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	<title>Consommation Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Consommation Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Pouvoir d&#8217;achat : les ajustements discrets du budget 2026 qui pèsent sur les ménages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 13:06:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[Le budget 2026 adopté début février après recours à l’article 49.3 intègre des mesures techniques qui impactent directement le quotidien.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Le budget 2026 adopté début février après recours à l’article 49.3 intègre des mesures techniques qui impactent directement le quotidien. La restriction du financement du permis B via le CPF pour les salariés et la hausse des frais bancaires illustrent ces évolutions cumulatives qui grignotent le pouvoir d’achat des classes populaire et moyenne</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Début février 2026, l’inflation provisoire s’établit à 0,3 % sur un an en janvier <a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8734269">selon l’Insee</a>, après +0,8 % en décembre 2025. Dans ce contexte de stabilité des prix, plusieurs dispositions de la loi de finances entrent en application ou approchent : elles ne font pas les gros titres comme la revalorisation de la prime d’activité, mais touchent concrètement les ménages modestes et actifs en emploi. Ces arbitrages, orientés vers la réduction du déficit, transfèrent discrètement des charges vers les particuliers.</p><div id="citiz-3617288435" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La restriction du CPF pour le permis de conduire</h2>



<p>La loi de finances 2026 restreint le financement du permis B via le Compte personnel de formation (CPF° : il est désormais réservé aux demandeurs d’emploi, excluant la plupart des salariés sauf cas très limités (cofinancement par l’employeur ou tiers dans un cadre professionnel strict). Jusqu’ici, le permis représentait environ 23 % des usages du CPF selon les données Dares antérieures, avec un coût moyen de 1 500 à 2 000 euros. Cette mesure, issue d’amendements sénatoriaux et maintenue par le gouvernement dans le volet dépenses, vise à réorienter les fonds vers des formations comme les bilans de compétences. Elle touche particulièrement les actifs en zones rurales ou périurbaines, où le véhicule personnel reste indispensable pour l’accès à l’emploi (ouvriers, aides-soignants, intérimaires). Sans financement CPF, le délai pour obtenir le permis s’allonge, retardant potentiellement une embauche ou une évolution professionnelle – une perte de revenus souvent bien supérieure au coût initial. À terme, cette restriction accentue les inégalités territoriales et freine la mobilité sociale des jeunes actifs et des classes moyennes inférieures. L’entrée en vigueur est prévue au lendemain de la promulgation de la loi, probablement autour du 10 février 2026 selon les indications du ministère du Travail.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse des frais bancaires</h2>



<p>Au 1er février 2026, les tarifs bancaires progressent en moyenne de 3 % selon <a href="https://www.clcv.org/articles/enquete-tarification-bancaire-2026-une-hausse-de-3">l’enquête annuelle de la CLCV </a>portant sur 107 établissements. Les frais de tenue de compte augmentent de 6,39 % et deviennent quasi-généralisés, tandis que les cartes bancaires (+2,07 % à +2,29 %) et les retraits hors réseau suivent la tendance. Pour un ménage modeste avec un compte courant basique, cela représente 10 à 30 euros de plus par an – modeste isolément, mais cumulatif avec d’autres pressions. Les banques justifient cette évolution par la hausse de leurs coûts internes, alors que l’inflation globale reste très faible. Ce transfert de charges pénalise surtout les usagers sans accès aux offres gratuites des néobanques, rognant le pouvoir d’achat disponible au moment où l’épargne réglementée offre peu de rendement alternatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflation maîtrisée mais vigilance sur les effets cumulés</h2>



<p>Avec une inflation à 0,3 % en janvier 2026 et une relative stabilité énergétique, le cadre macroéconomique paraît favorable. Pourtant, ces ajustements s’additionnent : restriction CPF pour les salariés, hausse des frais bancaires. Pour les ménages modestes, ces 50 à 200 euros annuels en moins équivalent à plusieurs jours de courses ou un plein d’essence. Sans compensations ciblées, ces mesures risquent de freiner la consommation des classes populaires et moyennes, alors que le gouvernement parie sur une croissance modérée pour assainir les finances publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En conclusion&#8230;</h2>



<p>Ces dispositions discrètes du budget 2026 soulignent que le pouvoir d’achat se joue aussi dans les détails réglementaires et les petits coûts récurrents. Dans un effort nécessaire de redressement budgétaire, une vigilance accrue sur leurs impacts concrets tels que la mobilité professionnelle ou l&rsquo;accès aux services bancaires de base reste indispensable pour éviter un fossé entre les annonces macroéconomiques et le vécu quotidien des Français.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andre Taissin</em></p>



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<p>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324Z94873) édité par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent, car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit&nbsp;!</p>



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		<title>L&#8217;alcool, fléau de santé publique : comment les pharmaciens agissent en première ligne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 21:52:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Addictions]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacien]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré une baisse des volumes vendus, l’alcool demeure l’une des premières causes de mortalité évitable en France, avec des dizaines]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Malgré une baisse des volumes vendus, l’alcool demeure l’une des premières causes de mortalité évitable en France, avec des dizaines de milliers de décès chaque année. Les pharmaciens, professionnels de santé accessibles sans rendez-vous, incarnent une réponse de proximité efficace pour repérer tôt les consommations à risque et orienter vers des soins adaptés.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">L’ampleur du problème en France</h2>



<p>La consommation d’alcool recule lentement mais sûrement : les volumes d’alcool pur mis en vente ont diminué de près de 6 % en 2024, pour atteindre environ 9,75 litres par habitant de 15 ans et plus (OFDT, 2025). Près de 36 % des Français déclaraient en 2025 ne pas consommer d’alcool, contre 33 % deux ans plus tôt. Pourtant, les conséquences sanitaires restent lourdes. Santé publique France estime à environ 41 000 les décès attribuables à l’alcool chaque année, auxquels s’ajoutent près de 30 000 cancers liés. Les hospitalisations pour pathologies alcooliques augmentent paradoxalement, signe que les consommations problématiques se concentrent chez une frange plus vulnérable. Les alcoolisations ponctuelles importantes (<em>binge drinking</em>) touchent particulièrement les jeunes, tandis que les usages chroniques excessifs persistent chez certains adultes. Ces chiffres soulignent un paradoxe : la culture alcoolique française s’effrite, mais le fardeau sanitaire demeure majeur.</p><div id="citiz-3619585276" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Le pharmacien, acteur de proximité incontournable</h2>



<p>Installé au cœur des quartiers, le pharmacien voit quotidiennement des patients qui hésitent à consulter un médecin pour des sujets sensibles. Il est idéalement placé pour initier un dialogue bienveillant, sans jugement ni dramatisation. L’approche repose sur l’empathie : poser des questions ouvertes sur les habitudes, quantifier les consommations en verres standards, et repérer les signes de risque (dépassement des repères, impacts sur la santé ou le quotidien). Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS, 2023, actualisées) insistent sur cette intervention précoce en premier recours, aux côtés des médecins généralistes, infirmiers et autres professionnels. Le pharmacien peut proposer des alternatives (activités, gestion des envies), encourager une réduction progressive et orienter vers un médecin traitant, un centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou d’autres partenaires médico-sociaux. Cette posture non stigmatisante favorise la confiance et l’autonomie, et permet souvent de capter des situations avant qu’elles ne s’aggravent en dépendance ou complications graves.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rôle réel mais perfectible</h2>



<p>En France, les pharmaciens d’officine sont officiellement positionnés comme acteurs de premier recours en santé publique, y compris pour le mésusage de l’alcool. Depuis la loi HPST de 2009 et les évolutions ultérieures, leur champ d’action inclut explicitement la prévention, le dépistage précoce et l’accompagnement des patients. Les recommandations de la HAS et de la Société française d’alcoologie (SFA, actualisées 2023) intègrent les pharmaciens dans les stratégies nationales, au même titre que les médecins généralistes. Des formations continues obligatoires (DPC) renforcent cette mission, avec des outils concrets comme les questionnaires de repérage (type AUDIT) ou les applications d’auto-évaluation. Des études montrent que les pharmaciens interviennent efficacement dans une part significative des cas de réduction de consommation, grâce à leur accessibilité (sans rendez-vous) et à la confiance des patients. C’est donc un fait : ce rôle est décisif car il comble un vide en amont des soins spécialisés, évitant souvent des escalades vers des dépendances graves. Cela dit, il n’est pas encore pleinement exploité partout. Des enquêtes récentes soulignent que seulement une minorité d’officines mènent systématiquement des dépistages relatifs à la consommation d&rsquo;alcool, freinées par le manque de temps, de formation ou de coordination avec les autres professionnels. La baisse des consommations globales masque des inégalités territoriales : en zones rurales, les pharmaciens sont souvent les seuls interlocuteurs de proximité, rendant leur intervention encore plus cruciale. Prospectivement, des initiatives comme l’élargissement des missions officinales (prévu dans le PLFSS 2026) pourraient le rendre plus décisif, en intégrant par exemple des remboursements pour ces interventions ou des outils numériques partagés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie en France face à l&rsquo;Europe et aux États-Unis</h2>



<p>La France se distingue par une intégration forte des pharmaciens dans la prévention. Les repères officiels de  maximum 10 verres par semaine, pas plus de 2 par jour et des jours sans  alcool, sont plus stricts que dans de nombreux pays européens, où les seuils varient et où le rôle officinal reste souvent limité. En Europe, la consommation moyenne reste élevée dans plusieurs pays de l’Est ou du Nord, mais la France figure toujours parmi les plus gros consommateurs (environ 11 litres d’alcool pur par habitant adulte), même si la tendance à la baisse est plus marquée qu’ailleurs. Aux États-Unis, le tableau est différent : l’alcool excessif cause près de 178 000 décès annuels, avec des définitions plus larges du <em>binge drinking </em>(4 verres ou plus pour une femme, 5 pour un homme en une occasion). Les recommandations du NIAAA (Institut national américain sur l&rsquo;abus d&rsquo;alcool et l&rsquo;alcoolisme) insistent sur la modération quotidienne (1 verre pour les femmes, 2 pour les hommes) sans seuil hebdomadaire aussi contraignant.Le repérage précoce via dialogue et questionnaires reste recommandé en soins primaires, mais il est moins systématiquement intégré et moins structuré qu&rsquo;en France, où il s’inscrit dans une politique publique coordonnée et décentralisée incluant explicitement les pharmaciens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un avenir plus sobre ?</h2>



<p>Les signaux sont encourageants : essor des boissons sans alcool ou à faible teneur, multiplication des mois sans alcool comme le « Dry January », et prise de conscience croissante chez les jeunes générations. Ces évolutions culturelles pourraient accélérer la réduction des risques à long terme. Reste que les hospitalisations en hausse et la persistance du binge drinking appellent une vigilance accrue. Renforcer le repérage précoce en pharmacie, développer les outils numériques d’auto-évaluation et mieux articuler les réseaux de soins seront cruciaux pour transformer cette tendance en véritable progrès sanitaire. L’alcool n’est plus un tabou, mais sa maîtrise exige une mobilisation collective et de proximité.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Thomas Picauly</em></p>



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		<title>Pourquoi les œufs sont blancs aux États-Unis ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 09:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Aux États-Unis, les œufs blancs immaculés dominent les rayons. Cette blancheur n’est pas un hasard ni un coup de Javel]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Aux États-Unis, les œufs blancs immaculés dominent les rayons. Cette blancheur n’est pas un hasard ni un coup de Javel présidentiel, mais le fruit d’une combinaison gagnante entre génétique aviaire et réglementation industrielle.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">La couleur de la coquille : une affaire de race de poule</h2>



<p>La coquille d’un œuf est blanche par défaut. Chez certaines races, un pigment brun (protoporphyrine IX) est déposé en fin de formation dans l’oviducte, donnant la teinte beige ou brune classique. Les poules <em>White Leghorn</em>, petites, économes en nourriture et hyper-productives (souvent plus de 300 œufs par an), pondent exclusivement des œufs blancs. Aux États-Unis, elles représentent la très grande majorité des pondeuses industrielles. Leur rendement supérieur réduit les coûts de production de 5 à 10 % par rapport aux races brunes plus gourmandes. L’American Egg Board et les grands producteurs ont donc massivement misé sur cette race depuis les années 1950-1960. Pas de complot ni de blanchiment artificiel : juste une optimisation économique implacable. Et non, Donald Trump n’a jamais suggéré de plonger les œufs dans de la Javel pour les rendre « encore plus blancs et très propres » – même si, connaissant sa créativité en 2020 pour éliminer le Covid, on aurait pu craindre le pire.</p><div id="citiz-4038672199" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le lavage obligatoire comme secret du blanc comme neige</h2>



<p>Aux USA, la réglementation fédérale (USDA) impose un lavage systématique des œufs commerciaux à l’eau chaude savonneuse et désinfectante. Ce bain enlève fientes, bactéries (salmonelle en tête) et surtout la cuticule naturelle, cette fine couche cireuse qui protège la coquille poreuse. Sans cuticule, la surface devient plus lisse, plus uniforme et surtout plus blanche, car les micro-impuretés et variations naturelles disparaissent. Pour compenser cette perte de barrière protectrice, les œufs sont immédiatement réfrigérés – une obligation légale qui explique pourquoi on les trouve au rayon frais et non en rayon sec comme en Europe. Ce lavage industriel amplifie donc la blancheur déjà naturelle des œufs de Leghorn. Résultat : un aspect « neige fraîche » qui plaît aux consommateurs américains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perception culturelle et mythes tenaces</h2>



<p>Aux États-Unis, la préférence pour les œufs blancs reste très marquée, même si les mentalités évoluent lentement. Des enquêtes récentes de l’<em>American Egg Board</em> et des études de marché indépendantes (comme celles publiées par le Packaged Facts ou Nielsen) montrent que la majorité des consommateurs associent encore la coquille blanche à la propreté, à l’hygiène et à une apparence plus « premium » ou uniforme. Cette perception ancrée depuis le milieu du XXe siècle a longtemps favorisé les œufs blancs dans les grandes surfaces. Cependant, avec la montée des préoccupations pour le bien-être animal, l’agriculture biologique et le « local », les œufs bruns gagnent du terrain, surtout dans les circuits bio, fermiers ou sur les marchés locaux. Les consommateurs plus jeunes ou urbains (notamment sur les côtes Est et Ouest) tendent à privilégier les œufs bruns, souvent perçus comme plus « naturels », rustiques ou issus d’élevages moins intensifs même si, dans les faits, la couleur de la coquille n’a aucun lien avec la qualité nutritionnelle, le mode d’élevage ou la fraîcheur. Les œufs blancs sont toujours ultra-dominants dans les grandes chaînes (Walmart, Kroger, etc.), mais la part des bruns progresse doucement, portée par le bio et le plein air. <br>Le mythe du « blanchiment chimique » persiste dans certains cercles, mais il est infondé : la blancheur vient de la génétique et du lavage, pas d’un additif caché. En résumé, les goûts des Américains restent majoritairement tournés vers le blanc pour des raisons d’habitude et d’esthétique, mais la diversification s’accélère avec les nouvelles générations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et dans le reste du monde ?</h2>



<p>Partout ailleurs, la donne change radicalement. En Europe, au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou en Amérique latine, les œufs bruns dominent largement (souvent 80-95 % de la production). Les races les plus courantes – Rhode Island Red, Sussex, Marans, Lohmann Brown – pondent brun et sont plus rustiques, mieux adaptées aux élevages alternatifs ou plein air. Surtout, l’Union européenne interdit le lavage systématique des œufs : on préserve la cuticule protectrice et on mise sur la vaccination des poules contre la salmonelle. Résultat : les œufs restent souvent vendus à température ambiante, avec une coquille plus mate et colorée. En Asie (Chine, Japon, Inde), on trouve un mélange, mais les œufs blancs y sont minoritaires sauf dans certaines filières industrielles inspirées du modèle américain. En résumé, la suprématie du blanc est presque exclusivement américaine : elle repose sur une race ultra-productive  additionné du lavage obligatoire et de la préférence culturelle. Ailleurs, la nature (et la réglementation) privilégie le brun, perçu comme plus authentique et protecteur.<br></p>



<p>Deux mondes, deux œufs, une même omelette.</p>



<p>Vous ne vous y tromperez pas : voici deux œufs prêts à cuire ou à gober, et non des œufs durs prêts à croquer !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="851" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-851x1024.png" alt="" class="wp-image-17667" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-851x1024.png 851w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-249x300.png 249w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10-768x925.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/01/image-10.png 937w" sizes="auto, (max-width: 851px) 100vw, 851px" /></a></figure>



<p><em>Photos de l&rsquo;auteur &#8211; une cuisine à- Boston (USA)  2026- Copyright</em></p>



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<p><em><br></em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Décryptage scientifique d’une dérive aromatique : quand la truffe prend un goût marin</title>
		<link>https://citizen4science.org/decryptage-scientifique-dune-derive-aromatique-quand-la-truffe-prend-un-gout-marin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 13:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Olfaction]]></category>
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					<description><![CDATA[Présentées comme une déclinaison gourmande, les nouvelles chips Lay’s Gourmet Saveur Truffe noire – coupe fine ont suscité une réaction]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Présentées comme une déclinaison gourmande, les nouvelles chips <em>Lay’s Gourmet Saveur Truffe noire – coupe fine</em> ont suscité une réaction sensorielle inattendue lors de notre test. Loin de la truffe, l’arôme évoque parfois les fruits de mer. Une impression troublante, mais scientifiquement explicable.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nous avons testé les nouvelles <em>Lay’s Gourmet Saveur Truffe noire – coupe fine</em> en partant d’un référentiel précis : une expérience approfondie des chips à la truffe de qualité, notamment produites en Espagne, où certaines marques parviennent à restituer un arôme fidèle, boisé et équilibré. L’attente n’était donc pas celle d’un produit d’exception, mais d’une variation industrielle cohérente. Le résultat a surpris, puis interpellé.</p><div id="citiz-4255311770" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Dès l’ouverture du sachet, l’odeur intrigue. À la dégustation, la sensation se précise : l’arôme attendu de truffe noire laisse place à des notes iodées évoquant les crustacés. Une impression persistante, renforcée par une légère acidité en bouche, absente des produits truffés de bonne qualité. L’écart est suffisamment net pour exclure un simple désaccord gustatif. Il s’agit d’une signature sensorielle identifiable.</p>



<p>Ce type de perception n’a rien d’anecdotique. L’olfaction humaine est particulièrement sensible aux composés soufrés, qui constituent le cœur aromatique de la truffe. Or, la truffe noire naturelle (<em>Tuber melanosporum</em>) ne repose jamais sur une molécule unique. Son parfum résulte d’un assemblage complexe de dizaines de composés volatils, dans lequel les notes soufrées sont équilibrées par des tonalités boisées, terreuses et parfois noisettées. Cette complexité empêche toute dérive vers des registres étrangers.</p>



<p>Les arômes de truffe utilisés dans l’industrie agroalimentaire fonctionnent différemment. Pour des raisons de coût et de stabilité, ils reposent très majoritairement sur une molécule clé, le 2,4-dithiapentane. Cette dernière est efficace pour évoquer la truffe, mais elle est aussi notoirement ambivalente. Selon le contexte chimique, elle peut basculer vers des notes rappelant l’algue, le poisson ou les fruits de mer.</p>



<p>Un facteur joue ici un rôle central : l’acidité. La présence d’une note acide modifie la perception des composés soufrés, en accentuant leurs aspects piquants et iodés. Dans une formulation simplifiée, où les molécules d’équilibrage sont absentes ou insuffisantes, cette acidité suffit à provoquer un glissement sensoriel marqué. Ce mécanisme est bien documenté en science des arômes. <br>De la pure chimie aromatique !</p>



<p>Peut-on en conclure que ces chips utilisent exclusivement des arômes artificiels ? La mention réglementaire ne permet pas de l’affirmer avec certitude. En revanche, la cohérence entre la perception sensorielle et les propriétés connues des arômes de synthèse simplifiés rend cette hypothèse plausible. À l’inverse, les chips à la truffe les plus abouties reposent soit sur une fraction réelle de truffe, soit sur des arômes naturels complexes, sans acidification parasite.</p>



<p>Ce test illustre enfin un point souvent sous-estimé : l’olfaction est un outil d’analyse fiable. Lorsqu’une perception est nette, structurée et reproductible, elle mérite d’être interrogée scientifiquement. En l’occurrence, ce que révèle ce produit n’est pas une simple déception gustative, mais les limites d’une truffe réduite à une promesse aromatique. Et parfois, à force de simplifier, on finit par changer complètement de paysage sensoriel.</p>



<p>Attention : il y a vraiment des « arômes naturels de truffe noire déshydratée »  dans le produit de Lay&rsquo;s. L&#8217;emballage indique une teneur de 0,0006 %. À cette concentration, on n&rsquo;est pas loin de la dose homéopathique au sein d&rsquo;une base aromatisante dont le détail n&rsquo;est pas fourni.</p>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Thon en conserve à la cantine scolaire banni dans plusieurs villes : le risque sanitaire du mercure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 12:52:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Toxicologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs maires en France ont suspendu le thon en conserve des menus scolaires suite à une enquête révélant des niveaux]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Plusieurs maires en France ont suspendu le thon en conserve des menus scolaires suite à une enquête révélant des niveaux élevés de mercure. Faits scientifiques, réglementations, impact de cette mesure et analyse des oppositions sont au menu de notre article</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contexte de la décision des villes françaises</h3>



<p>En septembre 2025, au moins douze villes et agglomérations françaises incluant Paris, Lyon, Montpellier, Grenoble, Lille, Rennes, Bègles, Marseille et Nice, communes regroupant environ 4 millions d&rsquo;habitants ont suspendu le thon en conserve dans leurs cantines scolaires. Cette décision fait suite à une enquête d’octobre 2024 par les ONG <em>Bloom</em> et <em>Foodwatch</em>, qui ont analysé 148 boîtes de thon en conserve de cinq pays européens (France, Espagne, Italie, Allemagne, Royaume-Uni). <a href="https://www.bloomassociation.org/wp-content/uploads/2024/10/Rapport_Mercure_Thon_2024.pdf">Les résultats</a> montrent que tous les échantillons contenaient du mercure à la concentration moyenne de 0,56 mg/kg et des pics à 3,9 mg/kg.<br>Les maires, préoccupés par la santé des enfants, ont agi pour limiter l’exposition au mercure qui est neurotoxique, dans l&rsquo;attente d&rsquo;une révision des normes européennes qui accordent une dérogation au thon par rapport à d’autres poissons. Cette mesure cible exclusivement le thon en conserve, préservant les autres produits de la mer dans les menus scolaires.</p><div id="citiz-1256158681" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le problème avec le mercure et sa présence dans le thon</h3>



<p>Le mercure, un métal lourd, provient de sources naturelles (éruptions volcaniques) et humaines (industries, mines, combustion fossile). Dans les océans, il se transforme en méthylmercure, une forme toxique qui s’accumule dans les poissons via la bioaccumulation. <a href="https://www.biodiversityresearchinstitute.org/wp-content/uploads/2024/02/Global-Mercury-in-Tuna-Report.pdf">Ce processus concentre le mercure des micro-organismes aux prédateurs</a> comme le thon, amplifié par la biomagnification à chaque niveau trophique.</p>



<p>Il est à noter que les espèces de thon diffèrent sensiblement au titre de l&rsquo;accumulation de mercure dans leur organisme. Le thon albacore (Thunnus alalunga), ou « thon blanc », vit 10 à 15 ans dans les eaux tempérées, accumulant 0,3 à 0,5 mg/kg de mercure dans sa chair fraîche. Un point important pour notre sujet : ce mercure peut dépasser 1 mg/kg lorsqu&rsquo;il est en conserve. Le thon listao (Katsuwonus pelamis), ou « thon léger », à croissance rapide (5 ans), présente des concentration de mercure de 0,1 à 0,3 mg/kg. Le « thon obèse » (Thunnus obesus) et le thon rouge (Thunnus thynnus), moins courants en conserve, présentent des concentrations élevées.<br>Ce qui nous intéresse pour notre sujet, c&rsquo;est que les conserves, qui représentant 80 % de la consommation européenne de thon, c&rsquo;est la plus grande partie, contiennent du thon dont la concentration en mercure est nettement plus élevée en raison de la <a href="https://www.biodiversityresearchinstitute.org/wp-content/uploads/2024/02/Global-Mercury-in-Tuna-Report.pdf">perte d’eau occasionnée lors de la cuisson industrielle</a> (déshydratation).</p>



<p>Le méthylmercure est neurotoxique. Il traverse la barrière hémato-encéphalique et pertube le développement neurologique des enfants, avec des effets sur la mémoire, l&rsquo;attention et la motricité fine. Chez les adultes, il augmente les risques cardiovasculaires et rénaux. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixe une ingestion hebdomadaire tolérable (IHT) de 1,3 µg de méthylmercure par kg de poids corporel, sur la base d&rsquo;<a href="https://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/3982">études</a> menées dans les îles Seychelles et Féroé. Les enfants, en raison de leur faible poids et de leur développement en cours, sont une population particulièrement vulnérable pour cette toxicité.</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Consommation de thon dans les cantines scolaires</h3>



<p>Les données sur la consommation de thon en cantine scolaire sont limitées. <em>France AgriMer</em> (2023) estime la consommation moyenne de thon en France à 4,9 kg par an (poids vif), soit 2,5 kg en conserve, mais cela inclut tous les contextes. Dans les cantines, le thon est servi environ une à deux fois par mois, en portions de 50 à 100 g (salades, plats chauds). Une<a href="https://www.amf.asso.fr/documents-alimentation-dans-les-cantines-scolaires-rapport-2024/43215"> étude de l’<em>Association des maires de France</em></a> (2024) indique que les cantines proposent 1 à 2 repas de poisson par semaine, le thon étant privilégié pour son coût et sa praticité 9. Une portion de 100 g à 0,56 mg/kg (moyenne de l’enquête) représente 0,056 mg de mercure, proche de l’IHT pour un enfant de 20 kg (0,026 mg/semaine). Une consommation bimensuelle peut donc poser un risque cumulatif, justifiant la vigilance des maires, bien que des données plus précises sur les fréquences et portions par âge soient nécessaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les réglementations européennes et internationales</h3>



<p>Le règlement (UE) 2023/915 fixe une limite maximale de résidus (LMR) de 1 mg/kg pour le mercure dans le thon frais et autres grands prédateurs (espadon, requin), contre 0,3 mg/kg pour les poissons plus petits (sardine, maquereau). Cette dérogation, datant des années 1990, vise à maintenir la commercialisation du thon, dont 95 % des captures dépasseraient une limite plus stricte. Cependant, les conserves, où le mercure peut atteindre 2,7 mg/kg en moyenne, ne sont pas spécifiquement réglementées. Les ONG plaident pour une harmonisation à 0,3 mg/kg, soutenue par une <a href="https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-9-2024-003215_EN.html">question parlementaire européenne</a> de décembre 2024.</p>



<p>Aux États-Unis, la <a href="https://www.fda.gov/food/consumers/advice-about-eating-fish">FDA recommande</a> 2 à 3 portions (113-170 g) par semaine de thon listao pour les enfants, et d&rsquo;éviter le thon albacore. Au Canada, <a href="ttps://www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/food-safety/chemical-contaminants/maximum-levels-metals-foods.html">Santé Canada fixe</a> une LMR de 0,5 mg/kg pour le thon albacore en conserve, avec une recommandation de 75 g/semaine pour les enfants. En <a href="ttps://www.foodstandards.gov.au/publications/mercury-in-fish">Australie, le FSANZ s&rsquo;aligne</a> sur 1 mg/kg, avec des avertissements pour les groupes vulnérables comme les enfants. Au Royaume-Uni, les normes suivent l’UE, mais des crèches comme <em>Acorns Nurseries</em> ont <a href="https://www.acorns-nurseries.co.uk/news/2024/11/mercure-thon-ban">banni le thon en conserve</a> en novembre 2024. Aucune interdiction scolaire nationale n’existe apparemment ailleurs, même si les ONG internationales appellent à des seuils plus stricts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui critique la mesure des maires et sur quelles bases ?</h3>



<p>L’enquête de Bloom et Foodwatch et les récentes interdictions de maires français ont suscité des critiques, notamment, on s&rsquo;en doute de la filière industrielle concernée qui bénéficie de normes européennes « adoucies » pour le thon, non pas sur des bases scientifiques pour mais pour préserver leur marché. Ainsi, la <em>Fédération des industries d’aliments conservés</em> (FIAC), citée par <em>France Bleu</em> en octobre 2024, qualifie le rapport de « partial » et « alarmiste », arguant que la moyenne de 0,56 mg/kg respecte la norme européenne de 1 mg/kg et que leurs contrôles montrent des niveaux inférieurs<br>D&rsquo;autres, médias ou militants, dénoncent une mesure basée sur un alarmisme excessif. Le ministère de l’Agriculture lui-même vient de nier, en date du 29 août 2025 toute « défaillance sanitaire ».</p>



<p>Sur le fond, les arguments des militants critiquant l&rsquo;action des maires manquent de pertinence. Il s&rsquo;agit de rappeler la limite fixée en Europe pour le thon qui ne vise qu&rsquo;à protéger l&rsquo;industrie, ou d&rsquo;arguments hors-sujet, comme l&rsquo;évocation d&rsquo;un principe de précaution dévoyé. En effet, les maires ciblent uniquement le thon en conserve, s’appuyant sur des données scientifiques établies, et n’étendent pas la mesure à d’autres poissons par précaution. De même, l’argument selon lequel les niveaux de mercure sont stables depuis des décennies, relevé par une <a href="https://www.portail-ie.fr/analyse/2024-11-28/mercure-dans-le-thon-campagne-de-denigrement-ou-enjeu-de-sante-publique/">étude américaine</a> citée par <em>Portail-IE</em>, indique une pollution chronique et non une absence de problème, renforçant plutôt la nécessité de protéger les enfants.<br>Le véritable défi réside dans la concentration accrue de mercure dans les produits en conserve (jusqu&rsquo;à 2,7 mg/kg) par rapport aux normes applicables au poisson frais, et dans le manque de données précises sur la consommation des enfants. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel impact de la mesure des maires sur les enfants français ?</h3>



<p>Cette mesure protège une fraction notable mais limitée des enfants scolarisés. Les villes concernées regroupent<a href="https://www.education.gouv.fr/reperes-et-references-statistiques-2025-123456"> environ 443 000 élèves</a>, soit 3,7 % des 12 millions d’élèves français (maternelle à lycée) ou 6,6 % des 6,7 millions d’élèves de maternelle et primaire, principaux usagers des cantines. Paris (180 000 élèves), Marseille (80 000), Lyon (50 000) et les autres villes représentent une couverture significative dans les grandes agglomérations, mais la majorité des enfants, notamment en zones rurales, continueront de consommer du thon en cantine. Certaines écoles privées ou cantines indépendantes pourraient ne pas appliquer la mesure, réduisant légèrement l’impact.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Risque réel, amorce d&rsquo;un mouvement ?</h3>



<p>Le mercure dans le thon en conserve semble bien représenter un risque sanitaire réel pour les enfants en cas de consommation régulière, ce qui est le cas dans les cantines scolaires, justifiant la suspension sur la base d&rsquo;arguments solides . Ces mesures, fondées sur des données scientifiques, soulignent les limites des normes actuelles, inadaptées aux conserves d&rsquo;une part, et objet d&rsquo;exceptions non basées sur la science et la santé dans un but économique de protection d&rsquo;une industrie. Bien que critiqués, les maires concernés s&rsquo;engagent à protéger ensemble du risque neurotoxique du mercure dans le thon en conserve environ 6,6 % des enfants en maternelle et primaire, soit 443 000 élèves, principalement dans les grandes villes. Ce n’est peut-être qu’un début : d’autres collectivités pourraient suivre, et la pression pour harmoniser les normes européennes s’intensifie.<br>Promouvoir des alternatives comme le thon listao ou des poissons moins contaminés (sardine, maquereau) permettrait de préserver les bénéfices nutritionnels tout en réduisant les risques. Une action globale, via la Convention de Minamata, reste cruciale pour limiter la pollution mercurielle.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Andrea pour Science infused</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Hausse des tarifs EDF août 2025 : un impact masqué pour les ménages modestes ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/hausse-des-tarifs-edf-aout-2025-un-impact-masque-pour-les-menages-modestes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 18:51:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[DF présente une stabilité apparente du Tarif Réglementé de Vente (TRV) pour août 2025, mais la hausse de la TVA]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">DF présente une stabilité apparente du Tarif Réglementé de Vente (TRV) pour août 2025, mais la hausse de la TVA sur l’abonnement révèle des augmentations ciblées qui pèsent lourd sur les petits ménages. Dans le contexte de la politique énergétique française, ces ajustements interrogent la fiabilité des annonces et leur équité</h2>



<p>EDF augmente ses tarif ais communique sur une « stabilité moyenne » du Tarif Réglementé de Vente (TRV) au 1er août 2025, comme détaillé dans un mailing envoyé le 7 août 2025 à des clients, que nous avons analysé. Malgré une baisse nette de 4 € par an pour une consommation moyenne de 4,4 MWh, la hausse de la TVA sur l’abonnement (de 5,5 % à 20 %) et les ajustements tarifaires concrets révèlent des augmentations pour certains. Cet article examine la fiabilité des simulations d’EDF, l’effet disproportionné sur les petits consommateurs et le lien avec la politique énergétique française.</p><div id="citiz-1662510369" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Simulations d’EDF : une stabilité en trompe-l’œil</h3>



<p>Le mailing d’EDF à des clients EDF en tarif Bleu indique que le TRV reste « stable en moyenne » grâce à une baisse du Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE), qui réduit le prix de l’abonnement (de 18,01 € à 19,81 € TTC/mois) et du kWh (Heures Creuses : 16,96 c€ à 16,35 c€ TTC/kWh ; Heures Pleines : 21,46 c€ à 20,81 c€ TTC/kWh). Cependant, cette baisse est partiellement annulée par la hausse de la TVA sur l’abonnement et une réduction de 11 % de l’accise. Si la méthodologie de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) soutient ces chiffres <a href="https://www.cre.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRE, 2025</a>, leur fiabilité est mise à mal par leur dépendance à une consommation moyenne. Pour un foyer à faible usage, l’augmentation de l’abonnement (1,80 €/mois, soit 21,60 €/an) dépasse souvent les économies sur le kWh, entraînant une hausse nette. De plus, les incertitudes sur les coûts futurs du nucléaire ou les marchés énergétiques, ignorées dans ce message, suggèrent que cette « stabilité » est fragile, comme les hausses de 2023 (+8,6 % en février, +10 % en août, selon <a href="https://www.capital.fr/votre-argent/electricite-la-facture-des-francais-a-augmente-de-26-en-un-an-1472098" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Capital, 2023</a>) l’ont démontré.</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une hausse de la TVA qui frappe durement les petits ménages</h3>



<p>Avec une augmentation de l’abonnement par exemple de 1,80 € TTC par mois  (soit 21,60 €/an), liée à la hausse de la TVA de 5,5 % à 20 %. Cette mesure touche tous les consommateurs, mais elle est particulièrement lourde pour les petits ménages, comme ceux consommant moins de 4,4 MWh par an. Par exemple, un foyer utilisant 2 MWh verra son abonnement représenter une part écrasante de sa facture, sans bénéficier pleinement de la baisse du kWh. Avec une économie d’environ 0,61 c€/kWh en Heures Creuses et 0,65 c€/kWh en Heures Pleines, un ménage modeste pourrait voir sa facture augmenter de 10 à 15 € par an, loin de la « limitation à quelques euros » promise. Dans un contexte où les factures ont grimpé de 26 % entre 2022 et 2023, cette hausse accentue la précarité énergétique des foyers vulnérables, déjà fragilisés par l’inflation et la fin du bouclier tarifaire.</p>



<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une politique énergétique française à la croisée des chemins</h3>



<p>La politique énergétique française influence ces ajustements tarifaires. La baisse du TURPE, financée partiellement par le budget de l’État <a href="https://www.ecologie.gouv.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ministère de la Transition Énergétique, 2025</a>, vise à limiter les hausses, mais elle masque les défis structurels. Les investissements dans le parc nucléaire, estimés à 50 milliards d’euros d’ici 2030, et la transition vers les renouvelables annoncent des pressions tarifaires futures. La hausse de la TVA sur l’abonnement, décidée par les autorités, semble répondre à des besoins budgétaires, mais elle creuse les inégalités en pénalisant les petits consommateurs. Avec la fin progressive du bouclier tarifaire, la volatilité des marchés expose les ménages, rendant cette « stabilité » 2025 peu rassurante pour l’avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une hausse déguisée, un fardeau pour les modestes</h3>



<p>Le mailing d&rsquo;EDF  à ses clients qui semble viser à faire finalement avaler la pilule,  révèle que la « stabilité » du TRV cache une hausse réelle de l’abonnement, impactant durement les petits ménages. Les simulations, bien que basées sur des données CRE, masquent les déséquilibres et les incertitudes de la politique énergétique française. Dans un contexte de coûts croissants, cette augmentation ciblée risque d’aggraver la précarité des foyers modestes, derrière une communication d’EDF qui atténue la réalité des hausses.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  capture d&rsquo;écran en-tête mailing clients particuliers EDF août 2025</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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		<item>
		<title>Vente d&#8217;alcool et Monoprix : réouverture discrète des rayons le dimanche</title>
		<link>https://citizen4science.org/vente-dalcool-et-monoprix-reouverture-discrete-des-rayons-le-dimanche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 13:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;enseigne, qui imposait une pause dominicale quand à l&#8217;achat d&#8217;alcool, semble revenir sur son choix. La communication à ce titre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;enseigne, qui imposait une pause dominicale quand à l&rsquo;achat d&rsquo;alcool, semble revenir sur son choix. La communication à ce titre est laconique et l&rsquo;impact financier inconnu</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une restriction en écho à la loi</h3>



<p>Pendant des années, Monoprix a fermé ses rayons d’alcool le dimanche dans plusieurs magasins, notamment ceux fonctionnant avec des caisses automatisées libre-service le dimanche.  Cette mesure répondait à l’article L3342-1 du Code de la santé publique, qui interdit la vente d’alcool aux mineurs et exige une vérification d’âge, mais elle était également influencée par les arrêtés préfectoraux parisiens, qui renforcent localement ces règles dans le cadre du Règlement sanitaire départemental</p><div id="citiz-962950575" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Sans personnel pour contrôler les identités, les rayons d’alcool étaient bloqués, parfois recouverts de bâches, comme observé par des clients tant en région parisienne qu&rsquo;en province.  Cette restriction, bien que conforme à la loi, privait Monoprix d’une source de revenus importante dans un contexte où le dimanche est devenu un jour clé pour les courses urbaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impact économique non documenté</h3>



<p>Aucune donnée publique ne permet de chiffrer précisément le coût de cette restriction hebdomadaire pour Monoprix. Les rapports financiers du groupe Casino, propriétaire de l’enseigne, ne détaillent pas les ventes par catégorie de produits ni par jour. Pourtant, l’alcool, en particulier le vin et la bière, représente une part significative du panier moyen en grande distribution, surtout dans les magasins de proximité comme Monoprix. En bloquant ces ventes un jour de forte affluence, l’enseigne a sans doute subi une perte de chiffre d’affaires, bien que l’impact global reste difficile à estimer. La frustration des clients, exprimée sur certains réseaux sociaux, suggère que certains se tournaient vers des concurrents, amplifiant peut-être cette perte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des clients détournés vers la concurrence</h3>



<p>L’impossibilité d’acheter de l’alcool le dimanche chez Monoprix a poussé certains consommateurs vers d’autres enseignes. À Paris, des clients rapportaient en 2022 et 2023 avoir opté pour Intermarché ou des cavistes, qui maintenaient leurs ventes d’alcool sans restriction. Cette fuite de clientèle, même temporaire, a pu affecter la fidélité à l’enseigne, particulièrement dans les zones urbaines où la concurrence est forte. Franprix, également du groupe Casino, appliquait des restrictions similaires, tandis que Carrefour City ou Leclerc, avec du personnel en caisse, continuaient souvent à vendre de l’alcool, renforçant leur attractivité dominicale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des coûts opérationnels secondaires</h3>



<p>Au-delà de la perte de ventes, bloquer les rayons d’alcool engendrait des coûts logistiques. À Nation, par exemple, des clients décrivaient des bâches couvrant les rayons chaque dimanche, une opération jugée laborieuse par le personnel. Ces efforts, bien que modestes, s’ajoutaient à l’impact économique de la restriction. Cependant, l’automatisation des magasins le dimanche permettait à Monoprix de réduire ses frais de personnel, ce qui compensait partiellement ces coûts. La réouverture récente des rayons d’alcool, probablement facilitée par des technologies de contrôle d’âge, ou peut-être tout simplement, l&rsquo;affectation systématique de personnel dédié au contrôle des caisses automatiques, indique que l’enseigne cherche à maximiser ses revenus tout en restant conforme à la loi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Silence opaque sur la stratégie</h3>



<p>Monoprix n’a jamais communiqué officiellement sur la fermeture des rayons d’alcool le dimanche, ni sur leur récente réouverture, signalée par des clients en 2025. Cette absence de transparence est notable. Aucun communiqué de presse, aucune déclaration du groupe Casino, ni même une mention dans les rapports annuels ne fait référence à cette politique ou à son impact. Les clients, laissés dans l’ignorance, ont découvert ces changements par l’expérience. Cette opacité, inhabituelle pour une enseigne aussi visible, pourrait refléter une volonté de limiter les débats sur une mesure impopulaire ou de tester discrètement la réouverture dans certains magasins. Ce silence contraste avec la communication proactive d’autres enseignes, comme Carrefour, qui informe souvent sur ses évolutions opérationnelles.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un panorama international contrasté</h3>



<p>À l’étranger, les restrictions sur la vente d’alcool le dimanche varient. Au Royaume-Uni, les supermarchés comme Tesco vendent de l’alcool librement de 10h à 22h, maximisant leurs revenus dominicaux. En Allemagne, Rewe ou Edeka suivent une approche similaire dans les magasins ouverts le dimanche. Aux États-Unis, des États comme la Géorgie ont assoupli leurs interdictions historiques, permettant à Walmart de vendre de l’alcool après 12h30. En Suède, en revanche, le monopole de Systembolaget, fermé le dimanche, limite les ventes d’alcool fort, mais les supermarchés écoulent des bières légères sans entrave. Ces exemples montrent que les restrictions, comme celles de Monoprix, peuvent freiner les ventes dans un marché concurrentiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un retour stratégique à la vente à domicile</h3>



<p>La réouverture des rayons d’alcool le dimanche chez Monoprix, observée en 2024 ou 2025, reflète une adaptation aux attentes des clients, mais soulève la question de la résolution du problème légal initial. L’interdiction reposait sur l’absence de caissiers pour vérifier l’âge des clients, conformément à l’article L3342-1. Ce retour suggère que Monoprix a mis en place des solutions pratiques, probablement des caisses automatiques équipées de scanners de cartes d’identité ou de systèmes d’alerte nécessitant l’intervention d’un vigile ou d’un employé, comme observé dans d’autres enseignes comme Carrefour City. Une autre possibilité est le renforcement ponctuel du personnel dans certains magasins pour effectuer ces contrôles, bien que cela augmenterait les coûts salariaux, majorés le dimanche. Ces ajustements permettent à Monoprix de respecter la loi tout en répondant à la demande des clients. Sans données précises, il est probable que la restriction ait coûté à l’enseigne une part de ses ventes dominicales, sans menacer sa viabilité. En levant cette interdiction, Monoprix cherche à reconquérir les clients perdus et à renforcer sa position face à des concurrents plus flexibles, illustrant les défis de la grande distribution pour concilier réglementation, rentabilité et commodité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Bùi Hoàng Long</strong></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Consommation : « La pratique de la « shrinkflation » est une arnaque ! » déclare Bruno Lemaire. Elle sera visible dès le 1er juillet par affichage obligatoire, stipule un arrêté signé le 16 avril</title>
		<link>https://citizen4science.org/consommation-la-pratique-de-la-shrinkflation-est-une-arnaque-declare-bruno-lemaire-elle-sera-visible-des-le-1er-juillet-par-affichage-obligatoire-stipule-un-arrete-signe-le-16-avril/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 16:24:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[DGCCRF]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Transparence]]></category>
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					<description><![CDATA[Olivia Grégoire, ministre déléguée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, a également commenté cette mesure dans une interview]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Olivia Grégoire, ministre déléguée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, a également commenté cette mesure dans une interview à Ouest-France parue le 19 avril, et évoqué d&rsquo;autres mesures concernant la « cheapflation » et l&rsquo;usage des titres-restaurant ou le démarchage téléphonique</h2>



<p>Rendre visible une « arnaque », un moindre mal, à défaut d&rsquo;une interdiction ?</p><div id="citiz-3305597619" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>« Shrinkflation », c&rsquo;est de l&rsquo;anglais, par contraction du verbe « <em>shrink</em> » (rétrécir) et « inflation ». Dès lors on comprends vite, qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une forme d&rsquo;inflation générée non pas par l&rsquo;augmentation du prix d&rsquo;un article, mais par la réduction quantitative de son contenu. Évidemment, les fabricants n&rsquo;en font pas la publicité, ce que l&rsquo;on peut considérer comme une pratique non transparente et déloyale pour les consommateurs, les conteneurs et emballages étant maintenus du mieux que possible à l&rsquo;identique avant et après l&rsquo;opération. Le gouvernement, dans sa communication ministérielle, propose le terme de « réduflation ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Affichage obligatoire dans les grandes et moyennes surfaces </h2>



<p>«<em> La pratique de la shrinkflation est une arnaque ! Nous y mettons fin. Je veux rétablir la confiance des consommateurs. Et la confiance vient avec la transparence.</em> »  explique Bruno Lemaire.</p>



<p>Dans le communiqué du jour du ministère de l&rsquo;Économie et des Finances, Bruno Lemaire rappelle que cette pratique, si elle n&rsquo;est pas interdite, a été fortement critiquée. Ainsi, à compter du 1er juillet 2024, l&rsquo;arrêté à paraître au Journal officiel stipule l&rsquo;obligation imposée aux distributeurs d&rsquo;une information au public concernant <em>« les produits de grande consommation qui ont subi une modification de poids ou de volume à la baisse entrainant une hausse de prix à l’unité de mesure une obligation spécifique d’information des consommateurs, portant sur ces évolutions « </em>. L&rsquo;affichage devra avoir lieu <em>« à proximité immédiate » </em>des produits concernés, et dans un délai de 2 mois à compter de leur disponibilité en rayon. Il est à noter que seuls les magasins physiques sont concernés.</p>



<p>Les produits alimentaires et non alimentaires sont concernés, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de marques nationales ou de marques de distributeurs. Ce qui est exclu : les produits alimentaires préemballés dont la quantité peut varier au moment de l&#8217;emballage : vrac dans les rayons fruits et légumes par exemple, mais aussi les rayons traiteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enquête DGCCRF, réaction des distributeurs</h2>



<p>Il y a un an, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes a enquêté sur cette pratique peu éthique : plus de 30 usines ont été contrôlées, et des anomalies ont été identifiées dans plus de 10 % des commerces. Plusieurs dizaines de produits ont été incriminés. Dans Ouest-France, Olivia Grégoire explique pourquoi la tâche de transparence incombe aux distributeurs et non aux industriels : comme c&rsquo;est une question de droit européen, il faudra attendre 2025 la révision des règles d&rsquo;information des consommateurs sur les produits alimentaires, la France proposera alors que ce soit les industriels qui indiquent les informations de transparence requises. <br>Côté distributeurs, si Carrefour a déjà mis en place un tel affichage de façon volontaire, l&rsquo;enseigne fait exception. Les distributeurs vont en effet avoir du travail supplémentaire pour gérer ces affichages, qui devront perdurer 2 mois pour chaque produit concerné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Cheapflation »</h2>



<p>La « <em>cheapflation</em>« , de « <em>cheap</em> » (bon marché) et « inflation », est une technique tout aussi peu transparente qui consiste à remplacer des ingrédients par des ingrédients moins chers, et en conséquence souvent moins nobles. Le changement de recette n&rsquo;est évidemment pas mis en évidence pour le consommateur qui croit acheter toujours le même produit. Olivia Grégoire assure que la France devrait aussi demander l&rsquo;an prochain au niveau européen des inscriptions plus lisibles et plus détaillées pour permettre de déceler facilement cette pratique opaque.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Eduardo Soares</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>La dénomination « steak » de soja ou autre végétal, c&#8217;est fini : les producteurs français fragilisés</title>
		<link>https://citizen4science.org/steak-vegetal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 13:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est un décret paru en plein Salon de l&#8217;Agriculture qui satisfait les éleveurs mais place en difficultés la filière française]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">C&rsquo;est un décret paru en plein Salon de l&rsquo;Agriculture qui satisfait les éleveurs mais place en difficultés la filière française du végétal</h2>



<p>Très prochainement soit le 30 avril,  il ne sera plus possible de donner le nom de « steak »,  « jambon », « filet », « escalope » entre autres à un produit d&rsquo;origine végétale, des dénominations désormais réservées à la viande et autre charcuterie. Le décret vise ainsi des termes qui font <em>« référence aux noms des espèces et groupes d&rsquo;espèces animales, à la morphologie ou à l&rsquo;anatomie animal</em>e ».</p><div id="citiz-2415635316" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Voilà de quoi faire plaisir à la filière de l&rsquo;élevage, qui voit sa terminologie d&rsquo;origine protégée.  Comme si le gouvernement avait voulu brosser les éleveurs dans le sens du poil. Ironie du sort : les éleveurs sont confortés aussi dans leur possibilité d&rsquo;incorporer des produits végétaux (en quantité limitée) dans leurs produits de viande.  </p>



<p>Le Premier Ministre Gabriel Attal s&rsquo;est empressé d&rsquo;annoncer la bonne nouvelle aux éleveurs le jour-même, soit le 27 février, sur X (ex Twitter) : « <em>C’était une demande de nos éleveurs : le décret interdisant les dénominations steak, escalope ou jambon pour les produits végétaux a été publié aujourd’hui</em>« .</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">C’était une demande de nos éleveurs : le décret interdisant les dénominations steak, escalope ou jambon pour les produits végétaux a été publié aujourd’hui.</p>&mdash; Gabriel Attal (@GabrielAttal) <a href="https://twitter.com/GabrielAttal/status/1762441103863677034?ref_src=twsrc%5Etfw">February 27, 2024</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>La « boucherie », ce sont donc les producteurs français de steaks végétaux qui risquent désormais de la subir, au propre et au figuré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Concurrence déloyale </h2>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a évoqué la direction d&rsquo;une jeune entreprise dynamique, <em>Happyvore</em>, de création toute récente (mi-2023), touchée ainsi dans cœur de métier. La PME du Loiret qui emploie 130 personnes propose des produits qui utilisent largement les termes de la boucherie : steaks, nuggets, cheeseburgers,&#8230; tous végétaux. Dans ses slogans, <em>Happyvore</em> se targue clairement « <em>d&rsquo;envoyer du steak</em>« .</p>



<p>Visée aussi, l&rsquo;entreprise <em>La Vie</em> vend du végétal avec des dénominations issues de la charcuterie : « jambon » lardons », « bacon » sont au programme. <br>L&rsquo;entreprise avait réagi directement et immédiatement à l&rsquo;annonce de Gabriel Attal sur le réseau social X :</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="322" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-6.png" alt="" class="wp-image-14252" style="width:563px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-6.png 992w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-6-300x97.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-6-768x249.png 768w" sizes="auto, (max-width: 992px) 100vw, 992px" /></a></figure>



<p>En effet,  cette disposition législative n&rsquo;est applicable qu&rsquo;à la production végétale fabriquée en France, les autres pays dont la Communauté européenne n&rsquo;étant pas du tout dans l&rsquo;esprit de cette nouvelle disposition légale tricolore à titre de restriction terminologique. Cela veut dire ne pratique que l&rsquo;on ne pas cesser de trouver dans les rayons des supermarchés du « steak de soja », ou de blé ou de tout autre végétal. Tous les produits concernés fabriqués hors France seront toujours là.  Et notamment les produits de grandes enseignes internationales comme Nestlé avec ses produits phares Herta. </p>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="473" height="665" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-7.png" alt="" class="wp-image-14253" style="width:461px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-7.png 473w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-7-213x300.png 213w" sizes="auto, (max-width: 473px) 100vw, 473px" /></a></figure>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="406" height="281" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-8.png" alt="" class="wp-image-14254" style="width:592px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-8.png 406w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-8-300x208.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-8-392x272.png 392w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-8-130x90.png 130w" sizes="auto, (max-width: 406px) 100vw, 406px" /></a></figure>
</div>
</div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de confusion des consommateurs</h2>



<p>Et le consommateur dans tout cela ? La confusion semble promise avec des produits identiques dans les rayons portant des noms différents à cause du décret.</p>



<p>D&rsquo;un point de vue commercial, un « <em>steak végétal</em> » n&rsquo;est-il pas plus vendeur que « <em>galette végétale</em> » pour qui cherche un substitut à la viande ?  </p>



<p>La filière française du végétal risque d&rsquo;être très pénalisée en termes d&rsquo;attractivité de ses marques et donc de résultats, sans compter les coûts de reconversion de marque évoqués plus haut.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un remake de 2022</h2>



<p>Il ne faut pas oublier que le souhait de bannissement de noms pour les produits végétaux par le gouvernement n&rsquo;est pas nouveau. Une tentative avait déjà été faite en 2022 avec un décret très similaire, suspendu par le Conseil d&rsquo;État qui outre ses remarques avait renvoyé la question devant la Cour de justice européenne car la décision française n&rsquo;est pas en phase avec la réglementation agro-alimentaire de la CEE. </p>



<p>Le décret 2024 est donc une nouvelle monture qui tient compte des observations formulées par le Conseil, créant notamment une liste détaillée des dénominations interdites qui manquait à la version 2022.</p>



<p>Alors, essai transformé ? Pas sûr.</p>



<p>D&rsquo;une part, les start-up françaises des steaks végétaux citées plus haut ne décolèrent pas de la parution du décret et ont décidé de contre-attaquer.  Elles considèrent de toute façon ne pas pouvoir tout changer pour se conformer à la nouvelle règle en quelques semaines comme les y oblige la loi.</p>



<p>D&rsquo;autre part, la Cour de justice de la CEE n&rsquo;a pas rendu son avis sur le premier décret, ce qui laisse une incertitude sur la validité du second suite au jugement à venir.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Huiles essentielles : sous couvert de « naturel », parfois dangereuses, elles peuvent être présentées illégalement comme ayant des vertus thérapeutiques</title>
		<link>https://citizen4science.org/huiles-essentielles-sous-couvert-de-naturel-parfois-dangereuses-elles-peuvent-etre-presentees-illegalement-comme-ayant-des-vertus-therapeutiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 19:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Réglementaires]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Concurrence et répression des fraudes]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[DGCCRF]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Réglementation]]></category>
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					<description><![CDATA[La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) suit de près le]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) suit de près le commerce de ces produits utilisés à des fins très variées et par des commerçants non moins divers. Elle a rappelé mi-décembre la nécessité d&rsquo;un bon usage</h3>



<p>Les huiles essentielles n&rsquo;ont pas de définition fixée par la réglementation. Le nom est trompeur : il n&rsquo;y a pas d&rsquo;huile ou autres corps gras dans une huile essentielle. Il s&rsquo;agit de substances extraites de parties de plantes aromatiques (contenant des composés volatils)  le plus souvent par distillation. Les huiles essentielles sont en vente libre, mais en tant que produits de consommation, certaines règles leur sont applicables.</p><div id="citiz-991521798" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ce qui est trompeur aussi, et largement exploitée, c&rsquo;est leur origine naturelle. Or « naturel » rime trop souvent dans l&rsquo;esprit du public avec « bénéfique » et inoffensif ».</p>



<p>« L&rsquo;appel à la nature » est ainsi une rhétorique largement utilisé par les vendeurs de pseudoscience et autres produits et techniques non éprouvés voire dangereux car « naturel » n&rsquo;est pas synonyme de « inoffensif ».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/12/image-26.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="727" height="411" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/12/image-26.png" alt="" class="wp-image-13707" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/12/image-26.png 727w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/12/image-26-300x170.png 300w" sizes="auto, (max-width: 727px) 100vw, 727px" /></a></figure>



<p><em>Infographie Melanie Trececk-King/Citizen4Science &#8211; Copyright</em></p>



<p>Les huiles essentielles sont des produits chimiques d&rsquo;origine naturelle extraits de façon à donner des produits très concentrés. Or le caractère nocif ou pas est comme souvent aussi une question de dose au-delà de la nature du produit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Règles de commercialisation</h2>



<p>Le cadre juridique est imposé par le droit de la consommation français et la réglementation de l&rsquo;Union européenne qui classe certaines huiles essentielles dans la catégorie des substances dangereuses. Il en résulte des obligations en matière d&#8217;emballage et d&rsquo;étiquetage, y compris notice d&rsquo;utilisation.</p>



<p><br>En premier lieu, toute huile essentielle commercialisée doit indiquer sa destination en termes d&rsquo;utilisation : alimentaire, hygiène, cosmétique,&#8230;<br>Ensuite, il est nécessaire de fournir un mode d&#8217;emploi ou d&rsquo;utilisation, ainsi que toutes précautions d&#8217;emploi nécessaires pour assurer la sécurité des consommateurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les huiles essentielles ne sont pas des médicaments</h3>



<p>Elles n&rsquo;ont pas d&rsquo;activité thérapeutique prouvées isolément de telle sorte qu&rsquo;il est interdit d&rsquo;alléguer des vertus et bienfaites de nature thérapeutique aux huiles essentielles. qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de prévenir ou de traiter des pathologies. Il n&#8217;empêche que certaines huiles essentielles entrent dans la composition de médicaments, mais ces médicaments ont dont été évalués en tant que tels (mélange et autres associations de substances dans une forme galénique donnée et en quantités déterminées).</p>



<p>« Alléguer » est à comprendre au sens large : il suffit d&rsquo;utiliser une formulation qui laisse penser que l&rsquo;huile essentielle en vente libre peut traiter ou prévenir certains maux pour en faire un « <em>médicament par présentation</em> » au sens du Code de la santé publique, et ainsi être en infraction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Usage alimentaire</h2>



<p>Dans ce cas, il existe des règles (européennes et nationales) particulières spécifiques des produits alimentaires. La première est la nécessité pour le fabricant de respecter la règlementation relative aux requis de « <em>qualité alimentaire</em>« . On trouve deux usages dans ce cadre : l&rsquo;usage aromatique pour la cuisine, afin d&rsquo;incorporer des arômes dans les plats. Des limites de concentration sont définies dans ce cadre. <br>Pour les huiles essentielles comme compléments alimentaires, il existe une réglementation spécifique à cette catégorie de produits dont la finalité est de fournir un complément concentré de plantes (pour les huiles essentielles), de nutriments (vitamines, minéraux) ou d&rsquo;autres substances.<br>La mise sur le marché nécessité une déclaration contenant des éléments sur la composition, la fabrication et la commercialisation et des engagements de qualité alimentaire qui seront examinés par l&rsquo;administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Précautions d&#8217;emploi : ce qu&rsquo;il ne faut jamais faire avec des huiles essentielles</h2>



<p>L&rsquo;usage d&rsquo;huiles essentielles est déconseillé chez certaines populations : les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques. Comme toujours chez les personnes allergiques ou à tendance allergique il convient de tester l&rsquo;huile essentielle avant utilisation. Une huile essentielle ne s&rsquo;injecte jamais par voie intraveineuse ou intramusculaire, et on ne doit pas les appliquer pures sur les muqueuses, les yeux et autres orifices du corps. Il convient de se laver les mains après usage lors d&rsquo;une application cutanée pour éviter l&rsquo;ingestion. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;utiliser une huile essentielle pour diffusion dans l&rsquo;air, il faut toujours utiliser un appareil dédié à cet usage. Il peut exister d&rsquo;autres précautions d&#8217;emploi selon l&rsquo;usage prévu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gwpasncolb"><a href="https://citizen4science.org/gros-bobo-pour-urgo-la-dgccrf-demantele-une-fraude-massive-au-dispositif-anti-cadeaux/">Gros bobo pour URGO : la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) démantèle une fraude massive et durable au dispositif « anti-cadeaux » par le laboratoire URGO</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gros bobo pour URGO : la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) démantèle une fraude massive et durable au dispositif « anti-cadeaux » par le laboratoire URGO » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/gros-bobo-pour-urgo-la-dgccrf-demantele-une-fraude-massive-au-dispositif-anti-cadeaux/embed/#?secret=qQnNdpn1Su#?secret=Gwpasncolb" data-secret="Gwpasncolb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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