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	<title>Science Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Science Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Journalisme scientifique et récits marketing : des liaisons dangereuses illustrées par un étude de cas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 12:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;hebdomadaire L&#8217;Express vient de consacrer un article enthousiaste à des travaux de recherche sérieux, les présentant comme un « changement de]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>L&rsquo;hebdomadaire L&rsquo;Express vient de consacrer un article enthousiaste à des travaux de recherche sérieux, les présentant comme un « changement de paradigme » pour le combat contre le cancer et menés par un chercheur « baroque » à contre-tendance. Un exemple particulièrement éclairant de déformation narrative de l&rsquo;information scientifique</em></h2>



<p>La tendance est inquiétante, sans être pour autant nouvelle. C&rsquo;est un article de L&rsquo;Express datée du 28 mars dernier qui a attiré notre attention. L&rsquo;article est payant, mais le peu qui est lisible sur internet a de quoi émoustiller : on y parle de « projet à front renversé », par un chercheur au « CV baroque » n&rsquo;est « ni oncologue ni épidémiologiste », « ny connaît pas grand chose aux tumeurs » mais il va peut-être bien « modeler quelques-unes des futures révolutions en cancérologie ».</p><div id="citiz-2034455216" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>On aurait donc un chercheur qui décroche une bourse prestigieuse pour mener des recherches à contre-pied de la recherche normale hors de son domaine d&rsquo;expertise ? Scandale ou génie ? Il nous faut nous procurer cet article. Au kiosque à journeaux, L&rsquo;Express est arrivé à ses fins, nous extirpant quelques euros. Nous nous préparons donc à lire un article de révolution scientifique par un scientifique révolutionnaire. Nous allons être surpris. Mais dans quel sens ?</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">De la vraie science, un récit inventé</h3>



<p>Nous analysons souvent dans nos colonnes l&rsquo;information et la désinformation en science et santé. Cette dernière est parfois grossière, ce qui a l&rsquo;intérêt de la rendre facilement identifiable.  On peut citer dans nos sujets récents les blogs « techno-enthousiastes » à base d&rsquo;annonces spectaculaires reprenant ce qui buzz sur les réseaux sociaux, des promesses excessives sur résultats scientifiques préliminaires, qui donne l&rsquo;image d&rsquo;une science faite d&rsquo;une succession de ruptures spectaculaires permanentes.  Ces formats sensationnalistes sont relativement faciles à identifier. Ils exagèrent, ils dramatisent, politisent souvent, et leur façon de rouler des mécanique finit généralement par se voir.</p>



<p>Une forme plus subtile de déformation et d&rsquo;exploitation narrative de la science existe. Elle ne repose pas sur l&rsquo;invention et l&rsquo;extrapolation à outrance de résultats, mais sur une transformation plus profonde du récit scientifique lui-même : construire, autour de recherches parfaitement solides, une histoire inventée de changement de paradigme dans la manière dont fonctionne la recherche biomédicale, comme si certaines approches constituaient des renversements méthodologiques alors qu&rsquo;elles relèvent de continuités anciennes et parfaitement établies.</p>



<p><a href="https://www.lexpress.fr/sciences-sante/cancer-paul-bastard-25-millions-de-dollars-pour-renverser-le-combat-contre-les-tumeurs-FU5B3PRXAJE7NJBYOECZEMTOSI/">L&rsquo;article publié par L&rsquo;Express le 28 mars 2026</a> autour du projet ATLAS coordonné par le Dr Paul Bastard, en fournit une illustration particulièrement éclairante sur ses mécanismes. Le projet vient d&rsquo;obtenir un financement de 25 millions de dollars dans le cadre de Cancer Grand Challenges, initiative portée notamment par Cancer Research UK et le National Cancer Institute. Les travaux sont sérieux, le financement est prestigieux, la question scientifique est pertinente. Le problème n&rsquo;est pas la science, mais la construction d&rsquo;un récit qui en déforme des aspects notables.<br></p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les règles du journalisme : savoir analyser les sources</h3>



<p>Nous aurions pu placer ce paragraphe ultérieurement, mais autant le dire tout de suite parce c&rsquo;est clé : La règle cardinale du journalisme, scientifique ou autre, est simple : savoir analyser la nature et la fiabilité des sources, privilégier les sources primaires. Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) le rappelle explicitement dans sa <a href="http://cdjm.org/le-traitement-des-questions-scientifiques">recommandation sur le traitement journalistique des questions scientifiques</a> : Il est essentiel de privilégier les publications originelles plutôt que les communiqués de presse et les briefings des communicants. L&rsquo;exigence est la même dans le code d&rsquo;éthique de la <a href="http://spj.org">Society of Professional Journalists</a> , référence mondiale depuis 1973 : utiliser les sources originales chaque fois que possible, vérifier l&rsquo;information avant publication, et ne jamais laisser la vitesse de publication prendre le pas sur l&rsquo;exactitude des faits. Les standards internationaux du journalisme scientifique, ou tout simplement la charte de Munich  sont plus directs encore : les communiqués de presse sont des documents de marketing et le journaliste n&rsquo;est pas un publicitaire.</p>



<p>Pour le sujet en question, quelle est la source ? S&rsquo;agissant d&rsquo;une bourse de recherche, elle se trouve sur le site de Cancer Grand Challenges, accessible au public. L&rsquo;organisme explique ce qu&rsquo;il finance avec cette bourse et la justification de son attribution. On nous y explique que si de nombreuses études se concentrent sur les causes actives du cancer, et qu&rsquo;il est « également nécessaire » de comprendre comment les réponses naturelles de l&rsquo;organisme peuvent empêcher son développement. Ce « également » est essentiel : il exprime une complémentarité, pas une inversion, pas une rupture, pas un changement de paradigme. Nulle part est-il question de changement de paradigme pour le projet choisi. Elle décrit en fait un projet ambitieux par son envergure, explorant le rôle possible d&rsquo;auto-anticorps modulateurs d&rsquo;immunité dans les mécanismes de résistance au cancer. Un projet important, prometteur, mais inscrit dans les continuités classiques de l&rsquo;immunologie translationnelle en oncologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que l&rsquo;article affirme à la place, et l&rsquo;erreur factuelle<br></h3>



<p>Le contraste avec le traitement de L&rsquo;Express est saisissant. Le titre évoque une lutte « à front renversé », le chapô parle de « contre-pied », le texte multiplie les références à une démarche « hors des clous », « impertinente », « renversant les paradigmes ». L&rsquo;article affirme par ailleurs que le financement obtenu relèverait d&rsquo;une bourse examinant « uniquement les projets de rupture ». Cette formulation est factuellement contestable. Le programme Cancer Grand Challenges finance des projets ambitieux, interdisciplinaires et à fort potentiel, sélectionnés pour leur capacité à répondre à des défis scientifiques complexes identifiés par un comité international, parmi dix-huit défis médicaux actifs allant des tumeurs pédiatriques aux inégalités face au cancer. Il ne se définit nulle part comme un mécanisme exclusivement réservé à des changements de paradigme. La nuance est décisive : un projet peut être ambitieux pour son impact en santé publique, sans constituer un renversement méthodologique, et confondre ambition scientifique et rupture conceptuelle déforme la nature même de la recherche. Le CDJM est sans ambiguïté sur ce point : il importe, sur les questions scientifiques, d&rsquo;être particulièrement attentif à ce que titraille, chapô et annonces d&rsquo;un sujet n&rsquo;en altèrent pas le sens ou la portée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parcours « baroque » ou cohérent ?</h3>



<p>Le storytelling de l&rsquo;article a été posé. Mais il va être enjolivé, tant qu&rsquo;à faire, par la présentation d&rsquo;un chercheur, totalement « profane » en oncologie. On peut imaginer dans l&rsquo;esprit du lecteur que se forme alors l&rsquo;idée du génie, qui débarque dans un domaine médical complexe sans la moindre formation ou expertise dans le domaine. C&rsquo;est fâcheux pour l&rsquo;image de la science, basée sur l&rsquo;expertise en la matière.</p>



<p>Alors, qu&rsquo;en est-il ?  Sans surprise, cette présentation ne résiste pas à l&rsquo;examen. Paul Bastard est médecin pédiatre, formé à Paris et Madrid, ayant suivi un master à l&rsquo;Université Rockefeller de New York avant de revenir en résidence d&rsquo;immunologie pédiatrique et de soutenir une thèse. Ses recherches portent sur les déterminants génétiques et immunologiques des maladies virales graves, notamment les causes et conséquences des auto-anticorps dirigés contre les interférons de type I. Ce parcours n&rsquo;a rien de marginal : il est précisément situé à l&rsquo;intersection de l&rsquo;immunologie fondamentale et de l&rsquo;immunopathologie clinique, dans des institutions académiques de tout premier rang mondial.</p>



<p>Or l&rsquo;immunologie constitue aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des piliers centraux de la recherche oncologique contemporaine. L&rsquo;immuno-oncologie, qui intègre des approches conçues pour renforcer ou réactiver la capacité du système immunitaire à lutter contre le cancer, a connu une transformation majeure récompensée par le prix Nobel de médecine 2018. Des milliers d&rsquo;immunologistes travaillent aujourd&rsquo;hui sur le cancer dans le monde entier. Présenter un immunologiste spécialiste des auto-anticorps qui s&rsquo;attaque à une question d&rsquo;oncologie comme profane du domaine relève moins de l&rsquo;analyse scientifique que de la scénarisation journalistique assez trompeuse, quand on sait que nombre de médicaments oncologiques de dernière génération sont des médicaments biologiques, précisément des &#8230; anticorps humanisés. L&rsquo;éducation du public à ces disciplines scientifiques et leur présentation erronée comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de silos, en prend donc un sérieux coup.</p>



<p>La figure du « génie outsider » est un ressort narratif classique. Elle fonctionne bien. Mais elle déforme ici la réalité. D&rsquo;ailleurs, le CDJM met en garde contre ce biais en lien avec l&rsquo;expertise ou la non-expertise : vérifier la valeur d&rsquo;un expert auprès de ses pairs, en particulier quand sa position détonne, et ne pas considérer que le statut social ou la renommée d&rsquo;un scientifique en font automatiquement un porteur de vérité scientifique. Mais aussi l&rsquo;inverse, et c&rsquo;est ce qui nous intéresse dans notre cas pratique : ne pas construire un récit de rupture sur la prétendue marginalité d&rsquo;un chercheur qui n&rsquo;est en réalité pas marginal.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une rupture historiquement imaginaire<br></h3>



<p>Le cœur du récit repose sur une opposition : la recherche se serait historiquement concentrée sur les causes du cancer, tandis que le projet adopterait une approche « inverse » centrée sur les mécanismes de résistance. Cette opposition est historiquement inexacte. On joue ici d&rsquo;un biais cognitif classique : le faux dilemme. Faire croire que la recherche scientifique est centrée sur un aspect technique alors qu&rsquo;elle est multfactorielle et désormais translationnelle.  L&rsquo;étude des personnes exposés mais non malades, des trajectoires atypiques, des résistances naturelles et des facteurs protecteurs est constitutive de l&rsquo;épidémiologie, de l&rsquo;immunologie et de la médecine expérimentale depuis des décennies. La pandémie de Covid-19 en a fourni une illustration récente et frappante : l&rsquo;analyse de clusters familiaux où certains individus restaient indemnes malgré une exposition comparable a conduit à l&rsquo;identification de déterminants immunologiques et génétiques spécifiques. C&rsquo;est une logique que les membres de l&rsquo;équipe ATLAS ont eux-mêmes appliquée en découvrant le lien entre auto-anticorps et sévérité du Covid-19. Cette démarche n&rsquo;a rien de nouveau. Elle appartient au socle classique de la recherche scientifique. Présenter cette continuité comme un « pari inverse » revient à fabriquer artificiellement de la nouveauté là où il n&rsquo;y a qu&rsquo;un approfondissement légitime et parfaitement attendu. <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/DLR5L17N53359" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">D&rsquo;où vient ce récit déformant ? Circulation mimétique et amplification d&rsquo;un briefing institutionnel</h3>



<p>C&rsquo;est ici que le dossier devient particulièrement instructif, parce que nous avons pu idenifier la source du récit marketing de L&rsquo;Express. Nous l&rsquo;avons vu, le cadrage de rupture n&rsquo;est pas donné par l&rsquo;organisme prestigieux qui a analysé les travaux de recherche et décidé de les financer par une bourse. Pour autant, ce n&rsquo;est pas une invention de L&rsquo;Express. Le storytelling marketing apparaît dans certaines communications institutionnelles intermédiaires : des formulations évoquant une approche « inverse » ou un « changement de paradigme » circulent dans des supports de valorisation académique, comme la communication officielle de l&rsquo;Université Paris Cité qui titre « Un changement de paradigme en oncologie ». Paris Cité n&rsquo;a rien inventé non plus, elle reprend en fait mot pour mot le paragraphe d&rsquo;une communication institutionnelle de l&rsquo;Institut Imagine auquel est affilié le Dr Bastard : « Un changement de paradigme en oncologie &#8211; Traditionnellement, la recherche s&rsquo;est concentrée sur l&rsquo;identification des facteurs qui favorisent l&rsquo;apparition des tumeurs. L&rsquo;équipe ATLAS fait le pari inverse : étudier les barrières qui s’opposent à leur développement sur une recherche ».</p>



<p>Chaque mot de cette phrase mérite examen, car c&rsquo;est elle qui a fourni à L&rsquo;Express son titre, son chapô et l&rsquo;ensemble de son lexique de rupture.</p>



<p>« Traditionnellement » est le premier signal d&rsquo;alarme, et le plus profond. En science, ce mot est presque une contradiction dans les termes. La recherche scientifique, y compris méthodes  ne fonctionne pas par tradition : elle fonctionne par accumulation de preuves, révision permanente des hypothèses et méthodologies, et remise en question constante des résultats antérieurs. Ce qui est vrai aujourd&rsquo;hui peut être infirmé demain. Ce qui semblait établi peut être nuancé par une nouvelle étude, évoluer au gré d&rsquo;une nouvelle méthodologie en raisons des limites de la précédente. La tradition, au sens de pratique reconduite par habitude ou convention, est précisément ce contre quoi la méthode scientifique est construite. Dire que la recherche a « traditionnellement » procédé d&rsquo;une certaine façon, c&rsquo;est donc appliquer à la science un concept qui lui est étranger, et qui sert ici un seul objectif : construire artificiellement un avant figé pour mieux faire briller un après innovant. Ce mot devrait toujours déclencher une question réflexe : traditionnel par rapport à quoi, sur quelle période, avec quelles sources à l&rsquo;appui ? Ici, il n&rsquo;est suivi d&rsquo;aucune de ces précisions, parce que son rôle n&rsquo;est pas descriptif : il est narratif. « Fait le pari » est plus révélateur encore. Une hypothèse de recherche n&rsquo;est pas un pari : c&rsquo;est une proposition fondée sur  des observations préliminaires, des données existantes, une logique théorique cohérente. L&rsquo;éthique de la recherche  médicale veut d&rsquo;ailleurs que tout projet de recherche soit justifié. Présenter un chercheur comme un parieur est dès lors problématique. Ce mot appartient au registre de la communication, pas à celui de la science. « L&rsquo;approche inverse », enfin, est le nœud logique de toute la phrase : elle transforme un continuum de recherche en dichotomie, une complémentarité en opposition radicale. C&rsquo;est ce terme qui a possiblement donné la paraphrase  « à front renversé » et « contre-pied » de L&rsquo;Express, et l&rsquo;ensemble du lexique de rupture de l&rsquo;article de leur article. La chaîne causale est limpide : l&rsquo;institution écrit « approche inverse », le journaliste lit « renversement », le lecteur reçoit « révolution ». Chaque maillon amplifie légèrement le précédent. La communication institutionnelle valorise, positionne, séduit. C&rsquo;est un récit pour vendre ce que le journalisme n&rsquo;est pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contraste saisissant du traitement journalistique international</h3>



<p>La comparaison avec la presse anglo-saxonne est particulièrement éclairante, parce qu&rsquo;elle démontre que le récit marketing de rupture est une création française. Cancer Research UK décrit ATLAS comme un projet dont les travaux « ont le potentiel de changer notre compréhension du rôle du système immunitaire dans le cancer. » Pharmaphorum résume sobrement : l&rsquo;équipe « examinera ce qu&rsquo;on peut apprendre de personnes qui ne développent pas de cancer malgré des habitudes à risque. » UT Southwestern écrit que l&rsquo;équipe « cherchera à identifier les mécanismes biologiques sous-jacents à la résistance aux tumeurs. » Pas un seul « paradigme », pas un seul « renversement », pas un seul « contre-pied » dans l&rsquo;ensemble de la couverture institutionnelle et journalistique anglophone, et pour cause.  Evidemment, c&rsquo;est moins vendeur pour le grand public. C&rsquo;est le cours ordinaire des choses en science, et « la science, c&rsquo;est long » (Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de chimie).<a href="https://42mag.fr/2026/04/senat-adopte-une-proposition-de-loi-contre-le-pillage-des-contenus-culturels-par-lia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une déformation narrative qui questionne d&rsquo;un point de vue déontologique mais aussi éthique</h3>



<p>Il n&rsquo;y a ici aucune falsification. Les données sont réelles, les financements existent, le projet est scientifiquement solide. Mais l&rsquo;histoire racontée les déforment, parce qu&rsquo;elle transforme une continuité scientifique en rupture spectaculaire, qu&rsquo;elle substitue une dramaturgie de l&rsquo;innovation à une description rigoureuse de la méthode, parce qu&rsquo;elle remplace l&rsquo;analyse journalistique critique des sources par la reprise amplifiée d&rsquo;un récit marketing nstitutionnel. Le CDJM nomme précisément ce risque en matière médicale ;  il est éthique : veiller à ne pas créer d&rsquo;espoirs non fondés chez des personnes atteintes de maladies graves, et rendre compte avec prudence des recherches et découvertes médicales annoncées par des chercheurs, qui ont rarement un impact immédiat sur l&rsquo;amélioration des traitements. Ce principe s&rsquo;applique avec une force redoublée lorsque la découverte est présentée non seulement comme prometteuse, mais comme révolutionnaire. <a href="https://www.seban-associes.avocat.fr/proposition-de-loi-darcos-instauration-dune-presomption-dexploitation-des-contenus-culturels-par-les-fournisseurs-dintelligence-artificielle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<p><a href="https://42mag.fr/2026/04/senat-adopte-une-proposition-de-loi-contre-le-pillage-des-contenus-culturels-par-lia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Former au journalisme scientifique est aussi urgent que de former les citoyens à la démarche scientifique </h3>



<p>Ce cas dépasse largement un article particulier. Il révèle une faiblesse structurelle du journalisme scientifique français : l&rsquo;insuffisante qualification des sources et la trop grande perméabilité aux récits de valorisation institutionnelle. </p>



<p>On a l&rsquo;habitude, à juste titre, d&rsquo;insister sur la nécessité d&rsquo;éduquer le grand public à l&rsquo;esprit critique et à la science, et à lutter contre la désinformation en santé.<br>Mais cette exigence doit s&rsquo;appliquer avec la même force aux professionnels chargés de transmettre l&rsquo;information scientifique. Former les journalistes à distinguer une source objective d&rsquo;un communiqué de presse de valorisation, à identifier les glissements narratifs entre niveaux institutionnels, à repérer les reformulations promotionnelles qui circulent d&rsquo;une institution à l&rsquo;autre avant d&rsquo;atterrir dans la presse grand public : voilà un chantier important.  Car une société ne peut développer une culture scientifique solide si l&rsquo;information censée la transmettre se transforme en récit marketing qui malmène la réalité scientifique. En France, sur ce second chantier, il reste beaucoup de chemin à faire. La science n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;être scénarisée de façon spectaculaire pour être passionnante. Elle demande d&rsquo;être lue, comprise, contextualisée, puis racontée avec exactitude. C&rsquo;est précisément à cette condition que le journalisme scientifique demeure du journalisme, et non le relais de communications marketing.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Expertise et désinformation en santé : une tribune des agences sanitaires floue qui esquive l&#8217;essentiel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 20:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Les principaux dirigeants des agences sanitaires françaises (ANSM, HAS, Santé publique France, ANSES) publient dans Le Monde une tribune collective]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux dirigeants des agences sanitaires françaises (ANSM, HAS, Santé publique France, ANSES) publient dans Le Monde une tribune collective pour défendre l’expertise scientifique face à la  désinformation. Derrière les appels au pluralisme et à la confiance, ce texte reste étonnamment superficiel et révèle surtout une difficulté persistante des institutions à pratiquer l’autocritique.</h2>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/04/14/toute-decredibilisation-de-l-expertise-scientifique-alimente-la-defiance_6679916_1650684.html">La tribune datée du 14 avril</a> publiée dans Le Monde rappelle que les décisions de santé publique reposent sur des évaluations collégiales et transparentes. Elle insiste sur le pluralisme comme vertu scientifique et sur la nécessité de protéger les experts. Ces points sont justes, mais ils sont présentés de manière abstraite, sans jamais entrer dans le concret des mécanismes qui produisent ou fragilisent réellement l’expertise. On peine à savoir à qui s’adresse ce texte : aux citoyens ? aux scientifiques ? aux décideurs politiques ? Il pourrait tout aussi bien avoir été écrit par un citoyen lambda inquiet, tant il reste flou et généraliste.</p><div id="citiz-848137482" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le « pluralisme » en science invoqué, mais le consensus scientifique passé sous silence</h3>



<p>Les auteurs soulignent à juste titre que le pluralisme fait partie de la démarche scientifique. Mais ils omettent d&rsquo;expliquer un élément central que tout lecteur non initié ignore : en science, le pluralisme n&rsquo;est pas une fin en soi. Il sert à construire, par confrontation rigoureuse des hypothèses et des données, un consensus, certes temporaire, mais qui permet d&rsquo;avancer, de prendre des décisions collectives et de faire à l&rsquo;instant T état des données de la science.</p>



<p>Lorsque ce consensus évolue, comme cela s&rsquo;est produit à plusieurs reprises à rythme rapde pendant la pandémie de Covid-19, les institutions ont régulièrement présenté ces révisions comme de simples ajustements techniques plutôt que comme les corrections normales et saines qu&rsquo;elles étaient. Cette façon de gommer les débats internes renforce chez une partie du public le sentiment que l&rsquo;expertise est monolithique, et donc suspecte dès qu&rsquo;elle change d&rsquo;avis. Les désinformateurs, critiqués par ces mêmes institutions, en on fait leur lit.</p>



<p>Comment demander aux citoyens de faire confiance au processus scientifique sans jamais leur expliquer en quoi ce processus consiste ?</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une responsabilité externalisée, une rhétorique de victimisation<br></h3>



<p>La tribune attribue presque exclusivement la perte de confiance à la désinformation extérieure et aux attaques personnelles contre les experts. Cette lecture n&rsquo;est non seulement incomplète. Elle apparaît potentiellement même, contre-productive. Elle est extremement proche du raisonnement et de la rhétorique du rapport institutionnel <em>Désinformation en santé</em> que nous avons eu largement l&rsquo;occasion de critiquer. Ce n&rsquo;est sans doute pas un hasard.</p>



<p>La défiance naît aussi, et peut-être d&rsquo;abord, des failles internes du système : communications publiques trop affirmatives sur des sujets encore incertains, délais dans la reconnaissance de certains signaux de sécurité, disqualification trop rapide de critiques argumentées venues de scientifiques qualifiés extérieurs aux cercles médiatico-institutionnels.</p>



<p>En adoptant une rhétorique où les experts institutionnels ou académiques apparaissent perpétuellement assiégés et jamais responsables, les auteurs reproduisent exactement les codes qu&rsquo;ils dénoncent sur les réseaux sociaux : le camp des bons contre le camp des mauvais, la victimisation comme posture, l&rsquo;introspection absente. Nos colonnes l&rsquo;ont déjà documenté : ce mimétisme est l&rsquo;un des moteurs les plus puissants de la polarisation sanitaire en France.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une expertise plus crédible : ce que cela implique concrètement<br></h3>



<p>Une véritable défense de l&rsquo;expertise ne passe pas par des tribunes dans Le Monde. Elle passe par des actes. Cela suppose, en premier lieu, d&rsquo;accepter publiquement que l&rsquo;expertise produite par les agences n&rsquo;est jamais parfaite : qu&rsquo;elle est le produit d&rsquo;un processus humain, institutionnel, parfois contraint par des calendriers politiques ou des pressions budgétaires. Cela suppose ensuite de nommer les incertitudes réelles au moment où elles existent, plutôt que de les minimiser dans les communications publiques et de les reconnaître six mois plus tard quand l&rsquo;opinion a déjà tranché. Cela suppose enfin de traiter les conflits d&rsquo;intérêts non pas comme une formalité déclarative mais comme une exigence de conception : qui participe à l&rsquo;expertise, selon quels critères, avec quelle diversité de points de vue ? L&rsquo;Espagne vient de montrer, avec le rapport de son agence du médicament sur l&rsquo;homéopathie, ce que « dire la vérité clairement aux citoyens » signifie concrètement. Nous dédions un article très prochainement à cette communication ibérique en santé. Ce n&rsquo;est pas hors de portée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La confiance ne se décrète pas<br></h3>



<p>La tribune des dirigeants d&rsquo;agences sanitaires françaises est en fait révélatrice d&rsquo;un malaise plus large et plus ancien. Tant que les institutions sanitaires françaises continueront à se poser en victimes sans pratiquer une introspection rigoureuse sur leurs propres pratiques de communication, elles contribueront elles-mêmes à la défiance qu&rsquo;elles déplorent. La crise de l&rsquo;expertise sanitaire n&rsquo;est pas seulement une attaque extérieure contre la science. Elle est aussi le symptôme d&rsquo;un système qui doit se réformer s&rsquo;il veut retrouver sa légitimité auprès des citoyens.</p>



<p>La confiance ne se décrète pas. Elle se reconquiert par la rigueur, la transparence et l&rsquo;honnêteté intellectuelle, y compris, et peut-être surtout, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de reconnaître ses propres erreurs.</p>



<p></p>



<p>Face à cette obstination politique, le regard incisif et humoristique de <a href="http://&lt;!-- wp:html --&gt; https://www.facebook.com/watch/?v=750090884728181 &lt;!-- /wp:html --&gt;">Nicole Ferroni fait mouche. Dans son sketch viral,</a> elle met en scène le retour du « nouvel album Loi Duplomb 2 », comme si rien n’avait changé. </p>



<p>« L’erreur est humaine, mais persévérer… « , lance-t-elle avec justesse. Ce clin d’œil citoyen rappelle utilement qu’il ne suffit pas de revenir à la charge pour avoir raison face aux faits et à l’exigence de précaution.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>&#8216;Frontière », exposition à la Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 20:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cité des Sciences et de l'Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Géographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Rien peut-être ne paraît plus évident à définir et à concevoir que l’idée de la frontière et combien de millions]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Rien peut-être ne paraît plus évident à définir et à concevoir que l’idée de la frontière et combien de millions d’hommes, malheureux naïfs, depuis tant de siècles, sont morts d’avoir voulu croire que tout, à tout jamais, de façon nette et claire, les différenciait des habitants du pays voisin ?</p><div id="citiz-633977381" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"></p>



<p class="has-medium-font-size">Pourtant, avec son habituel savoir faire technique et pédagogique, la Cité des Sciences de La Villette s’empare du thème de la frontière pour remettre en question nos idées reçues et questionner nos évidences.</p>



<p>Il n’y a pas, nous apprend-on de véritable différence entre « frontière naturelle » et « frontière artificielle ». En fait, en réalité, toutes les frontières sont toujours artificielles. La notion-même de frontière est de création très récente, et les langues nous montrent à quel point elle peut renvoyer à des idées très différentes : le mot français « frontière » insiste sur l’idée de confrontation, tandis que le mot italien « confine » renvoie, lui, à l’idée d’un partage. En anglais, « <em>border</em> » signifie la relation tandis que « <em>bordering</em> » signifie, lui, la mise à distance.</p>



<p>Lorsqu’on les croit «&nbsp;naturelles&nbsp;», les frontières ne se devinent guère, voire pas du tout. C’est ce qui apparaît nettement sur les photos de Valerio Vincenzo (frontières entre la Pologne ou la Lituanie ou entre l’Allemagne et le Danemark).</p>



<p>D’ailleurs certains pays peinent à connaître réellement la frontière avec leur voisin immédiat ( ainsi la frontière guyanaise et brésilienne, totalement imperceptible au milieu de la jungle amazonienne).</p>



<p>En revanche, même lorsqu’elle a disparu, la frontière marque longtemps les esprits humains&nbsp;: elle subsiste dans les mémoires des hommes, bien longtemps après leur effacement sur les cartes. Ainsi, le fantôme de la frontière de la guerre froide qui se retrouve sur la carte des élections fédérales de 2025 (la différence de vote est très nette entre les pays de l’ex RFA et ceux de l’ex RDA&nbsp;: on est d’un même pays, à présent, mais l’on continue à penser différemment, très à gauche ou très à droite) Ou bien encore l’absence de relation cordiale entre les villes d’Aisleben (autrefois en Allemagne de l’ouest) et celle de Gompertshausen (autrefois en Allemagne de l’est).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-1024x778.jpg" alt="" class="wp-image-17939" style="aspect-ratio:1.3162309898793094;width:510px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-1024x778.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-300x228.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-768x584.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-1536x1168.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0021-2048x1557.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Et puis, certaines frontières peuvent paraître totalement invisibles et néanmoins conserver une présence forte. C’est le cas du cyberespace. Rien ne se voit à l’extérieur et pourtant le chemin est balisé et bien concret (câbles sous-marins ou terrestres, satellites) et il exige des accords réciproques des autorités limitrophes. Les frontières sont invisibles mais bien réelles&nbsp;:&nbsp; en Ukraine, durant une partie de la guerre, la circulation d’information a pu être interrompue par les interventions russes.</p>



<p>Finalement, les incidences de cette frontière du cyberespace sont bien plus évidentes que celles de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le fameux mur&nbsp; de Monsieur Trump&nbsp;: 3200 kilomètres de béton réputés inviolables, mais qui, en fait, laissent passer 250 millions de personne par an par 42 points officiels. Un comble&nbsp;!</p>



<p>Certaines frontières, de par leur complexité, autorisent des régimes d’application discutables, c’est le cas des frontières maritimes, régies par trois lignes successives&nbsp;: ligne de côte, mer territoriale et zone économique exclusive.</p>



<p>Certaines autres frontières étaient laissées plus ou moins sans surveillance, jusqu’à un incident particulier. Pendant longtemps, entre l’Algérie et le Niger, il n’y avait que le Sahara, sans que personne ne s’en soucie, jusqu’à la découverte d’un filon aurifère. Les autorités algériennes décidèrent, à grands coups de pelleteuses, l’édification de murs de sable, afin d’interdire aux orpailleurs de venir piller ce qu’elles considèrent comme leur bien. Ces murs de sable sont devenus, avec quelques camps militaires de temps en temps, la trace perceptible de la frontière, dorénavant fixée.</p>



<p>D’ailleurs, la frontière souvent n’a guère d’importance jusqu’à quelque difficulté politique. Ainsi celle qui sépare le Venezuela&nbsp; de la Colombie, et qui, depuis la crise économique et sociale du Venezuela, entre 2016 et 2026, a vu passer 8 millions de personnes ou celle entre la République Centre Africaine et le Cameroun. Dans ces cas, comme le souligne Fernando Garlin Politis, observateur en Colombie, la frontière devient le «&nbsp;théâtre d’une violence banalisée&nbsp;».</p>



<p>C’est le cas, plus proche de nous, aux frontières de l’Europe, et une section de l’exposition présente, sous forme de colonne défilante, une édifiante et tragique liste des 70 000 morts à la frontière de l’Europe depuis 1993. On éprouve toujours en Europe une immense difficulté à distinguer entre immigrés (qui auraient, pense-t-on ordinairement, des raisons majeures de vouloir quitter leur pays d’origine) et migrants (qui ne le feraient, pense-t-on encore, que pour leur confort personnel). Les circonstances d’accueil sont souvent des plus dramatiques et beaucoup trouvent la mort. En fait, comme l’illustre une représentation de l’architecte Theo Deutinger datant de 2006, un monde riche inquiet «&nbsp;s’enferme&nbsp;» derrière ses frontières.</p>



<p>Il peut arriver, cependant, que la folie des hommes débouche sur un bienfait pour la terre. On en trouve un exemple en Asie. La frontière entre les deux Corées négocie une zone démilitarisée nommée DMZ de 4 kilomètres de large, zone qui n’a aucune raison d’exister puisque les deux pays sont officiellement toujours en guerre, aucun traité de paix n’ayant suivi l’Armistice de 1953, et zone dans laquelle, en théorie, nul n’ a le droit de pénétrer. Dans les faits, comme a pu l’observer, sur place, Valérie Gelézeau, cette zone contient encore des lieux mémoriels ou d’observatoire. On y va, on s’y promène, on y prie, on y vit, et puis, peut-être surtout, cette zone est devenue l’une des plus grandes réserves naturelles d’oiseaux rares. La guerre absurde et la frontière la plus inique offrent une paix inattendue dans des conditions quasi surréalistes auxquelles nul n’aurait pu croire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-17942" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0048-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Cette exposition riche et forte ne se prive pas d’un certain humour. On y découvre ainsi le Bir Tawil, ce pays perdu dont personne ne veut, les îles Diomède, l’une américaine et l’autre russe, séparées par un bras de mer de 4 kilomètres mais de part et d’autre du fuseau horaire de changement de jour, si bien qu’une des îles est toujours située un jour avant l’autre, sa jumelle pourtant, </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-17940" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0040-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>et puis l’île des Faisans, qui n’est habitée par personne et qui n’est française que six mois dans l’année pour redevenir espagnole les six autres mois.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-17941" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1024x683.jpg 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-300x200.jpg 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-768x512.jpg 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1536x1024.jpg 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-2048x1365.jpg 2048w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-1200x800.jpg 1200w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/DSC0042-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>La Cité des Sciences sait, comme toujours, nous enseigner tout en nous distrayant&nbsp;: un bien agréable souci.</p>



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<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br>Exposition jusqu&rsquo;au 2 janvier 2025 &#8211; Cité des Sciences et de l&rsquo;Industrie &#8211; Parc de la Villette, Paris</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : site internet de la Cité des Sciences</em></p>



<p>Photos de l&rsquo;exposition : @Alain Girodet avril 2026</p>



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<p></p>
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		<title>Artermis II : Un petit tour de lune et puis s&#8217;en va</title>
		<link>https://citizen4science.org/artermis-ii-un-petit-tour-de-lune-et-puis-sen-va/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aérospatial]]></category>
		<category><![CDATA[Astronautes]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mission Artemis]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[La mission Artemis II de la NASA a été lancée avec succès le 1er avril 2026 avec quatre astronautes à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>La mission Artemis II de la NASA a été lancée avec succès le 1er avril 2026 avec quatre astronautes à bord. C&rsquo;est le premier vol habité d&rsquo;humains depuis Apollo 17 en 1972. Le vaisseau, sur le retour, devrait amerrir dans le Pacifique autour du 10 avril.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Un vol de test technique ambitieux en cours</h2>



<p>Après un décollage parfait à bord du SLS (Space Launch System), la nouvelle fusée super-lourde de la NASA conçue spécifiquement  pour la mission Artemis,  la capsule Orion a réalisé l’injection translunaire, plusieurs corrections de trajectoire et un survol lunaire à environ 6 500 km de la surface de la Lune. Si on a toujours pa remarché sur la Lune, l’équipage a toute fois battu le record de distance de l’humanité loin de la Terre.</p><div id="citiz-4101510367" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les objectifs principaux sont de valider le bouclier thermique d’Orion lors de la rentrée à très haute vitesse, tester les systèmes de support de vie sur une durée de dix jours, évaluer l’exposition au rayonnement cosmique et vérifier les communications en <em>blackout</em> derrière la Lune.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi Artemis II ne se pose pas sur la Lune ? Le paradoxe expliqué</h2>



<p>C’est une espèce de grand paradoxe qui interpelle le public : comment, plus de 50 ans après Apollo 11, la NASA envoie-t-elle des astronautes autour de la Lune sans s’y poser ? Les missions actuelles sont-elles dès lors véritablement une avancée scientifique ?</p>



<p>La réponse est à chercher dans la différence de philosophie de la série de mission en cours. Dans les années 1960, la course contre l’URSS imposait une prise de risque extrême. Aujourd’hui, la NASA adopte une approche beaucoup plus prudente et progressive. Artemis II est un vol de qualification avec équipage : elle teste tous les systèmes critiques (propulsion, navigation, survie, rentrée atmosphérique) en environnement cislunaire réel, sans prendre le risque supplémentaire et très complexe d’un alunissage et surtout d’un décollage depuis la surface lunaire. </p>



<p>Ce n’est qu’une fois cette étape multifactorielle validée qu’Artemis III tentera le premier alunissage avec le lander Starship. Cette approche est plus lente, moins spectaculaire sans doute, mais bien plus sûre, visant à éviter une catastrophe qui pourrait stopper le programme pendant des années.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle clé du module de service européen</h2>



<p>Si le programme Artemis est américain, pensé et mis en œuvre par la NASA, le « moteur » de la mission est le <em>European Service Module</em> (ESM-2) fourni par l’ESA. Il assure la propulsion principale, la génération d’électricité, le contrôle thermique et la gestion des ressources vitales. Bref, il est essentiel. Sans ce module européen, Orion ne pourrait tout simplement  pas réaliser ce voyage. Ses performances actuelles sont excellentes et confirment la solidité de la contribution industrielle européenne. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conccurence USA-Chine et enjeux scientifiques</h2>



<p>Artemis II s’inscrit dans une course spatiale renouvelée face à la Chine, qui prépare ses propres missions lunaires habitées. Scientifiquement, cette mission fournit des données précieuses sur le rayonnement en environnement cislunaire et sur les performances des systèmes pour les futures missions de longue durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prochaines étapes</h2>



<p>Après le succès d’Artemis II, la NASA prévoit Artemis III en 2027 (un vol de répétition en orbite terrestre avec les futurs atterrisseurs), puis Artemis IV en 2028, qui devrait marquer le premier retour des humains sur la surface de la Lune depuis Apollo 17 en 1972.</p>



<p>L’objectif est ensuite d’installer une présence durable avec la station Gateway en orbite lunaire et plusieurs missions par an à partir de 2028-2029, en vue de préparer à terme l’exploration de Mars. Un calendrier ambitieux, mais réaliste seulement si tous les tests actuels se déroulent parfaitement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="909" height="463" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png" alt="" class="wp-image-17906" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png 909w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8-300x153.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-8-768x391.png 768w" sizes="auto, (max-width: 909px) 100vw, 909px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>La capsule Orion dans l&rsquo;espace (caméra montée sur la capsule) &#8211; 1er avril 2027</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="910" height="446" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png" alt="" class="wp-image-17908" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png 910w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10-300x147.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-10-768x376.png 768w" sizes="auto, (max-width: 910px) 100vw, 910px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Jour 5 de la mission Artemis II -vue de la lune de l&rsquo;intérieur de la capsule Orien</em></figcaption></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="573" height="387" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png" alt="" class="wp-image-17905" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png 573w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/04/image-7-300x203.png 300w" sizes="auto, (max-width: 573px) 100vw, 573px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Croissant de Terre vu de la capsule Orion derrrière la Lune &#8211; Avril 2026</em></figcaption></figure>



<p><em>Photos : Crédit NASA &#8211; en-tête : l&rsquo;astronaute Christina Koch dans la capsule Orion &#8211; Avril 2026</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Géo-ingénierie solaire : une start-up US-Israël s&#8217;apprête à tester en extérieur la « climatisation » de la planète</title>
		<link>https://citizen4science.org/geo-ingenierie-solaire-une-start-up-us-israel-sapprete-a-tester-en-exterieur-la-climatisation-de-la-planete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 08:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Modélisation]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Une startup israélo-américaine, Stardust Solutions, franchit un seuil inédit ce mois-ci : des expérimentations en conditions réelles de géo-ingénierie solaire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une startup israélo-américaine, Stardust Solutions, franchit un seuil inédit ce mois-ci : des expérimentations en conditions réelles de géo-ingénierie solaire. Son projet ? Disperser des particules réfléchissantes dans la stratosphère pour renvoyer une partie du rayonnement solaire et refroidir temporairement la Terre. Au-delà des aspects techniques, cette initiative privée pose une question fondamentale : peut-on confier à une entreprise le pouvoir de modifier le climat mondial sans cadre international ?</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la géo-ingénierie, et pourquoi distinguer deux grandes familles d’approches ?</h2>



<p>La géo-ingénierie désigne l’ensemble des interventions délibérées et à grande échelle dans le système climatique pour contrer le réchauffement. Imaginez un « thermostat planétaire » que l’humanité chercherait à ajuster manuellement. Contrairement aux efforts classiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ces techniques interviennent directement sur le bilan énergétique de la Terre.On distingue deux grandes voies.</p><div id="citiz-587845487" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>La première voie, le retrait du dioxyde de carbone (CDR pour Carbon Dioxide Removal), s’attaque à la cause profonde : elle capture et stocke le CO₂ déjà présent dans l’atmosphère. Des exemples concrets sont les plantations massives d’arbres, la capture directe dans l’air via des usines chimiques ou la fertilisation des océans pour stimuler le plancton qui absorbe le carbone. C’est lent, coûteux, mais relativement « naturel » car il est question ici de restaurer l’équilibre chimique.</p>



<p>La seconde voie, une variante de la technologie de réfléchissement des rayons solaire (SRT, Sunlight Reflection Technology),  la modification du rayonnement solaire (SRM pour <em>Solar Radiation Modification</em>), agit comme un parasol géant : elle réfléchit une fraction de la lumière du soleil avant qu’elle ne chauffe la surface. Théoriquement plus rapide soit un effet attendu en quelques années, elle ne réduit pas les concentrations de CO₂ et n’empêche donc pas l’acidification des océans. On oserait dire qu&rsquo;elle masque le symptôme sans guérir la maladie. Parmi les méthodes SRM, la plus étudiée est l’injection d’aérosols stratosphériques (SAI) : on libère des particules très fines à 15 à 20 km d’altitude, là où elles restent en suspension pendant des mois ou des années, imitant l’effet refroidissant d’une éruption volcanique comme celle du Pinatubo en 1991.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La technologie de Stardust revendique une version « propre » et brevetable de l’injection stratosphérique </h2>



<p><a href="https://www.stardustsolutions.com/">Stardust Solutions</a> mise précisément sur cette technique SAI, mais avec une innovation revendiquée : une particule propriétaire, présentée comme « abondante dans la nature, chimiquement inerte dans la stratosphère et aussi sûre que de la farine ». Contrairement aux approches classiques qui utilisent du dioxyde de soufre (sulfate), la startup refuse de révéler la composition exacte pour l’instant – elle promet une publication scientifique dans les prochains mois. L’idée est de déployer des flottes d’avions modifiés pour disperser des millions de tonnes de ces particules à haute altitude, créant un voile réfléchissant qui diminuerait le rayonnement incident de 1 % environ, soit un refroidissement de 0,5 à 1 °C selon les modèles</p>



<p>Les premiers essais extérieurs « contenus » débutent dès avril 2026 : prélèvements et lâchers limités depuis des avions à 18 km d’altitude, sans dispersion massive. La société insiste sur un protocole prudent avec des modélisations et des tests en laboratoire depuis 2023, puis des phases progressives et surveillées. Elle vient de publier en ce début avril ses « principes directeurs » : transparence totale (y compris résultats négatifs), engagement à ne pas déployer sans autorisation gouvernementale, et priorité à la sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une course financée par le privé : 75 millions de dollars pour « breveter le soleil »</h2>



<p>Avec <a href="https://www.politico.com/news/2025/10/24/global-cooling-startup-raises-60-million-dollars-to-test-sun-reflecting-technology-00620340">60 millions de dollars levés </a>en octobre 2025 (la plus grosse levée jamais réalisée dans ce domaine), Stardust totalise environ 75 millions. Ses investisseurs mêlent capital-risque de la Silicon Valley, fonds liés à la défense israélienne (Awz Ventures) et grands noms de l’industrie (famille Agnelli via Exor). Dirigée par Yanai Yedvab, ancien physicien nucléaire de haut niveau en Israël, l’entreprise emploie une vingtaine de scientifiques et voit dans cette technologie un marché futur : contrats gouvernementaux pour « louer » un climat plus frais</p>



<p>Cette entrée du privé change tout. Jusqu’ici, la recherche SRM était surtout universitaire ou étatique, avec des budgets modestes et un débat encadré. Ici, une startup fixe elle-même ses règles de gouvernance dans un vide juridique international quasi-total. Pas de traité contraignant, pas d’autorité mondiale : seulement des principes volontaires publiés sur son site. De quoi donner le vertige.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques réels et illusions dangereuses : ce que la science nous dit déjà</h2>



<p>Les <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969726002950">modèles</a>  et <a href="https://csl.noaa.gov/assessments/ozone/2022/downloads/Chapter6_2022OzoneAssessment.pdf">études</a> sont clairs : même une injection modérée pourrait perturber les régimes de pluie (affaiblissement de la mousson en Asie ou en Afrique), altérer la couche d’ozone, ou modifier les températures régionales de façon imprévisible. Surtout, elle créerait une dépendance : arrêter net les injections provoquerait un « <a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2017ef000735">choc de terminaison</a>« , un réchauffement brutal et catastrophique en quelques années. Sans compter les effets sur la photosynthèse ou la visibilité du ciel.</p>



<p>Pour la France et l’Europe, l’enjeu est double. Nous misons sur la décarbonation réelle (nucléaire, renouvelables) et restons très prudents face à toute SRM. Pourtant, si d’autres puissances ou acteurs privés avancent seuls, nous pourrions subir des effets transfrontaliers sans avoir décidé. Le vrai danger ? La distraction : croire qu’un voile stratosphérique nous dispense d’efforts massifs sur les émissions. C’est un raccourci technologique séduisant, mais qui reporte le problème structurel à nos enfants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rers une gouvernance mondiale ou un Far West climatique ?</h2>



<p>Face à ces incertitudes, une commission internationale indépendante, l’Overshoot Commission, a été créée en 2022 pour réfléchir précisément à la gouvernance de ces outils en cas de dépassement des seuils climatiques. <a href="https://citizen4science.org/climat-lancement-dovershoot-la-commission-sur-la-gouvernance-des-risques-lies-au-depassement-climatique/">Nous l&rsquo;évoquions dans ces colonnes à son lancement.</a> Elle identifie les Méthodes de Réflexion de la Lumière Solaire (MRLS), dont l’injection d’aérosols stratosphériques et l’éclaircissement des nuages marins, comme des approches supplémentaires possibles, tout en soulignant leurs « sérieuses incertitudes, risques et problèmes de gouvernance », notamment sur les effets régionaux très variables et la nécessité d’un cadre international</p>



<p>L’initiative de Stardust n’est ni pure folie ni baguette magique. Elle révèle surtout notre impuissance collective face à l’urgence. Parce que les négociations climatiques peinent, certains parient sur une technologie de dernier recours. Mais confier à une entreprise le droit de breveter, tester et commercialiser le thermostat planétaire en injectant des produits dans l&rsquo;air interroge la démocratie. Qui autorise le principe ? Qui valide la technologie ? Qui décide de la dose ? Qui indemnise les perdants, que ce soit pays vulnérables touchés par des sécheresses accrues voire la planète et l&rsquo;humanité ? Qui assume les risques ? Si l&rsquo;on peut espérer beaucoup de la science et des évolutions technologiques, le vide juridique béant pose des problèmes éthiques fondamentaux et de vrais inquiétudes.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;IA aux USA consomme autant que l&#8217;Islande&#8230; mais son impact climatique est bien moindre qu&#8217;on le croit : la bonne nouvelle cachée ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/lia-aux-usa-consomme-autant-que-lislande-mais-son-impact-climatique-est-bien-moindre-quon-le-croit-la-bonne-nouvelle-cachee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 07:42:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sobriété énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=17887</guid>

					<description><![CDATA[Une étude récente de l’Université de Waterloo montre que la consommation électrique de l’IA aux États-Unis équivaut à celle de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une étude récente de l’Université de Waterloo montre que la consommation électrique de l’IA aux États-Unis équivaut à celle de l’ensemble de l’Islande. Pourtant, son empreinte sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre reste marginale. Au moment où les data centers font l’objet de toutes les inquiétudes, cette recherche invite à nuancer le récit alarmiste et à envisager l’IA comme un outil potentiel de la transition écologique.</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une consommation énergétique spectaculaire, mais marginale à l’échelle globale</h2>



<p>L’intelligence artificielle générative a fait exploser les besoins en calcul. Les serveurs spécialisés (les fameux GPU) tournent en continu pour entraîner et faire tourner les modèles comme ceux de ChatGPT ou Gemini. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (IEA), la consommation mondiale des data centers et de l’IA pourrait doubler d’ici 2030, passant d’environ 460 TWh en 2022 à près de 945 TWh dans un scénario central. Aux États-Unis, berceau de la plupart des grands modèles, l’IA représente déjà une part notable de cette croissance.</p><div id="citiz-219216661" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Pourtant, une<a href="https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ae0e3b"> étude </a>publiée en novembre 2025 dans <em>Environmental Research Letters</em> par des chercheurs de l’Université de Waterloo et du Georgia Institute of Technology vient tempérer ces craintes. En croisant les données macroéconomiques américaines de l’Energy Information Administration avec des estimations d’adoption de l’IA par secteur d’activité, ils concluent que la consommation électrique liée à l’IA aux États-Unis équivaut à la totalité de celle de l’Islande – un pays entier. À première vue, le chiffre est impressionnant. Mais rapporté à l’échelle de la première économie mondiale, il devient presque invisible. L’IA ne représente qu’une fraction infime de la demande totale d’électricité, et son poids dans le bilan énergétique national ou planétaire reste statistiquement négligeable à court terme.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Empreinte carbone : un effet négligeable malgré les fossiles ?</h2>



<p>Le vrai test, c’est évidemment le carbone. Or, ici aussi, <a href="https://uwaterloo.ca/news/media/ais-energy-usage-less-previously-thought">la recherche de Waterloo</a> relativise fortement. Les États-Unis tirent encore 83 % de leur économie de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz). Malgré cela, l’ajout d’énergie lié à l’IA ne déplacerait pas significativement les émissions globales de gaz à effet de serre. Les chercheurs estiment que l’impact climatique reste « trop petit pour être perceptible » à l’échelle nationale ou mondiale</p>



<p>Juan Moreno-Cruz, professeur à Waterloo et co-auteur, insiste : « Les effets sur le climat ne sont pas si significatifs ». L’étude, relayée en mars 2026 par <a href="http://sciencedaily.com/releases/2026/03/260318033103.htm">ScienceDaily</a>, montre que l’augmentation de la demande n’est pas homogène : elle se concentre autour des sites de data centers, où la production locale d’électricité peut doubler temporairement, avec des émissions locales plus visibles. Mais à l’échelle macro, le signal se noie dans le bruit des autres secteurs. C’est une bonne nouvelle cachée au milieu du battage médiatique qui présente souvent l’IA comme une nouvelle menace climatique majeure</p>



<p>Cette analyse tranche avec d’autres projections plus sombres. L’IEA elle-même alerte sur une croissance rapide des serveurs accélérés (30 % par an), mais elle ne contredit pas le constat de Waterloo : l’IA n’est pas (encore) le coupable numéro un du réchauffement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des impacts localisés et des opportunités pour la France</h2>



<p>En France, le débat prend une couleur particulière grâce à notre mix électrique décarboné. Selon <a href="https://infos.ademe.fr/industrie-production-durable/2026/consommation-electrique-des-data-centers-5-scenarios-pour-demain/">l’ADEME</a>, les data centers consommaient environ 10 TWh en 2025, soit 2,2 % de la consommation nationale totale (449 TWh). L’agence a publié en janvier 2026 une étude prospective jusqu’en 2060 qui explore cinq scénarios : dans le plus tendanciel, la consommation pourrait être multipliée par 3,7 d’ici 2035 si rien n’est fait pour maîtriser les usages</p>



<p>La France compte aujourd’hui plus de 350 data centers et ambitionne d’en porter le nombre à 500 d’ici 2030, avec 109 milliards d’euros d’investissements annoncés. Grâce au nucléaire (qui assure une intensité carbone d’environ 6 gCO₂/kWh, bien en deçà de la moyenne européenne), notre pays dispose d’un atout majeur : les data centers implantés ici émettent bien moins que leurs homologues américains ou chinois. Emmanuel Macron l’a d’ailleurs rappelé : la France peut « alimenter les data centers avec de l’énergie bas carbone ».</p>



<p>Pourtant, l’esprit critique reste de mise. Même avec un mix vertueux, l’augmentation brutale de la demande pourrait créer des tensions locales sur le réseau, la ressource en eau (pour le refroidissement) et l’occupation des sols. L’ADEME met en garde : sans « dénumérisation » sélective et sans optimisation des usages, le numérique risque de peser lourd dans nos bilans carbone, surtout si une partie des calculs est délocalisée vers des pays aux mix plus carbonés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA comme levier de la décarbonation : prospective critique</h2>



<p>Là où l’étude de Waterloo apporte une vraie réflexion prospective, c’est sur le rôle positif potentiel de l’IA. Moreno-Cruz le dit clairement : « Nous pouvons utiliser l’IA pour développer des technologies vertes ou améliorer celles qui existent déjà ». L’intelligence artificielle pourrait optimiser les réseaux électriques, prévoir les pics de consommation, accélérer la conception de matériaux plus efficaces, ou modéliser le climat avec une précision inédite. En somme, elle consomme de l’énergie aujourd’hui pour potentiellement en économiser bien davantage demain.</p>



<p>C’est un pari, bien sûr. Il suppose que les gains d’efficacité l’emportent sur la croissance des usages, un équilibre fragile que les réglementations européennes (comme le AI Act ou la directive sur l’efficacité énergétique) tentent d’encadrer. La France, avec sa stratégie nationale sur l’IA et son parc nucléaire, est bien placée pour tester ce modèle : attirer les data centers tout en exigeant transparence sur leur consommation réelle et investissements dans l’innovation verte.</p>



<p>Reste une limite majeure : les données manquent encore cruellement. Les big tech communiquent peu sur leurs chiffres précis par requête ou par modèle. Sans mesure fine et vérifiable, il est difficile d’arbitrer entre hype et réalité. L’étude de Waterloo nous rappelle surtout une vérité simple : le climat ne se joue pas uniquement sur la consommation de l’IA, mais sur la manière dont nous produisons et utilisons l’électricité dans son ensemble.</p>



<p>En définitive, l’IA n’est ni le sauveur ni le fossoyeur du climat. Elle est un miroir de nos choix énergétiques. La « bonne nouvelle cachée » tient peut-être là : tant que nous gardons la tête froide et que nous pilotons son déploiement avec exigence, elle peut devenir un accélérateur plutôt qu’un boulet. À condition, bien sûr, de ne pas la laisser filer sans garde-fous.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Massimo Botturi</em></p>



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		<title>Désinformation en santé : le Comité Citoyen Saison 4 privilégie la promotion positive et la médiation face à l&#8217;approche verticale et répressive du rapport institutionnel</title>
		<link>https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-le-comite-citoyen-saison-4-privilegie-la-promotion-positive-et-la-mediation-face-a-lapproche-verticale-et-repressive-du-rapport-institutionnel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport remis fin février 2026 constitue un désaveu démocratique d&#8217;une bonne partie de la stratégie de centralisation punitive proposée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le rapport remis fin février 2026 constitue un désaveu démocratique d&rsquo;une bonne partie de la stratégie de centralisation punitive proposée par le rapport sur la désinformation en santé commandé par l&rsquo;éphémère ministre de la Santé Yannick Neuder. </h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport Désinformation en santé : une logique de guerre née d’un entre-soi institutionnel et de luttes de clans sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Remis le 12 janvier 2026 à Stéphanie Rist, ministre de la Santé, par leurs auteurs Mathieu Molimard, Dominique Costagliola et Hervé Maisonneuve à la suite de pas moins de 156 entretiens auprès de 270 acteurs (agences sanitaires, médias, plateformes, associations et militants des controverses de la période Covid), ce texte est intitué : « Information en santé &#8211;  Bilan des forces et des faiblesses &#8211; Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé ».<br>Il avait été commandé par Yannick Neuder (les Républicains) pendant ses huit mois en 2025 à la tête du ministère de la Santé.</p><div id="citiz-220968889" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ce rapport  structure sa stratégie autour de six piliers. Il place au centre la création d’un Observatoire national doté d’IA et d’infovigilance, un Info-Score Santé classant les sources d&rsquo;information de A à E, et <br>« l’inversion du risque » : sanctionner les désinformateurs, protéger les scientifiques, communiquer sur les peines appliquées pour dissuader. </p>



<p>La confiance en la science et la santé y apparaît dès lors avant tout comme le résultat d’un contrôle institutionnel renforcé, avec, comme il se doit dans notre culture politique, la création d&rsquo;une nième structure institutionnelle prête à s&#8217;empiler sur notre millefeuille administratif pléthorique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;indépendance à géométrie variable</h2>



<p>Notons que si les auteurs du rapport Désinformation en santé clament leur indépendance, deux des trois étaient fonctionnaires du service public de santé au moment de la remise du rapport, et le troisième, M. Maisonneuve en est le conseiller à plus d&rsquo;un titre puisqu&rsquo;il est membre de l&rsquo;Office d&rsquo;intégrité scientifique de Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), membre de la Conférence des Doyens des facultés de médecine et du Conseil national des Universités (CNU) et vient en outre d&rsquo;être nommé par Santé Publique France comme référent sur &#8230; la désinfomation en santé. CQFD.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Notre analyse prémonitoire de l&rsquo;approche du Comité Citoyen </h2>



<p>Nous l’avions déjà souligné dans notre article d&rsquo;analyse « <a href="https://citizen4science.org/desinformation-en-sante-un-rapport-sans-idees-nouvelles/">Désinformation en santé : un rapport sans idées nouvelles et une méthodologie qui interroge</a> » : la mission commandée par M. Neuder a abouti à un rapport qui s&rsquo;avère issu, malgré les chiffres impressionnants mis en avant quant au nombre d&rsquo;entretiens réalisés par les auteurs, de façon écrasante d&rsquo;une consultation effectuée dans l&rsquo;entre-soi d&rsquo;un double réseau institutionnel et militant de réseaux sociaux. Il reformule des recettes déjà connues sans renouveler le cadre relationnel et culture du problème, préférant le dirigisme et la centralisation assorti de mesures dissuasives et répressives.</p>



<p><a href="https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/260218_rapport_comite_citoyen_saison_4-2.pdf">La réflexion du Comité citoyen</a> apporte un contraste saisissant. Entre décembre 2025 et février 2026, la Délégation au numérique en santé a réuni 26 citoyens tirés au sort par Harris Interactive, reflétant la diversité française. Ils ont travaillé durant trois week-ends pour répondre à une question précise : « Quel est le rôle des pouvoirs publics pour garantir l’accès à une information fiable en santé, favoriser une meilleure santé pour chacun et préserver la confiance dans le savoir scientifique ? »</p>



<p>Leur diagnostic est lucide : la désinformation prospère non par manque de sanctions, mais parce que l’information fiable reste distante, anonyme et parfois condescendante. Dès l’introduction, ils tranchent : <br>« Nous ne pensons plus que la priorité est de traquer toutes les fausses informations. Cette tâche est infinie. Nous pensons que l’enjeu principal est ailleurs : rendre l’information en santé fiable, claire et accessible, beaucoup plus visible. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Promotion constructive, médiation et humanisation : le cœur du choix citoyen</h2>



<p>Le rapport privilégie une communication sur le temps long : contenus incarnés par des visages identifiés (professionnels de santé, experts accessibles), ton humain, non moralisateur, ludique et humoristique, avec gamification. Les réseaux sociaux sont investis avec les mêmes codes que les contenus viraux, mais au service de repères fiables. Un indice de fiabilité santé est soutenu, mais uniquement pour évaluer la méthode de production de façon pédagogique. Aucune création d’Observatoire national, aucune infovigilance automatisée, aucune communication sur les sanctions. La répression reste une réflexion marginale. L’éducation progressive dès l’école, la formation des soignants à la reconnaissance des incertitudes et la médiation de proximité complètent un dispositif qui mise sur la durée et la confiance construite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les voix fiables : professionnels de santé au centre, influenceurs en relais secondaires seulement</h2>



<p>Le rapport citoyen affirme sans ambiguïté que les professionnels de santé coordonnés par les institutions constituent « les acteurs les plus légitimes en matière d’information en santé ». Ils doivent être placés au cœur de l’action. Les influenceurs ne sont mobilisés qu’en partenariat pour relayer des messages validés, jamais comme des sources primaires ou des voix d&rsquo;experts. Une distinction nette est maintenue entre pratiques conventionnelles et non conventionnelles.</p>



<p>Cette position du panel de citoyens met en lumière une limite méthodologique et structurelle du rapport de M. Molimard et collègues : la consultation s’est largement appuyée sur des acteurs non professionnels de santé (journalistes, militants,  fact-checkers, influenceurs), qui se sont positionnés opportunément lors de la crise sanitaire comme voix de la science et détenteurs d&rsquo;expertise en santé sans légitimité, concourant à brouiller les cartes dans l&rsquo;esprit du public.</p>



<p>Quant au renoncement à traquer les « fake news », le Comité Citoyen semble a voir compris qu&rsquo;il s&rsquo;agit surtout d&rsquo;un business au même titre que les disséminer en est un.  Sans la nommer, la loi de Brandolini  est à la rescousse pour choisir de clore ce volet visant à traquer le faux et publir leurs auteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La non-médiation scientifique : le vide laissé aux cercles polarisés des réseaux sociaux</h2>



<p>Le rapport citoyen comble précisément le vide que nous analysons depuis plusieurs années et avons baptisé la « non-médiation scientifique ». Sur les réseaux sociaux, principale source d’information pour les 15-30 ans, les vrais experts médicaux ont souvent déserté l’espace. Celui-ci a été occupé par des cercles militants qui ont également nourri la consultation du rapport commandé par Yannick Neudeur de leurs vues polarisées et souvent non expertes en la matière : groupes baptisés « pro-science », fact-checkers autoproclamés ou désignés, surfeurs numériques de la vague Covid, qui parlent au nom de la science sans en maîtriser pleinement les bases,  les incertitudes ou la pratique quotidienne. Au lieu d’expliquer ce qui est connu, ce qui reste incertain et ce qui peut évoluer, ces voix opposent souvent vérité absolue et mensonge, autorité et conspiration, bons et méchants avec des actions aggressives dirigées sur des cibles humaines. <br>Le Comité Citoyen l&rsquo;a bien compris : « Reconnaître les incertitudes scientifiques, expliquer les choix, admettre les erreurs passées, parler avec pédagogie plutôt qu’avec autorité, renforce la crédibilité au lieu de l’affaiblir. », appellent-ils de leurs vœux.</p>



<p>Le Comité Citoyen propose donc une voie prospective : rendre les professionnels de santé visibles et formés à la médiation, investir le ludique et la proximité, construire des repères durables plutôt que poursuivre la logique de guerre en traquant des ennemis. Il refuse la centralisation punitive,  etreplace le citoyen au cœur du dialogue.</p>



<p>Le message démocratique est puissant : face à la défiance, la solution n’est pas plus d’observatoires ni plus de sanctions venues d’un entre-soi militant, mais plus d’humanité, plus de communication non vioente, plus d’honnêteté sur les incertitudes et plus de légitimité médicale réelle. </p>



<p>Les pouvoirs publics ont désormais le choix : écouter la voix pragmatique des citoyens ordinaires ou persister dans une guerre informationnelle qui, depuis les réseaux, n’a fait qu’aggraver la crise.</p>



<p>L’avenir de la confiance du public en la science et la santé se joue probablement sur ce terrain.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Samuel Regan-Asante</em></p>



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		<title>« Cancer Backlash » ou opération Bashing ? Quand la contre-offensive au nom de la science devient tentative de bâillon d&#8217;opinion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 14:47:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Deux textes d’opinion publiés en février 2026, à savoir une chronique dans Le Monde et une tribune présentée comme «]]></description>
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Deux textes d’opinion publiés en février 2026, à savoir une chronique dans Le Monde et une tribune présentée comme « droit de réponse » sur le blog Atlantico, mobilisent les mêmes données épidémiologiques pour défendre des thèses opposées sur les causes du cancer. Cet affrontement révèle comment la vérification des faits (factchecking) peut se transformer en outil de polarisation idéologique et finir par détruire sa propre crédibilité et la confiance en la science.</h3>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/22/la-rhetorique-du-cancer-backlash-presente-de-nombreuses-analogies-avec-le-climatoscepticisme_6667771_3232.html">La chronique du journal <em>Le Monde</em> </a>intitulée « La rhétorique du cancer backlash présente de nombreuses analogies avec le climatoscepticisme » datée du 22 février 2026 et la <a href="https://atlantico.fr/article/decryptage/la-fabrique-de-la-peur-contre-le-cancer-backlash-le-doute-scientifique-oublie-jacques-robert-jerome-barriere">tribune de contre-attaque sur le blog Atlantico</a> intituée « La fabrique de la peur contre le cancer backlash » le 24 février 2026 partagent les mêmes références de Santé publique France (2015) mais les encadrent dans des récits antagonistes. La première dénonce une rhétorique qui minimiserait les déterminants environnementaux au profit d’une focalisation sur tabac, alcool et hasard, d&rsquo;où « backlash » dans le sens risque de « retour de bâton » ; la seconde accuse cette alerte d’être une « fabrique de la peur » militante qui efface les ordres de grandeur établis. Cette symétrie rhétorique illustre un phénomène plus large : quand le militantisme s’empare du fact-checking, il le vide de sa substance méthodologique et le rend inopérant pour le débat public.</p><div id="citiz-2605004159" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Précisons-le en préambule : ici et comme souvent dans nos colonnes, nous nous intéressons plus aux contenus qu&rsquo;aux contenants, esprit critique oblige. Ainsi dans notre affaire, nous ne citerons même pas les auteurs, mais il est intéressant de noter qu&rsquo;ils ont en commun un fort militantisme : l&rsquo;auteur de la chronique est un journaliste professionnel engagé, qui a ses bêtes noires notamment les industries pharmaceutique et agro-chimique. Les auteur principal du texte de blog sont deux cancérologue dont l&rsquo;un militant sur les réseaux sociaux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l&rsquo;attaque lourde se fait passer abusivement pour droit de réponse </h2>



<p>Le droit de réponse, prévu par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, est un mécanisme judridique, précis et limité. Il permet à toute personne nommée ou désignée dans un écrit périodique de faire insérer une rectification courte, factuelle et non abusive, visant à rétablir des faits précis qui portent atteinte à son honneur ou à sa considération. La réponse doit être proportionnée à la mise en cause, polie, non injurieuse et ne pas attaquer des tiers. Le directeur de publication est tenu de l&rsquo;insérer à la même place et en mêmes caractères que l’article initial, sous peine d’amende et de dommages-intérêts. </p>



<p>La tribune publiée sur le site Atlantico, présentée comme telle est très longue, soit environ 2000 mots contre la chronique d&rsquo;opinion, un format court soit ici 875 mots. Elle est structurée en introduction, rejet du terme « backlash », description de quatre « inversions accusatoires » numérotées et d&rsquo;une conclusion morale. Rien ici n’entre dans les cases du droit de réponse. . D&rsquo;ailleurs, elle se ne rectifie pas des imputations factuelles nominatives ; elle construit une contre-démonstration offensive qui accuse explicitement le chronique attaquée de « caricature militante », de « glissement vers les intentions », de « fabrique de la peur » et de « récit totalisant ». Nul ne pourra douter ici qu&rsquo;il s&rsquo;agit de jugement.  <em>Le Monde</em> a donc refusé son insertion, ce qui est parfaitement conforme au cadre légal et éditorial : un journal n’est pas tenu d’ouvrir ses colonnes à une tribune contradictoire déguisée en droit de réponse, et encore moins sur un sujet d’opinion.</p>



<p>En maintenant l’étiquette « droit de réponse » malgré ce refus éclairant, le texte de blog adopte une stratégie de victimisation, d&rsquo;ailleurs exprimée avec colère et indignation sur les réseaux sociaux, qui vise à délégitimer le refus et à forcer une visibilité médiatique alternative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mobilisation sélective des données : cherry-picking et cadrage biaisé</h2>



<p>Ce qui est intéressant notamment, c&rsquo;est que la chronique et le texte de blog citent les mêmes estimations de Santé publique France sur des données 2015 : 41 % des cancers attribuables à des facteurs modifiables connus (tabac environ 20 %, alcool  environ 8 %, expositions professionnelles environ 3,6 %, pollution de l’air extérieur environ 0,4 %), et 59 % non attribués.</p>



<p>La chronique met l’accent sur ces 59 % comme une marge substantielle potentiellement liée à des expositions chroniques à bas bruit (néonicotinoïdes, perturbateurs endocriniens, PFAS), pour lesquelles les cohortes longitudinales font défaut , la biosurveillance des néonicotinoïdes n’ayant commencé qu’en 2025. Elle rappelle aussi le déclin marqué du tabagisme (fumeurs quotidiens de 28,7 % en 2015 à 18,4 % en 2024) et de l’alcool pour contester l’idée que ces facteurs suffiraient à expliquer les tendances récentes. </p>



<p>La tribune, elle, martèle ces pourcentages pour réduire la part résiduelle à du vieillissement (plus de six cancers sur dix après 65 ans), du hasard et des susceptibilités individuelles. On remarque qu&rsquo;elle omet de préciser que les 59 % « non attribués » datent d’une méthodologie qui, par construction, excluait les expositions chroniques mal documentées à l’époque. Cette sélection sélective des mêmes données, à savoir pondération maximale sur les facteurs quantifiés d’un côté, minimisation des incertitudes de l’autre, constitue un « cherry-picking » classique : les chiffres sont vrais, mais leur usage sert un cadrage idéologique préexistant plutôt qu’une analyse équilibrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le faux dilemme renforcé et le sophisme de la relativisation</h2>



<p>Les deux écrits construisent un faux dilemme symétrique.</p>



<p>La chronique insinue que recentrer le discours sur tabac et alcool revient à « agiter ces deux fléaux pour faire oublier tout le reste » et à servir la démolition des normes environnementales.</p>



<p>La tribune réplique que toute mise en avant des expositions chroniques « efface les ordres de grandeur » et favorise une relativisation dangereuse des comportements individuels. Or aucun des deux ne propose d’abandonner la lutte contre le tabac ou l’alcool. Les études mentionnées implicitement (comportements globalement plus protecteurs chez les consommateurs de produits bio en France, Allemagne et Danemark) contredisent même l’idée d’un effet de substitution négatif. En posant un choix binaire – hiérarchie stricte ou dilution des priorités –, chaque partie disqualifie l’adversaire sans démontrer l’incompatibilité réelle des approches. Ce sophisme transforme un débat sur la proportionnalité des actions en confrontation morale : science rigoureuse contre alarme irraisonnée, ou alerte légitime contre déni déguisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inversion accusatoire miroir et la disqualification mutuelle</h2>



<p>La tribune reproche à la chronique de déplacer le débat « du terrain des faits vers celui des intentions », d’assimiler le sujet au climatoscepticisme et d’employer des étiquettes disqualifiantes (« mensonge au nom de la science », « marchands de peur »).</p>



<p>Pourtant, elle procède exactement de la même façon : accusation de « caricature militante », de « récit totalisant », de « fabrique de la peur » et de « glissement moral ».</p>



<p>Cette inversion accusatoire symétrique annule la portée de la critique initiale. En effet, quand les deux camps se renvoient les mêmes procédés avec la même virulence, le lecteur n’a plus de critère fiable pour distinguer l’analyse méthodique de la posture idéologique. Le débat s’enlise dans une boucle de défiance réciproque qui érode la confiance envers toutes les sources.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le populisme rhétorique paternaliste : appel à la raison contre la peur</h2>



<p>La tribune adopte un ton populiste empreint de paternalisme : elle se présente comme la voix de la « rigueur sans bord politique », appelle à refuser « l’affolement » et oppose la « prévention efficace » fondée sur la quantification à une mobilisation basée sur la peur. Cette posture qui consiste à se revendiquer de la modération et du rationalisme contre les alarmistes est efficace sur le plan émotionnel mais fallacieuse sur le fond : elle disqualifie toute alerte sur des expositions mal quantifiées comme intrinsèquement irrationnelle, sans proposer de protocole concret pour combler les lacunes, comme par exemple l&rsquo;extension massive de cohortes et la biosurveillance accélérée. Cette rhétorique populiste, qui joue sur l’opposition raison/peur, sert à clore le débat plutôt qu’à l’ouvrir sur des priorités opérationnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une contre-offensive en miroir décuplé qui renforce la chronique dénoncée</h2>



<p>Loin de réfuter la thèse de la chronique, la tribune d’Atlantico la valide par sa forme même. </p>



<p>Le journaliste décrit le « cancer backlash » comme un discours qui, sous l’apparat de la science prudente, mélange omissions, sophismes et inversions accusatoires pour disqualifier les alertes environnementales et servir des intérêts anti-régulation. Or, l&rsquo;attaque en retour sur le blog accumule précisément ces mécanismes : cherry-picking sélectif, inversion miroir des accusations, disqualification morale symétrique, faux dilemme renforcé, et cadrage biaisé qui minimise les incertitudes chroniques pour justifier le statu quo. En voulant opposer la « rigueur » autoattribuée à la « peur », elle décuple les procédés qu’elle dénonce et fournit un exemple vivant de ce schéma. Ironiquement, cette contre-offensive renforce le diagnostic initial plutôt que de le contredire : elle montre comment un discours qui se veut rationnel peut, par sa propre rhétorique, confirmer les analogies avec le climatoscepticisme et les stratégies de dépolitisation de la pathologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tentative de sortie de bulle numérique :  un effet de loupe sur les biais polarisés</h2>



<p>Ce pouvait rester une passe d’armes confinée à X (ex Twitter, où les biais se renforcent mutuellement par like et retweet) devient, une fois transposé en tribune, une démonstration grossissante des travers de ces bulles polarisées : écho-chambre qui amplifie les sophismes, double standard sur la « rigueur », disqualification systématique de l’autre camp, et illusion que répéter la même grille de lecture hors de la bulle étanche formés par les militants sur les réseaux sociaux, va lui donner force et crédibilité.  Au contraire, le passage au format « article » agit comme une loupe : les excès rhétoriques, les omissions sélectives et le populisme raison/peur deviennent flagrants, et finissent par renforcer la thèse initiale de la chronique du Monde plutôt que de la démonter. C’est un cas d’école : quand des militants de réseaux sociaux tentent de « sortir » leur bulle en forçant une tribune, ils ne gagnent pas en légitimité ; ils exposent simplement, en haute définition, les biais et les fermetures qui la caractérisent déjà sur leur microcosme protégé sur le réseau social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bashing comme tentative de bâillon</h2>



<p>La chronique du Monde, en nommant un phénomène « cancer backlash » sans pour autant désigner nommément ses promoteurs, a provoqué, sur la base de l&rsquo;attaque déguisée en droit de réponse, une réaction en chaîne qui s’apparente davantage à un bashing massif qu’à une réfutation argumentée. Ce qui devait être une critique d’un discours récurrent dans certains cercles s’est par la suite transformé, via l&rsquo;activation de la bulle militante sur X, en campagne coordonnée de disqualification personnelle visant le chroniqueur : accusations répétées de militantisme, de mensonge, de peur irrationnelle, de pseudo-science. La tentative répétée et indignée d’obtenir un « droit de réponse » n’est pas ici un exercice de rétablissement des faits ; c’est une volonté affichée d’avoir le dernier mot, de baillonner l’opinion divergente en écrasant sa visibilité et en la renvoyant systématiquement à du militantisme illégitime. Cette dynamique constitue une atteinte paradoxale à la liberté d’expression : on invoque la censure quand on est refusé, mais on pratique l’écrasement numérique quand on est coordonné dans sa bulle cognitive ; une opération de destruction de l’adversaire plutôt que de ses arguments, comme un aveu d&rsquo;une défaite sur le plan des idées et des faits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fact-checking militant tue le fact-checking</h2>



<p>La chronique du Monde et la tribune l&rsquo;attaquant montrent comment des données épidémiologiques solides peuvent être sélectionnées, pondérées et cadrées pour servir des récits antagonistes, chacun accusant l’autre des mêmes biais rhétoriques. Le résultat est une polarisation accrue, une érosion généralisée de la confiance envers les sources scientifiques et médiatiques, et un report indéfini des enjeux concrets : ici, production transparente de données longitudinales sur les expositions chroniques, hiérarchisation explicite et proportionnée des facteurs modifiables, politiques de prévention équilibrées. Appeler rigueur scientifique un bouclier rhétorique à base de contre-feu massif au service d’un camp ou d’un autre est  compréhension collective des causes du cancer continuera d’être sacrifiée à des postures militantes plutôt qu’éclairée par la science.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : en-tête chronique en ligne Le Monde</em> (capture d&rsquo;écran)</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Diagnostic médical : les scanners (TDM) sous le feu d&#8217;une étude inquiétante : provoquent-ils des cancers ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/diagnostic-medical-les-scanners-tdm-sous-le-feu-dune-etude-inquietante-provoquent-ils-des-cancers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 16:48:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Diagnostic]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Radiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=17773</guid>

					<description><![CDATA[Les tomodensitométries induisent-elles de nombreux cancers ? Les projections alarmantes d&#8217;une étude scientifique américaine publiée dans JAMA International Medicine interrogent]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Les tomodensitométries induisent-elles de nombreux cancers ? Les projections alarmantes d&rsquo;une étude scientifique américaine publiée dans JAMA International Medicine interrogent sur cet examen radiologique essentiel</h3>



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<p>Une <a href="https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2832778">étude </a>publiée dans en avril 2025 dans <em> JAMA Internal Medicine</em> a jeté un pavé dans la mare de la radiologie moderne. Menée par Rebecca Smith-Bindman et son équipe de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF), elle projette que les 93 millions de TDM réalisés aux États-Unis en 2023 pourraient entraîner environ 103 000 cancers. Selon les auteurs, si les pratiques actuelles persistent, cela représenterait jusqu’à 5 % des nouveaux diagnostics annuels de cancer, un chiffre comparable aux risques liés à l’alcool ou à l’obésité.</p><div id="citiz-110874711" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Cette projection, basée sur des modèles théoriques, a rapidement fait les gros titres outre-atlantique. Mais au-delà de l’alarme, que dit vraiment cette étude ? Quelles sont ses forces, ses faiblesses, et surtout, quelles voies prospectives pour minimiser ces risques sans sacrifier les bénéfices de la TDM ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Analyse d&rsquo;une étude scientifique rigoureuse mais théorique </h2>



<p>L&rsquo;étude s’appuie sur un registre multicentrique (UCSF International CT Dose Registry) couvrant plus de 120 000 examens entre 2018 et 2020, extrapolés aux données nationales américaines (enquête IMV). Les auteurs utilisent le logiciel RadRAT du National Cancer Institute, fondé sur les modèles BEIR VII (basés sur les survivants des bombes atomiques et des cohortes médicales), pour estimer les risques cancérigènes des rayonnements ionisants.</p>



<p>Les résultats sont saisissants : sur 61,5 millions de patients (dont 4,2 % d’enfants), les TDM effectuées en 2023 pourraient causer 103 000 cancers (intervalle d’incertitude à 90 % : 96 400-109 500), dont 91 % chez les adultes. Les cancers les plus projetés incluent le poumon (22 400 cas, majoritairement chez les femmes), le côlon (8 700), la leucémie (7 900) et la vessie (7 100). Les TDM abdominales/pelviennes dominent (37 % des cancers, malgré 32 % des examens), suivis des TDM thoraciques (21 %). Le risque de la TDM est plus élevé chez les enfants mais le volume d’utilisation chez les adultes explique la majorité des cas.</p>



<p>Du point de vue de la méthode d&rsquo;analyse, l&rsquo;approche semble rigoureuse : elle intègre des simulations Monte Carlo pour les doses d’organes, des ajustements pour la mortalité concurrente et des exclusions pour les patients en fin de vie (10,6 %). Des analyses de sensibilité confirment la robustesse, avec une fourchette de 80 000 à 127 000 cancers selon les variantes.</p>



<p>Cependant, les limitations sont évidentes : les modèles BEIR VII reposent sur des données à haute dose extrapolées aux faibles doses via un modèle linéaire sans seuil. Son utilisation est contestée pour sa  surestimation potentielle des risques à faibles doses. Et surtout, aucune preuve clinique directe ne permet de relier une TDM spécifique à un cancer individuel. Les projections restent donc à ce stade théoriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Critiques et débats : Une surestimation alarmiste ?</h2>



<p>L’étude n’a pas échappé aux critiques. L’American College of Radiology (ACR) la qualifie de « théorique », soulignant<a href="https://radiologybusiness.com/topics/medical-imaging/computed-tomography-ct/american-college-radiology-criticizes-prominent-study-claiming-ct-imaging-causes-cancer"> l’absence de liens directs </a>entre TDM multiples et cancers chez les adultes, et notant également que les avancées technologiques ont réduit les doses globales malgré l’augmentation des usages.</p>



<p>Une lettre dans<em> JAMA Internal Medicine</em> de septembre 2025 appelle à la prudence dans l&rsquo;interprétation des résultats, critiquant le modèle linéaire sans seuil  comme non validé aux faibles doses diagnostiques et ignorant les mécanismes de réparation cellulaire. S&rsquo;y ajoute le fait que les 103 000 cancers projetés sont invérifiables d&rsquo;un point de vue clinique, sans biomarqueur ni critère d’attribution individuelle, rendant la projection hasardeuse. Un atre argument est qu&rsquo;aucune  hausse des cancers n’est observée d&rsquo;un point de vue épidémiologique n&rsquo;apparaît malgré l’utilisation croissante des TDM depuis plus de dix ans aux États-Unis.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte français et européen : Une utilisation massive, des enjeux locaux</h2>



<p>En Europe, la France est en tête de l&rsquo;utilisation de la TDM avec 15,2 millions en 2022 (<a href="https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/SEPDF/cache/37388.pdf">Eurostat</a>), soit plus que l’Allemagne (13,6 millions). Le marché français de la TDM est évalué à 357 millions d&rsquo;euros en 2025, projeté à 480 millions d&rsquo;euros en 2030 (CAGR 6,08 %). Avec 217,8 examens TDM pour 1 000 habitants en 2021 (OCDE), la France dépasse la moyenne européenne, reflétant un recours croissant pour le diagnostic rapide.</p>



<p>Cela pose des défis pour l&rsquo;avenir : si les projections américaines sont appliquées de façon proportionnelle pour la France, des milliers de cancers iatrogènes pourraient survenir annuellement dans le pays. Mais les régulations européennes (directive Euratom 2013/59) imposent déjà une justification stricte et une optimisation des doses, avec des initiatives comme Image Gently pour la pédiatrie.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une imagerie plus sûre</h2>



<p>L’avenir n’est pas sombre : des technologies alternatives et optimisations émergent pour réduire les rayonnements. L’IRM et l’échographie (ultrasons) sont des substituts sans ionisants pour de nombreux diagnostics (comme l&rsquo;abdomen et le cœur), comme le recommande le <a href="https://www.bfs.de/EN/topics/ion/medicine/diagnostics/alternative/alternative_node.html">BfS allemand</a>.</p>



<p>L’IA est également au rendez-vous pour révolutionner la TDM : <a href="https://scitechdaily.com/only-2-the-radiation-dose-new-ai-technology-revolutionizes-ct-scans">des algorithmes</a> de <em>deep learning</em>  ouvrent la voie à des doses ultra faibles (2 % de la dose standard) en préservant la qualité diagnostique. D&rsquo;autres technologies échographiques portatives pourraient assurer un surveillance en continu permettant de réduire le besoin de TDM.</p>



<p>En France, des pistes incluent l’intégration de l’IA dans les protocoles hospitaliers, un suivi des doses cumulées par patient via des passeports radiologiques et une formation accrue des prescripteurs. Au niveau de l’Europe, l&rsquo;Union pourrait viser une réduction de 30 à 50 % des doses d’ici 2030 via l’IA et les technologies alternatives, alignée sur les objectifs de l’OMS pour la radioprotection.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Équilibrer innovation et prudence</h2>



<p>Cette étude JAMA, malgré ses limites théoriques, rappelle un principe fondamental : les TDM sauvent des vies, mais leur surutilisation n’est pas anodine. En France, où l’accès à l’imagerie est exemplaire, on pourrait adopter une approche plus contrôlée : justifier chaque examen, optimiser les doses, et investir dans les alternatives à base d&rsquo;IA. Comme le soulignent les critiques, la peur ne doit pas primer sur les faits, mais l’inaction non plus.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Mart Production</em></p>



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		<title>&#8216;La découvreuse oubliée&#8217; d&#8217;Elizabeth Bouchaud, au théâtre de la Reine Blanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 14:15:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce spectacle est le quatrième épisode d’une série consacrée par Elizabeth Bouchaud (qui est également directrice du théâtre de la]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Ce spectacle est le quatrième épisode d’une série consacrée par Elizabeth Bouchaud (qui est également directrice du théâtre de la Reine Blanche) à quatre figures de femmes de science injustement invisibilisées. Les récits sont donc fondés, à chaque fois, sur des faits authentiques. Par ailleurs, bien entendu, chaque épisode peut se voir indépendamment des autres.</p><div id="citiz-734307096" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size">Marthe Gautier était, à la fin des années cinquante, une brillante chercheuse qui revenait tout juste d’un séjour de formation aux États-Unis.</p>



<p>A l’hôpital Trousseau, à Paris, dans le douzième, elle entre dans le service du professeur Turpin et elle fait la connaissance d’un jeune collègue, Jérôme Lejeune. Turpin est l’un des rares scientifiques de son époque à être persuadé que l’homme possède 46 chromosomes, soit 23 paires de deux, et non pas 47 ou  48 comme le prétendent certains ; de plus, il pense que ce qu’on nomme alors le mongolisme serait, en réalité, une maladie d’origine génétique, une malformation chromosomique. Mais, pour prouver cette seconde intuition, il aurait fallu utiliser une toute nouvelle technique, celle de la croissance cellulaire, que personne en France ne connaissait. Marthe Gautier intervient : elle maîtrise parfaitement cette technique qu’elle a apprise lors de son séjour aux États-Unis. Turpin consent à ce qu’elle mène des travaux dans ce sens mais il ne lui alloue aucun crédit pour autant.</p>



<p>Alors, pendant deux ans, au prix d’un labeur immense et solitaire, grâce à un investissement personnel et même financier (puisqu’elle n’a pas de crédit, il faut qu’elle compense), Marthe Gautier va mener ses recherches et aboutir à l’une des immenses découvertes de la Science au XXe siècle : celle de la trisomie 21. Non seulement, de fait, l’homme possède 46 chromosomes, mais, chez certains enfants, le chromosome 21 n’est pas une paire, il comporte un troisième élément, une aberration chromosomique.</p>



<p>Cette découverte primordiale, le collègue de Marthe, Jérôme Lejeune va s’en emparer, et il va, au passage, passer sous silence le rôle de Turpin et celui, essentiel, de Marthe.</p>



<p>Sur la publication officielle de la découverte, Marthe n’apparaîtra qu’en deuxième position, affublée d’un autre prénom que le sien et avec une faute d’orthographe dans son nom…</p>



<p>Telle est l’invraisemblable histoire de cette découverte, la trisomie 21, et du vol effarant qui s’en suivit jusqu’à ces toutes dernières années et la reconnaissance, enfin, 54 ans plus tard, de l’apport d’une femme, Marthe Gautier.</p>



<p>Des interprètes d’un très grand talent (dont l’immense Marie-Christine Barrault dans le rôle principal), une mise en scène inventive, bourrée de trouvailles toutes plus ingénieuses les unes que les autres,&nbsp;une scénographie et une bande son d’une précision parfaite, nous permettent d’explorer avec infiniment de plaisir ce récit tout à la fois de Science, d’Histoire, d’espionnage, de rouerie, de trahison, de lutte et de retournements de situation. Et l’on découvre, derrière l’aventure humaine et professionnelle de Marthe Gautier et des gens qui l’entouraient, tout un arrière-fond culturel, psychologique, sociétal, historique, politique et religieux.</p>



<p class="has-medium-font-size">C’est en 2014 seulement que Marthe Gautier sera définitivement reconnue comme «&nbsp;la découvreuse oubliée&nbsp;» de la trisomie 21. Dans le discours de remerciement qu’elle adressa au comité d’Éthique de l’Inserm, elle expliqua que, dans les années soixante, la médecine était un univers masculin&nbsp;: elle aurait pu dire que l’univers tout entier était masculin. Et, pour conclure, elle souligna&nbsp;: «&nbsp;Les femmes font un usage différent du pouvoir. Du moins je l’espère.&nbsp;»</p>



<p class="has-small-font-size">TEXTE=Élisabeth Bouchaud</p>



<p>MISE EN SCÈNE=Julie Timmerman<br>JEU=Marie-Christine Barrault + Marie Toscan + Matila Malliarakis + Mathieu Desfemmes<br>ASSISTANTE MISE EN SCÈNE=Véronique Bret<br>SCÉNOGRAPHIE=Luca Antonucci<br>CRÉATION LUMIÈRES=Philippe Sazerat<br>COSTUMES=Muriel Mellet</p>



<p class="has-small-font-size">Durée  1 h15</p>



<p class="has-small-font-size"><em>jusqu&rsquo;au 29 mars 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Théâtre de la Reine Blanche,2 bis Pass. Ruelle- 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



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