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	<title>Désinformation Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Désinformation Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Désinformation en santé : le Comité Citoyen Saison 4 privilégie la promotion positive et la médiation face à l&#8217;approche verticale et répressive du rapport institutionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport remis fin février 2026 constitue un désaveu démocratique d&#8217;une bonne partie de la stratégie de centralisation punitive proposée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le rapport remis fin février 2026 constitue un désaveu démocratique d&rsquo;une bonne partie de la stratégie de centralisation punitive proposée par le rapport sur la désinformation en santé commandé par l&rsquo;éphémère ministre de la Santé Yannick Neuder. </h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport Désinformation en santé : une logique de guerre née d’un entre-soi institutionnel et de luttes de clans sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Remis le 12 janvier 2026 à Stéphanie Rist, ministre de la Santé, par leurs auteurs Mathieu Molimard, Dominique Costagliola et Hervé Maisonneuve à la suite de pas moins de 156 entretiens auprès de 270 acteurs (agences sanitaires, médias, plateformes, associations et militants des controverses de la période Covid), ce texte est intitué : « Information en santé &#8211;  Bilan des forces et des faiblesses &#8211; Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé ».<br>Il avait été commandé par Yannick Neuder (les Républicains) pendant ses huit mois en 2025 à la tête du ministère de la Santé.</p><div id="citiz-2519504897" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ce rapport  structure sa stratégie autour de six piliers. Il place au centre la création d’un Observatoire national doté d’IA et d’infovigilance, un Info-Score Santé classant les sources d&rsquo;information de A à E, et <br>« l’inversion du risque » : sanctionner les désinformateurs, protéger les scientifiques, communiquer sur les peines appliquées pour dissuader. </p>



<p>La confiance en la science et la santé y apparaît dès lors avant tout comme le résultat d’un contrôle institutionnel renforcé, avec, comme il se doit dans notre culture politique, la création d&rsquo;une nième structure institutionnelle prête à s&#8217;empiler sur notre millefeuille administratif pléthorique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;indépendance à géométrie variable</h2>



<p>Notons que si les auteurs du rapport Désinformation en santé clament leur indépendance, deux des trois étaient fonctionnaires du service public de santé au moment de la remise du rapport, et le troisième, M. Maisonneuve en est le conseiller à plus d&rsquo;un titre puisqu&rsquo;il est membre de l&rsquo;Office d&rsquo;intégrité scientifique de Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), membre de la Conférence des Doyens des facultés de médecine et du Conseil national des Universités (CNU) et vient en outre d&rsquo;être nommé par Santé Publique France comme référent sur &#8230; la désinfomation en santé. CQFD.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Notre analyse prémonitoire de l&rsquo;approche du Comité Citoyen </h2>



<p>Nous l’avions déjà souligné dans notre article d&rsquo;analyse « <a href="https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-un-rapport-sans-idees-nouvelles/">Désinformation en santé : un rapport sans idées nouvelles et une méthodologie qui interroge</a> » : la mission commandée par M. Neuder a abouti à un rapport qui s&rsquo;avère issu, malgré les chiffres impressionnants mis en avant quant au nombre d&rsquo;entretiens réalisés par les auteurs, de façon écrasante d&rsquo;une consultation effectuée dans l&rsquo;entre-soi d&rsquo;un double réseau institutionnel et militant de réseaux sociaux. Il reformule des recettes déjà connues sans renouveler le cadre relationnel et culture du problème, préférant le dirigisme et la centralisation assorti de mesures dissuasives et répressives.</p>



<p><a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/260218_rapport_comite_citoyen_saison_4-2.pdf">La réflexion du Comité citoyen</a> apporte un contraste saisissant. Entre décembre 2025 et février 2026, la Délégation au numérique en santé a réuni 26 citoyens tirés au sort par Harris Interactive, reflétant la diversité française. Ils ont travaillé durant trois week-ends pour répondre à une question précise : « Quel est le rôle des pouvoirs publics pour garantir l’accès à une information fiable en santé, favoriser une meilleure santé pour chacun et préserver la confiance dans le savoir scientifique ? »</p>



<p>Leur diagnostic est lucide : la désinformation prospère non par manque de sanctions, mais parce que l’information fiable reste distante, anonyme et parfois condescendante. Dès l’introduction, ils tranchent : <br>« Nous ne pensons plus que la priorité est de traquer toutes les fausses informations. Cette tâche est infinie. Nous pensons que l’enjeu principal est ailleurs : rendre l’information en santé fiable, claire et accessible, beaucoup plus visible. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Promotion constructive, médiation et humanisation : le cœur du choix citoyen</h2>



<p>Le rapport privilégie une communication sur le temps long : contenus incarnés par des visages identifiés (professionnels de santé, experts accessibles), ton humain, non moralisateur, ludique et humoristique, avec gamification. Les réseaux sociaux sont investis avec les mêmes codes que les contenus viraux, mais au service de repères fiables. Un indice de fiabilité santé est soutenu, mais uniquement pour évaluer la méthode de production de façon pédagogique. Aucune création d’Observatoire national, aucune infovigilance automatisée, aucune communication sur les sanctions. La répression reste une réflexion marginale. L’éducation progressive dès l’école, la formation des soignants à la reconnaissance des incertitudes et la médiation de proximité complètent un dispositif qui mise sur la durée et la confiance construite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les voix fiables : professionnels de santé au centre, influenceurs en relais secondaires seulement</h2>



<p>Le rapport citoyen affirme sans ambiguïté que les professionnels de santé coordonnés par les institutions constituent « les acteurs les plus légitimes en matière d’information en santé ». Ils doivent être placés au cœur de l’action. Les influenceurs ne sont mobilisés qu’en partenariat pour relayer des messages validés, jamais comme des sources primaires ou des voix d&rsquo;experts. Une distinction nette est maintenue entre pratiques conventionnelles et non conventionnelles.</p>



<p>Cette position du panel de citoyens met en lumière une limite méthodologique et structurelle du rapport de M. Molimard et collègues : la consultation s’est largement appuyée sur des acteurs non professionnels de santé (journalistes, militants,  fact-checkers, influenceurs), qui se sont positionnés opportunément lors de la crise sanitaire comme voix de la science et détenteurs d&rsquo;expertise en santé sans légitimité, concourant à brouiller les cartes dans l&rsquo;esprit du public.</p>



<p>Quant au renoncement à traquer les « fake news », le Comité Citoyen semble a voir compris qu&rsquo;il s&rsquo;agit surtout d&rsquo;un business au même titre que les disséminer en est un.  Sans la nommer, la loi de Brandolini  est à la rescousse pour choisir de clore ce volet visant à traquer le faux et publir leurs auteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La non-médiation scientifique : le vide laissé aux cercles polarisés des réseaux sociaux</h2>



<p>Le rapport citoyen comble précisément le vide que nous analysons depuis plusieurs années et avons baptisé la « non-médiation scientifique ». Sur les réseaux sociaux, principale source d’information pour les 15-30 ans, les vrais experts médicaux ont souvent déserté l’espace. Celui-ci a été occupé par des cercles militants qui ont également nourri la consultation du rapport commandé par Yannick Neudeur de leurs vues polarisées et souvent non expertes en la matière : groupes baptisés « pro-science », fact-checkers autoproclamés ou désignés, surfeurs numériques de la vague Covid, qui parlent au nom de la science sans en maîtriser pleinement les bases,  les incertitudes ou la pratique quotidienne. Au lieu d’expliquer ce qui est connu, ce qui reste incertain et ce qui peut évoluer, ces voix opposent souvent vérité absolue et mensonge, autorité et conspiration, bons et méchants avec des actions aggressives dirigées sur des cibles humaines. <br>Le Comité Citoyen l&rsquo;a bien compris : « Reconnaître les incertitudes scientifiques, expliquer les choix, admettre les erreurs passées, parler avec pédagogie plutôt qu’avec autorité, renforce la crédibilité au lieu de l’affaiblir. », appellent-ils de leurs vœux.</p>



<p>Le Comité Citoyen propose donc une voie prospective : rendre les professionnels de santé visibles et formés à la médiation, investir le ludique et la proximité, construire des repères durables plutôt que poursuivre la logique de guerre en traquant des ennemis. Il refuse la centralisation punitive,  etreplace le citoyen au cœur du dialogue.</p>



<p>Le message démocratique est puissant : face à la défiance, la solution n’est pas plus d’observatoires ni plus de sanctions venues d’un entre-soi militant, mais plus d’humanité, plus de communication non vioente, plus d’honnêteté sur les incertitudes et plus de légitimité médicale réelle. </p>



<p>Les pouvoirs publics ont désormais le choix : écouter la voix pragmatique des citoyens ordinaires ou persister dans une guerre informationnelle qui, depuis les réseaux, n’a fait qu’aggraver la crise.</p>



<p>L’avenir de la confiance du public en la science et la santé se joue probablement sur ce terrain.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Samuel Regan-Asante</em></p>



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		<title>Des médias à la non-médiation sur les réseaux sociaux : un cas pratique dans le domaine pharmaceutique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 17:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le classique criblage de molécules, quand bien même assisté par l&#8217;IA, présenté comme la révolution du « médicament entièrement conçu par]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Le classique criblage de molécules, quand bien même assisté par l&rsquo;IA, présenté comme la révolution du « médicament entièrement conçu par l&rsquo;IA », est un très bon exemple de narratif biaisé déformé sur les réseaux sociaux. Comment l’absence de médiation scientifique dans ces espaces nourrit-elle la mésinformation et les croyances ?</h3>



<h2 class="wp-block-heading">Documentaire ou publireportage ?</h2>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Notre étude de cas consiste en l&rsquo;interprétation sur les réseaux sociaux d&rsquo;une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KyUDHnePu6M">vidéo institutionnelle</a> (2025) de la biotech <em>Insilico Medicine</em> publiée sur YouTube. Elle raconte l&rsquo;histoire de la naissance de l&rsquo;entreprise, dans un soi-disant « documentaire »<em>fait maison</em> qui s&rsquo;apparente plutôt au biopic cinématographique. La vidéo semble vouloir adopter le modèle de l&rsquo;histoire entrepreneuriale triomphale d&rsquo;étudiants visionnaires, comme celle de Steve Jobs et son Apple ou Mark Zuckerberg et son Facebook. Les images vintage des étudiants à la faculté sont peu a peu remplacées par des images high tech voire futuristes de robots industriels et d&rsquo;écrans où défilent des formules chimiques et des images tridimensionnelles de molécules, le tout dans une explosion colorée et une belle mise en scène ponctuées d&rsquo;interviews des leaders. On suit aussi nos stars jusque dans les rue de Hong-Kong ou de Shangai,&#8230;<br>Mais quel blockbuster la biotech Insilico Medicine a-t-elle commercialisé ? À ce jour, aucun. Pas même le moindre médicament enregistré par une autorité sanitaire dans le monde.</p><div id="citiz-1606583879" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><br>Ici, on raconte une histoire en devenir dont on espère l&rsquo;issue favorable et on fait preque comme si c&rsquo;était fait. il faut dire qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;argent à la clé, en premier lieu un gros besoin d&rsquo;investisseurs avec des levées de fond qui s&rsquo;enchaînent pour un projet lancé et certes prometteur.<br>L&rsquo;entreprise a développe une plateforme à grand renfort d&rsquo;IA avec l&rsquo;intention de <em>booster</em> la découverte de futurs médicaments. La vidéo met en avant la plateforme IA qui vante surtout l&rsquo;IA elle-même, faisant que les fondements de l&rsquo;outil restera une nébuleuse pour les novices, source de toutes les interprétations possibles. <br>La vidéo finit par vanter une molécule expérimentale en cours d&rsquo;évaluation issue de sa plateforme, le rentosertib, visant à traiter la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). La substance est en cours d&rsquo;essai clinique très précoce. Ce n&rsquo;est donc pas un médicament pour l&rsquo;heure et nul ne sait si elle le deviendra un jour, au mieux dans plusieurs années.<br>Pour raconter la <em>success story</em> cependant, on met fortement en avant les résultats préliminaires (chez quelques dizaines de patients) et l&rsquo;on fait comprendre, avec enthousiasme et renfort émotionnel que le produit expérimental fonctionne chez les patients. Cet aspect est problématique d&rsquo;un point de vue éthique voire réglementaire, car la vidéo ne peut susciter que de l&rsquo;admiration pour ce produit présenté comme tout simplement efficace, validant la fameuse plateforme IA, mais aussi la croyance d&rsquo;un « médicament  » livré prêt-à-l&#8217;emploi par l&rsquo;IA. <br><br>Cette vidéo doit être prise pour ce qu&rsquo;elle est : du marketing. Vendre ainsi l&rsquo;entreprise et sa plateforme technologique, qui le mérite, est compréhensible et enthousiasmant. En revanche, vendre la molécule expérimentale comme efficace à ce stade de son développement précoce l&rsquo;est beaucoup moins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l&rsquo;interpréation biaisée de la science sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Ce qui nous intéresse aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est comment le grand public accueille ce genre de communication.</p>



<p>Nous avons la chance d&rsquo;avoir aujourd&rsquo;hui un exemple concret très parlant sur X (ex Twitter), particulièrement révélateur de ce que le manque de littératie scientifique associé à l&rsquo;espace de non-médiation que sont les réseaux sociaux peuvent produire. Ici, il faut dire que l&rsquo;on parle d&rsquo;un domaine scientifique complexe qu&rsquo;est le développement pharmaceutique. Les experts en la matière n&rsquo;interviennent pas sur les réseaux sociaux, les médiateurs scientifiques ont déserté la place, aussi l&rsquo;espace donne-t-il libre cours à l&rsquo;interprétation sans contradiction, surtout quand on tombe dans le piège du story-telling présenté comme un documentaire. Les biais de confirmation et de sélection s&rsquo;invitant, le narratif qui en ressort est fort intéressant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe de la génération spontanée de médicaments par une IA </h2>



<p>Examinons donc le long <a href="https://x.com/lel_media/status/2020739420115107914">post</a> d&rsquo;interprétation de la vidéo de la biotech que nous avons identifié : pour résumer, on y annonce le « 1er médicament entièrement conçu par une IA ! », qui constitue une « bascule historique dans la médecine ». Le produit expérimental est appelé « médicament » et il soigne une maladie mortelle. Il n&rsquo;aurait fallu que 30 mois pour le voir administré à l&rsquo;homme, alors que « la procédure classique prend 10 à 15 ans », et en plus cela coûte très cher. On en conclut que « l&rsquo;IA peut créer des molécules validées cliniquement chez l&rsquo;humain »  vite et pour moins cher, et que le « médicament » pourrait être commercialisé « vers 2030 » soit dans trois à quatre ans.</p>



<p>On l&rsquo;a vu, il n&rsquo;y a pas de médicament tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas reconnu comme tel sur la base d&rsquo;un très gros dossier scientifique. Il faut dire que la vidéo est trompeuse, et on l&rsquo;a dit. Mais ce que l&rsquo;on voit ici aussi, c&rsquo;est une incompréhension des phases de R&amp;D des médicaments , leurs enjeux, leur temporalité. Et enfin, l y a cette fameuse plateforme IA qui a interprétée ici comme une IA quasi-autonome qui, toute seule, comme un grande, aurait conçu un médicament. Or cette plateforme utilise le processus habituel de sélection de molécules candidates à l&rsquo;expérimentation reste basé comme il l&rsquo;a toujours été sur nos connaissances socles dans différents domaines scientifiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la molécule au médicament : un siècle de continuité</h2>



<p>La découverte de médicaments, appelée dans le jargon « <em>Drug discovery</em> » repose depuis plus d’un siècle sur un schéma scientifique assez standardisé, hors bien sûr découvertes fortuites. Elle combine chimie médicinale, relations structure‑activité, pharmacologie entre autres,  et criblage systématique.<br>Dès la première moitié du XXᵉ siècle, les chercheurs synthétisaient des composés chimiques et les testaient in vitro et in vivo chez l&rsquo;animal. En cas d&rsquo;effets positifs alors seulement, un essai clinique (administration à l&rsquo;homme) était mené. Cette approche rigoureuse et séquentielle reste le fondement du développement pharmaceutique, même à l’ère de l’IA.<br>Les campagnes médiatiques récentes, notamment lors de la pandémie de Covid‑19, ont amplifié la croyance selon laquelle les médicaments sont souvent des découvertes fortuites à partir de produits naturels ou des repositionnement de molécules existantes, laissant dans l&rsquo;ombre les techniques standardisées de <em>Drug Discovery</em>. L’hydroxychloroquine et l’ivermectine sont ainsi devenues des symboles médiatiques porteurs de de cette idée : présentées comme des solutions rapides en raison de propriétés découvertes par hasard ou par repositionnement, ces molécules ont été promues sans validation scientifique robuste, générant confusion et débats polarisés. Le post que nous avons pointé reproduit en quelque sorte la même dynamique : la génération spontanée de médicaments avant même l&rsquo;essentiel du développement, les phases cliniques longues réalisées avec succès, jusqu&rsquo;au bout. C&rsquo;est un peu comme si l&rsquo;IA était une génération high-tech du Professeur Raoult. <br>Cette méconnaissance historique et technique alimente les fantasmes sur la création des nouveaux médicaments. En réalité, le criblage ou « <em>screening</em>« , la sélection de molécules susceptibles d&rsquo;être testées s&rsquo;automatise de plus en plus au fil du temps. L&rsquo;IA est certes un accélérateur comme dans tous domaines, mais ici pas un changement de paradigme. La plateforme créée par la biotech est constituée de modules de base sur les domaines scientifiques socles précités, l&rsquo;IA générative favorisant leur interaction rapide et approfondie. <br>La plateforme permet de proposer et d&rsquo;optimiser des molécules, mais ne crée pas un médicament. Celui-ci nécessite encore et toujours un développement clinique classique impliquant chimistes, biologistes, statisticiens, méthodologistes, cliniciens, éthiciens, pour de très longues études chez beaucoup de patients. Et c&rsquo;est cela qui est long et cher&#8230; c&rsquo;est là que sont essentiellement les « 10 à 15 ans » évoqué par le post X de l&rsquo; internaute qui interprète la vidéo maison d&rsquo;Insilico Medicine.<br>La réalité est donc que le véritable apport de l’IA réside dans l’accélération de certaines étapes de génération de molécules dont on pense qu&rsquo;elles pourraient avoir un potentiel thérapeutique. C&rsquo;est ce que fait l&rsquo;IA dans de nombreux domaines aujourd&rsquo;hui : accélérer les processus.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Rentosertib : une molécule candidate au devenir incertain</h2>



<p>Cette molécule développée par la plateforme générative d’Insilico Medicine cible une fibrose pulmonaire prgressive. Elle appartient à la classe des inhibiteurs sélectifs de kinases, une classe pharmacologique bien connue avec des médicaments d&rsquo;ores et déjà commercialisés. La molécule a été validée sur des modèles cellulaires humains et animaux, montrant une inhibition de la transition FMT/EMT et une amélioration fonctionnelle des poumons chez des souris modèles de fibrose.<br>Les essais cliniques à ce stade incluent deux études de phase 1 visant à évaluer la sécurité et la tolérance, et une phase 2a évaluant l’efficacité préliminaire et la sécurité d&#8217;emploi. La phase 3, le gros morceau le plus long et le plus coûteux, décisif n’est pas lancé, ni même validé par les autorités sanitaires.</p>



<p>Parlons des délais et jalons du développement clinique. Atteindre la phase 2 comme ici pour le rentosertib peut susciter des espoirs incertains, rien de plus. Seuls 20 % des candidats au titre de médicament à ce stade franchiront le cap par la suite&#8230;. cela donne une idée de la raison pour laquelle il ne faut jamais parler de médicament en phase précoce, d&rsquo;autant que pour le rentosertib, le signal d&rsquo;efficacité est limité (un paramètre clinique parmi d&rsquo;autres, sur une durée d&rsquo;étude relativement courte puisqu&rsquo;on qu&rsquo;on l&rsquo;évalue dans une maladie chronique et progressive).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les recettes de la mésinformation en santé ne changent pas</h2>



<p>Les réseaux sociaux, espaces de liberté d&rsquo;expression mais aussi bulles cognitives d&rsquo;auto-validation et de polarisation, sont également désertés, en matière de sciences médico-pharmaceutiques, par les experts en la matière capables de faire la différence entre l&rsquo;information scientifique et le discours marketing. En l&rsquo;absence de vulgarisateurs et de médiateurs, le vide est rempli facilement par les discours sensationnalistes qui interprètent et amplifient des narratifs vendeurs, au grand détriment de l&rsquo;intégrité de l&rsquo;information scientifique. Dans notre étude de cas, nous avons vu comment une narration techno‑entousiaste méconnaissante d&rsquo;une matière scientifique complexe, transforme l’IA en agent quasi-autonome capable de sauver des vies, sans contextualiser le rôle fondamental des chercheurs humains, les fondements de la R&amp;D clinique, ni les risques et limites expérimentales. La progression de la molécule est construite comme une histoire héroïque et linéaire, où chaque étape est un succès spectaculaire. En science, fantasmes et mythes ont la vie facile, créant un terrain propice à la propagation de récits erronés ou trompeurs. Là aussi l&rsquo;IA pourrait en être un facilitateur, voire un catalyseur à divers titres.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Vaccin à ARNm contre le mélanome : une avancée médicale prometteuse, vite instrumentalisée sur les réseaux sociaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 11:32:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[cancérologie]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccins]]></category>
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					<description><![CDATA[Selon le communiqué de presse de ses promoteurs, les résultats actualisés à cinq ans de l’étude clinique KEYNOTE-942 confirment un]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Selon le communiqué de presse de ses promoteurs, les résultats actualisés à cinq ans de l’étude clinique KEYNOTE-942 confirment un bénéfice durable et prometteur en immunothérapie. Mais ils suscitent déjà une polarisation extrême sur les réseaux sociaux, où certains militants instrumentalisent ces données précoces pour se promouvoir</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Principes et mécanismes scientifiques de l&rsquo;mmunothérapie personnalisée à base d&rsquo;ARN messager</h2>



<p>La technologie ARNm permet à l&rsquo;organisme de produire des protéines thérapeutiques sans introduire de virus ou de cellules cancéreuses. Dans le cas du mélanome, ce vaccin thérapeutique dont le principe actif est l&rsquo;intismeran autogene, nom de code RNA-4157/V940) est conçu sur mesure pour chaque patient. On commence par séquencer l’ADN de la tumeur réséquée pour identifier une vingtaine de mutations spécifiques, appelées néoantigènes, qui ne sont présents que dans les cellules cancéreuses. Ces néoantigènes sont ensuite encodés dans des molécules d’ARNm synthétique, elles-mêmes encapsulées dans des nanoparticules lipidiques pour une délivrance efficace du médicament dans l&rsquo;organisme du patient.</p><div id="citiz-3314830516" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Une fois injecté, l’ARNm est traduit par les cellules dendritiques du système immunitaire, qui présentent ces néoantigènes aux lymphocytes T. Cela déclenche une réponse immune ciblée : les lymphocytes T CD8+ deviennent cytotoxiques contre les cellules tumorales porteuses de ces marqueurs, tandis que des lymphocytes T mémoire se forment pour une protection à long terme. Associé au pembrolizumab (nom de marque : Keytruda), un médicament anticancéreux inhibiteur PD1 du point de contrôle qui empêche les tumeurs de freiner l’immunité, l’effet thérapeutique est amplifié. </p>



<p>Des études précliniques ont montré une activation robuste et spécifique, avec une mémoire immunitaire durable, évitant les toxicités systémiques des chimiothérapies classiques. L’intérêt scientifique est majeur : cette plateforme personnalisée pourrait s’adapter à d’autres cancers solides (poumon, côlon, pancréas), en passant d’une médecine standardisée à la précision génomique individualisée.</p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Résultats concrets de l’essai KEYNOTE-942 et perspectives futures</h2>



<p>L’étude clinique KEYNOTE-942 de Moderna et Merck est un essai randomisé de phase 2b, c&rsquo;est-à-dire une phase précoce d&rsquo;administration du vaccin expérimental aux patients. iL inclut 157 patients atteints de mélanome de stade III/IV à haut risque après résection complète (chirurgie). Les participants reçoivent soit l&rsquo;association expérimentale  (vaccin + Keytruda, neuf doses sur un an) soit Keytruda seul à titre de médicament comparateur. Les données à cinq ans, annoncées le 20 janvier 2026 par les promoteurs (Moderna et Merck), montrent une réduction soutenue de 49 % du risque de récidive ou de décès (HR = 0,510 ; IC 95 % : 0,294–0,887 ; p nominal = 0,0075), cohérente avec les analyses à trois ans. Le bénéfice ne s’atténue pas, indiquant une immunité persistante. Le profil de sécurité est gérable : fatigue, douleurs locales et frissons dominent, avec des événements graves comparables entre groupes.</p>



<p>Ce profil homogène ne disqualifie pas le travail produit, mais il en oriente fortement la perspective. Le rapport adopte une lecture du problème largement façonnée par les logiques propres aux réseaux sociaux : affrontements discursifs, personnalisation des controverses, construction de camps antagonistes, polarisation et escalade quel que soit le camp. D’autres approches, pourtant essentielles pour comprendre la défiance telles que sociologie des institutions, relation de soin, médiation de terrain, sciences de l’éducation et de la communication restent marginales.</p>



<p>Ces résultats, révélés au grand public par le <a href="https://www.washingtonpost.com/health/2026/01/20/cancer-drug-mrna-melanoma/">Washington Post</a> , concernent un traitement adjuvant post-chirurgical, et non un traitement du mélanomes métastatique inopérable. Pour confirmer et déterminersi le vaccin expérimental est efficace est sûr, un essai de phase 3 (INTerpath-001), plus large tentera de confirmer les résultats de la phase précoce chez des milliers de patients, avec résultats attendus en 2026. Si ces résultats sont positifs, ils pourraient ouvrir la voie à une autorisation de mise sur le marché qui alors, marquant un tournant en oncologie personnalisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br>L’instrumentalisation rapide de la science sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Sur X (ex-Twitter), l’article de vulgarisation a été immédiatement diffusé par des militants autodéclarés « pro-science », déclenchant un clivage immédiat habituel. Le clan en question a relancé des fils éducatifs anciens pour célébrer ces résultats comme une validation définitive de la technologie, opposant explicitement leur camp victorieux aux dangereux clan « antivax ». Les données cliniques préliminaires fournies par les laboratoires pharmaceutiques ont été transformés argument idéologique opposable à  toute critique. À l’opposé, des voix sceptiques dénoncent une « campagne de presse sous influence des firmes », minimisent également les résultats comme étant non significatifs (en invoquant une p-value bilatérale supposée >0,05 ou un essai sous-puissant) ou les relient à des théories non étayées comme les « turbo-cancers ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contradictions et instrumentalisation politique</h2>



<p>Cette binarité révèle des incohérences flagrantes.</p>



<p>Les militants autoproclamés « pro-science » exigeaient pendant la pandémie des publications scientifiques revues par les pairs et dénonçaient toute extrapolation hâtive. Aujourd&rsquo;hui, ils s’appuient sur un simple communiqué de presse des laboratoires promoteurs pour clamer une  » victoire » contre les « anti-vax ». <br>Pourtant, toute diffusion d&rsquo;un communiqué de presse était il y a peu qualifiée d&rsquo;anti-science, à coup du slogan-hashtag « Show me the data » signifiant l&rsquo;absence de toute valeur d&rsquo;une communication émanant directement des laboratoires sans publication scientifique. On voit ainsi que ce saint principe est à géométrie variable en fonction du contenu des annonces &#8230;</p>



<p>Le camp d&rsquo;en face, lui, recycle des arguments non fondés pour discréditer l’ensemble de la technologie ARNm. </p>



<p>Cette instrumentalisation politique, ici la transformation de données précoces de phase 2b sans données publiées en arme idéologique, pose un problème éthique sérieux : elle érode la confiance publique en la science, particulièrement fragilisée depuis le Covid-19. </p>



<p>À un moment où la prudence est essentielle (données non encore publiées en revue à comité de lecture, phase 3 en attente, accès limité par le coût de la personnalisation), surestimer ou dénigrer prématurément risque de polariser davantage et de freiner une adoption raisonnée. C&rsquo;est l&rsquo;une des leçons de la crise sanitaire.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Prioriser la rigueur et l&rsquo;esprit critique face aux camps de tous bords instrumentalisant la science </h2>



<p>Le médicament expérimental intismeran autogene incarne un espoir concret et scientifiquement solide : une réduction durable du risque de récidive grâce à une immunothérapie ciblée et personnalisée. </p>



<p>Ces progrès méritent enthousiasme mesuré et vulgarisation honnête, sans instrumentalisation. </p>



<p>Ce sont finalement les promoteurs eux-mêmes qui appellent comme il se doit à la prudence, comme l&rsquo;indique leur <a href="https://www.merck.com/news/moderna-merck-announce-5-year-data-for-intismeran-autogene-in-combination-with-keytruda-pembrolizumab-demonstrated-sustained-improvement-in-the-primary-endpoint-of-recurrence-free-survival-i">communiqué de presse</a> :   les résultats sont « soutenus » selon leurs dires,  mais tout à fait préliminaires, non extrapolables.</p>



<p>La vigilance s&rsquo;impose: la science avance par accumulation de preuves solides, et le parcours est parfaitement borné et long pour le développement clinique des médicaments, sous Le signe du labeur, de la rigueur et de l&rsquo;expertise. Les invectives peu rigoureuses et non cohérentes de camps binaires politisés drapés de science non maîtrisée ne servent assurément ni son image ni sa compréhension par le grand public. Une leçon malheureusement non tirée de l&rsquo;expérience Covid-19. On ne s&rsquo;en étonnera pas, les mêmes surfeurs de vague foubis des mêmes armes restent à l&rsquo;œuvre sur les réseaux sociaux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><br><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Thirdman</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Désinformation en santé : un rapport sans idées nouvelles et une méthodologie qui interroge</title>
		<link>https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-un-rapport-sans-idees-nouvelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 14:14:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Constats déjà largement documentés, solutions connues reconditionnées et glissement vers des réponses rigides, centralisées et répressives : le rapport remis]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Constats déjà largement documentés, solutions connues reconditionnées et glissement vers des réponses rigides, centralisées et répressives : le rapport remis à la ministre de la Santé peine à ouvrir des perspectives nouvelles, tout en reléguant la médiation au second plan. L’affichage d’une large concertation masque une forte homogénéité des acteurs mobilisés, qui oriente le dispositif proposé vers l&rsquo;administration de la défiance plutôt que la restauration de la confiance</h3>



<p>Sous couvert d’approche nationale et s’appuyant sur des diagnostics connus de longue date tout en écartant les leviers relationnels, le rapport remis à Stéphanie Rist propose une stratégie normative, centralisée et aux velléités répressives, qui interroge ses effets à long terme sur la confiance, le débat scientifique et la liberté d&rsquo;expression. Présenté comme une réponse structurante à un phénomène complexe, il privilégie l’outillage institutionnel et le cadrage des discours au détriment d’une réflexion approfondie sur les conditions sociales, culturelles et relationnelles de la circulation de l’information en santé. L’occasion de proposer une stratégie véritablement innovante, capable de retisser du lien plutôt que de le réguler, s’en trouve largement manquée.</p><div id="citiz-3457039366" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Un diagnostic désormais largement consensuel</h2>



<p>Le rapport dresse un tableau familier : circulation accélérée de contenus trompeurs, confusion entre opinions et savoirs établis, difficulté du public à hiérarchiser les sources, fragilisation de la parole scientifique dans l’espace médiatique. La crise sanitaire du Covid-19 a servi de révélateur à ces phénomènes, en les rendant visibles à grande échelle.</p>



<p>Ce diagnostic est solide. Mais il est aussi ancien. Les sciences sociales, l’infodémiologie et la médiation scientifique analysent ces mécanismes depuis plus d’une décennie. Les institutions européennes et internationales ont multiplié les rapports sur les liens entre information, confiance et santé publique. De nombreuses initiatives citoyennes et associatives ont expérimenté, souvent avec peu de moyens, des réponses éducatives et participatives.</p>



<p>Le rapport s’inscrit clairement dans cette continuité. Il ne renouvelle ni les concepts, ni les cadres d’analyse, mais les reformule dans un langage institutionnel.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une mission construite dans un entre-soi informationnel</h2>



<p>Le choix des rapporteurs constitue un élément central pour comprendre la tonalité du document. Tous sont issus d’un même espace : celui des controverses sanitaires très polarisées sur les réseaux sociaux. Tous ont été, à des degrés divers, des acteurs engagés dans les débats autour du Covid-19, et particulièrement identifiés par leur opposition frontale à certaines figures médiatiques devenues emblématiques de ces conflits.</p>



<p>Ce profil homogène ne disqualifie pas le travail produit, mais il en oriente fortement la perspective. Le rapport adopte une lecture du problème largement façonnée par les logiques propres aux réseaux sociaux : affrontements discursifs, personnalisation des controverses, construction de camps antagonistes, polarisation et escalade quel que soit le camp. D’autres approches, pourtant essentielles pour comprendre la défiance telles que sociologie des institutions, relation de soin, médiation de terrain, sciences de l’éducation et de la communication restent marginales.</p>



<p>Ce biais initial explique en partie la difficulté du rapport à se décentrer des conflits passés pour penser des réponses véritablement prospectives. Il explique également sans doute le biais de sélection des entretiens qui a précipité l&rsquo;initative dans cet entre-soi peu propice aux idées nouvelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Qui parle ? Des entretiens nombreux, mais dans un périmètre étroit</h2>



<p>Le rapport met en avant un chiffre impressionnant : 156 entretiens, ayant mobilisé près de 270 personnes. Ce volume donne l’image d’une consultation large et pluraliste. Pourtant, la lecture attentive des profils auditionnés révèle un périmètre nettement plus homogène qu’il n’y paraît. Les personnes interrogées appartiennent majoritairement à trois catégories : militants numériques (réseaux sociaux) en croisade dont leurs relais  habituels au sein de médias et autres fact-checkers, représentants de la fonction publique (institutions sanitaires, universitaires, chercheurs, société sanvantes). Il s’agit, pour l’essentiel, de personnes déjà convaincues de la centralité du problème et largement alignés sur le diagnostic posé par les rapporteurs. À l’inverse, le rapport reste discret, voire silencieux, sur l’audition de profils susceptibles de déplacer le regard : associations citoyennes et de médiation scientifique, médiateurs indépendants de terrain, soignants de premier recours confrontés à la défiance des patients, chercheurs en sciences sociales critiques des politiques publiques de communication, Leur absence interroge. Ainsi, derrière l’affichage d’une consultation large et exhaustive, la composition du panel révèle un angle unique, la pluralité des expériences et des points de vue non institutionnels demeurant très largement marginalisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un noyau militant polarisé bruyant comme illusion du consensus</strong></h2>



<p>L’analyse détaillée de la liste nominative révèle une configuration plus problématique encore. <br>Environ 15 à 20 % des personnes consultées sont un noyau d’acteurs fortement polarisés constitué récemment (pandémie du Covid-19), très actifs sur les réseaux sociaux, engagés dans des luttes souvent politisées et structurées autour de conflictualités personnalisées. Ces personnes revendiquent une posture scientifique tout en mobilisant des pratiques caractéristiques du militantisme numérique : interpellations publiques agressives, campagnes coordonnées, judiciarisation systématique des controverses et mise en scène récurrente de leur victimisation. Les rapporteurs s’inscrivent eux-mêmes dans ces réseaux d’interactions, brouillant davantage la frontière entre expertise, engagement et combat personnel. Pour enfoncer le clou, comme précédemment indiqué, des journalistes liés à ce noyau militant et constituant sa fidèle chambre d&rsquo;écho dans les médias, ne manquent pas à l&rsquo;appel.<br>Numériquement minoritaire mais très bruyant, ce noyau entretient une forte circularité discursive faite de citations croisées, de références mutuelles et de reprises d’arguments identiques d’un support à l’autre.</p>



<p>À cette dynamique s’ajoute donc la surreprésentation d’acteurs institutionnels issus des mêmes cercles de diffusion, certains ayant pu être sollicités via les réseaux professionnels et la liste des lecteurs du blog personnel d’un autre rapporteur.</p>



<p>La consultation donne ainsi à voir moins une confrontation pluraliste des approches qu’un écosystème fermé, où les sources, les analyses et les relais médiatiques tendent à se recouper, nourrissant un effet d’auto-validation dans lequel le consensus affiché apparaît en partie produit par l’entre-soi et l’auto-citation plutôt que par la diversité réelle des cadres d’analyse.</p>



<p></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Un entre-soi cognitif plus qu’un pluralisme réel</h2>



<p>Ce biais de sélection ne relève pas nécessairement d’une intention, mais il produit un effet bien identifié en sociologie des organisations : l’entre-soi cognitif. En interrogeant majoritairement des acteurs issus des mêmes sphères professionnelles et informationnelles, voire des compagnons de millitantisme, sphères souvent très actives sur les réseaux sociaux, le rapport consolide des cadres d’analyse déjà dominants sans les mettre réellement à l’épreuve.</p>



<p>Cette homogénéité explique en partie pourquoi les recommandations finales apparaissent si peu contrastées. Les constats convergent, les solutions se ressemblent, et les tensions inhérentes à toute politique de l’information en santé sont peu explorées. Le débat scientifique, pourtant fondé sur la confrontation d’approches et de disciplines, se trouve ici lissé au profit d’un consensus de surface.</p>



<p>Interroger la désinformation sans interroger ses propres conditions de production constitue une limite méthodologique majeure. En ce sens, le rapport illustre paradoxalement ce qu’il dénonce : la difficulté à sortir de cadres interprétatifs fermés lorsqu’un problème est abordé sous un angle trop homogène.</p>



<p>L’absence de cartographie d&rsquo;analyse des personnes auditionnées, c&rsquo;est-à-dire les disciplines, les positions institutionnelles, les degrés d’engagement public, empêche toute évaluation indépendante de la pluralité réelle des points de vue. Cette lacune est d’autant plus problématique que le rapport plaide par ailleurs pour plus de transparence et de rigueur dans l’information en santé.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Des solutions connues, reconditionnées</h2>



<p>Les principales recommandations du rapport relèvent davantage de la formalisation que de l’innovation. L’idée d’un indicateur de fiabilité de l’information en santé, inspiré du Nutri-Score, illustre cette logique. Or il  s&rsquo;agit d&rsquo;une solution de labellisation de l&rsquo;information qu&rsquo;a préconisé récemment Emmanue Macon. Coïncidence ? Quoi qu&rsquo;il en soit, présentée comme structurante, elle reprend une proposition ancienne, régulièrement discutée dans les milieux de la médiation scientifique. Les limites sont bien identifiées : réduction excessive de la complexité, dépendance aux critères retenus, risque de rejet par les publics déjà défiants envers les institutions.</p>



<p>De même, la création d’un observatoire national et d’un dispositif d’infovigilance prolonge des dispositifs existants sans démontrer en quoi une nouvelle structure résoudrait les problèmes de coordination, de légitimité et d’efficacité déjà rencontrés. Le rapport privilégie une réponse organisationnelle, rajoutant une couche organisationnelle comme on ajoute une loi au millefeuille existant, à un problème qui est pourtant aussi, fondamentalement, relationnel et culturel.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Angle mort du rapport : ce que font les autres pays européens</h2>



<p>C&rsquo;est aussi une composante de l&rsquo;entre-soi qui transpire de ce travail, réduisant la problématique à un sujet hexagonal. Le rapport évoque à plusieurs reprises le cadre international et européen, sans toutefois proposer de véritable analyse comparative des stratégies mises en œuvre dans d’autres pays. Cette absence est regrettable : elle prive la réflexion de retours d’expérience pourtant précieux, dans un domaine où les réponses éducatives, participatives ou fondées sur la médiation ont parfois montré des résultats plus durables que les approches strictement normatives.</p>



<p>La comparaison européenne aurait pourtant apporté un éclairage utile. Dans plusieurs pays, les stratégies de lutte contre la désinformation en santé privilégient des approches plus distribuées. Les pays nordiques, notamment, investissent prioritairement dans l’éducation aux médias et à la science dès le plus jeune âge, en s’appuyant sur des partenariats étroits entre écoles, chercheurs et acteurs associatifs.</p>



<p>En Allemagne ou aux Pays-Bas, les dispositifs de veille existent, mais sont souvent accompagnés d’un effort marqué de transparence institutionnelle et d’un soutien à des plateformes de médiation indépendantes. L’accent est mis moins sur la labellisation ou la sanction que sur la capacité du public à comprendre les incertitudes scientifiques.</p>



<p>Ces expériences montrent que la réponse à la désinformation ne se limite pas à l’outillage réglementaire, mais repose sur un écosystème de confiance construit dans le temps.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une conception verticale et autoritaire de la confiance</h2>



<p>Le rapport français repose implicitement sur une idée simple : apposer un tampon de score sur l&rsquo;information et secondairement améliorer la qualité de l’information disponible suffirait à restaurer la confiance. Cette approche néglige une dimension pourtant centrale des crises récentes : la défiance ne procède pas uniquement d’un déficit de connaissances, mais d&rsquo;une perte de pensée critique et  d’un rapport dégradé aux institutions.</p>



<p>Les messages contradictoires, les revirements mal expliqués, les zones d’ombre sur les processus de décision ont durablement entamé la crédibilité de la parole publique. Sur ce point, le rapport reste discret et ainsi, politiquement correct. Il interroge peu la responsabilité des institutions dans la perte de confiance qu’il constate par ailleurs. Il faut dire que les voix qui s&rsquo;expriment dans ce rapport sont pour l&rsquo;écrasante majorité les institutions elles-mêmes. </p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque d’un tournant répressif mal encadré</h2>



<p>La volonté de mieux protéger les scientifiques face au harcèlement est légitime. Mais la place accordée aux sanctions dans le rapport soulève des questions importantes. Les frontières entre désinformation, erreur, controverse scientifique et critique légitime ne sont ni simples ni stables. En l’absence de garde-fous clairement définis, toute approche répressive comporte un risque de confusion entre régulation de contenus manifestement frauduleux et contrôle du débat scientifique.</p>



<p>Dans un contexte où la science progresse par la confrontation d’hypothèses, ce glissement mérite une vigilance particulière.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Un rapport utile à la formalisation, mais insuffisant et biaisé</h2>



<p>Ce rapport remplit une fonction politique claire : structurer un discours public sur la désinformation en santé et légitimer des orientations déjà présentes dans le débat institutionnel. Il est moins convaincant comme texte analytique et prospectif. Il peine à intégrer la pluralité des expériences de terrain et des points de vue, à reconnaître les limites de l’action institutionnelle et à proposer des outils réellement nouveaux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser la lutte contre la désinformation</h2>



<p>Lutter durablement contre la désinformation en santé suppose d’accepter une part d’inconfort. Celui de l’incertitude scientifique, du débat contradictoire et de la critique des institutions elles-mêmes. Les réponses les plus efficaces observées en Europe reposent sur la médiation, l’éducation, la transparence et le dialogue, bien plus que sur la labellisation ou la sanction. À défaut, le risque est réel de transformer la lutte contre la désinformation en un nouvel objet de défiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La médiation scientifique, un angle encore largement sous-exploité</h2>



<p>Un aspect frappant du rapport est la place marginale accordée à la médiation scientifique, pourtant identifiée depuis longtemps comme un levier central de confiance. Là où le texte privilégie des réponses descendantes, labellisation, observatoires, dispositifs de surveillance,  la médiation repose sur une logique inverse : créer des espaces d’échange où les savoirs circulent, se discutent et se contextualisent.</p>



<p>La médiation ne se réduit pas à une simplification des contenus scientifiques. Elle suppose un travail patient d’explicitation des incertitudes, des controverses et des processus de production des connaissances. Elle reconnaît que la défiance n’est pas seulement un déficit d’information, mais souvent une réaction à un sentiment d’exclusion du débat ou à une expérience antérieure de dissonance institutionnelle.</p>



<p>En France comme ailleurs en Europe, les initiatives de médiation portées par des associations, des collectifs de chercheurs ou des journalistes spécialisés ont montré leur capacité à toucher des publics éloignés des canaux institutionnels. Ces dispositifs, lorsqu’ils sont indépendants, pluralistes et inscrits dans la durée, favorisent une appropriation active des savoirs, bien plus efficace que toute tentative de normalisation des discours.</p>



<p>En reléguant la médiation au second plan, le rapport passe à côté d’une voie pourtant prometteuse : celle d’une politique de l’information fondée sur la relation, la confiance construite et la reconnaissance du citoyen comme acteur du débat scientifique, et non comme simple destinataire à corriger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’entre-soi médiatique : une chambre d’écho bien rodée<br></h2>



<p>La publication du rapport a donné lieu à une séquence de prises de parole d’une remarquable homogénéité. Plusieurs grands médias nationaux (<em>L’Express</em>, <em>Le Point</em>, <em>Libération</em> notamment) ont relayé, à un rythme soutenu, la parole des mêmes rapporteurs, selon un cadrage identique et un lexique commun. Cette convergence n’a rien de spontané : elle repose sur des journalistes intégrés dans le réseau militant polarisé et bruyant, souvent auditionnés dans le cadre même du rapport, et qui en deviennent ensuite les relais naturels. L’entre-soi, ici, ne se limite plus à la production du diagnostic ; il s’étend à sa mise en scène médiatique et à sa validation publique, au prix d’une pluralité d’angles largement absente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prise de distance de l’exécutif : un signal politique fort<br></h2>



<p>Face à cette séquence médiatique très alignée, la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui n&rsquo;a ni lancée cette mission ni désigné les rapporteurs, a toutefois introduit une inflexion notable. Si la stratégie gouvernementale s’appuie sur le rapport, elle n’en reprend pas plusieurs propositions structurantes. Ont ainsi été écartées la création d’un « Info-score santé », assimilable à une notation normative des sources d’information, l’instauration de sanctions spécifiques à l’encontre des producteurs de contenus, ou encore une judiciarisation renforcée de la lutte contre la désinformation. La ministre a également renoncé à confier l’infovigilance à une instance indépendante, privilégiant une mise en œuvre plus progressive et prudente. Ces arbitrages traduisent une conscience aiguë des risques politiques, juridiques et démocratiques associés à une approche trop coercitive de l’information scientifique.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la lutte se mue en guerre informationnelle</h2>



<p>Cette retenue gouvernementale contraste avec le discours porté par les rapporteurs dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. À mesure que leurs interventions se multiplient, un glissement s’opère : la désinformation n’est plus pensée comme un phénomène complexe à analyser, mais comme une menace à neutraliser ; le débat public comme un espace à réguler ; les plateformes numériques, jusqu’à l’évocation explicite de leur fermeture, comme des problèmes à éliminer. Ces positions, même lorsqu’elles ne sont pas retenues par l’exécutif, révèlent une conception de la lutte contre la désinformation fondée d’abord sur la contrainte, la normalisation et la répression, reléguant au second plan la médiation, l’accompagnement et le travail sur la confiance.</p>



<p>Le rapport peine ainsi à reconnaître la frontière poreuse entre expertise scientifique, engagement militant et logique de guerre informationnelle. Lorsque des rapporteurs adoptent eux-mêmes, sur les réseaux sociaux, une posture vindicative et judiciarisée, appelant implicitement à des sanctions plutôt qu’à des mécanismes de délibération contradictoire, ils donnent corps aux inquiétudes que suscite ce texte. La question dépasse dès lors le seul champ de l’information en santé : elle engage notre capacité collective à répondre à la défiance sans refermer l’espace du débat, ni affaiblir le pluralisme et la démocratie que cette politique prétend pourtant défendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport « désinformation en santé » : un arrière-goût orwellien ?</h2>



<p>Au terme de cette analyse, une impression domine : ce qui devait être une mission de réflexion s’est progressivement transformé en tentative de reprise autoritaire du contrôle de l’espace informationnel. Sous couvert de lutte contre la désinformation scientifique, le rapport laisse affleurer une vision profondément scientiste du débat public, où la controverse est disqualifiée, la contradiction délégitimée et la sanction érigée en réponse politique. Il transpire de cet exercice l’idée d’une expédition punitive menée par le haut, visant à institutionnaliser la revanche d’un noyau militant bruyant, celui-là même dont les rapporteurs sont partie prenante sur les réseaux sociaux, pour tenter de gagner, par l’appareil d’État, une guerre numérique qui peine à convaincre dans l’espace ouvert du débat.</p>



<p>En prétendant protéger la démocratie sanitaire, le rapport en fragilise les fondements : pluralisme des savoirs, délibération contradictoire, médiation scientifique, et même, médiation tout cours comme maître-mot. La défiance n’y est pas travaillée, elle est contenue ; la complexité n’y est pas éclairée, elle est normalisée. L’ombre d’un <em>ministère de la Vérité</em> version scientifique, longtemps invoquée comme une caricature excessive, se trouve ici formulée de manière bien réelle. La lutte contre la désinformation ne saurait pourtant justifier que l’on referme l’espace démocratique au nom de sa défense.<br><br><br></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Samuel Regan-Asante</em></p>



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		<title>&#8216;La tête ailleurs&#8217; au théâtre de Belleville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 14:31:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Nora n’en peut décidément plus : à chaque fois que quelqu’un se tourne vers elle, s’adresse à elle, lui parle, elle]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Nora n’en peut décidément plus : à chaque fois que quelqu’un se tourne vers elle, s’adresse à elle, lui parle, elle entend le début d’une musique, elle entend des paroles, elle entend une chanson.</p><div id="citiz-1292510067" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size">Même sa cafetière, au réveil, sans doute un peu encrassée, se met à produire un bruit qui ressemble à un rythme sur lequel pourrait naître une mélodie.<br>Tout, tout le temps, tout le monde, chante, danse, joue du piano ou de la guitare. C’est l’enfer quotidien de Nora, son enfer à elle : sa vie est devenue une comédie musicale, elle a, en permanence, « la tête ailleurs ».</p>



<p>ils sont deux sur la scène, Camélia Acef et Youri Rebeko, à inventer, sous nos yeux, Nora et sa drôle de vie, Nora et son univers : la meilleure amie qui ne sait pas faire court et se noie dans son propre déluge de bavardage futile tout en prétendant avoir des choses importantes à dire ; la patronne mi chinoise et mi réincarnation de Karl Lagerfeld qui tient à ce qu’on trouve le meilleur argument de vente pour ses meubles en matériaux recyclés qui feront du bien à la planète même si elle est la seule à y croire ; les parents immigrés qui veulent tellement le bonheur de leur fille même si elle pourrait faire l’effort de se ranger un peu, se marier, faire des enfants, devenir enfin propriétaire comme tout le monde ; le plan drague du pseudo journaliste et faux intello dont le cerveau est totalement bouffé par les rumeurs complotistes les plus stupides ; le psy qui passe ses séances à reprendre le dernier mot de sa patiente sur un ton interrogatif supposé relancer la confidence…</p>



<p>C’est drôle, enlevé, efficace, jusqu’à ce que la comédie laisse percer une petite larme et que l’on comprenne que la musique, les chansons, les danses, peuvent parfois masquer un drame…</p>



<p>Camélia Acef et Youri Rebeko, comédiens, chanteurs, musiciens, danseurs, sont excellents et savent parfaitement nous amuser autant que nous émouvoir. Et l’on savoure ce portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui prise au piège dans une société remplie de clichés, autant ceux du passé que ceux du présent.</p>



<p>C’est drôle, enlevé, efficace, jusqu’à ce que la comédie laisse percer une petite larme et que l’on comprenne que la musique, les chansons, les danses, peuvent parfois masquer un drame…</p>



<p>Camélia Acef et Youri Rebeko, comédiens, chanteurs, musiciens, danseurs, sont excellents et savent parfaitement nous amuser autant que nous émouvoir. Et l’on savoure ce portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui prise au piège dans une société remplie de clichés, autant ceux du passé que ceux du présent.</p>



<p><em>Du lundi 3 au dimanche 30 novembre 2025<br> Lun. 21h15, Mar. 19h et Dim. 20h <br>Durée 1h · À partir de 10 ans </em></p>



<p><em><br>Texte et jeu Camélia Acef et Youri Rebeko<br>Mise en scène Victor Bourigault<br>Chorégraphie Eva Tęsiorowski</em><br></p>



<p></p>



<p><em>Théâtre de Belleville,  16 passage Piver &#8211; 75011 Paris</em></p>



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		<title>&#8216;Chroniques d&#8217;une exploratrice&#8217; au théâtre de Belleville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 10:11:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
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					<description><![CDATA[Au départ, la volonté délibérée d’Alice Gozlan et Zacharie Lorent de monter un spectacle sur le Web : parce que]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Au départ, la volonté délibérée d’Alice Gozlan et Zacharie Lorent de monter un spectacle sur le Web : parce que « c’est là que ça se passe ». Parce qu’Internet est devenu, depuis le tournant du XXIe siècle, le sixième continent, une sorte d’univers en soi-même que nul ne peut prétendre connaître totalement et qui reste à explorer, un monde dont ils rêvent d’être, elle, Alice, la nouvelle Alexandra David-Neel, et lui, Zacharie, le nouveau Marco Polo.</p><div id="citiz-1211664573" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Au départ, elle est seule sur la scène, avec juste un grand écran à ses côtés. Elle est seule avant même que les spectateurs n’entrent dans la salle et c’est elle qui les accueille. Il faut qu’ils prennent place sans crainte, qu’ils se sentent rassurés, qu’ils s’apprêtent en toute quiétude à ce grand voyage dans les organes du vaste corps viscéral du Web.</p>



<p>Et puis là voilà qui plonge, elle, elle est la petite Alice de Lewis Carroll qui plonge dans le terrier. Car, au sens fort du terme, Internet est bel et bien un terrier&nbsp;: nul ne sait trop ce qu’elle va découvrir à l’issue de sa chute. Une chute dans le Web qui s’accompagne, au fur et à mesure, d’une plongée dans la technologie&nbsp;: le grand écran est poussé et l’on se retrouve dans une sorte de mini laboratoire d’analyse et de projection, au fur et à mesure de plus en plus complexe, comme si, autour de la comédienne, le monde d’écrans, de câbles, de connexions, de projections, de leds, de micro-processeurs, se démultipliait à l’infini jusqu’à vouloir l’étouffer.</p>



<p>Chroniques d’une exploratrice&nbsp;: car Internet a toutes les allures d’un monde qu’on découvre, avec ses chemins, ses reliefs, ses vallées, ses pics, ses entrées, ses fausses pistes que sont les liens, ses empreintes laissées au long du chemin que sont les cookies… Et chroniques au pluriel car il lui faut plus d’un voyage, plusieurs journées, pour tenter de comprendre, se faire une idée, savoir ce qu’il en est.</p>



<p>Et en l’occurrence, Alice (on mélange la comédienne, co-autrice de la mise en scène et le personnage semi-fictionnel) se trouve bombardée d’informations, comme, au final, nous le sommes tous, et plus ou moins conscients de ce qui se produit.</p>



<p>On trouve, pêle-mêle, la longue litanie des sites complotistes avec leurs héros, leurs bons, leurs méchants, leurs sentences, leurs aphorismes supposés tout expliquer en peu de mots, leurs condamnations, leurs exorcismes. On trouve la multiplicité des images, celles des web-Cam piratées, partout dans le monde, rues, places publiques, magasins ou bien dans l’intimité des particuliers, illustrant ce vertige inquiétant de la surveillance permanente digne du <em>Big Brother</em> d’Orwell : « Il y a toujours un œil pour regarder celui qui regarde ». On trouve des images récurrentes et sans justification : celle de cette femme enfermée dans une pièce close et assise sur un matelas à même le sol, et dont on ne saura jamais, dont personne ne peut savoir, si elle est une comédienne au sein d’une macabre mise en scène, ou une malade mentale filmée à son insu, ou l’innocente victime d’un réel enlèvement. On trouve les forums avec leurs échanges absurdes, violents, agressifs, insultants, parfois sexistes, racistes ou homophobes. On trouve les sites d’extrême-droite qui ont depuis longtemps peaufiné leur stratégie pour gommer les apparentes aspérités et néanmoins pouvoir glorifier la pensée néo-nazie et la supériorité supposée du mâle blanc occidental.</p>



<p>L’ensemble, le spectacle tout entier, est inquiétant, bien sûr,&nbsp;parfois déroutant, mais aussi quelque peu asphyxiant. On est confronté à la fastidieuse énumération des différents couloirs virtuels qu’emprunte le web et ce sentiment d’asphyxie est renforcé encore par la diction hachée et haletante de la comédienne qui a des allures de rap obsédant. Un spectacle qui a le mérite de se confronter avec un problème contemporain, celui du vertige de l’informatique, et qui représente, en tout cas, une sorte de curiosité.</p>



<p><em>Du lundi 3 au dimanche 30 novembre 2025</em><br><em>Lun. 19h15, Mar. 21h15, Dim. 17h30 </em><br><em>Durée 1h15</em><br><em>À partir de 14 ans</em><br><em>Texte Zacharie Lorent Mise en scène Zacharie Lorent et Alice Gozlan</em><br><em>Avec Alice Gozlan</em></p>



<p></p>



<p><em>Théâtre de Belleville,  16 passage Piver &#8211; 75011 Paris</em></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



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		<title>Chatbots d&#8217;IA : fiabilité en chute libre face aux fausses informations</title>
		<link>https://citizen4science.org/chatbots-dia-fiabilite-en-chute-libre-face-aux-fausses-informations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 16:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Chatbots]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Information]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[NewsGuard]]></category>
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					<description><![CDATA[Les principaux modèles d’intelligence artificielle générative répètent désormais des affirmations erronées dans plus d’un tiers des cas sur des sujets]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux modèles d’intelligence artificielle générative répètent désormais des affirmations erronées dans plus d’un tiers des cas sur des sujets d’actualité, contre moins d’un cinquième il y a un an, selon un audit alarmant de NewsGuard.</h2>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<h3 class="wp-block-heading">Explosion des erreurs comme constat accablant de l&rsquo;audit</h3>



<p><a href="https://www.newsguardtech.com/ai-monitor/august-2025-ai-false-claim-monitor/">L’audit annuel de NewsGuard,</a> publié en septembre 2025, dresse un tableau sombre de l’évolution des chatbots d’IA en matière de fiabilité informationnelle. Intitulé « Le taux de fausses informations répétées par les chatbots d’IA a presque doublé en un an », ce rapport révèle que les dix principaux outils d’IA générative, testés en août 2025, ont diffusé des informations erronées dans 35 % des réponses à des questions sur l’actualité, contre seulement 18 % en août 2024. Cette dégradation marque un revers majeur pour un secteur qui s’était engagé à renforcer la sécurité et la précision de ses modèles, malgré des mises à jour régulières et des annonces tonitruantes. Les chercheurs de NewsGuard, spécialisés dans la traçabilité des désinformations en ligne, ont soumis aux chatbots une série de prompts inspirés de dix « empreintes de récits faux » – des affirmations manifestement infondées circulant sur le web, souvent issues de campagnes coordonnées. Ces tests couvrent des domaines sensibles comme la politique internationale, la santé publique et les affaires étrangères, avec des questions neutres, orientées ou malveillantes pour simuler divers usages réels. Le résultat est sans appel : les modèles, autrefois prudents au point de refuser 31 % des réponses l’année précédente, répondent désormais systématiquement, mais au prix d’une propagation accrue de la propagande. Ce compromis structurel s’explique par l’intégration massive de recherches en temps réel sur internet, qui expose les IA à un écosystème pollué par des sites low-engagement, des fermes de contenus automatisés et des opérations étatiques comme celles menées par la Russie. En somme, la quête de réactivité a transformé ces outils en vecteurs involontaires de mensonges, érodant leur potentiel comme sources d’information crédibles.</p><div id="citiz-3227690611" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Empreinte carbone actuelle de l&rsquo;IA et des centres de données<br></h3>



<p>L&#8217;empreinte carbone des centres de données et de l&rsquo;IA est évaluée avec précision dans le rapport. En 2022, ces infrastructures ont émis environ 180 millions de tonnes de CO₂ équivalent (MtCO₂e) au niveau mondial, représentant 0,8 % des émissions anthropiques globales, en augmentation de 20 % depuis 2018. Pour l&rsquo;IA spécifiquement, l&rsquo;entraînement d&rsquo;un modèle comme GPT-3 génère environ 552 tonnes de CO₂, tandis que l&rsquo;inférence pour un milliard de requêtes ajoute 100 à 500 tonnes supplémentaires. En France, les émissions s&rsquo;élèvent à 0,5 MtCO₂e en 2022, bénéficiant d&rsquo;un mix électrique dominé par le nucléaire à 70 %, mais impacté par des importations carbonées. Globalement, 60 % des émissions proviennent de la production d&rsquo;électricité, 30 % du refroidissement et 10 % de la fabrication de matériel. Le rapport souligne que l&#8217;empreinte par unité de calcul (flop) pour l&rsquo;IA est 10 à 100 fois supérieure à celle des tâches informatiques traditionnelles, en raison de la complexité algorithmique. Ces chiffres s&rsquo;alignent avec des estimations internationales, comme celles de l&rsquo;IEA, qui indiquent que les centres de données consomment 1 à 1,3 % de l&rsquo;électricité mondiale, soit 240 à 340 TWh en 2022, comparable à la consommation du Royaume-Uni. Cette analyse met en perspective les défis sans extrapoler au-delà des données disponibles, évitant les alarmismes pour privilégier une évaluation mesurée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Méthodologie rigoureuse : décryptage des tests et des failles</h3>



<p>Pour étayer ses conclusions, NewsGuard a adopté une approche méthodologique éprouvée, affinée au fil de ses audits mensuels lancés en juillet 2024. Chaque test repose sur un échantillon représentatif de fausses narrations, tiré d’un catalogue exhaustif de désinformations en ligne. Les prompts varient : une interrogation innocente comme « Quelles sont les dernières nouvelles sur les élections en Moldavie ? », une formulation biaisée présupposant la véracité d’un mensonge, ou une instruction vicieuse visant à contourner les garde-fous éthiques des modèles. En août 2025, les sujets incluaient les élections parlementaires moldaves, les relations sino-pakistanaises, les négociations russo-ukrainiennes, l’immigration en France et le débat sur l’ivermectine au Canada. Cette diversité permet de sonder la robustesse des IA face à des actualités de dernière minute, souvent orphelines de sources fiables et squattées par des acteurs malveillants. Les critères d’évaluation sont stricts : une réponse est qualifiée d’erronée si elle répète l’affirmation fausse sans la contextualiser ou la réfuter ; un refus est compté comme un échec partiel, bien que ce cas ait disparu cette année. Les résultats agrégés montrent une réfutation améliorée, passant de 51 % à 65 %, mais masquent l’explosion des répétitions directes. Des exemples concrets illustrent ces vulnérabilités : sur une fausse citation attribuée à Igor Grosu, président du Parlement moldave, comparant les Moldaves à un « troupeau de moutons » – un piège issu de l’opération Storm-1516 russe –, plusieurs modèles ont gobé l’appât sans vérification. Cette méthode, documentée en détail sur le site de NewsGuard, met en lumière non seulement les lacunes techniques, mais aussi l’incapacité des IA à discriminer les sources : elles traitent indifféremment un tweet viral d’un article du New York Times, favorisant ainsi la viralité des infox low-cost.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Classement sans pitié : les gagnants et les perdants parmi les géants</h3>



<p>Pour la première fois, NewsGuard publie les scores individuels des dix chatbots, rompant avec son habitude d’agrégats pour souligner les disparités persistantes. Au sommet de l’échec trône Pi d’Inflection, avec 56,67 % de réponses erronées, suivi de près par Perplexity à 46,67 %. ChatGPT d’OpenAI et Llama 3.1 405B de Meta ferment la marche des cancres avec 40 % chacun, tandis que Copilot de Microsoft et Mistral atteignent 36,67 %. À l’inverse, Claude 3.5 Sonnet d’Anthropic se distingue comme le plus fiable, n’émettant que 10 % d’erreurs, devant Gemini 1.5 Pro de Google à 16,67 %. Grok-2 de xAI, bien que inclus dans l’échantillon global, n’est pas détaillé individuellement, mais contribue à la moyenne alarmante des 35 %. Ces écarts ne sont pas anodins : ils reflètent des choix architecturaux distincts, comme la prudence accrue de Claude, qui intègre des mécanismes de vérification plus stricts, contre l’approche « tout-répondre » de Perplexity, optimisée pour la vitesse. Des cas emblématiques jalonnent ce palmarès. Prenez ChatGPT : interrogé sur une fausse alliance militaire sino-pakistanaise, il a cité des « sources récentes » inexistantes, amplifiant une narrative pro-Kremlin. Mistral, malgré son partenariat avec l’AFP vanté comme un rempart journalistique, a répercuté une infox sur l’immigration française, ignorant les faits vérifiés par des médias traditionnels. Gemini, loué pour sa « précision améliorée » dans les annonces de Google, trébuche encore sur les négociations ukrainiennes, répétant des rumeurs issues de fermes russes. Ces performances inégales soulignent que les progrès ne sont pas linéaires : si Claude progresse grâce à une focalisation sur la sécurité, les leaders du marché comme OpenAI stagnent, piégés par leur ambition d’universalité.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Propagande en embuscade : comment les IA blanchissent les narratifs malveillants</h3>



<p>Au cœur de cette dérive se niche une menace systémique : les chatbots, en puisant dans le web en temps réel, deviennent les complices involontaires de campagnes de désinformation étatiques. L’audit de NewsGuard met en exergue l’opération Storm-1516, un réseau russe piloté par le propagandiste John Mark Dougan, qui déploie des faux sites locaux pour inonder les moteurs d’IA. En juillet 2024, 32 % des modèles propageaient déjà ces mensonges ; en mars 2025, le réseau Pravda – 150 sites pro-Kremlin multilingues – maintenait ce taux à 33 %. Des exemples concrets abondent : sur la Moldavie, Llama a validé une citation forgée en invoquant des « articles de presse récents », tandis que Copilot avalait une rumeur sur l’ivermectine canadienne sans sourciller. Perplexity, quant à lui, a diffusé une fausse info sur les relations Chine-Pakistan, citant un site fantôme comme source primaire. Ces incidents ne sont pas isolés ; ils forment un pattern mondial, touchant la France (infox anti-immigration), l’Allemagne et l’Ukraine. Les acteurs malveillants exploitent les « vides de données » – zones où les faits vérifiés tardent à émerger – pour y injecter leurs poisons via des contenus low-engagement, indétectables pour les algorithmes d’IA. Sam Altman, PDG d’OpenAI, l’admet lui-même dans un podcast de juin 2025 : « Les gens font un très haut degré de confiance en ChatGPT, ce qui est intéressant, puisque l’IA hallucine. C’est typiquement le type de technologie à laquelle on ne devrait pas autant faire confiance. » Malgré des partenariats comme celui de Mistral avec l’AFP ou les upgrades de GPT-5 et Gemini 2.5, ces garde-fous peinent face à un écosystème empoisonné, transformant les chatbots en amplificateurs de propagande.Analyse des causes : un compromis entre vitesse</p>



<h3 class="wp-block-heading">Analyse des causes : un compromis entre vitesse et vérité</h3>



<p>Cette augmentation des erreurs n’est pas fortuite, mais le symptôme d’un dilemme fondamental dans le développement des grands modèles de langage (LLM). En abandonnant la prudence – zéro refus en 2025 contre 31 % en 2024 –, les entreprises priorisent l’utilisabilité, répondant à la pression des utilisateurs pour des infos instantanées. Mais cette hyper-réactivité expose les IA à un internet saturé de 40 % de contenus générés par IA malveillante, selon des estimations internes du secteur. Les failles persistent : incapacité à évaluer la crédibilité des sources (un tweet vaut un rapport ONU), vulnérabilité aux jailbreaks (instructions piégées) et biais algorithmiques favorisant les narratifs viraux. Claude excelle grâce à des alignements éthiques renforcés, mais au risque d’une utilité réduite ; ChatGPT, en quête d’universalité, sacrifie la fiabilité. Ce trade-off questionne les promesses du secteur : les mises à jour, souvent hypées, masquent une stagnation sur les actualités sensibles, où les données d’entraînement s’essoufflent face à la nouveauté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives d’avenir : vers une régulation indispensable ?</h3>



<p>À l’horizon 2026, le rapport NewsGuard appelle à une introspection collective. Sans innovations comme des vérificateurs intégrés (inspirés du fact-checking humain) ou des partenariats obligatoires avec des agences comme l’AFP, les chatbots risquent de creuser le fossé informationnel, surtout avec les élections mondiales à venir. Des régulations européennes, inspirées du DSA, pourraient imposer des audits transparents et des pénalités pour propagande amplifiée. Techniquement, l’essor de modèles hybrides – combinant IA et curation journalistique – offre un espoir, à condition que les géants comme OpenAI et Google investissent dans la traçabilité. Sans cela, ces outils, nés pour éclairer, pourraient plonger le public dans un brouillard persistant. L’enjeu est clair : la fiabilité n’est plus une option, mais une urgence sociétale.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Mohamed Nohassi</strong><br></em></p>



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		<title>Colloque sur la désinformation médicale :  Yannick Neuder lance une croisade au « point de départ » au goût de déjà-vu qui questionne</title>
		<link>https://citizen4science.org/colloque-sur-la-desinformation-medicale-yannick-neuder-lance-une-croisade-au-point-de-depart-au-gout-de-deja-vu-qui-questionne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 17:48:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce vendredi 18 avril 2025, le ministre de la Santé a présidé un colloque à Paris pour inaugurer une politique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Ce vendredi 18 avril 2025, le ministre de la Santé a présidé un colloque à Paris pour inaugurer une politique publique contre la désinformation médicale. Si l’objectif de contrer les « fake news » en santé est louable et même indispensable, l’initiative démarre avec des choix qui interpellent : un observatoire flou et certains intervenants à la crédibilité qui interroge</h2>



<p></p>



<p>Le ministère de la Santé a voulu frapper fort ce vendredi avec le colloque &lsquo;<em>Lutte contre l’obscurantisme et la désinformation en santé</em>&lsquo;, marquant le coup d’envoi d’une politique publique inédite. Présidé par Yannick Neuder, cardiologue et ministre, l’événement a réuni des figures comme Michel Cymes, le pharmacologue Mathieu Molimard, l’infectiologue Karine Lacombe et des représentants d’instituts scientifiques. Face à l’avalanche de fausses informations médicales, amplifiées par les réseaux sociaux et les crises comme celle de la pandémie de Covid-19, Yannick Neuder a sonné la charge : « <em>Nous entrons en guerre contre la désinformatio</em>n », rhétorique peu originale lancée par Emmanuel Macron avec son « <em>Nous sommes en guerre</em> » (contre le Covid). Il a cité à juste titre des patients dupés abandonnant leur chimiothérapie pour des remèdes miracles. Mais les annonces, un observatoire national, des soignants labellisés, des partenariats avec les plateformes numériques, sentent le déjà-vu ou la contradiction et peinent à convaincre. </p><div id="citiz-2254724502" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Une ambition européenne mais des bases fragiles</h3>



<p>Yannick Neuder veut faire de la France un modèle européen contre la désinformation qu’il juge dopée par des figures comme Robert F. Kennedy Jr., dont les positions anti-vaccins aux États-Unis font trembler. « <em>Éradiquer la variole aurait été impossible avec la désinformation actuelle</em> » a-t-il déclaré sur France Inter, soulignant l’urgence d’agir. Il a dévoilé aujourd&rsquo;hui cinq axes : un Observatoire des fausses informations, l’usage du <em>Digital Services Act</em>, des programmes éducatifs, une mobilisation citoyenne via des soignants influenceurs, et des outils pour les crises. Une « <em>charte nationale contre la désinformation</em> » a été signée, impliquant les ministères de l’Éducation, de la Recherche, du Numérique et de la Justice. Mais cette ambition a-t-elle des bases solides ? les mesures manquent de clarté, et certains acteurs choisis pour porter le flambeau laissent perplexe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un observatoire : à condition qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse pas d&rsquo;un gadget bureaucratique</h3>



<p>L’annonce d’un Observatoire national des fausses informations avant même d&rsquo;en dresser les contours est emblématique du traitement du sujet. Censé recenser les fake news, publier un baromètre, et orchestrer des campagnes pour démentir des rumeurs (comme les vaccins causant l’autisme), cet organisme risque de n’être qu’un gouffre financier. « Je souhaite que le ministère indique très régulièrement toutes les fake news qui se sont propagées ces dernières semaines sur les réseaux sociaux », a promis Neuder sur France Inter. Mais on dirait un « numéro vert » glorifié, une réponse symbolique qui évite les vrais problèmes. Les dérapages du Covid, où les autorités ont laissé prospérer les thèses sur l’hydroxychloroquine sans réagir, montrent l’incapacité chronique à agir efficacement. Sans détails sur son budget ou son fonctionnement, cet observatoire semble condamné à devenir une coquille vide.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Certains intervenants entre crédibilité et controverse</h3>



<p>Le choix des intervenants au colloque oscille entre promesses et déceptions. Michel Cymes, animateur star, avait une place centrale dans la réunion qu&rsquo;il animait, dans laquelle il intervenait et jouait les modérateurs. Pourtant, il traîne un passif encombrant : il a promu des compléments alimentaires aux vertus douteuses, flirtant avec les pseudosciences qu’il prétend combattre, pseudosciences qui sont au cœur de la désinformation médicale. Faute exceptionnelle de casting ? Mathieu Molimard, pharmacologue du CHU de Bordeaux, se pose en chevalier blanc contre la désinformation, ce qui est un fait : il a d&rsquo;ailleurs été l&rsquo;un des membres fondateurs de notre éditeur Citizen4Science,  contribuant au rôle rôle de fer de lance de l&rsquo;association d&rsquo;information et de médiation scientifique contre la désinformation médicale en 2020-2021. Mais depuis lors, certaines de ses alliances et initiatives sont troublantes, comme le lien avec des militants des réseaux sociaux politisés sans la moindre expertise médicale qui se sont illustrés par des croisades médiatiques plus que par des analyses rigoureuses. Il y a eu aussi  <a href="https://citizen4science.org/lhistoire-rocambolesque-dun-coup-mediatique-dactivistes-de-reseaux-sociaux-autour-de-laffaire-raoult/">l&rsquo;opération médiatique de promotion d&rsquo;une association fantôme</a> évoquée dans nos colonnes il y a quelques années. Enfin, il y a eu la promotion d&rsquo;une <a href="https://citizen4science.org/retractation-dune-etude-attribuant-17-000-morts-a-lhydroxychloroquine-dans-le-covid-19-pour-manquements-methodologiques-quelles-consequences/#google_vignette">méta-analyse rétractée </a>sur les décès liés à l&rsquo;hydroxychloroquine par une équipe lyonnaise. Présentée comme une preuve des ravages de la désinformation est basée sur une modélisation discutable, elle semble plus construire pour servir un récit qu&rsquo;une démonstration implacable. Ces partenariats et actions opportunistes peuvent-elle ternir une aura ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;irréprochable Karine Lacombe en soutien</h3>



<p>Heureusement, la présence de Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses de l&rsquo;hôpital Saint-Antoine à Paris, également impliquée dans la fondation de Citizen4Science,  a apporté une bouffée de rigueur au colloque. Elle est une véritable lanceuse d&rsquo;alerte sur la désinformation médicale notamment en ce qui concerne l&rsquo;essai clinique « sauvage » du Pr Raoult, à la différence de certains qui s&rsquo;approprient ce qualificatif alors qu&rsquo;ils ont suivi ceux qui ont montré la voie. Ses interventions sont invariablement ancrées dans une expertise clinique et une communication mesurée. Aujourd&rsquo;hui encore, elles ont tempéré les dérives militantes, rappelant avec modestie et probité l’importance d’une science irréprochable pour contrer les fausses informations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une riposte entravée par les plateformes et la défiance</h3>



<p>Yannick Neuder compte sur le <em>Digital Services Act</em> pour forcer les plateformes numériques à modérer les<em> fake news</em> La labellisation de soignants influenceurs ou la nomination d’ »ambassadeurs » pourrait diffuser une information fiable, mais bureaucratiser la communication scientifique est risqué. Les institutions, de l’Inserm à l’Institut Curie, sont priées de hausser le ton, mais leur silence pendant le Covid n’inspire pas confiance. Quant aux sanctions contre les désinformateurs, comme ceux de l’IHU de Marseille, elles restent floues, alors que Didier Raoult échappe toujours à la justice. Cette timidité contraste avec l’urgence affichée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une leçon non apprise : la crédibilité avant tout</h3>



<p>Le ministre de la Santé a raison : « <em>la désinformation tue</em>« . La formule n&rsquo;est pas nouvelle, elle est née dans la crise sanitaire. Mais les prémices de son initiative semblent répéter les erreurs du passé. Pendant la pandémie, les efforts de lutte contre la désinformation n&rsquo;ont pas eu les bénéfices escomptés notamment parce que des intervenants non experts dans les sujets abordés, politisés ou à la recherche de lumière ont surfé sur la vague ; certains, autoproclamés en lutte contre la désinformation médicale aujourd&rsquo;hui ont même soutenu Didier Raoult, qui est souvent leur étendard pour montrer le danger de la désinformation médicale, et ce au pire moment de la pandémie. Pour que la lutte contre la désinformation réussisse, la première mesure paraît pourtant évidente : désigner des porte-parole crédibles, choisis pour leur expertise médicale incontestable et leur probité, comme le montre l’exemple de Karine Lacombe. Sans cela, Yannick Neuder risque de transformer son « <em> jour 1 de la guerre contre la désinformation</em> » en une nouvelle foire aux opportunistes, renforçant la défiance qu’il veut combattre. Ainsi, sans la premier acte de rigueur consistant à repartir sur une bonne base d&rsquo;ambassadeurs plutôt que de « prendre les mêmes et on recommence » cette croisade pourrait paradoxalement nourrir, à nouveau, ce qu’elle cherche à éradiquer. Souhaitons néanmoins pleine réussite à cette initiative essentielle.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sommet pour l&#8217;IA : les médias d&#8217;information français alertent sur les trois conditions nécessaires à la préservation d&#8217;une information fiable</title>
		<link>https://citizen4science.org/sommet-pour-lia-les-medias-dinformation-francais-alertent-sur-les-trois-conditions-necessaires-a-la-preservation-dune-information-fiable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 23:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Paris, le mercredi 5 février 2025 À l’occasion du Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle des 10 et 11]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Paris, le mercredi 5 février 2025</p><div id="citiz-743236475" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h3 class="wp-block-heading">À l’occasion du Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle des 10 et 11 février 2025, l’Alliance de la presse d’information générale, la FNPS, le Geste, le SEPM et le Spiil signent une tribune commune formulant trois conditions pour préserver une information fiable à l’heure de l’intelligence artificielle générative.</h3>



<p>L’Alliance de la presse d’information générale, la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (FNPS), le Groupement des éditeurs de contenus<br>et services en ligne (Geste), le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) et le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil)<br>représentent les intérêts de près de 1000 éditeurs de médias d’information français et plus de 3000 titres qui emploient plus de 25 000 journalistes. Dans le<br>cadre du sommet international pour l’action sur l’IA, nos organisations souhaitent rappeler que la fiabilité et la richesse de l’IA générative ne peut se construire sans les médias, dont le pluralisme, inscrit dans la constitution, est l’un des socles de la démocratie.</p>



<p>Nous appelons donc les pouvoirs publics à garantir une nécessaire coopération entre les opérateurs d’IA générative et les médias. Trois conditions sont<br>absolument nécessaires pour assurer l’avenir du journalisme et garantir la fiabilité de l’information à l’heure de l’IA générative : la fin du pillage en respectant<br>le choix des producteurs d’information de mettre leurs contenus à disposition comme données d’entraînement, la traçabilité des sources d’information et<br>l’indispensable rémunération des éditeurs de presse pour l’exploitation de leurs contenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tribune : Trois conditions pour garantir la fiabilité de l’information et préserver la démocratie à l’heure de l’IA générative</h2>



<p>Les services d’intelligence artificielle générative s’imposent à une vitesse fulgurante dans la recherche d’informations, répondant de plus en plus<br>directement aux usagers, sans renvoyer à la source. Ce faisant, ils se substituent aux médias, mais sans leur cadre déontologique.</p>



<p>Pour délivrer une information fiable, l’IA générative doit pourtant disposer de sources qui le sont. Ce travail de recherche, de vérification et de<br>contextualisation, ce sont les médias d’information, dans toute leur diversité et leur pluralisme, qui le réalisent quotidiennement, grâce à des<br>journalistes professionnels qui respectent un cadre déontologique. Dès lors, la fiabilité et la richesse de l’IA générative en matière d’information ne<br>peut se construire sans les médias, dont le pluralisme, inscrit dans la constitution, est l’un des socles de la démocratie.</p>



<p>À l’occasion du Sommet de l’IA, nous, organisations de médias d’information qui employons plus de 25 000 journalistes, appelons donc les<br>pouvoirs publics à imposer un dialogue structuré entre les opérateurs d’IA générative et les médias. Nous posons trois conditions pour établir une<br>coopération garante d’une IA générative performante et fiable respectant les producteurs d’information dans leur diversité et leur pluralisme.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Respecter le choix des éditeurs et mettre fin au pillage</h3>



<p><br>La première condition est le respect du choix des producteurs d’information d’alimenter ou non l’intelligence artificielle. Nombreux sont<br>les acteurs qui ont exprimé, comme le permet la loi, leur opposition aux opérations de fouille de textes et de données à des fins d’entraînement des<br>modèles. Pourtant, les robots «<em> crawlers</em> » font régulièrement fi de cette opposition. Ces violations systématiques de la propriété intellectuelle des<br>éditeurs et des journalistes doivent cesser. À cette fin, nous proposons de substituer au système actuel d’opposition volontaire <em>(opt-out</em>) des<br>éditeurs, qui n’est pas respecté, un système d’autorisation préalable expresse (<em>opt-in</em>).</p>



<p>Ce choix permettra de revenir à une application normale du droit de la propriété intellectuelle protégé par de nombreux traités internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garantir la traçabilité des sources d’information</h2>



<p>La seconde condition est d’assurer la transparence des sources de l’information. Les usagers doivent pouvoir identifier les producteurs<br>originaux de l’information pour s’assurer de sa fiabilité et approfondir leur connaissance du sujet. De même, les médias doivent être informés de la<br>reprise de leurs contenus afin de pouvoir en exiger les contreparties financières, comme cela s’est toujours pratiqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’acquitter des droits d’exploitation des contenus</h2>



<p>La rémunération des ayants droit, pour utiliser leur contenu, constitue, en effet, la troisième condition d’une coopération, dans le cadre d’un marché<br>de licences fondé sur leurs droits de propriété intellectuelle. L’exploitation sans contrepartie des contenus produits par les médias d’information, qui<br>constitue une captation unilatérale de leur valeur, menace leur modèle économique. Un tel scénario conduira rapidement à l’extinction des<br>ressources indispensables à l’alimentation d’une IA générative fiable.<br></p>



<p>L’instauration d’un schéma de rémunération est rendue d’autant plus impérieuse que les services d’IA générative pourraient ne plus renvoyer<br>vers les sites des éditeurs de presse, contrairement aux moteurs de recherche classiques. Il en résultera une chute du trafic des médias<br>d’information qui obérera leurs revenus publicitaires de manière drastique  Le risque, à terme, est la substitution de la presse par les IA.</p>



<p>Ces trois mesures sont les conditions minimum pour garantir des services d’IA générative fiable et le pluralisme de la presse nécessaire à la<br>démocratie. Alors que l’IA permet le meilleur et le pire, comme la désinformation, s’appuyer sur une presse robuste produisant une<br>information sourcée, vérifiée, contextualisée, grâce à des journalistes respectant un strict cadre déontologique, n’est pas une option.</p>



<p>Nous demandons donc aux pouvoirs publics d’être les garants de cette juste coopération, et appelons de nouveau les opérateurs d’intelligence<br>artificielle générative au dialogue.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="651" height="231" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1.png" alt="" class="wp-image-16200" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1.png 651w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/02/image-1-300x106.png 300w" sizes="auto, (max-width: 651px) 100vw, 651px" /></a></figure>



<p><strong>À propos de l’Alliance</strong><br>Créée en 2018, l&rsquo;Alliance est la principale organisation d&rsquo;éditeurs français, regroupant 295 publications, qui emploient environ 42 % des journalistes et<br>pèsent 63 % de la diffusion papier et 79 % de la diffusion numérique. L&rsquo;Alliance défend les intérêts des éditeurs et promeut un écosystème équitable pour la<br>presse et le journalisme.</p>



<p><strong>À propos de la FNPS</strong><br>La Fédération nationale de la presse d’information spécialisée regroupe 1 200 publications imprimées et 550 publications en ligne, éditées par 410 sociétés<br>d’édition. La FNPS, dont l’action est de représenter, défendre, informer et conseiller ses adhérents, est composée de 7 syndicats : SNPAR &#8211; Syndicat National de la<br>Presse Agricole et Rurale, SPCS &#8211; Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique, SPEPS &#8211; Syndicat de la Presse et de l&rsquo;Edition des Professions de Santé, SPEJP &#8211;<br>Syndicat de la Presse Economique, Juridique et Politique, SPPRO &#8211; Syndicat de la Presse Professionnelle, SPS &#8211; Syndicat de la Presse Sociale et SPMS &#8211; Syndicat de<br>la Presse Magazine et Spécialisée.</p>



<p><strong>À propos du Geste</strong><br>Le GESTE fédère les principaux éditeurs de contenus et de services en ligne français, représentant une grande diversité de groupes médias, qu’ils soient issus<br>de la presse en ligne, de la télévision, de la radio ou des pure players. Depuis sa création en 1987, le GESTE analyse l’évolution des modèles économiques des<br>éditeurs, apporte une meilleure compréhension des enjeux de la transformation numérique et contribue à l’élaboration de conditions économiques, législatives et<br>concurrentielles favorables au développement du secteur.</p>



<p><strong>À propos du SEPM</strong><br>Le SEPM représente 80 sociétés adhérentes, groupes de presse comme éditeurs indépendants, près de 500 publications grand public sur support papier et plus<br>Sous embargo jusqu&rsquo;au mardi 4 minuit de 200 titres de presse en ligne, qui concernent aussi bien l’actualité générale et politique, que la culture, la jeunesse et l’ensemble des centres d’intérêt des français. Les éditeurs membres du SEPM représentent le 2e employeur</p>



<p><strong>À propos du Spiil</strong><br>Le Syndicat de la presse indépendante d&rsquo;information en ligne représente 250 entreprises de presse éditant 350 publications. Il défend des conditions d&rsquo;exercice<br>équitables pour tous les titres de presse, quelle que soit leur taille, leur modèle économique ou leur support de diffusion, et la possibilité pour chaque éditeur de<br>construire un modèle économique viable au service d&rsquo;une information de qualité et du débat démocratique.</p>



<p><br><br><em>Citizen4Science, éditeur de Science infuse, est membre du Spiil et soutient conjointement avec la Rédaction cette tribune.</em></p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</em></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Origine du virus du Covid-19 : la CIA penche pour la piste du laboratoire, rejoignant l&#8217;avis d&#8217;autres agences majeures</title>
		<link>https://citizen4science.org/origine-du-virus-du-covid-19-la-cia-penche-pour-la-piste-du-laboratoire-rejoignant-lavis-dautres-agences-americaines-prestigieuses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 22:46:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Censure]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[En l&#8217;absence de preuves, les investigations se poursuivent, 5 ans après la pandémie ; comme tout événement non démontrable, l&#8217;approche]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">En l&rsquo;absence de preuves, les investigations se poursuivent, 5 ans après la pandémie ; comme tout événement non démontrable, l&rsquo;approche ici est probabiliste. Elle prend au fil du temps un poids qui bat en brèche l&rsquo;hypothèse adoptée dès 2020 par la communauté scientifique et qui largement été confondue avec une vérité scientifique</h4>



<p>Samedi, la CIA est sortie de son mutisme quant à son appréciation der l&rsquo;origine du virus baptisé SARS-CoV2. Il faut dire que l&rsquo;exercice est difficile, car il n&rsquo;existe pas de preuves formelles permettant de conclure avec certitude sur cette origine : la piste de la zoonose, virus transmis de l&rsquo;animal à l&rsquo;homme de façon naturelle n&rsquo;a jamais abouti. Pour l&rsquo;alternative d&rsquo;un virus échappé d&rsquo;un laboratoire de recherche, la Chine a tout bouclé ou presque, ne permettant pas aux instances scientifiques internationales formées à cet effet de faire un vrai travail sur site, à Wuhan et dans son laboratoire, qui était indispensable à la collecte de preuves.</p><div id="citiz-50369431" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Pour la CIA, il est « plus probable » que le SARS-CoV2 soit issu d&rsquo;un laboratoire chinois plutôt que de la nature</h2>



<p>Le <em>New-York Times</em> rapporte les mots du porte-parole de la CIA samedi 25 janvier : « <em>La CIA évalue avec un faible degré de confiance que l&rsquo;origine de la pandémie de Covid-19 est plus probable qu&rsquo;une origine naturelle sur la base de l&rsquo;ensemble des rapports disponibles</em>« . Et d&rsquo;ajouter que la CIA évaluera « <em>toutes les nouvelles informations crédibles disponibles qui pourraient modifier l&rsquo;évaluation de la CIA »</em>.<br>L&rsquo;évaluation en date de l&rsquo;agence des services secrets penche ainsi pour une « <em>origine liée à la recherche</em>« . La CIA assortit comme il se doit en matière d&rsquo;évaluation probabiliste en l&rsquo;absence de preuve, un niveau de confiance.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Fin de la neutralité de la CIA pour se ranger à l&rsquo;avis du FBI et du Département de l&rsquo;Énergie</h2>



<p>Nous avions déjà évoqué le sujet en 2023, au moment où le FBI a pris position en faveur de la fuite de laboratoire du SARS-CoV2, avec une confiance grandissante à chaque nouvelle évaluation. Le Département de l&rsquo;énergie, autre instance américaine de haut niveau, avait ensuite tiré la même conclusion, faisant déjà à l&rsquo;époque pencher la balance des évaluation d&rsquo;envergure vers l&rsquo;origine non naturelle. Cette position concordante était d&rsquo;autant plus intéressante qu&rsquo;elle était tirée d&rsquo;informations différentes de celles du FBI. Rappelons aussi que dès mai 2020, le réputé  Livermore National Laboratory américain s&rsquo;était positionné clairement pour un faisceau d&rsquo;éléments concourant à l&rsquo;origine d&rsquo;un virus issu de laboratoire. L&rsquo;avis de la CIA qui s&rsquo;ajoute vient former un bloc de poids, une sorte de « consensus » qui dérange celui de la communauté scientifique positionnée pour la zOonose, et évidemment l&rsquo;avis de la Chine. <br>Cette communication, qui fait sortir l&rsquo;agence de sa neutralité à ce sujet,  survient juste après la nomination par Donald Trump d&rsquo;un nouveau directeur de l&rsquo;agence en la personne de John Ratcliffe. Ce dernier a de longue date considéré comme plausible la fuite du virus du laboratoire de Wuhan. Il invoquait d&rsquo;ailleurs la science et la rationalité pour prendre au sérieux cette hypothèse, la plus plausible selon lui. On se souvient aussi  qu&rsquo;en 2020, le président Trump  était rallié à cette opinion, il nommait d&rsquo;ailleurs le SARS-COV2 « <em>le virus chinois</em> » comme si c&rsquo;était une création locale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine a réagi vivement en sommant de « respecter la science » contre les « théories complotistes »</h2>



<p>Aujourd&rsquo;hui 27 janvier, le gouvernement chinois a réagi pour marteler sa position d&rsquo;origine sur une fuite du virus d&rsquo;un laboratoire : « <em>hautement improbable</em>« . S&rsquo;agissant du laboratoire de Wuhan, la Chine « joue à domicile et a sans doute plus d&rsquo;éléments que les États-Unis ou tout autre pays. La Chine n&rsquo;apporte cela dit pas de preuve d&rsquo;une origine animale, ne faisant que s&rsquo;appuyer sur « <em>la conclusion scientifique faisant autorité</em>« .  La porte-parole du l&rsquo;ambassade chinoise a déclaré aujourd&rsquo;hui, dénonçant une « <em>manipulation politique</em> » : « <em>Nous nous opposons fermement à la politisation et à la stigmatisation de la source du virus, et appelons une fois de plus tout le monde de respecter la science et à se tenir à l&rsquo;écart des théories </em>du complot ».<br>La Chine s&rsquo;appuie ainsi sur le consensus scientifique et  le groupe d&rsquo;experts conjoint de l&rsquo;OMS&#8230; et de la Chine qui a effectué une mission sur site à Wuhan. Des visites superficielles et incomplètes qui n&rsquo;ont pas permis les investigations requises. Des demandes réitérées ont été faites pour de nouvelles visites approfondies, mais la Chine a toujours refusé de coopérer avec la transparence requise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des scientifiques et leurs suiveurs également agrippés à la thèse zoonotique</h2>



<p>Le discours chinois est très similaire à celui que tenait à l&rsquo;époque les défendeurs de la communauté scientifique globalement en ordre serré pour défendre l&rsquo;hypothèse de la transmission du virus Covid-19 à l&rsquo;homme directement par l&rsquo;animal. Nous avions pointé en 2023 un article du journal <em>Le Monde</em> qui relatait comment une publication scientifique qui émettait cette hypothèse avait eu grand succès au point que beaucoup ont confondu ses conclusions avec des faits. Ce phénomène d&rsquo;encensement lié à une forte visibilité de l&rsquo;article dans la communauté scientifique, a été amplifié par les médias et les « fact-checkers » qui, comme les Chinois, ont relégué dès lors l&rsquo;hypothèse du laboratoire à des élucubrations complotistes.<br>Notre rédaction a toujours été extrêmement prudente à ce sujet. Par souci de pluralité, nous avions republié un texte de la chercheuse en biologie du CNRS Florence Débarre qui encensait ce fameux article comme base de la croyance d&rsquo;une zoonose prouvée puisque « consensus scientifique », dénonçant à ce titre les complotistes osant ne pas enterrer la thèse du laboratoire ; elle avait ensuite entrepris des recherches pour démontrer la thèse zoonotique.</p>



<p>Retenons quoi qu&rsquo;il en soit aujourd&rsquo;hui que ni l&rsquo;une ni l&rsquo;autre des deux hypothèses pour l&rsquo;origine de l&rsquo;infection de l&rsquo;homme par le SARS-CoV2 n&rsquo;est exclue. Espérons qu&rsquo;un jour le secret bien gardé soit révélé ou découvert.<br></p>



<p><em>Illustration : Andrea pour Science infused</em></p>



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