Le Groupe “CIA”. Je vous raconte tout.

Par @Acles (ex “Stalec) sur Twitter, thread orinal publé le 12 avril 2021. Dans l’Agora du Blog C4S avec son aimable autorisation.

Ici, je vais synthétiser tout ce que j’ai déjà dit en fait, mais je vais rajouter pas mal de trucs que je trouve importants pour tout bien comprendre à ce réseau.
Quand j’étais un peu plus jeune, à l’école, j’étais victime de harcèlement scolaire. Je n’avais pas d’amis, rien. Quand je rentrais de l’école, je passais mon temps à chercher des trucs sur le 11 septembre, j’avais des classeurs pleins. j’étais un conspi du 11 septembre.
J’ai commencé à être insociable, à ne plus aimer les gens, à les détester, à ne plus sortir de chez moi pour ne croiser plus personne..et,même à cette période….de mépris complet envers l’être humain, je n’ai jamais été aussi violent que je l’ai été ensuite. Le 11 septembre me permettait de m’évader de ma vie de merde, et puis, je suis devenu adulte, et il fallait bien rentrer dans la vie professionnelle, donc j’avais plus de trop de temps pour le 11/09, j’ai pas arrêté d’y croire, je me suis lassé, et avec le temps s’est passé.

Cependant, ma vision des autres, mon regard sur l’être humain n’avait pas changé. J’étais toujours insociable, les seuls contacts que j’avais, c’était ma famille, mon père en particulier.

Et alors, la crise sanitaire est arrivée.., je vais pas revenir dessus encore une fois, j’ai expliqué comment je suis devenu conspi, et puis maintenant que vous savez mon passé, vous pouvez comprendre qu’il y avait aussi une prédisposition.

J’étais dans des groupes Pro-Raoult (rien de confidentiel, des groupes normaux de conversation, quoi) (par contre, les gros comptes de l’époque style Biobio, Azalbert, Reverbel n’étaient pas dans ces groupes.

Et donc j’ai rencontré “ Olive ” qui était gentil avec moi (même si je sais qu’il était assez virulent avec les autres, mais je l’étais aussi).
Il me complimentait, il me disait que j’étais une bonne personne quand il le sentait, il me disait de continuer ce que je faisais.
Un jour, il est venu me voir en DM en me posant une question. “Fais attention, les nofakemed vont essayer de te pirater, As-tu activé la double authentification ?” (c’est à dire qu’à chaque fois qu’on doit se connecter, il faut valider par un SMS qu’on reçoit sur notre téléphone)

Il insiste pour avoir les preuves de ça…Étrange, mais bon, je lui montre le screen… 5 min plus tard… je reçois une invitation pour le groupe CIA.
Assez surpris parce que les membres de ce groupe-là, c’était pas des membres qu’on voyait souvent dans les autres groupes.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’avant de rentrer dans ce groupe “CIA”, j’étais déjà quand même pas mal conspi hein, et donc, comme j’ai déjà expliqué, ce groupe était secret, on avait pas le droit d’en parler.
Une fois dedans, ce groupe, tout le monde était contents, ils m’ont tous souhaité la bienvenue, et puis on m’a expliqué que ce groupe servait à vérifier des informations.. pour ne pas poster des bêtises. En théorie.
C’était assez structuré, il y avait les gros comptes (biobio, Asclépius, Reverbel, Moi, etc..) qui servaient à diffuser les informations.
l y avait des membres qui étaient là parce qu’ils avaient une compétence où étaient des scientifiques (BioMoon, Jlesgards, Lacout, Nicolas Vedrines..) et donc, qui soi-disant nous aidaient à vérifier les informations. En théorie, encore une fois.
En pratique, les soi-disant “scientifiques” nous racontaient un peu n’importe quoi, en fait, et on vérifiait pas vraiment les informations puisqu’il n’y avait pas de contradiction, tout était en mode “Oui, ça s’est cool, diffuse-le” 
Mais parfois, certains n’étaient pas sûrs d’un truc, et d’autres disaient qu’il ne fallait pas le diffuser… mais la majorité s’en foutaient, et rétorquaient que de toute façon “On sait qu’il y a un fonds de vérité”. Donc, certaines personnes postaient des trucs qu’ils savaient faux.

Une fois, j’avais diffusé un montage débile en disant qu’un mec qui était passé à la TV mentait sur son état de santé, c’était un LREM.  Un des membres m’avait fait remarquer qu’il connaissait ce type, et que son état de santé était réel. Je me suis excusé et j’ai exprimé mon intention de supprimer le tweet, mais ce membre (et d’autres) me disait,  qu’en fait, je pouvais le laisser parce que ce type, c’était pas une personne fréquentable quand même.
J’ai supprimé quand même et je me suis fait attaquer dans le groupe pour ça… mon tweet avait presque 1 000 likes au moment où je le supprime, et ils n’étaient pas contents que je ne laisse pas la vidéo faire ses vues.

Dans CIA, certains partageaient des tweets de gens qui nous déplaisaient, avec des commentaires du genre “regardez ce collabo !”…. Chacun le faisait un peu. Certains d’entre nous allaient commenter sous les posts. C’est du harcèement ciblé… personne ne s’en rendait compte.

Il y a eu l’histoire de Wikipédia..qui a séparé le blog FranceSoir du journal France-Soir. Xavier Azalbert (qui est dans le groupe) nous avait demandé de réagir à l’époque…. En précisant bien que c’était les nofakemed et qu’il était dans la merde que Wikipédia sépare le blog du journal, car ça leur faisait perdre de la crédibilité au niveau des médias et des publicités. C’est pas la seule fois qu’il nous demandait de faire ce genre de choses.

Bref, pour revenir aux membres, il y avait aussi Yanis Roussel (chargé de communication de Didier Raoult) et Eric Chabrière (Professeur de Biochimie à l’IHU-M).
Eric Chabrière nous parlait en permanence de conflit d’intérêts, de son mépris envers Olivier Véran et le gouvernement, nous invitait à l’IHU-M. (Certains y sont allés deux fois) et enfin nous donnaient des documents en avance. Histoire de se préparer en avance sur ce qu’on va dire.

Ce groupe, c’est le “collectif citoyen” de France-Soir. Nous n’avons jamais été 500 ou 1 000 comme le prétend Azalbert.. on était une vingtaine maximum dont le 3/4 n’y comprenait que dalle.

Je tiens à préciser que tout ce que je vais dire par la suite concerne une minorité des membres, la grande majorité n’avait pas de mauvaise intention, et ne faisait pas ce genre de choses… maintenant, je vais parler uniquement de 4-5 personnes, que je ne nommerai pas.

Mon compte était en lien avec celui de Biobiobio. dès que je suis rentré dans le groupe pendant l’été,  bah, on a commencé à me demander en mode “ça serait cool stalec que tu récupères cet extrait ”. Et en fait, la majorité des vidéos que j’ai publiées entre août 2020 et octobre 2020… étaient destinées au compte de biobiobio qui retweetait car c’était le compte avec le plus d’abos dans le groupe.
Confinement ou pas, cela ne changeait pas grand chose, je sortais uniquement pour faire les courses, (et encore j’étais en stress, je me dépêchais) parce qu’il fallait en permanence que je sois devant mon ordinateur.
Car lorsque qu’ils me demandaient quelque chose, il fallait être rapide, être disponible et faire ce qu’on me demandait de faire… une fois, j’ai décroché une journée… j’ai reçu des appels & des sms, j’ai éteint mon téléphone.. le lendemain quand je suis revenu dans le groupe, Je me suis fait lyncher dans le groupe en me disant que tout ce que je n’avais pas tweeté de la journée, c’était un relâchement, et qu’il fallait que je pense à tous les gens qui mourraient sans être soignés. J’étais responsable, je n’aurais pas dû relâcher.
J’ai pleuré, et j’ai beaucoup pleuré.. parce que il y a eu aussi des chantages affectifs à chaque fois que j’étais pas assez rapide ou disponible, et ce genre de choses, c’est quelque chose qui marchait bien sur moi.
Je vous ai raconté au début de ce thread, mon harcèlement scolaire, et les conséquences qui en découlent (isolement, associabilité), c’est aussi sortir et avoir l’impression que tout le monde te dévisage. Entendre quelqu’un rire et avoir l’impression que c’est à cause de toi

Bref, ce groupe me permettait d’avoir un lien social, ce qui était impossible dans ma vie IRL, car j’avais peu d’estime de moi-même, et donc, vous comprenez mieux pourquoi les chantages affectifs marchaient aussi bien sur moi.

Ensuite biobio a quitté Twitter (pour des raisons personnelles que je ne dirais pas ici) et du coup j’étais le compte le plus suivi du groupe… À ce moment là, tout ce que je publiais venait vraiment de moi, cependant parfois, une personne du groupe me disait : “j’ai Fouché au téléphone, il passe dans 5 min chez Morandini, il va dire telle chose, enregistre-le ”, et du coup je m’exécutais, et je publiais les extraits.
Parce que oui, j’ai découvert petit à petit que beaucoup de personnes du groupe étaient en relation, plus ou moins proche..avec des figures conspi que vous voyez dans les médias (Fouché, Henrion-Caude, Fourtillan, Perronne, etc..).
Et donc, même à ce moment-là, je devais être disponible, et c’était encore pire, puisqu’on contrôlait tout ce que je retweetais, toutes mes interactions avec les autres… quand certains partageaient nos conversations publiquement, je me faisais taper sur les doigts dans le groupe.

Je pense maintenant qu’au vu de tout ce que je vous ai dit, vous comprenez mieux cet échange

Quel cynisme… et bien-sur cette petite référence au fait que je fais des fautes d’orthographe.. afin de me rabaisser un petit peu quand même (mais c’est gentillement lol)

Je vous mets ici quelques autres faits qui se sont produits dans le groupe et qui a aidé au fait que j’en sorte en fait.

Voici l’avis de Xavier Azalbert (Directeur de FranceSoir) sur le Collectif Citoyen.

Chose que j’ai oublié de dire, c’est que “CIA” n’était pas le seul groupe de France-Soir, il y avait un autre groupe nommé “Méta-analyse à analyser” avec un peu moins de membres (je précise que l’IHU n’y était pas, et je pense qu’ils ne sont pas au courant de son existence.
Moi, j’y ai été ajouté, je ne sais trop pourquoi, puisque, comme son nom l’indique, ce groupe était dédié à “”débunker” la méta-analyse de Fiolet, je n’avais aucune compétence pour cela.
En théorie, seulement, dans les faits, ce groupe était entièrement dédié à harceler les auteurs de la méta-analyse “Fiolet&All” pour faire rétracter leurs études. (Lettre complotiste au journal scientifique, raid de harcèlement ciblé)  enfin bon, vous comprenez le délire, quoi.

Quand je relis tout ce que j’ai dit, je me reconnais pas, c’est pas moi, je suis pas comme ça, je n’insulte pas les médecins, je ne harcèle pas… je ne suis pas comme ça, c’est à l’opposé de qui je suis en fait, je sais pas ce qu’il m’a pris… c’est pas seulement le complotisme.
J’ai déjà été conspi, et j’étais pas comme ça, j’étais pas aussi virulent, je n’ai aucune excuse à ce comportement, c’est ma faute.
Je me décharge pas de toutes les conneries que j’ai dites, de toutes les insultes que j’ai prononcées; de toutes les fois où je suis allé trop loin, c’est ma faute. Je vous explique juste les faits..pour comprendre comment ce réseau marche.
C’est au moment où je me suis échappé de tout cela que j’ai compris le mal que je faisais, toutes les personnes qui n’allaient pas dans notre sens ont les déhumaniseés d’une manière ou de l’autre, et donc….j’ai harcelé et insulté des gens.
Je suis devenu comme les personnes qui me harcelaient dans ma scolarité..tout en sachant les conséquences psychologiques à vie, qui en découlait… Je me hais. L’harcèlement que je reçois maintenant, ne me touche pas…ce qui me touche, c’est que j’ai pu être suivi par ces gens là.
Mon attachement excessif à ce groupe a fait qu’aujourd’hui,  je suis dans une situation financière catastrophique, puisqu’en fait je ne sortais pas, j’avais des dettes, mais je n’allais pas voir d’organismes sociaux, j’ai laissé traîner car il fallait que je sois dispo pour CIA.

Maintenant, je ne parlerai plus de ce sujet, et comme je ne suis pas croyant, je dis: Adieu, France-Soir.. Adieu, l’IHU-M.. Adieu CIA… Adieu, Stalec.
Stéphane/Aclé

Six conseils pour vous aider à détecter de fausses news scientifiques

Par Marc Zimmer, Professeur de chimie, Connectictut College

Je suis professeur de chimie, je suis titulaire d’n doctorat et je mène mes propres recherches scientifiques. Pourtant, lorsque je consomme des médias, je dois souvent me demander : ” Est-ce de la science ou de la fiction ?

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une histoire scientifique peut ne pas être solide. Les charlatans profitent de la complexité de la science, certains fournisseurs de contenu ne savent pas distinguer la mauvaise science de la bonne et certains politiciens colportent de la fausse science pour soutenir leurs positions.

Si la science semble trop belle pour être vraie ou trop farfelue pour être réelle, ou si elle soutient de manière très commode une cause controversée, il est préférable de vérifier sa véracité.

Voici six conseils pour vous aider à détecter la fausse science.


Conseil 1 : Recherchez le sceau d’approbation de l’examen par les pairs

Les scientifiques s’appuient sur des articles de journaux pour partager leurs résultats scientifiques. Ils permettent au monde entier de savoir quelles recherches ont été effectuées et comment.

Lorsque les chercheurs sont sûrs de leurs résultats, ils rédigent un manuscrit et l’envoient à une revue. Les rédacteurs en chef transmettent les manuscrits soumis à au moins deux examinateurs externes spécialisés sur le sujet. Ces examinateurs peuvent suggérer que le manuscrit soit rejeté, publié tel quel ou renvoyé aux scientifiques pour de nouvelles expériences. Ce processus est appelé ” évaluation par les pairs “.

Les recherches publiées dans des revues à comité de lecture ont fait l’objet d’un contrôle de qualité rigoureux par des experts. Chaque année, quelque
2 800 revues à comité de lecture publient environ 1,8 million d’articles scientifiques. Le corpus de connaissances scientifiques est en constante évolution et mis à jour, mais vous pouvez être sûr que la science décrite par ces revues est solide. Les politiques de rétractation permettent de corriger le dossier si des erreurs sont découvertes après la publication.

“Revu par les pairs” (peer-reviewed) signifie que d’autres experts scientifiques ont vérifié l’étude à la recherche de tout problème avant publication

L’examen par les pairs prend des mois. Pour accélérer la diffusion, les scientifiques publient parfois leurs articles de recherche sur ce que l’on appelle un serveur de preprint. Ces serveurs portent souvent le nom de “RXiv” (prononcé “archive”) : MedRXiv, BioRXiv, etc. Ces articles n’ont pas été examinés par des pairs et ne sont donc pas validés par d’autres scientifiques. Les prépublications permettent à d’autres scientifiques d’évaluer et d’utiliser plus rapidement les recherches comme éléments de base de leurs propres travaux.

Depuis combien de temps ce travail se trouve-t-il sur le serveur de preprint ? Si cela fait des mois et qu’il n’a pas encore été publié dans la littérature évaluée par les pairs, soyez très sceptique. Les scientifiques qui ont soumis le preprint appartiennent-ils à une institution réputée ? Au cours de la crise de la COVID-19, alors que les chercheurs s’efforcent de comprendre un nouveau virus dangereux et s’empressent de mettre au point des traitements susceptibles de sauver des vies, les serveurs de preprint ont été jonchés de données scientifiques immatures et non prouvées. Des normes de recherche rigoureuses ont été sacrifiées au profit de la rapidité.

Un dernier avertissement : Soyez attentifs aux recherches publiées dans ce que l’on appelle des revues prédatrices. Elles n’évaluent pas les manuscrits par des pairs et font payer les auteurs pour les publier. Les articles publiés dans l’une des milliers de revues prédatrices connues doivent être traités avec beaucoup de scepticisme.


Conseil n° 2 : cherchez vos propres angles morts

Méfiez-vous des biais de votre propre pensée qui pourraient vous prédisposer à tomber dans le panneau d’une fausse nouvelle scientifique.

Les gens accordent à leurs propres souvenirs et expériences plus de crédit qu’ils ne le méritent, ce qui rend difficile l’acceptation de nouvelles idées et théories. Les psychologues appellent cette bizarrerie le biais de disponibilité. Il s’agit d’un raccourci intégré utile lorsque vous devez prendre des décisions rapides et que vous n’avez pas le temps de faire une analyse critique d’un grand nombre de données, mais il nuit à vos capacités de vérification des faits.

Dans la lutte pour attirer l’attention, les déclarations sensationnelles l’emportent sur des faits peu excitants, mais plus probables. La tendance à surestimer la probabilité d’événements frappants s’appelle le biais de saillance. Il conduit les gens à croire, à tort, des résultats trop médiatisés et à faire confiance à des politiciens confiants plutôt qu’à des scientifiques prudents.

Un biais de confirmation peut également être à l’œuvre. Les gens ont tendance à accorder du crédit aux nouvelles qui correspondent à leurs croyances existantes. Cette tendance aide les négationnistes du changement climatique et les partisans de l’anti-vaccin à croire en leur cause malgré le consensus scientifique qui s’y oppose.

Les pourvoyeurs de fake news connaissent les faiblesses de l’esprit humain et tentent de tirer parti de ces biais naturels. Une formation peut vous aider à reconnaître et à surmonter vos propres biais cognitifs.


Conseil n° 3 : corrélation n’est pas causalité

Ce n’est pas parce que vous pouvez voir une relation entre deux choses que l’une cause l’autre.

Même si les enquêtes révèlent que les personnes qui vivent plus longtemps boivent plus de vin rouge, cela ne signifie pas qu’une consommation quotidienne prolongera votre espérance de vie. Il se peut simplement que les buveurs de vin rouge soient plus riches et bénéficient de meilleurs soins de santé, par exemple. Surveillez cette erreur dans l’actualité sur la nutrition.

Ce qui fonctionne bien chez les rongeurs peut ne pas fonctionner du tout chez vous

Conseil 4 : Qui étaient les sujets de l’étude ?

Si une étude impliquait des sujets humains, vérifiez si elle était contrôlée par placebo. Cela signifie que certains participants sont désignés au hasard pour recevoir le traitement – comme un nouveau vaccin – et que d’autres reçoivent une version factice qu’ils peuvent croient réelle, le placebo. De cette façon, les chercheurs peuvent déterminer si l’effet observé est dû au médicament testé.

Les meilleurs essais sont également menés en double aveugle : Pour éliminer tout parti pris ou idée préconçue, ni les chercheurs ni les volontaires ne savent qui reçoit le médicament actif ou le placebo.

La taille de l’essai est également importante. Lorsqu’un plus grand nombre de patients sont recrutés, les chercheurs peuvent identifier plus rapidement les problèmes de sécurité et les effets bénéfiques, et les différences entre les sous-groupes sont plus évidentes. Les essais cliniques peuvent porter sur des milliers de sujets, mais certaines études scientifiques impliquant des personnes sont beaucoup plus petites ; elles doivent expliquer comment elles ont obtenu la confiance statistique qu’elles prétendent présenter.

Vérifiez que toute recherche sur la santé a réellement été menée sur des personnes. Ce n’est pas parce qu’un médicament est efficace sur des rats ou des souris qu’il le sera pour vous.


Conseil n° 5 : la science n’a pas besoin de “camps”.

Si un débat politique nécessite deux camps opposés, ce n’est pas le cas d’un consensus scientifique. Lorsque les médias interprètent que l’objectivité signifie temps équivalent, cela nuit à la science.


Conseil n° 6 : Il se peut qu’un rapport clair et honnête ne soit pas l’objectif

Pour attirer l’attention de leur public, les émissions matinales et les talk-shows ont besoin de quelque chose d’excitant et de nouveau ; l’exactitude peut être moins prioritaire. De nombreux journalistes scientifiques font de leur mieux pour couvrir avec précision les nouvelles recherches et découvertes, mais beaucoup de médias scientifiques sont plus considérés comme divertissants qu’éducatifs. Dr Oz, Dr Phil et Dr Drew ne devraient pas être vos sources médicales privilégiées.

Méfiez-vous des procédures et produits médicaux qui semblent trop beaux pour être vrais. Soyez sceptique en ce qui concerne les témoignages. Pensez aux motivations des principaux acteurs et à ceux qui ont intérêt à gagner de l’argent.

Si vous restez méfiant(e) concernant des informations diffusées par les médias, assurez-vous qu’elles reflètent les résultats réels de la recherche en lisant l’article lui-même.

Traduit par Citizen4Science, article original paru dans The Conversation, lien vers l’article original : https://theconversation.com/6-tips-to-help-you-detect-fake-science-news-153708

Comment savoir si un expert est vraiment expert ?

Par Lionel Case @lionel_case, membre de Citizen4Science. Microbiologiste. Développeur. Eleveur de Swimming Poules. Combat les charlatans avec des threads. Déteste le bullshit populiste.

Quand les experts scientifiques défilent H24 sur nos écrans et qu’ils affirment, infirment, pérorent, pontifient, et pour finir nous pétrifient sur place, comment discerner le vrai expert du charlatan mousseux ?
Avant-propos : Ceci n’est PAS un exercice de trollage. Ceci est une tentative de mise en perspective, pour aider ceux qui aimeraient trouver des repères de fiabilité dans ce brouhaha ambiant. Des illustrations oui, mais pas d’attaque ad hominem. Que de la science.

Sommaire :
1. Qu’est-ce qui ne définit PAS un expert ?
2. Qu’est-ce qui définit un expert ?
3. « Je suis une spécialiste de l’ARN », le cas d’Alexandra Henrion-Caude
4. Conclusion

1. Qu’est-ce qui ne définit PAS un expert ?

Je suis Docteur, mon H-index est de 120, asseyez-vous et prenez note.
Sondage : dans la phrase précédente, quels termes sont synonymes d’expertise assurée ?
A. Docteur
B. H-index
C. Aucun des deux

Bah aucun des deux en fait. Rien qu’en France, toutes disciplines confondues, il existe des dizaines de milliers de docteurs. Des centaines de nouveaux titres de docteurs sont attribués chaque année. Ces titres sanctionnent de longues études HAUTEMENT SPÉCIALISÉES.
En gros, des gens avec des connaissances pointues qui s’adressent tout au plus à quelques centaines d’experts de leur domaine. Mais qui peuvent également parler de tout, et de rien, à des millions de non-experts, en faisant illusion. Et c’est bien là le problème.
Le H-index, quant à lui, est une mesure composite (et controversée) de la quantité et la qualité d’une vie de recherche (les publications), et de son impact sur la communauté scientifique (les citations).
Mais notez qu’un neurobiologiste peut avoir un H-index faramineux, ça ne le rend pas expert en infectiologie pour autant. Tout comme 8 médailles olympiques de tir à l’arc ne feront pas de cet athlète un basketteur.

2. Qu’est-ce qui définit un expert ?

Un titre et un H-index reflètent (pour faire simple) un niveau relatif et strictement associé à un domaine d’expertise.
Ce sont des contenants, pas des substituts ou des synonymes d’expertise. Comme une valise, l’important est dedans.
Donc ce qui définit un expert c’est la richesse et la qualité de sa contribution DANS UN DOMAINE PRÉCIS.
Et ça se mesure de façon essentiellement qualitative.
Et sur un temps long.
Par exemple, si je suis spécialiste de l’ARN, dans combien de mes travaux trouve-t-on le mot clé « ARN » ? Et quelle est la qualité de ces travaux ? Voyons un exemple précis.

3.« Je suis une spécialiste de l’ARN »: le cas d’Alexandra Henrion-Caude (AHC)

La France compte d’excellents spécialistes de l’ARN : Eric Westhof, Edouard Bertrand, Christiane Branlant, Bertrand Séraphin, Hervé Seitz, Brice Felden, Alain Krol, Edith Heard, Jérôme Cavaillé, Pascale Romby, Henri Grosjean, Jean-Jacques Toulmé, et bien d’autres…
AHC fait-elle partie de ce club sélect ?
Les 1ères publications scientifiques d’AHC (à l’époque Alexandra Henrion) remontent à 1994. Ses premières publications sur l’ARN, par contre, ne débutent qu’en 2008 (revue) ou plutôt 2010, date de son premier article de recherche sur les « microARNs » (miARN ou miRNA).

Puis elle publie plusieurs papiers pendant 5 ans (jusqu’en 2015 donc) et puis…c’est fini.
Donc sur 26 ans de carrière scientifique, elle aura passé 6 ans, soit moins d’1/4 de sa carrière, à bosser sur l’ARN. (pour trouver ses papiers, tuto Pubmed en fin de thread).
Si on compare AHC à d’autres (vrais) spécialistes de l’ARN de sa génération, ça commence à tanguer.
Prenons le D. JC: – né en 1970 (AHC : 1969) – Première publication 1994 (AHC : 1995) – Thèse 1997 (AHC : 1997) – Nbre de publis/H-index du même ordre (restons élégants).

Ce sont des carrières tout à fait comparables. Et honorables. Mais la =/= se trouve ici :

La carrière du Dr JC est entièrement consacrée à l’ARN. 100% de son H-index, c’est l’ARN. Alors qu’AHC est arrivée tard, partie tôt, et a consacré les trois-quart de son temps à autre chose.

Regardons maintenant le détail de la contribution d’AHC au monde de l’ARN.
Le pic de ses publications ARN se trouve en 2012. Sur les 5 publications, 1 seule publication de recherche expérimentale.
Les autres : des revues biblio, des tribunes d’opinion.

Sur l’ensemble de son œuvre dans le monde de l’ARN, soit 15 publications, seules 8 publications de recherche.
Dont seul 3 en dernier auteur (= celui qui supervise les recherches).

https://t.co/qdvn4kytpP?amp=1 (2010)
https://t.co/uMwNXnP4Ti?amp=1 (2011)
https://t.co/uMwNXnP4Ti?amp=1 (2012)
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0020746

Sur ses 3 papiers en dernière auteure, celui de 2011 mérite commentaire. Car, sans rentrer dans les détails techniques, ce papier a tout d’une grosse erreur d’interprétation. Car AHC pense avoir découvert des micro-ARN dans les mitochondries (ce qui aurait été un scoop).

mais lorsqu’on analyse les résultats, ce qu’on voit surtout c des produits de dégradation d’ARNr/ARNt mitochondriaux. Donc des artefacts.
Et AHC a l’air de le savoir, car elle a appelé ses micro-ARN des « mitoMIRs », une façon de dire “ça en est” mais…pas vraiment.

Honnêtement elle aurait dû les appeler “mythoMiR” » (mais passons).. Dernier baroud d’honneur, AHC publie en 2020 un article vraiment WTF sur une histoire d’ARN circulaire et son rôle dans l’origine du monde. Un article signé SimplissimA, sa boîte de l’Ile Maurice.

4. Conclusion

En conclusion, nous vivons une crise Covid éprouvante pour tous, mais apparemment enthousiasmante pour certains. Les experts auto-proclamés vivent une époque dorée. Mais reconnaitre un expert et le qualifier n’est pas si difficile que cela. Il faut juste le vouloir.
Alexandra Henrion-Caude a fait une carrière scientifique honorable, avant de partir en vrille, pour une raison que seule elle connait.
Son expertise en ARN se résume à une poignée d’articles peu impactants en 25 ans, dont elle fait fond de commerce et sur lesquels elle base son argument d’autorité. Elle s’est mise à travailler sur les ARN quand ces derniers sont devenus à la mode, dans la décennie des 2000’s.
Elle est arrivée tard, et partie tôt. Et si son expertise en ARN est modeste, ses compétences en infectiologie sont nulles.
Vous comprendrez maintenant pourquoi elle est capable de dire des énormités telles que « vous m’expliquerez comment le variant breton échappe à la PCR mais pas au vaccin ». Parce qu’un titre et un H-index ne disent RIEN de la compétence d’un chercheur hors de son vrai champ d’expertise.
Au contraire, un « je ne sais pas répondre » est souvent le gage d’un scientifique intègre.

Je remercie les Dr. C et Dr. S “for helpful discussions and comments”.

Vive la Science !

Pour retrouver les papiers d’AHC. Allez dans pubmed et tapez: – Henrion A pour ne pas louper les papiers avant 2002 (référencement par initiale prénom) – Henrion-Caude Alexandra pour avoir tous les papiers après 2002 (et ne pas avoir à trier les “Henrion A” qui ne sont pas elle).
Pubmed :
https://t.co/opKQzURAxO?amp=1


Non il était juste bon le mec. Et il pensait. Vraiment. Et quand il faisait le design expérimental, c’était du Mozart. Bref, tombé dans la science quand il était petit.

Le cas du médecin belge Pascal Sacré

Dans la série “Mieux connaître les lanceurs d’alerte” et leur travail

Mon compatriote belge Pascal Sacré a fait pas mal parler de lui ces derniers mois. Vu chez France-Soir, dans le film “Ceci n’est pas un complot” de Bernard Crutzen, et dans le bonus de “Hold Up le documentaire”. Je voulais un peu mieux connaître ce médecin, je n’ai pas été déçue du (long) voyage.

Pascal se fait connaître en avril 2020 par cet article où il se présente comme n’étant pas conspirationniste. Il alerte sur la corruption des experts de différents comités scientifiques qui sont, selon lui, à la botte de l’industrie pharmaceutique.
bit.ly/2MFH3Fk

Il critique les mesures de distanciation sociale comme le confinement et propose de « partir en guerre contre la corruption » et de créer des comités d’experts renommés, réellement indépendants et bien sûr, non-conspirationnistes (ça a l’air important pour lui).

Je ne vais pas revenir sur la définition de « conspirationniste » ni de « complotiste ». Ce sont des qualificatifs qui se sont vidés de leur sens depuis le début de la pandémie et je trouve que ces termes polarisent et ne font pas avancer le débat. On va dire que …

Pascal a des idées « alternatives » depuis certain temps… sur l’ONU (2009 – bit.ly/2PqIqsr), sur les gens qui croient à la version officielle sur les attentats du 11 septembre (2010 – https://bit.ly/3sGTSi6) ou sur les vaccins (2010 – https://bit.ly/3c5WcIP).

Pascal apparaît sur mon radar fin octobre 2020, quand un des ses message est partagé sur Facebook par des personnes avec qui je suis en contact.
Il a piqué ma curiosité, je trouvais cette vision de la science plutôt étonnante, pour un médecin.

Quelques jours plus tard, il a été licencié par le Grand Hôpital de Charleroi pour avoir dit « sa » vérité.
https://bit.ly/30bktHR
Je n’ai trouvé nulle part la version de son employeur. Peut-on virer quelqu’un pour ses idées ? C’était quoi, exactement, « sa » vérité ?

Très prolifique, Pascal a notamment écrit 5 articles « COVID-19: au plus près de la vérité. » en juillet 2020. Penchons-nous sur ces articles en particulier pour mieux comprendre ses idées : 1. Le confinement, d’après lui, a eu l’effet inverse de celui escompté.

Pascal se base principalement sur cette « étude » réalisée par 3 personnes aux CV impressionnants.
(https://bit.ly/3uXa9RQ)

Elle n’a pas été publiée dans une revue scientifique ni revue par des pairs. Moi je ne peux pas juger de la méthodologie, mais…

Ce n’est pas comme s’il y avait d’autres chercheurs qui avaient publié des études sur les effets du confinement, de toute façon… *On me souffle dans l’oreillette qu’il y en aurait eu quelques-unes ? Pourquoi n’utiliser que celle-là, alors ? Continuons …

2. Les masques causent l’hypoxémie (diminution de la quantité d’O2 transportée dans le sang ), l’hypercapnie (élévation du volume de CO2 présent dans le sang) et permettent la culture de virus (https://bit.ly/3qkQCXY). Je suis traductrice, pas médecin, mais j’ai eu un doute..

J’ai donc été lire les sources de Pascal :

  • Avis non sourcé de Russell Blaylock, neurochirurgien retraité.
  • Étude qui constate une légère baisse de la SpO2 sans pouvoir déterminer si elle est due au masque ou au stress et qui appelle à faire plus d’études :

Étude sur le port des masques N95 chez les femmes enceintes : pas de différence sur la composition de l’air inspiré ni sur la saturation en oxygène mesurée au bout du doigt, mais le port du N95 est fatiguant, car il faut faire plus d’effort pour respirer (si j’ai compris) :

Article suivant (https://bit.ly/3cm6S6f): 3. En vérité je vous le dis, on nous cache un remède efficace parce qu’il ne coûte pas cher. On ne va pas refaire le débat. Beaucoup y ont cru…

Aujourd’hui, on sait que ça ne fonctionne pas. Même des sources recommandées par Pascal disent que ça ne marche pas :


Pourtant, en décembre 2020, Pascal recommande toujours l’HCQ. Continuons …
Avec l’article suivant https://bit.ly/3kQRwKv :
4 . Les tests PCR ne sont pas un indicateur fiable et servent à faire peur à la population. Soit :

C’est un domaine trop compliqué pour que je puisse vérifier si ce qu’il dit est pertinent. Par contre, je constate que nulle part, il ne propose d’utiliser un autre indicateur pour savoir si l’épidémie repart. Ça serait pourtant utile. Enfin :

5. Pascal a peur des vaccins contre la Covid19. D’ailleurs la Bible nous avertissait déjà ! https://bit.ly/3rtwKDy Là encore, ce n’est pas mon domaine donc je ne vais pas parler du fond. Ce qui m’interpelle, c’est qu’il cite @PeterHotez

Médecin pro-vaccin et activiste contre les pseudosciences, bien connu dans le monde anglophone, et qui parlait là des essais de vaccins contre le SRAS en 2003. Peter Hotez est en faveur des vaccins actuels contre la Covid19 :
https://communityimpact.com/houston/katy/coronavirus/2021/02/01/qa-vaccine-expert-dr-peter-hotez-shares-facts-dispels-myths-about-covid-19-vaccines/

Ces « vérités » répétées par Pascal Sacré au cours de la crise Covid19 lui ont-elles valu d’être licencié par son employeur ? Était-ce justifié ? Je n’ai pas la réponse. Depuis son licenciement, comment va Pascal et que devient-il ?

Il apparaît dans divers médias et documentaires de chercheurs de vérité. Il a publié un ensemble de propositions, largement reprises par divers éveillés dont J-D Michel.
https://t.co/CjwapEUfxN?amp=1

Comment, vous ne connaissez pas Jean-Do ?

Il vend des t-shirts, badges et posters pour propager sa bonne parole.

Il donne des formations. Dans ma ville natale en plus ! Et parle de créer une école.

Il propose des consultations. Le prix me semble raisonnable, mais je suis étonnée que ses patients puissent être remboursés comme s’ils avaient fait une consultation d’anesthésie, puisque ça ne semble pas être le cas ? Je ne fais que poser la question.

Et il continue de faire des vidéos pour rassurer le peuple (février 2021) …
Avec des informations pas toujours vraiment très exactes …

Tiens voilà, fieu, puisque tu demandes :
Pfizer : https://nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2034577
Moderna : https://nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2035389
Astrazeneca : https://thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)32661-1/fulltext

https://t.co/zBGroCkK20?amp=1

J’arrive à la fin de ce long thread. Après tout ce temps passé en compagnie de Pascal Sacré, je n’arrive toujours pas à savoir si c’est un manipulateur, ou s’il s’agit d’une personne réellement sincère, mais aveuglée par ses biais.

Merci de m’avoir lue et à bientôt.


Un article de Galtee @BinLimerick, membre de C4S – publié sur Twitter le 6 mars 2021

Le parcours de l’irlandaise Dolores Cahill

Dans la série “Mieux connaître les lanceurs d’alerte” et leur travail

Bon, je vois que des gens ont jugé bon de traduire l’irlandaise Dolores Cahill en français. Comme je vis en Irlande, j’ai pu creuser un peu sur son parcours. Long thread sur cette grande scientifique, vue chez France-Soir.

Diplômée en génétique moléculaire et immunologie, elle est spécialisée en développement et automatisation de technologies protéomiques à haut débit, réseaux de protéines à haut contenu et leurs applications biomédicales…

Impressionnant, non ? Cela dit, ses recherches n’ont n’a rien à voir, ni de près ni de loin, avec les virus, l’épidémiologie ni les politiques de santé publique. Elle n’est pas non plus docteur en médecine. Voici un lien vers ses recherches :
https://t.co/HfSJtyFhCh?amp=1

Vous remarquerez qu’elle n’a plus rien publié depuis 2016. En fait, il y a une étude qui n’apparaît pas dans cette liste… Celle-ci :
https://t.co/kuWWlzAHOf?amp=1

Parce qu’elle a été rétractée par la revue scientifique après la découverte d’erreurs significatives en matière de méthodologie et de présentation des résultats. https://cutt.ly/WlwUSk3
Depuis ce Dolores-Gate, Dolly n’a plus rien publié. Par contre …

Elle s’est lancée dans la politique en rejoignant un petit parti eurosceptique, anti-immigration, anti-avortement, anti-trans ?etc. Dans les candidats du parti aux dernières élections, il y avait Mairead Donovan, une retraitée qui se présentait à Killarney, sauf que …

Sa photo venait d’une banque d’images et sa description était complètement inventée. Cette personne n’existait pas. Ce parti n’a pas eu beaucoup de succès aux élections, dommage pour Dolly (et Mairead). Mais..
https://t.co/4BiSqlyE6P?amp=1

Le SARS-Cov est arrivé en Irlande et Dolly a commencé à se faire connaître en participant à des vidéos pour critiquer la gestion de la pandémie.
Moi, la première fois que j’en ai entendu parler, c’est quand cette vidéo a été partagée dans un groupe Whatsapp. Après…

Elle a participé à des rassemblements contre le confinement et les masques en Irlande et à l’étranger et à faire d’autres vidéos.
Comme c’est une scientifique reconnue, ce qu’elle dit a plus de crédibilité que, on va dire, eux…
https://twitter.com/BinLimerick/status/1256148169592799232

Mais quand on creuse ce que dit cette grande scientifique, on se rend compte qu’il y a des trucs bizarres.
Par exemple, dans sa première vidéo, à 52:25, elle utilise une étude pour dire que le virus a été fabriqué dans un labo. Pourtant…
https://youtu.be/LcANaXzLMio

Les auteurs de cette étude disent le contraire ! Quand j’ai pointé cette erreur sur la page Facebook de son parti, ils m’ont bloquée en me traitant de troll… C’est facile de vérifier par soi-même.
https://t.co/Gd0OZzRSdZ?amp=1

Ici, elle dit que les coronavirus sont saisonniers et ne rendent malade qu’entre décembre et avril. Là encore, facile de vérifier par soi-même.
https://twitter.com/soundmigration/status/1332727497256030210

Dolly dit être ouverte au débat et a plusieurs fois proposé de discuter avec d’autres scientifiques.
Je remarque une chose : ses interventions sont orales et toujours très vagues. “Une étude montre que…”(Laquelle ?), “Des docteurs ont dit …” (Qui ? Quand ?)

À ma connaissance, elle n’a jamais publié ses critiques par écrit, avec une liste de références qui permettraient de savoir sur quelles données elle s’appuie. Du coup, c’est très difficile de débattre sur un pied d’égalité.

Il faut regarder toutes ses vidéos, essayer de trouver ses sources, quand il y en a, et puis vérifier si son interprétation est correcte.
Beaucoup d’affirmations ne sont même pas sourcées. Et si elle est reconnue dans son domaine…

Elle s’exprime là sur des sujets très spécialisés qui sortent complètement de son domaine d’expertise. On devrait la croire sur parole ?
Non, sorry Dolly … Par exemple, comment vérifier :

Qu’elle va séquencer des tests PCR pour voir si les gens testés n’ont pas la grippe plutôt que la Covid (15:30) ? Dans quel labo ? Avec quel financement ? Comment seront recrutés les volontaires ? Où seront publiés les résultats ?
https://t.co/2cwubmEGfi?amp=1

Que dans une étude sur les vaccins à ARNm faite sur 35 enfants, 2 sont morts (1:15) ? Pourquoi ne pas donner un lien vers cette étude qui est introuvable ? Des affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires.
https://t.co/DBy0msXTBU?amp=1

Qu’elle est protégée par les militaires allemands car elle est menacée de mort pour avoir dit la “Vérité” ?
https://twitter.com/soundmigration/status/1332719618675322882

Je ne vais pas refaire le travail de débunker tout ce qu’elle a dit, d’autres l’ont fait bien mieux que moi. @thejournal_ie a fait plusieurs super articles :
https://www.thejournal.ie/debunked-dolores-cahill-covid-19-video-masks-lockdown-vaccines-5315519-Jan2021/

@HealthFeedback a publié un article qui débunke point par point la vidéo qui a fait connaître Dolly :
https://healthfeedback.org/computing-forever-interview-with-dolores-cahill-contains-numerous-inaccuracies-about-covid-19-and-vaccines/

Il y a plusieurs articles chez @Reuters également:
https://www.reuters.com/article/uk-factcheck-sequencing-idUSKBN29R2NR

Une dernière chose. Dolly a lancé une agence de voyage. Vous êtes “éveillé” ? Vous aimez la “santé naturelle” ? Vous voulez voyager sans mettre de masque ni vous vacciner comme un mouton ? Dolly a pensé à vous :
https://www.freedomairway.com/about

Par exemple, elle propose de réserver un voyage en Irlande pour la Saint-Patrick 2021. Bon, tout est fermé en Irlande, restos, pubs, attractions, et nos déplacements sont limités à un rayon de 5 km sinon on se prend une amende. Mais si ça vous botte, c’est 750 dollars.

Si vous vous dites que c’est trop beau pour être vrai et que c’est sûrement une arnaque, ce thread devrait vous éclairer… The End
https://twitter.com/EamonnVIDF/status/1354429577259585541


Un article de Galtee @BinLimerick, membre de C4S _ publiée sur Twitter le 19 février 2021

L’exposé erroné de Laurent Ruquier pour minimiser la gravité du Covid-19

Beaucoup de gens s’appuient sur l’exposé suivante de Laurent Ruquier pour minimiser la gravité du Covid-19. Mais trop c’est trop !
Cette déclaration est trompeuse et ces chiffres ne sont absolument pas exacts :


Tout d’abord, le taux de survie des patients atteints de Covid19 ne doit pas être calculé sur la base de l’ensemble de la population mais sur la base des cas réels de cas de Covid-19, et on obtient alors des chiffres TRÈS différents.

En France, 89 301 décès sont liés au Covid sur 3, 93 millions de cas, soit un taux de mortalité de 2,3 % malgré les mesures mises en œuvre pour ralentir la propagation ( masque obligatoire, fermeture des bars, des restaurants, des cinémas, confinements et couvre-feu successifs,…) ce qui est un taux très élevé (grippe = environ 0,1 % en l’absence de restrictions).

N’oublions pas non plus que survivre au Covid ne peut être assimilé au fait de développer une forme bénigne. Une part importante des survivants du Covid sont atteint de Covid long et/ou souffrent de complications à long terme (respiratoires, neurologiques, etc.), et ce quel que soit leur âge ou leur état de santé.

En outre, le problème est bien plus profond que le Covid en lui-même.
La propagation incontrôlée du virus présente un impact sur l’ensemble du système de santé.
Par exemple, on a connu des retards de diagnostic de cancer ou de maladies chroniques, des retards de mise en œuvre de chimiothérapies, d’interventions chirurgicales, etc.

La surveillance des traitements a malheureusement aussi été affectée. Un autre problème, trop souvent négligé, est la façon dont la crise a encouragé le recours à l’automédication inappropriée, exposant les personnes au risque d’interactions médicamenteuses et d’effets secondaires graves.

Il existe bien sûr un impact très négatif sur la santé physique et mentale des soignants livrés à eux-mêmes et plus généralement sur la santé mentale en général.

Et non, la sensibilisation à la santé mentale ne signifie pas qu’il faut faire comme si le virus n’existait pas.

Cela signifie qu’il est urgent de réduire le nombre de cas.

Tous ces facteurs se reflètent dans les chiffres tragiques de 2020 :

  • la mortalité a augmenté de 9 % par comparaison aux années précédentes
  • l’espérance de vie a diminué de 10 % par rapport aux années précédentes

Nous voyons enfin la lumière au bout du tunnel avec des vaccins très efficaces.

Vaccinons le plus rapidement possible pour sortir enfin de cette crise !

Cela veut dire que le gouvernement français doit mettre en œuvre des mesures qui accéléreront le déploiement des vaccins ET réduiront l’incidence virale.

Un billet de @MerylSwanLake, membre de Citizen4Science _ publié sur Twitter le 10 mars 2021

Bamlanivimab d’Eli Lilly : l’évaluation du pharmacologue

par le Pr Mathieu Molimard, Pr de Pharmacologie, Pst du CCM Pellegrin, Chef de service de Pharmacologie Medicale CHU Bordeaux, membre fondateur Citizen4Science

Le bamlanivimab est un anticorps monoclonal anti-COVID
– Quel niveau de preuve ?
– Quels bénéfices démontrés ?
– Quels risques ?

Le Bamlanivimab est un anticorps monoclonal neutralisant de type IgG1 qui se fixe sur la protéine Spike dans la région qui permet la liaison de cette protéine de SARS-CoV-2 au récepteur ACE2 des cellules humaines

Une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) a été octroyée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments) pour le bamlanivimab 700mg en monothérapie :

https://www.ansm.sante.fr/Activites/Autorisations-temporaires-d-utilisation-ATU/ATU-de-cohorte-en-cours/Liste-des-ATU-de-cohorte-en-cours/BAMLANIVIMAB-700-mg-20-mL-35mg-mL-solution-a-diluer-pour-perfusion

On pourrait se dire que c’est bien.

L’ensemble des études disponibles sont décrites sur le site de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique :

https://sfpt-fr.org/covid19-foire-aux-questions/1435-174-quelle-est-l%E2%80%99efficacit%C3%A9-des-immunoglobulines-iv-th%C3%A9rapeutiques-contre-la-covid-19

À ce jour seule la phase 2 est publiée et disponible.

Population jeune : 11 patients de plus de 65 ans dans le bras 700 mg objet de l’ATU

Combien de patients de plus de 80 ans sont-ils cibles de l’ATU ?

Le critère principal diminution de la charge virale à J11 : non significatif pour la monothérapie quelle que soit la dose 700, 2 800 ou 7 000 mg

Pas d’effet antiviral du bamlanivimab 700 mg en monothérapie qui a obtenu l’ATU et va être rendu disponible

On a beau chercher dans tous les sens : pas d’effet antiviral quel que soit le jour de l’évaluation et la dose

Peut-être un effet de l’association bBamlanivimab 2 800mg + étésevimab 2 800 mg …

S’il y a un un espoir, c’est du coté des cocktails et non pas des monothérapies.

On insiste pour trouver une effet sur la clairance virale de la monothérapie en analyse de Cox …rien non plus

Il faut se résoudre à l’évidence : il n’y a pas l’effet antiviral espéré et attendu.

Un traitement par anticorps monoclonal antiviral sans activité sur la décroissance virale pourrait-il avoir un effet si utilisé tôt ?

Cela me rappelle confusément quelque chose …

En multipliant les analyses secondaires comme des petits pains on finit par trouver 7 valeurs inférieures à 0,05 sur 52 tests statistiques,
sans aucune logique et sans effet dose … inflation du risque alpha …

Les statisticiens sont en PLS :

Pas d’effet sur la résolution des symptômes :

On a entendu qu’on réduisait les hospitalisations de 70 %.

On aimerait y croire.

On espère que ça sera vrai avec la bithérapie, mais pour la monothérapie, il faudra revenir :

En résumé :

Rien de chez rien

Aucun effet antiviral du bamlanivimab quelle que soit la dose et encore moins à 700 mg

Aucun effet symptomatique

Pas de démonstration d’un bénéfice en monothérapie

De l’espoir peut-être pour les associations d’anticorps.

Reste des questions en suspens :

Pourquoi avoir donné une ATU sur cette base, ANSM ?

Pourquoi surcharger les hôpitaux pour une logistique complexe de ce traitement ?


Voyager avec la désinformation : l’exemple des Seychelles et de Gibraltar

Le 21 et le 23 février 2021, 2 éminentes figures de la contre argumentation de la “doxa officielle”, Alexandra Henrion-Claude et Silvano Trotta, ont voulu nous montrer une nouvelle fois la dangerosité de la vaccination. Exit Israël et le Royaume-Uni, cette fois nous voyageons.

Tout d’abord, Alexandra Henrion-Claude nous emmène aux Seychelles, ce magnifique archipel de 115 îles situé dans l’océan Indien.
Longtemps épargné par l’épidémie, le pays voit les cas augmenter de façon constante depuis fin décembre 2020.
Pour l’ancienne chercheuse à l’INSERM, le responsable est tout trouvé : c’est le vaccin !

Source : Twitter @ClaudeHenrion https://twitter.com/CaudeHenrion/status/1363613362106626051

Très habile, elle sait manipuler les graphiques pour montrer un constat bien plus dérangeant que la réalité.


Plongée dans une technique simple de manipulation

Elle commence par choisir le graphique qui fera le plus d’effets, ici le nombre de morts par million d’habitants. 
Tiens vous savez combien il y a d’habitants aux Seychelles ? Oui, autant choisir un endroit que personne ne connaît vraiment.

On remarquera qu’au 10 janvier, il y avait déjà 10% des morts de la période (1 mort) et que 3 semaines après (temps entre contamination, symptômes et mort) nous sommes déjà à 40% des morts de la période (4 morts donc). 40% donc de personnes décédées qui n’avaient rien à voir de près ou de loin avec le vaccin.

Dans un second temps, on choisit un second graphique avec encore une fois une autre proportion, les doses par 100 habitants. On a donc l’impression que tous les vaccinés sont morts si on ne lit pas bien…

Source : Alexandra Henrion-Claude via Our World Data

Cela représente  60 000 doses de vaccin administrées.

Donc 10 morts dont une partie avant l’administration du vaccin, 60 000 doses sur la période. 

Pour rendre cela encore plus flou, on choisit cette fois un graphique avec une temporalité différente,
plus large, ce qui permet d’être moins précis lorsque l’on place une flèche dessus.

Si on se rapproche un peu, on peut voir que la montée des cas a commencé avant la vaccination.

C’est d’ailleurs confirmé par cet article pré vaccination (au 10 janvier). On notera qu’on a vacciné 80 personnes le premier jour. 508 cas depuis le début, là on en était à 57 par jour… Avant le vaccin donc.

Début épidémique donc, déjà vue, et exponentiel

“A ce jour, l’archipel a enregistré 508 cas de Covid-19, dont 229 toujours positifs, et un mort. Ces derniers jours, le nombre de nouveaux cas a augmenté, avec notamment 57 nouveaux cas pour la seule journée de samedi.”

source : https://www.voaafrique.com/a/seychelles-d%C3%A9but-de-la-vaccination-contre-le-covid-une-premi%C3%A8re-en-afrique/5731794.html

Il se trouve que près d’un quart des cas sont des personnes étrangères à l’archipel.

23 février :

Source : https://www.facebook.com/mohseychellesofficial/

On constate donc de manière chronologique que dès fin décembre, le virus s’est propagé dans la population locale.
Mais comment ?

2 possibilités :

Des touristes venus pour les vacances de fin d’année, de pays qui ont des “statuts spéciaux” (dont la France)
ont propagé ensuite le virus.

Source : https://www.seyvillas.com/fr/html/seychelles-covid-19-info et http://tourism.gov.sc/covid-19-guidelines/

Le seule obligation était d’avoir un PCR négatif au départ, et cela, comme on le sait, se falsifie facilement…

La seconde est le retour au pays de voyageurs allant dans les Émirats pour les vacances,
et effectivement les dynamiques semblent proches dans les 2 pays,
les cas aux Émirats étant déjà en augmentation en novembre/décembre.

La situation était d’ailleurs déjà jugée très grave par les autorités au 3 Janvier,
bien avant de commencer à vacciner.

http://www.seychellesnewsagency.com/articles/14124/Seychelles+again+increases+measures+as+COVID+cases+rise%3B+movements+restricted

Le pays vivant en partie sur les services, notamment hôtelier et restauration,
les contacts humains sont fréquents, ce qui peut accélérer l’épidémie.

En conclusion :
Même s’il a été simple pour Alexandra Henrion-Claude de montrer une concomitance
entre la mortalité récente dans l’archipel et le début de la vaccination, on constate
une nouvelle fois que la causalité n’est pas celle qu’elle prétend être, et qu’il faut toujours
regarder de plus près les faits et les chiffres avant de croire sur parole un corrélation entre deux faits.

Deux jours plus tard, Silvano Trotta récidive, cette fois avec Gibraltar et une autre technique de manipulation.

https://twitter.com/silvano_trotta/status/1364166930693820416

Ici, la première manipulation est le mensonge.
Sans citer de source il est simple de donner des dates, et avec une base de suiveurs assez importante,
c’est d’être cru sur parole.

Il se trouve que la vaccination a démarré le 10 janvier, pas le 12 décembre. (arrivée des vaccins le 9 dans le pays.
source : https://www.gibraltar.gov.gi/press-releases/arrival-of-covid-19-vaccine-in-gibraltar-302021-6573 )

A noter que 6 personnes parmi les 11 000 vaccinés sont décédées, pour des raisons non reliées au vaccin.
source : https://www.gibraltar.gov.gi/press-releases/no-deaths-arising-from-vaccinations-in-gibraltar-932021-6638

Au 10 janvier, date de début réelle de la vaccination,  le pic de cas était passé et la mortalité suivant,
comme partout, les cas avec 1 à 3 semaines de décalage (12 jours ici).
La vague ayant démarré dès le 12 décembre, avant le début de vaccination de n’importe quel pays avoisinant
(tiens donc, nous retrouvons la date du 12 décembre…).

Il est donc simple d’établir que le vaccin n’a rien à voir avec la vague épidémique.

Ces 2 exemples nous montrent que la manière de présenter les faits peut suggérer,
sans chercher à démontrer,  des causalités inexistantes, pour instiguer la peur dans l’esprit des gens.

Il faut toujours prendre un peu de hauteur lorsque l’on regarde un graphique.

Par exemple, si on vous montre cet ensemble de graphiques, demandez qu’on vous explique
celui en bas à droite (Afrique du Sud) et pourquoi le nombre de morts augmente là-bas sans vaccination !


Un article de Ari Kouts @arikouts, membre de C4S

Déclarations d’Alexandra Henrion-Caude : encore de la désinformation cette fois sur ISRAËL

Profitons une nième fois des propos à base d’informations manipulées d’Alexandra Henrion-Caude pour rétablir la vérité .

Pourquoi ?

Montrer du doigt l’évolution croissante du taux d’incidence et de décès avant la durée incompressibles d’obtention des bénéfices de la vaccination ET du confinement…

…Est sinon malhonnête, au moins injuste.

Alors voici le contexte:

⁃ la 3e vague a commencé en Israël début décembre.

⁃ Les Israéliens ont commencé la vaccination le 20/12 et ont reconfiné le 27/12/2020.

⁃ Ils respectent le délai de 3 semaines entre 2 doses pour le vaccin Pfizer et 4 semaines pour le vaccin Moderna.

Au 27/01/2021 :

⁃ 30 % de la population a reçu 1 dose.

⁃ 15 % de la population. a reçu 2 doses.

Sachant que, d’après le Pr Bercovier, Professeur de microbiologie à l’Université hébraïque de Jérusalem :

”  Tant qu’on n’aura pas 80 à 90 % de personnes ayant reçu les deux doses du vaccin, en particulier les plus de 65 ans, on n’aura pas d’effet important “

Et il s’attend à un impact réel à partir de DÉBUT FÉVRIER

Regardons quand même l’évolution du taux d’incidence en Israël :

Le 17/01: nous avons le pic du taux d’incidence des contaminations, puis nous avons un plateau, puis cela semble diminuer :

On voit donc une baisse environ 28 j après le début de la vaccination et 21 jours après le début du confinement.

On peut supposer, pour expliquer ces résultats, les effets concomitants du début de la vaccination ET du confinement,

Car selon les résultats préliminaires d’une étude conduite par l’une des Caisses d’assurance maladie locale:

– Sur 200000 pers de plus de 60 ans ayant reçu 1 dose, 14 à 17j après on constate une chute de 33% du taux d’infection, et selon les observations d’une seconde caisse d’assurance maladie :

– seuls 20 pers. /128 600 (0,015%) ayant reçu les deux doses du vaccin Pfizer étaient infectées par le virus au moins 1 semaine après.

Ce qui semble indiquer l’efficacité du vaccin, mais 3 semaines environ de façon significative après la date de la 1 ère injection, et avec 2 doses.

Et n’oublions pas non plus le rôle très probable du confinement sur cette tendance.

MAIS, comme nous l’avons déjà expliqué, cette mesure est toujours prise quand les cas graves commencent à augmenter et donc encore plus le taux d’incidence, et la courbe ne s’atténue que plusieurs semaines après le début du confinement, à cause de la durée d’incubation et des nombreux cas qui continuent d’évoluer.

Ceci expliquant cela…


Un texte de Lee Blanchard @MahFranois3, membre de C4S

Analyse des déclarations d’Alexandra Henrion-Caude : le cas de la SUÈDE

Profitons une nouvelle fois des élucubrations de comptoir de bistrot d’Alexandra Henrion-Caude pour rétablir la vérité

Nous allons :

– Rappeler le contexte particulier des moins de 16 ans face à la COVID-19

– Rappeler le contexte socio-démographique particulier de la Suède

– Contrer une nouvelle fois ces incitations répétées d’AHC à lever toutes les mesures barrières élémentaires.

La covid19 entraîne une très faible mortalité chez les jeunes de moins de 16 ans.

C’est un fait, qui se vérifie partout dans le monde.

En France par exemple on ne déplore que 2 morts de moins de 16 ans depuis mars 2020 pour un peu moins de 70 millions d’habitants avec l’une des mortalités/COVID-19 les plus élevées.

Donc utiliser l’indicateur du nombre d’enfants morts ou admis en réanimation en Suède en disant que c’est l’absence de masque et de confinement qui en sont à l’origine est inapproprié et mensonger car même si le virus circule dans une population de moins de 16 ans, les réanimations et décès y seront bien forcément plus faibles que dans les autres classes d’âge !

Par ailleurs on sait qu’il y a à priori des asymptomatiques et peu symptomatiques dans cette classe d’âge, mais que les enfants peuvent être vecteurs et notamment vers les classes d’âge plus à risque.

Rappelons aussi que la Suède fait partie des 20 pays à plus forte mortalité dans le monde avec 66 morts/100 000 habitants.
En France ce taux est d’environ 80/100 000 habitants.

Regardons alors d’un peu plus près la densité de population et le comportement des Suédois, et voyons pourquoi ceux-ci pourraient concourir à limiter malgré tout le taux d’incidence et la mortalité malgré des mesures barrières plus légères qu’en France.

Stockholm est une ville très étendue, et les habitants ont beaucoup moins de mal à garder leurs distances physiques que dans une ville comme Paris par exemple.

Par ailleurs en Suède les recommandations de l’état sont TRÈS SUIVIES. Ils n’attendent pas des lois pour respecter les recommandations.

Certes le confinement n’a pas été obligatoire, mais :

⁃ par exemple les bars et les restaurants ont été souvent fermés,

⁃ Et quand ils sont ouverts le taux d’affluence y est plutôt dans les 25%,

⁃ La fréquentation des lieux de travail a chuté de 27%, à peu près comme en France.

Mais soulignons aussi que devant la hausse récente du taux d’incidence les autorités suédoises envisagent des mesures plus strictes.

Enfin regardons chez les proches voisins de la Suède.

En Norvége et en Finlande, avec des mesures PLUS STRICTES, à votre avis la mortalité y est-elle plus FORTE ou plus FAIBLE ?

✅ Norvège: 10/100 000

✅ Finlande: 12/100 000

❌Suede : 66/100 000

Et ces 2 pays, parmi les meilleurs en terme de mesures préventives, annoncent des durcissements de leurs dispositifs… ….

CQFD Madame Henrion-Caude.



Un texte de Lee Blanchard @MahFranois3, membre de C4S