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La Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes met en garde sur les « médecines non conventionnelles » et autres « médecines douces » et « médecines alternatives »

La DGCCRF a publié le 9 mars un point d’alerte sur ces pseudo-médecines dont l’efficacité n’est pas démontrée et dispensée par des non professionnels de santé. Perte de chance médicale et dérives sectaires font partie de leur environnement. Avez-vous toute l’information nécessaire sur ces pratiques ?

Saluons le positionnement très clair de la DGCCRF sur la problématique abordée : la médecine est basée sur les preuves scientifiques. Les pratiques « alternatives », « douces », « non conventionnelles » ou même « intégratives » dont peuvent donc miens être adossées par leurs apôtres du terme « médecine », ce n’est en pas.
L’Ordre des médecins et l’Ordre des pharmaciens l’on rappelé de façon très claire en 2021.

On regrettera cependant que dans sa communication, la DGCCRF continue d’employer le terme « médecine » même si placée ente guillemets.

Les prestataires

Le succès de ces pratiques est grandissant et l’offre abondante, couvrant des dizaines de disciplines, rapport la DGCCRF. Les professionnels sont souvent auto-entrepreneurs et issus de reconversion professionnelle, voie poussée par le faible investissement nécessaire en termes de temps et d’argent.
Le consommateur face à cette industrie, n’est pas en mesure d’évaluer a priori la qualité des prestations fournies, s’inquiète la DGCCRF, en l’absence de cadre de qualification reconnue. En conséquence les prestataires développent leur activité principalement par le bouche-à-oreille.

Pas de cursus, pas de diplôme, pas de compétences

C’est ainsi pour la grande majorité des pratiques concernées, à part l’acupuncture qui fait l’objet de diplômes nationaux, ce qui n’est pour autant pas la preuve d’une efficacité démontrée de la pratique ! Idem pour quelques disciplines qui sont enseignés à l’université avec des diplômes à la clé. C’est certainement, de notre point de vue, tout à fait problématique car le consommateur associe toute formation reconnue par l’État à l’efficacité de ladite pratique.

Pour le reste, les formations et autres diplômes revendiqués sont conçues et dispensées par les « pairs » de ces pratiques via es organismes privés sans contrôle et sans reconnaissance par l’État. À la clé des attestations de formation qui ressemblent à des diplômes officiels, des libellés qui peuvent être trompeurs, des durées de formation très variables tout comme leurs coûts qui sont parfois très élevés. La DGCCRF dans ces conditions met en garde sur les pratiques qui frôlent avec l’exercice illégal des professions de santé ou l’usurpation de titres.


Elle nous apprend que « Certains organismes conduisent les stagiaires à s’endetter pour pouvoir s’établir et revendiquer le suivi d’une formation spécifique, voire à payer une coûteuse licence annuelle. D’autres imposent aux stagiaires d’enchaîner de nombreuses formations payantes, pour progresser de « niveau » en « niveau ». Il arrive même que, pour financer ces stages, les professionnels proposent à leur tour de former de nouveaux élèves, ce qui peut s’apparenter à un système de vente pyramidale interdite.

Les professions médicales sont réglementées par le Code de la santé publique et ne peuvent être exercées que par les professionnels de santé dans leurs spécialités. Toute allégation thérapeutique (« guérit ceci » ou « prévient cela ») est dès lors abusive si affirmées par ces prestataires. Rappelons que les dérives sectaires ne sont jamais loin de ces environnements de pratiques non démontrées et non régulées.

Rappelons que l’association Citizen4Science en tant que médiateur scientifique s’est positionnée historiquement dans la lutte contre les pratiques santé avec diverses tribunes et interventions dan la presse ces dernières années, par exemple dans les journaux L’Express ou Marianne, dénonçant particulièrement un lobby des pseudosciences très introduit au sein du gouvernement, « Agence des médecins complémentaires et alternatives ».

Pour aller plus loin

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