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	<title>Allemagne Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Allemagne Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Industrie automobile: Poissy, Lisi.. et le crépuscule d&#8217;un filière en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 08:57:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique et Général]]></category>
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					<description><![CDATA[Stellantis va stopper sa production de voitures à Poissy d’ici fin 2028. Au même moment, l’équipementier LISI Automotive ferme son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Stellantis va stopper sa production de voitures à Poissy d’ici fin 2028. Au même moment, l’équipementier LISI Automotive ferme son site de Puiseux-Pontoise, supprimant plus de 130 postes. Ces annonces ne sont pas isolées  L’automobile française, autrefois moteur de l’économie nationale, semble entrer dans une phase d’effondrement accéléré.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Poissy : la fin d’une ère</h3>



<p>Dernière usine d’assemblage automobile d’Île-de-France, Poissy (Yvelines) arrêtera de produire les Opel Mokka et DS 3 fin 2028. Le site historique, ouvert en 1938, ne fermera pas complètement : il se reconvertira en centre de pièces détachées et de déconstruction de véhicules, avec un investissement de 100 millions d’euros et le maintien d’environ 1 000 à 1 200 emplois sur 2 000. Pour les salariés, c’est pourtant la perte définitive du cœur de métier : l’assemblage complet de véhicules.<br></p><div id="citiz-639015682" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Une filière équipementière en souffrance</h3>



<p>Chez les sous-traitants, la situation est encore plus critique. LISI Automotive délocalise sa production de fixations de Puiseux-Pontoise vers l’Allemagne et le Maroc. D’autres équipementiers majeurs sont touchés : Bosch supprime des centaines de postes avec la fermeture de sites dans l’Allier et à Vénissieux, Mahle ferme Hambach en Moselle, Dumarey Powerglide réduit drastiquement Strasbourg. Ces fermetures en cascade touchent des centaines de salariés hautement qualifiés et accélèrent la perte de savoir-faire industriel.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’offensive chinoise et l’électrification brutale</h3>



<p>Les constructeurs chinois (BYD, MG, Chery) continuent leur progression fulgurante en Europe avec des véhicules électriques et hybrides nettement moins chers. Leur intégration verticale leur permet de contrôler toute la chaîne, des batteries aux composants rares. Dans le même temps, la politique européenne d’interdiction des moteurs thermiques en 2035 et les normes CO₂ très strictes ont accéléré le choc : une voiture électrique nécessite environ 40 % de pièces en moins. Les métiers historiques de la mécanique traditionnelle disparaissent massivement, sans que les emplois de la nouvelle chaîne (batteries, logiciels, électronique) soient créés en nombre suffisant sur le sol français. La transition énergétique, imposée sans véritable stratégie de souveraineté, agit comme un accélérateur fatal.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rôle controversé de la politique européenne</h3>



<p>La politique européenne porte une lourde responsabilité dans l’accélération du déclin. En imposant des normes CO₂ extrêmement strictes et en programmant l’interdiction pure et simple des moteurs thermiques dès 2035, Bruxelles a forcé une transition brutale vers l’électrique sans protéger suffisamment la filière industrielle existante. Cette stratégie, largement idéologique et peu accompagnée d’une véritable politique industrielle, a surtout bénéficié aux constructeurs chinois, qui maîtrisent la chaîne de valeur complète des batteries à des coûts bien inférieurs.</p>



<p>Résultat : l’Europe, et particulièrement la France, perd massivement des emplois dans la mécanique traditionnelle sans parvenir à en créer autant dans les nouvelles technologies. Au lieu d’une transition maîtrisée, on assiste à une destruction créatrice… où la destruction est bien réelle, tandis que la création se fait largement en Asie. Nombre d’experts estiment aujourd’hui que l’Union a confondu objectif environnemental et stratégie industrielle, fragilisant durablement l’un de ses derniers bastions manufacturiers.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Allemagne s’en sort-elle mieux ?</h3>



<p>L’Allemagne conserve une industrie manufacturière plus robuste, avec une part de valeur ajoutée industrielle nettement supérieure à celle de la France. Volkswagen, BMW et Mercedes disposent encore d’une échelle, d’un tissu de PME et d’une expertise reconnue en ingénierie. Pourtant, en 2026, le géant allemand n’est pas épargné : Volkswagen prévoit 50 000 suppressions d’emplois d’ici 2030 et la fermeture de sites historiques, tandis que Mercedes et BMW subissent de plein fouet la chute de leurs ventes en Chine. L’Allemagne souffre aussi, mais elle dispose de marges de manœuvre plus importantes grâce à sa puissance financière et à ses investissements massifs dans les batteries et l’électrification. La France, plus fragile structurellement, risque de descendre encore d’un cran.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une industrie automobile française fantôme ?</h3>



<p>Ces annonces successives ne sont pas des accidents conjoncturels. </p>



<p>Elles traduisent un risque réel de désindustrialisation profonde. Sans une politique industrielle volontariste comprenant la révision des normes européennes, le soutien massif à la production locale de batteries, l&rsquo;allègement de la fiscalité de production et stratégie claire de relocalisation, la France risque de devenir un simple marché de consommation pour les marques chinoises et un assembleur de second rang. </p>



<p>Poissy, Puiseux-Pontoise, Yzeure ou Hambach ne sont pas seulement des sites qui ferment : ce sont les symptômes d’un modèle économique qui, sans correction urgente et radicale, pourrait condamner une filière entière.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;The mad dog of Europe&#8217;, film documentaire de Rubika Shah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 20:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="has-drop-cap">Il était une fois un film qui ne vit jamais le jour parce qu’il était trop en avance sur son temps et qu’il disait ce qu’on ne voulait entendre. Le présent film documentaire de Rubika Shah est l’histoire de ce film resté scénario, de ce projet demeuré fantôme.</p><div id="citiz-3805111702" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap"></p>



<p>Herman J. Mankiewicz était tout jeune lorsque, accompagné par son épouse Sarah, il quitte New-York en direction de la Californie&nbsp;: au début des années vingt, pour les scénaristes, dialoguistes et écrivains, la «&nbsp;Ruée vers l’or&nbsp;», c’est Hollywood et la toute nouvelle industrie du cinéma encore dans les langes. Il en prévient son confrère et ami Ben Hecht&nbsp;: il y a de l’argent à se faire. Même si, bien sûr, l’argent en question est peu glorieux. Le père d’Herman méprise ouvertement les scénarios médiocres et les dialogues affligeants que rédige son fils pour le cinéma depuis peu parlant.</p>



<p>Les parents d’Herman sont des immigrés juifs allemands et se font une haute idée de l’art et de la culture. L’art, pour le père d’Herman, c’est celui qui se crée sur les scènes de théâtre. L’artiste, le vrai, c’est le dramaturge, pas le faiseur de mièvreries sucrées qui caractérisent ce nouvel outil populaire.</p>



<p>Les parents d’Herman ont quitté un pays, l’Allemagne, qui pourtant était cher à leur cœur et ils sont terrifiés par les nouvelles qui leur en parviennent&nbsp;: un certain Adolf Hitler, énergumène risible, profère des idées nauséabondes et s’apprête à conquérir le pouvoir.</p>



<p>C’est pourquoi, pour enfin retrouver l’agrément paternel, mais aussi pour enfin créer une œuvre dont il se sente fier, Herman Mankiewicz entreprend l’écriture d’un scénario intitulé <strong><u>The mad dog of Europe</u></strong>. Dans ce scénario, il raconte comment, dans un pays imaginaire, un dictateur fou, nommé Rudolph Mitler, s’empare du pouvoir, invente un faux attentat contre le siège du Pouvoir afin de justifier sa politique autoritaire, se livre et à des exactions et des assassinats collectifs et établit des lois raciales meurtrières à l’égard des juifs et des catholiques.</p>



<p>Hélas, pour mener à bien ce projet, il faut trouver un producteur prêt à risquer un financement et il faut franchir la censure politique.</p>



<p>Or, dans les années trente, le pari va s’avérer totalement impensable.</p>



<p>Les États-Unis possèdent alors, tout à fait comme l’Allemagne, un strict régime de séparation raciale : on n’y apprécie guère ni les noirs ni les juifs. L’antisémitisme se pratique sans honte ni gêne. Non seulement les idées du dictateur d’Outre Atlantique ne sont pas vraiment mal perçues mais l’on trouve, à Los Angeles même et de partout dans le pays, des groupuscules nazis tout aussi actifs que le Ku-Kluk-Klan : il est alors question de « rendre sa grandeur à l’Amérique ». On voit que le slogan ne date pas d’hier. D’ailleurs, les États-Unis entretiennent de bons rapports avec l’Allemagne nazie et l’ambassadeur d’Allemagne veille à ce qu’aucune production cinématographique américaine n’entache l’honneur de son pays et ne vienne ternir cette entente cordiale. </p>



<p>Le projet d’Herman Mankiewicz ne verra donc jamais le jour.</p>



<p>Ce n’est que quelques années plus tard, à partir de 1938, que vont être réalisés les premiers films antinazis. Il était temps&nbsp;: la Pologne était envahie, la nuit de cristal allait concrétiser la présence des nazis et, en 1933, le Reichstag sera incendié par un faux attentat&nbsp;: Herman Mankiewicz l’avait prédit&nbsp;!</p>



<p></p>



<p><em>&lsquo;The mad dog of Europe&rsquo; , film documentaire de Rubika Shah, Ed Gibbs &#8211; avec Ben Mankiewkcz, Nick Davis</em><br><br><em>durée 1h23 </em><br><em>Sortie 15 avril 2026</em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Nuremberg&#8217; de James Vanderbilt</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-nuremberg-de-james-vanderbilt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 21:49:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1945, quelque part au fin fond de l’Autriche tout fraîchement libérée du joug nazi, des soldats américains stoppent une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>En 1945, quelque part au fin fond de l’Autriche tout fraîchement libérée du joug nazi, des soldats américains stoppent une lourde berline allemande dont émerge l’obèse silhouette d’Hermann Goering, lui-même : il déclare venir se rendre aux alliés mais demande aux g.i. de bien vouloir porter ses bagages. Tel est le personnage d’emblée campé par Russell Crowe et filmé par James Vanderbilt : prêt à affronter ses responsabilités mais terriblement imbu de sa personnalité. L’ancien dignitaire nazi est aussitôt conduit à la prison de Nuremberg, où il rejoint 21 de ses comparses.<br>Le film, adaptation de l&rsquo;ouvrage <em>The Nazi and the Psychiatrist</em> de Jack El-Hai paru en 2013, raconte les rapports entre les accusés nazis et le psychiatre Douglas Kelley, juste avant et pendant ce qui allait être « le procès du siècle ». Kelley est chargé par l’administration pénitentiaire de s’assurer de la santé mentale des prisonniers et de veiller à ce qu’ils ne se suicident pas.</p><div id="citiz-557494851" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Juste après la guerre, la tenue d’un procès ne va pas de soi&nbsp;: nombreux sont ceux qui estiment que les prisonniers nazis ne méritent guère qu’une exécution sommaire. D’ailleurs, d’un point de vue strictement juridique, il n’existe pas réellement, ou pas encore à l’époque, de motif pour inculper des militaires étrangers en temps de guerre.</p>



<p>Mais d’autre voix s’élèvent&nbsp;: si les nazis ne sont pas jugés, cela signifie que les libérateurs se comportent comme eux, et, sans autre logique que leur bon droit, décident du bien et du mal. Si les nazis ne sont pas jugés, on risque de voir se reproduire l’erreur fatale de la première Guerre mondiale&nbsp;: un peuple allemand frustré, méprisé, maltraité, qui va nourrir un désir de vengeance à long terme. Si les nazis ne sont pas jugés, cela signifie qu’ils ne sont pas des êtres humains comme les autres, susceptibles d’être confrontés à leurs erreurs afin d’en payer les conséquences. Seules les créatures diaboliques échappent à la Justice des hommes&nbsp;: les nazis sont, eux aussi, des hommes, donc ils doivent être jugés.</p>



<p>Le film ne donne pas dans la facilité, il est exigeant, complexe, et tente de cerner l’extrême difficulté de la situation.</p>



<p>On a parlé de «&nbsp;performance&nbsp;» en ce qui concerne l’interprétation de Russell Crowe&nbsp;: ce n’est pas juste, il&nbsp;est, au contraire, très sobre, et, dans le rôle, il «&nbsp;n’en fait pas des tonnes&nbsp;» (il y avait pourtant, physiquement, de quoi, tant chez Hermann Goering que chez Russell Crowe). Face à lui, Douglas Kelley (excellent Rami Malek) montre un psychiatre décidé mais fragile, et qui, s’il maîtrise son analyse, n’en montre pas moins ses faiblesses humaines, en particulier dans le rôle qu’il joue entre le Reichmarschall, d’un côté, son épouse, Emmy, et sa fille, de l’autre, lorsqu’il se charge de transporter des lettres au mépris de tout protocole.</p>



<p>Le procès finit par avoir lieu, pour lequel sera purement et simplement créée le concept de «&nbsp;crime contre l’Humanité&nbsp;» appelé à être, hélas, utilisé par la suite. Et là encore, le film montre bien l’extrême difficulté de l’exercice judiciaire lorsqu’on est confronté à des personnalités aussi extrêmes&nbsp;: entre autre, le personnage complexe du procureur Robert Jackson qui faillit bien ne pas venir à bout de la logique infernale de Goering.</p>



<p>Léo Woodall, lui, présente un sergent d’infanterie, Howie Triest, qui, bien que d’origine allemande, mais juive, a été contraint de fuir son pays en 1940 avant d’y revenir, cinq ans plus tard, sous l’uniforme américain. Il représente une sorte de «&nbsp;voix raisonnable&nbsp;» au milieu des excès et des contradictions des uns et des autres, lui qui, tout à la fois, est allemand, juif, et naturalisé américain. Triest explique au psychiatre Douglas Kelley que, si une telle chose, l’Allemagne nazie, a eu lieu, c’est parce que des hommes et des femmes, tout à fait ordinaires, ont «&nbsp;laissé faire&nbsp;» et que, lorsqu’ils se sont enfin réveillés, il était déjà trop tard.</p>



<p>Nuremberg nous fait passer cette leçon, sans prêche fastidieux ni effets hollywoodiens : ne pas fermer les yeux, ne pas « laisser faire » ce qui, hélas, pourrait se reproduire.</p>



<p></p>



<p><em>&lsquo;Nuremberg&rsquo; de James Vanderbilt avec Russel Crowe, Rami Malek, Richard E. Grant, Michael Shannon, Leo Woodall</em><br><br><em>durée 2h28 </em><br><em>Sortie 28 janvier 2026</em></p>



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		<title>Auschwitz-Birkenau vu par Raymond Depardon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 11:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
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					<description><![CDATA[au Mémorial de la Shoah D’Auschwitz-Birkenau et des autres camps d’extermination élaborés par les nazis durant la seconde Guerre mondiale,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>au Mémorial de la Shoah</p><div id="citiz-550708180" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">D’Auschwitz-Birkenau et des autres camps d’extermination élaborés par les nazis durant la seconde Guerre mondiale, on s’imagine parfois avoir « tout vu ». Il est vrai que, depuis une quarantaine d’années, on ne compte plus les films, documentaires, expositions, événements et commémorations consacrés à ce sujet. Pourtant, il arrive que certains, particulièrement ces derniers temps, manipulent un peu légèrement le concept de « génocide », faisant ainsi preuve d’une certaine méconnaissance (ou d’un oubli) des mécanismes de destructions qui furent à l’œuvre en 39-45.</p>



<p class="has-medium-font-size"> Telle était sans doute la préoccupation de Raymond Depardon lorsqu’en 1979 il décida de ce voyage en Pologne, là ou s’éleva le plus grand complexe de destruction massive du XXe siècle.</p>



<p class="has-medium-font-size">D’emblée ce qui s’est imposé au célèbre photographe, c’est l’usage du noir et blanc. Quelle couleur irait-on donner à l’anéantissement ? Il faudrait bien du cynisme, ou une volonté de grand spectacle à tout prix, pour donner de la couleur à (et par là même insister de façon morbide sur) ce qui fut et qui soudain disparut. On n’irait pas, sans une certaine impudeur, réinventer le rouge du sang qui coula naguère.<br>Le noir et blanc, donc, mais un noir et blanc comme très légèrement saturé, comme en permanence à la limite extrême de la surexposition, comme si pareil sujet ne se laissait saisir par l’objectif qu’avec infiniment de gêne et de pudeur&#8230;</p>



<p>L’autre évidence, c’était celle de la dimension. En entrant dans les deux salles de l’exposition, on est, de suite, happé par la dimension spectaculaire des photographies exposées. Ce ne sont que des tirages de très grande taille directement accrochés sur les murs de la salle, si bien que le spectateur a le sentiment d’entrer en quelque sorte dans Auschwitz et d’en ressentir immédiatement, pour ainsi dire physiquement, l’espace. C’est à partir du printemps 1940 que les  autorités nazies commencent la construction du complexe en bordure de la petite ville d’Oswiecim, l’endroit le moins peuplé de Pologne afin d’éviter d’éventuels témoins oculaires et les contacts possibles entre déportés et civils. Dans les années qui suivent, tout autour d’Auschwitz se sont installées différentes entreprises allemandes qui profitaient d’une main d’œuvre gratuite, non syndiquée et corvéable à merci.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0002.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0002.jpg" alt="" class="wp-image-17103" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0002.jpg 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0002-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0002-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0002-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p>Car Auschwitz fut à la fois camp de travail et de la mort. En ce qui concerne cette dernière, dès juillet 42, les installations étaient suffisantes pour gazer 3 000 personnes et  brûler 4 800 cadavres en 24 heures. Lorsqu’il connut son plus grand développement, soit à l’été 1944, Auschwitz c’était un rectangle de  2400 mètres de long et 700  de large, soit une superficie de 170 hectares totalement entourée par une clôture électrifiée en fil de fer barbelé. Et elle est présente, cette immense clôture, tout autour de nous, sur les murs du Mémorial.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0006-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0006-1.jpg" alt="" class="wp-image-17106" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0006-1.jpg 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0006-1-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0006-1-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0006-1-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p>La majorité des clichés ont été pris à l’extérieur des bâtiments. On ne pénètre pas dans les lieux, et surtout pas dans les restes atroces des chambres à gaz et des incinérateurs. À peine si l’on voit, un peu, les fameuses chambrées (celle du block 11) avec les rangées de lits sur chaque étage duquel quatre détenus devaient s’aligner.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0018.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0018.jpg" alt="" class="wp-image-17105" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0018.jpg 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0018-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0018-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0018-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p>Et l’on pénètre également dans un bureau de l’administration SS : sur une table, au bas de la photo, sont posés un casque de SS et un trousseau de clés. Deux symboles forts de cette histoire : l’uniforme, la volonté d’assumer le mimétisme total de chacun avec chacun, l’unité décérébrée, et puis l’enfermement, la coercition, la contrainte. Ressembler aux autres et punir qui diffère des nôtres. Puis, au fond, à mi chemin de la hauteur, un poste de radio, et, tout en haut, un portrait d’Hitler : soit le média et le chef. Le moyen utilisé pour véhiculer, amplifier, magnifier le discours de celui qui fut l’ordonnateur de la Haine. Celui qui parle au nom de tous et comment on le fait parler à tous… Les objets, ici, sont parlants : ils disent l’Histoire d’un peuple, d’hommes et de femmes, qui se sont volontairement asservis à la mégalomanie dangereuse d’un tyran jusqu’à vouloir détruire tous ceux qui n’avaient pour seul tort que de ne pas leur ressembler, par la religion, l’origine et les coutumes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0008.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="431" height="644" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0008.jpg" alt="" class="wp-image-17107" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0008.jpg 431w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0008-201x300.jpg 201w" sizes="auto, (max-width: 431px) 100vw, 431px" /></a></figure>



<p>Il est d’autres objets choisis par Depardon pour nous donner à lire et à voir l’horreur de ce récit : une vilaine boite de fer blanc contenant des cristaux de gaz toxique « Zyklon B » et puis un entassement de valises sur lesquelles sont inscrits encore le nom des propriétaires. L’arme du meurtre et les biens dérobés à ceux qui décédèrent prématurément de la main des meurtriers.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0014.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="469" height="688" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0014.jpg" alt="" class="wp-image-17108" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0014.jpg 469w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0014-205x300.jpg 205w" sizes="auto, (max-width: 469px) 100vw, 469px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0016-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0016-1.jpg" alt="" class="wp-image-17109" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0016-1.jpg 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0016-1-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0016-1-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0016-1-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p>Un autre lieu clos a été photographié par Raymond Depardon : il s’agit d’une cellule au sous-sol du Block 11, là où se trouvaient incarcérés des prisonniers soviétiques et polonais. Ceux-là même, précisément, sur qui furent testés les effets du Zyklon B, en septembre 1941. En haut du mur de fond se trouve une fenêtre grillée qui devait probablement donner sur l’extérieur du camp ou sur une cour, et, par cette fenêtre, nous parvient la lumière du soleil, mais une lumière blanche aveuglante, irréelle, fascinante, un peu comme celle, parfois, qui vient d’un ciel de neige ou qui précède la neige. Un peu comme si la nature, elle-même, tentait en vain de s’opposer au mal, d’en contrer les effets, de faire encore un peu briller ce qui nécessite de briller. Qui sait ? Les soldats polonais et soviétiques purent-il bénéficier de cette lumière avant de perdre la vie ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0027.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0027.jpg" alt="" class="wp-image-17110" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0027.jpg 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0027-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0027-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/08/DSC0027-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p>De la même façon, Depardon a photographié en gros plan un morceau de la barrière barbelée du camp, avec, en fond, la fameuse « Porte de Birkenau », et puis, aussi grosse  que le fil de fer, une tige de blé : là aussi, on a le sentiment d’une sorte de pied de nez de la nature. Quelle que soit l’arrogance martiale des hommes et leur volonté de destruction, l’espoir renaît un jour : la tige de blé de la moisson à venir&#8230;</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Photos : Alain Girodet &#8211; Copyright &#8211; août 2025</em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>du 26 juin au 9 novembre 2025 au Mémorial de la Shoah, 17 Rue Geoffroy l&rsquo;Asnier, 75004 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!.</em></p>



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		<title>Littérature :  &#8216;La maison aux nouveau-nés&#8217; d&#8217;Adriana Allegri</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 17:17:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[La chronique Culture d&#8217;Alain Girodet Aussi bien cachés soient-ils, les secrets de famille finissent par ressurgir un jour. C’est juste]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><em>La chronique Culture d&rsquo;Alain Girodet</em></h3>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Aussi bien cachés soient-ils, les secrets de famille finissent par ressurgir un jour. C’est juste parce que, un jour de 2006, sa mère, une vieille dame de 86 ans,&nbsp; a l’imprudence de monter sur un tabouret bancal pour ranger une pile de linge que Katrine va découvrir l’histoire de ses origines. Le pied du tabouret a basculé et Allina Strauss est tombée. Après être venue en aide à sa mère, Katrine redresse le tabouret dont le pied est coincé dans le cadre de la porte de l’armoire. En tirant dessus, Katrine fait bouger une latte de parquet qui dissimulait une cachette&nbsp;: sous le plancher se trouvait un petit coffre en bois de chêne couleur miel, orné d’une swastika. Et, dans ce coffre, tout un univers&nbsp;: un programme d’opéra du festival de Bayreuth, des lettres, des cartes postales et plusieurs&nbsp; photos, l’une d’Allina en uniforme d’infirmière, une autre d’un homme en uniforme nazi, et d’autres encore d’enfants tout petits et qui faisaient le salut hitlérien. Que signifie ce coffre&nbsp;et son contenu&nbsp;? Qui était réellement Allina Strauss&nbsp;? L’histoire de ce livre est celle de la confession de la vieille dame à sa fille.</p><div id="citiz-832603804" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-small-font-size">Allina est née le 14 juillet 1920, elle a passé son enfance à Badensburg en Allemagne, élevée par son oncle Dieter et sa tante Claudia qui ont toujours été très évasifs sur les vrais parents de la petite. Depuis longtemps, Allina est amoureuse d’ Albert, son premier amour et son ami d’enfance, qui est banquier. Nous sommes en 1938 et, depuis quelques mois, pour des raisons professionnelles, Albert est parti à Berlin. Et c’est seulement après la mort de Dieter, son oncle, et alors qu’en Allemagne, la venue au pouvoir d’Hitler crée une situation anxiogène, qu’Allina apprend la vérité&nbsp;: ses parents étaient juifs, ce qui fait d’elle une <a>Mischling</a>s, une de ceux qui taisent leurs origines juives dans un pays où la judaïté est devenue un crime passible des pires maux. Heureusement pour elle, Allina possède des faux papiers, établis au nom d’Allina Goetlieb, et dont elle apprend qu’ils lui ont été fabriqués par Albert, lequel, s’il est bien banquier, mène aussi des activités clandestines antinazis.</p>



<p class="has-small-font-size">Le village a été dénoncé comme un repère d’activistes et la Gestapo vient faire des rafles.&nbsp; Allina s’enfuit, elle est arrêtée &nbsp;par des soldats qui veulent la violenter quand s’interpose un officier, le Gruppenführer Gud, qui l’emmène avec lui. Elle se croit provisoirement à l’abri mais l’officier nazi la viole, en proclamant qu’elle aura ainsi l’honneur de porter un enfant de lui. Dans ce but, il la conduit «&nbsp;à Hochland, à Steinhöring, pas loin de Munich, dans une maison du Lebensborn, un des secrets les plus terribles du Reich.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">En quoi consiste le Lebensborn&nbsp;? Marguerite Ziegler, l’infirmière en chef, va l’apprendre à Allina dès son arrivée&nbsp;: «&nbsp;Actuellement, nous accueillons soixante futures mères et plus de cinquante ayant déjà accouché, mais seul un tier d’entre elles étaient déjà enceintres à leur arrivée. Les autres ont rencontré les pères de leurs enfants ici. Nous encourageons les officiers SS à visiter Hochland, ou des structures semblables, tous les mois. Certaines de mes filles ont eu la chance de donner naissance à plusieurs bébés, ici même, au service de notre Führer.&nbsp;». Autant dire que le Lebensborn est une «&nbsp;usine à bébés&nbsp;». Une sorte de maison close à destination de la démographie nazie.</p>



<p class="has-small-font-size">Car, dans la logique du régime nazi, comme dans tous les régimes totalitaires, la naissance n’est pas un acte d’amour mais uniquement&nbsp; une promesse d’avenir, et, dans chaque enfant qui naît, on voit «&nbsp;Un nouveau fils en pleine forme pour défendre la patrie… Ou une fille en pleine forme pour donner naissance à la prochaine génération de fils.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">C’est Henrich Himmler lui-même, le numéro deux du régime qui était le concepteur du projet dès les années trente. Les hommes n’étaient que des étalons reproducteurs et les femmes n’étaient que des «&nbsp;poules pondeuses&nbsp;». «&nbsp;Le 30 septembre 1941, 4,7 millions de femmes ont été décorées de la Croix de la mère allemande. Elles appartenaient au <em>Kaninchenorden</em>, l’ordre du lapin, désignant ces femmes qui procréaient rapidement.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">De plus, dans le cadre du <em>Lebensborn</em>, les bébés sont silencieux parce qu’on leur inculque la discipline, dès le plus jeune âge. «&nbsp;Avant midi, tous les bébés devaient être allaités deux fois, lavés, mesurés, pesés, changés, et emmenés dans le jardin pour profiter de l’air frais.&nbsp;» Et cela en vertu du principe directeur «&nbsp;Au départ, tous les bébés ont des besoins différents (…) Mais nous nous assurons que les besoins de tous s’alignent avec nos horaires au fil du temps.&nbsp;» Par la suite, les bébés sont adoptés par des familles allemandes «&nbsp;Développer un attachement émotionnel n’est utile ni à la mère ni au petit&nbsp;».</p>



<p class="has-small-font-size">Par chance pour elle,&nbsp; Allina n’est pas enceinte, et elle aura la chance de rencontrer le <em>Gruppenführer</em> Von Strassberg qui, lui aussi, est un Mischling ainsi qu’un opposant au régime nazi. Elle l’épousera, donnera naissance à Katrine, et l’aidera à sauver le plus possible d’enfants de cette dictature rose que représentaient les <em>Lebesborns</em>.</p>



<p class="has-small-font-size">Un roman poignant parce qu’il illustre un des épisodes les moins connus de la seconde guerre mondiale mais non des moins atroces.</p>



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		<title>Littérature :  « L&#8217;orpheline d&#8217;Auschwitz » d&#8217;Anna Stuart</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 11:41:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique littéraire]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[La chronique Culture d&#8217;Alain Girodet Ce roman commence par où, la plupart du temps, les autres romans sur le même]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading"><em>La chronique Culture d&rsquo;Alain Girodet</em></h3>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Ce roman commence par où, la plupart du temps, les autres romans sur le même thème se terminent : la libération des camps.</p><div id="citiz-2972791053" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-small-font-size"> Il ne faut surtout pas négliger ce titre, <em>L’orpheline d’Auschwitz</em>, qui pourrait sembler attendu, au contraire, il faut le considérer dans toute sa valeur sémantique car, s’il va être question de l’un des pires cauchemars que connut l’humanité, on n’évoquera pas, ou pas seulement, les hordes de déportés entassés dans des wagons pour bestiaux, le travail épuisant mené dans des conditions dantesques, les baraquements dans lesquels étaient projetées des cartouches de gaz Zyklon B et les fumées noires et puantes qui s’élevaient dans le ciel polonais. Il va être question, plutôt, des conséquences de tout ceci : la réalité crue et amère de l’après, le statut atroce d’orphelinat, orphelinat des proches, des parents, des autres, des compatriotes, des coreligionnaires, de la dignité humaine. L’orphelinat de tout ce qui pouvait constituer la réalité et sa perception avant, avant l’horreur, avant l’enfer.</p>



<p class="has-small-font-size">Ce livre raconte l’histoire authentique, à peine romancée, de ceux qui créèrent et animèrent la Communauté de Windermere, à Crosby-on- Eden, tout au nord de l’Angleterre, en 1945, et tentèrent de redonner un peu de joie, un peu de vie, un peu d’espoir à ces centaines d’enfants dont la barbarie nazie avait fait des orphelins. Ce livre est l’histoire de ceux qui travaillèrent inlassablement pour redonner un semblant d’ordre à ce monde dont la moitié au moins était devenu un territoire de l’horreur où tout le monde cherchait tout le monde : les parents leurs enfants, les enfants leurs parents, les proches, les amis, les voisins, …</p>



<p class="has-small-font-size">Ce livre est l’histoire d’Alice Goldenberg qui vivait autrefois à Berlin, où elle s’occupait d’enfants, où elle avait eu un amoureux une fois, en 1917. Seulement voilà, l’amoureux était mort à la guerre, et elle, Alice, avait été obligée de fuir l’Allemagne devenue nazie. Elle s’était retrouvée en Angleterre, accueillie de façon un peu difficile, au tout début, parce qu’après tout elle était quand même de nationalité allemande, même si juive. Et elle ignorait totalement ce qu’étaient devenus son frère, sa belle-sœur et sa nièce, Max, Lilli et Ruthie. Elle avait le sentiment d’avoir trahi les enfants dont elle s’occupait. Aussi est-elle ravie de pouvoir participer à l’édification de la Communauté de Windermere. Elle n’a aucune connaissance médicale mais elle a la chance de travailler avec des médecins et, en particulier, avec Anna Freud, la fille du célèbre psychanalyste. Elle n’a aucune connaissance mais elle a son amour, tout son amour à donner aux enfants, et cela dépasse le terrain de la connaissance.</p>



<p class="has-small-font-size">Alice va accueillir, entre autres, Natasha Ancel, seize ans, fille de Lydia et Szymon, sœur d’Amelia, mais désormais seule au monde. Quand les portes d’Auschwitz se sont ouvertes, quand Natasha, comme tous les autres, a pu sortir enfin, on lui a dit qu’elle allait pouvoir rentrer chez elle. Seulement, le problème, c’est qu’elle n’avait « <em>Pas de chez elle, pas de famille, et aucune idée de l’endroit où s’était trouvée sa maison, ni de l’endroit où elle pourrait se trouver un jour</em> ».</p>



<p class="has-small-font-size">Natasha est devenue « <em>Tasha</em> », comme si sa mère lui étant enlevée, elle avait, en même temps, perdu une partie de son prénom, une partie d’elle-même. Elle est accueillie à Windermere, elle et son compagnon d’infortune Georg Lieberman.</p>



<p class="has-small-font-size">Telle est la trame générale du roman, tels sont les personnages principaux qui nous sont présentés, mais, tout au long, et en se basant sur des recherches historiques très précises, Anna Stuart nous raconte la détresse profonde des soignants de Windermere. A l’heure où les théories psychanalytiques modernes viennent affirmer que les premières années de vie d’un être humain sont fondamentales sur la formation de son caractère, nul ne sait comment réagir, de façon appropriée, devant ces enfants dont certains n’ont même plus la notion de ce qu’est un père ou une mère. Les soignants et le personnel d’accueil sont désemparés : toutes leurs actions sont susceptibles d’être mal interprétées par les enfants traumatisés. Nul ne sait comment procéder pour réaccoutumer les enfants à un mode de vie équilibré.</p>



<p class="has-small-font-size">Ils se rendent compte que les bâtiments d’accueil sont un peu trop semblables à ceux des camps, que les procédures d’arrivée à Windermere ressemblent à celles de l’arrivée à Auschwitz. Ils constatent que les enfants demeurent apathiques ou déchainés, distraits ou bruyants, qu’ils n’acceptent ni les ordres, ni le fait d’être en rang, ni les consignes.</p>



<p class="has-small-font-size">Quand les enfants jouent, ils reproduisent ce qu’ils ont vu ou subi : les gardiens et les prisonniers, les premiers harcelant les seconds et les menaçant de les pendre. Les petites italiennes, Mirella et Fiorina « <em>s’amusent</em> » à faire tenir des briques à bout de bras aux petites Judith et Suzi jusqu’à ce que leurs bras vacillent. Beaucoup d’enfants refusent de porter des vêtements de récupération parce que, pour un fils ou fille de tailleur, « <em>les vêtements d’un homme le représentent aux yeux du monde</em> ». Une petite fille ne sait pas ce qu’est une pomme, n’en a jamais<br>vu de sa courte vie, et hésite à croquer dans celle qui lui est offerte, telle une Eve moderne qui, loin de pécher, ne comprendrait même pas que le Paradis put exister. Une autre petite fille se lève toutes les nuits pour aller se doucher parce que ses trois sœurs sont mortes du typhus.</p>



<p class="has-small-font-size">Le chemin de la guérison est long et tortueux et la communauté de Windermere découvre «<em> Toute une génération d’enfants qui n’ont connu que la guerre, que les bombes, que les séparations et les télégrammes annonciateurs de catastrophes.</em> » . Tel est le vrai sujet, présent tout du long, de ce roman palpitant et émouvant : des milliers d’enfants rendus<br>orphelins par Auschwitz, orphelins de leurs parents mais aussi orphelins de tout ce qui fait le sel, la beauté et la douceur de la vie.</p>



<ol start="1917" class="wp-block-list"></ol>



<p class="has-small-font-size"><em>Roman paru le 5 février 2025 aux Editions City</em> &#8211; traduit  de l&rsquo;original en langue anglaise « The War Orphan » (mars 2024)</p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>
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		<title>« Comment les nazis ont photographié leurs crimes, Auschwitz 1944 » au Mémorial de la Shoah, Paris</title>
		<link>https://citizen4science.org/comment-les-nazis-ont-photographie-leurs-crimes-auschwitz-1944-au-memorial-de-la-shoah-paris/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 21:20:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[On se souvient à quel point Nuremberg a pu paraître décevant pour les survivants de la Shoah : non seulement les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">On se souvient à quel point Nuremberg a pu paraître décevant pour les survivants de la Shoah : non seulement les dignitaires nazis proclamaient leur innocence mais encore ils prétendaient ne pas comprendre de quel génocide on pouvait les accuser. Il faut bien préciser qu’avant d’évacuer les camps de la mort, ils avaient pris soin de soigneusement effacer toute preuve.</p><div id="citiz-3434193850" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p>Néanmoins, la plus grande partie d’entre eux furent condamnés, car, outre les témoignages, il subsistait un certain nombre de traces accablantes. Et parmi celles-ci, un « album de photographies » aujourd’hui conservé au <em>Mémorial de Yad Vashem</em> et dont nous entretient cette exposition. L’ensemble est composé de 56 pages et de 197 photos, il est subdivisé en six parties (arrivée d’un convoi ; tri ; après le tri ; après l’épouillage ; installation au camp de travail : effets) et son titre est un glaçant euphémisme comme les chérissaient les nazis : « Réimplantation des juifs de Hongrie ».</p>



<p>Cet album a été réalisé en 1944, entre la mi-mai et le début du mois d’août et il est l’œuvre du service anthropométrique d’Auschwitz dirigé par Bernard Walter et Ernst Hoffman.</p>



<p>Au début de 44, la communauté des juifs de Hongrie est la seule à avoir échappé au processus de destruction. Malgré les persécutions mises en place par régime de l’amiral Horty, la Hongrie comprend encore 700 000 ressortissants juifs. C’est alors qu’ Adolph Eichmann rassemble 200 de ses proches avec l’objectif de les liquider. Que faire de ces juifs ? Les envoyer à Auschwitz-Birkenau, la plus grande « machine à tuer » érigée par la main de l’homme. Ce n’est pas évident pour autant. Certes, Auschwitz est grand, mais pas encore suffisamment pour y accueillir autant de nouveaux déportés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="696" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-13-1024x696.png" alt="" class="wp-image-16242" style="width:984px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-13-1024x696.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-13-300x204.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-13-768x522.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-13.png 1513w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Ce n’est pourtant pas faute de travail : durant toute son existence, Auschwitz restera un chantier permanent : entre l’extension incessante des différents camps, la construction d’usines et les aménagements divers, on ne cesse de remuer la terre et la boue.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-14.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-14-1024x687.png" alt="" class="wp-image-16243" style="width:825px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-14-1024x687.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-14-300x201.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-14-768x515.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-14.png 1508w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Birkenau était à l’origine prévu pour être un camp de prisonniers de guerre soviétiques, mais dès 43 on le pense camp de concentration. Puisqu’il n’est pas loin de la gare, on va construire une <em>bahnrame</em> (rampe ferroviaire) pour amener les juifs au plus près des chambres à gaz. Le chantier est confié à plusieurs sociétés  allemandes dont la principale est <em>Reckmann</em> spécialisée dans les constructions ferroviaires, et ses employés vont superviser pendant plus d’une année le chantier,<br>au pied des chambres à gaz et des crématoires, aux première loges. Tout se fait en même temps, les travaux, l’arrivée des trains et le meurtre dans les chambres : plusieurs centaines de prisonniers désignés par les SS construisent les infrastructures nécessaires afin de soutenir les voies ferrées et le quai sur un sol marécageux, charrient, à dos d’hommes, les pierres pour stabiliser le terrain. Si bien que, pendant que des juifs sont assassinés, d’autres juifs travaillent sur un chantier qui permettra d’assassiner encore plus de juifs. Les travaux se dérouleront jusqu’en novembre 1944 et ne seront jamais achevés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-12-722x1024.png" alt="" class="wp-image-16241" style="width:422px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-12-722x1024.png 722w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-12-212x300.png 212w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-12.png 735w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></a></figure>



<p>De ce travail mené dans des conditions d’horreur absolue, les photos de Bernard Walter et Ernst Hoffman témoignent. Entre autres. </p>



<p>Bernhard Walter a trente-trois ans, il est nazi depuis 1933 et SS depuis En janvier 41, lorsqu’il est arrivé à Auschwitz, le commandant en chef, Rudoph Höss, l’a placé à la tête du service anthropométrique. Pourquoi ? Mystère. L’anthropométrie et la photo, il n’y connaît rien. Les nazis ne sont pas forcément aussi minutieux qu’on pouvait le penser. Une fois en place, Walter s’adapte. Essentiellement il réalise des clichés simples, ceux, traditionnels, des autorités de surveillance : photo de face<br>et de profil. C’est ceux que l’on trouve, par exemple, dans les dossiers de Robert Bojer (matricule 63055, déporté le 2 septembre 42) et Renée Pitiot (matricule 31629, déportée le 24 janvier 1943) mais aussi il réalise bon nombre de clichés pour les SS, surtout Höss et ses enfants (il est l’auteur de la célèbre photographie de Rudoph Höss en famille dans son jardin, qui a servi de base historique au film <em>La zone d’intérêt</em>, de Jonathan Glazer en 2023).</p>



<p>Comme adjoint, il est assez vite affublé de Ernst Hoffmann qui, lui, a 43 ans, et qui, tout comme Walter est un nazi de la première heure. Dans le civil, Hoffmann était instituteur. Rien à voir avec la photo, mais il s’adapte. Les deux hommes travaillent avec zèle. C’est ce qu’on leur demande : discipline et bonne volonté.</p>



<p>Les caricatures du premier disent : « Chauffeur d’Etat-major de la <em>Kommandantur</em>, bon à tout faire, sait tout, distribue volontiers les cigares à ceux qui ne veulent pas fumer, connu comme photographe de presse lors de toutes les manifestations, importantes ou non, ne fume pas, ne boit pas, excellent compagnon et faiseur de grimaces ». Et celle du second : « Personnalité très connue dans la presse et dans le quartier, photographe, reporter, poète, dessinateur et écrivain, rapide, bonne pâte, désintéressé, toujours de bonne humeur, prêt à aider, bon camarade, élégant, toujours rasé, poudré et coiffé ». Pour un peu, on leur donnerait le bon Dieu sans confession à ces deux-là. Peu ou prou, ils semblent correspondre à ce qu’Hanna Arendt nommait « <em>les parfaits fonctionnaires du mal</em> ».</p>



<p>Ils sont chargés de rendre compte de la vie du camp : enregistrer les détenus, photographier les travaux, rendre compte des visites officielles, prendre en photo les corps des prisonniers exécutés lors de tentatives d’évasion, réaliser des documentations diverses.</p>



<p>C’est ainsi que, dans : « Réimplantation des juifs de Hongrie », ils montrent l’arrivée des convois de juifs dans un centre de mise à mort, les étapes successives du processus de destruction, depuis le débarquement des trains jusqu’à la lisière des chambres à gaz. L’album, miraculeusement découvert au printemps 1945 à Dora par une déportée Lili Jacob elle-même juive déportée de Hongrie, constitue depuis l’une des sources visuelles majeures de l’histoire de la Shoah.</p>



<p>Mais pourquoi donc laisser ainsi des traces aussi tangibles de tant d’horreurs ? C’est que les nazis ont à cœur d’être précis et efficaces. On ne génocide pas au hasard et tuer n’est pas un jeu d’enfant. Donc, il faut analyser, étudier, fouiller, pour être encore plus performants la fois prochaine. Et surtout, à travers ces clichés, le parti-pris c’est de montrer la parfaite maîtrise de la situation, présenter un peuple -les juifs- totalement docile, atténuer la sévérité des faits, conserver à l’ensemble une allure de calme, un peu à l’écart de la civilisation, un endroit dans lequel l’idée même de la mort serait minimisée, adoucie, anesthésiée. C’est d’autant plus troublant de s’apercevoir que, malgré ses efforts pour masquer la cruelle réalité, parfois la vie échappe, parfois les moutons se rebellent, parfois affleure l’idée d’un refus : sur certains clichés, les rangs de déportés ne sont pas aussi rangés que le voudraient les SS, sur un autre une femme dans la foule tire la langue au photographe, sur un autre encore un homme fait un pied de nez.</p>



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<p>Tout un monde subsiste, malgré les chambres à gaz, malgré la fumée des crématoires, malgré les privations, les coups, la mort, malgré l’horreur. Viendra le lendemain et il faut savoir conserver son optimisme.</p>



<p>Un extrait de presse est présenté dans la dernière partie de l’exposition : dans la section « divers » des petites annonces du Oberschlesische<br>Zeintung , à la date du 31 mai 1944, un homme signale la disparition de ses affaires dans le train reliant Mysowitz à Auschwitz. Ce même jour,<br>selon la liste de Kassa, 12 505 juifs de Hongrie arrivaient à Birkenau. Mais qui n’a pas ses petits soucis ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7-1024x680.png" alt="" class="wp-image-16236" style="width:944px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7-1024x680.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7-300x199.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7-768x510.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7-1536x1020.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-7.png 1586w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="has-medium-font-size"></p>



<p>Exposition temporaire en accès libre du 23 janvier au 13 novembre 2025, au 1er étage du Mémorial de la Shoah &#8211; 17 rue Geoffroy l&rsquo;Asnier, 75004 Paris</p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Crédit photos : Alain Girodet, copyright</em></p>



<p>Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 75018 Paris &#8211; exposition du 12 février au 31 juillet 2025</p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!.</em></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>
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		<item>
		<title>Un enfant de moins de 2 ans réchappe de l&#8217;ingestion d&#8217;un champignon hautement toxique, l&#8217;amanite phalloïde</title>
		<link>https://citizen4science.org/un-enfant-de-moins-de-2-ans-rechappe-de-lingestion-dun-champignon-hautement-toxique-lamanite-phalloide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 13:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Casuistique]]></category>
		<category><![CDATA[Champignons]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Toxicologie]]></category>
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					<description><![CDATA[La saison des champignons est bien entamée, alors parlons prévention des intoxications avec un cas pratique : l&#8217;intoxication d&#8217;un petit]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La saison des champignons est bien entamée, alors parlons prévention des intoxications avec un cas pratique : l&rsquo;intoxication d&rsquo;un petit garçon allemand de 16 mois par la terrible amanite phalloïde &#8211; avec une chute heureuse !</h3>



<p>Ce cas est rapporté dans la littérature scientifique par Elena Neumann, Kristina Hase et le Pr Stephan Seeliger dans la revue médicale pédiatrique allemande « <em>Monatsschrift Kinderheilkunde</em>« . <a href="https://www.springermedizin.de/intoxikationen/paediatrie/knollenblaetterpilz-auf-dem-staedtischen-kindergartengelaende-ra/27458074">L&rsquo;article</a>  est paru le mois dernier.</p><div id="citiz-954270234" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Amanites : 90 % des intoxications dans le monde</h2>



<p>Les amanites sont des champignons tubéreux toxiques, à l&rsquo;exception de deux espèces : Amanita caesara (oronge) et Amanita rubescens (amanite rougissante)  </p>



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<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-22.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="230" height="312" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-22.png" alt="" class="wp-image-15616" style="width:454px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-22.png 230w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-22-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Amanite phalloïd<em>e<br>source Wikipédia</em></figcaption></figure>



<p>Parmi les nombreuses autres amanites, l&rsquo;amanite phalloïde (<em>Amanita phalloïdes</em>) est redoutablement toxique et source de confusion par sa présentation : elle ne paie pas de mine et cache parfois bien son jeu pour les non experts, loin du cliché visuel du champignon toxique, la bien connue <a href="https://citizen4science.org/les-amanites-champignons-tisseurs-de-liens/">amanite tue-mouche</a> (voir illustration d&rsquo;en-tête). Celle-ci, au chapeau rouge bien marqué constellé de tâches blanches est bien reconnaissable. Dans notre imaginaire, on l&rsquo;associe facilement à quelque chose de venimeux, à l&rsquo;instar de la pomme bien rouge de la sorcière dans Blanche-Neige.<br>L&rsquo;amanite phalloïde, avec son air de champignon commun, peut être confondue avec l&rsquo;agaric champêtre,  champignons des prés commun tout à fait comestibles, ce qui augmente les risques pour les cueilleurs.  Mais passons maintenant du conte de fées allemand dès frères Grimm à une histoire vraie tout aussi germanique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un petit garçon au jardin d&rsquo;enfants et un champignon</h2>



<p>Ici, on inverse tous les rôles : l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas l&rsquo;auditeur d&rsquo;une histoire captivante et terrifiante inventée et racontée par des adultes. Ici, c&rsquo;est une histoire vraie racontée aux adultes dont le protagoniste est un petit enfant. Il vit en Allemagne, et fréquente le jardin d&rsquo;enfants municipal de la ville de Celle non loin de Hanovre. Le bébé faisait parti d&rsquo;un groupe supervisé par des éducateurs, lorsque l&rsquo;un d&rsquo;entre eux a surpris l&rsquo;enfant tenant un champignon blanchâtre à la main.  De façon inquiétante, le spécimen n&rsquo;était pas tout à fait intact :  un morceau de son chapeau manquait. Les éducateurs, inquiets malgré l&rsquo;état clinique normale du petit garçon, font une inspection buccale et ne trouvent aucune trace de consommation dans la bouche, et appellent néanmoins à juste titre les secours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise en charge à l&rsquo;hôpital</h2>



<p>L&rsquo;enfant est emmené en ambulance à l&rsquo;hôpital de la ville, où il subit un examen clinique pédiatrique, la mesure des signes vitaux (pression artérielle, fréquence cardiaque), température, fréquence respiratoire, saturation en oxygène.<br>Une prise de sang est pratiquée pour une analyse de laboratoire complète incluant notamment électrolytes, paramètres hépatiques (ASAT, ALAT, gamma-GT), créatinine, rée, bilirubine, hémogramme.<br>Un paramètre est anormalement élevé : le taux de créatine kinase (CK).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Présence d&rsquo;amatoxines</h2>



<p>Le diagnostic urinaire sera quant à lui révélateur d&rsquo;une possible intoxication par le champignon le plus redouté : il s&rsquo;agit d&rsquo;un test de détection des amatoxines, un groupe de 9 toxines présentes dans les amanites toxiques (mais aussi dans la famille des lépiotes [Lepiota]), ainsi qu&rsquo;un dosage plus spécifique de l&rsquo;alcaloïde toxique amanitine réalisé au moyen du test de Wieland.</p>



<p>En parallèle, le champignon a pu être identifié formellement par le centre anti-poison avec l&rsquo;aide d&rsquo;une expert en mycologie : il s&rsquo;agit de l&rsquo;amanite phalloïde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Traitement</h2>



<p>Le petit garçon reçoit un double traitement pendant trois jours : charbon activité à la dose de 12 g toutes les 4 heures (posologie : 1g/kg de poids corporel). Le but de ce traitement est d&rsquo;interrompre la circulation entéro-hépatique ; il est utilisé chez les patients en état d&rsquo;éveil. <br><br>Il a aussi reçu de la silibinine. Utilisé dans les dyspepsies, c&rsquo;est aussi un inhibiteur de l&rsquo;absorption par les cellules du foie des dangereuses amatoxines et ainsi un traitement de choix en cas d&rsquo;intoxication par amanites toxiques.</p>



<p>Les auteurs rappellent qu&rsquo;en cas d&rsquo;ingestion récente, c&rsquo;est-à-dire dans l&rsquo;heure précédent la prise en charge, un lavage d&rsquo;estomac est en général indiqué.<br><br>Gageons que l&rsquo;enfant ne conservera aucun souvenir de sa rencontre gustative avec la redoutée amanite phalloïde. Et c&rsquo;est une chance, car selon les auteurs de l&rsquo;article, la moitié des cas d&rsquo;ingestion de ce champignon est mortelle, le risque étant réduit à 20 % au maximum si prise en charge et traitement adapté.</p>



<p>Dans l&rsquo;article scientifique objet de ce rapport de cas, les auteurs évoquent l&rsquo;immigration originaire des pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, Sud-Est et Proche-Orient comme cause d&rsquo;augmentation des intoxications par champignons. La raison serait que dans ces pays, la cueillette et la consommation de champignons est plus répandue qu&rsquo;en Europe de l&rsquo;Ouest.</p>



<p><em>Rappelons à nouveau et comme toujours : Les cueilleurs de champignons doivent toujours faire vérifier leurs champignons par des experts : le pharmacien d&rsquo;officine est très accessible pour une vérification. Il ne faut pas se fier uniquement aux livres et encore moins aux applications sur smartphone avec reconnaissance d&rsquo;image, qui fleurissent ces dernières années.</em><br></p>



<p><br><em>Illustration : dessin de presse VHAE pour Science infused</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin&#8230;</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infused-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infused-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HvvUhZepHX"><a href="https://citizen4science.org/vesse-de-loup-puis-je-cuisiner-ce-champignon-sans-danger/">Vesse-de-loup : puis-je cuisiner sans danger ce champignon ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vesse-de-loup : puis-je cuisiner sans danger ce champignon ? » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/vesse-de-loup-puis-je-cuisiner-ce-champignon-sans-danger/embed/#?secret=NT2o46iQby#?secret=HvvUhZepHX" data-secret="HvvUhZepHX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3IyUDd2PE1"><a href="https://citizen4science.org/les-champignons-qui-bleuissent-sont-ils-a-ecarter-de-la-cueillette/">Les champignons qui bleuissent sont-ils à écarter de la cueillette ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les champignons qui bleuissent sont-ils à écarter de la cueillette ? » &#8212; Citizen4Science Actualités Information Médiation scientifique" src="https://citizen4science.org/les-champignons-qui-bleuissent-sont-ils-a-ecarter-de-la-cueillette/embed/#?secret=jmLos5TVOM#?secret=3IyUDd2PE1" data-secret="3IyUDd2PE1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p></p>



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		<item>
		<title>Maladies cardiovasculaires : des mécanismes et des symptômes différents selon le sexe</title>
		<link>https://citizen4science.org/maladies-cardiovasculaires-des-mecanismes-et-des-symptomes-differents-selon-le-sexe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:25:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cardiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies cardiovasculaires]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
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					<description><![CDATA[La société de cardiologie allemande décrit des différences majeures entre les hommes et les femmes et appelle à plus de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">La société de cardiologie allemande décrit des différences majeures entre les hommes et les femmes et appelle à plus de parité dans les études cliniques</h2>



<p>Cette <a href="https://doi.org/10.1007/s12181-024-00694-9">position de la société savante de cardiologie</a>, la <em>Deutsche Gesellschaft für Kardiologie</em>, est parue en mai et est fort intéressante. La publication a pour auteur Andrea Baessler, professeur de cardiologie à l&rsquo;hôpital universitaire de Redensburg. Avec des collègues, elle a recensé et synthétisé de nombreuses différences entre les hommes et les femmes face aux maladies cardiovasculaires. <br></p><div id="citiz-2531660563" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">La génétique en cause</h3>



<p>On pouvait s&rsquo;en douter, une cause essentielle est liée à la génétique, en particulier du fait de taux d&rsquo;hormones sexuelles différentes entre hommes et femmes, y compris en ce qui concerne leur évolution avec l&rsquo;âge, particulièrement à la ménopause et à l&rsquo;andropause.</p>



<p><strong>Evolution des taux d&rsquo;hormones sexuelles au cours de la vie</strong> selon le sexe :</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="840" height="405" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-21.png" alt="" class="wp-image-15312" style="width:577px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-21.png 840w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-21-300x145.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-21-768x370.png 768w" sizes="auto, (max-width: 840px) 100vw, 840px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source de la figure : Deutsche Gesellschaft für Kardiologie</em></figcaption></figure>



<p><em>Orange : testostérone chez l&rsquo;homme<br>Jaune pointillé : estradiol chez l&rsquo;homme<br>Bleu plein : estradiol chez la femme<br>Bleu pointillé : testostérone chez la femme</em></p>



<p>Le mode de vie est également en cause, comme par exemple les habitudes alimentaires et l&rsquo;exercice physique, mais ce n&rsquo;est pas nécessairement spécifique au sexe. Néanmoins, la consommation d&rsquo;alcool et de tabac peut avoir des conséquences différentes entre les hommes et les femmes du fait de la génétique aussi, en raison des différences de métabolisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact sur tous les aspects des pathologies cardiovasculaires</h2>



<p>Les différences de symptômes sont importants, car ils déterminent les signes d&rsquo;alerte et permettent de poser un diagnostic, plus ou moins rapidement s&rsquo;ils sont pertinents et fiables. Le Pr Baessler et ses collègues expliquent que de multiples aspects sont l&rsquo;objet de différences entre les deux sexes, comme l&rsquo;étiologie (les causes de la maladie), la physiopathologie (les mécanismes qui aboutissent à la maladie), la réponse au traitement ou le pronostic.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exemple de l&rsquo;hypertension artérielle</h2>



<p>Les auteurs expliquent que passé l&rsquo;âge de 30 ans, les femmes ont une pression artérielle qui augmente plus vite que chez les hommes. Dès lors, bien que le risque d&rsquo;hypertension artérielle soit similaire entre les hommes et les femmes au début de l&rsquo;âge adulte soit un risque d&rsquo;être atteint de 33 % en moyenne, les femmes deviennent en vieillissant plus sujettes à l&rsquo;hypertension. Passé la ménopause, l&rsquo;écart entre hommes et femmes grandit encore, voire s&rsquo;accélère. En outre, les femmes et les hommes ne réagissent pas de façon identique aux traitements antihypertenseurs, avec des conséquences sur l&rsquo;efficacité mais aussi sur le profil d&rsquo;effets indésirables des médicaments. Une conséquence de la pression artérielle à la base plus élevée chez les femmes après un certain âge, sont, selon les auteurs, des modifications au niveau cardiaque, à type d&rsquo;hypertrophie du ventricule et de l&rsquo;oreillette gauches.<br>On retrouve aussi des différences de sensibilité à de nombreux hypolipémiants, globalement moins efficaces chez les femmes que chez les hommes.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;IMC non différencié selon le sexe, à tort</h2>



<p>Si on aborde le sujet de l&rsquo;obésité, on sait qu&rsquo;un paramètre essentiel pour la définir au-delà du poids corporel est l&rsquo;indice de masse corporelle (poids rapporté à la surface corporelle). Les auteurs rappellent que l&rsquo;IMC n&rsquo;est pas différencié selon le sexe notamment, hors la répartition des graisses est sensiblement différente entre les hommes et les femmes (et selon l&rsquo;âge). Cette différenciation devrait être prise en compte pour des mesures d&rsquo;IMC plus pertinentes.</p>



<p>Le document de position de la société savante allemande, très complet, donne d&rsquo;autres exemples multiples de critères d&rsquo;évaluation et de pathologies qui diffèrent selon le sexe. Prenons comme exemple frappant le cas de la crise cardiaque.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des signes d&rsquo;infarctus du myocarde différents</h2>



<p>Nous connaissons tous les signes avant-coureurs typiques communément admis pour la survenue imminente de ce redoutable événement de santé : un sensation d&rsquo;oppression dans cage thoracique du côté gauche, une douleur au niveau du bras gauche. Les auteurs rapportent que cela concerne en fait surtout les hommes, et que ces signes sont moins typiques chez les femmes. Pour elles, le tableau clinique serait plus souvent un essoufflement, des douleurs dans la partie haute de l&rsquo;abdomen et dans le dos, des nausées et vomissements, une transpiration excessive. En conséquence, les femmes présenteraient un retard de prise en charge de cette pathologie très dangereuse dont le pronostic est justement lié à la rapidité du diagnostic et de la prise en charge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nécessité d&rsquo;intensifier l&rsquo;étude des différences avec la recherche clinique</h2>



<p>C&rsquo;est la recommandation des d&rsquo;Andrea Baessler et ses co-auteurs, et donc de la société allemande de cardiologie. Il est essentiel d&rsquo;explorer sur tous les plans les différences entre les hommes et les femmes face aux maladies cardiovasculaires, pour mieux en tenir compte. Et cela passe par la recherche clinique, où les femmes sont souvent sous-représentées dans les études.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Illustration Andrea pour Science infuse</em></p>



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		<title>Sexisme à l&#8217;hôpital : une prise de conscience tardive à base de #MeToo grâce à la lanceuse d&#8217;alerte Karine Lacombe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2024 11:48:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#MeeToo]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Violence faite aux femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[Une enquête de Paris-Match a permis de mettre publiquement un nom sur un médecin prédateur sexuel hospitalier, selon les révélations]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Une enquête de Paris-Match a permis de mettre publiquement un nom sur un médecin prédateur sexuel hospitalier, selon les révélations de l&rsquo;enquête. Le retour de la professeure Lacombe, devenue médiatique pendant la crise sanitaire par ses alertes et sa défense de la parole scientifique</h3>



<p>Les langues se délient, dans le sillage du mouvement #MeeToo dans le monde du cinéma. Dans le cas présent, c&rsquo;est le monde hospitalier qui est visé, que connaît bien la femme médecin Karine Lacombe qui y a fait carrière. Cela fait quelques années, à savoir depuis sa médiatisation début 2020 lors de la pandémie de Covid-19, qu&rsquo;elle évoque le sexisme omniprésent dans son univers professionnel, mais aussi les réseaux sociaux où elle a été la cible de harcèlement et de menaces violentes imprégnées de remarques sexistes et misogynes. </p><div id="citiz-838229156" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Une vraie lanceuse d&rsquo;alertes</h2>



<p>À l&rsquo;origine des attaques ciblant l&rsquo;infectiologue, le fait que ce soit elle qui a lancé l&rsquo;alerte auprès du grand public, sur les plateaux TV de grandes chaînes, en prime time midi et soir, un jour de mars 2020. Interrogée par les journalistes, elle évoque les travaux douteux de l&rsquo;IHU Marseille-Méditerranée dirigé par Didier Raoult, aujourd&rsquo;hui à la retraite. Ce jour-là, elle dénonce l&rsquo;essai clinique menée hors des clous méthodologiques et éthiques sur l&rsquo;hydroxychloroquine initié et conduit par l&rsquo;IHU. L&rsquo;inclusion des patients a perduré malgré cela et l&rsquo;interpellation des parties prenantes et des autorités pendant près d&rsquo;un an, pour au final avoir  des milliers de patients séduits par l&rsquo;aura charismatique du professeur marseillais qui voulait, disait-il, les « soigner ». Mais sans leur avoir fait signer un consentement éclairé écrit comme la loi sur les études cliniques l&rsquo;exige, et surtout, en menant des recherches non valides scientifiquement, ne permettant pas de conclure à l&rsquo;efficacité ou non de l&rsquo;hydroxychloroquine. </p>



<p>Suite à ses premières interventions médiatiques clés, Karine Lacombe a été très sollicitée par les médias pour couvrir la crise sanitaire. Comme elle l&rsquo;expliquait alors, on lui a permis de prendre la parole, c&rsquo;était précieux, alors, cette parole, elle a décidé de la garder. Tout au long de la crise sanitaire, elle fera le point régulièrement sur les plateaux TV pour faire part, avec pédagogie, des avancées scientifiques face à un virus et une maladie inconnus et des connaissances qui progressent petit à petit.</p>



<p>Au cours de ces dernières années très médiatiques, elle évoque régulièrement la cause des femmes de science. Elle évoque régulièrement, ce médecin qu&rsquo;elle a côtoyé de près à l&rsquo;hôpital Saint-Antoine, qu&rsquo;elle qualifie de prédateur sexuel. pour autant jamais elle ne le nomme, préférant ne pas pointer du doigt des personnes, mais des attitudes et un système délétère. On retiendra donc pour l&rsquo;histoire et les éventuels tribunaux dont elle est déjà menacée à ce titre, que Karine Lacombe n&rsquo;a jamais désigné la cible. Non. C&rsquo;est la journaliste de Paris-Match, qui dans le cadre de son enquête, aurait fait le rapprochement entre les descriptions accusatoires de Karine Lacombe et le sieur Patrick Pelloux. Soit, c&rsquo;est la journaliste qui s&rsquo;attribue la dénonciation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">#MeeToo, son exploitation opportuniste</h2>



<p>Le phénomène #MeeToo a du bon : quelqu&rsquo;un lance l&rsquo;alerte, victime personnelle d&rsquo;un abus ou non. S&rsquo;ensuit le courage de victimes pour confirmer, ou dénoncer à leur, courage qui leur avait manqué jusque-là mais que le lanceur d&rsquo;alerte a permis. Les victimes se mettent à révéler, forcément trop tardivement, mais c&rsquo;est tant mieux quand même. <br>Participe de ce processus également le #MeeToo de pseudo lanceurs d&rsquo;alerte, qui se bombardent en tant que tel rapidement dans le sillage des vrais, soit pour tenter de masquer leur participation à l&rsquo;omerta, soit pour récupérer un peu de lumière médiatique, tant qu&rsquo;à faire. Voire les deux. Sur un malentendu, et le temps faisant son affaire, ça peut passer. On l&rsquo;a largement vu avec le cas de Didier Raoult, avec des « surfeurs de vague » sur les réseaux sociaux se bombardant experts en recherche et éthique médicale en reprenant à leur compte l&rsquo;alerte de Karine Lacombe sans aucune compétence en ses matières très techniques. </p>



<p>Pour revenir au cas du harcèlement sexiste ou sexuel,  fort du succès de son article initial, Paris-Match remet une couche avec Anne Jouan qui a publié, toujours au format interview, l&rsquo;avis de la médecin Agnès Buzyn, également femme politique ancienne ministre de la santé.  Cette dernière confirme les propos et la position de Karine Lacombe sur le milieu médico-hospitalier. Elle en profite pour attaquer l&rsquo;Ordre des médecins, le considérant plus comme un syndicat que comme « une instance déontologique ». Elle assène : « l&rsquo;Ordre a trop souvent protégé les comportements violents, que ce soit chez les harceleurs ou chez les charlatans, en attaquant ceux qui les dénonçaient ».  La réaction ne s&rsquo;est pas fait attendre, sous forme d&rsquo;une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter) de Jean-Marcel Mourgues, vice-président du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins : « </p>



<p>Curieusement Madame Agnès Buzyn, Ministre de la Santé,&nbsp;de mai 2017 à février 2020, ne s’épanchait alors auprès de l’Ordre des médecins des violences commises par les médecins…[&#8230;] Mme Buzyn était très taiseuse sur le sujet dans ses relations de Ministre de la Santé- Ordre des médecins. Porter une cause juste en accusant à présent l’Ordre des médecins laisse extrêmement perplexe….chacun aura son interprétation sur les raisons d’une telle attitude. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="926" height="658" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image.png" alt="" class="wp-image-14660" style="width:672px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image.png 926w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-300x213.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-768x546.png 768w" sizes="auto, (max-width: 926px) 100vw, 926px" /></a></figure>



<p>En effet, c&rsquo;est un peu facile de dénoncer le sexisme et l&rsquo;omerta tout en y ayant participé permettant aux méfaits de perdurer, qui plus est en étant une femme au cœur du pouvoir et des instances concernées en son temps.<br>D&rsquo;autres instances y compris des syndicats, sont dans le même cas, y allant tout à coup de déclarations et communiqués pour dénoncer&#8230; l&rsquo;omerta. Sans pour autant faire de mea culpa d&rsquo;y avoir participé. C&rsquo;est le jeu du #MeToo.<br> D&rsquo;ailleurs, Agnès Buzyn multiplie désormais les interventions, ici relatant son parcours de médecin hospitalier abandonné à cause de tout cela, tout qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas dénoncé avant le top départ de Karine Lacombe, sa consœur courageuse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Avant d’être ministre de la santé, Agnès Buzyn a eu une brillante carrière de médecin en hématologie à l&#39;hôpital public. Du fait de son poste à haute responsabilité, elle va subir des violences sexistes pendant 4 ans qui vont la pousser à quitter son métier de médecin…… <a href="https://t.co/UbvXC6yOQi">pic.twitter.com/UbvXC6yOQi</a></p>&mdash; M6 (@M6) <a href="https://twitter.com/M6/status/1780615178784059775?ref_src=twsrc%5Etfw">April 17, 2024</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">« Les Patrick Pelloux », bourreaux et victimes d&rsquo;un système ?</h2>



<p>C&rsquo;est toujours aller vite en besogne que d&rsquo;avoir ce type de raisonnement : les coupables ne sont que le fruit de ce qui les a tentés à passer à l&rsquo;acte, voire de ce dans quoi ils ont été élevés. Non bien sûr, le sexisme n&rsquo;est pas excusable au XXIe siècle. Mais force est de constater qu&rsquo;il règne une culture très ancrée de patriarcat à l&rsquo;hôpital Le poids séculaire d&rsquo;un état d&rsquo;esprit, pas facile de s&rsquo;en extirper. Dans le milieu médical, il y a en outre des rites, des intronisations, qui vont on le sait, jusqu&rsquo;à des fresques graveleuses dans les salles de garde, où l&rsquo;on montre des femmes sexuellement au service de la satisfaction des hommes. <br>Patrick Pelloux, lui, s&rsquo;est défendu en déclarant d&rsquo;une part qu&rsquo;être « grivois » à une époque, c&rsquo;était normal et que les temps ont changé, et d&rsquo;autre part qu&rsquo;il comptait porter plainte contre Karine Lacombe, qui comme on le sait a déjà réfuté toute accusation directe le nommant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Poids de la hiérarchie, management absent</h3>



<p>Mais il y a un autre aspect, qu&rsquo;a évoqué l&rsquo;ex ministre de la santé Agnès Buzyn, médecin de qualification : à l&rsquo;hôpital, le corps médical n&rsquo;est pas formé au management. Et oui, comme dans beaucoup de métiers « techniques », on monte en grade et en hiérarchie automatiquement, indépendamment des capacités managériales. C&rsquo;est particulièrement le cas dans les métiers de la santé, et exacerbé chez les médecins. Oui mais « c&rsquo;est un bon chirurgien » fait valoir comme excuse courante Mme Buzyn pour illustrer le propos. Au poids du haut diplôme médical vite assimilé à pouvoir intouchable s&rsquo;ajoute celui de la hiérarchie écrasante et une domination masculine du métier. Sur ce dernier point, une clé parmi les solutions est nécessairement d&rsquo;aller vers plus de parité au sein du corps médical, pour faire respecter celui de la femme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Frédéric Valletoux sur le coup</h2>



<p>Le ministre délégué à la santé s&rsquo;est empressé de recevoir la lanceuse d&rsquo;alerte fin avril. Il posent ensemble sur une photo publiée sur le réseau X par Frédéric Valletoux qui commente : « Riches échanges avec le Pr Karine Lacombe avec qui nous partageons une même volonté d&rsquo;avancer sur la question des violences sexistes et sexuelles dans le domaine de la santé ». Le 29 avril, je réunirai les acteurs concernés pour avancer sur ces sujets ».</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse VHAE pour Science infuse</em></p>



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