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	<title>Variole du singe Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Variole du singe Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>Monkeypox : Transmission du virus de l&#8217;homme au chien &#8211; un cas rapporté à Paris dans le journal The Lancet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 09:12:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chiens]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Il s&#8217;agit d&#8217;un cas de transmission secondaire à l&#8217;animal rapportée dans une correspondance adressée au Lancet le 10 août par]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un cas de transmission secondaire à l&rsquo;animal rapportée dans une correspondance adressée au Lancet le 10 août par le service d&rsquo;infectiologie de l&rsquo;hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et évoqué hier par l&rsquo;OMS dans son briefing pour engager à la vigilance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le virus humain de la variole du singe, monkeypox, continue de se propage en Europe et aux États-Unis essentiellement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d&rsquo;autres hommes, et sans lien avec une contamination dans des zones endémiques, ce qui a amené le Directeur général de l&rsquo;OMS à  déclarer l&rsquo;épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale le 23 juillet dernier.  </p><div id="citiz-1641380338" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">En France, le nombre de cas confirmés est aujourd&rsquo;hui supérieur à 1700.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmission via contact étroit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transmission du monkeypox nécessite généralement un contact étroit entre humains ou entre humain et animal avec les lésions, les liquides organiques et les gouttelettes respiratoires de personnes ou d&rsquo;animaux infectés. La possibilité d&rsquo;une transmission sexuelle est actuellement étudiée, <br>Les animaux de compagnie, chiens et chats, peuvent-ils être vecteur du virus du monkeypox ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Premier cas décrit de chien infecté a priori par ses maîtres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La correspondance au Lancet par des infectiologues de La Pitié-Salpêtrière expose :<br>« Deux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes se sont présentés à l&rsquo;hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France, le 10 juin 2022 ). L&rsquo;un des hommes (appelé patient 1 par la suite) est latino, âgé de 44 ans, et vit avec le VIH avec une charge virale indétectable sous antirétroviraux ; le second homme (patient 2) est blanc, âgé de 27 ans, et séronégatif. Les hommes sont des partenaires non exclusifs vivant dans le même foyer. »  « Les hommes avaient présenté une ulcération anale 6 jours après des rapports sexuels avec d&rsquo;autres partenaires. Chez le patient 1, l&rsquo;ulcération anale a été suivie d&rsquo;une éruption vésiculo-pustuleuse sur le visage, les oreilles et les jambes ; chez le patient 2, sur les jambes et le dos. Dans les deux cas, l&rsquo;éruption était associée à une asthénie, des maux de tête et de la fièvre 4 jours plus tard »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic de monkeypox a été fait par PCR pour les deux hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">12 jours après l&rsquo;apparition de leurs symptômes « leur lévrier italien mâle, âgé de 4 ans et ne présentant aucun trouble médical antérieur, a présenté des lésions cutanéo-muqueuses, notamment des pustules abdominales et une fine ulcération anale ».  <br>Le diagnostic de monkeypox est confirmé par PCR, et pour la souche actuellement circulante hors zones endémiques. Les maîtres déclarent que leur chien dort dans leur lit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;infection de chiens ou de chats n&rsquo;avaient jamais été rapportés jusqu&rsquo;ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs rappellent que dans les pays endémiques, seuls les animaux sauvages, rongeurs et primates, ont été trouvé porteurs du virus du monkeypox, et que sa transmission a été décrites chez les chiens de prairie aux États-Unis et chez des primates captifs en Europe au contact d&rsquo;animaux infectés importés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Véritable maladie canine »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les infectiologues ayant investigué le cas des deux hommes et de leur lévrier font l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une « transmission de l&rsquo;homme à chien avec une véritable maladie canine, et non d&rsquo;un simple portage du virus par contact étroit avec l&rsquo;homme ou par transmission aérienne (ou les deux). »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils appellent à isoler les animaux de compagnie des individus positifs au monkeypox et à des investigations supplémentaires sur les transmissions secondaires par l&rsquo;intermédiaire des animaux de compagnie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alerte de l&rsquo;OMS et risque de mutation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hier, dans un briefing auquel la Rédaction a assisté, l&rsquo;OMS a exposé le cas du lévrier infecté à Paris. Rosamund Lewis, responsable technique à l&rsquo;OMS pour le monkeypox  indique que les agences sanitaires demandent aux personnes infectées de  « se tenir éloignées de leurs animaux de compagnie ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas d&rsquo;un tel franchissement de barrière entre espèces, la possibilité d&rsquo;une mutation délétère se pose. Mme Lewis a ainsi expliqué qu&rsquo;il existe un risque quand un virus se propage dans une autre population que celle où il circule habituellement, car cela peut entraîner un développement différent et en conséquence, des mutations.<br>Mais l&rsquo;OMS a expliqué que le danger est surtout dans les populations animales hors animaux de compagnie, vivant en dehors des foyers. Par exemple, la propagation du virus dans une population dense de mammifères augmente le risque, chaque transmission d&rsquo;un animal à un autre étant source potentielle d&rsquo;évolution du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Paris, on pense bien évidemment à la population très dense de rats. Pardon, de « surmulots » pour parler politiquement correct.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Monkeypox : l&#8217;OMS déclenche l&#8217;alerte internationale suite à la réunion du Comité d&#8217;urgence du 20/7- Déclaration du directeur général</title>
		<link>https://citizen4science.org/monkeypox-loms-declenche-lalerte-internationale-suite-a-la-reunion-du-comite-durgence-du-20-7-declaration-du-directeur-general/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 15:22:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédaction vous livre la traduction en français de la déclaration faite ce jour par le Dr Tedros, DG de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading"><em>La Rédaction </em>vous livre la traduction en français de la déclaration faite ce jour par le Dr Tedros, DG de l&rsquo;OMS</h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il y a un mois, j&rsquo;ai convoqué le comité d&rsquo;urgence prévu par le Règlement sanitaire international afin d&rsquo;évaluer si l&rsquo;épidémie de monkeypox (variole du singe) survenue dans plusieurs pays constituait une urgence de santé publique de portée internationale.</p><div id="citiz-3708131165" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette réunion, bien que des opinions divergentes aient été exprimées, le comité a décidé par consensus que l&rsquo;épidémie ne représentait pas une urgence de santé publique de portée internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;époque, 3 040 cas de monkeypox avaient été signalés à l&rsquo;OMS, dans 47 pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lors, la flambée a continué de s&rsquo;étendre, et on compte aujourd&rsquo;hu<strong>i plus de 16 000 cas signalés dans 75 pays et territoires, et cinq décès</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de l&rsquo;évolution de l&rsquo;épidémie, j&rsquo;ai convoqué à nouveau le comité le jeudi de cette semaine pour qu&rsquo;il examine les dernières données et me conseille en conséquence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je remercie le comité pour son examen attentif des preuves et des problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, <strong>le comité n&rsquo;a pu parvenir à un consensus sur la question de savoir si l&rsquo;épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons invoquées par les membres du comité pour et contre sont exposées dans le rapport que nous publions aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vertu du Règlement sanitaire international,<strong> je suis tenu de prendre en compte cinq éléments pour décider si une épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, <strong>les informations fournies par les pays</strong> &#8211; qui, dans le cas présent, montrent que ce virus s&rsquo;est propagé rapidement dans de nombreux pays qui ne l&rsquo;avaient jamais vu auparavant ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, <strong>les trois critères permettant de déclarer une urgence de santé publique de portée internationale</strong>, qui ont été remplis ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, <strong>l&rsquo;avis du comité d&rsquo;urgence</strong>, qui n&rsquo;est pas parvenu à un consensus ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement<strong>, les principes scientifiques, les preuves et autres informations pertinentes</strong> &#8211; qui sont actuellement insuffisants et nous laissent avec de nombreuses inconnues ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cinquièmement, <strong>le risque pour la santé humaine, la propagation internationale et le risque d&rsquo;interférence avec le trafic internationa</strong>l.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;évaluation de l&rsquo;OMS, <strong>le risque du monkeypox est modéré à l&rsquo;échelle mondiale</strong> et dans toutes les régions, à l&rsquo;exception de la région européenne où nous estimons que le risque est élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe également un <strong>risque évident de propagation internationale</strong>, bien que le risque d&rsquo;interférence avec le trafic international reste faible pour le moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En résumé, nous sommes en présence d&rsquo;une épidémie qui s&rsquo;est propagée rapidement dans le monde entier, par de nouveaux modes de transmission, dont nous ne savons pas grand-chose, et qui répond aux critères du Règlement sanitaire internationa</strong>l.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toutes ces raisons, j&rsquo;ai décidé que l&rsquo;épidémie mondiale de monkeypox constitue une urgence de santé publique de portée internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, j&rsquo;ai formulé<strong> une série de recommandations à l&rsquo;intention de quatre groupes de pay</strong>s :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, ceux qui n&rsquo;ont pas encore signalé de cas de monkeypox, ou qui n&rsquo;ont pas signalé de cas depuis plus de 21 jours ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, ceux qui ont récemment importé des cas de monkeypox et qui connaissent une transmission interhumaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela comprend des recommandations pour mettre en œuvre une <strong>réponse coordonnée</strong> afin de stopper la transmission et de protéger les groupes vulnérables ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De faire participer et de protéger les communautés touchées ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Intensifier la surveillance et les mesures de santé publique</strong> ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Renforcer la gestion clinique et la prévention et le contrôle des infections dans les hôpitaux et les cliniques ;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>accélérer la recherche sur l&rsquo;utilisation de vaccins, de traitements et d&rsquo;autres outils</strong> ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et des recommandations sur les voyages internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième groupe de pays est celui des pays où il y a transmission du monkeypox entre les animaux et les humains ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le quatrième groupe est celui des pays ayant une capacité de production de diagnostics, de vaccins et de produits thérapeutiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes recommandations complètes sont exposées dans ma déclaration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je remercie le comité d&rsquo;urgence pour ses délibérations et ses conseils. Je sais que le processus n&rsquo;a pas été facile ou direct et que les membres ont des opinions divergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Règlement sanitaire international reste un outil essentiel pour faire face à la propagation internationale des maladies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce processus démontre une fois de plus que cet outil vital doit être affûté pour être plus efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis donc heureux que, parallèlement au processus de négociation d&rsquo;un nouvel accord international sur la préparation et la riposte à une pandémie, les États membres de l&rsquo;OMS envisagent également des modifications ciblées du Règlement sanitaire international, notamment des moyens d&rsquo;améliorer le processus de déclaration d&rsquo;une urgence de santé publique de portée internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que je déclare une urgence de santé publique de portée internationale, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;instant <strong>d&rsquo;une épidémie qui se concentre chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, en particulier ceux qui ont des partenaires sexuels multiples.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie qu<strong>&lsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une épidémie qui peut être arrêtée avec les bonnes stratégies dans les bons groupes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc essentiel que tous les pays travaillent en étroite collaboration avec les communautés d&rsquo;hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, pour concevoir et fournir des informations et des services efficaces, et pour adopter des mesures qui protègent la santé, les droits de l&rsquo;homme et la dignité des communautés touchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stigmatisation et la discrimination peuvent être aussi dangereuses que n&rsquo;importe quel virus.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Les bactéries intestinales alimentent le système immunitaire. Un microbiote diversifié peut protéger des patients atteints de cancer de certaines complications liées au traitement</title>
		<link>https://citizen4science.org/les-bacteries-intestinales-nourrissent-le-systeme-immunitaire-un-microbiote-diversifie-peut-proteger-les-patients-atteints-de-cancer-de-complications-liees-au-traitement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2022 11:58:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ARN]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
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					<description><![CDATA[par Kate Ann Markey, Assistant Professor of Medical Oncology, University of Washington, USA La transplantation de cellules souches est un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">par <strong><em>Kate Ann Markey</em></strong>, Assistant Professor of Medical Oncology, University of Washington, USA</p><div id="citiz-1768599542" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://www.cancer.org/treatment/treatments-and-side-effects/treatment-types/stem-cell-transplant/why-stem-cell-transplants-are-used.html">transplantation de cellules souches</a> est un traitement prometteur pour les patients atteints de cancers du sang. Les médecins éliminent complètement le système immunitaire du patient en visant sa moelle osseuse par chimiothérapie, radiothérapie ou les deux, avant de la remplacer par le système immunitaire d&rsquo;un donneur. La moelle osseuse produisant les cellules sanguines et immunitaires, le remplacement complet de la moelle osseuse cancéreuse par des cellules saines pourrait aider l&rsquo;organisme à rétablir un système immunitaire fonctionnel et à remplacer les cellules sanguines cancéreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette procédure n&rsquo;est pas sans risque. Une des principales complications dont s&rsquo;inquiètent <a href="https://scholar.google.com.au/citations?user=jjjJeeEAAAAJ&amp;hl=en">les hématologues</a> comme moi est la <a href="https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/10255-graft-vs-host-disease-an-overview-in-bone-marrow-transplant">maladie du greffon contre l&rsquo;hôte</a>, où le système immunitaire du donneur reconnaît le corps du patient comme « étranger » et lance une attaque. <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK538235/">Jusqu&rsquo;à 50 % des patients</a> qui reçoivent une greffe de cellules souches développent la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie inattendue du corps qui pourrait jouer un rôle clé dans la protection des patients greffés contre les complications est toutefois leur bactérie intestinale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec mes collègues <a href="https://www.mskcc.org/research/ski/labs/members/hana-andrlova">Hana Andrlova</a> et <a href="https://www.mskcc.org/research/ski/labs/marcel-van-den-brink">Marcel van den Brink</a>, j&rsquo;étudie comment la composition de votre microbiome, c&rsquo;est-à-dire les micro-organismes qui vivent dans votre corps, peut affecter l&rsquo;efficacité des traitements contre le cancer. Si <a href="https://doi.org/10.1056/NEJMoa1900623">des études antérieures</a> ont montré que les perturbations de la diversité des organismes du microbiome intestinal sont liées à un risque plus élevé de décès après une transplantation, les raisons précises de ce phénomène ne sont pas claires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://doi.org/10.1126/scitranslmed.abj2829">notre étude publiée récemment</a>, nous avons découvert que les bactéries intestinales aident le système immunitaire à se rétablir après une transplantation de cellules souches en nourrissant deux types spéciaux de cellules immunitaires qui protègent contre les complications.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Allogeneic Stem Cell Transplants" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/oLMWPgo6jUY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Le<em>s greffes de cellules souches allogéniques consistent à prélever la moelle osseuse d&rsquo;un donneur et à l&rsquo;administrer au patient par voie intraveineuse.</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bactéries intestinales et lymphocytes T</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour explorer la relation entre les bactéries intestinales et le système immunitaire, nous devions d&rsquo;abord identifier les types de bactéries présentes dans un microbiome donné. Nous avons donc séquencé tous les gènes bactériens dans les échantillons de selles de 174 patients ayant subi une greffe de cellules souches. Nous avons ensuite prélevé des échantillons de sang de ces mêmes patients pour identifier les types de cellules immunitaires en circulation et leur fonctionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons appris qu&rsquo;un microbiome intestinal diversifié après une transplantation est associé à l&rsquo;expansion d&rsquo;un type particulier de cellules appelées <a href="https://doi.org/10.1038/s41577-019-0191-y">MAIT, ou lymphocytes T invariants associées aux muqueuses</a>. Les lymphocytes MAIT sont liées à l&rsquo;amélioration des résultats de la transplantation, notamment à la diminution du risque de maladie du greffon contre l&rsquo;hôte et à l&rsquo;allongement de la survie, tant chez la <a href="https://doi.org/10.1172/JCI91646">souris</a> que chez l<a href="https://doi.org/10.1016%2Fj.bbmt.2017.10.003">&lsquo;homme</a>. Nous avons constaté que plus les patients avaient de cellules MAIT dans leur sang après la transplantation, plus ils survivaient longtemps et moins il y avait de complications. Les patients présentant les taux les plus élevés de lymphocytes MAIT avaient la plus faible incidence de maladie du greffon contre l&rsquo;hôte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme précis qui sous-tend les effets protecteurs des lymphocutes MAIT n&rsquo;est pas clair. Mais les chercheurs savent que ces cellules ont besoin de molécules provenant du processus de production de <a href="https://doi.org/10.1111/imcb.12057">riboflavine ou vitamine B2</a>, dans l&rsquo;organisme pour se développer et se multiplier. Il s&rsquo;avère que ces dérivés de la riboflavine sont produits par les microbes de l&rsquo;intestin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons également constaté que le nombre élevé de lymphocytes MAIT était lié à la présence d&rsquo;une autre population spéciale de lymphocytes T, les <a href="https://doi.org/10.1038/ni.3298">V-delta-2</a>, qui sont également stimulées par les sous-produits bactériens. Des niveaux supérieurs à la moyenne de ces cellules étaient également associés à une meilleure survie et à une diminution de la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte chez les patients transplantés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats suggèrent que l&rsquo;une des raisons pour lesquelles un microbiote sain et diversifié est lié à <a href="https://doi.org/10.1056/NEJMoa1900623">de bons résultats chez les receveurs</a> de cellules souches pourrait être que les bactéries intestinales favorisent le développement de cellules immunitaires qui protègent contre les complications de la transplantation, comme la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Protection contre les complications des transplantations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étape suivante consistait à déterminer comment ces lymphocytes T spéciales protègent contre les complications liées aux transplantations. Nous avons prélevé des échantillons de sang de cinq patients qui présentaient un nombre élevé de cellules MAIT et V-delta-2. Nous avons ensuite utilisé une technique appelée <a href="https://doi.org/10.1186/s13073-017-0467-4">séquençage de l&rsquo;ARN sur cellule unique</a> pour analyser des milliers de cellules individuelles et explorer toutes les fonctions potentielles qu&rsquo;un type de cellule particulier peut avoir dans l&rsquo;organisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous avons comparé les cellules MAIT et V-delta-2 de patients transplantés et de personnes en bonne santé, nos résultats ont été très surprenants. Nous avions d&rsquo;abord supposé que des gènes liés à la réparation des tissus seraient actifs dans ces lymphocytes T &#8211; ce qui expliquerait pourquoi les patients ayant un nombre élevé de ces cellules s&rsquo;en sortent mieux après un traitement aussi intense et éprouvant pour l&rsquo;organisme. Au lieu de cela, nous avons constaté que ces cellules exprimaient fortement des gènes impliqués dans les processus inflammatoires et capables d&rsquo;induire des dommages cellulaires &#8211; parfois nécessaires pour combattre les infections lorsque le système immunitaire du patient est encore en train de se rétablir. Cela suggère que les cellules MAIT et V-delta-2 pourraient protéger les patients contre les complications liées à la transplantation d&rsquo;une manière qui n&rsquo;était pas connue ou comprise auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est possible que les lymphocytes T activées par le microbiote, comme les lymphocytes MAIT et V-delta-2, contribuent à réduire les complications liées à la transplantation en tuant les cellules infectées ou les cellules impliquées dans la maladie du greffon contre l&rsquo;hôte. Bien que notre étude ne permette pas de confirmer cette hypothèse, les travaux futurs pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les liens importants entre le microbiote, le système immunitaire et la réussite des greffes de cellules souches pour les patients atteints de cancer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : cellules souches indifférenciées en culture &#8211; Source Wikipédia</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Article traduit par la Rédaction, paru initialement dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a></p>



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		<item>
		<title>L&#8217;Anses informe : la transmission du monkeypox par les aliments ne peut être exclue. L&#8217;agence publie ses recommandations</title>
		<link>https://citizen4science.org/lanses-alerte-la-transmission-du-monkeypox-par-lalimentation-ne-peut-etre-exclue-lagence-publie-ses-recommandations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 21:17:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[anses]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;agence national de sécurité sanitaire de l&#8217;alimentation, de l&#8217;environnement et du travail (anses) a été saisie le 14 juin par]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agence national de sécurité sanitaire de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;environnement et du travail (anses) a été saisie le 14 juin par la Direction général de la santé (DGS) et a publié un rapport le 24 juin.</p><div id="citiz-15635357" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Hier nous vous avons fourni <a href="https://citizen4science.org/bulletin-dinformation-monkeypox-de-loms-du-6-juillet-2022-donnees-arretees-au-4-juillet/#.YscaUb1ByUk">l&rsquo;essentiel du bulletin de l&rsquo;OMS</a> du 6 juillet sur la flambée épidémique du monkeypox, qui fait état de plus de 6 000 cas dans le monde. À propos du risque de contamination, l&rsquo;OMS, qui si elle ne préconise pas la quarantaine pour les personnes infectées, rappelle la nécessité d&rsquo;une pratique rigoureuse de l&rsquo;hygiène des mains, d&rsquo;un périmètre de sécurité et d&rsquo;éviter tout contact avec des personnes à risque. Les équipements de protection individuelle sont préconisés, ainsi que la nettoyage et la désinfection de l&rsquo;environnement, linge et literie. Le potentiel de transmission par goutelettes existe aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais qu&rsquo;en est-il d&rsquo;une potentielle transmission par les aliments ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Méthodologie d&rsquo;évaluation des risques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;anses a fait une <strong>évaluation descendante</strong>, (surveillance des épisodes épidémiques) qui rappelle que le MPXV (virus du monkeypox) se transmet d&rsquo;une source animale à l&rsquo;homme suivi de transmission interhumaine. Dans les deux cas, l&rsquo;ingestion de viande contaminée peut expliquer la contamination.<br>On suppose que la consommation de viande de brousse, issue d&rsquo;animaux infectés est en cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;évaluation ascendante</strong>  (suivi de l&rsquo;agent infectieux tout au long de la chaîne alimentaire) révèle <strong>de nombreux obstacles </strong>selon l&rsquo;anses; à la transmission humaine du MOXV suite à manipulation ou consommation d&rsquo;aliments hors viande de brousse :</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28.png" alt="" class="wp-image-7655" width="1020" height="466" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28.png 650w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-28-300x137.png 300w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></a><figcaption><em>Infographie extraite du rapport de l&rsquo;anses</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la viande de brousse, en France c&rsquo;est raté, sauf à en importer illégalement. Cela existe, mais c&rsquo;est rare.<br>Pour les animaux de production, on n&rsquo;a pas de données, en particulier sur les bovins, dès lors considérés comme une source « hypothétique » de transmission en cas d&rsquo;infection. Pour cette raison, l&rsquo;anses recommande mesures de prévention : pas de contact avec les animaux et à défaut, EPI.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contamination des aliments par contact avec un opérateur infecté</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est de la contamination d&rsquo;aliments par contact d&rsquo;un opérateur atteint de MPX les manipulant : cela ne peut être exclu. Il manque là encore suffisamment de données scientifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il manque aussi des données sur la contamination possible de l&rsquo;environnement. Par exemple, on a retrouvé le MXPV dans les produits de régurgitation et de défécation de mouches s&rsquo;étant posé sur fécès de chimpanzés infectés naturellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;anses considère qu&rsquo;il faudrait faire des études sur les charges virales excrétées des personnes symptomatiques sans lésions, ainsi que pré-, a- et post-symptomatiques pour émettre des recommandations les concernant les dangers du contact avec les aliments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour d&rsquo;autre Poxviridae dont fait partie le PMXV, ils peuvent rester stables dans différentes matrices alimentaires réfrigérées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Présence et survie du MPXV dans les aliments</h3>



<p class="wp-block-paragraph">On n&rsquo;a pas de données là encore, mais on suppose que cela dépend de la localisation du virus (en surface ou à l&rsquo;intérieur des aliments), de la charge virale initiale et des conditions de stockage. On sait cependant que le MPVX n&rsquo;est pas gêné par le froid à 4 °C en laboratoire. Donc, pour des aliments  infectés mis au réfrigérateur, il y a un risque potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la chaleur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs études sur des Poxviridae existent, l&rsquo;anses en fournit la synthèse de l&rsquo;efficacité d&rsquo;un traitement thermique selon le genre du poxvirus :</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29.png" alt="" class="wp-image-7656" width="765" height="407" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29.png 551w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-29-300x160.png 300w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Diverses expériences montrent que la cuisson 12 minutes à 70 °C pourrait inactiver le MPXV dans les aliments. Pour éviter la recontamination, le traitement des surface (nettoyage et désinfection courants) est essentiel. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de contamination du système digestif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est avérée comme le démontre des études chez les animaux, mais on ne sait pas qualifier le danger de l&rsquo;exposition par manque de données quantitatives. Chez l&rsquo;humain cependant on n&rsquo;a peut de données de développement du MPXV dans le système digestif. <br>Au final, on ne peut quand même pas exclure une possible transmission par voie orale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de contamination par contact cutanéo-muqueux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la voie de contamination inter-humaine, via les lésions très contagieuses. On sait aussi que la literie et le linge, matières inertes peuvent être contaminants. Et bien les aliments peuvent être assimilés à ces matières inertes, donc on ne peut exclure ce mode de contamination, et en l&rsquo;absence comme toujours, de données pour caractériser ce danger potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, voici le tableau de synthèse de l&rsquo;Anses concernant les risques :</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30.png" alt="" class="wp-image-7657" width="895" height="739" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30.png 731w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-30-300x247.png 300w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans l&rsquo;approche ascendante de cette étude de l&rsquo;Anses, selon la première infographie on voit que de nombreuses conditions doivent être réunies pour une contamination monkeypox par voie alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Anses récapitule qu&rsquo;il faut cette enchaînement :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1) l&rsquo;aliment doit être contaminé par le MPXV ; 2) l&rsquo;aliment doit contenir du virus viable lorsqu&rsquo;il arrive au manipulateur ou au consommateur ; 3) la personne doit être exposée au virus et ; 4) la personne doit être infectée après l&rsquo;exposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On l&rsquo;a vu on manque cruellement de données à toutes les étapes de l&rsquo;analyse. Il faut dire que la situation épidémique à travers le monde est inédite. Sans doute cela va-t-il accélérer la recherche sur le MPVX et la maladie associée. En attendant, on doit prendre des précautions et c&rsquo;est ce que propose l&rsquo;Anses sur la base que la transmission alimentaire ne peut être exclue, aux différentes étapes de la chaîne que l&rsquo;on a passées en revue, donc prudence avec l&rsquo;application de bonnes pratiques d&rsquo;hygiène en restauration, dans l&rsquo;industrie agro-alimentaire, et en cas de symptômes évocateurs  de gastro-entérite et de symptômes cutanés d&rsquo;infection. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne nouvelle est que le MPXV est sensible aux détergents et désinfectants courants, aussi nettoyage et désinfection sont à inclure dans la routine pour les secteurs, personnes et foyers concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour  ceux qui veulent aller plus loin, <a href="http://chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.anses.fr/fr/system/files/BIORISK2022SA0110.pdf">l&rsquo;avis</a> complet de l&rsquo;Anses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">                                                                                                                                                                                       <strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Bulletin d&#8217;information Monkeypox de l&#8217;OMS du 6 juillet 2022 (données arrêtées au 4 juillet)</title>
		<link>https://citizen4science.org/bulletin-dinformation-monkeypox-de-loms-du-6-juillet-2022-donnees-arretees-au-4-juillet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 08:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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		<category><![CDATA[Vaccination]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccins]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédaction a sélectionné et traduit une large sélection de ce bulletin paru en anglais hier L&#8217;épidémie continue d&#8217;affecter principalement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La Rédaction a sélectionné et traduit une large sélection de ce bulletin paru en anglais hier</em></p><div id="citiz-3911961196" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épidémie continue d&rsquo;affecter principalement les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes qui ont déclaré avoir eu récemment des rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires masculins, ce qui ne suggère aucun signal de transmission soutenue au-delà de ces réseaux pour le moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Données épidémiologiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du 1er janvier au 4 juillet 2022, <strong>6 027 cas de monkeypox confirmés en laboratoire et trois décès ont été signalés à l&rsquo;OMS</strong> <strong>dans 59 pays/territoires/zones de cinq Régions</strong> de l&rsquo;OMS (Région africaine, Région des Amériques, Région de la Méditerranée orientale, Région européenne, Région du Pacifique occidental) (tableau 1). Depuis la publication du précédent bulletin d&rsquo;information sur les flambées épidémiques le 27 juin 2022, 2 614 nouveaux cas (soit une <strong>augmentation de 77 %</strong>) et deux nouveaux décès ont été signalés ; neuf nouveaux pays/territoires/zones ont signalé des cas. Dix pays n&rsquo;ont pas signalé de nouveaux cas depuis plus de 21 jours, durée maximale de la période d&rsquo;incubation de la maladie. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-19.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-19.png" alt="" class="wp-image-7636" width="835" height="378" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-19.png 642w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-19-300x136.png 300w" sizes="auto, (max-width: 835px) 100vw, 835px" /></a><figcaption><em>Courbe épidémiologique des cas confirmés agrégés hebdomadaires de monkeypox par région</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-20.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-20.png" alt="" class="wp-image-7637" width="646" height="296" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-20.png 463w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-20-300x137.png 300w" sizes="auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px" /></a><figcaption><em>Nombre de cas cumulatifs confirmés de variole du singe et de décès signalés à l&rsquo;OMS, par Région</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-23.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-23-1024x476.png" alt="" class="wp-image-7641" width="941" height="436" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-23-1024x476.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-23-300x140.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-23-768x357.png 768w" sizes="auto, (max-width: 941px) 100vw, 941px" /></a><figcaption><em>Répartition géographique des cas confirmés de monkeypox signalés à l&rsquo;OMS ou identifiés par elle</em><br><em>à partir de sources publiques officielles</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Démographie des cas<br></h2>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-21.png" alt="" class="wp-image-7638" width="463" height="284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-21.png 376w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-21-300x184.png 300w" sizes="auto, (max-width: 463px) 100vw, 463px" /></a><figcaption><em>Répartition âge-sexe des cas confirmés de monkeypox</em></figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-22.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-22.png" alt="" class="wp-image-7639" width="529" height="283" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-22.png 408w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-22-300x161.png 300w" sizes="auto, (max-width: 529px) 100vw, 529px" /></a><figcaption><em>Courbe épidémique des cas confirmés de monkeypox par groupe d&rsquo;âge</em></figcaption></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les cas dont l&rsquo;orientation sexuelle a été déclarée, 60 % (1 214/2025) se sont identifiés comme homosexuels, bisexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ; et 41 % (335/827) des cas dont le statut sérologique était connu étaient positifs pour le VIH. <br><br>Les infections associées aux soins de santé ne peuvent être exclues et des investigations supplémentaires sont en cours pour déterminer si l&rsquo;infection chez les travailleurs de la santé était due à une exposition professionnelle. Parmi les cas signalés, 25 cas à ce jour seraient des travailleurs de la santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Présentation clinique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La présentation clinique des cas de monkeypox associés à cette épidémie est <strong>atypique</strong>, car de nombreux cas dans les zones nouvellement touchées ne présentent pas le tableau clinique classiquement décrit pour le monkeypox (fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques, suivi d&rsquo;une éruption centrifuge). Parmi les cas qui ont signalé au moins un symptôme, 81 % présentaient une éruption systémique (éruption généralisée sur le corps), 50 % une fièvre et 41 % une éruption génitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS continue de suivre de près la situation et de soutenir la coordination internationale et le partage d&rsquo;informations avec les États membres et les partenaires. Les États Membres ont mis en place des <strong>interventions cliniques et de santé publique</strong> pour coordonner la recherche exhaustive des cas, la recherche des contacts, les examens de laboratoire, l&rsquo;isolement, la prise en charge clinique, la mise en œuvre de mesures de prévention et de lutte contre l&rsquo;infection et les activités de vaccination, ainsi que le soutien à la recherche épidémiologique et aux contre-mesures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Surveillance et analyses de laboratoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute personne répondant à la <strong>définition clinique d&rsquo;un cas suspect</strong> doit se voir proposer un test de dépistage. En outre, les facteurs de risque d&rsquo;infection, tels que le fait d&rsquo;être un gay, un bisexuel ou un autre homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, de déclarer un nombre élevé de partenaires sexuels au cours des trois semaines précédentes et d&rsquo;avoir assisté à un rassemblement où un cas confirmé a été signalé, peuvent suggérer la nécessité d&rsquo;un test de dépistage du virus du monkeypox (MPXV). Lorsque la suspicion d&rsquo;une infection par le virus du monkeypox est élevée, l&rsquo;identification d&rsquo;un autre agent pathogène provoquant une éruption cutanée ne doit pas empêcher la recherche du MPXV, car des co-infections ont été identifiées. Le test primaire pour le diagnostic du monkeypox est la <strong>PCR du matériel de la lésion cutanée</strong>. En outre, d&rsquo;autres spécimens tels qu&rsquo;un écouvillon oral, nasopharyngé ou rectal peuvent également être recueillis, le cas échéant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le<strong> séquençage génomique</strong> <strong>de l</strong>&lsquo;acide désoxyribonucléique (<strong>ADN</strong>) viral du virus de la variole du singe trouvé dans la flambée actuelle est en cours, lorsqu&rsquo;il est disponible ; les données issues des essais de réaction en chaîne par polymérase (PCR) et du séquençage du génome indiquent que les génomes du virus du monkeypox détectés appartiennent au <strong>clade ouest-africain</strong>. Bien que les pays ne soient tenus d&rsquo;informer l&rsquo;OMS des cas probables et confirmés que par le biais des communications prévues par le Règlement sanitaire international (2005), tous les cas suspects doivent être signalés aux autorités nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS a préparé un <a href="https://www.who.int/publications/m/item/monkeypox-minimum-dataset-case-reporting-form-(crf)">cahier d&rsquo;investigation de cas (CIF) approfondi sur les cas de monkeypox</a>, ainsi qu&rsquo;un formulaire de déclaration des cas (CRF) qui définit les données minimales qui doivent être déclarées à l&rsquo;OMS. Actuellement, l&rsquo;OMS a reçu le CRF pour environ 80% du total des cas confirmés déclarés au niveau mondial. La cohérence et l&rsquo;exhaustivité de ces données varient considérablement d&rsquo;un pays à l&rsquo;autre. Un protocole pour soutenir l&rsquo;investigation approfondie des cas à l&rsquo;aide du CIF sera publié prochainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, l&rsquo;OMS recommande à tous les contacts connus, ou aux personnes qui pensent avoir été exposées, de <strong>surveiller leurs symptômes pendant 21 jours </strong>à compter du dernier contact connu ou suspecté avec un cas, et de demander un test si des signes ou des symptômes de la variole du singe se manifestent. En l&rsquo;absence de symptômes, le test et la quarantaine ne sont pas nécessaires, mais les contacts sont encouragés à pratiquer rigoureusement <strong>l&rsquo;hygiène des mains et le protocole respiratoire</strong>, à <strong>éviter tout contact avec des enfants ou des personnes immunodéprimées ou enceintes</strong>, et à éviter toute forme de <strong>contact sexuel</strong> pendant 21 jours. Les voyages non essentiels sont déconseillés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prévention et contrôle de l&rsquo;infection (PCI)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de mesures appropriées de prévention et de contrôle de l&rsquo;infection, par exemple un <strong>espace de protection adéquat, la ventilation, l&rsquo;hygiène des mains, l&rsquo;utilisation d&rsquo;équipements de protection individuelle (EPI)</strong>, <strong>le nettoyage et la désinfection de l&rsquo;environnement, et la formation des agents de santé</strong>, est essentielle pour atténuer et contrôler la transmission du monkeypox, dans les établissements de soins et dans la communauté.<br>Les agents de santé doivent appliquer les précautions standard et procéder à une évaluation des risques pour déterminer s&rsquo;il est nécessaire d&rsquo;utiliser des précautions basées sur la transmission. Les précautions standard comprennent l&rsquo;hygiène des mains, l&rsquo;hygiène respiratoire et le protocole concernant la toux, le placement du patient, l&rsquo;EPI, la technique aseptique, la sécurité des injections et la prévention des blessures par objets tranchants, le nettoyage et la désinfection de l&rsquo;environnement, la manipulation correcte du linge et de la literie, la décontamination et le retraitement des articles et équipements de soins aux patients réutilisables et la gestion des déchets. L&rsquo;OMS conseille de mettre en œuvre des précautions fondées sur la transmission (<strong>par contact et par gouttelettes</strong>) pour tout cas suspect ou confirmé de variole du singe dans les établissements de santé, y compris l&rsquo;utilisation de respirateurs par les agents de santé,</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise en charge clinique, vaccins et traitements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prise en charge des patients atteints de monkeypox suspectée ou confirmée nécessite une <strong>identification précoce</strong> grâce à des protocoles de dépistage adaptés aux contextes locaux, un <strong>isolement rapide </strong>et la <strong>mise en œuvre rapide des mesures de PCI</strong> appropriées décrites ci-dessus, des tests pour confirmer le <strong>diagnostic</strong>, une <strong>prise en charge symptomatiqu</strong>e des patients atteints de <strong>monkeypox léger ou non compliqué</strong>, ainsi que la<strong> surveillance et le traitement des complications</strong> et des affections potentiellement mortelles telles que la progression des lésions cutanées, une infection bactérienne secondaire des lésions cutanées, des lésions oculaires et, rarement, une déshydratation sévère, une pneumonie grave ou une septicémie. <br>Les patients atteints de monkeypox ou non compliquée qui s&rsquo;isolent à leur domicile doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une évaluation minutieuse de leur capacité à s&rsquo;isoler en toute sécurité et à maintenir les précautions de PCI requises à leur domicile afin de prévenir la transmission aux autres membres du foyer et de la communauté et d&rsquo;avoir accès aux soins en cas de progression ou d&rsquo;aggravation. Les précautions (isolement et mesures PCI) doivent rester en place jusqu&rsquo;à ce que les lésions aient formé des croûtes, que les croûtes soient tombées et qu&rsquo;une nouvelle couche de peau se soit formée en dessous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour permettre une évaluation fiable des interventions thérapeutiques, il est préférable de procéder à des <strong>essais randomisés en utilisant les protocoles CORE</strong>. À moins qu&rsquo;il n&rsquo;y ait des raisons impérieuses de ne pas le faire, tous les efforts doivent être faits pour mettre en place des essais randomisés. Il est possible de mener des <strong>études contrôlées par placebo, en particulier chez les personnes présentant un faible risque de maladie sévère</strong> Le recueil harmonisé de données sur la sécurité et les résultats cliniques, à l&rsquo;aide de la plateforme clinique mondiale de l&rsquo;OMS pour le monkeypox, constituerait un ensemble de données minimum souhaitable dans le contexte d&rsquo;une épidémie, y compris l&rsquo;événement actuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vaccins</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS a récemment élaboré des <a href="https://citizen4science.org/monkeypox-recommandations-provisoires-concernant-la-vaccination-du-14-juin-2022/">recommandations provisoires sur la vaccination</a> contre le monkeypox. L&rsquo;OMS a vivement encouragé les États Membres à tenir compte du contexte de l&rsquo;actuelle flambée épidémique de variole dans plusieurs pays et à réunir leurs groupes consultatifs techniques nationaux sur la vaccination afin d&rsquo;examiner les données probantes et de formuler des recommandations sur l&rsquo;utilisation des vaccins en fonction du contexte national.<br>Toutes les décisions relatives à l&rsquo;immunisation des personnes avec des vaccins contre le monkeypox (avant ou après exposition) devraient être prises par un <strong>processus décisionnel clinique partagé entre les professionnels de santé et la personne à vacciner</strong>, sur la base d&rsquo;une évaluation conjointe des risques et des bénéfices, <strong>au cas par cas</strong>. Les États membres qui utilisent des vaccins contre le monkeypox sont encouragés à le faire <strong>dans le cadre d&rsquo;études cliniques</strong> concertées utilisant des méthodes de conception et des outils de recueil de données cliniques et de résultats normalisés afin d&rsquo;accroître rapidement la production de données probantes, en particulier sur l&rsquo;efficacité et la sécurité des vaccins.<br>Lorsque la participation à des essais cliniques d&rsquo;efficacité contre placebo pour les vaccins contre le monkeypox et les calendriers de vaccination n&rsquo;est pas considérée comme possible, l&rsquo;utilisation d&rsquo;une gamme d&rsquo;autres modèles robustes de <a href="https://www.who.int/docs/default-source/blue-print/working-group-for-vaccine-evaluation-(4th-consultation)/ap1-guidelines-online-consultation.pdf">conception d&rsquo;études pour évaluer l&rsquo;efficacité des vaccins</a> doit être rapidement mise en place en utilisant des méthodes standard de recueil de données.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Communication des risques et engagement communautaire (CREC)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États membres doivent concentrer leurs efforts sur la <strong>sensibilisation, la gestion de la perception des risques, le maintien de la confiance et le soutien proactif aux personnes à risque</strong> afin qu&rsquo;elles prennent des décisions éclairées pour se protéger et protéger les autres contre la variole du singe. <br>Le 24 juin, l&rsquo;OMS a publié des recommandations provisoires sur les méthodes et les considérations relatives à la communication des risques et à l&rsquo;engagement communautaire (RCCE) pour le monkeypox. Ce document contient des recommandations sur l&rsquo;identification et la communication avec les populations touchées et les publics clés, et sur la manière d&rsquo;éviter la stigmatisation dans les communications de proximité. Il comprend également des messages clés sur les symptômes du monkeypox, la transmission, les mesures de prévention et la communication sur l&rsquo;incertitude. Ce document fournit également des conseils en matière de CREC aux responsables et aux planificateurs de rassemblements et d&rsquo;événements, où un contact physique étroit peut créer un environnement propice à la transmission de la variole du singe. De plus, ce document comprend un recueil de recommandations sur les méthodes et les ressources de CREC pour soutenir la réponse au monkeypox.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Déclaration OMS Europe concernant le monkeypox : Il n&#8217;y a pas de place pour la complaisance</title>
		<link>https://citizen4science.org/declaration-de-loms-concernant-le-monkeypox-il-ny-a-pas-de-place-pour-la-complaisance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 16:25:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Épidémiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Mutations]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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		<category><![CDATA[Vaccins]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[par Dr Hans Henri P. Kluge, Directeur régional OMS Europe Nous vous proposons en exclusivité la traduction professionnelle en français]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par <strong>Dr Hans Henri P. Kluge</strong>, Directeur régional OMS Europe</em></p><div id="citiz-2043751222" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Nous vous proposons en exclusivité la traduction professionnelle en français de la déclaration de l&rsquo;OMS Europe ce jour</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cas de variole du singe ont triplé dans la région de l&rsquo;Europe au cours des deux dernières semaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;intensifie mon appel aux gouvernements et à la société civile pour qu&rsquo;ils redoublent d&rsquo;efforts dans les semaines et les mois à venir afin d&#8217;empêcher le monkeypox (variole du singe) de s&rsquo;installer dans une zone géographique de plus en plus étendue. Une action urgente et coordonnée est impérative si nous voulons franchir un cap dans la course à l&rsquo;inversion de la propagation de cette maladie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La région de l&rsquo;Europe reste au centre de cette épidémie en expansion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la semaine dernière, le comité d&rsquo;urgence de l&rsquo;<a href="https://www.who.int/teams/ihr/ihr-emergency-committees">IHR</a> (Réglementations internationales relatives à la santé) ait indiqué que l&rsquo;épidémie ne constituait pas à ce stade une urgence de santé publique de portée internationale (Public Health Emergency of International Concern, PHEIC), l&rsquo;évolution rapide et la nature urgente de l&rsquo;événement signifient que le comité réexaminera sa position sous peu. Dans l&rsquo;intervalle, l&rsquo;OMS continue d&rsquo;évaluer le risque de monkeypox dans la Région européenne comme étant élevé, compte tenu de la menace persistante pour la santé publique et de la propagation rapide de la maladie, des difficultés persistantes qui entravent notre action et des cas supplémentaires signalés chez les femmes et les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;heure actuelle, voici le tableau que nous observons : la Région européenne de l&rsquo;OMS représente près de 90 % de tous les cas confirmés en laboratoire et signalés à l&rsquo;échelle mondiale depuis la mi-mai, et depuis ma dernière déclaration, le 15 juin, six nouveaux pays et zones &#8211; portant le total à 31 &#8211; ont signalé des cas de monkeypox les nouveaux cas ayant triplé au cours de la même période pour atteindre plus de 4 500 cas confirmés en laboratoire dans la Région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Utiliser les dernières données pour mieux comprendre la maladie et sa propagation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de comprendre ce que nous disent les données de la Région européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau régional de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Europe (OMS/Europe) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC) publient chaque semaine des bulletins conjoints de surveillance du monkeypox afin de synthétiser la situation et de partager une analyse régionale commune de cette situation qui évolue rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des cas signalés jusqu&rsquo;à présent concernaient des personnes âgées de 21 à 40 ans, et 99 % étaient des hommes, la majorité des personnes pour lesquelles nous disposons d&rsquo;informations étant des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Toutefois, un petit nombre de cas ont également été signalés parmi les membres du foyer, les contacts hétérosexuels et les contacts non sexuels, ainsi que chez les enfants. Lorsque les informations sont disponibles, il s&rsquo;avère que près de 10 % des patients auraient été hospitalisés, soit pour un traitement, soit à des fins d&rsquo;isolement, et un patient a été admis dans une unité de soins intensifs. Heureusement, aucune personne n&rsquo;est décédée à ce jour. La grande majorité des cas ont présenté une éruption cutanée et environ les trois quarts ont signalé des symptômes systémiques tels que fièvre, fatigue, douleurs musculaires, vomissements, diarrhée, frissons, maux de gorge ou maux de tête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS est reconnaissante aux 26 pays et zones qui ont communiqué des informations détaillées par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;ECDC et de l&rsquo;OMS/Europe en utilisant le système de surveillance européen (TESSy). Nous devons continuer à examiner attentivement ces informations au cours des semaines et des mois à venir, afin de mieux comprendre les risques d&rsquo;exposition, les présentations cliniques dans les différents groupes de population et &#8211; surtout &#8211; d&rsquo;identifier rapidement tout changement dans la trajectoire de la flambée qui aurait une incidence sur notre évaluation des risques pour la santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aucune place pour la complaisance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Permettez-moi donc d&rsquo;être clair. Il n&rsquo;y a tout simplement pas de place pour la complaisance, particulièrement dans le cas présent, dans la Région européenne, où l&rsquo;épidémie évolue rapidement et s&rsquo;étend, d&rsquo;heure en heure, de jour en jour et de semaine en semaine, à des zones jusque-là épargnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;OMS/Europe, nous travaillons avec les gouvernements, nos partenaires de l&rsquo;ECDC et les entités de la société civile &#8211; y compris les organisateurs de Pride et d&rsquo;autres festivals et événements de masse &#8211; pour relever les défis qui se présentent à nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stigmatisation des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans plusieurs pays ne fait qu&rsquo;aggraver le problème. Nombre d&rsquo;entre eux peuvent tout simplement choisir de ne pas se présenter aux autorités sanitaires, par crainte des conséquences potentielles. Nous savons, grâce aux leçons tirées de la lutte contre le VIH, que la stigmatisation alimente davantage les épidémies, mais laisser la peur de créer une stigmatisation nous empêcher d&rsquo;agir peut être tout aussi dommageable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Permettez-moi donc de souligner une fois de plus les éléments fondamentaux nécessaires</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout d&rsquo;abord</strong>, les pays doivent rapidement intensifier la surveillance du monkeypox, notamment le séquençage, et se doter des capacités nécessaires pour diagnostiquer la maladie et y répondre. Les cas doivent être découverts et examinés par un laboratoire, et les contacts doivent être identifiés rapidement, afin de réduire le risque de propagation. L&rsquo;OMS/Europe s&rsquo;efforce d&rsquo;aider les pays en fournissant des tests de dépistage du virus de la variole du singe et une formation au diagnostic dans 17 États membres. Nous avons déjà livré près de 3 000 tests à sept États membres et des livraisons à d&rsquo;autres sont en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxièmement</strong>, les bons messages, transmis de la manière la plus compréhensible possible, doivent être diffusés aux communautés touchées et au grand public. L&rsquo;OMS/Europe et l&rsquo;ECDC ont publié des orientations communes sur la communication des risques, les rassemblements de masse et les manifestations estivales, et un kit d&rsquo;outils destiné aux autorités sanitaires locales sera lancé prochainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisièmement</strong>, et ce n&rsquo;est pas le moins important, la lutte contre le monkeypox exige un engagement politique ferme, complété par des investissements judicieux en matière de santé publique. Comme pour tout défi, un leadership politique est nécessaire pour soutenir la réponse de santé publique. La transparence va de pair avec la confiance du public pour que les lacunes dans la réponse au monkeypox puissent être rapidement comblées et que les pays s&rsquo;associent avec l&rsquo;OMS et entre eux pour le bien collectif. L&rsquo;achat et l&rsquo;utilisation des vaccins doivent appliquer les principes d&rsquo;équité et de déploiement en fonction des besoins. Ils doivent être entrepris de manière à générer des données probantes pour cette intervention, notamment par l&rsquo;utilisation de protocoles standard évaluant l&rsquo;efficacité des vaccins, et avec des systèmes en place pour surveiller la sécurité de ces produits à mesure qu&rsquo;ils sont déployés dans différents groupes de population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monkeypox illustre une fois de plus comment des maladies endémiques ou émergentes dans quelques pays peuvent rapidement se transformer en épidémies qui touchent des régions éloignées, voire le monde entier. Cette épidémie met une fois de plus à l&rsquo;épreuve la détermination politique de chaque État membre et de la région européenne dans son ensemble. Ne laissons pas passer cette occasion, mais profitons de l&rsquo;expérience de COVID-19 pour faire ce qu&rsquo;il faut, rapidement et de manière décisive, dans l&rsquo;intérêt de toute notre région et au-delà.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin :</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kr0skWUzaM"><a href="https://citizen4science.org/monkeypox-dans-quelle-mesure-peut-il-evoluer-pour-sadapter-a-ses-nouveaux-hotes/">Monkeypox : dans quelle mesure peut-il évoluer pour s&rsquo;adapter à ses nouveaux hôtes ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Monkeypox : dans quelle mesure peut-il évoluer pour s&rsquo;adapter à ses nouveaux hôtes ? » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/monkeypox-dans-quelle-mesure-peut-il-evoluer-pour-sadapter-a-ses-nouveaux-hotes/embed/#?secret=YfrK7lIXK2#?secret=kr0skWUzaM" data-secret="kr0skWUzaM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rt7FN69D63"><a href="https://citizen4science.org/monkeypox-le-point-sur-les-vaccins-et-les-traitements-antiviraux/">Monkeypox : le point sur les vaccins et les traitements antiviraux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Monkeypox : le point sur les vaccins et les traitements antiviraux » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/monkeypox-le-point-sur-les-vaccins-et-les-traitements-antiviraux/embed/#?secret=ZMbRBb3iee#?secret=rt7FN69D63" data-secret="rt7FN69D63" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Monkeypox : dans quelle mesure peut-il évoluer pour s&#8217;adapter à ses nouveaux hôtes ?</title>
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					<comments>https://citizen4science.org/monkeypox-dans-quelle-mesure-peut-il-evoluer-pour-sadapter-a-ses-nouveaux-hotes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jun 2022 10:58:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ADN]]></category>
		<category><![CDATA[ARN]]></category>
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		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
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					<description><![CDATA[par Connor Bamford, Research Fellow, Virology, Queen&#8217;s Universitu Belfast Le monkeypox ne mute peut-être pas aussi rapidement que les coronavirus,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par <strong>Connor Bamford,</strong> Research Fellow, Virology, Queen&rsquo;s Universitu Belfast</em></p><div id="citiz-58474172" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Le monkeypox ne mute peut-être pas aussi rapidement que les coronavirus, mais cela ne signifie pas qu&rsquo;il ne peut pas s&rsquo;adapter à ses nouveaux hôtes </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le monkeypox ne mute peut-être pas aussi rapidement que les coronavirus, mais cela ne signifie pas qu&rsquo;il ne peut pas s&rsquo;adapter à ses nouveaux hôtes</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://citizen4science.org/monkeypox-cette-circulation-de-la-maladie-est-completement-nouvelle-entretien-avec-arnaud-fontanet-et-camille-besombes/">récente épidémie</a> de virus de la variole du singe a remis en question la capacité de ces virus à ADN de grande taille à évoluer, à s&rsquo;adapter et modifier leur biologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on le compare aux virus à ARN de petite taille tels que le coronavirus, on considère que le virus monkeypox et les autres virus à grand ADN évoluent lentement. Pourtant, il existe des preuves évidentes que cela n&rsquo;est pas un obstacle pour ces virus. En fait, ils peuvent s&rsquo;adapter à de nouveaux environnements comme nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la plupart des infections restent bénignes, le monkeypox peut être une maladie grave, potentiellement mortelle, entraînant une septicémie, une encéphalite (inflammation du cerveau) et la cécité. Les symptômes les plus courants sont des éruptions et des lésions cutanées, ainsi que des symptômes pseudo-grippaux et un gonflement des ganglions lymphatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nombre cumulé de cas de monkeypox dans l&rsquo;épidémie actuelle</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Cas confirmés cumulés, par date de confirmation</h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-187.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="760" height="506" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-187.png" alt="" class="wp-image-7405" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-187.png 760w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-187-300x200.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-187-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 760px) 100vw, 760px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le virus monkeypox infecte naturellement les rongeurs sauvages tels que les écureuils et les rats, en Afrique occidentale et centrale, mais il peut se transmettre à l&rsquo;homme et à d&rsquo;autres animaux. Cependant, une fois qu&rsquo;il est passé chez l&rsquo;homme, il ne peut maintenir la transmission et les épidémies finissent par s&rsquo;éteindre. Cela est probablement dû au fait que le monkeypox ne s&rsquo;est pas adaptée à son nouvel environnement, l&rsquo;homme, car il est peu probable que les rongeurs sauvages soient contaminés par des humains infectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monkeypox est étroitement liée aux virus qui ont causé la variole (virus de la variole) et au virus que nous utilisons pour <a href="https://citizen4science.org/monkeypox-la-question-du-vaccin/">vacciner</a> et éradiquer la variole (virus de la vaccine). Ce groupe de virus, appelé <a href="https://www.cdc.gov/poxvirus/index.html#:%7E:text=Poxviruses%20are%20brick%20or%20oval,skin%20nodules%2C%20or%20disseminated%20rash.">poxvirus</a>, est une sorte de grand virus à ADN, ce qui signifie que leur génome est composé d&rsquo;une molécule appelé ADN, comme notre génome. (Le coronavirus et les virus apparentés utilisent une molécule cousine appelée ARN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres virus à ADN sont les grands virus à ADN que sont les adénovirus et les herpèsvirus, mais aussi de petits virus comme les papillomavirus et les parvovirus. Les génomes viraux, composés d&rsquo;ADN ou d&rsquo;ARN, contiennent essentiellement les instructions nécessaires pour fabriquer de nouveaux virus, nous infecter et provoquer des maladies. Toute modification de ces instructions peut changer la biologie du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme nous l&rsquo;avons vu avec le <a href="https://www.who.int/activities/tracking-SARS-CoV-2-variants">SARS-CoV-2 et ses variants</a>, les virus peuvent modifier leur comportement en termes de propagation, de sévérité de la maladie et de sensibilité aux vaccins. Cela est dû aux changements qui s&rsquo;accumulent dans le génome du virus. La réplication d&rsquo;un virus génère une diversité dans son génome, sur laquelle peuvent agir des forces évolutives telles que la sélection naturelle, pour augmenter la fréquence et peut-être même supplanter les anciennes versions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des changements évolutifs peuvent se produire lorsque le virus rencontre un nouvel environnement auquel il n&rsquo;est pas totalement adapté. Bien que tous les virus puissent évoluer rapidement en raison de la taille de leur population et de la rapidité de leur génération, les virus à ARN sont considérés comme les maîtres de l&rsquo;évolution, car ils présentent des taux de mutation élevés en raison de leur petite taille et sont souvent dépourvus de capacité de correction des erreurs, ce qui signifie que davantage de mutations se produisent à chaque réplication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les poxvirus présentent certaines caractéristiques qui les rendent plus généralistes, notamment des particules infectieuses stables, ce qui leur donne plus de chances d&rsquo;infecter. Ils utilisent des molécules très communes sur vos cellules pour entrer et infecter, contrairement au SARS-CoV-2 qui a besoin de la protéine spécifique ACE2 pour entrer dans nos cellules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands virus à ADN tels que le monkeypox contiennent également de nombreux gènes qui ciblent et manipulent différentes parties du système immunitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Marge de progression</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il est évident que des améliorations peuvent être apportées, car, chez l&rsquo;homme, la transmission du monkeypox est relativement inefficace, avec de longues périodes d&rsquo;incubation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En général, les grands virus à ADN comme celui du monkeypox ne sont pas différents des autres virus, et leur capacité à muter est à la base de notre capacité à suivre et à retracer les épidémies de monkeypox. Ils font des erreurs et les erreurs s&rsquo;accumulent, ce qui peut servir de carburant pour l&rsquo;évolution et les changements biologiques. La récente épidémie de monkeypox a même montré que la cellule hôte modifie directement le génome du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des études portant sur des poxvirus apparentés, comme le virus de la vaccine, ont même permis de découvrir de nouvelles astuces à leur disposition, notamment l&rsquo;amplification rapide du nombre de gènes qu&rsquo;ils utilisent pour attaquer notre système immunitaire. Ils pourraient même emprunter certains de nos propres gènes pour les aider à nous infecter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne pouvons pas prédire la trajectoire que prendra l&rsquo;évolution du monkeypox nous devons donc prendre au sérieux la menace que représente l&rsquo;adaptation de ce virus à ses nouveaux hôtes (les humains). Et nous devons utiliser tous le<a href="https://citizen4science.org/monkeypox-guide-provisoire-de-loms-pour-la-surveillance-linvestigation-et-le-contact-tracing-22-mai-2022/">s outils de santé publique</a> à notre disposition pour stopper l&rsquo;épidémie actuelle dans tous les pays &#8211; y compris ceux où elle est endémique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>ndlr : l&rsquo;OMS ne fait plus la distinction entre les pays endémiques et kes autres dans l&rsquo;épidémie actuelle</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Texte traduit par la Rédaction &#8211; paru initialement en anglais dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo en-tête : Parapoxvirus (souce Wikipédia)</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin :</h2>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AouKWFBKZP"><a href="https://citizen4science.org/monkeypox-la-transmission-autochtone-inedite-aurait-elle-un-lien-avec-la-pandemie-de-covid/">Monkeypox : la transmission autochtone inédite est-elle si soudaine que cela ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Monkeypox : la transmission autochtone inédite est-elle si soudaine que cela ? » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/monkeypox-la-transmission-autochtone-inedite-aurait-elle-un-lien-avec-la-pandemie-de-covid/embed/#?secret=jEmPPArtsY#?secret=AouKWFBKZP" data-secret="AouKWFBKZP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t6rVEIjiFD"><a href="https://citizen4science.org/monkeypox-le-point-sur-les-vaccins-et-les-traitements-antiviraux/">Monkeypox : le point sur les vaccins et les traitements antiviraux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Monkeypox : le point sur les vaccins et les traitements antiviraux » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/monkeypox-le-point-sur-les-vaccins-et-les-traitements-antiviraux/embed/#?secret=zyFhP3sJdo#?secret=t6rVEIjiFD" data-secret="t6rVEIjiFD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Point de situation Monkeypox Santé publique France au 21 juin : 277 cas dont une femme</title>
		<link>https://citizen4science.org/point-de-situation-monkeypox-sante-publique-france-au-21-juin-277-cas-dont-une-femme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 20:52:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccination]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccins]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;épidémie continue de se développer dans le monde. L&#8217;OMS a récemment fait une déclaration par l&#8217;intermédiaire de son directeur général,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épidémie continue de se développer dans le monde. L&rsquo;OMS a récemment fait une déclaration par l&rsquo;intermédiaire de son directeur général, une task force se réunissant prochainement pour définir si une urgence mondiale est à déclarer, alors que l&rsquo;on compte plus de 1600 cas dans le monde. L&rsquo;organisme a également publié des <a href="https://citizen4science.org/monkeypox-recommandations-provisoires-concernant-la-vaccination-du-14-juin-2022/">recommandations concernant la vaccination</a> dont nous avons fourni la version française du résumé officiel.</p><div id="citiz-229920677" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Une autre information de ce jour hors France, est la recommandation ce jour au Royaume-Uni, pays particulièrement touché de ka vaccination prophylactique chez les personnes HSH.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">🇬🇧<a href="https://twitter.com/hashtag/Monkeypox?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Monkeypox</a>  : l&#39;agence de santé <a href="https://twitter.com/UKHSA?ref_src=twsrc%5Etfw">@UKHSA</a> <br>recommande la vaccination pré-exposition 💉des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, les communautés concernées étant les plus à risque<br><br>👉à la mi-juin : 800 cas UK<a href="https://t.co/UeHO8LlhIo">https://t.co/UeHO8LlhIo</a></p>&mdash; Citizen4Science (@Citizen4Sci) <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1539302804409536513?ref_src=twsrc%5Etfw">June 21, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Répartition des 277 cas confirmés en France</h2>



<ul class="wp-block-list"><li>195 en Ile-de-France</li><li>16 en Occitanie</li><li>14 en Auvergne-Rhône-Alpes</li><li>16 en Nouvelle-Aquitaine</li><li>12 dans les Hauts-de-France</li><li>12 en Provence-Alpes-Côte d&rsquo;Azur</li><li>6 en Normandie</li><li>3 en Bretagne</li><li>1 en Centre-val de Loire</li><li>1 en Bourgogne-Franche-Comté</li><li>1 en Grand-Est<br><br>La nouveauté parmi ces cas : une femme parmi des hommes âgés de 19 à 71 ans (médiane : 34 ans)<br><br><br></li></ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-150.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="559" height="285" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-150.png" alt="" class="wp-image-7319" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-150.png 559w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-150-300x153.png 300w" sizes="auto, (max-width: 559px) 100vw, 559px" /></a><figcaption><em>Cas confirmés de mai au 20 juin, par date de début des symptômes &#8211; Santé Publique France</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic a eu lieu dans les 3 semaines après l&rsquo;apparition de symptômes, avec une médiane à 7 jours.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Symptomatologie</h3>



<ul class="wp-block-list"><li><span style="color: initial;">78 % ont présenté une éruption génito-anale</span></li><li><span style="color: initial;">75 % une éruption sur une autre partie du corps</span></li><li><span style="color: initial;">70 % une fièvre et 69% des adénopathies</span><br><br>11 malades investigués étaient immunodéprimés.<br></li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Enquêtes épidémiologiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des malades sont incapables d&rsquo;identifier qui aurait pu les contaminer, mais 38 cas sont des cas secondaires (contamination par des cas déclarés).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nombre significatifs de cas concernent des personnes ayant voyagé à l&rsquo;étranger, soit 67 personnes, principalement en Europe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Communication ciblée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les personnes HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) qui constituent les groupes de population à risque. Une affiche de sensibilisation est désormais disponible. Elle résume les points essentiels sur la maladie et la conduite à tenir en cas d&rsquo;infection. Elle est disponible en format A3 et flyer double page A5/pdf.<br>Elle est diffusée, ainsi que des fiches conseil dans les communautés concernées et leurs lieux habituels de fréquentation, avec l&rsquo;aide des ARS et d&rsquo;associations. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-151.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-151.png" alt="" class="wp-image-7321" width="734" height="1097" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-151.png 504w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-151-201x300.png 201w" sizes="auto, (max-width: 734px) 100vw, 734px" /></a><figcaption><em>Affiche monkeypox/variole du singe<a href="https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-transmissibles-de-l-animal-a-l-homme/monkeypox/documents/affiche/variole-du-singe-affiche-a3"> téléchargeable</a> sur Santé Publique France</em></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.sexosafe.fr/Variole-du-singe">site Sexosafe</a> dédié à la sexualité des personnes HSH propose une page d&rsquo;informations détaillées sur le monkeypox.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Monkeypox : « Cette circulation de la maladie est complètement nouvelle » entretien avec Camille Besombes</title>
		<link>https://citizen4science.org/monkeypox-cette-circulation-de-la-maladie-est-completement-nouvelle-entretien-avec-arnaud-fontanet-et-camille-besombes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2022 15:47:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maladies émergentes]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies infectieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies virales]]></category>
		<category><![CDATA[Monkeypox]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Variole du singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virologie]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le début du mois de mai, plus d’une centaine de cas suspects de variole du singe, maladie originaire d’Afrique,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Depuis le début du mois de mai, plus d’une centaine de cas suspects de variole du singe, maladie originaire d’Afrique, ont été détectés dans plusieurs pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord, en Australie, et en Israël. Quel est ce virus&nbsp;? Qui est concerné&nbsp;? Faut-il s’inquiéter de cette flambée de cas&nbsp;? Engagés depuis 3&nbsp;ans dans le projet <a href="https://research.pasteur.fr/fr/project/afripox/">Afripox</a>, qui vise à mieux comprendre la variole du singe dans sa région d’émergence, Camille Besombes, médecin infectiologue et doctorante dans l’unité d’Arnaud Fontanet, coordinateur du projet, fait le point.</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu&rsquo;est-ce que le virus de la variole du singe, ou <em>monkeypox</em>&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camille Besombes&nbsp;:</strong> Le virus de la variole du singe («&nbsp;monkeypox&nbsp;» en anglais) appartient au genre des Orthopoxvirus, auquel appartient le virus de la variole. Il s’agit d’un gros virus à ADN qui présente une appétence particulière pour les tissus cutanés. Cependant, à la différence du virus de la variole, qui n’infectait que les humains et a ainsi pu être éradiqué suite à la vaccination massive de la population mondiale, le <em>monkeypox</em> a un réservoir animal. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce réservoir n’est pas le singe.</p><div id="citiz-4293416404" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">En effet, si le <em>monkeypox</em> doit son nom au fait d’avoir été isolé pour la première fois chez des primates captifs (en 1958 au Danemark), son réservoir serait en réalité un rongeur ou un écureuil. Le premier cas humain d’infection par le <em>monkeypox</em>, un enfant de 9&nbsp;mois, a été détecté en 1970, en République démocratique du Congo, dans le cadre du renforcement de la campagne d’éradication de la variole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35148313/">On connaît à l’heure actuelle deux souches de virus <em>monkeypox</em></a>. La souche dite «&nbsp;Afrique de l’ouest&nbsp;», dont la létalité se situe aux alentours de 1&nbsp;%, sévit au Nigéria, au Libéria, en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire. C’est cette souche qui est impliquée dans les cas détectés actuellement en Europe. La seconde souche, dite «&nbsp;du bassin du Congo&nbsp;», circule en République démocratique du Congo (RDC), en République du Congo, en République centrafricaine (RCA), au Gabon et également au Cameroun (ce pays est situé à la limite des aires de répartition des deux souches, et des cas issus du Nigéria y ont récemment été décrits). Associée à des formes cliniques plus sévères, la souche «&nbsp;bassin du Congo&nbsp;» a une létalité de 10&nbsp;%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons cependant que ces chiffres concernent des pays où, malheureusement, la prise en charge médicale des patients est difficile dans les régions les plus reculées. Actuellement, une dizaine de patients sont hospitalisés, pour certains afin de mieux les isoler, mais aucune forme sévère n’a été recensée en Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les symptômes de la maladie&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> Après une période d’incubation relativement longue (de 6 à 13&nbsp;jours, voire jusqu’à 21&nbsp;jours), la maladie débute par deux jours de «&nbsp;prodromes&nbsp;», des symptômes avant-coureurs de la maladie&nbsp;: une fièvre pouvant être élevée, des maux de tête, une augmentation du volume des ganglions lymphatiques (ce qui est un signe différentiel avec la variole), des douleurs musculaires, de la fatigue… On considère les patients contagieux dès cette phase.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des éruptions cutanées surviennent ensuite, <a href="https://www.cdc.gov/poxvirus/monkeypox/symptoms.html">souvent sur le visage dans un premier temps</a>. Elles s’étendent progressivement au reste du corps. Cette atteinte cutanée est douloureuse à cause de l’inflammation provoquée autour des lésions, de plus il y a des démangeaisons importantes. Dans le cas de la souche d’Afrique de l’Ouest, ces lésions peuvent être initialement rares et discrètes, et donc potentiellement passer inaperçues. La maladie dure typiquement de 2 à 4 semaines, et se résout spontanément dans la majorité des cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principales complications sont la survenue d’une déshydratation, à cause des pertes d’eau qui surviennent quand les lésions sont nombreuses et étendues, la surinfection bactérienne des dites lésions et des septicémies, ainsi que des lésions oculaires/cornéennes pouvant aboutir à une perte de vision. En outre, des encéphalites (<em>inflammation du cerveau, ndlr</em>) <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15499541/">ont été décrites</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants sont plus souvent victimes de complications et ont de fait une mortalité plus élevée que les adultes. On suppose que les personnes immunodéprimées (notamment les individus séropositifs pour le VIH) ont aussi un risque plus important de développer des formes graves, mais les données manquent encore pour pouvoir l’affirmer avec certitude. Lors de l’épidémie au Nigéria, <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31285143/">4 personnes sur les 7 décédées étaient séropositives</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise en charge de la maladie est essentiellement symptomatique&nbsp;: désinfection des lésions, administration d’antibiothérapie en cas de surinfection, réhydratation… Certaines molécules antivirales sont actuellement en cours d’évaluation d’efficacité sur la variole du singe (le <a href="https://www.ema.europa.eu/en/documents/overview/tecovirimat-siga-epar-medicine-overview_fr.pdf">tecovirimat</a> notamment), mais les résultats ne sont pas encore disponibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce la première fois que ce virus se propage au-delà du continent africain&nbsp;? Combien de cas ont été recensés jusqu’ici, et où&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> Non, ce n’est pas la première fois. Si la souche du bassin du Congo n’a jamais quitté l’Afrique, en revanche la souche ouest-africaine a déjà fait une incursion aux États-Unis en 2003, suite à l’importation d’animaux infectés. Plus récemment, plusieurs cas humains importés ont également été déclarés dans divers pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2003, les malades américains avaient été contaminés suite à un contact avec des chiens de prairie infectés, achetés dans des animaleries où ils avaient côtoyé des rats de Gambie (<em>Cricetomys gambianus</em>) importés du Ghana et porteurs du <em>monkeypox</em>. On avait dénombré 47 cas humains suspects, résultant de transmission de l’animal à l’humain (transmission dite «&nbsp;zoonotique&nbsp;»). Aucune transmission interhumaine n’avait eu lieu. À l’époque, les autorités américaines s’étaient inquiétées du risque d’installation du virus au sein d’un réservoir animal autochtone, mais cela ne s’était pas produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, une flambée plus importante s’est produite au Nigéria, un pays qui n’avait enregistré aucune épidémie de variole du singe depuis 40&nbsp;ans. Cette épidémie dure encore aujourd’hui, alimentée par des transmissions zoonotiques et interhumaines sporadiques et régulières. Un peu plus de 500 cas suspects ont été déclarés à ce jour (parmi lesquels 215 confirmés). Point rassurant&nbsp;: en 5&nbsp;ans, seuls 8 décès ont été déplorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette épidémie nigériane a cependant changé la donne. En effet, alors qu’auparavant le virus sévissait plutôt dans des régions forestières peu connectées au reste du pays et du monde, il a atteint en 2017 les zones urbaines du Nigéria, d’où il a pu plus facilement essaimer hors du continent. Conséquence&nbsp;: en 2018 plusieurs cas sont survenus <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32880628/">à Singapour, en Israël, et en Angleterre, chez des voyageurs revenant du Nigéria</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce dernier pays, une transmission autochtone s’est produite&nbsp;: une aide-soignante britannique <a href="https://jglobalbiosecurity.com/article/10.31646/gbio.22/">s’est contaminée en nettoyant le lit d’un patient</a>. L’épidémie ne s’était pas propagée, mais d’autres cas ont ensuite émergé au Royaume-Uni en 2021, à nouveau en lien avec des voyageurs de retour du Nigéria, ainsi qu’aux États-Unis (deux cas déclarés).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En quoi le contexte actuel est-il différent&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> <a href="https://www.bmj.com/content/377/bmj.o1274">La situation</a> est <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-022-01421-8">très différente</a>. Certes, le premier cas de l’épidémie actuelle, survenu le 7&nbsp;mai au Royaume-Uni, était un voyageur de retour du Nigéria. Mais depuis, plusieurs autres cas ont été confirmés au Royaume-Uni sans qu’on puisse établir de lien ni avec le cas du 7&nbsp;mai ni entre eux. Aucun voyage à l’étranger compatible avec une contamination n’a pu être mis en évidence, et les chaînes de transmission directes n’ont pu être établies. Cette situation suggère qu’il existe plusieurs chaînes de transmission et une circulation autochtone du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 18&nbsp;mai, des cas ont aussi été détectés en Espagne (7 cas confirmés, 16 cas suspects), au Portugal (5 cas confirmés et 15 cas suspects), en Suède (1 confirmé), en Italie (1 confirmé, 2 suspects), en Belgique (1 confirmés, 2 suspects), au Canada (12 cas suspects à Montréal), en Australie (1 cas confirmé, 1 cas suspect), en Allemagne et en Belgique. Un cas a aussi été confirmé aux États-Unis (cette personne avait récemment voyagé au Canada). En France, un <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2022-dgs-urgent_55_monkeypox.pdf">cas suspect a été rapporté par la Direction générale de la Santé le 19&nbsp;mai</a>. https://datawrapper.dwcdn.net/AVoPG/7/</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’ici toutes ces infections se sont avérées peu sévères. Sur les 80 cas confirmés et la cinquantaine de cas suspects, une dizaine de patients sont actuellement hospitalisés en Europe, mais plutôt dans une perspective d’isolement qu’en raison d’une gravité clinique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette circulation autochtone de la maladie est complètement nouvelle. Autre nouveauté&nbsp;: ces cas concernent quasi uniquement des hommes jeunes, se déclarant, pour une majorité d’entre eux, comme ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Un cas chez une femme a été annoncé en Espagne le 20&nbsp;mai 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En quoi est-ce une nouveauté&nbsp;? Quels sont les modes de contamination habituels&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> Les épidémies de variole du singe débutent habituellement par une transmission de l’animal à l’être humain, même si l’on en ignore les détails, et que jamais une même souche virale n’a été isolée chez un animal et un humain. Il pourrait s’agir de contact direct avec un animal vivant, pendant la chasse, ou lors de la consommation de viande de brousse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus spécifiquement, dans le cadre de la recherche que nous menons en RCA, on constate une recrudescence saisonnière des épidémies faisant évoquer un lien avec certaines activités saisonnières, telles que la collecte de chenilles comestibles en forêt, suggérant une exposition à la faune locale lors de ces collectes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que des scientifiques traquent le réservoir de ce virus depuis les années&nbsp;1970, il n’a été isolé chez des animaux sauvages qu’à 5 reprises jusqu’à aujourd’hui&nbsp;: en <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2867342/">1985 en République Démocratique du Congo</a> chez un écureuil, le Funisciure à dos rayé (<em>Funisciurus anerythrus</em>, que l’on suspecte être le réservoir du <em>monkeypox</em>), puis en <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4036778/">1992 chez un singe mangabey</a> (<em>Cercocebus atys</em>) en Côte d’Ivoire, et enfin, deux décennies plus tard, <a href="https://www.researchsquare.com/article/rs-414280/v1(2021)%20doi&nbsp;:10.21203/rs.3.rs-414280/v1">chez le rat de Gambie et un autre rongeur</a> (<em>Stochomys longicaudatus</em>), ainsi que chez un autre Funisciure (Funisciurus <em>bayonii)</em>. À l’heure actuelle, les principaux suspects sont donc les rongeurs, dont les écureuils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fait intéressant, le <em>monkeypox</em> a été <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32341480/">isolé sur des faeces de chimpanzés</a>, dans le parc National Taï en Côte d’Ivoire, lors d’une épidémie chez les primates, suggérant la possibilité d’une contamination environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la transmission zoonotique, une transmission interhumaine se produit, suite à un contact direct et prolongé avec des malades, avec leurs fluides corporels ou en touchant des surfaces contaminées (vêtements, literie, surfaces…), la plupart du temps au sein du foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une transmission par gouttelettes respiratoires est aussi évoquée, mais ce point est difficile à établir clairement. En effet, les contaminations se produisent généralement au sein de familles, où la proximité est étroite et les modes de contacts nombreux et variés. En Afrique, des transmissions nosocomiales ont aussi été documentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la description détaillée des cas de l’épidémie du Nigéria de 2017, la forte proportion d’atteintes génitales (68&nbsp;%) a pour la première fois fait suspecter une potentielle <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0214229">transmission par contacts rapprochés lors des rapports sexuels</a>. Cette proportion est également très élevée pour les cas en RCA pour lesquels nous disposons de cette donnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contacts intimes et rapprochés lors de rapports sexuels expliqueraient la facilitation d’une transmission interhumaine d’un virus connu habituellement comme peu transmissible. Cette hypothèse semble appuyée par le fait que – pour l’instant – les cas «&nbsp;hors Afrique&nbsp;» de ces dernières semaines <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-022-01421-8">concernent majoritairement des hommes jeunes ayant des rapports avec d’autres hommes</a>, ou se définissant comme homosexuels. Précisons que cette transmission pourrait survenir également lors de rapports hétérosexuels.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Doit-on craindre une forte dissémination de cette maladie&nbsp;? Comment faire pour la limiter&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, on ne peut avoir aucune certitude sur ce qui va advenir. Le problème, ce sont ces nouveaux cas qui ne correspondent encore à aucune chaîne de transmission définie. Comme le montre l’évolution quotidienne et en raison d’une incubation relativement longue, le risque est réel que de nouvelles infections se déclarent dans les pays déjà touchés ou dans d’autres pays au cours des prochains jours ou des prochaines semaines. Plusieurs cas survenus en Espagne et en Italie <a href="https://www.dailymail.co.uk/news/article-10839877/Monkeypox-outbreak-Europes-biggest-100-cases-reported.html">apparaissent en lien avec un évènement festif</a> sur les îles Canaries entre le 5 et le 15&nbsp;mai, <a href="https://www.dailymail.co.uk/news/article-10839877/Monkeypox-outbreak-Europes-biggest-100-cases-reported.html">ayant rassemblé 80&nbsp;000 personnes</a>, et ayant pu jouer le rôle d’évènement propagateur. De la même façon, en Espagne, pays présentant le plus grand nombre de cas à ce jour, un sauna dans la capitale semble <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/a-madrid-un-sauna-soupconne-d-etre-un-foyer-de-monkeypox-contraint-de-fermer-ses-portes-20220520">avoir été un foyer de contaminations</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de limiter la propagation du virus, il faut sensibiliser et informer les communautés et personnes concernées ainsi que les médecins, afin d’identifier rapidement tous les cas et retracer leurs contacts. Une difficulté pour les médecins est que les lésions ressemblent à celles de la varicelle, et que les lésions génitales peuvent être confondues avec les symptômes de certaines MST (syphilis, herpès…). Un test PCR et l’isolement du virus permettent de confirmer le diagnostic, mais seuls certains laboratoires spécialisés sont équipés pour mener ce type d’analyses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un point plutôt rassurant est que les épidémies de variole du singe s’éteignent assez vite spontanément. La chaîne de transmission la plus longue identifiée s’étendait sur <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4880088/">7 générations, autrement dit 7 humains se passent consécutivement la maladie avant que la transmission ne s’arrête</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons de cette extinction spontanée de la propagation sont mal comprises. Une hypothèse est que ces épidémies surviennent jusque-là dans de petits villages, au sein de communautés de taille limitée avec certains individus potentiellement déjà immunisés&nbsp;: le virus ne contamine alors que les gens qui n’ont jamais été en contact avec lui. L’épidémie de 2003 aux États-Unis s’était aussi arrêtée rapidement, sans contamination interhumaine secondaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À suivre cette fois-ci…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le vaccin contre la variole pourrait-il être utilisé contre ce virus&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> On sait que l’infection naturelle par le virus de la variole confère une protection croisée contre la variole du singe. Dans les années&nbsp;1980, il avait été montré que le vaccin contre la variole conférait lui aussi une protection croisée, estimée à 85&nbsp;%. Cependant, ces estimations ont été faites quelques années seulement après les campagnes de vaccination massive visant l’éradication de la variole. Actuellement, on considère que l’efficacité <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2168110/">tourne plutôt autour de 65&nbsp;%</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la vaccination antivariolique a été suspendue dans les années&nbsp;1980, après l’éradication de la maladie. Aujourd’hui seuls certains personnels de santé sont encore vaccinés (pour être en capacité de répondre à un risque bioterroriste – le virus restant stocké sous haute surveillance dans certains laboratoires). La <a href="https://www.mesvaccins.net/web/diseases/29-variole">première génération</a> de vaccin antivariolique n’est plus utilisée, en raison d’effets indésirables importants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, le vaccin le plus à même d’être déployé si nécessaire est un vaccin dit «&nbsp;de 3<sup>e</sup> génération&nbsp;», Imvamune (ou Imvanex). Il s’agit d’<a href="https://theconversation.com/vaccins-vivants-attenues-pourquoi-il-ne-faut-pas-renoncer-a-les-utiliser-120064">un vaccin atténué</a>, toutefois, contrairement aux vaccins plus anciens, il peut être administré aux personnes immunodéprimées. Il a déjà été utilisé en Israël, à Singapour, et au Royaume-Uni chez des personnels de santé et les contacts des cas importés. Son efficacité est actuellement en <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30445121/">cours d’évaluation en RDC, chez les personnels de santé</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des vaccins de 4<sup>e</sup> génération sont aussi en cours de développement. Il s’agit de vaccins «&nbsp;sous-unitaires&nbsp;», qui ne contiennent plus de virus atténué, mais uniquement des fragments. Leur efficacité est aussi en cours d’évaluation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vaccin peut être utilisé non seulement en pré-exposition (administration avant la rencontre avec le virus), mais également en post-exposition. Aux États-Unis, la recommandation est de l’administrer de préférence dans les 4&nbsp;jours post-exposition, et jusqu’à 14&nbsp;jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Risque-t-on de voir émerger d’autres variants du monkeypox&nbsp;? Le génome du virus qui circule actuellement en Europe est-il rigoureusement le même que celui de la souche ouest-africaine&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> Le monkeypox étant un virus à ADN, il est moins susceptible de muter que des virus à ARN comme le SARS-CoV-2.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est assez facile de déterminer si on a affaire à la souche d’Afrique de l’Ouest ou à celle du bassin du Congo&nbsp;: il suffit pour cela de séquencer de courtes séquences spécifiques de son ADN. En revanche, étant donné la grande taille du génome de ce virus, il est plus long et fastidieux d’obtenir une séquence complète, ce qui est nécessaire pour détecter plus finement les différences de séquences, et ainsi établir les chaînes de transmission et les liens entre les cas. Mais l’expérience du SARS-CoV-2 nous a prouvé qu’une mobilisation générale pouvait accélérer grandement les choses…</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/464738/original/file-20220523-16-m4igxt.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/464738/original/file-20220523-16-m4igxt.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Arbre phylogénétique montrant les relations de « parenté » des différents virus de la variole du singe responsables de flambées épidémiques."/></a><figcaption>Arbre phylogénétique montrant les relations de «&nbsp;parenté&nbsp;» des différents virus de la variole du singe responsables de flambées épidémiques. <a href="https://nextstrain.org/monkeypox">Nextrain.org</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers séquençages effectués chez un patient portugais et un patient belge mettent en évidence d’une part la proximité génétique de ce virus avec ceux isolés <a href="https://virological.org/t/first-draft-genome-sequence-of-monkeypox-virus-associated-with-the-suspected-multi-country-outbreak-may-2022-confirmed-case-in-portugal/799">au Nigéria et lors des précédentes exportations de 2018</a>, et la <a href="https://virological.org/t/belgian-case-of-monkeypox-virus-linked-to-outbreak-in-portugal/801#post_2">similitude des deux génomes</a>, évoquant une transmission communautaire en Europe. D’autres séquençages sont nécessaires pour répondre à toutes les interrogations persistantes, et notamment pour voir si une adaptation du génome est en cours et cela vers une transmissibilité plus grande du virus. Pour l’instant, il n’y a pas d’éléments qui vont dans ce sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Afin de mieux comprendre la variole du singe et ses dynamiques de circulation. l’Institut Pasteur et ses partenaires en France et en RCA ont mis en place en 2019 <a href="https://research.pasteur.fr/fr/project/afripox/">le projet Afripox</a>. En quoi consiste-t-il&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CB&nbsp;:</strong> Ce projet transdisciplinaire a été mis en place après qu’Emmanuel Yandoko Nakoune, qui dirige le laboratoire des arbovirus, fièvres hémorragiques, virus émergents et zoonoses à l’Institut Pasteur de Bangui en RCA a signalé une augmentation du nombre d’épidémies de variole du singe dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, durant les dernières décennies, il a été constaté une augmentation du nombre et de la fréquence des épidémies de variole du singe en Afrique, ainsi qu’une expansion vers des zones où la maladie n’était pas endémique. L’amélioration de la surveillance et la diminution de l’immunité (la vaccination antivariolique a été arrêtée en 1980) contribuent probablement à cette augmentation, cependant celle-ci semble aussi refléter une circulation virale accrue, dans une région du monde qui connaît des perturbations écologiques majeures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant le grand nombre d’inconnues autour de l’épidémiologie de la variole du singe, l’idée de ce projet était de s’appuyer sur la surveillance nationale déjà en place en RCA pour développer une approche <a href="https://theconversation.com/le-concept-one-health-doit-simposer-pour-permettre-lanticipation-des-pandemies-139549">One Health</a> de la variole du singe en s’intéressant à ses aspects épidémiologique, écologique, zoologique, anthropologique et virologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En partenariat avec des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle, nous tentons par exemple d’identifier son réservoir animal. Avec l’équipe du <a href="https://sesstim.univ-amu.fr/">SESSTIM</a> à Marseille, nous explorons l’écologie de la maladie afin de comprendre par exemple ce qui explique sa répartition plutôt forestière, de cerner l’impact de la déforestation sur les épidémies, de déterminer s’il existe une saisonnalité, etc.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/464556/original/file-20220520-20-wnzq6c.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Photo d’Emmanuel Nakoune et Camille Besombes à Zoméa, dans la Lobaye, en RCA, pour une investigation d’épidémie de variole du singe."/><figcaption><em>Emmanuel Nakoune et Camille Besombes à Zoméa, dans la Lobaye, en RCA, pour une investigation d’épidémie de variole du singe. Jean Marc Zokoé, Fourni par l&rsquo;auteur.</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La mise au point de tests PCR diagnostics utilisables sur le terrain, par l’équipe de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (Cibu) à l’Institut Pasteur de Paris, est également un des buts d’Afripox (actuellement, les échantillons suspects sont analysés à Bangui). Cela permettrait de réduire le délai de confirmation et de faciliter la mise en place rapide de mesures appropriées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les aspects épidémiologiques et anthropologiques sont explorés par les équipes de l’Institut Pasteur Paris (Unité d’épidémiologie des maladies émergentes et unité Anthropologie et écologie de l’émergence des maladies), en collaboration avec les chercheurs locaux, afin de déterminer plus précisément quels sont les facteurs de risque de transmission zoonotique ou interhumaine, et pourquoi la variole du singe est en augmentation depuis les années&nbsp;1980. En effet, s’il est essentiel de comprendre la dynamique de cette nouvelle épidémie à propagation interhumaine et sa présentation relativement inédite, la compréhension de l’émergence et de la circulation de la variole du singe sur son continent d’origine est tout aussi fondamentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’Afripox a été mis en place, voici 3&nbsp;ans, peu de gens imaginaient que cette maladie risquait un jour de quitter le continent africain pour se disséminer sur la planète. L’épidémie actuelle souligne une nouvelle fois l’importance d’investir dans la recherche scientifique sur le temps long, afin de se préparer à toutes les éventualités…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Illustration d&rsquo;en-tête : virus du monkeypox par micrographie électronique (source Wikipédia)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est paru initialement dans <a href="https://theconversation.com/fr">The Conversation</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire la <a href="https://citizen4science.org/monkeypox-foire-au-questions-de-loms/">foire aux questions monkeypox de l&rsquo;OMS</a> (version française par Science infuse)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire le<a href="https://citizen4science.org/monkeypox-guide-provisoire-de-loms-pour-la-surveillance-linvestigation-et-le-contact-tracing-22-mai-2022/"> guide d&rsquo;investigation des cas de monkeypox de l&rsquo;OMS</a> (version française par Science infuse)</p>



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