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	<title>Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Chronique de Valencia (Espagne) 3/6 : Pep Girbent Peintre au XXIe siècle à la Fondation Bancaja </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 20:57:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[Les toiles de Pep Girbent ne ressemblent à rien de connu. Et pourtant, l&#8217; artiste se nourrit de tout ce]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les toiles de Pep Girbent ne ressemblent à rien de connu. Et pourtant, l&rsquo; artiste se nourrit de tout ce qui existe : l&rsquo;actuel et l&rsquo;antique, le ponctuel et l&rsquo;éternel, l&rsquo; ici et l&rsquo;ailleurs.</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Le peintre majorquin de 57 ans se passionne, depuis toujours, pour le monde tel qu&rsquo;il est et toutes les techniques qui peuvent permettre de l&rsquo; exprimer. Élève aux Beaux arts de Leipzig, il assiste, en 1989, à la chute du mur de Berlin. Ce qui lui donnera l&rsquo; occasion de montrer ses premières toiles dans une exposition collective intitulée Le mur. Puis il passe plusieurs années au Mexique où il travaillera essentiellement l&rsquo; image animée, en tant que cinéaste et vidéaste, avant de revenir à son pays natal et à la peinture.<br>La quinzaine de toiles grands formats (œuvres récentes pour la plupart ou œuvres anciennes retravaillées pour l&rsquo; occasion) qu il réunit pour l&rsquo; exposition donnent une vision du monde tout à la fois immédiatement lisible et passablement savante. A la façon facétieuse et un poil perverse de Jose-Luis Borges ou Fernando Pessoa, Girbent a inventé un commissaire d&rsquo; exposition, Arturo Castro, qui n&rsquo; est qu&rsquo;un avatar de lui-même. Et, dans les interviews, il déclare très sérieusement qu&rsquo;Arturo Castro lui permet de voir son œuvre de façon différente. On peut s&rsquo;amuser de cette schizophrénique coquetterie mais on constatera qu&rsquo;elle colle idéalement aux thèmes des toiles. Car tout ici, très souvent, est comme conditionné par le regard, le déplacement du regard, la spécificité du point de vue et le regard porté sur le regard.<br>Ce qui, à l&rsquo; évidence, intéresse Girbent dans <em>Ad museum</em>, 2007, ci-dessous), n&rsquo; est pas la présence sur les murs d&rsquo;un musée autrichien du célèbre <em>Les chasseurs dans la neige </em>(Bruegel l&rsquo;ancien, 1565), mais cette énigmatique visiteuse asiatique tournée face au spectateur : elle se trouve dans un musée, à côté d&rsquo;une œuvre du XVIe siècle, et fixe un spectateur, nous, qui se trouve dans un musée, devant une œuvre du XXIe siècle ! De quoi vous donner le vertige de la mise en abîme, celle des regards, celle des lieux, celle des architectures, celle des époques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="541" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-1024x541.png" alt="" class="wp-image-18386" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-1024x541.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-300x159.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-766x405.png 766w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-1536x812.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-2048x1082.png 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/10/image-4-390x205.png 390w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Girbent peint notre aujourd&rsquo;hui à tous, les villes, le métro, le béton, la technologie mais il y incruste la poésie délicate d&rsquo;un passé fantasmé : les femmes sont asiatiques et vêtues de kimonos bariolés (<em>Study for group portrait</em>, 2026) ou bien de grandes robes élégantes, corset et pouffe, façon Vienne impériale (<em>Interior with figur</em>e, <em>lady in the window II</em>, 2023). C&rsquo;est comme si l&rsquo;hier, en permanence, venait influer sur le présent, comme si l&rsquo;on ne pouvait jamais occuper une seule temporalité à la fois (encore du Borges). C&rsquo;est comme si le temps était un millefeuille savant dans lequel on retrouverait, à tous moments, des parcelles de culture : les deux jeunes femmes réunies autour et dans une baignoire (<em>The bath</em>, 2023) composent sans le savoir un Vermeer, et cette fille nue sous sa douche (<em>Behind the glass, </em>2026) adopte inconsciemment les pauses de la Femme se baignant dans un ruisseau de Rembrandt (1654).<br>Si, au départ et comme beaucoup, Girbent travaille à partir de photographies, il les reproduit en noyant les traits, en grattant les lignes, en étalant, en étirant, comme pour donner une forme de patine d&rsquo;éternité à ce qui vient juste de surgir de sa palette.<br>Girbent se passionne pour l&rsquo;image, toutes les images, la photographie, le cinéma, la peinture, les pubs, les dessins, mais, si ses personnages semblent figés dans l&rsquo;instant d&rsquo;une pose, ils sont, en même temps, riches d&rsquo;une histoire, la leur, et riches de l&rsquo;Histoire, la nôtre. Le corps affaissé de la jeune fille en robe à fleurs rouges, saisie en plongée, portant un mégot à ses lèvres, est entouré d&rsquo;un véritable cimetière d&rsquo;objets dérisoires qui disent la vanité du monde : canette vide, objets technologiques désuets, radiateur sale, lit de camp crasseux <em>(Interior with figure</em>, 2023). Les deux garçons debouts, enlacés dans une posture d&rsquo;épuisement disent la difficulté d être dans leur décor de cuisine industrielle bas de gamme (<em>The dancers</em>, 2023-2026).</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Pour autant Girbent laisse vivre ses personnages et ses lieux. Il ne force jamais la démonstration et ses titres demeurent d&rsquo;une pudique sobriété (<em>Lady in the window</em>; 2023 ; <em>In the mirror </em>2012-2025).<br>C&rsquo;est comme s&rsquo;il nous laissait libres de voir. A aucun moment, son commissaire d&rsquo; exposition imaginaire, Arturo Castro, ne dit, n&rsquo;explique, n&rsquo;enseigne.<br>C&rsquo;est comme s&rsquo;il laissait l&rsquo;intrigue se nouer d&rsquo;elle-même. Dans l&rsquo;étrange théâtralisation d&rsquo;un wagon de métro (<em>Figures in the Subway</em>, 2026), coincés entre le dos d&rsquo;un inconnu à droite et les reflets des verres trempés, ce sont les regards posés avec acuité par le couple noir sur une jeune blanche élégante qui donnent à penser que les effets de la colonisation persistent à long terme.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>En outre, les personnages de Pep Girbent ne sont pas placés dans un décor, ils sont eux-mêmes éléments du décor, tout autant que le bois, le verre, le marbre ou le métal. La femme ne se trouve pas « à » la fenêtre mais « dans ». (<em>Lady in the window, </em>2023) Comme s&rsquo;il y avait en permanence un décalage entre ce qu&rsquo;on a cru voir et ce que dit vraiment l&rsquo; image : un peu comme dans notre perception rdinaire du réel, au final.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Les toiles de Pep Girbent ne ressemblent à personne : oui mais elles parlent à tout le monde.</p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Du 2 octobre 2026 au 24 janvier 2027</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fundación Bancaja<br>Plaza Tetuán, 23<br>Ciutat Vella, 46003 València</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image en-tête : Lady in the window</em>; 2023, Pep Girbent</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cinéma : &#8216;La bataille de Gaulle&#8217; : un dyptique historique didactique et quasi-hypnotique</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-la-bataille-de-gaulle-un-dyptique-historique-didactique-et-quasi-hypnotique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 19:47:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Antonin Baudry nous offre un beau film historique pour (re)découvrir de Gaulle sous les traits de Simon Abkarian, incarantion magistrale et troublante ; plus de 5 heures de projection captivantes en deux parties.</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Juin 1940. La France s&rsquo;effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s&rsquo;échappe vers Londres pour sauver ce qu&rsquo;il reste d&rsquo;un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n&rsquo;a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n&rsquo;est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l&rsquo;ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l&rsquo;Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Bataille De Gaulle : L&amp;apos;âge de fer (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/SrlbQ3jR_y0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quand Simon Abkarian dit la France, on est transpercé. À chaque réplique, à chaque silence.</em> Il y a dans cette incarnation quelque chose d&rsquo;inattendu et de juste à la fois. Simon Abkarian, dont les origines arméniennes impriment au visage une gravité légèrement orientale, n&rsquo;est pas exactement De Gaulle mais il l&rsquo;est parfaitement. Et c&rsquo;est peut-être mieux : il est De Gaulle tel qu&rsquo;une certaine France l&rsquo;a ressenti de l&rsquo;extérieur, avec ce regard d&rsquo;un peuple qui sait ce que signifie perdre une patrie et vouloir la reconquérir. Ce décalage subtil, loin d&rsquo;être un défaut, donne au personnage une profondeur que la recherche de sosie pur &lsquo;aurait pas produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diptyque revendique ouvertement sa dimension didactique. C&rsquo;est un cours d&rsquo;histoire, assumé, rigoureux, et c&rsquo;est précisément ce qui contrinue à le rendre passionnant. On croit connaître l&rsquo;épopée gaullienne, les appels, Londres, Alger, le débarquement, Paris libéré. Et pourtant on découvre, ou redécouvre, des épisodes, des visages, des arbitrages qui échappent à la mémoire scolaire. Chaque scène incite à s&rsquo;interroger sur l&rsquo;homme derrière le mythe : cette opiniâtreté qui frise parfois l&rsquo;irrationalité, cette conviction absolue que rien n&rsquo;est perdu quand rien ne semble pourtant gagnable. En 1940, De Gaulle était seul à Londres. Cinq ans plus tard, il entrait dans Paris libéré. Voir dans cet enchaînement une suite logique serait audacieux. Il est plus juste de croire que la volonté d&rsquo;un seul homme peut changer la trajectoire d&rsquo;un pays, à condition que cet homme soit habité par quelque chose qui dépasse le calcul politique ordinaire : <em>une certaine idée de la France</em>, pour reprendre sa propre formule, qui s&rsquo;est délitée peu à peu depuis lors. Car c&rsquo;est aussi cela que le film met en lumière, silencieusement : De Gaulle possédait un sens politique inouï et un art de la diplomatie à faire pâlir dix générations de locataires du Quai d&rsquo;Orsay. Il sut manœuvrer Churchill (génialement incarné par  Simon Russell Beale), résister à Roosevelt, amadouer Staline, et maintenir la France dans le camp des puissances victorieuses alors qu&rsquo;elle sortait humiliée de quatre années d&rsquo;occupation. Était-il vraiment un diplomate au sens classique du terme, cet homme qui ne cédait jamais ? Peut-être que la vraie diplomatie, la grande, consiste précisément à savoir jusqu&rsquo;où ne pas céder, et à le faire savoir&#8230;  Et puis le parallèle avec notre époque s&rsquo;impose sans qu&rsquo;on ait besoin de forcer le trait. Dans un monde où les dirigeants se définissent par leurs compromis et où la verticalité du pouvoir est systématiquement perçue comme un défaut démocratique, la trajectoire gaullienne interroge. Pas pour en tirer une leçon nostalgique, mais pour mesurer l&rsquo;écart entre une époque où un homme pouvait incarner une idée nationale au point de la rendre réelle, et la nôtre, où cette incarnation semble structurellement impossible. Dans la galerie de personnages qui entourent le Général, tous brillent. Mais l&rsquo;un d&rsquo;entre eux brille d&rsquo;un éclat particulier, mis en avant par Antonin Baudry,  celui de la détermination toujours, mais poussée jusqu&rsquo;à la folie : le Général Leclerc. Il incarne cette variante du gaullisme qui ne compte pas, qui fonce, qui croit que la volonté suffit quand la logique défaille. Ce qui rend l&rsquo;œuvre vraiment captivante de bout en bout aussi, c&rsquo;est l&rsquo;imbrication d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour dans ce cours d&rsquo;histoire grandeur nature. La romance n&rsquo;est pas un ornement, mais un le fil conducteur émotionnel qui permet d&rsquo;ancrer les événements dans le vécu des individus ordinaires pris dans la tourmente. Elle porte elle aussi son lot de pépites historiques, de détails d&rsquo;époque, de tensions intimes qui reflètent les fractures collectives. C&rsquo;est finement écrit, jamais sentimental au mauvais sens du terme, et cela donne au récit une respiration que la chronique politique seule ne pourrait pas offrir. La photographie, enfin, est superbe. Chaque plan semble pensé comme une affiche, sans que cela verse dans la pose. La lumière dit la guerre, la résistance, l&rsquo;espoir fragile. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="110" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png" alt="" class="wp-image-17573" style="width:241px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5.png 526w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/12/image-5-300x63.png 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;La bataille de Gaulle&rsquo; d</em>&lsquo;Antonin Baudry<em>, avec </em>Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Niels Schneider,  Benoît Magimel, LoÏc Corbery, Anamaria Vartolomei, Karim Leklou, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte, Campbell Scott</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Partie 1 : L&rsquo;âge de fer, durée  2h40, sortie le 3 juin 2026<br>Partie 2 : J&rsquo;écris ton nom, durée 2h40, sortie le 26 juin 2026</em><br><br><em>Durée 1h15 </em><br><em>Sortie 22 juillet 2026</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Essais cliniques sauvages : Jean-Bernard Fourtillan condamné à quatre ans de prison ferme</title>
		<link>https://citizen4science.org/essais-cliniques-sauvages-jean-bernard-fourtillan-condamne-a-quatre-ans-de-prison-ferme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 14:25:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, ce jeudi 1er octobre 2026, M. Fourtillan à quatre ans de prison ferme]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, ce jeudi 1er octobre 2026, M. Fourtillan à quatre ans de prison ferme pour avoir mené des essais cliniques non autorisés sur des centaines de personnes dans des circonstances aggravantes.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em><em><br></em></em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un verdict attendu après des années d’instruction</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En date d&rsquo;hier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Bernard Fourtillan, pharmacien et conférencier de 82 ans, à quatre ans de prison ferme, commele rapporte <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/le-professeur-jean-bernard-fourtillan-condamne-a-quatre-ans-de-prison-pour-des-essais-cliniques-sauvages-dans-une-abbaye-de-la-vienne-1790869144">La Nouvelle République.</a> Absent du délibéré comme de l’audience qui s’était tenue en juin, le principal accusé a également fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Le tribunal lui a interdit à titre définitif d’exercer toute activité dans le domaine de la santé et de la pharmacie, et a ordonné d’importants dédommagements aux parties civiles. Sa femme, Marianne Fourtillan, qualifiée de « cheville ouvrière de l’organisation de ces essais », a été condamnée à deux ans de prison dont un avec sursis. Son « bras droit », le professeur Henri Joyeux, a écopé d’un an d’emprisonnement avec sursis et de 10 000 euros d’amende. M. Fourtillan a été reconnu coupable de recherche interventionnelle impliquant une personne humaine sans autorisations officielles, d’exercice illégal de la profession de médecin et de pharmacien, ainsi que d’escroquerie et d’abus de confiance.</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Des patchs présentés comme traitement miracle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’affaire se trouve une substance baptisée « valentonine » par Jean-Bernard Fourtillan. Ce pharmacologue affirmait avoir découvert cette hormone, apparentée à la mélatonine et prétendument sécrétée par la glande pinéale, à la suite d’une « révélation divine » dans les années 1990. Associée à une autre molécule, la 6-méthoxy-harmalan (6-MH), elle était censée réguler les cycles veille-sommeil et, selon lui, améliorer voire traiter la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, ainsi que certains troubles du sommeil et symptômes dépressifs. Les participants recevaient des patchs transdermiques, parfois marqués « not for human use » (non destiné à un usage humain). Les sessions se déroulaient la nuit à l’abbaye Sainte-Croix de Saint-Benoît près de Poitiers. Après un repas collectif, le patch était posé, puis une prise de sang était réalisée au petit matin. Près de 19 sessions auraient ainsi été organisées entre mai 2018 et août 2019, regroupant des contingents d’une trentaine de personnes à chaque fois. Le déroulement de ces essais et le rôle des deux professeurs sont longuement décrits dans l’article du<a href="https://www.leparisien.fr/faits-divers/jy-crois-encore-aujourdhui-comment-les-pr-joyeux-et-fourtillan-ont-mene-des-essais-sauvages-sur-350-patients-25-06-2026-EQR552O6HJFHBHHPMZTEDFXZWI.php"> Parisien</a> du 25 juin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC11002455/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Près de 400 personnes victimes de ces expérimentations illégales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, les patchs ont été testés sur près de 400 personnes, malades et volontaires sains, au cours de 19 sessions nocturnes organisées entre mai 2018 et août 2019. Les participants étaient principalement atteints de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer ou de troubles du sommeil. Le juge David Mayel a résumé l’intention de l’accusé lors du délibéré : « Jean-Bernard Fourtillan a cherché à faire croire que des patchs qualifiés de miraculeux pourraient guérir des personnes atteintes de maladies neurodégénératives, qui n’avaient à leur disposition que des traitements symptomatiques. Pour faire croire à son discours, il a mis en place des essais cliniques sauvages. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des dons détournés vers le profit personnel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Facteur aggravant, la recherche de financements constituait une préoccupation constante de M. Fourtillan, particulièrement auprès de patients rendus vulnérables par leur maladie. Environ 700 000 euros de dons ont ainsi été versés au « fonds Josefa », nommé en référence à une religieuse mystique espagnole morte à Poitiers. Le tribunal a estimé que le professeur avait détourné près de 130 000 euros de ces sommes pour son profit personnel, en se les remettant directement et en investissant dans de l’or de façon dissimulée. Ces faits d’escroquerie et d’abus de confiance sur personnes vulnérables ont lourdement pesé dans la condamnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’alerte de l’ANSM et le long chemin judiciaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en septembre 2019 que l’ANSM a mis un terme à ces expérimentations après avoir découvert leur caractère illégal. L’agence a immédiatement interdit la poursuite des essais et saisi la justice, soulignant que les substances utilisées n’avaient jamais fait l’objet d’une évaluation de leur qualité, de leurs effets et de leur tolérance chez l’humain. Un risque pour la santé des participants ne pouvait être exclu. L’instruction a duré plusieurs années. Henri Joyeux, connu du public pour ses positions controversées sur les vaccins, a toujours affirmé qu’il n’avait pas conscience du caractère illégal des essais et qu’il avait été manipulé. Le tribunal n’a que partiellement retenu cette ligne de défense. Par ailleurs, des laboratoires impliqués dans la fabrication ou l’analyse des patchs avaient déjà été condamnés précédemment à des amendes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une affaire qui démontre l&rsquo;importance de la régulation de la recherche sur la personne humaine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La loi stipule qu&rsquo;aucune expérimentation thérapeutique ne peut être menée sans l’autorisation préalable de l’ANSM et l’avis favorable d’un comité de protection des personnes (CPP). Le non-respect de ces obligations expose à des peines pénales, comme l’illustre ce dossier. Au-delà des sanctions individuelles, l’affaire Fourtillan-Joyeux met en lumière les dangers de la promesse de « traitements miracles » adressée à des patients vulnérables. Elle souligne également le rôle crucial de la vigilance des autorités sanitaires et des associations de patients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le verdict du 1er octobre 2026 clôt une longue séquence judiciaire, il laisse subsister des questions sur la capacité de certains acteurs à contourner durablement les garde-fous scientifiques et éthiques. Dans cette affaire, le verdict du 1er octobre 2026 sanctionne non seulement des manquements réglementaires graves au Code de la santé publique, mais aussi une le fait d&rsquo;abuser de la confiance et de la vulnérabilité de centaines de personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration : </em>Andrea pour Science infused</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Recherche clinique : la France brise ses chaînes pour revenir dans la course</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 19:54:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Le soutien massif de 45 millions d’euros sur trois ans aux IHU, le sabrage des délais administratifs, le recrutement optimisé]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le soutien massif de 45 millions d’euros sur trois ans aux IHU, le sabrage des délais administratifs, le recrutement optimisé des patients et la création d’une gouvernance unique marquent un tournant majeur. En s&rsquo;attaquant au carcan bureaucratisé qui paralysait nos chercheurs, l&rsquo;État vise le retour du pays dans la course mondiale de l&rsquo;innovation médicale.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em><em><br></em></em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Un choc d&rsquo;investissement et de simplification au cœur de l&rsquo;Institut du Cerveau</strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une avancée stratégique majeure pour l’écosystème de santé français. Ce 18 septembre 2026, au sein de l’Institut du Cerveau (ICM) à Paris, la ministre Stéphanie Rist, entourée de Philippe Baptiste et Sébastien Martin, a levé le voile sur une feuille de route attendue depuis plusieurs années par la communauté scientifique. L&rsquo;État concrétise cet engagement par un apport budgétaire direct de 45 millions d&rsquo;euros sur trois ans dans le cadre du programme France 2030, destiné à consolider la trajectoire des Instituts Hospitalo-Universitaires (IHU) issus de la première vague. Mais au-delà de cette enveloppe financière, c&rsquo;est la refonte globale des règles du jeu réglementaires qui constitue la véritable rupture. L&rsquo;ambition affichée par l&rsquo;exécutif est sans équivoque : faire sauter un à un les verrous bureaucratiques pour raccourcir drastiquement la trajectoire entre la paillasse du laboratoire et le lit du patient.</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>La fin de la fuite des protocoles vers nos voisins européens</strong></strong> ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant près d&rsquo;une décennie, la France a souffert d&rsquo;un paradoxe paralysant. D&rsquo;un côté, une excellence scientifique incontestée, portée par des équipes d&rsquo;investigateurs et des centres hospitalo-universitaires parmi les plus brillants au monde. De l&rsquo;autre, une lourdeur administrative devenue systémique, où l&rsquo;accumulation des couches réglementaires étouffait l&rsquo;agilité indispensable aux essais de phase précoce comme de phase III. Les délais moyens de démarrage d&rsquo;une étude en France dépassaient souvent de plusieurs mois ceux observés en Europe du Nord ou en Espagne. Face à cette imprévisibilité, les promoteurs industriels et académiques ont progressivement détourné leurs budgets de recherche au profit de pays jugés plus réactifs. Ce décrochage n&rsquo;était pas un problème de compétence médicale, mais une défaillance d&rsquo;organisation qui privait directement les malades français d&rsquo;un accès précoce aux thérapies innovantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC11002455/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><br></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des levées de verrous ciblées sur l&rsquo;efficacité opérationnelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan présenté à l&rsquo;ICM s&rsquo;attaque directement aux causes racines de cette perte d&rsquo;attractivité. La première priorité concerne le raccourcissement des délais d&rsquo;évaluation des Comités de Protection des Personnes (CPP) et des autorisations de l&rsquo;ANSM, afin de garantir un horizon de démarrage prévisible. Parallèlement, la contractualisation financière entre les centres hospitaliers et les promoteurs — jusqu&rsquo;ici source de négociations interminables — fait l&rsquo;objet d&rsquo;une standardisation stricte pour éviter la multiplication des conventions locales. Autre levier déterminant : la fluidification de l&rsquo;inclusion des patients. Le plan accélère l&rsquo;exploitation sécurisée des bases de données de santé et l&rsquo;intégration des outils d&rsquo;intelligence artificielle pour identifier plus rapidement les cohortes éligibles, franchissant ainsi l&rsquo;un des obstacles logistiques les plus critiques de la recherche moderne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La DGRINES : une gouvernance unifiée pour détruire les silos</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir le suivi rigoureux de ces chantiers, l&rsquo;appareil d&rsquo;État réorganise ses compétences à travers la création de la Direction générale de la recherche, de l&rsquo;innovation et du numérique en santé (DGRINES). Placée sous la direction de Lise Alter, cette nouvelle structure unifiée met un terme au morcellement historique entre la gestion des soins, la recherche fondamentale et le numérique. En regroupant sous une même bannière ces trois piliers, la DGRINES devient le guichet unique de la transformation médicale, éliminant les doublons décisionnels qui ralentissaient jusqu&rsquo;ici les projets d&rsquo;innovation. L&rsquo;adossement d&rsquo;une partie des dotations des IHU à des critères de performance clairs traduit en outre une gestion plus rigoureuse et responsabilisante des fonds publics.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un cercle vertueux qui remet le patient au centre du jeu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, dans les directions de la recherche clinique et de l&rsquo;innovation (DRCI) des CHU comme dans les pépites de la biotech française, les annonces sont accueillies avec une satisfaction profonde. Les acteurs opérationnels y voient enfin la prise en compte concrète de leurs réalités quotidiennes et la traduction politique d&rsquo;alertes répétées depuis longtemps. Au-delà des enjeux industriels et académiques, la restauration de l&rsquo;attractivité française sur la scène internationale se traduit immédiatement par une chance supplémentaire pour les personnes souffrant de pathologies complexes ou sans solution thérapeutique actuelle. La communauté scientifique salue une véritable dynamique de reconquête. La France démontre ainsi qu&rsquo;elle a la volonté et les moyens de redevenir un acteur central de la médecine de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration : logo de IHU France, Réseau des Instituts Hospitalo-Universitaires</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Si tu penses bien&#8217; : anatomie de l&#8217;emprise ordinaire, entre piège conjugal et dérive sectaire</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-si-tu-penses-bien-anatomie-de-lemprise-ordinaire-entre-piege-conjugal-et-derive-sectaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 18:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil Sous le signe d&#8217;une double dévotion, un devoir de soumission absolue où la piété religieuse devient]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Sous le signe d&rsquo;une double dévotion, un devoir de soumission absolue où la piété religieuse devient le bras armé de la perversité, Géraldine Nakache dissèque la mécanique glaciale d’un piège intime. Ce drame psychologique transforme le visage de son héroïne en un théâtre d&rsquo;émotions brutes face à une mécanique inéluctable et oppressante.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Lorsque Gil rencontre Jacques, leur amour est évident. Mais l’intensité des débuts laisse place à une relation où elle se sent de plus en plus enfermée, jusqu’à en perdre ses repères. Jacques la rassure : si elle pense bien, il ne lui arrivera que du bien. Peu à peu, Gil comprend le contrôle qu’il exerce sur sa vie…”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Si Tu Penses Bien - Bande Annonce (2026)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/b6LmJjJTEp4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des films dont la tension ne repose pas sur les éclats de voix, mais sur le glissement insidieux d&rsquo;un étau qui se resserre. Dans <em>Si tu penses bien</em>, la réalisatrice accomplit un tour de force d’une précision chirurgicale en disséquant l&#8217;emprise conjugale au sein du couple formé par Gil et Jacques, décuplée et légitimée par le poids de la dévotion religieuse, dans une grande justesse et sans jamais tourner dans la démonstration spectaculaire ou la caricature. L&rsquo;époux pervers  narcissique trouve dans les dogmes et les textes sacrés le soutien parfait pour rationaliser sa domination, victimiser sa compagne et ériger son autorité en devoir moral. La mise en scène repose en grande partie sur Mona Choukri qui dans une performance très expressive, porte sur ses traits toute la dramaturgie du film, lui permettant la sobriété : pas besoin de grands discours, ses yeux et ses expressions laissent affleurer la surprise, la déception, la douleur sourde, le doute instillé goutte à goutte, la violence symbolique et, progressivement, la peur panique. Face à elle, Niels Schneider livre une prestation à la hauteur. Il sait installer un malaise grandissant jusqu&rsquo;à rendre son personnage littéralement effrayant. Il incarne cette perversité ordinaire qui avance masquée, sûr de son bon droit, menant le récit exactement là où il doit aller. Le film touche au sommet de l&rsquo;effroi quand le père s&#8217;empare de son bébé pour l&rsquo;arracher physiquement à sa mère et se met à monter les escaliers de la maison en hurlant des reproches à sa femme, jusqu&rsquo;à faire fondre en larmes le bébé. En orchestrant sciemment la détresse du nourrisson comme victime collatérale, le manipulateur froid montre qu&rsquo;il est prêt à utiliser tous les moyens. On assiste là aux prémisses effrayantes de l&rsquo;instrumentalisation des enfants, ce rouage tristement classique des couples sous l&#8217;emprise du profil manipulateur. C&rsquo;est l&rsquo;illustration foudroyante d&rsquo;une stratégie de destruction intime que tant de victimes connaissent dans les situations d&rsquo;échec conjugal, lorsque la chair de leur chair devient l&rsquo;ultime otage d&rsquo;un contrôle absolu. Ce film vibre comme un hommage à toutes celles qui ont connu un Jacques, et on les sait nombreuses. Clémentine Célarié, en second rôle mère de la victime, est également bouleversante, offrant une présence d&rsquo;une tendresse poignante, incarnant un refuge fragile mais essentiel au milieu de la tourmente.  Il n&rsquo;y a aucune respiration dans ce film, comme pour nous faire vivre une asphyxie, et dans un déroulement non linéaire dans lequel s&rsquo;inscrivent des périodes du passé pour mieux comprendre le cheminement de l&#8217;emprise.  Par sa narration maîtrisée et son refus du spectaculaire gratuit, Géraldine Nakache signe un film marquant sur la terreur intime, où la foi dévoyée et l&rsquo;amour détourné deviennent les armes les plus redoutables de la domination et de l&#8217;emprise psychologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;SI tu penses bien&rsquo; de </em>Géraldine Nakache, avec Monia Chokri, Niels Schneider, Clémentine Célarié<br><br><em>Durée 1h</em>34<em> </em><br><em>Sortie 16 septembre 2026</em></p>



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		<title>Éditorial &#8211; 26 septembre 2026</title>
		<link>https://citizen4science.org/editorial-26-septembre-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 15:11:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Citizen4Science]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ivresse des apprentis sorciers : quand le veau d’or algorithmique étouffe la raison Il est temps de poser un regard]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">L’ivresse des apprentis sorciers : quand le veau d’or algorithmique étouffe la raison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de poser un regard sans concession sur le spectacle navrant auquel nous assistons. On connaissait le scientisme, cette doctrine qui prétend régler l&rsquo;ensemble des choix humains par la seule autorité scientifique, une dérive que <em>Science Infused</em> a largement documentée dans la crise du Covid, quand de nombreux scientifiques, sortant de leur champ de compétence, se sont improvisés stratèges politiques pour dicter la conduite des affaires publiques sous couvert d&rsquo;un savoir absolu. Voilà que ce même travers se réincarne sous nos yeux dans une espèce de néo-messianisme, porté par des techno-optimistes béats qui ont remisé au placard le doute méthodique et les préoccupations éthiquepour embrasser une foi aveugle. Nous n’avons eu de cesse de le dénoncer dans ces colonnes : cette fuite en avant s&rsquo;accompagne d&rsquo;une profonde dégradation de la pensée. Désormais, des blogs béats créent à la chaîne de la pseudo-presse générée par algorithme, tandis que sur les réseaux sociaux, des surfeurs de vague s&rsquo;improvisent auteurs de démonstrations fleuves dignes de thèses académiques, oubliant qu&rsquo;ils sont incapables de rédiger trois lignes cohérentes sans leur béquille numérique. Pendant que les prophètes du silicium nous vendent l&rsquo;utopie d&rsquo;un monde sans effort, ils feignent de ne pas voir ce qui s&rsquo;élabore sous leurs yeux. L&rsquo;idôlatrie de l&rsquo;IA n&rsquo;est plus une vue de l&rsquo;esprit, c&rsquo;est un glissement anthropologique majeur que la philosophie et la communauté scientifique ne cessent de documenter. L&rsquo;intelligence artificielle n&rsquo;est plus envisagée comme une suite de matrices et de probabilités, mais comme un oracle suprême auquel on remet notre discernement. Cette prosternation devant notre propre création a un nom : le fétichisme de la technique. L&rsquo;homme abdique sa souveraineté intellectuelle au profit d&rsquo;une boîte noire qu&rsquo;il pare d&rsquo;une autorité morale et cognitive absolue. Pourtant, la véritable menace n&rsquo;a rien d&rsquo;une métaphore. La vitesse d&rsquo;apprentissage des modèles franchit des seuils qui dépassent l&rsquo;entendement humain. L&rsquo;autonomie grandissante des agents, la capacité des réseaux à simuler l&rsquo;intention, à s&rsquo;auto-améliorer et, d&rsquo;une certaine façon, à développer une forme d&rsquo;agentivité propre capable d&rsquo;échapper à leurs concepteurs ne relèvent plus de la science-fiction. Ce sont les créateurs eux-mêmes qui tirent le signal d&rsquo;alarme. Quand les dirigeants et chercheurs d&rsquo;Anthropic publient des mises en garde répétées, alertant explicitement sur des risques d&rsquo;alignement ou des menaces systémiques majeures face à des modèles incontrôlables, on souhaiterait une prise de conscience collective. Voir les capitaines de cette industrie supplier pour qu&rsquo;on installe des freins d&rsquo;urgence pendant que les IA-idolâtres continuent de chanter les louanges de leur progrès sans limite ni garde-fous relève d&rsquo;une ironie tragique. L&rsquo;épée de Damoclès n&rsquo;est pas suspendue au-dessus de nos têtes par précaution superstitieuse. Elle est forgée par notre propre paresse intellectuelle. À force de confondre la puissance de calcul avec la sagesse, et de prendre des prédicteurs de texte pour des divinités, nous préparons sciemment notre propre effacement. Il est grand temps de désacraliser la machine et de sommer les apprentis sorciers de reprendre le contrôle avant que l&rsquo;outil ne décide définitivement du sort de l&rsquo;artisan.</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



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		<title>Cinéma : &#8216;De la Comédie française&#8217; : le flacon sans l&#8217;ivresse</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-de-la-comedie-francaise-le-flacon-sans-livresse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 19:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédactionadminc4sModifier le profil La Maison de Molière et ses hôtes servent d&#8217;écrin à un vaudeville aux gags datés. Malgré]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/2f41201f8d81e8905397dd5964f08f5b834836a51fd3eebdcbae284a4ad28048?s=64&amp;d=mm&amp;r=g" alt="" style="aspect-ratio:1;width:64px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédactionadminc4sModifier le profil</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">La Maison de Molière et ses hôtes servent d&rsquo;écrin à un vaudeville aux gags datés. Malgré la fraîcheur et la grâce piquante de Pauline Clément, ce film pourtant très bref réussit le tour de force d&rsquo;ennuyer. Cette suite de séquences alignées aboutit à une comédie désespérément plate. Reste le plaisir voyeur de visiter les coulisses d&rsquo;un lieu prestigieux.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synopsis : « Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DE LA COMEDIE FRANCAISE Bande Annonce (2026) Avec la troupe de la Comédie Française" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/jtDvh-pmVW8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On connaît l&rsquo;adage : qu&rsquo;importe le flacon, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;ivresse. Mais lorsqu&rsquo;on débouche une grande cuvée et que le breuvage se révèle bien fade, la déception n&rsquo;en est que plus amère. S&rsquo;attaquer aux coulisses et au prestige de la plus célèbre institution théâtrale du pays laissait espérer un grand moment d&rsquo;esprit, d&rsquo;élégance et d&rsquo;humour mordant. C&rsquo;est pourtant à un sentiment de rendez-vous manqué que nous livre <em>De la Comédie-Française</em>, où le flacon s&rsquo;avère infiniment plus séduisant que ce qu&rsquo;il contient. Sur la forme, l&rsquo;attrait est pourtant indéniable. Bénéficier du cadre majestueux de la Maison de Molière et voir évoluer une telle brochette de comédiens sociétaires et pensionnaires constituait une promesse royale. Le talent individuel de la troupe n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas en cause : au milieu du tumulte, Pauline Clément tire magnifiquement son épingle du jeu. Elle insuffle à son personnage une fraîcheur, une finesse et une justesse comique qui apportent une vraie respiration dans cet ensemble. Du côté de la mise en scène, Betrand Usclat, qui co-réalise le film avec Martin Darondeau, confirme son indéniable savoir-faire du rythme court, forgé sur le web et à la télévision. Mais c&rsquo;est précisément là que le bas blesse : sa réalisation donne l&rsquo;impression désagréable d&rsquo;aligner des petites séquences très efficaces prises isolément, comme une suite de sketchs juxtaposés, sans jamais réussir à insuffler un vrai souffle de cinéma sur la durée de la projection. C&rsquo;est au cœur même de ce dispositif que le projet s&rsquo;effondre. L&rsquo;intrigue s&rsquo;épuise à une vitesse folle dans un défilé de gags éculés et de ressorts vaudevillesques qui manquent cruellement de modernité. Ce qui devait être une horlogerie comique tourne à vide, et l&rsquo;action s&rsquo;enlise rapidement dans une course-poursuite désordonnée qui finit par tourner en rond. Un comble : alors que le film est particulièrement court, l&rsquo;absence de liant parvient au final à nous ennuyer. Le rire s&rsquo;émousse très vite, laissant place à une lassitude polie.<br>Au final, le seul véritable intérêt de l&rsquo;entreprise réside dans la visite guidée qu&rsquo;elle offre en arrière-plan : une déambulation privilégiée dans l&rsquo;intimité et le patrimoine de la Comédie-Française. Se perdre dans les coulisses, arpenter les travées de la salle Richelieu, approcher le calme des loges et l&rsquo;envers du décor offre quelques magnifiques plans et un vrai plaisir d&rsquo;esthète. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="77" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-14394" style="width:241px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;De la Comédie française&rsquo; de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément</em>, Laurent Stocker, <em>Julien Frison, Marina Hands, Danièle Lebrun</em><br><br><em>Durée 1h15 </em><br><em>Sortie 22 juillet 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Chronique de Valencia (Espagne) 2/6 : Amselm Kiefer au Centre d&#8217;Art Hortensia Herrero </title>
		<link>https://citizen4science.org/chronique-de-valencia-espagne-2-6-amselm-kiefer-au-centre-dart-hortensia-herrero/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/chronique-de-valencia-espagne-2-6-amselm-kiefer-au-centre-dart-hortensia-herrero/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 16:39:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[Anselm Kiefer ne s&#8217;inspire pas de la nature, il lui fait concurrence ; il ne reproduit pas des éléments naturels,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Anselm Kiefer ne s&rsquo;inspire pas de la nature, il lui fait concurrence ; il ne reproduit pas des éléments naturels, il en invente ; il n&rsquo; imite pas, il construit.</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Ce qui étonne d&rsquo; emblee dans les œuvres présentées dans cette exposition, et dont une majeure partie provient de la collection personnelle du mécène Hortensia Herrero, c&rsquo;est leur aspect monumental :  chaque toile couvre, à elle seule, un mur entier jusqu&rsquo;à l&rsquo; immense Danaë de 2016-2021 qui s étend sur 4 mètres de hauteur et 13 de longueur.</p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Anselm Kiefer multiplie les matériaux, les mêle, les entremêle, les sublime : pour la grande majorité des œuvres, on trouve de l&rsquo; huile, de l&rsquo; acrylique, de la gomme laque, des sédiments d&rsquo; électrolyse, du fusain sur toile et des émulsions diverses car rien ne ravit davantage l&rsquo; artiste que les choses qui peinent à se mélanger. Il y aura aussi de la craie, du fer et du plomb dans La jeune fille et la mort (2018), de la feuille d&rsquo; or dans Driade (2025) et puis de la corde et de l&rsquo; argile dans Electra (2024). Et tout ça s agglomère, se superpose, s ajouté au point que la lumière s en vient tracer des failles et des fissures dans une matière épaisse, un monde en volume, un univers adipeux. D&rsquo; ailleurs, lorsqu&rsquo; on voit, dans les vidéos qui accompagnent le parcours, travailler Kiefer, sanglé dans un large tablier de cuir, maniant la perche de métal, la masse et le croc, il prend des allures de forgeron, de fondeur de métaux, de métallurgiste, de manœuvre, bref d&rsquo; apprenti sorcier ou de Vulcain. Amselm Kiefer est de ceux qui donnent la parole à la matière, qui la font vivre et penser.</p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Amselm Kiefer est né deux mois avant la fin de la seconde guerre mondiale, dans un pays ravagé par les bombes avant de l&rsquo; être par le remords. Et toute sa vie est consacrée à racheter la condition humaine des atrocités de Dresde, Auschwitz et Hiroshima.</p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Son unique toile de taille réduite (70 par 95) et qui est aussi la plus ancienne (1974) représente une sorte de Manifeste visuel des intentions de Kiefer : on y voit une palette de peintre, un peu translucide, et dressée verticalement devant un paysage, allant ainsi du ciel jusqu&rsquo;au sol. La toile s&rsquo;intitule Ciel-Terre et dit le besoin fondamental du peintre d&rsquo; atteindre à la réconciliation universelle : l&rsquo; artiste, estime -t-il, est celui qui peut rendre à ce monde l&rsquo; espoir et la vie.<br>D&rsquo; où cette obsession de recréer de la matière nouvelle, enfin libérée des outrages de l&rsquo; Histoire.<br>De toutes les compositions sublimes réunies par le Centre Herrero, la plus parlante est sans doute Danaë. Anselm Kiefer reprend la légende de Danaë, enfermée par son père loin du désir des hommes, et que vient rejoindre Zeus, métamorphosé en fleuve d&rsquo; or, pour la féconder et lui assurer une descendance.</p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph"><br>Ce fleuve d&rsquo; or, promesse d&rsquo; un avenir, Anselm Kiefer le fait couler, dans sa toile, sur l&rsquo; aéroport de Tempelhof. Il s&rsquo;agissait de l&rsquo; aéroport officiel, considéré, durant la guerre, comme le symbole même de l&rsquo; architecture nazie, mais qui, après la guerre, servie à l&rsquo; aviation américaine à approvisionner les habitants de la poche de Berlin Ouest. Par la suite, l&rsquo; aéroport a été rasé pour devenir l&rsquo; un des plus grands parcs de promenade et de jeux de la ville. Zeus a fécondé Danaë malgré la malédiction.<br>Et Anselm Kiefer, à son tour, du haut de ses 81 ans, continue à féconder l&rsquo; univers de ses toiles reconciliatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Centro de Arte Hortensia Herrero. Calle del Mar, 31 – 46003 València</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image en-tête : <a href="https://www.cahh.es/">site internet du centre d&rsquo;Art  Hortension Herrero </a></em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



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		<item>
		<title>Recours contre tiers : la traque de la Sécurité sociale pour récupérer un milliard auprès des assurances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 20:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité Sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[En démarchant directement les professionnels du droit, l&#8217;Assurance maladie remet en lumière une stratégie de recouvrement méconnue mais colossale :]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><em><em>En démarchant directement les professionnels du droit, l&rsquo;Assurance maladie remet en lumière une stratégie de recouvrement méconnue mais colossale : le recours contre tiers. Une offensive nationale qui révèle au passage le mutisme des grands médias et l&rsquo;immense cadeau passif fait aux compagnies d&rsquo;assurances privées.</em></em></em></h3>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Un milliard d&rsquo;euros d&rsquo;économies dans l&rsquo;angle mort des médias</strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, l&rsquo;Assurance maladie recouvre près d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros au titre du recours contre tiers. Cette somme, qui équivaut au financement de plus de quarante-sept millions de consultations chez le médecin généraliste, représente une manne cruciale pour un système de santé sous pression budgétaire permanente. Le principe légal, inscrit dans le Code de la sécurité sociale, repose sur une équité stricte : lorsqu&rsquo;un dommage corporel est causé par la faute d&rsquo;un tiers (accident de la route, morsure d&rsquo;animal, chute dans un commerce ou agression), les soins ne doivent pas être supportés par la collectivité. C&rsquo;est à l&rsquo;assurance du responsable d&rsquo;en assumer l&rsquo;intégralité des coûts. Pourtant, malgré des montants en jeu qui équivalent au déficit de certaines branches de la Sécurité sociale, le sujet demeure dans un trou noir médiatique, relégué aux lignes comptables de la presse spécialisée de l&rsquo;assurance.</p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>L&rsquo;enrôlement des juristes pour traquer les dossiers négligés</strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">la Caisse nationale d&rsquo;assurance maladie a décidé de changer de méthode en ciblant les intermédiaires stratégiques. De récentes campagnes MAILING menée par des CPAM auprès des professionnels libéraux du droit illustre parfaitement cette stratégie de réseau décentralisée. En s&rsquo;associant à la Caisse nationale des barreaux français, l&rsquo;institution cherche à transformer avocats, notaires et experts judiciaires en des sortes d' »apporteurs d&rsquo;affaires » (non rémunérés) pour les finances publiques. Comme ces professionnels ou collaborateurs de la justice gèrent au quotidien les réparations de préjudices corporels et les contentieux, l&rsquo;objectif est de les inciter à déclarer systématiquement les sinistres via la plateforme <a href="https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/recours-contre-tiers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">demarche.numerique.gouv.fr</a> afin que la puissance publique réclame son dû avant la liquidation des indemnités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC11002455/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a><br></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ignorance des assurés, la rente passive des assureurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal frein au recouvrement réside dans la méconnaissance généralisée des citoyens. Lorsqu&rsquo;une victime d&rsquo;accident passe sa carte Vitale chez le médecin ou à l&rsquo;hôpital sans préciser la responsabilité d&rsquo;un tiers, la Sécurité sociale règle aveuglément les factures. Pour l&rsquo;assuré, déclarer l&rsquo;origine du sinistre ne change strictement rien à son niveau de remboursement ni à sa prise en charge. En revanche, l&rsquo;absence de signalement constitue un gigantesque cadeau invisible offert aux compagnies d&rsquo;assurances privées : ces dernières conservent dans leurs fonds des centaines de millions d&rsquo;euros qu&rsquo;elles auraient dû légalement reverser à l&rsquo;État. En ne déclenchant pas l&rsquo;alerte, la collectivité finance à ses dépens des charges qui incombent statutairement au secteur marchand des assurances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Vers la fin du cadeau financier au secteur privé</strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération de démarchage direct auprès des auxiliaires et collaborateurs de justice s&rsquo;inscrit dans une doctrine d&rsquo;action plus vaste : la puissance publique ne veut plus assumer passivement les négligences déclaratives qui profitent aux assureurs. En industrialisant la captation des données d&rsquo;accidents et en responsabilisant toute la chaîne du droit, l&rsquo;Assurance maladie transforme progressivement chaque caisse départementale en un centre de recouvrement offensif. Alors que le débat politique s&rsquo;épuise régulièrement à chercher de nouvelles recettes budgétaires ou à débattre du déremboursement des soins, la traque des créances auprès des tiers responsables apparaît comme la seule mesure comptable d&rsquo;une équité absolue, en obligeant les assureurs privés à payer leurs dettes jusqu&rsquo;au dernier centime pour préserver la solidarité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<item>
		<title>&#8216;Mathématique en poésie&#8217; conférence littéraire et scientifique de et par Cédric Villani, au théâtre Poche Montparnasse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2026 08:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Mathématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Quand on pénètre dans l&#8217;intimité du théâtre de Poche-Montparnasse, Cédric Villani est déjà là. De dos, muet et concentré, il]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">Quand on pénètre dans l&rsquo;intimité du théâtre de Poche-Montparnasse, Cédric Villani est déjà là. De dos, muet et concentré, il remplit son tableau noir du crissement de sa craie : il y trace des figures géométriques et jette quelques symboles mathématiques. Puis le mathématicien se tourne vers la salle, tout sourire, saluant chaleureusement quelques spectateurs. Drapé dans sa silhouette de dandy romantique, lavallière ajustée et broche-araignée au revers et impressionnante collection de bracelets d&rsquo;accréditation de congrès prestigieux au poignet, le médaillé Fields se lance pour nous prouver que l’équation et le vers partagent une même matrice : la poésie comme art d&rsquo;invoquer un monde abstrait pour réenchanter le réel. L&rsquo;ambiance est posée d&#8217;emblée, non sans une pointe de malice puisque l&rsquo;ouvreuse nous prie poliment de bien vouloir éteindre nos calculettes pendant la représentation. </p><div id="citiz-3974799533" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Avouons-le, on a de la sympathie pour Cédric Villani, très sensible aux liaisons dangereuses entre la science et la politique. Pendant la pandémie, alors qu&rsquo;il était en mission  d&rsquo;évaluation des choix scientifiques et technologiques pour le gouvernement, il avait été malmené par des internautes militants surfeurs de vague de la crise du Covid pour avoir auditionné sans parti pris des citoyens indépendamment de l&rsquo;étiquette « pro- » ou « anti »-science attribuées par les donneurs de leçons. Mais revenons à (compter) nos moutons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entame, Cédric Villani s’empare d’un poème de Jules Supervielle, ces <em>Quarante enfants dans une salle</em> pour nous replonger dans la matrice effrayante et sacrée de la classe de collège. Ce qui frappe d&#8217;emblée,  et se poursuit pendant une heure trente sans faille, c&rsquo;est la virtuosité de l&rsquo;orateur. Comme face à une formule mathématique rigoureuse, Villani ne s&rsquo;accorde aucun droit à l&rsquo;erreur. Il connaît ce texte foisonnant sur le bout des doigts, sa langue ne croche jamais, restituant la mémoire des vers avec cette précision absolue que l&rsquo;on exigeait autrefois pour réciter nos tables de multiplication. La pénombre du théâtre devient alors le lieu d’une alchimie singulière où la rigueur logique épouse la plus haute imagination. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chronologiquement, il déroule une histoire de l&rsquo;émerveillement. Il commence par la géométrie fondamentale, évoque Pythagore, la poussière des salles de cours de son adolescence, puis Napoléon rapportant d&rsquo;Italie le problème du centre d&rsquo;un cercle. On le suit dans ses méandres intimes quand il se remémore ses nuits à sécher sur la somme des inverses de nombres sans zéro, jusqu’à l&rsquo;illumination soudaine au fond de son lit. La logique devient une épopée, et l&rsquo;abstraction un refuge. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle bifurque vers la confrontation des sensibilités. Cédric Villani déclame avec une emphase théâtrale et gourmande les tourments de Victor Hugo dans <em>À propos d&rsquo;horizon</em>, martyrisé par « les chiffres noirs bourreaux », avant de lui opposer la ferveur mystique de Lautréamont dans les <em>Chants de Maldoror</em> chantant les « mathématiques sévères » plus douces que le miel. Il enchaîne en déclamant un poème de Vénus Khoury-Ghata célébrant les statuettes des Cyclades et le plaisir de la découverte, puis convoque le rythme vif de Blaise Cendrars pour nourrir cette traversée littéraire. C’est là que le charme opère pleinement : le mathématicien se fait passeur, marionnettiste des mots et des idées. Il manipule une feuille de papier, la plie sous nos yeux pour nous faire saisir physiquement la démonstration de l&rsquo;irrationalité de racine de 2. Il nous fait voyager en Mésopotamie grâce à une tablette babylonienne gravée au millionième près, s&rsquo;arrête devant le mécanisme d&rsquo;Anticythère, avant de nous téléporter au bord de la Méditerranée avec Paul Valéry.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa déclamation d&rsquo;une version réduite de moitié du <em>Cimetière marin</em> constitue le sommet dramatique de la soirée. Villani ne cherche pas l&rsquo;effet d&rsquo;acteur académique ; il habite le vers d&rsquo;une scansion quasi métrique, révélant la structure cachée du poèmen, ses décasyllabes obsolètes, sa césure en 4-6, ses 24 strophes comme les 24 heures du jour. Il juxtapose le regard du poète sur l&rsquo;écume au système d&rsquo;équations de la mécanique des fluides d&rsquo;Euler, démontrant que l&rsquo;un et l&rsquo;autre tentent, avec leurs armes propres, de saisir l&rsquo;insaisissable. Il s&rsquo;aventure même dans la biologie marine, la physique quantique et le bleu du ciel, s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;héritage d&rsquo;Einstein ou de Boltzmann, sans jamais perdre le fil de son récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conférencier, au cours de ses démonstrations, rejoint parfois son bureau où trônent quelques livres précieux dédicacés aux tranches dorées et cet étrange objet géométrique qu&rsquo;il fait rouler devant nous : un Gömböc. Ce culbuto naturel homogène, né d&rsquo;un pur théorème avant d&rsquo;exister dans la matière, revient inlassablement sur sa base par la seule grâce de sa forme, incarnant à lui seul le passage d&rsquo;une chimère théorique à la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poursuivant sa quête des ponts entre les arts, il lit un poème de Dino Campana, <em>Chimère</em>, auquel il juxtapose le théorème de Weierstrass sur les fonctions continues nulle part dérivables. On croise ensuite la figure d&rsquo;Omar Khayyam, dont il déclame plusieurs <em>Roubaïates</em> célébrant l&rsquo;éphémère de la vie, tout en rappelant les travaux d&rsquo;algèbre et d&rsquo;astronomie du sage persan, dont Villani s&rsquo;amuse, généalogie académique à l&rsquo;appui, à se déclarer le descendant spirituel à la 37e génération. On savoure ensuite la poésie absurde de Lewis Carroll en écoutant la déclamation du <em>Bredouche</em> (le <em>Jabberwocky</em> traduit par Henri Parisot, qu&rsquo;il nuance par les versions d&rsquo;Antonin Artaud), suivie des premiers vers de <em>La Chasse au Snark</em> traduits par Louis Aragon. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence s&rsquo;achève sur une note plus sombre, presque tragique, lorsque CédricVillani déclame le poème poignant de René Daumal tiré du <em>Contre-Ciel</em>, plaidoyer sur la liberté, la vérité et le cri de l&rsquo;homme face au rouleau compresseur du monde. C&rsquo;est un appel vibrant pour la pensée humaine, irréductible aux algorithmes et aux intelligences artificielles qui prétendent aujourd&rsquo;hui penser à notre place.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">En sortant du théâtre de Poche, on prend conscience d&rsquo;avoir fait un beau voyage en assistant à un objet théâtral non identifié, d&rsquo;une générosité folle. La parole y est vivante, incarnée, portée par un conférencier qui habite la scène avec une présence magnétique. Cédric Villani réussit ce tour de force de nous faire ressentir la beauté pure d&rsquo;un théorème comme on ressentirait la grâce d&rsquo;un alexandrin. Une proposition rare, érudite, insolite et profondément poétique.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-18333" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-1536x1025.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-2048x1366.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-5-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><br><br><br><br></figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-18334" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/09/MATHEMATIQUE-EN-POESIE-SEBASTIEN-TOUBON-1-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><br><br><br></figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>MATHÉMATIQUE EN POÉSIE<br><br>Lumières : Dorian MJAHED-LUCAS</em><br>Photos : Sébastien TOUBON</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À partir du 7 septembre 2026, tous les lundis à 21h</em></p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre Poche Montparnasse &#8211; 75 boulevard du Montparnasse &#8211; 75006 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
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