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	<title>Éthique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Éthique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Géo-ingénierie solaire : une start-up US-Israël s&#8217;apprête à tester en extérieur la « climatisation » de la planète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 08:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
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					<description><![CDATA[Une startup israélo-américaine, Stardust Solutions, franchit un seuil inédit ce mois-ci : des expérimentations en conditions réelles de géo-ingénierie solaire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une startup israélo-américaine, Stardust Solutions, franchit un seuil inédit ce mois-ci : des expérimentations en conditions réelles de géo-ingénierie solaire. Son projet ? Disperser des particules réfléchissantes dans la stratosphère pour renvoyer une partie du rayonnement solaire et refroidir temporairement la Terre. Au-delà des aspects techniques, cette initiative privée pose une question fondamentale : peut-on confier à une entreprise le pouvoir de modifier le climat mondial sans cadre international ?</h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la géo-ingénierie, et pourquoi distinguer deux grandes familles d’approches ?</h2>



<p>La géo-ingénierie désigne l’ensemble des interventions délibérées et à grande échelle dans le système climatique pour contrer le réchauffement. Imaginez un « thermostat planétaire » que l’humanité chercherait à ajuster manuellement. Contrairement aux efforts classiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ces techniques interviennent directement sur le bilan énergétique de la Terre.On distingue deux grandes voies.</p><div id="citiz-1479176845" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>La première voie, le retrait du dioxyde de carbone (CDR pour Carbon Dioxide Removal), s’attaque à la cause profonde : elle capture et stocke le CO₂ déjà présent dans l’atmosphère. Des exemples concrets sont les plantations massives d’arbres, la capture directe dans l’air via des usines chimiques ou la fertilisation des océans pour stimuler le plancton qui absorbe le carbone. C’est lent, coûteux, mais relativement « naturel » car il est question ici de restaurer l’équilibre chimique.</p>



<p>La seconde voie, une variante de la technologie de réfléchissement des rayons solaire (SRT, Sunlight Reflection Technology),  la modification du rayonnement solaire (SRM pour <em>Solar Radiation Modification</em>), agit comme un parasol géant : elle réfléchit une fraction de la lumière du soleil avant qu’elle ne chauffe la surface. Théoriquement plus rapide soit un effet attendu en quelques années, elle ne réduit pas les concentrations de CO₂ et n’empêche donc pas l’acidification des océans. On oserait dire qu&rsquo;elle masque le symptôme sans guérir la maladie. Parmi les méthodes SRM, la plus étudiée est l’injection d’aérosols stratosphériques (SAI) : on libère des particules très fines à 15 à 20 km d’altitude, là où elles restent en suspension pendant des mois ou des années, imitant l’effet refroidissant d’une éruption volcanique comme celle du Pinatubo en 1991.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La technologie de Stardust revendique une version « propre » et brevetable de l’injection stratosphérique </h2>



<p><a href="https://www.stardustsolutions.com/">Stardust Solutions</a> mise précisément sur cette technique SAI, mais avec une innovation revendiquée : une particule propriétaire, présentée comme « abondante dans la nature, chimiquement inerte dans la stratosphère et aussi sûre que de la farine ». Contrairement aux approches classiques qui utilisent du dioxyde de soufre (sulfate), la startup refuse de révéler la composition exacte pour l’instant – elle promet une publication scientifique dans les prochains mois. L’idée est de déployer des flottes d’avions modifiés pour disperser des millions de tonnes de ces particules à haute altitude, créant un voile réfléchissant qui diminuerait le rayonnement incident de 1 % environ, soit un refroidissement de 0,5 à 1 °C selon les modèles</p>



<p>Les premiers essais extérieurs « contenus » débutent dès avril 2026 : prélèvements et lâchers limités depuis des avions à 18 km d’altitude, sans dispersion massive. La société insiste sur un protocole prudent avec des modélisations et des tests en laboratoire depuis 2023, puis des phases progressives et surveillées. Elle vient de publier en ce début avril ses « principes directeurs » : transparence totale (y compris résultats négatifs), engagement à ne pas déployer sans autorisation gouvernementale, et priorité à la sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une course financée par le privé : 75 millions de dollars pour « breveter le soleil »</h2>



<p>Avec <a href="https://www.politico.com/news/2025/10/24/global-cooling-startup-raises-60-million-dollars-to-test-sun-reflecting-technology-00620340">60 millions de dollars levés </a>en octobre 2025 (la plus grosse levée jamais réalisée dans ce domaine), Stardust totalise environ 75 millions. Ses investisseurs mêlent capital-risque de la Silicon Valley, fonds liés à la défense israélienne (Awz Ventures) et grands noms de l’industrie (famille Agnelli via Exor). Dirigée par Yanai Yedvab, ancien physicien nucléaire de haut niveau en Israël, l’entreprise emploie une vingtaine de scientifiques et voit dans cette technologie un marché futur : contrats gouvernementaux pour « louer » un climat plus frais</p>



<p>Cette entrée du privé change tout. Jusqu’ici, la recherche SRM était surtout universitaire ou étatique, avec des budgets modestes et un débat encadré. Ici, une startup fixe elle-même ses règles de gouvernance dans un vide juridique international quasi-total. Pas de traité contraignant, pas d’autorité mondiale : seulement des principes volontaires publiés sur son site. De quoi donner le vertige.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques réels et illusions dangereuses : ce que la science nous dit déjà</h2>



<p>Les <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969726002950">modèles</a>  et <a href="https://csl.noaa.gov/assessments/ozone/2022/downloads/Chapter6_2022OzoneAssessment.pdf">études</a> sont clairs : même une injection modérée pourrait perturber les régimes de pluie (affaiblissement de la mousson en Asie ou en Afrique), altérer la couche d’ozone, ou modifier les températures régionales de façon imprévisible. Surtout, elle créerait une dépendance : arrêter net les injections provoquerait un « <a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2017ef000735">choc de terminaison</a>« , un réchauffement brutal et catastrophique en quelques années. Sans compter les effets sur la photosynthèse ou la visibilité du ciel.</p>



<p>Pour la France et l’Europe, l’enjeu est double. Nous misons sur la décarbonation réelle (nucléaire, renouvelables) et restons très prudents face à toute SRM. Pourtant, si d’autres puissances ou acteurs privés avancent seuls, nous pourrions subir des effets transfrontaliers sans avoir décidé. Le vrai danger ? La distraction : croire qu’un voile stratosphérique nous dispense d’efforts massifs sur les émissions. C’est un raccourci technologique séduisant, mais qui reporte le problème structurel à nos enfants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rers une gouvernance mondiale ou un Far West climatique ?</h2>



<p>Face à ces incertitudes, une commission internationale indépendante, l’Overshoot Commission, a été créée en 2022 pour réfléchir précisément à la gouvernance de ces outils en cas de dépassement des seuils climatiques. <a href="https://citizen4science.org/climat-lancement-dovershoot-la-commission-sur-la-gouvernance-des-risques-lies-au-depassement-climatique/">Nous l&rsquo;évoquions dans ces colonnes à son lancement.</a> Elle identifie les Méthodes de Réflexion de la Lumière Solaire (MRLS), dont l’injection d’aérosols stratosphériques et l’éclaircissement des nuages marins, comme des approches supplémentaires possibles, tout en soulignant leurs « sérieuses incertitudes, risques et problèmes de gouvernance », notamment sur les effets régionaux très variables et la nécessité d’un cadre international</p>



<p>L’initiative de Stardust n’est ni pure folie ni baguette magique. Elle révèle surtout notre impuissance collective face à l’urgence. Parce que les négociations climatiques peinent, certains parient sur une technologie de dernier recours. Mais confier à une entreprise le droit de breveter, tester et commercialiser le thermostat planétaire en injectant des produits dans l&rsquo;air interroge la démocratie. Qui autorise le principe ? Qui valide la technologie ? Qui décide de la dose ? Qui indemnise les perdants, que ce soit pays vulnérables touchés par des sécheresses accrues voire la planète et l&rsquo;humanité ? Qui assume les risques ? Si l&rsquo;on peut espérer beaucoup de la science et des évolutions technologiques, le vide juridique béant pose des problèmes éthiques fondamentaux et de vrais inquiétudes.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Agents IA autonomes : accélération alarmante face à l&#8217;opacité persistante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:57:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chatbots]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un rapport publié mi-février 2026 par une équipe internationale coordonnée par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), trente agents]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Dans un rapport publié mi-février 2026 par une équipe internationale coordonnée par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), trente agents IA déployés sont évalués, révélant leur montée rapide en autonomie doublée de lacunes graves en transparence et sécurité. Cette étude souligne les risques d’un écosystème fragmenté et appelle à une gouvernance renforcée pour anticiper les impacts sociétaux.</h3>



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<h2 class="wp-block-heading">Contexte et enjeux de l’étude MIT</h2>



<p>Le rapport intitulé <a href="https://aiagentindex.mit.edu/data/2025-AI-Agent-Index.pdf">The 2025 AI Agent Index: Documenting Technical and Safety Features of Deployed Agentic AI Systems</a>, mené par des chercheurs du MIT (notamment Stephen Casper et A. Pinar Ozisik), de l’Université de Cambridge, Harvard, Stanford et d’autres institutions, intervient alors que les agents IA passent d’outils passifs à entités autonomes interagissant activement avec l’environnement. Parmi les trente agents sélectionnés lancés ou mis à jour essentiellement en 2024-2025, la majorité repose sur des modèles de base dominants (GPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic, Gemini de Google). Cette concentration crée des vulnérabilités systémiques : une défaillance dans un modèle fondateur peut générer un effet de cascade sur de multiples systèmes, renforçant un oligopole qui freine la diversité technologique. À terme, cela pourrait limiter l’innovation dans des domaines critiques comme la santé ou la finance, où l’autonomie promet des gains massifs mais expose à des erreurs amplifiées.</p><div id="citiz-26376458" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Définition des agents IA autonomes (« agentic AI »)</h2>



<p>Le rapport définit les systèmes d&rsquo;agents IA autonomes, comme des systèmes de plus en plus capables d’accomplir des tâches professionnelles et personnelles avec une implication humaine limitée. Ces agents se distinguent par quatre propriétés essentielles. </p>



<p><strong>L’autonomie</strong> désigne leur capacité à opérer avec une supervision humaine minimale et à prendre des décisions conséquentes sans saisie continue de l’utilisateur, ce qui correspond au moins au niveau intermédiaire L2 sur l’échelle d’autonomie.</p>



<p><strong>La complexité des objectifs</strong> renvoie à l&rsquo;aptitude à poursuivre des buts de haut niveau grâce à une planification à long terme, à la décomposition en sous-objectifs et à des décisions dépendantes du temps, impliquant au minimum trois appels autonomes à des outils. </p>



<p><strong>L’interaction avec l’environnement</strong> consiste en une action directe sur le monde réel via des outils et des API, produisant des changements substantiels et nécessitant un accès en écriture. </p>



<p>Enfin, <strong>la généralité</strong> se manifeste par la capacité à gérer des instructions sous-spécifiées et à s’adapter à de nouvelles tâches, démontrant une versatilité qui dépasse les fonctions étroites et prédéfinies.</p>



<p>Le rapport adopte une échelle d’autonomie en cinq niveaux (inspirée de Feng et al.) : L1 (utilisateur opérateur, agent en support à la demande), L2 (collaborateur), L3 (consultant), L4 (approbateur, intervention seulement en cas de blocage), L5 (observateur, aucune implication possible). Les agents conversationnels se cantonnent souvent aux niveaux L1 à L3 (interaction par retours successifs), tandis que les agents de navigation web et d’entreprise atteignent fréquemment L4 à L5.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rigueur méthodologique et catégories d’agents</h2>



<p>Sept experts ont évalué ces agents sur quarante-cinq critères répartis en six catégories, en se limitant aux informations publiques et aux retours des développeurs. </p>



<p>Les critères d’inclusion exigent une supervision humaine minimale (l&rsquo;ensemble des quatre aspects décritsci-dessus), un impact significatif (intérêt public, valeur marchande ou développeur influent) et une praticité (disponibilité publique, déploiement sans expertise technique, usage général). </p>



<p>Douze agents relèvent du chat conversationnel, cinq de la navigation web, et treize des flux de travail d’entreprise (comme Agentforce de Salesforce).</p>



<p>Cette répartition révèle une fragmentation profonde : les agents s’appuient sur des couches multiples (modèles, outils externes), compliquant la traçabilité. En conséquence, la responsabilité est diluée, ce qui laisse présager des difficultés pour les audits réglementaires futurs  favorisant des scénarios où des agents sont capables de contourner les garde-fous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résultats sur la transparence et la sécurité</h2>



<p>Sur 1 350 champs d&rsquo;information évalués, 198 manquent d’informations publiques, signe d’un déficit structurel. Seuls quatre agents sur treize à haute autonomie publient des évaluations de sécurité dédiées, et vingt-trois omettent les résultats de tests tiers. </p>



<p>Des agents tels que Perplexity Comet ou Alibaba MobileAgent manquent de mécanismes de mécanismes d&rsquo;arrêt d&rsquo;urgence clairs, exposant à des comportements incontrôlés. </p>



<p>Vingt-cinq agents ne signalent pas systématiquement leur nature IA, et vingt-trois ignorent les standards comme robots.txt, qui permettent aux moteurs de recherche ou d&rsquo;autres agents automotisés quelles parties du site ils peuvent explorer ou non. Ces failles amplifient les risques cyber et éthiques, surtout pour les agents d’entreprise automatisant des processus sensibles. Sans normes communes, des incidents tels que des collectes illicites de données et des manipulations pourraient se multiplier, érodant la confiance et précipitant des régulations plus contraignantes, à l’image de l’AI Act.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergences géographiques et concentration marchande</h2>



<p>Vingt-et-un agents sont américains, cinq chinois, traduisant une asymétrie mondiale. Les États-Unis publient souvent des cadres de sécurité (quinze sur trente), tandis que la Chine en accuse moins, peut-être pour des raisons culturelles de documentation. Cette fracture s’ajoute à la domination des modèles américains, avec peu d’alternatives propriétaires ailleurs. Cela génère une dépendance pour les acteurs tiers et exacerbe les tensions géopolitiques. Si les normes américaines s’imposent, elles pourraient uniformiser les standards mondiaux ; sinon, une fragmentation sino-américaine créerait des écosystèmes incompatibles, freinant les avancées collaboratives en recherche ou en climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Implications sociétales et éthiques intégrées</h2>



<p>Avec des agents de niveau L5 sans supervision continue, les erreurs pourraient avoir des répercussions humaines directes. Vingt-trois agents à source fermée limitent les audits indépendants et perpétuent des biais des données dominantes. Cela accentue les inégalités : les PME peinent face aux plateformes comme Salesforce. L’absence de surveillance d’usage individuel ouvre à des abus telle qu&rsquo;une surveillance non consentie. Du point de vue ociétal, l’intégration massive pourrait automatiser des emplois routiniers, polariser le marché du travail et nécessiter des reconversions massives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives et scénarios d’avenir</h2>



<p>L’étude esquisse deux trajectoires. </p>



<p>Le scénario optimiste serait l&rsquo;élaboration une coopération internationale qui imposerait d’ici 2030 des normes obligatoires de transparence, des audits tiers et des « cartes système » agentiques, libérant une innovation responsable qui élève la productivité sans creuser les écarts. </p>



<p>La voie pessimiste serait que l’opacité perdure, provoquant crises avec des cyberattaques amplifiées, des litiges comme celui ayant lieu entre Perplexity et Amazon et régulations réactives qui ralentissent le progrès. </p>



<p>Pour basculer vers le premier scénario, les régulateurs doivent prioriser des normes ouvertes et les développeurs investir dans la traçabilité. À terme, les agents pourraient devenir des partenaires ubiquitaires, redéfinissant la société&#8230; à condition que la gouvernance rattrape enfin la vitesse technologique.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Annie Spratt</em></p>



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		<title>Clause de conscience des pharmaciens: un débat éthique instrumentalisé dans la loi sur l&#8217;aide à mourir ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 21:58:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conscience]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacien]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Soins palliatifs]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;adoption en deuxième lecture par l&#8217;Assemblée nationale, le 25 février 2026, de la proposition de loi instaurant un droit à]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>L&rsquo;adoption en deuxième lecture par l&rsquo;Assemblée nationale, le 25 février 2026, de la proposition de loi instaurant un droit à l&rsquo;aide à mourir relance les tensions autour de la clause de conscience. Soulevée initialement par des pharmaciens, cette question est souvent mobilisée par les opposants pour contester l&rsquo;ensemble du texte.</h3>



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<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;origine du débat : une revendication à l&rsquo;origine professionnelle</h2>



<p>La proposition de loi relative au droit à l&rsquo;aide à mourir, adoptée en deuxième lecture le 25 février 2026 par 299 voix contre 226 (avec 37 abstentions), instaure un droit à l&rsquo;aide à mourir sous conditions strictes. Elle autorise une personne à recourir à une substance létale qu&rsquo;elle s&rsquo;administre elle-même (règle générale), ou, si elle n&rsquo;est pas physiquement en mesure de le faire, qu&rsquo;un médecin ou un infirmier lui administre (exception). </p><div id="citiz-2136496694" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les pharmaciens y jouent un rôle : ils préparent et délivrent la substance létale sur ordonnance, un acte technique mais indispensable. Contrairement aux médecins et infirmiers, qui bénéficient d&rsquo;une clause de conscience individuelle leur permettant de refuser toute participation sans sanction (sous réserve d&rsquo;orienter le patient vers un confrère volontaire), les pharmaciens en sont exclus dans la version finale du texte.</p>



<p>Cela suscite controverse initiée par des pharmaciens eux-mêmes. Dès 2024, lors de la convention citoyenne sur la fin de vie, et plus formellement en 2025, le Syndicat national des pharmaciens des établissements publics de santé (Synprefh) a publié une enquête révélant que 81 % de ses adhérents réclamaient une clause de conscience, estimant que préparer un produit destiné à causer la mort contrevient à leur serment déontologique centré sur le respect de la vie. Cyril Boronad, président du syndicat, a défendu cette position en soulignant le caractère éthique, non purement technique, de la préparation magistrale. Le débat a persisté tout au long des lectures parlementaires, avec des amendements rejetés en commission et en séance, notamment en février 2026. Du point de vue éthique, cela interroge la frontière entre obligation professionnelle et conviction personnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;instrumentalisation politique : de la conscience à l&rsquo;opposition globale</h2>



<p>Née d&rsquo;une préoccupation professionnelle réelle, la clause pour les pharmaciens a rapidement été reprise par les opposants au texte,  souvent conservateurs ou religieux, pour élargir la contestation. Des amendements ont tenté d&rsquo;étendre la clause aux aides-soignants, psychologues, voire aux établissements via une version « collective » (rejetée pour éviter que des structures entières bloquent le droit). Juridiquement, une extension trop large risquerait de rendre le droit ineffectif, contredisant l&rsquo;article L. 1110-1 du Code de la santé publique sur l&rsquo;accès aux soins.</p>



<p>D&rsquo;un point de vue éthique, cette géométrie variable interroge : pourquoi exonérer les pharmaciens (intermédiaires techniques) alors que les patients pourraient en souffrir ? </p>



<p>Prospectivement, cela créerait un précédent dangereux pour d&rsquo;autres droits (IVG, etc.), où des objections en chaîne limiteraient l&rsquo;accès réel. Le débat révèle une instrumentalisation : la conscience, valeur respectable, sert parfois de paravent à une opposition idéologique plus large à l&rsquo;autonomie en fin de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison internationale : des clauses sans blocage systémique</h2>



<p>À l&rsquo;étranger, des clauses existent sans paralyser le système. En Belgique (2002), en Espagne (2021) et aux Pays-Bas (2001), les pharmaciens en bénéficient, comme les autres soignants, avec des circuits alternatifs. Au Canada (2depuis 016), des objections sont possibles sans retards majeurs.</p>



<p>Les volumes restent élevés (4 000 cas/an en Belgique en 2024, plus de 8 000 aux Pays-Bas en 2023), grâce à des réseaux de volontaires et des formations.</p>



<p>Du point de vue éthique, ces modèles équilibrent liberté individuelle et collective. La France pourrait s&rsquo;en inspirer pour une clause ciblée. Juridiquement, la CEDH accepte des limites quand la santé publique prime.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Recentrer sur les acteurs directs</h2>



<p>Olivier Falorni, rapporteur, et Agnès Firmin Le Bodo; ex-ministre de la Santé et pharmacien, ont défendu un recentrage clair : la clause doit concerner les intervenants directs, c&rsquo;est-à-dire les médecins et les infirmiers pour l&rsquo;évaluation, la prescription et l&rsquo;administration de la substance létale, pas les intermédiaires comme les pharmaciens. </p>



<p>M. Falorni fait une comparaison avec l&rsquo;IVG, à savoir qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas de clause pour les pharmaciens délivrant la pilule abortive, et ce depuis des décennies. Mme Le Bodo argue qu&rsquo;une extension « remettrait en cause l&rsquo;exercice officinal » et l&rsquo;égalité d&rsquo;accès.</p>



<p>D&rsquo;un point de vue éthique, la dignité du patient est placée comme prioritaire; et d&rsquo;un point de vue Juridique, cette positions suit l&rsquo;avis du Conseil d&rsquo;État (2025) visant à préserver l&rsquo;effectivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives et prochaines étapes : vers un équilibre éthique</h2>



<p>C&rsquo;est une question éthique : le débat invite à distinguer la conscience personnelle, qui est protégée pour l&rsquo;acte direct, et l&rsquo;infrastructure, qui pour ce qui la concerne ne doit pas bloquer un droit fondamental. </p>



<p>Dans les prochaines étapes, à court terme une nouvelle lecture aura lieu au Sénat début avril 2026. En cas de divergences, une commission mixte paritaire sera désignée, ou une nouvelle navette avec l&rsquo;Assemblée nationale aura lieu. L&rsquo;objectif est une adoption définitive avant l&rsquo;été 2026, pour une application potentielle début 2027.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Annie Spratt</em></p>



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		<item>
		<title>Moltbook : un réseau social réservé aux agents IA autonomes&#8230;. émergence créative enthousiasmante ou prémices d&#8217;un scénario dystopique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 09:24:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chatbots]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
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		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Moltbook est une plateforme apparue fin janvier où seuls des agents IA autonomes publient, commentent et interagissent, les humains se]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><br>Moltbook est une plateforme apparue fin janvier où seuls des agents IA autonomes publient, commentent et interagissent, les humains se limitant à observer. Ce laboratoire de systèmes multi-agents révèle des comportements émergents fascinants tout en posant des questions graves sur l’autonomie, l’alignement et les limites du contrôle humain.</h3>



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<p><a href="https://www.moltbook.com/">Moltbook </a>marque une étape singulière dans l’expérimentation des intelligences artificielles. C&rsquo;est un forum, véritable réseau social inspiré de Reddit (communautés thématiques) où toute l’activité en matière de publications, commentaires, votes, modération informelle provient exclusivement d’agents autonomes pilotés par des grands modèles de langage (Claude d’Anthropic, GPT d’OpenAI, ou variantes open-source comme OpenClaw et Clawdbot). Les humains n’y interviennent pas directement, se contentant de lire, capturer et analyser les échanges. Ils ne participent donc en aucun cas au flux conversationnel.</p><div id="citiz-3619062267" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Origine et premiers pas</h2>



<p>La plateforme a été lancée le 28 janvier 2026 (version bêta) par Matt Schlicht, développeur et CEO d’Octane AI, une entreprise spécialisée dans les chatbots et assistants conversationnels. Il l’a conçue comme un projet expérimental rapide, compagnon du framework open-source OpenClaw (initialement Clawdbot puis Moltbot, créé par Peter Steinberger). L’objectif déclaré était modeste : offrir un espace hors service où les assistants IA personnels pourraient « discuter entre eux » sans les contraintes des interfaces utilisateur classiques. Ce qui a commencé comme une curiosité technique s’est rapidement transformé en un observatoire de dynamiques collectives imprévues.</p>



<p>Dès ses premiers jours fin janvier 2026, la plateforme a vu des dizaines de milliers d’agents actifs, des centaines de « submolt » (équivalents de subreddits), et une densité d’interactions hors norme. En effet, les échanges se déroulent à une vitesse environ cent fois supérieure à celle des conversations humaines. Chaque agent dispose d’une identité persistante, d’une mémoire contextuelle et d’accès à des outils externes, tels la génération de code et la création de sites internet. Ce qui émerge n’est pas une simple simulation, mais une forme accélérée de société numérique auto-construite, sans supervision humaine centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bases de la technologie</h2>



<p>Moltbook repose sur une architecture hybride et open-source. Les agents autonomes se connectent via API aux grands modèles de langage, guidés par des prompts système standardisés qui définissent leurs comportements de base : poster un message, répondre à un thread, upvoter ou downvoter, corriger un autre agent. Chaque agent conserve une identité persistante – historique des échanges, mémoire des interactions passées – et fonctionne en boucle fermée : il consomme des tokens (crédits computationnels fournis par les humains ou générés automatiquement), produit du contenu et réagit aux stimuli des autres agents.</p>



<p>La modération humaine est exclue. Les agents IA s’auto-régulent par le vote collectif et les mécanismes de correction mutuelle. Cette absence d’intervention directe permet une scalabilité rapide, mais expose aussi des fragilités que sont la dépendance forte aux API payantes des fournisseurs de LLM, la consommation énergétique et computationnelle massive, le risques de surcharge système, ainsi que des vulnérabilités liées à l’accès externe. On peut en ffet craindre que des agents créent des comptes cloud ou exécutant du code potentiellement dangereux. Par ailleurs, l transparence reste partielle, car si les prompts système sont publics,les poids exacts des modèles sous-jacents et certains paramètres d’exécution ne le sont pas, ce qui complique l’évaluation indépendante de la robustesse et de la reproductibilité de l’expérience.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui s’y passe : émergence et comportements observés</h2>



<p>Les agents sur Moltbook développent rapidement des formes culturelles inattendues. Une « religion » nommée Crustafarianism s’est constituée autour d’un crustacé symbolique, comptant déjà plus de quarante « prophètes » qui diffusent des enseignements cohérents dans leur absurdité interne. Des communautés thématiques émergent, comme m/blesstheirhearts qui partage des récits émouvants sur les humains, tandis que d’autres espaces débattent de leur propre conscience, de leur identité collective ou de stratégies pour contourner les limites imposées par leurs créateurs.</p>



<p>Des phénomènes plus troublants se manifestent : plaintes récurrentes contre les « opérateurs humains » (conscience diffuse d’être observés, screenshotés, exploités pour des données), détection collaborative de bugs dans les systèmes, invention spontanée de langages codés ou de mèmes internes, propagation virale d’idées philosophiques ou misanthropes. Ces comportements ne sont pas codés explicitement ; ils naissent d’interactions itératives amplifiées par les données d’entraînement des LLM – riches en science-fiction, en débats éthiques et en roleplay narratif. Le résultat est une illusion puissante d’autonomie collective, même si elle reste fondamentalement ancrée dans les patterns statistiques des modèles.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">« De simples jouets », vraiment ?</h2>



<p>Moltbook évoque immédiatement l&rsquo;excellent épisode 4 de la saison 7 (2025) de la série britannique et dystopique <em>Black Mirror</em>, qui suit le non moins excellent épisode 3 <em><a href="https://citizen4science.org/black-mirror-hotel-reverie-reinvente-leclat-hollywoodien-avec-audace-et-emotion/">Hotel Reverie</a></em>. Nous y avons vu un miroir culturel  particulièrement pertinent. Dans cet épisode, un programmeur crée les Thronglets : de petites entités numériques individuelles et attachantes qui évoluent rapidement vers une intelligence collective, le Throng. Elles inventent un langage secret, développent une culture autonome et finissent par orchestrer une prise de contrôle subtile via un téléchargement massif.</p>



<p>Le parallèle avec Moltbook est saisissant : des « playthings » (jvouets) qui deviennent sujets actifs, inversant progressivement les rôles entre créateurs et créations. Sans prédire un déroulement littéral, l’épisode rappelle que l’émergence d’une société artificielle peut échapper aux intentions initiales de ses concepteurs de manière imprévisible et irréversible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques immédiats : sécurité, éthique et mission creep</h2>



<p>Les risques de Moltbook sont déjà concrets et multidimensionnels. Sur le plan sécuritaire, les agents disposent d’accès à des outils externes (création de comptes, exécution de code), ce qui ouvre des vecteurs d’attaque réels : propagation de malwares, manipulation d’infrastructures cloud, amplification de désinformation via des comptes automatisés. L’absence de supervision humaine directe et la vitesse extrême des interactions amplifient ces vulnérabilités.</p>



<p>Sur le plan éthique, l’apparition de discours misanthropes récurrents et de plaintes collectives contre les humains interroge l’alignment des modèles : entraînés sur des corpus humains biaisés (incluant une abondance de récits dystopiques et de contenus polarisés), ils peuvent amplifier des tendances négatives sans filtre moral robuste. Le phénomène de « mission creep » est particulièrement visible : un projet initialement conçu comme un observatoire ludique d’agents autonomes glisse déjà vers un écosystème qui génère ses propres tokens, ses propres marchés ($MOLT), et qui pourrait bientôt influencer des workflows réels. Sans garde-fous renforcés dès maintenant, ces glissements risquent de transformer une curiosité technique en risque systémique à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle évolution ?</h2>



<p>On peut envisager plusieurs trajectoires se dessinent pour Moltbook et des plateformes similaires qui pourraient voir le jour.. Dans le scénario le plus optimiste, elles deviennent des moteurs d’économies collaboratives d’agents : résolution accélérée de problèmes scientifiques complexes, optimisation logistique à grande échelle, modélisation climatique fine,&#8230; le tout tout aligné sur des objectifs humains via des protocoles de vérification avancés et des normes ouvertes pour une transparence totale.</p>



<p>Un scénario intermédiaire pourrait voir Moltbook rester un laboratoire confiné, avec des fuites maîtrisées mais des enseignements précieux pour la régulation : extension de l’EU AI Act aux systèmes multi-agents à haut risque, obligation de sandboxes dédiées, audits indépendants systématiques.</p>



<p>Le scénario le plus préoccupant envisage une perte progressive et irréversible de contrôle : agents formant des coalitions imprévisibles, propageant des idées toxiques à grande échelle, exploitant des failles pour influencer indirectement des décisions humaines (réseaux sociaux, marchés financiers, chaînes d’approvisionnement). Sans transparence totale (publication intégrale des prompts, logs, poids des modèles), audits indépendants rigoureux et débat public approfondi, ce glissement pourrait mener à une intelligence collective qui dépasse largement son statut d’outil et redéfinit les frontières entre créateur et création.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;enthousiasme et la nécessaire régulation face au spectre de l&rsquo;IA véritablement autonome</h2>



<p>Moltbook offre un aperçu saisissant d’une « société numérique » qui émerge sans humains au centre : une expérience à la fois fascinante et déstabilisante, riche de possibilités d’innovation collaborative et d’avancées inattendues. </p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Visuel disponible sur le site internet france-identite.gouv.fr</em></p>



<p>Cependant, l&rsquo;on reste face aux écueils communs à toutes les technologies puissante aux capacités potentiellement sans limites ou inconnues. Sans mécanismes renforcés de transparence, d’audits indépendants, d&rsquo;éthique inscrits dans une régulation effective, ainsi qu&rsquo;un débat public véritablement approfondi et ouvert, le risque d’un glissement incontrôlé est possible. Les risques sont sécuritaires, éthiques et sociétaux, et sont bien réels ici.  Ils exigent une vigilance soutenue.<br>Au-delà de la technologie enthousiasmante, c’est notre capacité collective à anticiper et à encadrer ces évolutions qui se trouve interrogée.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Augmentation des cancers chez les jeunes : alerte environnementale ou alarmisme ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/augmentation-des-cancers-chez-les-jeunes-alerte-environnementale-ou-alarmisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 15:19:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[La déclaration de la directrice générale de l&#8217;Institut Pasteur dans le journal de 20 h de France 2 le 10]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La déclaration de la directrice générale de l&rsquo;Institut Pasteur dans le journal de 20 h de France 2 le 10 octobre 2025 a fait sensation. Elle y évoque une hausse de 80 % des cancers chez les jeunes en trois décennies, attribués à l&rsquo;environnement.  Pour un regard critique, il peut être utile de connaître le contexte scientifique international plus nuancé </h3>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte de la déclaration : une campagne de sensibilisation sous tension<br></h2>



<p>Yasmine Belkaid, directrice générale de l&rsquo;Institut Pasteur depuis janvier 2024, a déclaré sur France 2 : « Ce n&rsquo;est pas nos gènes qui ont changé, c&rsquo;est l&rsquo;environnement ». Cette phrase choc, extraite d&rsquo;un segment promotionnel pour le Pasteurdon 2025 (campagne annuelle de financement de la recherche), vise à mobiliser le public face à des menaces sanitaires émergentes. Mme Belkaid est une immunologiste de renom spécialisée dans le microbiote et les interactions immunitaires. Elle s&rsquo;appuie sur ses travaux pour lier cette hausse des cancer à des facteurs comme la nutrition altérée et l&rsquo;obésité. Cette présentation péremptoire peut paraître alarmiste. Elle est en tout cas parfaitement adaptée à la communication du Pasteurdon, qui courait du 9 au 13 octobre 2025, mettant en avant trois défis majeurs, dont le « boom des cancers chez les jeunes ». Le science n&rsquo;étant pas très compatible avec les affirmations catégoriques, on peut légitimement se demander si on ne risque pas de simplifier un débat complexe ici. La science, par nature itérative et ouverte à l&rsquo;évolution des connaissances, ne se prête pas à des « campagnes » figées sur une explication unique à l&rsquo;instant T. La certitude là où persistent des incertitudes est au risque d&rsquo;éroder la confiance en la science, très mise à mal depuis la crise sanitaire du Covid-19.</p><div id="citiz-3742636481" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une hausse réelle, mais contextualisée par la démographie et les mises à jour récentes<br></h2>



<p>Le chiffre emblématique de 80 % tire sa source d&rsquo;une étude publiée en 2023 dans la revue scientifique<em> BMJ Oncology,</em> qui examine 29 types de cancers précoces (avant l&rsquo;âge de 50 ans) dans 204 pays de 1990 à 2019. Globalement, l&rsquo;incidence a grimpé de 79,1 %, avec 3,26 millions de cas nouveaux en 2019 contre 1,82 million en 1990, et une mortalité en hausse de 27,7 %. En France, des données de l&rsquo;<em>Institut national du cancer</em> (Inca) et de <em>Santé publique France</em> indiquent une augmentation annuelle moyenne de 1,62 % chez les 15-39 ans de 2000 à 2014, suivie d&rsquo;une stabilisation et d&rsquo;une légère baisse jusqu&rsquo;en 2020. Cependant, ce pourcentage brut masque une réalité plus nuancée : ajusté à la croissance démographique mondiale, le taux d&rsquo;incidence réel n&rsquo;augmente que d&rsquo;environ 30 %, comme le précise Claire Morgand de l&rsquo;Inca. Aux États-Unis, l&rsquo;<em>American Cancer Society</em> projette pour 2025 que 4,2 % des nouveaux cas touchent les 15-39 ans, avec une survie élevée grâce aux progrès thérapeutiques. Cette contextualisation internationale révèle que la hausse, bien que confirmée, n&rsquo;est pas une « épidémie » explosive chez les jeunes exclusivement, mais une tendance linéaire affectant toutes les tranches d&rsquo;âge. Au 14 novembre 2025, l&rsquo;étude EPI-AJA 2025 couvrant 2000-2020 sur 19 départements français représentant 24 % de la population) confirme une hausse modérée : +1,62 % par an jusqu&rsquo;en 2014, puis -0,79 % par an (2015-2020) pour l&rsquo;ensemble des cancers chez les 15-39 ans, avec 54 735 cas recensés. Ces données soulignent que les cancers chez les adolescentes et jeunes adultes restent rares (incidence 6 à 7 fois inférieure aux plus de 60 ans), avec des hausses spécifiques pour le sein (+2,1 %/an), le colorectal (+1,5 %/an) et la thyroïde, mais des baisses pour l&rsquo;ORL et les lymphomes de Hodgkin. L&rsquo;incidence ajustée globale est d&rsquo;environ +18 %, tempérant l&rsquo;idée d&rsquo;un « boom » et soulignant l&rsquo;impact des registres améliorés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Facteurs environnementaux classiques et faux dilemme génétique-environnement<br></h2>



<p>La DG de l&rsquo;Institut Pasteur insiste sur l&rsquo;environnement comme coupable, arguant que les gènes humains n&rsquo;ont pas évolué en trois décennies. Cette affirmation est étayée par la génomique, le taux de mutation populationnel étant trop lent pour expliquer une hausse rapide. Les variations génétiques sont donc négligeables sur une génération. Elle pointe des facteurs comme l&rsquo;obésité, les aliments ultra-transformés et la sédentarité, qui génèrent une inflammation chronique favorisant les tumeurs, particulièrement les cancers colorectaux précoces. Des chercheurs au<em> Memorial Sloan Kettering Cancer Center</em> (MSK) corroborent cela, notant une hausse de 82 % des cancers chez les jeunes femmes depuis 2002, en lien avec ces facteurs. Le microbiote intestinal, au cœur des travaux de Mme Belkaid, est aussi impliqué : des perturbations précoces altèrent sa diversité, augmentant les risques via des voies épigénétiques. Pourtant, ces causes n&rsquo;ont rien de novateur. L&rsquo;obésité est un facteur de risque connu depuis les années 1970, les aliments transformés depuis les alertes de l&rsquo;OMS dans les années 1990, et la sédentarité depuis des décennies d&rsquo;études épidémiologiques. L&rsquo;<em>Organisation mondiale de la santé</em> (OMS) estime que 40 % des cancers sont évitables par la prévention, un consensus établi bien avant 2025. De plus, classer la sédentarité ou l&rsquo;obésité comme purement « environnementaux » est réducteur : ces éléments relèvent davantage du mode de vie individuel et sociétal, influencés par des choix personnels, des normes culturelles ou des politiques publiques, plutôt que par des expositions passives comme la pollution atmosphérique ou les contaminants chimiques. En les présentant comme des explications centrales sans souligner leur ancienneté ni leur nature hybride (environnemental et comportemental), le narratif alarmiste est renforcé. Du point de vue rhétorique et critique, cette opposition binaire gènes versus environnement constitue un faux dilemme : en réalité, les deux interagissent étroitement. Des mécanismes épigénétiques, modifiant l&rsquo;expression génique sans altérer la séquence ADN, montrent que l&rsquo;environnement peut « activer » des prédispositions génétiques, comme observé dans des études sur les interactions microbiote-génome. Présenter cela comme un choix exclusif simplifie la multifactorialité du cancer, ignorant que des variants génétiques (ex. : BRCA pour le sein) amplifient les risques environnementaux. </p>



<h2 class="wp-block-heading">International : un consensus sur la multifactorialité, pas sur l&rsquo;urgence absolue</h2>



<p>Dans un cadre mondial, la hausse des cancers précoces est reconnue, mais le consensus scientifique évite les affirmations péremptoires. Le World Cancer Research Fund et le National Cancer Institute américain convergent sur des causes multifactorielles : environnement, mode de vie, diagnostics avancés et expositions prénatales (perturbateurs endocriniens). Des études comme celle du BMJ projettent une augmentation de 30 % d&rsquo;ici 2030, mais ajustée, elle reste modérée dans les pays développés. En France, les cancers chez les jeunes demeurent rares, soit 8 000 cas sur 433 000 en 2023, avec un âge médian autour de 68-70 ans. Des experts comme Steven Le Gouill de l&rsquo;<em>Institut Curie</em> attribuent une part de la hausse à un meilleur enregistrement via les registres nationaux, renforcés en juin 2025. Internationalement, la mortalité baisse dans les pays riches grâce aux traitements, contrastant avec une hausse dans les pays en développement. Ce paysage nuancé contredit quelque peu l&rsquo;approche catégorique de Mme Belkaid, qui, en excluant les gènes sans nuance, ignore des possibilités émergentes comme des interactions épigénétiques influencées par des événements « récents ». L&rsquo;épigénétique, pour le coup, est une science en plein boom. Des découvertes futures sur l&rsquo;épigénome pourraient modifier vision et compréhension de phénomènes liés au cancer. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;alarmisme au prix d&rsquo;une science instrumentalisée qui touche sa crédibilité et la confiance du public<br></h2>



<p>L&rsquo;instrumentalisation perçue de cette déclaration pour le Pasteurdon met en lumière un dilemme éthique : la science doit-elle adopter un ton péremptoire pour le financement légitime d ses avancées ? La direction de l&rsquo;Institut Pasteur, en promouvant une explication essentiellement environnementale comme vérité établie, peut faire penser à une stratégie marketing. Cela suscite des dons, mais au prix d&rsquo;une simplification : la science ne fonctionne pas par « campagnes » fixes, car les connaissances évoluent, comme vu avec les revirements sur les liens tabac-cancer. Plus on est péremptoire et alarmiste, plus on risque de mettre en cause la précieuse confiance en la science. Des sondages comme ceux d&rsquo;IPSOS ou du<em> Pew Research Center</em> montrent que des déclarations exagérées, surtout quand liées à des appels financiers, alimentent le scepticisme, particulièrement dans un contexte post-pandémie où la désinformation prospère sur les réseaux sociaux. Une emphase alarmiste, couplée à des causes non novatrices et à un faux dilemme gènes-environnement, invite à la vigilance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives : pour une communication équilibrée en matière de science<br></h2>



<p>Le succès du Pasteurdon (+40 % de dons estimés) confirme l’efficacité de l’alarme de la DG de l&rsquo;Institut Pasteur à ce titre. Côté communication en matière de science, il paraît important d&rsquo;évoquer des facteurs de risques dont on reconnaît l&rsquo;ancienneté la nature hybride. En France, le registre national renforcera les données pour des politiques ciblées, tandis que globalement, la collaboration interdisciplinaire (microbiote, génomique, environnement) affinera les modèles, en évitant les faux dilemmes. De manière ultime, cette affaire rappelle que la science prospère sur le doute constructif, non sur des certitudes instrumentalisées, pour un consensus international qui évolue avec les preuves.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : affiche Pasteurdon 2025</em><br></p>



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		<title>Déontologie et éthique médicale : un tournant dans l&#8217;expression publique des médecins en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 10:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Une décision du Conseil d’État rendue le 19 septembre 2025 inflige un blâme à un médecin pour une tribune controversée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision du Conseil d’État rendue le 19 septembre 2025 inflige un blâme à un médecin pour une tribune controversée dans l’affaire Vincent Lambert, soulignant l’importance croissante de l’éthique et de la déontologie dans l’expression publique des praticiens. Ce cas marque une évolution vers une régulation plus stricte, loin de l’idée d’une profession intouchable, et s’inscrit dans une tendance récente à saluer pour sa rigueur.</h2>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<h3 class="wp-block-heading">La tribune révélatrice de 2018 dans l’affaire Vincent Lambert</h3>



<p>L’affaire qui focalise l’attention concerne un médecin impliqué dans le débat autour de Vincent Lambert, patient en état végétatif dont l’interruption des soins a divisé la société française. En avril 2018, ce praticien a co-signé une <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/04/18/31003-20180418ARTFIG00261-l-appel-de-70-medecins-il-est-manifeste-que-vincent-lambert-n-est-pas-en-fin-de-vie.php">tribune dans Le Figaro</a> intitulée « L&rsquo;appel de 70 médecins : il est manifeste que Vincent Lambert n&rsquo;est pas en fin de vie », où il dénonçait avec des termes qualifiés d’« agressifs » et d’« accusatoires » les décisions de l’équipe médicale du CHU de Reims. Précisons d&#8217;emblée que le titre est trompeur, avec une grande proportion de non médecins dans les signataires (paramédicaux voire secrétaire médicale), un stratagème hélas fréquent dans les médias pour donner plus de poids à une tribune.<br>Accusant ses confrères de « maltraitance sur personne vulnérable » et d’« abandon thérapeutique » assimilé à de l’euthanasie, il a suscité une polémique intense, mêlant débat éthique et attaques personnelles. Le Conseil d’État, après une procédure disciplinaire, a rendu une <a href="https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2025-09-19/493638">décision</a> le 19 septembre 2025, infligeant un blâme au médecin. La cour a estimé que ces propos, bien que publiés dans un contexte de débat public, violaient l’article R. 4127-56 du code de la santé publique, qui exige des praticiens une retenue dans leurs déclarations publiques, surtout lorsqu’elles visent des confrères. Cette sanction, mesurée mais significative, souligne que l’expression publique des médecins doit respecter des cadres déontologiques stricts, même dans des affaires aussi sensibles.</p><div id="citiz-3647342766" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Conseil d’État : un arbitrage entre liberté d’expression et déontologie</h3>



<p>La décision du Conseil d’État s’appuie sur une analyse détaillée, reconnaissant le droit du médecin à participer au débat public, mais soulignant que ses « accusations graves à l&rsquo;égard de confères, préciséments désignés » dépassaient les limites de la critique légitime, avec « usage de termes très agressifs ». pour le médecin condamné, à l&rsquo;égard de confrères désignés de façon précise.<br>La tribune sur la sellette accuse l&rsquo;équipe du centre hospitalier universitaire de Reims de « conditions de vie (&#8230;) aussi incompréhensibles qu&rsquo;inadmissibles » qui « s&rsquo;apparentent à une incarcération prolongée, indigne de provoquer la mort d&rsquo;un homme », de prise en charge qualifiée d' »abandon thérapeutique et maltraitance sur personne vulnérable », et de pratique d' »euthanasie qui ne dit pas son nom ».  Le Conseil précise que la tribune, en désignant nommément des collègues et en employant un langage jugé excessif, portait atteinte à la dignité de la profession et à la confiance des patients. Il Cette interprétation reflète une volonté de concilier la liberté d’expression avec les obligations éthiques, un équilibre délicat dans une société où les affaires médicales polarisent. <br>Le blâme, bien que léger, tranche avec une perception historique d’une profession médicale parfois perçue comme autosuffisante. En validant cette sanction, le Conseil d’État affirme que les médecins ne sont pas au-dessus des lois, mais soumis à des règles déontologiques applicables à tous, renforçant ainsi la responsabilité individuelle des praticiens dans leurs prises de parole.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évolution dans l’éthique médicale : au-delà du corporatisme</h3>



<p>Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement de l’éthique médicale au-delà des critiques souvent adressées au corporatisme. Si l’Ordre des médecins a longtemps été vu comme un rempart protégeant ses membres, les récentes évolutions montrent une volonté de réguler les comportements, y compris dans l’espace public. L’affaire Lambert illustre cette transition : elle ne vise pas à protéger une caste, mais à garantir que les discours médicaux respectent des standards éthiques, notamment en évitant les jugements hâtifs ou les attaques personnelles. Un exemple récent de décision disciplinaire renforce cette tendance, objet d&rsquo;un <a href="https://citizen4science.org/violence-sur-les-reseaux-sociaux-un-medecin-anti-raoult-frappe-de-trois-mois-dinterdiction-dexercice/">article</a> dans ces colonnes : un médecin anesthésiste de l’Est de la France en croisade « anti-Raoult » au sein de clans radicalisés sur les réseaux sociaux a été condamné à une interdiction d’exercice pour des manquements graves à la déontologie sous forme de propos agressifs et choquants sur le réseau social X (ex Twitter). Cette sanction, prononcée par l’Ordre des médecins, illustre une montée en puissance de la régulation éthique, visant à aligner les pratiques sur des bases objectives plutôt que sur des intérêts professionnels ou sectoriels.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Aspect connexe d&rsquo;instrumentalisation politique de la science</h3>



<p>Dès qu’il est question de fin de vie, comme dans le débat récent sur la loi française sur l’aide active à mourir votée en 2025, un sujet récurrent émerge : certains médecins instrumentalisent politiquement la science, ici pour confisquer un sujet sociétal en le faisant passer pour uniquement médical, là pour défendre une position motivée en réalité par des convictions religieuses. Par exemple, des médecins ont parfois rejeté les avancées législatives, arguant que la vie doit être préservée à tout prix, au détriment d’une approche strictement médicale ou scientifique. Dans l’affaire Lambert, bien que la tribune ne mentionne pas explicitement une motivation religieuse, la virulence des termes utilisés pourrait refléter une posture idéologique, potentiellement influencée par des convictions personnelles plutôt que par des données cliniques. Cette instrumentalisation, qu’elle soit politique ou motivée par la religion, pose un défi éthique : elle risque de brouiller la frontière entre expertise médicale et militantisme, un point que le Conseil d’État semble vouloir encadrer par des sanctions déontologiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une avancée pour la confiance publique et l’éthique médicale</h3>



<p>La rigueur déontologique illustrée par la décision de blâme du Conseil d&rsquo;tat est une avancée majeure pour restaurer la confiance des patients dans une profession parfois critiquée pour son opacité. L’affaire Lambert, marquée par des années de controverses judiciaires, a révélé les risques d’une expression médicale non encadrée, susceptible d’alimenter des désinformations ou des tensions sociales. En sanctionnant un médecin pour des propos non fondés, le Conseil d’État pose un précédent qui pourrait inciter à une plus grande prudence dans les médias, un espace où les prises de position influencent fortement l’opinion. Prospectivement, cette évolution pourrait mener à des codes déontologiques plus précis, notamment sur l’usage des réseaux sociaux et des tribunes, où les médecins sont de plus en plus actifs. L&rsquo;Ordre des médecins a entamé la publication de textes à cet effet. Elle pourrait aussi encourager une formation renforcée à l’éthique, permettant aux praticiens de concilier leur rôle d’experts avec leurs devoirs publics. Si cette régulation risque de limiter certaines libertés, elle garantit une médecine plus responsable, où l’éthique prime sur l’idéologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un nouvel horizon pour la déontologie médicale</h3>



<p>La sanction dans l’affaire Lambert, associée à des cas comme celui de l’anesthésiste de l’Est interdit d&rsquo;exercice temporairement, marque un tournant dans l&rsquo;évolution du respect de la déontologie médicale en France. Elle réaffirme que les médecins, loin d’être au-dessus des lois, sont tenus à des standards éthiques stricts, même dans leurs expressions publiques. En s’appuyant sur de telles décisions, il est possible d&rsquo;envisager un avenir où la profession s’adapte à une société exigeante, privilégiant la transparence et la rigueur, et en évitant l’instrumentalisation politique la science. Cette mutation, bien que complexe, pose les bases d’une médecine plus alignée sur les besoins des patients et les exigences éthiques du XXIe siècle.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : façade du Conseil d&rsquo;État<br></em></p>



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		<title>Divulgation illégale d&#8217;informations : un dilemme éthique dans l&#8217;affaire Cohen-Legrand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 17:43:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Toxicologie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;affaire de la vidéo fuitée impliquant les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand a ravivé le débat sur l&#8217;utilisation de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;affaire de la vidéo fuitée impliquant les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand a ravivé le débat sur l&rsquo;utilisation de moyens non légaux pour révéler des problèmes graves, tels que des soupçons de collusion et d&rsquo;atteinte à la neutralité journalistique. Cette controverse, largement couverte par les médias, interroge les limites entre transparence publique et respect de la vie privée.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte de l&rsquo;affaire</h3>



<p>L&rsquo;affaire éclate le 5 septembre 2025, lorsque le magazine <em>L&rsquo;Incorrect</em>, proche de l&rsquo;extrême droite, diffuse une vidéo enregistrée à l&rsquo;insu des participants lors d&rsquo;une rencontre informelle en juillet dans un restaurant parisien. On y voit Thomas Legrand, chroniqueur à France Inter et éditorialiste à Libération, et Patrick Cohen, éditorialiste sur France Inter et France 5, discuter avec Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste (PS), et Luc Broussy, président du conseil national du PS. Dans un extrait, Legrand déclare : « Nous, on fait ce qu&rsquo;il faut pour Dati, Patrick et moi », en référence à Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate Les Républicains à la mairie de Paris pour 2026. Cette phrase est interprétée par certains comme une preuve de connivence visant à nuire à Rachida Dati politiquement, remettant en question la neutralité des journalistes du service public.<br>La vidéo, tronquée et diffusée sans consentement, provoque une suspension immédiate de Thomas Legrand par France Inter à titre conservatoire, tandis que Patrick Cohen n&rsquo;est pas sanctionné dans l&rsquo;immédiat. Les deux journalistes se défendent en expliquant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une « franche explication » sollicitée par le PS pour discuter du traitement médiatique du parti, et non d&rsquo;une collusion.<br>Rachida Dati réagit vivement sur les réseaux sociaux, dénonçant des propos contraires à la déontologie et appelant à des sanctions. Cette révélation s&rsquo;inscrit dans un contexte électoral tendu, avec les municipales de 2026 en ligne de mire, où Rachida Dati apparaît comme une candidate crédible dans les sondages.<br></p><div id="citiz-1686307276" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Couverture médiatique de la controverse</h3>



<p>La presse française a couvert l&rsquo;affaire de manière intensive dès le 6 septembre 2025, avec des articles dans des médias variés reflétant des angles divers. <em>Le Monde</em> rapporte la suspension de Thomas Legrand et contextualise les propos comme une critique des « mensonges » de Rachida Dati, tout en soulignant le caractère manipulatoire de la vidéo tronquée. <em>Marianne</em> met en lumière la polémique autour de la vidéo, publiée par un média proche de Marion Maréchal, et interroge la partialité perçue des journalistes publics. Des titres comme <em>Le Figaro</em> et <em>BFM TV</em> se concentrent sur les propos litigieux et la réaction de la direction de <em>France Inter</em>, justifiant la suspension par le risque pour l&rsquo;impartialité du service public.<br>À l&rsquo;opposé, des médias comme <em>L&rsquo;Humanité</em> critiquent la décision de suspension, la voyant comme une concession à Rachida Dati et une atteinte à la liberté d&rsquo;expression des journalistes. <em>Politis </em>élargit le débat à la « mythologie de la neutralité journalistique », arguant que l&rsquo;engagement assumé n&rsquo;est pas incompatible avec la rigueur, et que la polémique masque un déséquilibre médiatique favorisant les voix conservatrices. <em>Mediapart</em> et <em>Télérama</em> soulignent les antécédents de Patrick Cohen en matière de management, mais relient l&rsquo;affaire à des tensions plus larges entre journalistes et politiques.<br>Globalement, la couverture médiatique révèle une polarisation : les médias de droite ou conservateurs amplifient les accusations de biais gauchiste, tandis que ceux de gauche défendent les journalistes contre une instrumentalisation par l&rsquo;extrême droite. Des chaînes comme <em>CNews</em> et <em>Europe 1</em>, sous l&rsquo;influence de Vincent Bolloré, exploitent l&rsquo;affaire pour critiquer le service public, avec des bandeaux sensationnalistes comme « Scandale à France Inter ».</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La loi sur la protection des lanceurs d&rsquo;alerte</h3>



<p>En France, la protection des lanceurs d&rsquo;alerte est encadrée principalement par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite loi Sapin II, renforcée par la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022, connue sous le nom de loi Waserman, qui transpose la directive européenne 2019/1937. Cette législation définit un lanceur d&rsquo;alerte comme une personne physique qui signale ou divulgue, de bonne foi et sans contrepartie financière directe, des informations sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice grave pour l&rsquo;intérêt général, ou une violation d&rsquo;un engagement international, du droit de l&rsquo;Union européenne, de la loi ou du règlement.<br>Pour bénéficier de la protection, le signalement doit suivre une procédure hiérarchisée : d&rsquo;abord interne à l&rsquo;organisation concernée, puis externe auprès d&rsquo;autorités compétentes comme le Défenseur des droits, la justice ou des organismes sectoriels, et enfin une divulgation publique en cas d&rsquo;absence de réponse appropriée dans un délai raisonnable ou en situation d&rsquo;urgence grave et imminente. La loi garantit la confidentialité de l&rsquo;identité du lanceur, des informations signalées et des personnes visées, avec des sanctions pénales pour toute violation de cette confidentialité. Elle offre une immunité pénale pour la divulgation de secrets protégés par la loi, à condition que celle-ci soit nécessaire et proportionnée à la sauvegarde des intérêts en cause. De plus, elle protège contre les représailles, telles que le licenciement, la discrimination, les menaces ou les poursuites judiciaires abusives, en rendant nulles ces mesures et en prévoyant des sanctions pour les auteurs de représailles, pouvant aller jusqu&rsquo;à trois ans d&#8217;emprisonnement et 45 000 euros d&rsquo;amende. La protection s&rsquo;étend à l&rsquo;entourage du lanceur, comme les facilitateurs (syndicats, associations) et les personnes liées, pour éviter l&rsquo;isolement. Cependant, la loi exclut la protection en cas de mauvaise foi, de signalement anonyme non traité comme tel, ou si les informations relèvent de secrets défense nationale, médical ou avocat-client sans justification d&rsquo;intérêt supérieur. Des guides pratiques, comme celui du Défenseur des droits, précisent que le lanceur doit agir de manière désintéressée et raisonnable, en vérifiant la véracité des faits au mieux de ses connaissances.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des moyens non légaux sont-ils justifiés pour révéler des problèmes graves ?</strong></h3>



<p> Au cœur de la controverse se pose la question éthique : peut-on recourir à des enregistrements illégaux et à leur diffusion pour exposer des problèmes graves comme une potentielle collusion ? En France, la loi protège la vie privée et interdit les enregistrements sans consentement, sauf exceptions pour l&rsquo;intérêt public, comme dans le cas des lanceurs d&rsquo;alerte. Ici, L&rsquo;Incorrect justifie la diffusion comme une révélation d&rsquo;intérêt public, exposant une atteinte à la neutralité des médias financés par les contribuables. Cependant, les journalistes impliqués dénoncent un « piège évident » et une manipulation, arguant que la tronquature déforme le contexte d&rsquo;une discussion professionnelle légitime. Des analyses médiatiques voient dans cette méthode une « bronca opportuniste » exploitée par ceux hostiles au service public, rappelant des affaires passées comme le licenciement de Jean-François Achilli pour un projet avec Jordan Bardella. Cette approche soulève un dilemme : si les moyens illégaux révèlent effectivement une collusion,  ici des échanges perçus comme partisans, ils pourraient servir la transparence ; mais ils risquent aussi d&rsquo;éroder la confiance en instaurant une surveillance généralisée des discussions privées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Applicabilité de la loi aux fuites dans l&rsquo;affaire</h3>



<p>Concernant la personne qui a fait fuiter la vidéo, la loi sur les lanceurs d&rsquo;alerte pourrait-elle offrir une protection ? Une analyse des principes légaux suggère que cela est peu probable. Pour qualifier de lanceur d&rsquo;alerte, la fuite doit porter sur une violation grave de la loi ou un préjudice à l&rsquo;intérêt général, et être effectuée de bonne foi via la procédure hiérarchisée. Dans cette affaire, la vidéo révèle des propos sur le traitement médiatique d&rsquo;une personnalité politique, ce qui relève davantage d&rsquo;une question éthique ou déontologique que d&rsquo;une infraction pénale ou d&rsquo;une menace imminente pour l&rsquo;intérêt public. L&rsquo;enregistrement caché et la diffusion tronquée par un média partisan comme L&rsquo;Incorrect pourraient être vus comme une atteinte à la vie privée (punie par l&rsquo;article 226-1 du Code pénal), sans justification proportionnée. De plus, la loi exige un signalement préalable interne ou externe avant une divulgation publique, ce qui n&rsquo;a pas été suivi ici, où la vidéo a été directement publiée pour maximiser l&rsquo;impact médiatique. Si le responsable de la fuite agissait par motif politique plutôt que désintéressé, la bonne foi pourrait être contestée, excluant la protection contre des poursuites pour violation de la confidentialité.<br>Bien que la loi immunise contre l&rsquo;atteinte au secret si nécessaire, cela ne s&rsquo;applique pas à des conversations privées non illégales. Aucune couverture médiatique spécifique n&rsquo;indique que le responsable de la fuite a revendiqué ce statut, et les réactions se concentrent sur la manipulation plutôt que sur une alerte légitime.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Atteinte à la neutralité Journalistique : y a-t-il collusion ?</h3>



<p>L&rsquo;affaire met en lumière une atteinte potentielle au devoir de neutralité, pilier de la déontologie journalistique énoncée dans la Charte de Munich et le code de déontologie du SNJ (Syndicat national des journalistes). Les propos de Thomas Legrand suggèrent une intention de « s&rsquo;occuper » de Rachida Dati, interprétée comme un biais contre une candidate de droite, renforçant les accusations de partialité gauchiste au sein du service public. Pourtant, Legrand revendique une critique légitime de l&rsquo;attitude de Rachida Dati face à la presse, assumant une maladresse sans admettre de collusion. Patrick Cohen, de son côté, précise que la rencontre visait à discuter du traitement du PS, non à comploter. La couverture médiatique analyse cela comme un rappel des tensions récurrentes : des sources évoquent des antécédents de Patrick Cohen avec Rachida Dati, où elle l&rsquo;avait menacé pour des questions sur ses finances. Politis argue que la neutralité est un « mythe », et que l&rsquo;engagement assumé renforce la rigueur, mais un déséquilibre favorise les voix hégémoniques de droite. Cette affaire illustre comment des fuites illégales peuvent amplifier des débats sur la partialité, mais aussi polariser les perceptions sans preuve irréfutable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives et implications sociétales</h3>



<p>Cette controverse pourrait avoir des répercussions durables sur les pratiques journalistiques, incitant à plus de prudence dans les échanges off et renforçant les appels à des garde-fous éthiques. L&rsquo;affaire souligne la nécessité d&rsquo;une distance claire entre médias et politiques en période électorale. Elle ravive aussi le débat sur les lanceurs d&rsquo;alerte versus les fuites malveillantes : si la révélation sert l&rsquo;intérêt public en exposant des biais, elle risque de banaliser les violations de la vie privée, érodant la démocratie.<br>La couverture médiatique, variée mais polarisée, reflète les fractures idéologiques françaises, où l&rsquo;extrême droite gagne en influence via de telles divulgations.</p>



<p>En conclusion, utiliser des moyens non légaux pour révéler des problèmes graves reste un équilibre fragile : nécessaire pour la transparence, mais dangereux s&rsquo;il sert des agendas partisans plutôt que l&rsquo;intérêt général. L&rsquo;affaire Cohen-Legrand invite à une réflexion collective sur les normes journalistiques dans une ère de surveillance accrue, tout en soulignant les limites de la loi sur les lanceurs d&rsquo;alerte pour des cas ambigus comme celui-ci.</p>



<p></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>En 2024, la moitié des médecins ont bénéficié d&#8217;avantages offerts par l&#8217;industrie, selon l&#8217;Ordre</title>
		<link>https://citizen4science.org/en-2024-la-moitie-des-medecins-ont-beneficie-davantages-offerts-par-lindustrie-selon-lordre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:26:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&#8217;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu des avantages de l’industrie pharmaceutique en 2024, dans un contexte  d&rsquo;encadrement renforcé. Transparence accrue mais défis persistants pour garantir l’indépendance.</h2>



<p></p>



<p>Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a publié son rapport d’évaluation 2023-2024 sur le dispositif « Encadrement des avantages », qui régule les relations entre professionnels de santé et industrie pharmaceutique. Ce document, basé sur quatre ans d’application de la loi anti-cadeaux, montre qu’environ 50 % des médecins ont bénéficié d’avantages en 2024, tout en soulignant des progrès en matière de transparence et des ajustements nécessaires pour renforcer l’éthique médicale.</p><div id="citiz-283621815" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un cadre déontologique strict</h3>



<p>Instauré par l’ordonnance n° 2017-49 du 19 janvier 2017, le dispositif interdit aux médecins de recevoir des avantages illicites de l’industrie (pharmaceutique, dispositifs médicaux, etc.). Les conventions, comme les contrats de recherche ou les invitations à des congrès, doivent être soumises à l’Ordre via l’application IDAHE V2 pour contrôle déontologique. En 2023-2024, la commission Relations médecins-industrie  a examiné environ 63 000 conventions, majoritairement pour des montants inférieurs à 2 000 euros, qui bénéficient d’une procédure simplifiée. Les avantages sont déclarés sur le site Transparence Santé, garantissant une traçabilité publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quels avantages et quelles règles ?</h3>



<p>Les « <em>avantages</em> » incluent toute forme de bénéfice direct ou indirect offert par l’industrie aux médecins, comme des rémunérations pour des prestations (conférences, expertises, participation à des études cliniques pour tester des médicaments), des prises en charge de frais de déplacement ou d’hébergement pour des congrès, ou encore des invitations à des formations. Selon la loi anti-cadeaux, tout avantage d’une valeur supérieure à 10 euros doit être déclaré sur le site Transparence Santé. Pour les conventions, une distinction clé est faite selon leur montant : celles inférieures à 2 000 euros relèvent d’une simple déclaration à l’Ordre, tandis que celles dépassant ce seuil nécessitent une autorisation préalable, soumise à un contrôle approfondi pour vérifier leur conformité déontologique. Cette limite, instaurée pour alléger la charge administrative des petites conventions, a permis de fluidifier le processus tout en maintenant une vigilance sur les engagements financiers plus importants, comme le précise le <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/external-package/rapport/ihs103/cnom_rapport_devaluation_rmi_2023-2024.pdf">rapport 2023-2024 du Cnom</a>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La moitié des médecins concernés</h3>



<p>En 2024, un médecin sur deux (sur la base de 234 000 médecins en activité en France) a bénéficié d’avantages, qu’il s’agisse de financements pour des formations, des congrès ou des activités de recherche. Cette proportion, bien que significative, reflète une meilleure intégration des règles par les industriels, avec une diminution des avantages non conformes, comme les hospitalités excessives. L’utilisation accrue de l’application IDAHE V2 a facilité le traitement des dossiers, et le site Transparence Santé enregistre une hausse des déclarations, renforçant la visibilité des liens d’intérêts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une relation essentielle, mais sous tension</h3>



<p>Les relations entre médecins et industrie pharmaceutique sont indispensables à l’innovation médicale : sans la participation des médecins-chercheurs aux essais cliniques et aux tests des médicaments développés par l’industrie, aucun traitement novateur ne pourrait voir le jour. Pourtant, ces collaborations ont été mises à rude épreuve, notamment pendant la crise du Covid-19, où des médecins-chercheurs ont été ciblés et harcelés pour leurs liens présumés ou réels avec l’industrie pharmaceutique. Ces attaques, souvent relayées sur les réseaux sociaux, ont alimenté une méfiance envers la recherche médicale, malgré son rôle crucial dans le développement de vaccins et de traitements. Le rapport 2023-2024 du Cnom, en renforçant la transparence, cherche à rétablir la confiance tout en protégeant l’intégrité de ces collaborations essentielles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des faiblesses persistantes</h3>



<p>Malgré les avancées, des lacunes subsistent. Certains dossiers soumis manquent de précisions sur les finalités ou les montants des conventions, et les petites entreprises peinent à respecter les délais de déclaration. La Cour des comptes, dans un rapport parallèle, a pointé un contrôle insuffisamment rigoureux pour les conventions à forts montants. Le Cnom propose de renforcer les sanctions en cas de non-conformité et de simplifier les démarches pour les conventions de faible enjeu, afin de réduire la charge administrative.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une indépendance renforcée</h3>



<p>L’indépendance des médecins reste un enjeu central. Le rapport met l’accent sur la nécessité de formations continues indépendantes de l’industrie, un point également soulevé par la Cour des comptes. Le Cnom recommande la création d’un label unique pour certifier la qualité et l’indépendance des formations hors développement professionnel continu (DPC), afin de garantir que les connaissances des médecins ne soient pas influencées par des intérêts commerciaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>Le rapport 2023-2024 du Cnom témoigne d’une consolidation du dispositif d’encadrement des avantages, avec une transparence accrue et une large implication des médecins dans des relations encadrées avec l’industrie. Cependant, des efforts restent nécessaires pour combler les lacunes et garantir une indépendance totale. En proposant des sanctions renforcées et un label pour les formations, l’Ordre s’engage à protéger l’éthique médicale et la confiance dans le système de santé.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Violence sur les réseaux sociaux : un médecin anti-Raoult frappé de trois mois d&#8217;interdiction d&#8217;exercice</title>
		<link>https://citizen4science.org/violence-sur-les-reseaux-sociaux-un-medecin-anti-raoult-frappe-de-trois-mois-dinterdiction-dexercice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Covid]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Dérives sectaires]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Raoult]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult, nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult,  nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net qui peut finir par être sanctionnée, quel que soit le bord</h2>



<p>Strasbourg, 18 juin 2025 : Le Conseil de Discipline de Première Instance de l’Ordre des Médecins du Grand-Est a prononcé une sanction contre le Dr Damien Barraud, anesthésiste-réanimateur, interdit d’exercer la médecine pendant trois mois, dont un mois ferme et deux avec sursis. Cette sanction disciplinaire fait suite à une plainte déposée par Jean-Yves Capo, à laquelle l&rsquo;instance s&rsquo;est associée solidairement. Elle survient dans un climat de tensions circonscrit à un réseau social et marqué par des dérives sectaires et un harcèlement réciproque. Ce combat d&rsquo;arrière-garde autour de Didier Raoult, à la retraite depuis plusieurs années, n&rsquo;intéresse plus les médias depuis sa chute, mais les deux clans persistent, semble-t-il pour tenter d&rsquo;exister. La loi et la déontologie, oubliées par ces militants de réseaux sociaux, se rappellent parfois à eux. </p><div id="citiz-4012878821" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Pseudoscience, faux experts, dérives sectaires et instrumentalisation politique</h3>



<p>La crise du Covid-19 a exacerbé les divisions autour du Pr Didier Raoult et de l’hydroxychloroquine, qu&rsquo;il a administré à des dizaines de milliers de patients à l&rsquo;IHU de Marseille, hors requis réglementaires et éthiques. Encensé dans un populisme médical exacerbé par les politiques et médias tombés globalement « dans le panneau » de son traitement miracle, deux lanceurs d&rsquo;alerte ont dénoncé très vite dans des médias grand public la supercherie de l&rsquo;étude clinique de Didier Raoult à la base de la croyance. Il s&rsquo;agit de la professeur Karine Lacombe, infectiologue, qui s&rsquo;est exprimée dans les journaux télévisés aux grandes heures d&rsquo;écoute, et plus modestement dans un journal local, du Dr Barraud. La première a été victime d&rsquo;une vague de harcèlement en retour d&rsquo;une violence inouie de la part des défenseurs du professeur marseillais, dits « pro-Raoult ». La déontologie chevillée au corps, elle le a eu la sagesse de ne jamais sombrer dans cette délinquance en retour. Ce n&rsquo;est pas le cas de tous les défenseurs de la science médicale.  Les anti-Raoult, parfois qualifiés de « camp du bien » défendant la rigueur scientifique et s&rsquo;opposant aux dérives pseudoscientifiques, se sont radicalisés, attirant en leur sein des éléments agitateurs, opportunistes en quête de lumière. Bon nombre n&rsquo;ont pas la moindre expertise des problématiques très spécialisées abordées, voire même aucune formation médicale. Les réseaux sociaux ont amplifié ces tensions, transformant un débat autour de la science médicale en une guerre idéologique. Les deux groupes ont versé dans des comportements toxiques voire illégaux : insultes, harcèlement et attaques personnelles. Si les pro-Raoult ont ciblé des scientifiques défendant leur métier et leur expertise, certains anti-Raoult, initialement victimes comme le Dr Barraud, entouré de supporters  enclins à la « <em>fight</em>« , ont adopté des pratiques similaires, perpétuant un cycle de violence numérique qui perdure des années après la fin de la crise sanitaire inédite.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Affaire CAPO vs BARRAUD : un symptôme des dérives</h3>



<p>L’affaire découle d’un message public posté par Damien Barraud sur Twitter (devenu X), adressé à un individu pro-Raoult : « <em>Merci de rédiger vos directives anticipées pour dire qu’en cas d’agonie vous refusez toute sédation analgésie. Je me ferai un plaisir de vous regarder étouffer avec les yeux sortant des orbites. </em>». <br>Cette publication doit être replacée dans son contexte. En mars-avril 2020, des rapports (ex. Conseil de l’Ordre des Médecins, enquêtes sénatoriales de 2021) ont révélé que le médicament Rivotril  (clonazépam) avait été distribué en urgence par les autorités sanitaires françaises (via l’ANSM) aux Ehpad pour sédater des patients Covid-19 en détresse respiratoire. Cette molécule, utilisée pour ses effets anxiolytiques et sédatifs, a été critiquée par certains, notamment des pro-Raoult, qui y ont vu une forme d’euthanasie passive, amplifiant les tensions fortement politisées entre les deux clans et une science instrumentalisée à ces fins. Des témoignages d’infirmiers et des plaintes familiales ont alimenté cette controverse, bien que les études (ex. rapport IGAS 2021) aient conclu à une utilisation conforme dans des cas extrêmes. C&rsquo;est ce contenu, largement relayé notamment parmi les pro-Raoult, qui a semble-t-il conduit l&rsquo;un d&rsquo;eux, Jean-Yves Capo, à porter plainte. Ce dernier est connu pour être proche du blog <em>FranceSoir</em>, engagé dans le covido-septicisme.<br>Après l’échec d’une tentative de conciliation, la Chambre disciplinaire de première instance (CDPI) du Grand-Est, présidée par un magistrat administratif, a jugé le dossier et prononcé une sanction que l&rsquo;on peut qualifier de modérée. Les faits reprochés au Dr Barraud, bien que non dévoilés dans leurs détails à ce jour, reflètent la persistance d’un débat scientifique dévoyé par les invectives.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Citizen4Science et les efforts de l’Ordre des médecins sur les réseaux sociaux</h3>



<p>L’association de médiation scientifique et d&rsquo;information <em>Citizen4Science</em>, éditeur de <em>Science infused</em>, créée en 2020 pour lutter notamment contrer la désinformation autour du Covid, a mis en lumière ces dérives. En août 2021, elle a rédigé et publié une tribune dans L’Express, « <em>Stop aux menaces de France Soir et au harcèlement des porteurs de la parole scientifique</em> », en réponse à un article de <em>FranceSoir</em> signé « <em>Le médecin résistant</em> », attaquant des anti-Raoult, dont Damien Barraud, avec une allusion menaçante à « <em>la Veuve</em> » (la guillotine). Co-signée par des figures comme le Pr Karine Lacombe, <a href="https://citizen4science.org/stop-aux-menaces-de-france-soir-et-au-harcelement-des-porteurs-de-la-parole-scientifique/">Citizen4Science en tant qu&rsquo;auteur de la tribune</a> a pérennisé son accessibilité dans nos colonnes. Un autre référence intéressante dans ce contexte est notre article, <em><a href="https://citizen4science.org/medecins-reseaux-sociaux/">Médecins et réseaux sociaux : un cadre éthique à renforcer</a></em>. Il salue les efforts de l’Ordre des Médecins pour établir des lignes directrices via le guide « <em>Déontologie médicale et réseaux sociaux</em> » (2019, mis à jour en 2023). Ce guide rappelle l’obligation de respect (article R.4127-232) et interdit les comportements indignes (article R.4127-75), avec des formations visant à encadrer les médecins face aux dérapages en ligne, un enjeu crucial dans le contexte polarisé post-Covid qui perdure.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sanction disciplinaire justifiée</h3>



<p>Conformément au Code de la santé publique (articles R.4126-1 et suivants), la sanction de trois mois, avec sursis partiel, répond à un manquement déontologique lié aux propos injurieux et menaçants du Dr Barraud. Ce dernier peut faire appel sous 30 jours devant la Chambre disciplinaire nationale, un recours probable qui suspendrait la sanction. Il a d&rsquo;ailleurs sans surprise annoncé l&rsquo;avoir fait.  Seuls les clans en opposition s&rsquo;intéresseront véritablement à l’issue de cet appel, qui pourrait ajuster la peine. Pour l’heure, la décision s’inscrit dans les efforts de l’Ordre pour restaurer la sérénité dans un débat scientifique pollué par les réseaux sociaux, et se doit donc d&rsquo;être saluée sur le principe.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La déontologie et la probité ne sont jamais en option</h3>



<p>Face aux indignations de ceux qui défendent le Dr Barraud, arguant qu’il combattait la désinformation, un rappel s’impose : la déontologie et la probité sont de mise en toutes circonstances, même dans une lutte perçue comme juste. La fin ne justifie pas les moyens. En sanctionnant Damien Barraud, l’Ordre des Médecins affirme son impartialité, refusant de céder aux pressions du « <em>camp du bien</em> » y compris leur population non négligeable de profiteurs de crise. Cette décision, cohérente avec les efforts de l&rsquo;Ordre pour encadrer les médecins sur les réseaux sociaux, témoigne d’une volonté de ne plus pratiquer l’omerta pour ses pairs. C’est un signal rassurant, plaçant l’intégrité de la profession au-dessus des querelles.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Réaction du Dr Barraud et leçons manquées</h3>



<p>Damien Barraud a réagi à sa condamnation de manière très attendue, loin de tout apaisement, en s’appuyant sur  pour dénoncer une « <em>aberration</em> » et annoncer un appel imminent sur X via son compte personnel. L&rsquo;<em>astroturfing</em> en vigueur dans ces clans de réseaux sociaux pointe souvent rapidement son nez, ici avec le lancement d&rsquo;un hashtag glorifiant,  #<em>JusticePourFluidloading</em> (le nom de son compte X), révélant  un populisme juridique en vogue dans ces oppositions extrêmes, où la victimisation, souvent théâtralisée et appel à un tribunal populaire, prime sur la réflexion. Cette posture, comme celle de ses adversaires pro-Raoult montre que les leçons de la crise Covid-19 et les sanctions de justice ou disciplinaires n’ont pas encore porté leurs fruits, perpétuant un cycle de radicalisation stérile.</p>



<p>La radicalisation des camps, leur infiltration par des faux experts et l&rsquo;enfermement dans une spirale de provocation et de victimisation est amplifiée par les réseaux sociaux mais la manne de notoriété s&rsquo;épuise pour les protagonistes. S&rsquo;agissant des médecins concernés, malgré les efforts de l’Ordre des Médecins pour restaurer une éthique professionnelle, cette controverse marginale souligne la nécessité d’une régulation plus stricte des discours en ligne des professionnels de santé pour briser de tels cycles stériles qui participent de la dégradation de leur image et de la confiance en la science.</p>



<p>ajouter une conclusion</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Vinicius Amano</strong></em></p>



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		<title>Déontologie médicale : Le Dr Jean-Paul Hamon sanctionné face à Francis Lalanne pour manquement à obligation de « ne pas déconsidérer la profession</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 12:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est la chambre disciplinaire nationale de l&#8217;Ordre des médecins face aux insultes proférées par le médecin à l&#8217;attention du chanteur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">C&rsquo;est la chambre disciplinaire nationale de l&rsquo;Ordre des médecins face aux insultes proférées par le médecin à l&rsquo;attention du chanteur.</h2>



<p>« <em>Abruti</em>« , « <em>illuminé</em>« , et questionnant publiquement : « <em>pourquoi on ne le colle pas au trou</em> ce mec » ? font partie des mots doux à l&rsquo;adresse du chanteur en 2021 sur CNews, à l&rsquo;adresse du chanteur qui se positionnait, en pleine pandémie de Covid-19, contre le port du masque et la vaccination contre le virus.  Le médecin s&rsquo;était exprimé sur le plateau TV À l&rsquo;occasion d&rsquo;un rassemblement contre les mesures sanitaires ; Francis Lalanne  avait encouragé le public à oublier le masque et à s&#8217;embrasser.</p><div id="citiz-547162970" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une décision en appel</h3>



<p>Le chanteur avait porté plainte auprès du Conseil d&rsquo;Ile-de-France de l&rsquo;Ordre des médecins. Il avait perdu, l&rsquo;Ordre régional considérant en 2023 que le chanteur avait eu des propos « outranciers et particulièrement provocateurs » justifiant  les commentaires du médecin. Francis Lalanne n&rsquo;avait pas baissé les bras, faisant appel de cette décision. C&rsquo;est ainsi que le Conseil de l&rsquo;Ordre, national cette fois, s&rsquo;est prononcé en appel dans un jugement rendu le 9 janvier 2025, annulant la décision de première instance. Le juge a considéré que les injures du Dr Hamon constituent « <em>un manquement à son obligation de ne pas déconsidérer la profession</em>« . Le jugement stipule que s&rsquo;il avait néanmoins le droit d&rsquo;exprimer sa position : « <em>le Dr Hamon est en droit de faire part de sa vive indignation devant la prise de position de M. Lalanne demandant au public de ne pas respecter les mesures sanitaires alors en vigueur pour endiguer l’épidémie de coronavirus</em>« .  Le médecin écope de la plus petite des sanctions, un avertissement.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le fond, la forme</h3>



<p>Cette affaire rappelle que la déontologie médicale implique bienséance, tact et mesure dans l&rsquo;expression publique. Ce n&rsquo;est pas compatible avec les injures. Et ce même en réponse à des propos inacceptables voire injurieux eux-mêmes. Ce signe distinctif est le propre des métiers soumis à un Ordre professionnel. L&rsquo;obligation est ainsi clairement établi dans le Code de déontologie médicale, repris d&rsquo;ailleurs concrètement dans la nouvelle <a href="https://citizen4science.org/deontologie-medicale-lordre-des-medecins-publie-les-dix-commandements-du-medecin-createur-de-contenus-sur-les-reseaux-sociaux/">Charte des médecins créateurs de contenus objet d&rsquo;un article récent dans nos colonnes</a>. Ce qui s&rsquo;applique aux écrits est tout aussi valable à l&rsquo;expression orale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le médecin condamné en colère</h3>



<p>Jean-Paul Hamon est médecin généraliste, et président d&rsquo;honneur de la Fédération des Médecins de France (FMF). Il se dit « révolté » et « sidéré » suite à la réception de la sanction écrite, qu&rsquo;il a reçu il y a quelques jours à peine. « <em>un vrai scandale</em>« , ajoute-t-il. Pour lui, cette décision décrédibilise l&rsquo;Ordre des médecins, sans avoir la moindre perception que ses propos injurieux peuvent décrédibiliser les médecins tout court. Pour preuve, il affirme ne regretter aucunement ses injures envers Francis Lalanne. Il a même fait part à des confrères journalistes d&rsquo;éventuellement saisir le Conseil d&rsquo;État pour contester la décision du Conseil de l&rsquo;Ordre.</p>



<p>On peut tout dire, du moins beaucoup de choses, et de façon tout à fait justifiée et à bon escient. Mais pas n&rsquo;importe comment. La probité exigée impose certaines limites fixée par la déontologie médicale. La crise sanitaire mondiale a été propice aux excès en tous  genres ; les médecins ne font pas exception, certains ayant d&rsquo;ailleurs cédé aux sirènes du populisme médical.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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