d’animaux, venus du fin fond de l’ouest américains, et qui constituent les éléments de l’un des livres de photographies les plus importants du XXè siècle : In the American West.</p>



<p>Les cent dix portraits ont (presque) tous été réalisés de la même façon. Avedon et ses acolytes arpente le territoire et ils « recrutent » des modèles : ouvriers, agriculteurs, passants, travailleurs précaires, sdf, serveurs, artisans, etc.  A chaque fois, il s’agit d’une vraie rencontre entre le photographe et le modèle. Avedon prend le temps. Le temps de discuter, de connaître, de comprendre l’autre. L’autre qui n’est jamais n’importe qui. L’autre qui, à chaque fois, est une aventure.</p>



<p><em>« Je suis assez proche de mon sujet pour le toucher. Il n’y a rien entre nous, sauf ce qui se passe tandis que nous nous observons l’un l’autre durant la réalisation du portrait. Cet échange comporte des manipulations, des soumissions. Je fais des suppositions dont découlent certains actes que je ne pourrais accomplir impunément dans la vie courante. »</em></p>



<p>Avant la prise de vue, Avedon ou l’un de ses assistants réalise un Polaroid de chacun des modèles qu’il souhaite faire poser. Puis l’on établit soigneusement un dossier, avec le nom et l’adresse des modèles pour qu’ils puissent recevoir un tirage, un livre et une invitation au vernissage de l’exposition. Il ne s’agit pas de faire vite, il ne s’agit de faire n’importe quoi. Il faut que le modèle s’y retrouve, lui aussi.</p>



<p>La séance a lieu en plein air, avec simplement un rideau de papier blanc pour fond, et la lumière naturelle (« Toute la série est éclairée par l’Ouest » dit l’artiste). Avedon ne se cache pas derrière l’appareil. Il est face à son modèle et il lui parle, il le regarde, parfois même il l’imite (on le voit bras croisés comme son modèle quand il travaille avec  Bill Curry, sdf, Yukon, Montana ), il cherche avec lui une pose, une attitude, un geste. Quelque chose qui va dire l’autre, le rassembler, le résumer. Avedon tient à la main la poire du déclencheur, et, quand le modèle est prêt, concentré, absorbé, il le prend en photo.</p>



<p>Ils sont 110. Définis par leur activité (Alfred Lester, cultivateur de terres arides Dakota du nord ; Jeannie Banta, serveuse</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="754" height="1021" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-3.png" alt="" class="wp-image-16646" style="width:463px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-3.png 754w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-3-222x300.png 222w" sizes="auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px" /></a></figure>



<p> Salmon, Idaho ; Bill Hanken, ouvrier du batiment, Cody, Wyoming ) ou bien par leur situation au moment de la pose (Carl Hoefert, employé de casino au chômage, Reno, Nevada ; Jesus Cervantes et Manuel Héredia, détenus</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="585" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2-1024x585.png" alt="" class="wp-image-16645" style="width:806px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2-1024x585.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2-300x171.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2-768x439.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2-1536x878.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-2.png 1568w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p> San Antonio, Texas ; Rick Davis, sdf, Buffalo, Dakota du nord)</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="665" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1-665x1024.png" alt="" class="wp-image-16644" style="width:331px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1-665x1024.png 665w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1-195x300.png 195w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1-768x1182.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1-998x1536.png 998w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-1.png 1004w" sizes="auto, (max-width: 665px) 100vw, 665px" /></a></figure>



<p> ou simplement par leur âge (Dany Lane et Christine Coll, 14 et 17 ans</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="727" height="909" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-4.png" alt="" class="wp-image-16647" style="width:675px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-4.png 727w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-4-240x300.png 240w" sizes="auto, (max-width: 727px) 100vw, 727px" /></a></figure>



<p> Calhan, Colorado ; Sandra Bennet, 12 ans, Rocky Ford Colorado ). Ils peuvent l’être également, définis, par un hobbie (Boyd Fortin, 13 ans, dépouilleur de serpents à sonnette, Texas) ou bien par l’instant de vie dans lequel ils se trouvent (Petra Alvarado, ouvrière d’usine le jour de son anniversaire, El Paso, Texas) ou bien encore par l’impossibilité, précisément, d’être formellement définis (Travailleur immigré non identifié, Eagle Pass, Texas).</p>



<p><em>On trouve même des animaux (Sheep, mouton à l’abattoir, Ennis, Montana).</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-5-688x1024.png" alt="" class="wp-image-16648" style="width:490px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-5-688x1024.png 688w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-5-202x300.png 202w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-5-768x1142.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/05/image-5.png 1003w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></a></figure>



<p>Certains de ses portraits peuvent intriguer : Jesus Cervantes et Manuel Héredia, prisonniers, San Antonio, Texas, et leurs tatouages d’un Christ en larmes sur le torse. B.J. Van Fleet, 9 ans, Ennis, Montana, qui, en dépit de son jeune âge, porte un fusil entre ses mains. John Harrison, négociant en bois, Lewisville, Texas, qui tient sa fille Melissa, encore bébé, la tête en bas comme s’il s’agissait d’un morceau de bois.</p>



<p>Mais tous, cependant, ont en commun une certaine densité, une certaine intensité. Dans le regard, dans les traits, dans l’expression. Ils sont beaux d’être authentiques (Stan Riley et James Law, ouvriers du pétrole, Albany, Texas ; Marvin Morrison et Kellie Bennet, transporteur de foin et vendeuse, Burley). Ils sont beaux, pour certains, parce qu’on sent qu’en dépit des lourdeurs de l’existence, ils prennent soin d’eux ( la tenue coquette de Beverly Jane Frazier, conductrice de poids lourds, Burley, Idaho ; la pose gracieuse de Rita Carl, élève d’une école de police, Sweetwater, Texas ; le décolleté de Robert Gonzales, détenue, San Antonio, Texas).</p>



<p>Pourtant, à aucun moment, Avedon n’a vraiment triché. Il sait, il a conscience, que le réel est aussi une mise en scène. Lui-même d’ailleurs parle de son travail en évoquant une « fiction ».  Mais, à l’issue de ce parcours, il réalise sa seule véritable photo « mise en scène » : celle de Ronald Fischer, apiculteur, Davis, California.</p>



<p>Pour ce cliché, et seulement pour celui-ci, Laura Wilson a passé une petite annonce dans The american bee : Avedon voulait un apiculteur qui pose entouré par ses abeilles. La prise de vue s’est étendue sur deux jours en mai 1981 à Davis, Ronald Fischer a posé torse nu et le corps enduit de phéromone de Reine pour attirer les abeilles. Avedon a réalisé 121 prises de vue à la chambre 20 x 25 et il a déclaré, en voyant le résultat que son modèle avait l’air d’un « <em>moine bouddhiste qui endure ses douleurs sans s’apitoyer sur son sort </em>« .</p>



<p>Mais cette unique photo travaillée, organisée, méthodique ne fait que mieux ressortir l’étonnant paradoxe du travail tout entier de Richard Avedon : rien n’est plus artificiel que l’authentique, rien n’est plus élaboré que la spontanéité, rien n’est plus complexe que la simplicité.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Marvin Morrison et Kellie Bennett &#8211; Transporteur de foin et vendeuse, Burley, Idaho, 19 août 1983 &#8211; Richard Avedon</em></p>



<p class="has-small-font-size"><br>du 30 avril au 12 octobre 2025, Fondation Henri Cartier-Bresson &#8211; 79 rue des Archives &#8211; 75003 Paris</p>



<p>Photos @Alain Girodet, avril 2025</p>



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