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	<title>Écologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Écologie Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Critique : &#8216;Un meurtre au bout du monde&#8217; : Emma Corrin hacke l&#8217;énigme arctique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 12:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
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					<description><![CDATA[Propulsée par la géniale Emma Corrin, &#8216;A Murder at the End of the World&#8217; réinvente le whodunit agathachristien au format]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Propulsée par la géniale Emma Corrin, &lsquo;A Murder at the End of the World&rsquo; réinvente le whodunit agathachristien au format techno-polar sci-fi, mâtiné de road trip, serial killer et profilers. Dans un bunker islandais, casting au top et flashbacks ingénieux font de cette série FX/Hulu une pépite.</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="A MURDER AT THE END OF THE WORLD Official Trailer (2023) Emma Corrin, Clive Owen" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/bdzzw_PIAwY?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>L’Islande, baignée de ses « northern lights », ses tempêtes de neige et ses aurores boréales, plante un décor de fin du monde où un complexe high-tech, mi-vaisseau spatial mi-prison de verre, devient le théâtre d’un huis clos glaçant. Brit Marling (qui joue également dans ce film) et Zal Batmanglij, cerveaux derrière <em>The OA</em>, orchestrent un<em> whodunit </em>inspiré d’<em>Agatha Christie</em> et son <em>Dix petits nègres</em>, mais dopé à l’adrénaline d’un thriller de serial killer et à la précision psychologique d’un drame de profiler. Darby Hart est l&rsquo;héroïne <em>Gen Z </em>de ce polar unique. Elle est incarnée par Emma Corrin, une britannique presque trentenaire qui transcende les genres cinématographiques avec un succès foudroyant depuis quelques années. Nous l&rsquo;avions découverte dans <a href="https://citizen4science.org/?s=nosferatu">Nosferatu</a> l&rsquo;an dernier. Hackeuse prodige et détective autoproclamée, invitée par le milliardaire tech Andy Ronson (Clive Owen, impérial en gourou type Elon Musk), Darby est invitée à un symposium élitiste réunissant neuf génies artistes, hackers ou scientifiques, pour conjurer l’apocalypse climatique. Un meurtre, aussi insidieux qu’un poison digital, frappe dans la nuit polaire, et Darby, avec son flair de profiler et ses talents de hacker, traque dès lors un tueur tapi parmi les suspects, dans un jeu où l’IA omniprésente pourrait bien être complice.</p><div id="citiz-4174149544" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Les flashbacks, aussi émotionnels qu&rsquo;ingénieux, racontent la complexité et les fragilités de l&rsquo;héroïne, sont le cœur d&rsquo;un second récit. Ils plongent dans le passé de Darby, élevée dans l’Iowa par un père légiste, où elle chassait un serial killer aux côtés de son Bill (Harris Dickinson, charismatique). Ces souvenirs, montés comme des fragments de code fracturé, ne se contentent pas d’éclairer ; ils tailladent, révélant son obsession pour les « silver doe », victimes anonymes de féminicides. Cette structure, digne d’un <em>Memento</em> revisité, infuse une tension de profiler : Darby dissèque les suspects tels Sian (Alice Braga, vibrante), Lee (Marling, hacker traquée), David (Raúl Esparza, excentrique) avec une acuité qui transforme chaque silence en indice mortel. Ces flashbacks donnent une profondeur émotionnelle, un écho à <em>Vertigo</em> où le passé n’est jamais clos, mais reprogrammé.</p>



<p>L’atmosphère sci-fi, subtile mais omniprésente, électrise le tout. Le bunker, avec ses drones et hologrammes, évoque un futur à la lisière du nôtre, où l’IA de Ronson, dieu digital, scrute chaque souffle. La mise en scène de Batmanglij, d’un hitchcockisme glacial, fait de chaque plan un tableau paranoïaque : zooms sur des mains crispées, ombres glissant comme des spectres. La direction artistique, primée pour ses effets minimalistes, crée un <em>Blade Runner</em> enneigé, où l’Islande devient un personnage impitoyable. La bande-son électro-glaciale pulse comme un cœur sous tension, amplifiant l’angoisse. Les thèmes, tels que féminicide numérique, écofascisme, anxiété millennial, s’entrelacent sans prêcher, donnant au suspense une portée philosophique. Le « cygne noir » technologique, risque connu mais terrifiant, ajoute une couche de suspense millénariste : qui tue ? l&rsquo;humain, l&rsquo;IA, ou le climat ?</p>



<p>L&rsquo;histoire a un début, un milieu et une fin. Car une mini-série, c&rsquo;est souvent un récit trop long pour rentrer dans le format classique d&rsquo;un film qui ne peut guère dépasser 3h30. Ici on nous sert donc l&rsquo;histoire en sept morceaux, sans les travers de la série conçue dans un plan marketing visant à susciter l&rsquo;addiction et à étirer des « saisons ». Certains pourront toutefois regretter quelques longueurs méditatives, mais elles approfondissent l’âme du récit. Les <em>cliffhangers</em>, les dialogues acérés (« <em>On ne résout pas un crime, on le hacke</em>r »), et les <em>twists</em> agathachristiens font de chaque morceau un vertige. L’humour noir, hitchcockien, équilibre la tension. Le final, d’une humilité bouleversante, boucle l’énigme avec une grâce rare, laissant le spectateur pantelant. Guidés par <strong>Emma Corrin</strong> qui décldément, possède une intelligence et une justesse du jeu qui force l&rsquo;admiration quelque soit le registre de ses personnages ( voir récemment <em><a href="https://citizen4science.org/?s=hotel+reverie">Hotel Reverie</a></em>),  on unit l’élégance d’un <em>Dix petits nègres</em>, la noirceur d’un <em>Se7en</em>, la précision d’un <em>Mindhunter</em> et la paranoïa d’un <em>Vertigo</em> dans un écrin sci-fi. Cette pépite questionne donc philosophiquement notre époque sur le vrai coupable du déclin de notre civilisation. Et si ce n&rsquo;était pas notre déni ?</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13.png"><img decoding="async" width="425" height="89" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13.png" alt="" class="wp-image-17264" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13.png 425w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13-300x63.png 300w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /></a></figure>



<p><em>&lsquo;A murder at the end of the world&rsquo; de Brit Marling et Al Batmangli, avec Emma Corrin, Harris Dickinson, Brit Marling, Clive Owen, Alice Braga, Louis Cancelmi</em><br><em>Mini-série en 7 parties &#8211; actuellement diffusée sur Disney+</em><br><em>Sortie  novembre 2023 (États-Unis)</em></p>



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		<title>Impact environnemental de l&#8217;IA : le rigoureux rapport du Shift Project de Jancovici plaide pour la planification écologique</title>
		<link>https://citizen4science.org/impact-environnemental-de-lia-le-rigoureux-rapport-du-shift-project-de-jancovici-plaide-pour-la-planification-ecologique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 08:26:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Politique et Général]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport final du Shift Project de Jean-Marc Jancovivi sur l&#8217;intelligence artificielle et les centres de données met justement en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rapport final du Shift Project de Jean-Marc Jancovivi sur l&rsquo;intelligence artificielle et les centres de données met justement en lumière les défis énergétiques et climatiques posés par l&rsquo;essor de l&rsquo;IA. Sans planification écologique, cette technologie pourrait compromettre les objectifs de décarbonation mondiaux, appelant à une gouvernance équilibrée.</h2>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte et méthodologie du rapport<br></h3>



<p>Le Shift Project, think tank français dédié à la transition énergétique, a publié en octobre 2025 son rapport intitulé <em><a href="https://theshiftproject.org/publications/intelligence-artificielle-centres-de-donnees-rapport-final/">Intelligence Artificielle, Données, Calculs : Quelles Infrastructures dans un Monde Décarboné ?</a></em>. Ce document s&rsquo;appuie sur une analyse approfondie des données historiques de 2018 à 2023, issues de sources comme l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Énergie (IEA) et les rapports d&rsquo;entreprises technologiques majeures telles que Google, Microsoft et Amazon. Les auteurs combinent modélisations prospectives et évaluations sectorielles pour quantifier les impacts environnementaux des centres de données, qui constituent le cœur des infrastructures soutenant l&rsquo;IA. Contrairement à des approches sensationnalistes, le rapport adopte une perspective factuelle, évitant toute instrumentalisation politique pour se concentrer sur des faits vérifiables. Il met l&rsquo;accent sur l&rsquo;IA générative, comme les modèles de langage large (LLM), dont la croissance exponentielle amplifie les demandes en calcul et en énergie. Cette méthodologie rigoureuse permet d&rsquo;identifier non seulement les impacts actuels mais aussi les risques systémiques pour la transition écologique, en intégrant des variables comme l&rsquo;efficacité énergétique et le mix électrique mondial.</p><div id="citiz-2803955431" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Empreinte carbone actuelle de l&rsquo;IA et des centres de données<br></h3>



<p>L&#8217;empreinte carbone des centres de données et de l&rsquo;IA est évaluée avec précision dans le rapport. En 2022, ces infrastructures ont émis environ 180 millions de tonnes de CO₂ équivalent (MtCO₂e) au niveau mondial, représentant 0,8 % des émissions anthropiques globales, en augmentation de 20 % depuis 2018. Pour l&rsquo;IA spécifiquement, l&rsquo;entraînement d&rsquo;un modèle comme GPT-3 génère environ 552 tonnes de CO₂, tandis que l&rsquo;inférence pour un milliard de requêtes ajoute 100 à 500 tonnes supplémentaires. En France, les émissions s&rsquo;élèvent à 0,5 MtCO₂e en 2022, bénéficiant d&rsquo;un mix électrique dominé par le nucléaire à 70 %, mais impacté par des importations carbonées. Globalement, 60 % des émissions proviennent de la production d&rsquo;électricité, 30 % du refroidissement et 10 % de la fabrication de matériel. Le rapport souligne que l&#8217;empreinte par unité de calcul (flop) pour l&rsquo;IA est 10 à 100 fois supérieure à celle des tâches informatiques traditionnelles, en raison de la complexité algorithmique. Ces chiffres s&rsquo;alignent avec des estimations internationales, comme celles de l&rsquo;IEA, qui indiquent que les centres de données consomment 1 à 1,3 % de l&rsquo;électricité mondiale, soit 240 à 340 TWh en 2022, comparable à la consommation du Royaume-Uni. Cette analyse met en perspective les défis sans extrapoler au-delà des données disponibles, évitant les alarmismes pour privilégier une évaluation mesurée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Consommation énergétique et défis techniques<br></h3>



<p>La consommation énergétique constitue un axe central du rapport. En 2023, les hyperscalers ont vu leur demande liée à l&rsquo;IA doubler, atteignant 50-100 TWh pour l&rsquo;entraînement et l&rsquo;inférence. Un LLM consomme entre 1 000 et 10 000 MWh pour son entraînement, équivalent à la consommation annuelle de 100 à 1 000 foyers européens. En Europe, les centres de données absorbent 100 TWh (2 % de la demande électrique de l&rsquo;UE), et en France, 5 à 7 TWh (1 % de la consommation nationale). L&rsquo;efficacité stagne avec un Power Usage Effectiveness (PUE) moyen de 1,5, les gains étant annulés par l&rsquo;augmentation des calculs IA. Le rapport identifie une croissance annuelle de 15 à 20 % de la demande, tirée par l&rsquo;IA qui représente 20 à 30 % de la charge des centres majeurs. Ces données soulignent les défis techniques, comme le besoin de refroidissement intensif, qui consomme de l&rsquo;eau et de l&rsquo;énergie supplémentaires. En mise en perspective, l&rsquo;IEA confirme une croissance similaire, avec une consommation mondiale des centres de données projetée à 415 TWh en 2024, doublant potentiellement d&rsquo;ici 2030. Cette convergence entre sources françaises et internationales renforce la crédibilité de l&rsquo;analyse, en évitant toute focalisation nationale isolée.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Projections prospectives et risques systémiques<br></h3>



<p>Les projections du <em>Shift Project</em>, basées sur trois scénarios (bas, moyen, haut) jusqu&rsquo;en 2030, anticipent une consommation énergétique des centres de données et de l&rsquo;IA entre 500 et 1 000 TWh (2 à 4 % de la production mondiale), avec des émissions de 300 à 600 MtCO₂e si le mix électrique reste inchangé. Dans le scénario moyen, l&rsquo;IA pourrait consommer 200 TWh d&rsquo;ici 2030, équivalent à 10 réacteurs nucléaires. En Europe, la demande atteindrait 150 à 200 TWh (soit 6 à 8 % de la consommation de l&rsquo;UE), risquant des importations carbonées. Sans intervention, les émissions IA-related pourraient doubler tous les 2-3 ans, surpassant celles de l&rsquo;industrie automobile en 2028. Ces estimations intègrent une multiplication par dix des paramètres des LLM et une adoption massive. Une sensibilité aux prix de l&rsquo;énergie est notée : une hausse de 50 % freinerait la croissance de 10 à 15 %. Prospectivement, le rapport compare l&rsquo;IA à l&rsquo;aviation, qui émet 1 GtCO₂e/an, notant que l&rsquo;IA pourrait l&rsquo;égaler d&rsquo;ici 2030 sans régulation. Ces risques systémiques soulignent l&rsquo;urgence d&rsquo;une planification à long terme, en intégrant des facteurs comme la stagnation des renouvelables face à la demande croissante.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les limites du rapport du Shift<br></h3>



<p>Comme toute étude scientifique de qualité, le rapport du Shift Project admet explicitement plusieurs limites inhérentes à sa méthodologie. Parmi celles-ci, les incertitudes liées à l&rsquo;opacité des données propriétaires des entreprises technologiques, qui obligent à recourir à des estimations indirectes potentiellement imprécises pour l&rsquo;entraînement et l&rsquo;inférence des modèles IA. Les auteurs reconnaissent également que les projections reposent sur des hypothèses variables, comme les taux d&rsquo;amélioration de l&rsquo;efficacité énergétique, qui pourraient évoluer plus rapidement grâce à des innovations non anticipées, sous-estimant ainsi les gains potentiels. Par ailleurs, les travaux antérieurs du Shift ont parfois tendance à privilégier des scénarios élevés pour sensibiliser, comme dans l&rsquo;analyse du streaming vidéo en 2019, où l&rsquo;IEA a contesté des surestimations de l&rsquo;intensité énergétique, menant à une révision des chiffres par le Shift lui-même. Ces éléments soulignent que, bien que rigoureux, le rapport pourrait minimiser les avancées rapides en optimisation algorithmique et les externalités positives de l&rsquo;IA, comme l&rsquo;optimisation des réseaux électriques, invitant à des compléments avec des évaluations indépendantes pour affiner les perspectives. Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;expérience du Shift nous montre qu&rsquo;il est capable de remise en question.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives internationales : au-delà de la France<br></h3>



<p>Hors de France, le rapport Shift offre une comparaison équilibrée. Aux États-Unis, les centres de données consomment 200 TWh (4 % de l&rsquo;électricité nationale), émettant 100 MtCO₂e dues au mix gaz-charbon. En Chine, c&rsquo;est 150 TWh avec une dépendance au charbon (émissions > 200 MtCO₂e). L&rsquo;Europe bénéficie d&rsquo;un mix plus décarboné, réduisant les émissions de 20 à 30 % par TWh, mais risque une « fuite carbone » vers des pays à bas coûts énergétiques. L&rsquo;IEA corrobore ces tendances, projetant un doublement mondial à 945 TWh d&rsquo;ici 2030, avec les États-Unis, l&rsquo;Europe et la Chine responsables de 85 % de la consommation actuelle. Des rapports américains, comme ceux de l&rsquo;<em>Environmental Protection Agency </em>implicites dans les analyses, soulignent un stress hydrique : les centres de données ont consommé 66 milliards de litres d&rsquo;eau en 2023 aux États-Unis. En UE, des initiatives comme le Green Deal visent à imposer des rapports sur l&rsquo;efficacité, mais le rapport du Shift note leur insuffisance face à la croissance. Globalement, les pays en développement subissent des externalités comme le stress hydrique sans bénéfices proportionnels, appelant à une équité internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comparaison avec le rapport Stanford AI Index 2024<br></h3>



<p>Le <em>Stanford AI Index 2024</em>, publié par l&rsquo;Institut for Human-Centered Artificial Intelligence (HAI) de l&rsquo;Université Stanford, compile des données globales sur l&rsquo;évolution de l&rsquo;IA, incluant une section dédiée à son impact environnemental. Ce rapport met l&rsquo;accent sur la variance des émissions liées à l&rsquo;entraînement et à l&rsquo;inférence des modèles, influencée par la taille des modèles, l&rsquo;efficacité des centres de données et l&rsquo;intensité carbone des réseaux électriques. Par exemple, il estime que les émissions pour l&rsquo;inférence peuvent dépasser celles de l&rsquo;entraînement lorsque les modèles sont interrogés des millions de fois par jour, appelant à plus de transparence sur ces métriques. Cohérent avec le Shift Project, le Stanford AI Index 2024 souligne une croissance exponentielle de la consommation énergétique, avec des projections alignées sur un doublement d&rsquo;ici 2030, et insiste sur les facteurs comme l&rsquo;efficacité des GPU et les émissions incorporées dans le hardware. Les deux rapports convergent sur la nécessité de divulgations accrues et d&rsquo;innovations pour mitiger les impacts, renforçant l&rsquo;idée que l&rsquo;IA pose des défis systémiques globaux sans contredire les estimations quantitatives du Shift.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Recommandations et voies d&rsquo;atténuation</h3>



<p>Le rapport Shift propose des recommandations structurées en régulation, innovation et transparence. Pour la régulation, il suggère un moratoire sur les nouveaux centres non essentiels en Europe, des quotas d&rsquo;émissions (&lt; 1 MtCO₂e/an pour les hyperscalers) et une taxation carbone sur les calculs IA (0,01 à 0,1 €/kWh). Sur l&rsquo;innovation, optimiser les algorithmes pour réduire de 50 % la consommation via la sparsité, et privilégier du hardware éco-efficient comme les puces neuromorphiques. La transparence impose des rapports obligatoires sur l&#8217;empreinte énergétique, inspirés du RGPD. En France, des incitations fiscales pour les data centers verts et une limitation des importations sont préconisées. Internationalement, une coopération UE-USA est encouragée pour harmoniser les standards. Ces mesures, si adoptées, pourraient aligner l&rsquo;IA sur les objectifs de l&rsquo;Accord de Paris, transformant un risque en opportunité pour la transition verte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une IA soutenable</h3>



<p>Le rapport du Shift Project offre une analyse prospective équilibrée, insistant sur l&rsquo;incompatibilité potentielle entre l&rsquo;essor incontrôlé de l&rsquo;IA et la décarbonation. En intégrant des perspectives internationales et des comparaisons avec des travaux comme le Stanford AI Index, il évite un biais franco-français pour plaider une gouvernance globale. Sans inventions, cette mise en perspective rigoureuse appelle à des actions concrètes pour que l&rsquo;IA serve, plutôt que contrecarre, les impératifs climatiques. L&rsquo;on sans doute, ce rapport va déranger les militants pro-technologie sans nuances, qui pourraient contester ces avertissements pourtant factuels. Cela ne fera que souligner le propos de Jean-Marc Jancovici : l&rsquo;urgence d&rsquo;un d&rsquo;un débat informé au-delà des postures.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Panumas Nikhomkhai<br></em></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



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		<title>Transition écologique : bilan en demi-teinte de la Cour des comptes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 09:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique et Général]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son premier rapport annuel sur la transition écologique publié le 16 septembre 2025, dresse un constat alarmant : malgré]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans son premier rapport annuel sur la transition écologique publié le 16 septembre 2025, dresse un constat alarmant : malgré des avancées notables dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la France peine à transformer ses ambitions en résultats concrets. Freinée par une gouvernance fragmentée et des financements insuffisants, le rapport appelle à une accélération urgente de la politique environnementale pour éviter des coûts exorbitants à l’horizon 2050.</h2>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte et urgence d&rsquo;une évaluation annuelle</h3>



<p>La publication de ce rapport marque une étape clé dans la mise en œuvre de la loi Climat et résilience de 2021, qui impose à la Cour des comptes une analyse annuelle des politiques de transition écologique. Adoptée en réponse à l&rsquo;urgence climatique, cette loi vise à évaluer les résultats obtenus, les leviers d&rsquo;action disponibles et les défis persistants, en s&rsquo;appuyant sur des contrôles approfondis, des enquêtes terrain, des consultations d&rsquo;experts et des auditions. Le document, fruit d&rsquo;un travail collégial et indépendant, s&rsquo;inscrit dans un cadre réglementaire riche, initié dès 2012 avec la définition officielle de la transition écologique comme un modèle économique soutenable intégrant six axes thématiques : la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité, la réduction des pollutions, la gestion des déchets, l&rsquo;économie circulaire et la préservation des ressources en eau. Sans aborder les engagements internationaux, le rapport met l&rsquo;accent sur la cohérence nationale, soulignant que l&rsquo;absence de suivi rigoureux risque de compromettre les objectifs européens et mondiaux. À l&rsquo;heure où le réchauffement climatique a déjà atteint +1,24 °C sur la dernière décennie en France, cette évaluation arrive à point nommé pour corriger la trajectoire avant qu&rsquo;il ne soit trop tard.</p><div id="citiz-1477964353" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les avancées mesurables face à une dégradation accélérée</h3>



<p>Le <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-transition-ecologique">rapport</a> met en lumière des progrès indéniables, mais soulignés par une urgence environnementale croissante. Sur le front des gaz à effet de serre (GES), la France a réduit ses émissions de 30 % entre 1990 et 2023, un effort porté par la décarbonation du secteur électrique et les gains d&rsquo;efficacité énergétique. Cependant, cette baisse reste insuffisante pour viser les -55 % requis d&rsquo;ici 2030 et la neutralité carbone en 2050, comme le prévoit la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). L&#8217;empreinte carbone totale, qui intègre les émissions importées, continue même de progresser depuis 1990, sans objectif chiffré pour la contenir. Dans d&rsquo;autres domaines, les résultats sont plus mitigés : la biodiversité subit une érosion dramatique, avec une réduction de 80 % des populations d&rsquo;insectes pollinisateurs en Europe sur deux décennies, tandis que 9 % des terres agricoles françaises sont contaminées par le cadmium. Les pollutions atmosphériques persistent, et la gestion des déchets avance lentement, malgré des initiatives locales. Le rapport quantifie les coûts : 300 milliards d&rsquo;euros en 2024 pour les seuls impacts directs des dérèglements climatiques au niveau mondial, en hausse constante depuis 2015. En cas d&rsquo;inaction, la Banque de France estime une perte de 11,4 points de PIB pour la France d&rsquo;ici 2050, contre seulement 7 points si des politiques d&rsquo;atténuation sont déployées. Ces chiffres soulignent une déconnexion entre les ambitions déclarées et la réalité terrain, où le manque de données fiables et d&rsquo;indicateurs clairs entrave toute évaluation précise.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une gouvernance renforcée mais fragilisée par les priorités concurrentes</h3>



<p>Au cœur des dysfonctionnements identifiés figure une gouvernance encore trop éclatée. La création du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) en 2022 représente un pas en avant, en centralisant la coordination interministérielle et en intégrant les enjeux environnementaux dans les décisions publiques. Pourtant, son influence reste limitée par des priorités géopolitiques – comme les conflits internationaux – et des contraintes budgétaires qui relèguent l&rsquo;écologie au second plan. Le rapport critique l&rsquo;absence d&rsquo;objectifs chiffrés transversaux et d&rsquo;un pilotage unifié, notant que les six axes thématiques souffrent d&rsquo;une silosation des compétences entre ministères. Par exemple, la Stratégie nationale pour la biodiversité manque de financement dédié, et les plans de gestion des ressources en eau peinent à intégrer les projections climatiques futures. La Cour des comptes recommande une réforme pour renforcer le rôle du Premier ministre dans l&rsquo;arbitrage, avec un suivi annuel des indicateurs de performance. Sans cela, les efforts dispersés risquent de diluer l&rsquo;impact global, comme l&rsquo;illustre le cas des aides aux ménages pour la rénovation énergétique, souvent mal ciblées en raison d&rsquo;une analyse insuffisante des capacités financières des bénéficiaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Financements : un effort massif requis pour combler l&rsquo;écart</h3>



<p>Le chapitre sur les ressources financières est l&rsquo;un des plus alarmants du rapport. Pour atteindre les objectifs d&rsquo;atténuation climatique, la France devra mobiliser 110 milliards d&rsquo;euros supplémentaires par an d&rsquo;ici 2030, un montant qui reste à évaluer précisément pour l&rsquo;adaptation aux impacts déjà engagés. Actuellement, les dépenses publiques s&rsquo;élèvent à environ 50 milliards d&rsquo;euros annuels, mais elles sont fragmentées entre budgets d&rsquo;État, collectivités et fonds européens, sans évaluation systématique de leur efficacité. Le secteur privé, qui représente 80 % des investissements nécessaires, est sous-exploité : le rapport plaide pour des analyses de rentabilité approfondies et des scénarios prospectifs afin de mieux orienter les subventions. Par exemple, les aides à la mobilité durable pourraient être conditionnées à des modélisations d&rsquo;émissions évitées, évitant ainsi des gaspillages observés dans les programmes de prime à la conversion automobile. À l&rsquo;international, le cadre onusien – de Stockholm en 1972 à l&rsquo;Accord de Paris en 2015 – impose une vigilance accrue, avec le risque d&rsquo;un dépassement du seuil de +1,5 °C dans trois ans si les rythmes actuels persistent, selon le GIEC. La Cour insiste sur la nécessité d&rsquo;un budget pluriannuel dédié, intégrant les puits de carbone (forêts, sols) pour passer des émissions brutes (373 MtCO₂e en 2023) aux nettes, et appelle à une transparence accrue sur les coûts de l&rsquo;inaction pour justifier des hausses fiscales ciblées.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Recommandations pour une accélération décisive</h3>



<p>Face à ces constats, le rapport formule 25 recommandations précises, axées sur la cohérence et l&rsquo;efficacité. Parmi les plus structurantes, la mise en place d&rsquo;un tableau de bord national unifié pour suivre les indicateurs des six axes thématiques, avec des objectifs chiffrés annuels. La Cour préconise également une évaluation ex ante des impacts environnementaux pour tout projet public, et une réforme des incitations fiscales pour favoriser l&rsquo;innovation verte, comme dans l&rsquo;économie circulaire où les déchets pourraient générer 20 % d&#8217;emplois supplémentaires d&rsquo;ici 2030 si les filières sont mieux soutenues. Pour l&rsquo;adaptation, elle urge une cartographie des vulnérabilités régionales, intégrant les outre-mer souvent oubliés dans les analyses métropolitaines. Ces mesures, si adoptées, pourraient non seulement réduire les risques climatiques mais aussi stimuler une croissance inclusive, en alignant les politiques sur les Objectifs de développement durable (ODD) de l&rsquo;ONU.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives : vers une résilience renforcée ou un surcoût inévitable ?</h3>



<p>Prospectivement, le rapport ouvre des horizons encourageants si une mobilisation collective s&rsquo;opère. À l&rsquo;horizon 2030, une gouvernance recentralisée et des financements hybrides (public-privé) pourraient permettre d&rsquo;atteindre 70 % des objectifs SNBC, évitant ainsi les 300 milliards d&rsquo;euros de coûts annuels projetés en cas de dérapage. Cependant, sans réforme profonde, la France risque de se retrouver en queue de peloton européen, avec des impacts socio-économiques amplifiés : migrations climatiques internes, pertes agricoles et hausses des primes d&rsquo;assurance. L&rsquo;avenir dépendra de la capacité à intégrer l&rsquo;écologie dans toutes les décisions, transformant la contrainte en opportunité pour une économie décarbonée et résiliente. Ce rapport n&rsquo;est pas qu&rsquo;un diagnostic ; c&rsquo;est un appel à l&rsquo;action pour que la transition ne reste pas un slogan, mais devienne le socle d&rsquo;une France durable.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Galina Nelyubova pour Unsplash<br></em></p>



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		<title>Cinéma : &#8216;Rembrandt&#8217; : un pamphlet écolo dans la lumière affadie de Rembrandt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 10:59:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Rembrandt, porté par Camille Cottin, énigmatique, et Romain Duris éclaire l’urgence écologique à travers une révélation picturale dans l’univers austère]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Rembrandt</em>, porté par Camille Cottin, énigmatique, et Romain Duris éclaire l’urgence écologique à travers une révélation picturale dans l’univers austère du nucléaire. Pierre Schoeller signe un film ambitieux mais tiède</h2>



<p>Synopsis : « <em>Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais.. »</em></p><div id="citiz-625178763" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="REMBRANDT Bande Annonce (2025) Romain Duris, Camille Cottin" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/IFax5D1K4gY?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Pierre Schoeller, maître des fresques engagées (<em>L’Exercice de l’État</em>), plonge dans le monde du nucléaire avec une mise en scène soignée, où la caméra de Thomas Hardmeier capture la texture des toiles de Rembrandt avec une élégance hypnotique. Ces tableaux, baignés de clair-obscur, contrastent avec les centrales nucléaires, filmées comme des labyrinthes d’acier où plane une menace sourde. Les images, d’une beauté baroque, traduisent l’éveil de Claire (Camille Cottin), ingénieure nucléaire bouleversée par une expérience quasi mystique à la National Gallery. Cette révélation, où l’humilité des toiles devient un miroir de sa prise de conscience écologique, l’oppose à Yves (Romain Duris), son mari également ingénieur nucléaire, ancré dans un rationalisme que l&rsquo;on veut nous vendre comme obstiné. Leur alchimie blessée, portée par des silences lourds et des échanges tendus, veut donner au film une intensité intimiste. Pourtant Camille Cottin, bien que juste, manque parfois de la ferveur transcendante qu’un tel rôle pourrait exiger, pour s&rsquo;inscrire dans le registre énigmatique, tout en retenue et non-dits perpétuels. Son dilemme naissant est le déchirement entre devoir professionnel et urgence planétaire. Dans son regard percent l’éco-anxiété et la vulnérabilité. Romain Duris, en contrepoint, est l&rsquo;homme dépassé par les événements environnementaux et l&rsquo;évolution de son épouse.</p>



<p>Si des visions oniriques des tableaux captivent visuellement, elles peinent à éclaircir le lien précis entre les tableaux et la crise de Claire, laissant une impression de creux et d&rsquo;inachevé. Schoeller ambitionne un pamphlet écologique, dénonçant l’aveuglement collectif face au réchauffement climatique et aux risques du nucléaire. Les toiles de Rembrandt, symboles d’humilité face à l’arrogance technologique, sont une métaphore pertinente, mais le « cygne noir », ce risque imprévisible censé incarner les dangers, ne convainc pas dès lors qu&rsquo;il est révélé par et pour des scientifiques vu dès lors comme des experts naïf. Dans un contexte où le nucléaire redevient une solution débattue, le film veut alerter, mais son esthétisme, parfois trop léché, dilue l’urgence. Pourquoi ces trois toiles précisément ? Quoi et qui a contaminé la toile « <em>The Old Man</em> » précisément ? Claire, ce qui aurait déclenché sa repentance ? Ces mystères sont comme des ébauches non abouties et frustrent, rendant le propos souvent plus cérébral voire prétentieux qu’émotionnel. Le rythme, longuet, s’attarde donc sur des contemplations visuelles qui si elles séduisent, ralentissent la narration. La photographie, d’une splendeur baroque, permet de maintenir l’attention.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="77" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-14394"/></a></figure>



<p><em>&lsquo;Rembrandt&rsquo; de Pierre Schoeller, avec&nbsp;Camille Cottin, Romain Duris, Céleste Brunnquell</em><br><em>durée 1h47 </em><br><em>Sortie  24 septembre 2025</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Impact des microplastiques sur les rivières françaises : une menace avérée pour les écosystèmes et la santé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 09:42:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution chimique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Les microplastiques, particules de moins de 5 mm issues de la dégradation des plastiques, contaminent les rivières françaises comme la]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les microplastiques, particules de moins de 5 mm issues de la dégradation des plastiques, contaminent les rivières françaises comme la Seine, la Loire et la Garonne. Sur la base de données scientifiques rigoureuses, examinons leurs origines, leurs impacts sur la biodiversité et la santé humaine, ainsi que les solutions envisagées.</h2>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pollution discrète mais omniprésente</h2>



<p>Loin des images dramatiques de plages jonchées de déchets, les microplastiques constituent une menace invisible notamment dans les rivières françaises. Des études menées par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et des universités comme celle de Toulouse montrent que des fleuves majeurs, tels que la Seine, la Loire, le Rhône et la Garonne, contiennent des concentrations significatives de ces particules. Une recherche publiée en 2023 dans <em>Environmental Pollution</em> a révélé que la Garonne transporte jusqu’à 1 000 particules de microplastiques par mètre cube d’eau à certains endroits. Ces particules, mesurant moins de 5 millimètres, échappent souvent aux systèmes de filtration et se retrouvent dans les écosystèmes aquatiques, où elles persistent pendant des décennies.</p><div id="citiz-3277587092" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les origines identifiées de la contamination</h2>



<p>Les microplastiques proviennent de sources variées, mais deux catégories dominent : les microplastiques primaires, comme les granulés industriels ou les microfibres textiles libérées lors du lavage de vêtements synthétiques, et les microplastiques secondaires, issus de la dégradation de plastiques à usage unique sous l’effet des UV ou de l’érosion mécanique. Selon une étude de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), les eaux de ruissellement urbaines, chargées de particules de pneus ou de fragments de plastiques alimentaires, contribuent fortement à la pollution des rivières. Par exemple, les berges de la Seine à Paris accumulent des débris de polystyrène et de polyéthylène, souvent issus d’emballages abandonnés. Cette analyse factuelle montre que la pollution est liée à des pratiques quotidiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences mesurées sur la biodiversité</h2>



<p>Les impacts des microplastiques sur les écosystèmes fluviaux sont documentés avec précision. Une étude de 2024, publiée dans Science of the Total Environment, indique que les poissons et crustacés des rivières françaises, comme la truite commune dans la Loire, ingèrent ces particules, qui s’accumulent dans leurs organes. Cette ingestion perturbe leur métabolisme et leur reproduction, avec des baisses de fertilité observées chez certaines espèces. Par ailleurs, les microplastiques servent de vecteurs pour des polluants chimiques, comme les perturbateurs endocriniens, qui se fixent à leur surface et amplifient leur toxicité. Cependant, les chercheurs nuancent : si ces effets sont réels, ils ne conduisent pas à des extinctions massives immédiates, mais à un affaiblissement progressif des écosystèmes, méritant une attention rigoureuse sans alarmisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un risque potentiel pour la santé humaine</h2>



<p>La question de la santé humaine est plus complexe, mais les données disponibles appellent à la vigilance sans céder à la panique. Les microplastiques, présents dans l’eau potable issue des rivières, ont été détectés dans des échantillons analysés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Une étude de 2023 a montré que des particules de polypropylène et de polyéthylène téréphtalate (PET) sont ingérées via l’eau et les produits aquatiques, comme les moules du Rhône. Si les effets à long terme sur l’homme restent à l’étude, des recherches préliminaires suggèrent des risques d’inflammation chronique ou d’accumulation dans les tissus. Ces résultats, bien que préoccupants, ne justifient pas de conclusions hâtives, mais soulignent la nécessité d’approfondir les investigations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des solutions concrètes en cours d&rsquo;élaboration</h2>



<p>Face à ce défi, des initiatives émergent. Des stations d’épuration modernisées, comme celles testées en Île-de-France, intègrent des filtres capables de capturer jusqu’à 90 % des microplastiques, selon un rapport de l’INRAE. Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation, comme celles menées par l’association <em>Surfrider Foundation</em>, encouragent la réduction des plastiques à usage unique. Au niveau réglementaire, la France a renforcé ses mesures via la loi anti-gaspillage de 2020, interdisant certains produits plastiques, bien que des efforts supplémentaires soient nécessaires pour cibler les microfibres textiles. Ces actions, bien qu’encore insuffisantes, montrent une prise de conscience progressive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Approche raisonnée pour l’avenir</h2>



<p>Loin des discours alarmistes, la problématique des microplastiques dans les rivières françaises demande une réponse équilibrée, ancrée dans les faits. Les recherches en cours, soutenues par des institutions comme le CNRS et l’ANSES, permettent de mieux comprendre l’ampleur d&rsquo;un problème qui ne peut être nié, et ses implications. En combinant innovations technologiques, régulations renforcées et changements de comportements, la France peut réduire cette pollution sans céder à des récits exagérés. Cet enjeu, bien que sérieux, doit être abordé avec pragmatisme pour protéger durablement les écosystèmes fluviaux et la santé publique.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p></p>



<p><em>Les autres illustrations sont du matériel issu de l&rsquo;article scientifique évoqué sous licence CC-BY-NC-ND 4.0.</em></p>



<p></p>



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		<title>Loi Duplomb et réautorisation de l&#8217;acétamipride : un débat binaire qui dénature et instrumentalise la science</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 13:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le vote de la loi Duplomb le 8 juillet 2025, la France est plongée dans une controverse croissante autour]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Depuis le vote de la loi Duplomb le 8 juillet 2025, la France est plongée dans une controverse croissante autour de la réautorisation de l&rsquo;acétamipride, un pesticide néonicotinoïde banni depuis 2020 en raison d&rsquo;effets invoqués sur les abeilles. Soutenue par une coalition allant du centre à l&rsquo;extrême droite, cette loi facilite également les méga-bassines et les élevages intensifs, mais c&rsquo;est l&rsquo;acétamipride qui cristallise les tensions entre science, régulation et militantisme.</h2>



<p>Le 8 juillet 2025, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi portée par le sénateur Laurent Duplomb (LR), autorisant sous conditions la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018. Présentée comme une solution aux difficultés des agriculteurs confrontés à la concurrence européenne, cette mesure a déclenché une controverse virulente, opposant les défenseurs de la compétitivité agricole à ceux de la biodiversité et de la santé publique. Ce débat, souvent réduit à une opposition binaire, instrumentalise la science à travers un <em>cherry-picking</em> (sélection de sources qui vont dans le sens de la thèse défendue) des données pour la présenter comme un juge infaillible, déformant son rôle de processus nuancé et évolutif, et l&rsquo;instrumentalisant pour soutenir des objectifs politiques ou économiques. Cet article propose une analyse des enjeux, s’appuyant sur des données scientifiques et les perspectives des parties prenantes, pour dépasser les simplifications et tenter d&rsquo;éclairer une question complexe.</p><div id="citiz-3378898347" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte : L’acétamipride et les néonicotinoïdes</h3>



<p>Les néonicotinoïdes, famille d’insecticides systémiques à laquelle appartient l’acétamipride, se diffusent dans les plantes pour lutter contre les ravageurs. Interdits en France depuis 2018 pour leurs effets sur les pollinisateurs, ils restent partiellement autorisés en Europe, où l’acétamipride est homologuée jusqu’en 2033. Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dans son rapport de 2024, l’acétamipride présente une toxicité moindre pour les abeilles comparée à d’autres néonicotinoïdes, avec une dose létale 50 de 7,1 µg par abeille par voie orale, contre 0,0037 µg pour l’imidaclopride, soit une différence d’environ 2 000 fois. Cependant, sa persistance dans les milieux aquatiques, avec une demi-vie de 79,7 jours selon l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), et ses effets sublétaux sur les pollinisateurs, tels que la désorientation, alimentent les inquiétudes. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Arguments des défenseurs de la loi Duplomb</h3>



<p>Les partisans de la loi, soutenus par la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les producteurs de betteraves et de noisettes, affirment que l’interdiction française de l’acétamipride crée une concurrence déloyale face aux pays européens où elle est autorisée. Ils mettent en avant son efficacité contre des ravageurs comme le puceron vert, qui aurait causé une baisse de 15 % des rendements betteraviers en 2024 selon des données sectorielles non vérifiées, plaidant pour une mesure temporaire face à cette pression. Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) de 2016-2017 conclut que l’acétamipride n’a pas d’effets nocifs avérés pour la santé humaine dans les conditions d’utilisation autorisées, et l’EFSA (2024) confirme l’absence de génotoxicité ou de cancérogénicité. La réintroduction s’accompagne de mesures strictes, telles qu’une clause de revoyure après trois ans et l’interdiction de planter des cultures attractives pour les pollinisateurs sur les sols traités, visant à limiter les impacts environnementaux, notamment via des méthodes comme l’enrobage des graines, présenté comme moins invasif. Un communiqué de l’EFSA publié ce matin-même ajuste les seuils d’exposition en réponse à de nouvelles données toxicologiques, renforçant les appels à une évaluation plus poussée.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Préoccupations des opposants</h3>



<p>Les opposants, incluant des ONG comme Générations Futures, des apiculteurs et des élus écologistes, dénoncent les risques environnementaux et sanitaires de l’acétamipride. Une étude publiée dans Scientific Reports (2020) montre qu’elle provoque des effets sublétaux sur les abeilles, comme une désorientation et une altération du microbiome, compromettant la viabilité des colonies. Dans les milieux aquatiques, sa persistance pose un risque pour les organismes comme les daphnies, selon une étude de 2021 dans <em>Chemosphere</em>. Sur le plan sanitaire, deux études dans <em>Environmental Health Perspectives</em> suggèrent un lien entre l’exposition prénatale à l’acétamipride et des troubles neurodéveloppementaux chez les enfants, comme une baisse du QI, bien que la causalité reste non prouvée. L’EFSA (2024) a reconnu des « <em>incertitudes majeures</em> » sur la neurotoxicité développementale, recommandant une réduction de la dose journalière admissible de 0,025 à 0,005 mg/kg. Les opposants critiquent également l’absence d’une étude demandée par l’EFSA depuis 12 ans sur ces effets. Par ailleurs, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’ANSES indiquent que des alternatives non chimiques existent dans 78 % des cas, remettant en question la nécessité de réintroduire l’acétamipride.<br>Hier soir, RFI a rapporté des manifestations à Paris contre « l’empoisonnement », avec des affrontements mineurs près de l’Assemblée, témoignant de la montée des tensions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un débat binaire qui instrumentalise politiquement la science</h3>



<p>Le débat autour de la loi Duplomb reflète un dilemme entre productivité agricole et protection de l’environnement, mais il est souvent réduit à une opposition binaire où la science est instrumentalisée à travers un <em>cherry-picking</em> des données pour la présenter comme un juge infaillible. Certains opposants, comme des élus écologistes, accusent les défenseurs de la loi d’« <em>empoisonner</em> » la population, mettant en avant des études d<em>’Environmental Health Perspectives</em> sur la neurotoxicité tout en occultant leurs limites, comme l’absence de causalité établie, tandis que des déclarations minimisant les préoccupations agricoles exacerbent la fracture. À l’inverse, des défenseurs s’appuient sélectivement sur les conclusions de l’ANSES (2016-2017) et de l’EFSA (2024), qui n’ont pas identifié de risque clair pour la santé humaine ou la biodiversité après examen de vingt études, minimisant les faiblesses méthodologiques de certaines recherches militantes et ignorant les incertitudes sur les effets sublétaux des pollinisateurs (<em>Scientific Reports</em>, 2020 ou la persistance aquatique (ECHA, 2024). Certains vont jusqu’à valoriser la dose comme seul critère décisif, négligeant les lacunes des études à long terme, tandis que d’autres rejettent les alternatives bio par des généralisations historiques douteuses. On note aussi que l’utilisation domestique de l’acétamipride (897 kg) dépasse son usage agricole (758 kg selon l’ANSES), et que l’imidaclopride, plus toxique, reste autorisé dans des colliers pour animaux, un aspect souvent négligé dans ce débat biaisé.<br>Cette sélection partiale des données, des deux côtés, déforme l&rsquo;appui sur la science, qui reste un processus évolutif marqué par des nuances et des lacunes, comme le souligne l’INRAE (2023) avec les progrès et limites des alternatives non chimiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Désinformation et polarisation</h3>



<p>Le débat a été marqué par des accusations croisées qui exacerbent la polarisation. Certains opposants lient l’acétamipride à des « <em>milliers de cancers pédiatriques</em> », une affirmation sans fondement selon la professeure Virginie Gandemer, qui explique dans une interview au Point (2025) que les cancers pédiatriques ont des causes complexes et une incidence stable. À l’inverse, des défenseurs, comme la ministre Annie Genevard, ont minimisé les risques en affirmant à tort que l’acétamipride est présente dans tous les insecticides domestiques, alors qu’elle ne concerne que 21 % des biocides insecticides. Ces exagérations et simplifications, alimentées par le <em>cherry-picking</em> des données scientifiques à l&rsquo;appui, nuisent à un débat rationnel et renforcent la défiance envers les institutions scientifiques et politiques, déjà fragilisées par une communication souvent sensationnaliste.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives pour une approche équilibrée</h3>



<p>La controverse autour de la loi Duplomb illustre les tensions entre compétitivité agricole et impératifs écologiques, mais aussi la nécessité de dépasser les approches binaires et l’instrumentalisation de la science. Renforcer les recherches, notamment en réalisant l’étude demandée par l’EFSA depuis 12 ans sur la neurotoxicité développementale, permettrait de lever les incertitudes sur les effets sanitaires, surtout face à la pression juridique exercée par la décision de la Cour de justice de l’Union européenne du 19 janvier 2025 jugeant illégales les dérogations précédentes.<br>Investir dans les alternatives non chimiques, identifiées par l’ANSES et l’INRAE comme viables dans 78 % des cas, pourrait réduire la dépendance aux pesticides tout en répondant aux besoins des agriculteurs confrontés à des pertes comme celles des betteraves en 2024.<br>Une harmonisation des politiques européennes pourrait éviter les disparités qui alimentent l&rsquo;argument recevable de  la concurrence déloyale du fait de régulations variables selon le pays.<br>Enfin, une communication transparente et pédagogique, intégrant les nuances scientifiques, est essentielle pour restaurer la confiance. Pour cela, il convient de prendre du recul avec les militants politisés de réseaux sociaux, au discours invariablement binaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>La loi Duplomb, avec la réautorisation de l’acétamipride, illustre un compromis fragile entre impératifs économiques et écologiques, mais sa gestion actuelle souffre d’une polarisation qui déforme les données scientifiques. Alors que les défenseurs misent sur des régulations strictes et les opposants sur des risques potentiels non encore prouvés, une approche équilibrée nécessitera des investissements dans la recherche et les alternatives, ainsi qu’une communication qui respecte les nuances de la science. Les tensions croissantes amènent à envisager que l’avenir de cette loi dépendra de la capacité des institutions à répondre aux incertitudes sans céder à la pression des narratifs simplistes et populistes.<br>La France fait cavalier seul en Europe dans son approche en étant amenée à réautoriser l&rsquo;acétamipride via la loi Duplomb en raison d&rsquo;une combinaison de son interdiction initiale stricte, de pressions agricoles pour combler un désavantage concurrentiel, d&rsquo;une mobilisation écologique intense, et d&rsquo;une approche nationale plus prudente face aux évaluations européennes. Alors que 26 autres pays s&rsquo;alignent sur l&rsquo;EFSA, la France navigue entre compromis locaux et divergences politiques, un choix qui alimente les débats actuels, qui ont l&rsquo;a vu ont pour moteurs l&rsquo;économie et la politique et non seulement la science, comme beaucoup, des deux côtés du débat, tentent de le faire croire.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Mrt Ziolko</em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Microplastiques, nanoplastiques : le risque direct d&#8217;absorption pour la santé humaine cartographié par des chercheurs</title>
		<link>https://citizen4science.org/microplastiques-nanoplastiques-le-risque-direct-dabsorption-pour-la-sante-humaine-cartographie-par-des-chercheurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jul 2024 13:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution chimique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[On parle plus de leurs effets sur l&#8217;environnement et la pollution marine qu&#8217;ils génèrent ; pourtant nous en ingérons quotidiennement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">On parle plus de leurs effets sur l&rsquo;environnement et la pollution marine qu&rsquo;ils génèrent ; pourtant nous en ingérons quotidiennement et de plus en plus, et c&rsquo;est toxique ; une vaste étude récente donne une vue inédite du problème</h2>



<p>Les microplastiques nous évoquent la pollution de l&rsquo;environnement, en particulier au niveau marin, détruisant faune et flore. Qui n&rsquo;a pas vu des images poignantes d&rsquo;animaux tels que des tortues ou des oiseaux agonisants, pris au piège dans des déchets plastiques ? </p><div id="citiz-3894393053" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Minuscules particules omniprésentes</h2>



<p>Par microplastiques, on entend des particules de très petite taille, allant de quelques centaines de nanomètres à moins de 5 millimètres. On en trouve absolument partout : terre, ciel (air) et mer, cours d&rsquo;eau&#8230; et tous les êtres vivants peuvent en absorber. Ce sont souvent des déchets provenant de la fabrication humaine de plastiques, dont beaucoup de polyéthylène, qui finissent pour 10 % d&rsquo;entre eux dans les océans.</p>



<p>Les plastiques sont des polymères faciles à fabriquer et selon la composition, ils peuvent avoir des caractéristiques très variables, de rigides à souples, et d&rsquo;autres qui varient en fonction d&rsquo;additifs incorporés à leur préparation. On comprend bien le risque de toxicité potentiel des additifs, auquel s&rsquo;ajoute un risque infectieux car des bactéries peuvent coloniser la surface des plastiques. </p>



<p>Mais les microplastiques sont partout, et pas uniquement dans l&rsquo;environnement. Voyons pourquoi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déchets&#8230; ou non !</h2>



<p>Les microplastiques sont donc soit des produits secondaires issus de la dégradation physico-chimique et biologique de matières en plastique de plus grosse taille. Dans les océans, par exemple, avec le temps, sous l&rsquo;action mécanique des courants, les plastiques se réduisent en microplastiques. Sur la terre, on peut citer par exemple l&rsquo;abrasion des pneus de voiture sur la route, qui forme Mais il existe aussi des microplastiques primaires, fabriqués intentionnellement. À quoi peuvent donc bien servir de fabriquer du plastique microscopique ? Et bien, à beaucoup de choses, et on peut citer en particulier les dentifrices, et les produits cosmétiques comme les exfoliants. Des microplastiques primaires sont aussi fabriqués, sous forme de granulés, pour servir de matière première à la fabrication de produits en plastique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cartographie de l&rsquo;absorption humaine de microplastiques dans le monde</h2>



<p>Une <a href="https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acs.est.4c00010">étude récente publiée</a> en avril 2024 dans la revue scientifique <em>Environmental Science &amp; Technology</em> par deux ingénieurs de l&rsquo;université Cornell à New York, Lengqi You et Xiang Zhao, apporte de précieuses informations en provenance de 109 pays sur les trois décennies écoulées. Son titre est explicite : <em>Microplastic Human Dietary Uptake from 1990 to 2018 Grew across 109 Major Developing and Industrialized Countries but Can Be Halved by Plastic Debris Remova</em>l  (traduction : <em>Entre 1990 et 2018, l&rsquo;absorption alimentaire de microplastiques par l&rsquo;homme a augmenté dans 109 grands pays en développement et industrialisés, mais peut être réduite de moitié grâce à l&rsquo;élimination des débris de plastique</em>).</p>



<p>Le danger direct pour les humains et beaucoup d&rsquo;autres espèces, c&rsquo;est l&rsquo;ingestion et l&rsquo;inhalation de microplastiques. Les auteurs  donnent un aperçu de ces voies alimentaires et aériennes et des moyens de réduction de l&rsquo;absorption par le contrôle de la qualité de l&rsquo;eau, l&rsquo;élimination des débris plastiques aquatiques. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="779" height="406" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-3.png" alt="" class="wp-image-15231" style="width:752px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-3.png 779w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-3-300x156.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-3-768x400.png 768w" sizes="auto, (max-width: 779px) 100vw, 779px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Figure 1 article &#8211; source : Environ. Sci. Technol. 2024, 58, 8709−8723</em></figcaption></figure>



<p>Les auteurs fournissent la cartographie suivante sur la base de leur étude dans 109 pays. La méthodologie de l&rsquo;étude s&rsquo;appuie sur des modèles de calcul existants, avec la prise en compte de facteurs comme les habitudes alimentaires, la démographie, la contamination, les technologies de transformation industrielle des différents groupes d&rsquo;aliments (fruits et légumes, céréales, produits laitiers, poissons, viandes, sel, sucre, épices&#8230;). </p>



<p>Elle présente pour chacun d&rsquo;eux l&rsquo;estimation de l&rsquo;absorption quotidienne de microplastiques par ingestion (en haut, carte verte), et par inhalation (en bas, carte beige). Ainsi, pour la France par exemple, les auteurs ont calculé une ingestion de 60 mg/j par habitant auxquels s&rsquo;ajoutent  l&rsquo;inhalation de microplastiques de 30 000 particules/j  par habitant. On voit sur les deux cartes que l&rsquo;Indonésie se distingue  avec une consommation hors normes de microplastiques par ingestion et par inhalation. Il y a différents facteurs à cela, dont par exemple, le fait que le sel de cuisine en Indonésie contient 100 fois plus de microplastiques que la moyenne mondiale. Le Paraguay ressort comme le pays dont les habitants « consomment » le moins de microplastiques au quotidien.<br>Le constat général de l&rsquo;étude est l&rsquo;ingestion de microplastiques a été multiplié par près de 60 entre 1990 et 2018.<br>En inhalation,  c&rsquo;est la Chine qui arrive en tête avec plus de 2,8 millions de particules inhalés par jour par habitant. En Amérique du Nord, on inhale 3 fois moins de microplastiques qu&rsquo;en France. Les pays en voie de développement en inhalent beaucoup plus que les pays développés, où la tendance est à la baisse.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="657" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-4-1024x657.png" alt="" class="wp-image-15232" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-4-1024x657.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-4-300x193.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-4-768x493.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-4.png 1094w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Figure 3 article &#8211; source : Environ. Sci. Technol. 2024, 58, 8709−8723</em></figcaption></figure>



<p>Les auteurs considèrent que l&rsquo;absorption de microplastiques par pays est un indicateur local clé de la pollution plastique et des risques associés en termes de santé publique. Ils espèrent que le fruit de leur travail permettra à chaque pays de prendre la mesure de cette pollution pour leurs habitants et de prendre le cas échéant les mesures nécessaires, comme l&rsquo;amélioration de la qualité de l&rsquo;eau et de l&rsquo;air. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Effets mal connus sur la santé</h2>



<p>Les effets des microplastiques sur la santé sont mal connus, mais le peu que l&rsquo;on sait est, on s&rsquo;en doute, plutôt de la nocivité. On sait que les microplastiques (et les encore plus petits nanoplastiques, dont la taille est inférieure à 0,001 millimètre)) peuvent provoquer de l&rsquo;inflammation dans l&rsquo;organisme. Les particules passent dans la circulation sanguine, et cela peut entraîner leur dépôt dans de multiples parties du corps. À la clé, des affections chroniques de type inflammatoire, comme celles de l&rsquo;intestin. Alors si la causalité avec les microplastiques n&rsquo;est pas prouvée, il y a corrélation car on a pu montrer une concentration plus importante de microplastiques dans le fécès des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l&rsquo;intestin.<br>Il n&rsquo;est pas non plus impossible que les nanoplastiques puissent s&rsquo;accumuler dans le cerveau, et peut-être provoquer des démences comme la maladie de Parkinson.</p>



<p>En attendant, des millions de tonnes de plastique continuent d&rsquo;être déversées dans les océans.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de de presse VHA pour Science infuse</em></p>



<p></p>



<p><em>Les autres illustrations sont du matériel issu de l&rsquo;article scientifique évoqué sous licence CC-BY-NC-ND 4.0.</em></p>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Fin prématurée de la location de voiture électrique à 100 euros par mois et prolongation plus extension de l&#8217;aide à l&#8217;achat de vélos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 15:22:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Vélo]]></category>
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					<description><![CDATA[Le leasing social de voitures électriques a largement dépassé les attentes, il est gelé alors que les aides pour les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le leasing social de voitures électriques a largement dépassé les attentes, il est gelé alors que les aides pour les vélos électriques sont étendues et prolongées jusqu&rsquo;en 2027</h2>



<p>Le « leasing social » d&rsquo;autos électriques est victime de son succès, à peine lancé le 1er janvier 2024, il n&rsquo;aura perduré que 6 semaines. 50 000 ménages ont profité du système pour un objectif annuel qui avait été établi à 20 à 25 000 bénéficiaires. Annoncé mi-décembre 2023 par Bruno Le Maire, ministre de l&rsquo;Économie et des Finances, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique,  Agnès Pannier-Runacher alors ministre de la Transition énergétique et Clément Beaune alors ministre des Transports, Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un dispositif de location de voiture électrique avec option d&rsquo;achat (LOA) destiné aux ménages les plus modestes ayant besoin d&rsquo;une voiture pour travailler. </p><div id="citiz-2016493591" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ironie du sort, le gouvernement avait promis son élargissement courant 2024 par suppression des contraintes de kilométrage ou de lieu de vie par rapport au travail, en précisant néanmoins que cela aurait lieu dans la limite des véhicules disponibles.  Toutefois, le gouvernement annonce d&rsquo;ores et déjà que le dispositif sera reconduit en 2025.</p>



<p>En pratique, pour être admissible au dispositif il fallait avoir un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 15 400 euros, résider à au moins 15 km de son lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km par an pour son activité professionnelle. Une liste des véhicules électriques éligibles à ce dispositif avait été mise en place par le gouvernement en collaboration avec les constructeurs automobiles. Les bénéficiaires se sont engagés dans cette LOA pour un minimum de 3 ans.</p>



<p>Cela va sans dire, Il n&rsquo;était pas envisageable de profiter du système pour louer un bolide ou autre SUV (<em>Sport Utility Vehicule</em>), s&rsquo;agissant de réduire l&#8217;empreinte carbone le score environnemental des voitures sélectionnées devait être minimal, avec un poids inférieur à 2 400 kg et un prix d&rsquo;achat inférieur ou égal à 47 000 euros.</p>



<p>Voici une sélection (non exhaustive) présentée par le gouvernement en début d&rsquo;année :</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46-1024x571.png" alt="" class="wp-image-14212" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46-1024x571.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46-300x167.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46-768x428.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46-800x445.png 800w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-46.png 1032w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">Achat de voitures électriques en France</h3>



<p>Elles représentent 13,1 % des achats de voitures neuves en 2022, selon le ministère de la Transition écologique. Ce marché, en hausse, est porté par les particuliers désormais, qui représentent les deux tiers des acheteurs.  Plus on on a de revenus, plus on est acheteur de voitures électriques. Plus on est jeune aussi, avec les 25-40 ans en tête (27,1 % choisissent l&rsquo;électrique) contre 9,5 % pour les 65 ans et plus).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas des vélos</h2>



<p>Pour les vélos, le dispositif  d&rsquo;aide à l&rsquo;acquisition en place est reconduit, à nouveau, jusqu&rsquo;en 2027, suite au décret paru il y a quelques jours (le 12 février). Par la même occasion, il est étendu à l&rsquo;achat de vélos d&rsquo;occasion.</p>



<p>Le changement essentiel, c&rsquo;est l&rsquo;extension du dispositif aux vélos d&rsquo;occasion vendus à des personnes physiques ou morales (entreprise, association déclarée).<br> Mais attention, usagers ou neufs les vélos doivent être vendus par un professionnel et être identifiés. </p>



<p>Ce qui ne change pas : le bonus écologique pour le choix de l&rsquo;électrique avec un VAE (vélo à assistance électrique) avec un maximum de 400 euros d&rsquo;aide pour tous, c&rsquo;est-à-dire sans conditions de ressources. Pour un vélo cargo, remorque électrique ou vélo adapté aux situations de handicap. l&rsquo;aide reste de 2 000 euros sous conditions de ressources pour une personne physique et 1 000 euros pour une personne morale. <br>Attention, il y a 2 niveaux de conditions de ressources qui conditionnent des montants d&rsquo;aide différentes, et pour un vélo classique (non électrique), l&rsquo;aide n&rsquo;est donnée qu&rsquo;aux personnes aux revenus les plus modestes.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Et la prime à la conversion au vélo électrique ?</h3>



<p>Les dispositions ci-dessous sont valables pour les vélos électriques acquis à partir du 14 février 2024</p>



<p>Acquérir un vélo électrique est une bonne chose, mais il existe des aides supplémentaires si à cette occasion vous vous débarrassez d&rsquo;un véhicule à 4 roues thermique, voiture ou camionnette,  ancien ou polluant, sous conditions de ressources. Désormais cette prime s&rsquo;applique non plus par foyer mais pour chaque personne acquérant un vélo dans le foyer.</p>



<p>Attention : « se débarrasser » du véhicule thermique ici signifie mise au rebut (casse) et avoir été immatriculée pour la première fois avant 2006, ou avant 2011 si le carburant principal est le gazole.</p>



<p>Pour un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 7 100 euros ou en cas de situation de handicap ( allocation adulte handicapé (AAH), prestation de compensation du handicap (PCH), majoration pour la vie autonome (MVA), allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ; ou titulaire de la carte mobilité inclusion comportant la mention “invalidité” ; ou de la carte d’invalidité ; ou titulaire d’une carte d’invalidité militaire et victime de guerre), l&rsquo;aide est de 3 000 euros par vélo. </p>



<p>Elle est de 1 500 euros pour un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 24 900 euros.</p>



<p>À cela s&rsquo;ajoute une aide supplémentaire si vous habitez dans une zone à faible émission (ZFE)  de 1 000 euros, pouvant aller jusqu&rsquo;à 3 000 euros en cas d&rsquo;aide locale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-49.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="642" height="753" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-49.png" alt="" class="wp-image-14215" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-49.png 642w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-49-256x300.png 256w" sizes="auto, (max-width: 642px) 100vw, 642px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source : ministère de la Transition écologique</em></figcaption></figure>



<p>Électrique ou pas, cargo ou pas,  conditions de revenus, personne physique ou morale&#8230; ça en fait des paramètres. Allez, une bonne infographie vaut mieux parfois qu&rsquo;un texte à rallonge, voici le tableau établi par le ministère des Transports  pour connaître le montant des aides à l&rsquo;achat d&rsquo;un vélo :</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="702" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48-1024x702.png" alt="" class="wp-image-14214" style="width:1194px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48-1024x702.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48-300x206.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48-768x527.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48-130x90.png 130w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-48.png 1172w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em>Mise à jour : 28/02/2024 &#8211; Ajout des statistiques d&rsquo;achat de voitures électriques en 2022</em></p>



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		<item>
		<title>McDonald&#8217;s s&#8217;inquiète de l&#8217;introduction des couverts réutilisables dans ses restaurants français</title>
		<link>https://citizen4science.org/mcdonalds-sinquiete-de-lintroduction-des-couverts-reutilisables-dans-ses-restaurants-francais/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/mcdonalds-sinquiete-de-lintroduction-des-couverts-reutilisables-dans-ses-restaurants-francais/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 20:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fast Food]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Restauration rapide]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Wall Street Journal nous le révèle dans son édition du 12 décembre. La loi française anti-gaspi va-t-elle faire boule]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Wall Street Journal nous le révèle dans son édition du 12 décembre. La loi française anti-gaspi va-t-elle faire boule de neige en Europe ? Le géant américain du hamburger ne voit pas  cela d&rsquo;un bon œil, nous révèle le quotidien américain</h3>



<p>« <em>Une vaisselle au look résolument moderne : de grands verres transparents, des bols blancs élégants pour servir les salades composées, un joli écrin rouge&nbsp;pour les potatoes et les frites, inspiré du design iconique du cornet de frites en carton : ça met en appétit !</em>« </p><div id="citiz-1337569917" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Ces mots enthousiastes justifient l&rsquo;utilisation désormais en vigueur dans certains restaurant McDonald&rsquo;s français de « <em>vaisselle réemployable</em>« .</p>



<p>Visuellement, cela donne ça :</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="blob:https://citizen4science.org/bc0255bf-86b0-4d32-b7a3-0a1acc4d12f1" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Crédit : site internet Mc Donald&rsquo;s France</em></figcaption></figure>



<p>Conséquence : une console de tri dédié où il faut déposer la vaisselle réutilisable, le reste allant dans la corbeille papier. La vaisselle réutilisable sera lavée à 60°C et rincée à 80 °C pour « <em>garantir une hygiène irréprochable</em>« . </p>



<h2 class="wp-block-heading">3 ans de préparation à la loi anti-gaspillage</h2>



<p>McDonald&rsquo;s France explique avoir mis 3 ans à développer ce projet, lancée au début de l&rsquo;année 2020. Le résultat est déployé depuis la fin de l&rsquo;année dernière.  300 personnes auraient été mobilisées par « <em>l&rsquo;ensemble des métiers en interne et en externe</em>« . <br>De plus, cela n&rsquo;aura échappé aux adeptes du « MacDo », les emballages carton ont disparu, remplacés par du papier alimentaire recyclable.</p>



<p>Le discours est très enthousiaste, mais l&rsquo;envers du décor est que tout cela a été mis en place par contrainte légale. En effet, cette loi dite « AGEC » vise les entreprises présentes sur le territoire dans différents secteurs d&rsquo;activité, dont la restauration. Il s&rsquo;agit de limiter et revaloriser les déchets, dans le cadre d&rsquo;une économie circulaire.</p>



<p>En pratique, la vaisselle durable McDonald&rsquo;s déployée à ce jour uniquement en France, est unique pour l&rsquo;enseigne. Elle comporte 21 pièces de conteneurs réutilisables. Voilà qui affecte foncièrement le modèle de l&rsquo;enseigne qui est le jetable, vite et bien, à l&rsquo;instar des aliments de consommation rapide (FAST-food).<br>Pour des raisons économiques, bien sûr.</p>



<p>Car la vaisselle réutilisable, c&rsquo;est tout un traitement, coûteux en termes de gestion. Les nouveaux bacs avec tri du jetable/réutilisable, et de nouvelles tâches pour le personnel derrière pour remettre dans le circuit de consommation du restaurant la vaisselle concernée. La pression est d&rsquo;autant plus forte que les restaurants MacDo français,  après un déploiement progressif, ont jusqu&rsquo;à la fin de l&rsquo;année pour adopter le système.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crainte d&rsquo;un modèle français</h2>



<p>C&rsquo;est bien là que réside l&rsquo;inquiétude de l&rsquo;enseigne américaine. Et si l&rsquo;expérience contraignante de la France faisait boule de neige en Europe ? Après tout l&rsquo;écologie a le vent en poupe. Serge Thines, le responsable des relations de gouvernance internationale de McDonalds a un avis tranché, comme rapporté par le Wall Street Journal : « <em>Cela ne marche pas</em>« . Pa seulement pour l&rsquo;entreprise, mais pour la planète. Il affirme que les emballages réutilisables sont pires pour l&rsquo;environnement que le jetable.</p>



<p>Le fait est qu&rsquo;il y a déjà des groupes d&rsquo;actionnaires américains qui font pression sur l&rsquo;enseigne pour introduire la vaisselle réutilisable. Mais l&rsquo;enseigne préfère travailler à supprimer le plastique à usage unique, en passant par exemple au papier, comme on l&rsquo;a vu pour les emballages de sandwiches. Les clients pourraient aussi apporter leur propre vaisselle qui accueilleraient les aliments et boissons Mc Donald&rsquo;s.</p>



<p>La direction de McDonald&rsquo;s s&rsquo;inquiète aussi de la gestion du matériel nouveau requis pour honorer la loi anti-gaspi française : les conteneurs de tri sélectif (selon les expériences de l&rsquo;enseigne, ils sont abimés après 29 utilisations), qui s&rsquo;abiment rapidement, mais aussi le matériel pour faire la vaisselle et sécher les couverts réutilisables.</p>



<p></p>



<p>Heureusement, la loi française ne s&rsquo;applique qu&rsquo;à la consommation sur place. Mais jusqu&rsquo;à quand la vente à emporter sera-t-elle exclue ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Cinéma : « Second tour » : les politique et les médias dézingués par Albert Dupontel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 14:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
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		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Le nouveau film du réalisateur et acteur le met à l&#8217;affiche avec Cécile de France. Une fable rocambolesque comme on]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading">Le nouveau film du réalisateur et acteur le met à l&rsquo;affiche avec Cécile de France. Une fable rocambolesque comme on s&rsquo;y attend, au scénario poétique et kaléidoscopique qui traite un problème de fond : les ficelles du pouvoir et la démocratie en danger</h3>



<p>Pierre-Henry Mercier (Albert Dupontel), candidat à l&rsquo;élection présidentielle est en tête des sondages. Issu d&rsquo;une riche famille d&rsquo;industriels, il n&rsquo;est pas du sérail politique. Une journaliste politique au placard (elle en est réduite aux commentaires footballistiques) va avoir l&rsquo;opportunité de retrouver son sujet d&rsquo;expertise, sollicitée pour suivre l&rsquo;entre-deux tours. Il se trouve qu&rsquo;elle a connu le favori dans sa jeunesse. Elle ne le reconnaît pas dans son discours et sa façon d&rsquo;être, ce qui la motive pour mener une enquête. Flanquée d&rsquo;un reporter d&rsquo;images (Nicolas Marié), elle va nous faire vivre une aventure épique pour démasquer le politique.</p><div id="citiz-4272320349" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<iframe loading="lazy" title="Second Tour - Bande-annonce officielle HD" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/78IsqTUJRiM?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Théorie du complot</h2>



<p>C&rsquo;est la campagne pour la présidentielle de Robert Kennedy en 1968 qui a inspiré Albert Dupontel pour ce film, et plus particulièrement le discours dans lequel il annonce la mort de Martin Luther King qu&rsquo;il a trouvé étonnamment sincère parce qu&rsquo;improvisé. Il a voulu bâtir alors une fiction avec un politique qui cacherait tout de ses intentions réelles.  Certains diront que c&rsquo;est ce qu&rsquo;on peut appeler un scénario complotiste. Ou bien que c&rsquo;en est une satire. Sous ses airs et discours particulièrement lisses en public, Pierre-Henry Mercier (dit PHM) nous cache effectivement un gros secret qu&rsquo;on ne va pas dévoiler ici mais qui est la base d&rsquo;un rebondissement essentiel du film. Le duo de journalistes va démêler tout cela en toute cocasserie. Alors, vrai ou fake ? On est un peu perdu, mais c&rsquo;est le but. D&rsquo;ailleurs, Albert Dupontel se vante d&rsquo;avoir largement utilisé des modes de fabrication à base de « fake » pour son film, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;effets spéciaux (par exemple pour faire croire à une foule lors des discours) ou le recours à ChatGPT pour la traduction de la séquence en grec ancien.</p>



<p>Qui tire les ficelles ? Car c&rsquo;est le questionnement du film avec une triste leçon : pour parvenir à être aux commandes, il faut user de subterfuges et en politique le mieux est de trouver une « marionnette » apte à manipuler les foules. Les beaux discours et les belles intentions sont vendeuses, on les utilise en mode populisme. </p>



<p>L&rsquo;écologie, en mode argument ou combat politisé au lieu d&rsquo;une cause désintérée prend à ce titre de sacrés coups. Car l&rsquo;écologie est-elle de droite ou de gauche ? Dans ce site d&rsquo;actualité, on pointe souvent l&rsquo;instrumentalisation politique de la science, on est ici en plein dans le débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaléidoscope de situations loufoques et d&rsquo;imbrications de vies</h2>



<p>Il y a l&rsquo;histoire, pleine de morceaux de vie du présent qui entrent en collision avec ceux du passé. Albert Dupontel use plusieurs fois de la technique du flash-back pour nous faire comprendre les réminiscences de la journaliste qui a connu le politicien autrefois, ou bien pour nous faire découvrir des morceaux de l&rsquo;histoire familiale aux pans secrets du politicien. Sa vie que l&rsquo;on nous dévoile au rythme trépidant de l&rsquo;enquête est à la fois lancinante et rafraîchissante, souvent grotesque au moyen de discours et situations décalés. </p>



<p><br>Les Jeux de lumières, qui vont d&rsquo;atmosphères artificielles et hermétiques (plateaux TV, salles confinées où PHM fait ses discours) tantôt crues et radicales, tantôt en clair-obscur et bucoliques à la campagne, en  passant par le mielleux dans les scènes de dialogues ou de confrontation clés ; les  plans variés en mouvement permanent dans toutes les dimensions ; le rythme effréné de l&rsquo;enquête de Mlle Pove (la journaliste), les interventions comiques de son preneur de son et lumière, les  vies dévoilées et le rebondissement improbable. Tout cela est comme un gros coffre à énigmes qui déboussole. On peut avoir l&rsquo;impression que cela part dans tous les sens mais il y a de la logique et un dessein.</p>



<p>Dupontel, on aime ou on aime pas, parce qu&rsquo;il est très transgressif et ne craint pas la loufoquerie. Cela peut gêner. Ce film est en apparence moins caustique que les autres, plus alambiqué, il peut même paraître mièvre dans certaines scènes. Certains trouveront ce pêle-mêle indigeste, d&rsquo;autres apprécieront ces effets voulus qui au final s&rsquo;avèrent poétiques et suscitent la réflexion, avec un arrière-goût de doux-amer.</p>



<p>                                                                                                                                                                           </p>



<p><em>Second tour, un film de Albert Dupontel, avec </em>Albert Dupontel, Cécile de France, Nicolas Marié <em>&#8211; Date de sortie : 1er novembre 2023 &#8211; Durée : 1h35</em></p>



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