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	<title>Société Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Société Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>Théâtre :  &#8216;Des ombres et des armes&#8217;  de Yann Reuzeau au théâtre de la Manufacture des Abbesses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 10:48:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelques mois après les attentats de novembre 2015 qui ont marqué les esprits de leur empreinte, un groupe policier de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Quelques mois après les attentats de novembre 2015 qui ont marqué les esprits de leur empreinte, un groupe policier de la DGSI est sur le point d’arrêter un nommé Abderhamane, dangereux terroriste sur le point de procéder à une nouvelle action d’envergure.</p><div id="citiz-2736624185" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’opération est un échec malgré la belle obstination dont fait preuve Niels, le policier le plus motivé du groupe: le terroriste parvient à s’enfuir, la brillante infiltration du policier Nourdine dans la faction islamiste se révèle inutile et une malheureuse civile innocente est tuée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le groupe, il faut reprendre la traque, par tous les moyens, remonter les pistes, chercher les convergences, découvrir des preuves ou des éléments de preuve, et cela dans l’urgence la plus absolue puisqu’une nouvelle action se prépare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au surplus, chacun des membres du groupe, porte avec lui, dans ses bagages psychologiques, sa charge personnelle d’humain, avec ses défaillances, ses erreurs et ses échecs&nbsp;: Niels s’occupe d’un jeune neveu profondément dépressif depuis qu’il a réchappé au Bataclan et il mène une relation sentimentale boiteuse avec Katia, sa chef de groupe. Cette dernière, Katia, se débat avec son passé sulfureux de militante nationaliste et suprématiste dont son fils semble bien suivre les traces. Nourdine semble perdre la femme qu’il aimait…</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, parmi les suspects, certains ne sont que des naïfs ou des humains ballottés par la vie, qui ont, parfois, commis des erreurs de jeunesse parfaitement compréhensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel est le point de départ de la pièce <em>Des ombres et des armes</em>,  nouvel opus de Yann Reuzeau. La pièce est menée tambour battant sur le rythme haletant d’une série télé. Yann Reuzeau appartient à cette génération d’auteurs et metteurs en scène, initiée par Alexis Michalik, qui pratiquent un théâtre très visuel, efficace, rythmé où les changements se font à vue et où le décor est réduit à son strict minimum pour permettre la multiplicité des lieux avec le maximum de rapidité. C’est fort, enthousiasmant, et force irrésistiblement l’adhésion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans <em>Des ombres et des armes</em>, le travail de Yann Reuzeau possède quelques défauts. La parti-pris de «&nbsp;vraisemblance réaliste&nbsp;» en fait un spectacle très bruyant où l’on crie, on heurte, on vocifère beaucoup. Et même si les coups de feu sont traités de façon elliptique et esthétique, le spectateur subit une sorte de déchaînement de violence que le spectacle vivant supporte mal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, Reuzeau a voulu brasser énormément de thématiques autour de son concept, une immense quantité de destinées individuelles autour du fait collectif, et même si les sept comédiens font preuve d’ingéniosité et de talents, on est quelque peu submergé par les histoires des uns et des autres. Certes, il était intéressant de montrer que la réalité est complexe, qu’on a du mal à croire à une ligne claire séparant les bons et les méchants, mais on se retrouve face à&nbsp; un spectacle qui semble partir dans trop de directions à la fois et qui finit par lasser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A trop vouloir embrasser, on n’étreint pas forcément.</p>



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<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Du 15 novembre 2025 au 1er février 2026 &#8211; </strong> samedi à 21h, dimanche à 17h</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Texte et mise en scène : Yann Reuzeau<br>Avec :&nbsp;P</em>Charif Ethan Al Ramlat, Aurélie Cuvelier Favier, Matěj Hofmann, Melki Izzouzi, Romain Julliand, Morgan Perez, Sophie Vonlanthen</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre La Manufacture des Abbesses :- 7 rue Véron 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éditorial : Duplomb dans l&#8217;aile et de la Science aux forceps</title>
		<link>https://citizen4science.org/editorial-duplomb-dans-laile-et-de-la-science-aux-forceps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 13:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[23/07/2025 La loi Duplomb, avec ses presque 1,8 millions de signatures (au moment de la publication de ce billet) contre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">23/07/2025</h1>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">La loi Duplomb, avec ses presque 1,8 millions de signatures (au moment de la publication de ce billet) contre elle à ce jour, vole sur une aile vacillante, secouée par une <a href="https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014">pétition</a> au succès historique qui va bien au-delà de la question de savoir si l’acétamipride est un insecticide dangereux. Elle fustige également l’élevage intensif, les méga-bassines et une démocratie qui tousse.<br>Dans ce ciel médiatique, la science, parce qu&rsquo;elle est trop lacunaire sur des aspects clés du débat, est instrumentalisée aux forceps pour servir des causes bien terrestres et particulièrement politiques, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de défendre sa mouvance, son parti, sa visibilité ou son ego. Pour protéger la loi Duplomb, on parle au nom de la science et pour éviter l&#8217;embarras, on évite de parler des sujets gênants comme l&rsquo;élevage intensif que la loi réautorise aussi ; on préfère <a href="https://citizen4science.org/loi-duplomb-et-reautorisation-de-lacetamipride-un-debat-binaire-qui-denature-et-instrumentalise-la-science/">se focaliser sur le seul pesticide en brandissant des données</a> sur sa faible toxicité. On balaie du revers les incertitudes scientifiques qui restent à trancher, avec un rictus qui traite les signataires de novices égarés, mais on titre son article pro-Duplomb avec aplomb : « Que dit VRAIMENT la science ? ». Des plumes acérées préfèrent ricaner ou déplorer une foule sous influence de voix peu recommandables car mal éduquée en science,<em> </em>plutôt que d’écouter ses craintes légitimes sur la pollution ou la biodiversité, comme le confirment des études sérieuses ; la science, quoi.<br>Et que dire des contre-pétitions qui fleurissent, censées défendre la raison ? Parmi elles, heureusement anecdotique en popularité, l&rsquo;idée saugrenue d’interdire le tabac s’impose comme la pire initiative en impact négatif, flirtant entre hygiénisme et velléités liberticides. Or c&rsquo;est exactement ce qui a fait fortement chuter la confiance en la science pendant la pandémie de Covid. Se parant du manteau de la science et de la lutte contre la désinformation, les mêmes auteurs de telles initiatives se vautrent pourtant dans l’antiscience en succombant à des <em>fake news</em> éculées pour soutenir leur thèse : la populace « anti-Duplomb » ne saurait même pas qu&rsquo;elle renifle de l&rsquo;acétamipride à longueur de journée car ils les colliers anti-puces de leurs animaux de compagnie contiendraient de l’acétamipride ! Une fable démentie récemment sans ambages par l&rsquo;Anses. Cette condescendance mal informée, déguisée en défense de la raison, est d’une antiscientificité criante : elle polarise, sectarise, méprise, et claque la porte au dialogue, oubliant que, pour la seule question de l&rsquo;acétamipride, 78 % d’alternatives viables existent selon des recherches solides. D&rsquo;ailleurs, une solution presque fine prête est de basculer intégralement ou en combinaison vers des produits répulsifs, beaucoup moins toxique pour l&rsquo;environnement et les personnes. Autant ne pas attendre qu&rsquo;il soit trop tard et forcer le changement.<br>À la fin, les habits sobres et discrets de la science, se trouvent de plus en plus portés avec ostentation par des personnes qui leur ont ajouté des ornements prétentieux d&rsquo;autorité pseudo-experte, de strass et de paillettes pour attirer les projecteurs sur ces sachants bien plus sûrs d&rsquo;eux que les données de la science ne le sont. Elles se révèlent être les plus insidieux ennemis. Car la réalité est que le vide scientifique (ici relatif à l&rsquo;acétamipride) les encombre, amenant à la science du vide. Alors méfions-nous plus que jamais des étiquettes.</p><div id="citiz-129911478" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête :  extrait site Assemblée Nationale &#8211; Pétition « Non à la loi Duplomb » &#8211; capture 23 juillet 2025<br></em><br></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui d’une rédaction qui se mobilise pour produire et diffuser des contenus de qualité. Qui paie ? vous, uniquement, pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.<br><br></em></h3>



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			</item>
		<item>
		<title>Éditorial &#8211; 17/07/2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 07:23:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arte]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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					<description><![CDATA[Thierry Ardisson, l&#8217;Homme en Noir qui brûlait les tabous et faisait vibrer la liberté Thierry Ardisson, l’« Homme en Noir]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Thierry Ardisson, l&rsquo;Homme en Noir qui brûlait les tabous et faisait vibrer la liberté</h1>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Thierry Ardisson, l’« Homme en Noir », s’est éteint le 14 juillet 2025, emportant une télévision où la provocation était un art et la liberté d’expression, un étendard. Sa mort, ironique en ce jour républicain pour ce royaliste assumé, scelle la fin d’une époque où les débats, de <em>Bains de Minuit</em> à <em>Tout le monde en parle</em>, vibraient sans filtre. Ardisson, maître du clash, incarnait une télé où l’on pouvait tout dire, à condition d’assumer. Ses plateaux étaient des arènes. Dans Lunettes noires pour nuits blanches, ses questionnaires à la Prévert déstabilisaient Duras ou Godard. Serge Gainsbourg brûlant un billet de 500 francs en 1986 reste iconique. En 2022, La première d&rsquo;<a href="https://citizen4science.org/le-deepfake-institutionnalise-par-thierry-ardisson-avec-lemission-hotel-du-temps/"><em>Hôtel du Temps</em> ressuscitait Dalida via l’IA</a>, une prouesse d&rsquo;interview-finction à couper le souffle, controversée et stupéfiante. L&rsquo;audience ne suit malheureusement pas, et Ardisson abandonne à regret cette émission, nommée aux <em>Grammy Awards</em> en 2023. etToujours moderne, jouait avec la technologie pour émouvoir et provoquer. Pour autant, Thierry Ardisson ne piégeait pas. Ses invités, de <em>Salut les Terriens</em> à <em>93, faubourg Saint-Honoré</em>, savaient le risque de répondre à une invitation de l&rsquo;Homme en Noir. Cette lumière de liberté s&rsquo;est éteinte. Les plateaux, minés par la peur des procès ou accusations d’offense, sont aseptisés. Sa dernière polémique, en mai 2025,  comparant Gaza à Auschwitz, l’a forcé à s’excuser, lui l’irréductible. Les réseaux sociaux, juges impitoyables, amplifient cette censure où un mot peut désormais ruiner une carrière. La disparition d&rsquo;Ardisson et de sa télé incandescente enterre une liberté d’expression déjà fragile, dans une ère où l’on ne peut plus rien dire sans risquer l’anathème . Dans son dernier roman, il met en scène sa mort, et ce soir, nous verrons &#8211; déjà ! s&rsquo;expriment des bien-pensants outrés &#8211; un documentaire sur Ardisson réalisé par son épouse, la journaliste Audrey Crespo-Mara.  </p><div id="citiz-928186268" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : couverture L&rsquo;Homme en Noir de Thierry Ardisson, paru chez Plon<br></em><br></p>



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		<item>
		<title>Éditorial &#8211; 15/04/2025</title>
		<link>https://citizen4science.org/editorial-15-04-2025/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/editorial-15-04-2025/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:41:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[#MeeToo]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Criminologie]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Science face aux médias et à la justice : de l’ombre à la vérité sur le meurtre de Marie Trintignant]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Science face aux médias et à la justice : de l’ombre à la vérité sur le meurtre de Marie Trintignant perpétré par Bertrand Cantat</h1>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">LL documentaire &lsquo;<em>De rockstar à tueur : le cas Cantat</em>&lsquo;, disponible sur Netflix, ravive le souvenir douloureux du meurtre de la comédienne Marie Trintignant en 2003 par l’ex-leader du groupe de rock français Noir Désir. Si le mouvement #MeToo a transformé notre compréhension des violences conjugales, c’est avant tout l’expertise médico-légale qui a permis de démonter la thèse de l’accident défendue par Betrand Cantat, révélant la brutalité et l&rsquo;horreur de ce féminicide. Mais au-delà de la science, le traitement médiatique et les décisions judiciaires ont complexifié, voire entravé, la quête de justice. À l’époque, l’autopsie de Marie Trintignant constitue un tournant. Dix-neuf coups, principalement au visage maintenu à terre par le genou comprimant au sol le cou de la victime, fractures nasales, œdème cérébral : les conclusions des médecins légistes, détaillées dans le documentaire, pulvérisent le récit de Cantat, qui évoque une dispute, des « <em>gifles</em> » et une chute accidentelle contre un radiateur, scénario inventée qu&rsquo;il a maintenu avec aplomb lors de la reconstitution. Ces preuves scientifiques, froides et irréfutables, établissent une violence extrême, incompatible avec un dérapage. Sans elles, la vérité aurait pu sombrer dans l’ambiguïté des témoignages ou la célébrité de l’accusé, mais aussi le traitement médiatique qui a substitué la vraie victime, au profit de celle plus vendeuse d&rsquo;un héros victime de ses pulsions. Le film montre ainsi comment l’expertise médico-légale, en posant des faits incontestables, a forcé la reconnaissance d’un meurtre, même face à une société encore réticente à nommer les féminicides. Les médias de l’époque ont souvent brouillé les pistes. Une partie de la presse, fascinée par le charisme de Cantat, a surfé sur la rhétorique du « <em>crime passionnel</em>« . On dépeignait un artiste torturé, victime de son amour dévorant, presque romantique dans sa tragédie. Marie Trintignant, elle, disparaissait derrière ce récit, réduite à un rôle secondaire dans une histoire centrée sur son bourreau. Ce cadrage, largement critiqué dans le documentaire, a non seulement minimisé la gravité des faits, mais aussi influencé l’opinion publique, préparant le terrain à une indulgence judiciaire problématique. Car la justice, elle aussi, a failli. Condamné à huit ans de prison alors qu&rsquo;il en risquait quinze, Bertrand Cantat n’en purge que quatre, libéré en 2007 par le juge des peines. En avril 2025, ce dernier, dans une rare prise de parole médiatique, a exprimé ses regrets, admettant que sa décision, influencée par le contexte et la pression publique, avait été une erreur. Le documentaire souligne l’ampleur de cette clémence : pour un crime d’une telle violence, une peine de quinze ans aurait été plus conforme à la gravité des faits. Cette libération prématurée a choqué, ravivant la douleur de la famille Trintignant et envoyant un message troublant sur la valeur accordée à la vie des femmes victimes de violences. Cette indulgence, conjuguée au traitement médiatique, a contribué à une forme d’effacement de la victime, laissant Cantat reprendre une carrière en toute indécence. Le mouvement  #MeToo a depuis permis de nommer ces dérives, de déconstruire les mythes du crime passionnel et d’exiger des comptes. Mais sans l’expertise médico-légale, la vérité aurait pu être engloutie par les récits romancés et les silences complices, comme l&rsquo;omerta fomentée par les membres du groupe Noir Désir dans laquelle a été happée l&rsquo;ex-femme de Cantat, elle-même victime de ses violences de longue date, qui finit par se suicider.  « <em>De rockstar à tueur ! le cas Cantat » </em> ne se contente pas de retracer un drame : il expose les rouages d’une affaire où la science a tenu tête aux biais culturels et médiatiques ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;omerta. En 2025, il nous rappelle que la justice se doit de reposer sur des faits, et que l’expertise médico-légale peut s&rsquo;avérer un rempart contre l’oubli des victimes. Pour Marie Trintignant, elle a permis de nommer l’horreur.</p><div id="citiz-2839710860" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-59.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="405" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-59-1024x405.png" alt="" class="wp-image-16587" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-59-1024x405.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-59-300x119.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-59-768x304.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/03/image-59.png 1042w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Coupure de presse comme exemple de traitement médiatique de l&rsquo;affaire Cantat</em></figcaption></figure>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-37.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="343" height="394" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-37.png" alt="" class="wp-image-16607" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-37.png 343w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/04/image-37-261x300.png 261w" sizes="auto, (max-width: 343px) 100vw, 343px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Une de Paris Match  n° 2828 7 Août 2023 </em></figcaption></figure>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : Marie Trintignant &#8211; capture d&rsquo;image du documentaire Netflix<br></em><br></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Théâtre :  « Et à la fin, ils meurent (la sale vérité sur les contes de fées) »  de Lou Lubie au théâtre de la Manufacture des Abbesses</title>
		<link>https://citizen4science.org/theatre-et-a-la-fin-ils-meurent-la-sale-verite-sur-les-contes-de-fees-de-louis-lubie-au-theatre-de-la-manufacture-des-abbesses/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/theatre-et-a-la-fin-ils-meurent-la-sale-verite-sur-les-contes-de-fees-de-louis-lubie-au-theatre-de-la-manufacture-des-abbesses/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 10:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=16435</guid>

					<description><![CDATA[Une Chronique Culture d&#8217;Alain Girodet « Il était une fois » : la formule est magique puisqu’elle provoque, instantanément, un sourire, amusé chez]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une Chronique Culture d&rsquo;Alain Girodet</h2>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size wp-block-paragraph">« Il était une fois » : la formule est magique puisqu’elle provoque, instantanément, un sourire, amusé chez les petits, nostalgique chez les grands. Elle annonce, à elle seule, l’irruption d’un univers aussi lointain qu’enchanté, peuplé de princesses aussi belles qu’innocentes et de princes aussi charmants que courageux.</p><div id="citiz-3671338047" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était une fois quatre comédiens, deux garçons et deux filles (Pierre-André Ballande, Virgile Daudet, Leïla Moguez, Clara Leduc ou Eugénie Gendron) qui nous la « jouent » bien différemment sur la scène de la Manufacture des Abbesses. Tout d’abord, ils nous rappellent que les contes les plus connus possèdent différentes versions et ils vont les convoquer devant nous, ces versions, pour mieux les confronter : on entend donc du Giambattista Basile, du Charles Perrault, et les frères Grimm, et Andersen, et Disney, et aussi les versions de la tradition populaire  (autant qu’on puisse les connaître puisqu’elles furent orales). Ces versions diffèrent énormément les unes des autres. Toutes ne ressemblent pas à ce gâteau de Savoie boursouflé aux relents de patchouli sans grâce qu’on nous assène généralement dans la littérature pour enfants. Dans pas mal de contes, même les plus connus, il y a du sang, des larmes, des cruautés. Comme dans les récits de la mythologie grecque ou égyptienne, on tue, on viole, on découpe en morceaux, on recolle plus ou moins miraculeusement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est uniquement Perrault, et, plus près de nous, Disney, qui nous ont infligé des contes devenus de mièvres et niaises leçons de morale aseptisée, porteurs de valeurs surannées et respectueuses de l’ordre social institué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, on nous rappelle les analyses menées jadis par Bruno Bettelheim, dans sa fascinante « Psychanalyse des contes de fées » : les contes sont des apprentissages symboliques et des entreprises d’édification : ainsi <em>Barbe bleue</em> met en garde contre les dangers de l’inceste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant une heure dix, les quatre comédiens, sous la direction très avisée d’Antoine Brin, nous récitent avec vivacité et entrain quelques-uns des contes parmi les plus fameux (Barbe bleue, Cendrillon, Le petit chaperon rouge) ou les moins connus (Le prince enchanté, la pauvre manchote) : avec eux, avec leur humour, leur talent, les contes de fées deviennent des contes défaits. Le parti-pris du spectacle est iconoclaste et réjouissant : ils mettent toute leur énergie et leur enthousiasme à mettre à sac, systématiquement, l’héritage culturel des mythes et légendes de notre patrimoine national ( et international d’ailleurs). Ces quatre excellents comédiens ne font, en définitive, que « <em>régler leurs contes</em> » et l’on s’en réjouit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un spectacle qu’il convient de conseiller à tous : aux adultes qui ont su garder leur âme anarchiste, et aux enfants pas sages et si souvent dubitatifs devant les histoires qu’on leur raconte.</p>



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</div>
</div>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em><strong>Du 19 Mars au 24 Mai 2025 &#8211; du mercredi au samedi à 19h</strong> &#8211; durée : 1h10</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Texte : Lou Lubie<br>Adaptation et Mise en scène : Antoine Brin<br>Avec : Pierre-André Ballande, Virgile Daudet, Leïla Moguez, Clara Leduc ou Eugénie Gendron<br>Décor : Sabrina Moguez<br>Musique : Simon Vantheemsche</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Théâtre La Manufacture des Abbesses :- 7 rue Véron 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Photos : @Sabrina Moguez</em></p>



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		<title>Demain au Cinéma : « Les femmes au balcon » : une comédie féministe en tout mélange de genres et très (trop ?) loufoque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 09:59:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[On apprécie Noémie Merlant devant la caméra ; qu&#8217;est-ce que cela donne quand elle est aussi derrière la caméra ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">On apprécie Noémie Merlant devant la caméra ; qu&rsquo;est-ce que cela donne quand elle est aussi derrière la caméra ? Sa seconde expérience à ce titre, fantasque et colorée, surprend sans nous emballer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : <em>« Trois femmes, dans un appartement à Marseille en pleine canicule. En face, leur mystérieux voisin, objet de tous les fantasmes. Elles se retrouvent coincées dans une affaire terrifiante et délirante avec comme seule quête, leur liberté. »</em></p><div id="citiz-1171140571" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LES FEMMES AU BALCON | Bande-annonce" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/K9I5443NczM?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soir, on brave la pluie et le froid pour rejoindre la Défense et ses gratte-ciels formant des couloirs venteux, pour rejoindre l&rsquo;UGC Ciné Cité de la Défense. Au programme, Noémie Merlant devant, derrière et hors caméra, grâce à l&rsquo;avant-première de son nouveau film où elle nous rejoint après la projection avec Sanda Codreanu à l&rsquo;affiche de son film ainsi qu&rsquo;Evgenia Alexandrova, cheffe-opératrice sur ce tournage.<br>Dès l&rsquo;ouverture, on plonge dans Marseille sous la canicule, ce qui nous fait un « froid et chaud » d&#8217;emblée à peine sorti de la froide grisaille parisienne ambiante. Le long plan-séquence introductif, sur la façade de balcons d&rsquo;un immeuble marseillais évoque en nous d&#8217;emblée le sublime « Fenêtre sur cour » d&rsquo;Alfred Hitchcock, y compris certains personnages (gymnaste). Sans nul doute un clin d&rsquo;œil cinématographique. Il y en aura un autre plus explicite : Noémie Merlant campe un actrice angoissée qui arrive chez ses amies déguisée en Marilyn Monroe ; ces retrouvailles feront tomber littéralement son masque de femme fatale enfermée dans son image. La comparaison hitchcockienne s&rsquo;arrête plus rapidement que le plan-séquence qui se poursuit pour finit à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un appartement et avec des choses intimes et violentes. Ce sera tout pour les révélations, s&rsquo;agissant d&rsquo;une avant-première on s&rsquo;interdit le spoiler. Trois femmes amies, une comédienne, une romancière, une camgirl, toutes confrontées dans leur histoire personnelle à des violences sexistes et/ou sexuelles, qui les marque chacune à leur façon en mode obsessionnel. Une aventure de voisinage commune va les faire « exorcicer » tout cela, chacune à leur façon. Noémie Merlant a écrit son scénarion en s&rsquo;inspirant de son histoire personnelle, dont une tranche de vie personnelle avec son amie actrice Sanda Codreanu qu&rsquo;elle met à l&rsquo;affiche de son film et avec laquelle a déjà collaboré par ailleurs; cette expérience, elle le qualifie comme un « gynécée » qu&rsquo;elle a rejoint suite à une rupture. Cela l&rsquo;a manifestement inspirée. Elle a co-écrit le scénario avec la réalisatrice Céline Sciamma, qui l&rsquo;avait elle-même mise à l&rsquo;affiche de son film <em>Portrait de la Jeune fille en feu</em>. Le tableau des trois héroïnes est intéressant car on fait face à des personnalités et histoires très différentes que l&rsquo;on résumera ainsi pour ne pas en dire trop : la femme fantasque libérée, la névrosée angoissée, l&rsquo;introvertie coincée réfugiée dans son imaginaire. Chacune va se libérer à sa manière par leurs aventures communes et leur sororité. La recette, les messages et le traitement sont intéressants. Le traitement qui passe par l&rsquo;humour et la dérision aussi. On a moins accroché sur la loufoquerie voire l&rsquo;outrance, même si bien assumée par Noémie Merlant. N&rsquo;est pas Almodovar qui veut; car au final, ce qu&rsquo;on en retient : c&rsquo;est trash, vulgaire et clairement manichéen. On ose parler de ratage.<br>Cela contraste nettement avec l&rsquo;impression que donne la comédienne qui nous a rejoint après le film, très à l&rsquo;aise en baskets blanches et long manteau noir. Affable, elle a généreusement répondu, avec son amie Sanda, aux questions du public, et avec une passion manifeste pour son sujet. Sensible, elle n&rsquo;a pas retenu quelques larmes lors de l&rsquo;éloge sur son film que lui a livrée un spectateur à la fin de cet échange. Comme quoi, la sensibilité et l&rsquo;élégance n&rsquo;épargnent pas d&rsquo;un ratage pour un film au relent de mauvais goût.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="601" height="721" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-11.png" alt="" class="wp-image-15980" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-11.png 601w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-11-250x300.png 250w" sizes="auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Noémie Merlant à la Défense, 9/12/2024 &#8211; @ScienceInfused</em></figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="792" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-12.png" alt="" class="wp-image-15981" style="width:400px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-12.png 474w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-12-180x300.png 180w" sizes="auto, (max-width: 474px) 100vw, 474px" /></a></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-28.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="293" height="66" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-28.png" alt="" class="wp-image-16028"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Les femmes au balcon » </strong> de Noémie Merlant, avec Noémie Merlant, Sanda Codreanu, Souheila Yacoub, Lucas Bravo- Durée : 1h43 &#8211; Sortie : 11/12/2024</em></p>



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		<title>Bientôt au cinéma : « En attendant la nuit » : le thème du vampire brillamment renouvelé mêlant étrangeté, émotion et justesse</title>
		<link>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-en-attendant-la-nuit-le-theme-du-vampire-brillamment-renouvele-melant-etrangete-emotion-et-justesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2024 21:49:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Sortir du lot sur ce thème n&#8217;était pas évident, Céline Rozet le fait, avec modernité, esthétisme et un casting parfait.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du lot sur ce thème n&rsquo;était pas évident, Céline Rozet le fait, avec modernité, esthétisme et un casting parfait.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le film sort le 5 juin. On l&rsquo;a vu en avant-première en présence de la réalisatrice Céline Rouzet et de Mathias Legoût-Hammond qui joue le personnage principal du film. </p><div id="citiz-2459054005" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : « <em>Philémon est un adolescent pas comme les autres : pour survivre, il a besoin de sang humain. Dans la banlieue pavillonnaire un peu trop tranquille où il<br>emménage avec sa famille, il fait tout pour se fondre dans le décor. Jusqu’au jour où il tombe amoureux de sa voisine Camila et attire l’attention sur eux…</em>« </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="EN ATTENDANT LA NUIT Bande Annonce VF (2024) Élodie Bouchez, Céleste Brunnquell" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/E085xCh_UMw?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La musique de Jean-Benoît Dunkel, du groupe français « Air » qu&rsquo;on avait découvert justement au cinéma avec la musique lancinante du film de Sofia Coppola &lsquo;Virgin Suicides&rsquo;, nous frappe dès l&rsquo;ouverture du film. Comme la scène inaugurale violente qui nous fait réaliser le destin à venir d&rsquo;un enfant pas comme les autres. Cette bande originale de film est à l&rsquo; image de l&rsquo;œuvre : esthétique, recherchée et empreinte d&rsquo;étrangeté avec ses sonorités complexes, mais aussi puissante avec des sons bruts de guitare électrique.<br>La nature, la forêt, les massifs du Jura&#8230; nous sommes en Franche-Comté pas loin de Besançon. Les paysages et la nature sont mis en valeur, la lumière et les ombres, l&rsquo;aube et le crépuscule où les nuages violacés annoncent la nuit libératrice. Ici, on fait honneur au mythe du vampire, son rythme chronobiologique décalé du quotidien des humains normaux. Le vampire est un thème prolifique. Nos références sont dans la littérature, pour des romans portés brillamment à l&rsquo;écran : &lsquo;Dracula&rsquo; de Bram Stocker, transféré à l&rsquo;écran par Francis Ford Coppola en 1992, avec Gary Oldman dans le rôle titre. Mais aussi, et surtout, la saga de la regrettée Anne Rice avec son vampire Lestat. Le roman initiatique &lsquo;Entretien avec un vampire&rsquo; a été portée à l&rsquo;écran de façon somptueuse par Neil Jordan en 1994. À l&rsquo;époque, on avait déjà lu l&rsquo;essentiel de l&rsquo;œuvre entamée en 1978. Quand il fut annoncé que les rôles principaux seraient tenus par Tom Cruise et Brad Pitt, ce fut un choc comme la promesse d&rsquo;une opération marketing qui ne laisserait pas la place à la poésie, à la puissance et au romantisme gothique de l&rsquo;œuvre littéraire. Et bien on avait tout faux. Bien plus tôt au cinéma, il y avait eu l&rsquo;inaugural Nosferatu, et puis dans les années 60, Christopher Lee en Dracula éternel, sans oublier le déjanté Bal des Vampires de Roman Polanski au cœur des Carpates. Alors l&rsquo;héritage est lourd, et on ne parlera même pas des séries pour teenagers tout simplement parce qu&rsquo;on ne les a pas vues. On aime toute la symbolique autour du vampire : la différence, la quête de tolérance, la monstruosité, la bête qui traque et finit traquée, le besoin de survivre et de s&rsquo;adapter, la poésie, le romantisme. Renouveler le thème dans une histoire de vampire à la française aux XXIe siècle ? un pari osé. Contre toute attente, c&rsquo;est une vraie réussite. Le casting est parfait. Céline Rouzet a eu l&rsquo;instinct et le courage de miser sur un parfait inconnu totalement débutant : le jeune franco-britannique Mathias Legoût-Hammond. Il a une beauté peu standard, un côté étrange délicat et fort à la fois. Il est tour à tour sensible et animal. Son jeu est émouvant et sobre, plein de spontanéité. Le jeu naturel de la jeune Céleste Brunnquell colle parfaitement à son rôle de teenager éprise et surprise par Philémon. Quant à Elodie Bouchez, elle nous embarque avec réalisme et angoisse dans les affres de l&rsquo;engrenage terrible dans lequel elle plonge au quotidien, tête baissée, par amour maternel. Les thèmes clés de la conformité en société, de la tolérance, du harcèlement, du mal-être, du handicap ingérable, du renoncement, sont omniprésents. On apprécie la tension qui monte progressivement, avec au départ une famille réellement unie, qui cache un secret mais le fait bien. Elle a mis en place des routines et démontre sa capacité à s&rsquo;insérer dans un nouveau cadre de vie apparemment paisible, au prix néanmoins de quelques mensonges.<br>La petite zone pavillonnaire d&#8217;emménagement et ses habitants semblent bien sous tous rapports. Tout va se fissurer progressivement. Le vernis va craquer, au fil d&rsquo;événements successifs et l&rsquo;on s&rsquo;enfonce inéluctablement dans le drame, comme une machine fatale, et Céline Rouzet parvient parfaitement à nous faire comprendre qu&rsquo;on y va. Et là, on découvre la violence des uns et des autres, combien la société et ses conventions forment un équilibre finalement fragile, où tout peut basculer et sombrer dans la destruction, en toute sauvagerie. Le vampire est un être sensible et plein d&rsquo;espoir, finalement victime d&rsquo;un handicap lourd. Inadapté au monde, poignant dans ses rêves et efforts pour croire un moment à son insertion possible dans la société, il va abandonner à cause de la mise à l&rsquo;épreuve, impuissant, dans un élan sacrificiel pour libérer sa famille et ses victimes. <br>Si vous avez aimé « <a href="https://citizen4science.org/cinema-le-regne-animal-lemotion-fantastique/">Le règne animal</a>« , courez voir « En attendant la nuit », c&rsquo;est de la même veine, avec quelques similitudes et une différence essentielle : Céline Rouzet n&rsquo;a pas fait appel à l&rsquo;imagerie fantastique de créatures monstrueuses. L&rsquo;absence d&rsquo;effets spéciaux majeurs est une grande force de ce film : la monstruosité surgit de la normalité apparente et de jeux d&rsquo;ombres et de lumières, avec beaucoup d&rsquo;esthétisme. Peut-être d&rsquo;autres verront-ils à ces titres, la filiation avec Virgin Suicides, bien au-delà du lien de la composition de la bande original du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a obtenu le prix du Jury au festival du film fantastique à Gérardmer et il a été sélectionné à la Mostra de Venise. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="647" height="364" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-21.png" alt="" class="wp-image-14821" style="width:984px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-21.png 647w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-21-300x169.png 300w" sizes="auto, (max-width: 647px) 100vw, 647px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-23.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="472" height="331" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-23.png" alt="" class="wp-image-14824" style="width:475px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-23.png 472w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-23-300x210.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-23-130x90.png 130w" sizes="auto, (max-width: 472px) 100vw, 472px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Mathias-Legoût et Céline Rouzet le 27 mai &#8211; UGC Ciné Cité la Défense (crédit Science infuse)</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-17.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="267" height="66" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-17.png" alt="" class="wp-image-14318"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« En attendant la nuit » de Céline Rouzet</strong>, avec Mathias Legoût Hammond, Elodie Bouchez, Jean-Charles Clichet, Céleste Brunnquell <strong>&#8211; durée 1h44 Sortie : 06/06/2024</strong></em></p>



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		<title>Cinéma : « Petites mains » :  un film engagé qui semble se perdre entre fiction et reportage</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-petites-mains-un-film-engage-qui-semble-se-perdre-entre-fiction-et-reportage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 May 2024 09:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[On n&#8217;a pas été convaincu par cet exercice hésitant qui laisse dubitatif sur son format, malgré une Corinne Masiero qui]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">On n&rsquo;a pas été convaincu par cet exercice hésitant qui laisse dubitatif sur son format, malgré une Corinne Masiero qui tire son épingle du jeu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Rien n’avait préparé Eva à l’exigence d’un grand hôtel. En intégrant l’équipe des femmes de chambres, elle fait la connaissance de collègues aux fortes personnalités : Safietou, Aissata, Violette et Simone. Entre rires et coups durs, la jeune femme découvre une équipe soudée et solidaire face à l’adversité. Lorsqu’un mouvement social bouscule la vie du palace, chacune de ces « petites mains » se retrouve face à ses choix. »</p><div id="citiz-3384333647" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="PETITES MAINS Bande Annonce (2024) Corinne Masiero, Comédie" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/LMoZOKA0UkY?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Nessim Chikhaoui nous avait offert il y a deux ans « <em>Placés</em>« , son premier film basé sur son expérience d&rsquo;éducateur pendant 10 ans. Ici, il s&rsquo;inspire du combat réel de femmes de chambres d&rsquo;un hôtel Ibis du quartier des Batignolles, qui ont entamé une grève en 2021 pendant presque 2 ans pour obtenir de meilleurs conditions de travail, et ont obtenu gain de cause du groupe Accor propriétaire de la chaîne hôtelière. Il y avait eu un précédent du même type en Espagne en 2017 avec le mouvement « Kellys », des femmes de chambre travaillant dans des palaces. On reste dans l&rsquo;expérience personnelle ou du moins de l&rsquo;entourage, le réalisateur ayant des proches exerçant ce métier et il s&rsquo;est inspiré de leurs histoires et anecdotes pour ses personnages.<br>Le film relate le quotidien de femmes à la vie précaire qui évoluent dans un palace parisien, pour leur travail usant, et même éreintant. Récemment, on avait apprécié la comédie dont certains ressorts sont basés sur ce contraste de classes sociales, réunissant un duo improbable de femmes, une parisienne bobo chanteuse d&rsquo;opéra (Michèle Laroque) et une femme de chambre de banlieue dortoir (Claudia Tagbo). Alors on va voir « <em>Petites mains</em> » avec curiosité et intérêt.<br>Mais l&rsquo;expérience s&rsquo;avère décevante. On est directement plongé dans une ambiance type caméra au poing qui suit les personnages. Une ambiance à vrai dire de reportage. Pourquoi pas. Mais le format de près d&rsquo;1h30, s&rsquo;il est court pour du cinéma, est bien long pour un documentaire&#8230;<br>Le scénario est assez attendu, pas de réelles surprises ou étonnements. Du point de vue documentaire, le sujet est intéressant, mais on n&rsquo;a apprend pas grand chose de plus que ce que l&rsquo;on sait ou imagine déjà du labeur ingrat de ces femmes au travail précaire confrontées au luxe, et qui n&rsquo;ont pas la considération de leurs employeurs. Du point de vue de la comédie, c&rsquo;est amusant mais pas hilarant, même si on apprécie la solidarité entre ces femmes, leur diversité de cultures, leurs états d&rsquo;âme, et leur lutte pour la reconnaissance et de meilleurs conditions, à l&rsquo;aide de piquets de grève. Cela étant dit, tous ces thèmes n&rsquo;évitent pas les poncifs.<br>Le scénario nous plonge d&#8217;emblée sur les pas de la jeune embauchée Eva (Lucie Charles-Alfred, un petit air de Jennifer Lawrence) prise en charge par une collègue référente qui a de l&rsquo;ancienneté, Simone (Corinne Masiero). Une sexagénaire un peu revêche au premier abord car fatiguée physiquement mais aussi semble-t-il assez blasée, cumulant deux emplois de femme de ménage. C&rsquo;est elle, qui finalement, avec le jeu de ses propres contrastes entre le sérieux et l&rsquo;espièglerie, son évolution de la rigidité vers la complicité avec la jeune recrue, qui permet de tenir toute la séance durant au milieu des clichés et des bons sentiments à base de lutte des classes, pour des personnages certes hauts en couleurs mais dont on regrette une exploration qui reste à la fois poussive et assez superficielle.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="279" height="65" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-11.png" alt="" class="wp-image-14273"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Petites Mains » de Nessim Chikhaoui</strong>, avec Corinne Masiero, Lucie Charles-Alfred, Marie-Sohna Condé, Salimata Kamate <strong>&#8211; durée 1h27 Sortie : 01/05/2024</strong></em></p>



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		<item>
		<title>Au cinéma bientôt : « Rosalie » :  l&#8217;émancipation d&#8217;une femme à barbe au XIXe siècle</title>
		<link>https://citizen4science.org/au-cinema-bientot-rosalie-lemancipation-dune-femme-a-barbe-au-xixe-siecle/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/au-cinema-bientot-rosalie-lemancipation-dune-femme-a-barbe-au-xixe-siecle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 00:19:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Un film délicat à la beauté académique et aux questionnements modernes, troublant et attachant. L&#8217;interprétation de Nadia Teresziewicz y est]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un film délicat à la beauté académique et aux questionnements modernes, troublant et attachant. L&rsquo;interprétation de Nadia Teresziewicz y est pour beaucoup, avec Benoît Magimel en valeur toujours sûre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette avant-première à l&rsquo;UGC Ciné Cité de la Défense, la réalisatrice Stéphanie Giusto et Nadia Teresziewicz viennent saluer les spectateurs avant le début du film et nous promettent de revenir pour en discuter après la projection (voir en fin d&rsquo;article).</p><div id="citiz-3138795183" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">1870, en France, Rosalie (Nadia Tereszkiewick) est une jeune femme atteinte d&rsquo;hirsutisme. Couverte de poils de la tête au pied, elle cache bien son secret en se rasant le visage. Elle dispose d&rsquo;une belle dot qui va inciter Abel (Benoît Magimel) à l&rsquo;épouser car il est au bord de la faillite. Il découvrira après le mariage qu&rsquo;il a épousé une femme à barbe et la repousse. Mais dès lors, Nadia n&rsquo;a plus envie de le cacher et va vivre son naturel au grand jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stéphanie Di Giusto s&rsquo;est librement inspirée d&rsquo;une histoire vraie, celle de Clémentine Delait, tenancière d&rsquo;un bar des Vosges qui s&rsquo;affichait avec une longue barbe à la même époque que celle choisie pour son film. Mais elle insiste : il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un biopic, elle a inventé le personnage de de son film.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Rosalie (2023) - Trailer (English Subs)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/5p_h1-5HNnw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">D&#8217;emblée, le décor, la nature et la lumière sont belles ; le lieu de tournage est remarquable, un ancien village sidérurgique fondé en 1623, abritant les Forges des Salles, les plus anciennes de Bretagne alignant une impressionnante rangée de douze maisons mitoyennes de forgerons, en belle pierre. <br> Il vaut mieux avoir lu le synopsis pour comprendre ce qui scelle le destin commun de Rosalie (Nadia ) et Abel car on plonge presque directement dans le bain d&rsquo;un mariage entre deux inconnus. Peut-être une façon de symboliser le changement de vie brutal qui s&rsquo;impose à l&rsquo;héroïne. <br>C&rsquo;est un drame historique, une histoire sur la difficulté de vivre sans être dans la norme, de faire face au jugement, d&rsquo;oser vivre sa différence. Cette histoire ne sombre pas dans les pièges de la sensiblerie ou du manichéisme.  Rosalie a la force parce qu&rsquo;elle a la foi, au propre et au figuré, mais elle est aussi prête à tout abandonner face à certaines épreuves. Mais elle a cette volonté, l&rsquo;envie de vivre et telle qu&rsquo;elle est sans avoir à se cacher, et elle fonce. Face à la petite communauté du village, ça passe, puis ça casse. Face à Abel, ça casse puis ça passe, l&rsquo;amour partagé verra le jour entre ces deux personnages finalement tous deux profondément blessés. Nadia Tereszkiewick porte admirablement son personnage et sa barbe, qui n&rsquo;est pas un postiche mais des poils appliqués un par un chaque jour précédant le tournage pour mieux s&rsquo;imprégner de cette pilosité. Force est de constater qu&rsquo;on ressent le naturel et le bien-être de Rosalie quand elle se libère de son secret aux yeux de tous. Benoît Magimel est parfait aussi, comme d&rsquo;habitude, et ce duo puissant porte le film. S&rsquo;il répond aux standards d&rsquo;un cinéma très classique, cet académisme n&rsquo;entraîne pas d&rsquo;ennui. Cela dit le rythme aurait bénéficié d&rsquo;une durée elle-même classique, mais 1h30 ne semble plus très à la mode au XXIe siècle. Les scènes finales sont fortes et pleines de symboles, la musique en point d&rsquo;orgue, composée par la pianiste polonaise Hania Rani et que l&rsquo;on apprécie pleinement tout au long du film.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-23.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="617" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-23.png" alt="" class="wp-image-14576" style="width:713px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-23.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-23-300x181.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-23-768x463.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-27.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="313" height="225" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-27.png" alt="" class="wp-image-14595" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-27.png 313w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-27-300x216.png 300w" sizes="auto, (max-width: 313px) 100vw, 313px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Anna Biolay, Nadia Tereskiewicz et Sophie Di Giusto le 8 avril à la Défense</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sophie Giustio, Nadia Tereskiewicz et Anna Biolay se sont livrées au jeu des questions réponses des spectateurs après la projection. La réalisatrice nous en appris  plus la genèse du film, les aspects techniques concernant la barbe de Rosalie que Stéphanie Di Giusto confirme être un sujet de curiosité récurrent. Nadia Tereszkiewicz nous a elle aussi  parlé de cette pilosité artificielle et de son ressenti d&rsquo;actrice, des modalités de sa rencontre avec Benoît Magimel, des problématiques dans l&rsquo;air du temps qui l&rsquo;ont séduite dans son personnage et l&rsquo;histoire, entre autres sujets. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="280" height="64" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-24.png" alt="" class="wp-image-14577"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Rosalie » de Stéphanie Di Giusto avec Nadia Tereszkiewick</strong></em>, Benoît Magimel, Benjamin Biolay, Guillaume Gouix <em><strong>&#8211; durée 1h51 Sortie : 10/04/2024</strong></em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Au cinéma bientôt : « Nous, les Leroy » :  puisque l&#8217;amour s&#8217;en va, un mini road-trip à la fois pimenté, drôle et nostalgique</title>
		<link>https://citizen4science.org/au-cinema-bientot-nous-les-leroy-puisque-lamour-sen-va-un-mini-road-trip-a-la-fois-pimente-drole-et-nostalgique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Apr 2024 22:04:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Grand Prix du festival de l&#8217;Alpe d&#8217;Huez, cette comédie touchante qui mêle rires et pleurs est un premier film sensible]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">Grand Prix du festival de l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez, cette comédie touchante qui mêle rires et pleurs est un premier film sensible très réussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La salle est comble à l&rsquo;UGC Ciné-Cité de la Défense en cette soirée du dimanche 7 avril pour une avant-première qui nous permettra d&rsquo;échanger avec le réalisateur Florent Bernard à la fin du film.</p><div id="citiz-3619031669" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Avant de nous dire adieu</em>« , c&rsquo;est une chanson interprétée par Jeane Manson en 1976. C&rsquo;est un peu l&rsquo;intrigue du film : Sandrine (Charlotte Gainsbourg) annonce à son mari Christophe (José Garcia) qu&rsquo;elle veut divorcer. Enfin, c&rsquo;est d&rsquo;abord à leurs deux adolescents qu&rsquo;elle le confie, un peu maladroitement pendant leur petit déjeuner type &lsquo;Chokapic&rsquo;.  Mis dans la boucle, le mari tente une opération de la dernière chance pour sauver son couple. Il organise un week-end pour tous les quatre, au cours duquel ils vont parcourir en Land Rover des lieux symboliques pour le couple choisis par Christophe. Mais rien ne va vraiment se passer comme il le prévoyait&#8230;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Nous, Les Leroy - Bande-annonce" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/6bR1Uh7gEjI?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet du divorce est abordé sans manichéisme, avec des personnages tout en sensibilité : il n&rsquo;y a pas de fautif pointé du doigt, il y a seulement « <em>l&rsquo;amour à la machine</em> » (Alain Souchon,1994) : « <em>Passez notre amour à la machine, faites le bouillir&#8230; Pour voir si les couleurs d&rsquo;origine peuvent revenir&#8230;</em>« . La machine choisie par Christophe, qui tombe des nues suite à la décision de séparation de sa femme, ce sera un week-end de commémoration familiale dans des lieux fétiches qui retracent son histoire. Est-ce que cela va suffire à réparer une relation de 20 ans qui asphyxie Sandrine par sa routine, l&rsquo;isolement et la pauvreté affective ?<br>La scène introductive est d&#8217;emblée mémorable : elle retrace les premiers moments et l&rsquo;avenir qui se scelle entre Sandrine et Christophe, non pas par la narration mais par des images et des ambiances. Notamment les murs d&rsquo;une chambre bardée de références musicales des années 80, comme les Cure, la pochette de l&rsquo;album « <em>Breakfast in America</em> » de Supertramp ou celle toute verte avec un robot de Queen (« <em>News of the World</em>« ), et plein d&rsquo;autres. Il y a une lumière particulière, un esthétisme que l&rsquo;on retrouvera tout au long du film.<br> Le couple d&rsquo;acteurs vedette est crédible, pourtant ils n&rsquo;ont jamais joué ensemble. Le fait d&rsquo;avoir été associé par Florent Bernard à la réécriture de leurs personnages respectifs joue sans doute. José Garcia capitalise sur son sens du comique et de personnage gauche, parfois désagréable, lourd, et même cassant et colérique.  Il semble louper sa vie car totalement passéiste, pas du tout tourné vers l&rsquo;avenir, dépassé. Charlotte Gainsbourg joue une femme déprimée, avec des pleurs à foison mais soucieuse des autres : elle est prête  à donner beaucoup pour ne pas faire de mal aux enfants ; le divorce qu&rsquo;elle demande la fait culpabiliser vis-à-vis d&rsquo;eux et de son mari. Elle est à la fois sous pression (ingénieusement symbolisé par des cannettes en surpression à chaque fois qu&rsquo;elle les ouvre) et en recherche de tendresse ; elle l&rsquo;exprime, demande à ses enfants la tendresse qui lui manque. Sur cette base, on aurait pu redouter un mélo ou de la sensiblerie.<br>De façon surprenante, c&rsquo;est Charlotte Gainsbourg qui nous offre les scènes les plus comiques, comme des sketchs qui vont faire intervenir différents personnages rencontrés au cours du périple, acteurs humoristes de profession. José Garcia est bien dans son rôle, mais les rouages de son comique sont relativement attendus et « standard ». On apprécie particulièrement le sucré-salé, ou plutôt le doux-amer  qui mélange larmes et tristesse aux « vannes » de Sandrine et situations tragi-comiques qui s&rsquo;enchaînent. Sandrine fait figure de clown triste, touchant. Charlotte Gainsbourg joue de son côté doux et fragile comme sa voix tel un souffle qui se brise dans les moments d&rsquo;émotion. Des moments d&rsquo;amusement et de rire sincère donnent espoir dans sa capacité à retrouver un équilibre, la scène finale semble en jouer.  Le couple des ados fonctionne bien, avec un jeu très naturel. Ils ont l&rsquo;air plus matures que les parents désorientés par la rupture amorcée. On se dit que le divorce est plus banal qu&rsquo;autrefois pour les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Plus philosophes sur la question ?<br>La bande-son,  ce sont les années 80 à l&rsquo;instar des pochettes d&rsquo;album du début, avec Niagara « <em>Quand la ville dort</em> » longuement sur une scène de parking nocturne, voire les années 70 avec une scène de karaoké mémorable à base de « <em>Voici les clés</em> » de Gérard Lenorman.<br>Le film traite de l&rsquo;absence de communication dans le couple et la famille face à l&rsquo;érosion des sentiments, du sentiment de la culpabilité, de l&rsquo;adversité qu&rsquo;il faut surmonter pour la transformer en opportunité ; de l&rsquo;acceptation. Bonne nouvelle : Sandrine retrouve des forces lors des péripéties du voyage. Un signe sur la fin : la dernière cannette qu&rsquo;elle ouvre ne fait pas « pschitt » : le trop-plein de pression commence à retomber. Alors peut-être qu&rsquo;après le roadtrip, le couple et la famille sauront réinventer leur relation, différemment.<br>On espère revoir très vite Charlotte Gainsbourg dans une comédie fine comme celle-ci. On a été ému, touché, mais on n&rsquo;a pas a arrêté de rire. Une sacrée recette, mais aussi une sacrée performance pour la comédienne qui focalise ce mélange de sentiments.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-25.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="656" height="874" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-25.png" alt="" class="wp-image-14579" style="width:244px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-25.png 656w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-25-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 656px) 100vw, 656px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Florent Bernard à l&rsquo;UGC Ciné Cité la Défense, 07 avril 2024</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Florent Bernard, la petite trentaine, nous rejoint dans la salle à la fin du générique. Jean délavé, baskets blanches et casquette de base-ball, la main gauche fixée dans la poche de l&rsquo;imper court ; elle ne sortira que tardivement au moment d&rsquo;une question qui l&rsquo;inspire, avec beaucoup d&rsquo;expression. Avec ses boucles blond vénitien, on ne peut que faire la similitude avec celles de l&rsquo;adolescent Bastien dans le film. Le scénariste réalisateur se livre avec plaisir et dynamisme aux questions des spectateurs, et on a la confirmation des nombreux éléments autobiographiques du film. Oui, il raconte la séparation de ses parents, il y a de lui dans Bastien, sans doute de ses parents dans le couple déchiré, et des lieux de tournage choisis parce que c&rsquo;est chez lui, là où tout s&rsquo;est passé. On apprécie de continuer à rire régulièrement, comme dans le film, avec Florent Bernard qui balance une dose d&rsquo;humour à chaque question ou presque. Simple et touchant, à l&rsquo;image de son film.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="788" height="412" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-14569" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-21.png 788w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-21-300x157.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-21-768x402.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/04/image-21-390x205.png 390w" sizes="auto, (max-width: 788px) 100vw, 788px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo officielle tirée du film avec la famille Leroy en vadrouille</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-17.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="267" height="66" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-17.png" alt="" class="wp-image-14318" style="width:260px;height:auto"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Nous, les Leroy » de Florent Bernard avec Charlotte Gainsbourg, José Garcia, Lily Aubry, Hadrien Heaulmé</strong></em> <em><strong>&#8211; durée 1h43. Sortie : 10/04/2024</strong></em></p>



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