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	<title>Gouvernement Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Gouvernement Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Une bombe à l&#8217;Ordre des médecins : la procureure de la République saisie, la dissolution du Conseil départemental de Paris examinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 11:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Cette démarche s’accompagne d’un examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris. Un rapport provisoire de l’Inspection générale des finances, révélé par <a href="https://www.lecanardenchaine.fr/sante/53321-le-conseil-de-l-ordre-des-medecins-malade-sous-tout-rapport">Le Canard enchaîné</a>, pointe de graves irrégularités de gestion et de gouvernance au sein de l’institution.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un rapport de l’IGF qui fait mal</h3>



<p>L’Inspection générale des finances (IGF) a rendu un rapport provisoire confidentiel qui dissèque la gestion de l’Ordre national des médecins et de plusieurs conseils départementaux, dont celui de Paris. Selon les éléments rendus publics, la gestion est « émaillée d’irrégularités ». Le texte évoque des défaillances comptables, des dépenses injustifiées, un exercice inégal des missions légales et un suivi lacunaire des plaintes. Pour le seul Conseil départemental de Paris, les irrégularités de gouvernance et de gestion sont jugées suffisamment graves pour que l’IGF recommande explicitement sa dissolution.L’Ordre des médecins, rappelons-le, est financé exclusivement par les cotisations obligatoires des 341 000 médecins et 18 000 sociétés inscrites au tableau. Ces contributions ont généré 105 millions d’euros en 2025. L’institution est chargée par la loi de veiller à la déontologie, à la régulation de la profession et à la qualité des soins. Toute mise en cause de sa gestion touche donc directement la crédibilité de l’ensemble du corps médical.</p><div id="citiz-3198426871" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé entre en scène</h3>



<p>Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a réagi publiquement ce mardi 31 mars sur le réseau social professionnel LinkedIn : <br><br><em>« Ordres des professions de santé : je prends acte de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et l’examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris ! »</em></p>



<p>Ce message officiel marque une étape inédite. L’article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler au procureur de la République. La saisine vise donc à déterminer s’il existe des infractions pénales derrière les irrégularités relevées. Parallèlement, l’examen des conditions de dissolution relève du volet administratif : il s’agit de vérifier si les dysfonctionnements sont tels qu’ils justifient la suppression pure et simple du Conseil départemental de Paris.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contexte d’une institution déjà fragilisée</h3>



<p>Cette affaire intervient alors que l’Ordre traverse déjà une période de forte contestation. La hausse des cotisations pour 2026 a provoqué une vive polémique chez les médecins libéraux, qui estiment payer toujours plus pour une institution accusée de ne pas remplir pleinement ses missions. Le rapport de l’IGF vient amplifier ce malaise : il ne s’agit plus seulement d’une question de montant des cotisations, mais de la manière dont l’argent est utilisé et dont l’institution est gouvernée.À Paris, le plus important conseil départemental par le nombre de praticiens concernés, les dysfonctionnements pointés sont particulièrement sensibles. La dissolution, si elle était prononcée, constituerait un événement historique. Elle impliquerait la mise en place d’une administration provisoire ou d’une réorganisation complète, avec des conséquences directes sur le traitement des plaintes des patients, la discipline ordinale et la représentation de la profession.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles suites judiciaires et administratives ?</h3>



<p>La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, est désormais saisie. Elle doit apprécier si les faits décrits dans le rapport de l’IGF justifient l’ouverture d’une enquête pénale. En parallèle, les services de l’État examineront les voies administratives de dissolution. Le ministre de la Santé, en tant que tutelle, joue ici un rôle clé : la saisine de la procureure par une autorité gouvernementale ou à sa connaissance renforce la gravité du signal.Pour l’heure, aucun détail supplémentaire n’a filtré sur le contenu précis du rapport ni sur l’identité exacte du signalant. Le caractère provisoire et confidentiel du document explique sans doute le silence médiatique relatif jusqu’à présent. Pourtant, la simple annonce par la ministre transforme l’affaire en événement majeur pour la profession.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un séisme pour la médecine française</h3>



<p>Au-delà des aspects techniques, cette séquence pose une question de fond : l’Ordre des médecins, créé pour garantir l’indépendance et l’éthique de la profession, est-il encore en capacité de s’autogérer efficacement ? Les médecins, qui paient chaque année des cotisations substantielles, sont en droit d’exiger une transparence totale et une utilisation rigoureuse des fonds.</p>



<p>La dissolution éventuelle du Conseil de Paris ne serait pas une sanction symbolique. Elle remettrait en cause l’organisation même de la discipline ordinale dans la capitale où exercent des milliers de praticiens. Elle pourrait aussi ouvrir la voie à une réforme plus large des ordres professionnels de santé, déjà évoquée dans certains milieux politiques.</p>



<p>L’affaire est loin d’être terminée. La procureure de Paris doit désormais trancher sur le volet pénal. Les autorités de tutelle, sur le volet administratif. Les médecins, comme l’opinion publique, attendent des réponses claires et rapides. Pour la première fois depuis longtemps, l’Ordre des médecins se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait redessiner durablement son avenir.</p>



<p>Et c&rsquo;est sans compter Le Canard Enchaîné, qui en date du 8 avril lance ça nouvelle bombe en direction d&rsquo;un Ordre, celui des chirurgiens-dentistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="819" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png" alt="" class="wp-image-17914" style="aspect-ratio:1.0527227079906503;width:502px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png 819w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-300x285.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-768x730.png 768w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></a></figure>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Cour d&rsquo;appel de Bourges, photo issue du site </em></p>



<p><em>Mise à jour 8 avril 2026 : ajout de l&rsquo;alerte du Canard Enchaîné sur l&rsquo;Ordre des chirurgiens-dentistes</em></p>



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<p></p>
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		<title>Médecins libéraux : une mobilisation modeste qui révèle un malaise plus profond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 13:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[La manifestation nationale des médecins libéraux du 10 janvier 2026 à Paris a rassemblé quelques milliers de praticiens, selon diverses]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La manifestation nationale des médecins libéraux du 10 janvier 2026 à Paris a rassemblé quelques milliers de praticiens, selon diverses sources et l&rsquo;AFP. Une participation modeste qui n&rsquo;a pas capté l&rsquo;attention des médias au-delà de dépêches factuelles. Analyse d&rsquo;une contestation qui interroge sur sa pertinence</h3>



<p>La mobilisation modeste et son faible écho interrogent sur la capacité du mouvement des médecins à convaincre au-delà de ses cercles, dans une société confrontée à une crise réelle et croissante d’accès aux soins, marquée par des déserts médicaux persistants et des tensions budgétaires sur la Sécurité sociale.</p><div id="citiz-1241639755" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mobilisation limitée pour un mouvement annoncé comme historique</strong></h2>



<p>Le cortège, parti du Panthéon pour rejoindre les Invalides, n’a mobilisé qu’une faible  fraction de la profession malgré l’appel unitaire des syndicats pour une grève du 5 au 15 janvier 2026.  Quelques milliers de manifestants ont été vus, composé  certes de médecins mais aussi d&rsquo;autres populations paramédicales comme des infirmières ou des employés de la Sécurité sociale.</p>



<p>La couverture médiatique est en conséquence restée discrète, avec quelques narratifs et des analyses superficielles dans les journaux, pas de débat télévisé ni autre place de choix dans les JT. Ce désintérêt s&rsquo;explique possiblement par la perception d’un mouvement corporatiste, alors que les Français subissent de plus en plus directement les conséquences des déserts médicaux, des délais d’attente et d’une hausse des appels au SAMU (jusqu’à +24 % en janvier). Le faible retentissement médiatique reflète certainement un décalage croissant entre les revendications professionnelles et les attentes sociétales. Avec environ 125 000 médecins en exercice libéral au 1er janvier 2025 (selon la DREES et la CARMF), sur une hypothèse de 5 000 manifestants médecins libéraux , cela ne représenterait que moins de 5 % de la profession. La grève en elle-même a été qualifiée de  « perlée », avec des baisses d’activité de 15 à 19 % chez les généralistes et de 6 à 12 % chez les spécialistes selon l’Assurance Maladie. </p>



<p>Le choc systémique attendu n&rsquo;a pas eu lieu. En revanche, elle a accentué les tensions aux urgences, déjà fragilisées par les épidémies hivernales et les intempéries. Prospectivement, cette mobilisation modeste pourrait signaler un essoufflement des stratégies syndicales traditionnelles. Dans un contexte de vieillissement démographique et de déficits croissants de la Sécurité sociale, estimés à 15-20 milliards d&rsquo;euros pour 2026, un mouvement perçu comme défensif risque de renforcer l&rsquo;image d&rsquo;un lobby puissant, priorisant ses acquis sur la réforme collective nécessaire pour assurer l&rsquo;accès équitable aux soins.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le PLFSS 2025, véritable point de rupture</strong> et révélateur des résistances corporatistes</h2>



<p>Le cœur du conflit se situe dans le PLFSS pour 2026, adopté fin 2025. Il accentue la coordination, la transparence et la maîtrise des dépenses dans un système sous tension budgétaire et démographique. Les syndicats y voient une menace existentielle pour la liberté d’exercice, dénonçant une « dérive autoritaire » et des mesures punitives comme la fixation unilatérale des tarifs ou des sanctions sur les prescriptions. Pourtant, plusieurs mesures les plus controversées ont été amendées ou abandonnées lors des débats parlementaires, comme  les sanctions systématiques sur le Dossier médical partagé (DMP) pourtant essentiel à la coordination des soins, ou des contraintes trop rigides sur les installations. Au-delà des ajustements techniques, le texte pose une question de fond : la médecine libérale française peut-elle continuer à fonctionner comme un îlot préservé, avec une liberté d’installation totale et une opposition systématique à tout partage des compétences ? Dans un contexte où les dépenses de santé dépassent 12 % du PIB (contre 10 à 11 % en moyenne en Europe), où les déserts médicaux s’aggravent et où les besoins explosent avec le vieillissement (plus de 20 % de la population aura plus de 65 ans d&rsquo;ici 2030), cette posture défensive apparaît de plus en plus anachronique. Elle protège des privilèges historiques au détriment d’une régulation collective devenue indispensable à la soutenabilité du modèle solidaire, financé par les cotisations de tous.</p>



<p>Le PLFSS révèle un clivage structurel : d&rsquo;un côté, une profession attachée à son autonomie libérale, héritée des années post-guerre ; de l&rsquo;autre, un État contraint par des déficits chroniques à imposer plus de coordination pour optimiser les ressources. Sans évolution volontaire comme une acceptation accrue de la délégation de tâches ou de mécanismes incitatifs territoriaux, le risque est grand de voir l’État imposer des contraintes plus brutales, telles que des quotas d&rsquo;installation ou des sanctions financières renforcées, comme observé dans d&rsquo;autres pays européens.</p>



<p>De façon prospective, le texte de loi pourrait marquer le début d&rsquo;une refonte pluriannuelle du système, vers une « grande loi santé » appelant à des compromis pour éviter une polarisation accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rist, Cazeneuve et Fatôme : un trio institutionnel face à une profession en résistance</strong></h2>



<p>Dans cette séquence tendue, trois figures publiques occupent une place centrale : Stéphanie Rist, ministre de la Santé ; Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de l’Assurance maladie ; et Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM. Leur action s’inscrit dans une même logique : moderniser un système de santé fragilisé, tout en garantissant l’accès aux soins dans un contexte de tensions budgétaires et de pénurie médicale.</p>



<p>Stéphanie Rist a déjà beaucoup œuvré en tant que parlementaire pour dépoussiérer la médecine et son monopole, de sorte que les médecins ne soient plus passage obligé et systématique pour nombre de soins, y compris certaines prescriptions médicales. En desserant ce goulot d&rsquo;étrangement,  elle poursuit et défend une ligne de modernisation assumée de la pratique médicale. Elle rappelle que la régulation n’est pas une punition mais une nécessité, dans un système financé par la solidarité nationale. Sa posture, ferme mais constructive et sans jamais refuser le dialogue, vise à replacer l’accès aux soins au centre du débat, loin des surenchères syndicales.</p>



<p>Marguerite Cazeneuve, bien que démissionnaire, reste une voix influente. Elle adopte une communication d’une grande précision. Dans une interview à Libération le 5 janvier, elle a déploré l’appel à la grève, estimant que « en réalité, la plupart des mesures qui les touchaient directement n’ont pas été adoptées » dans le PLFSS, et que la mobilisation « n’est plus justifiée ». Dans un message public récent, elle décrit un appareil d’État fragilisé par l’instabilité politique, avec des projets de santé ralentis ou suspendus. Elle y appelle à la recherche de compromis, soulignant que l’action publique ne peut avancer que si les acteurs acceptent de dépasser les postures et les lignes rouges. Cette prise de parole, inhabituelle dans sa forme, éclaire son positionnement : une approche pragmatique, centrée sur la continuité du service public et la nécessité de maintenir un cap malgré les tensions du moment. Sa manière de recentrer le débat sur les faits, de corriger les interprétations erronées et de rappeler les contraintes institutionnelles tranche avec la dramatisation ambiante.</p>



<p>Thomas Fatôme est quant à lui la cible directe de critiques virulentes, avec des slogans comme « Fatôme démission » lors de la manifestation, l’accusant d’incarner une « dérive autoritaire ».  Il n&rsquo;est pas certain que ce format « chasse à l&rsquo;homme » serve le mouvement des médecins. Ses communications visent le dialogue. Il a tenté de rassurer sur les intentions du PLFSS, défendant une vision d’un système plus équitable et soutenable face à des dépenses en hausse. Il sera auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat le 14 janvier, une occasion pour clarifier les positions institutionnelles. Son rôle opérationnel pourrait être pivotal pour implémenter des réformes comme une meilleure pertinence des prescriptions, contrastant avec une résistance syndicale qui peine à proposer des alternatives viables.</p>



<p>Ensemble, ce trio démontre une cohérence rare : une modernisation difficile mais indispensable, portée par un discours unifié sur la solidarité nationale et la nécessité de régulation. Leur fermeté pragmatique met en lumière les limites d’une contestation qui, en s’opposant systématiquement, risque d’isoler la profession face aux attentes sociétales pour un système plus résilient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenus des médecins libéraux : un contexte qui éclaire la contestation</h2>



<p>Les revenus nets des médecins libéraux varient significativement par spécialité, mais les données de la CARMF indiquent une moyenne annuelle de plus de 120 000 euros net soit un peu plus de 10 100 euros net par mois, plaçant la profession parmi les mieux rémunérées du secteur santé. Les généralistes perçoivent souvent entre 4 000 et 8 000 euros net mensuels, tandis que les spécialités techniques (comme la radiologie ou l&rsquo;anesthésie) peuvent dépasser 15 000 euros, avec des pics à 200 000 euros annuels pour certains. Bien que les charges soient élevées (locaux, assurances, cotisations), ces niveaux rendent la contestation moins audible auprès du public, surtout alors que les déserts médicaux s&rsquo;aggravent et que les inégalités territoriales persistent.</p>



<p>Ce contexte économique souligne un décalage entre les revendications professionnelles, souvent centrées sur la défense de la liberté d&rsquo;exercice et contre toute régulation perçue comme intrusive, et les attentes sociétales pour une répartition plus juste des ressources. La DREES recalcule un revenu libéral homogène, intégrant les disparités entre généralistes et spécialistes, révélant que les revenus ont stagné ou baissé pour certains en 2022-2025, mais restent supérieurs à la moyenne des professions libérales. Cet état de fait alimente les critiques sur une « rente » perçue, comme évoqué par certains institutionnels, bien que démenti par Thomas Fatôme qui refuse de qualifier les médecins de « rentiers ».</p>



<p>Dans un système où les dépenses de santé augmentent plus vite que les recettes (hausse de 3 à 4 % annuels projetée), ces revenus pourraient être scrutés davantage pour financer des incitations territoriales ou des délégations de tâches. Sans ajustements, comme une modulation des honoraires par zone ou une fiscalité plus progressive, le risque est d&rsquo;accroître les tensions entre professions de santé et de miner la légitimité des mobilisations futures face à un public confronté à des coûts croissants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Harmonisation européenne inévitable : France, dernier bastion sans régulation d’installation</h2>



<p>La France reste une exception européenne majeure : elle est le seul grand pays où les médecins libéraux bénéficient d’une liberté totale et inconditionnelle d’installation, sans aucune régulation territoriale significative. En Allemagne, les associations de médecins conventionnés découpent le territoire en zones avec des ratios cibles par habitant et par spécialité ; un nouveau praticien ne peut s’installer dans une zone surdotée que si une place se libère. Ce système, en place depuis les années 1990, limite la surconcentration urbaine et atténue les déserts médicaux malgré une densité médicale globale plus élevée qu’en France (4,5 contre 3,2 pour 1 000 habitants). Pays-Bas, Suède, Belgique et plusieurs autres pays ont adopté des mécanismes similaires de régulation, de transparence et de maîtrise des coûts.</p>



<p>Le PLFSS 2026 s’inscrit dans cette tendance continentale : organiser les soins, répartir les ressources, contrôler les dépenses. Ce n’est pas une exception punitive française, mais une harmonisation progressive vers des standards européens plus matures. Surtout, ce privilège d’installation totale est d’autant plus difficile à défendre que la formation des médecins est massivement financée par les deniers publics : l’État prend en charge l’essentiel des coûts universitaires et hospitaliers, pour un cursus de 9 à 11 ans. Les futurs médecins sont ainsi formés et rémunérés pendant l’internat grâce à l’argent public, avant de pouvoir s’installer librement, très souvent dans les zones les plus attractives, sans contrepartie territoriale collective. Ce décalage entre financement public massif et absence de régulation devient un monopole structurel dépassé, contribuant aux inégalités. Les écarts régionaux sont ainsi deux fois plus marqués qu&rsquo;en Allemagne.</p>



<p>À cela s’ajoute la résistance farouche à la perte de monopoles sur certaines prescriptions et actes : opposition récurrente à l’élargissement des compétences aux autres professionnels que sont les pharmaciens et les sages-femmes pour des actes courants (vaccins, renouvellements simples, actes techniques de première intention, suivi des maladies chroniques,&#8230;) et de personnels paramédicaux  comme les infirmiers.  Cette posture freine la délégation de tâches, pourtant indispensable pour absorber la demande croissante, désengorger les cabinets et améliorer l’accès aux soins.</p>



<p>Cette exception française n’est plus tenable dans un contexte d&rsquo;harmonisation européenne post-Covid, où la mobilité des professionnels et la mutualisation des ressources sont prioritaires. Sans adoption volontaire de régulations inspirées de l&rsquo;Allemagne (comme des quotas par zone ou des incitations fiscales), la France risque une aggravation des déserts médicaux, forçant des réformes coercitives.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant pour la médecine libérale</strong></h2>



<p>La mobilisation du 10 janvier 2026 ne signifie pas que les médecins libéraux n’ont pas de difficultés réelles comme la nécessité de faire face à des pénuries, au burnout, à la bureaucratie croissante. lemonde.fr +1 Elle révèle surtout un discours qui peine à convaincre au-delà des rangs professionnels, dans une société qui place désormais l’accès universel aux soins et la soutenabilité solidaire au-dessus des privilèges historiques.</p>



<p>Le PLFSS 2026 n’apparaît dès lors pas comme un acte de guerre contre les médecins, mais comme une tentative de rééquilibrage d’un modèle devenu fragile et obsolète, en introduisant transparence et coordination déjà adoptées ailleurs en Europe.</p>



<p>La contestation syndicale, en défendant bec et ongles la liberté totale d’installation et les monopoles sur les prescriptions, masque l’essentiel : la médecine libérale française doit évoluer face aux contraintes contemporaines  que sont les déficits croissants (15 à 20 milliards projetés), inégalités territoriales, explosion des besoins liés au vieillissement.</p>



<p>Cette grève met en réalité en lumière une crise de légitimité : formés aux frais de la Nation avec un coût public de l&rsquo;ordre de 100 à 150 000 € par médecin pour son cursus et sans compter la rémunération des internes pendant près de 5 ans, ces praticiens exercent un métier essentiel mais non exclusif, dans un système où la solidarité nationale finance 80 % des soins.  Sans acceptation d’un partage plus large des compétences et d’une régulation territoriale, le système risque de s’effondrer sous le poids de ses rigidités, comme l&rsquo;illustrent les tensions actuelles aux urgences.</p>



<p>Au final, ce mouvement de grève assorti de la manifestation d&rsquo;hier pourrait marquer un tournant : soit vers un dialogue constructif menant à une vaste loi santé pluriannuelle, intégrant incitations et délégations ; soit vers une polarisation accrue, avec des réformes imposées par l&rsquo;État face à une profession isolée. Formés aux frais de la Nation, les médecins devront accepter de repenser leur rôle, leurs obligations sociétales et leur intégration dans un écosystème solidaire. Sans cela, les réformes risquent de s’imposer d’elles-mêmes, au détriment d’un système de santé qui reste l’un des piliers de l’égalité républicaine.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : manifestation du 10 janvier à Paris</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Collectif No FakeMed : du rempart anti-pseudoscience à la table des négociations avec l&#8217;ennemie</title>
		<link>https://citizen4science.org/collectif-no-fakemed-du-rempart-anti-pseudoscience-a-la-table-des-negociations-avec-lennemie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:28:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était né pour chasser sans compromis les pratiques en santé non éprouvées par la science. Quelques années plus tard,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il était né pour chasser sans compromis les pratiques en santé non éprouvées par la science. Quelques années plus tard, il lui offre un pont d&rsquo;or. Tentons d&rsquo;analyser l&rsquo;étonnant virage.</h3>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une initiative collective sur le papier très honorable qui n&rsquo;a pas résisté aux sirènes du buzz et de la politique, comme beaucoup de celles tombées dans les rets des réseaux sociaux et de la proximité avec les gouvernements. Celle-ci a cela de remarquable qu&rsquo;elle a fini par aider ses ennemis déclarés à se promouvoir. Il nous faut l&rsquo;exposer en préambule : ici l&rsquo;on ne s&rsquo;intéresse pas à une association somme toute confidentielle , mais à un mécanisme, à savoir comment politique, populisme, corporatisme et militantisme peuvent broyer des projets au point d&rsquo;entraver leur propres objectifs.</p><div id="citiz-1571338819" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Origine et corporatisme élitiste </h2>



<p>Le collectif No FakeMed voit le jour en mars 2018 après une <a href="http://(https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/19/31003-20180319ARTFIG00276-il-n-existe-pas-de-medecine-alternative-il-n-y-a-que-de-la-medecine-qui-marche-et-celle-qui-ne-marche-pas.php).">tribune</a> retentissante dans <em>Le Figaro</em> signée par 124 personnes dont des professionnels de santé exigeant le déremboursement de l’homéopathie. Très vite soit quelques mois plus tard, il se structure en association loi 1901 dont l&rsquo;objet est la « p<em>romotion de la médecine, des soins et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques ; soutien et défense de ceux qui assurent cette promotion ; information des professionnels et du public sur la médecine, des soins, et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques ; lutte active contre les pratiques de soins non scientifiques, déviantes, délétères, aliénantes ou sectaires</em>« . <br>Ses statuts sont particulièrement verrouillés, à la saveur corporatiste sinon élitiste : seuls les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes et dentistes selon le Code de la santé publique) en exercice ont le droit de vote (« collège votants »). Les autres, paramédicaux non soumis à Ordre professionnel, grand public, sympathisants, peuvent adhérer mais restent <a href="https://www.nofakemed.fr/statuts/">explicitement exclus</a> de toute voix délibérative (« collège non votants »). L&rsquo;association se présente d&rsquo;ailleurs comme sur son site internet comme « un groupe de professionnels de santé ». Pourtant, si l’association ne publie aucun rapport détaillé, les estimations croisées (informations qui restent donc à vérifier) font état d’un noyau dur de 200 à 400 membres actifs votants (10 à 20 % des effectifs) face à plusieurs milliers de sympathisants sans droit de vote. Le Conseil d&rsquo;administration affiché sur le site confirme cette proportion, composé de huit professionnels de santé et deux paramédicaux en décembre 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avant-goût de contradiction et de populisme</h2>



<p>Un autre élément notable dans les statuts du Collectif NoFakeMed est « <em>l&rsquo;exclusion des personnes morales dont l’activité professionnelle est en lien avec le commerce de produits pharmaceutiques ou destinés aux soins</em>« . C&rsquo;est une position forte d&rsquo;opposition aux entreprises du médicament et des soins de santé qui sont les acteurs qui permettent finalement aux membres de ce collectif de leur donner les outils pour soigner. Ces entreprises sont au cœur de science médicale et façonnent la médecine de demain, et fourmillent bien évidemment de professionnels de santé à leur bord.<br> On aurait pu comprendre l&rsquo;exclusion des entreprises qui fabriquent ou vendent des produits et soins non éprouvés, car cela aurait été cohérent avec la mission de l&rsquo;association. Comment expliquer alors cette contradiction ? La raison la plus plausible est le populisme « anti-big pharma », qui s&rsquo;est fortement développé dans la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19, avec son cortèges de théories complotistes et de manichéisme : les laboratoires pharmaceutiques représentent le mal face aux professionnels de santé, opposition non pertinente puisqu&rsquo;ils sont largement représentés dans ces entreprises.<br><br>Plus cocasse et anecdotique, mais tout aussi contradictoire : le collectif vend des produits à son effigie, avec une boutique en ligne sur son site internet. Les visuels sont principalement à base du logo du collectif associé à la formule chimique du glucose. Or le glucose, c&rsquo;est le sucre, soit l&rsquo;ennemi public numéro un en santé publique pour les conséquences dramatiques de sa surconsommation à travers le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mobilisation sur les réseaux sociaux&#8230; et son revers</h2>



<p>Le collectif est très actif sur X (ex Twitter) dans un objectif de visibilité et de mobilisation. Le compte @NoFakeMedecine dépase ainsi les 10 000 abonnés. Les fiches anti-fakemed, tribunes et appels à l’action génèrent des milliers d’interactions. Toutefois la majorité des comptes les plus actifs gravitant autour n’ont pas la formation médicale exigée au sein du collectif. On voit défiler des militants politisés et/ou polarisés qui utilisent la cause comme étendard idéologique ou quête de visibilité. Beaucoup de ces comptes sont apparus à la faveur de la récente crise sanitaire et ont découvert le concept de pseudoscience à cette occasion. </p>



<p>Mais aujourd&rsquo;hui, les critiques pleuvent à l&rsquo;encontre de No FakeMed : les critiques relevées vont d&rsquo;accusations de « meutes », de victimisation après des années d’insultes, d’infiltration par les promoteurs de médecine intégrative, ou de populisme officiel. Ces reproches révèlent une fracture profonde au sein de la communauté en ligne et des interrogations légitimes sur les actions du collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La victoire politique et les premières ambiguïtés</h2>



<p>Le succès de l&rsquo;action initiale du collectif, avant qu&rsquo;il ne soit formalisé, est incontestable. Grâce à la pression de No FakeMed, Agnès Buzyn alors ministre de la santé mandate la Haute autorité de santé (HAS) en 2018, et <a href="https://www.has-sante.fr/jcms/c_2889138/fr/evaluation-de-l-homeopathie-par-la-has">l’homéopathie est déremboursée </a>en 2021.</p>



<p>Mais au fil du temps et finalement assez rapidement, le collectif accepte des échanges discrets avec l’entourage gouvernemental et on va le voir, finira par les afficher avec fierté, dans un contexte pourtant connu de complaisance voire de soutien au plus haut niveau de l&rsquo;État de pratiques pseudoscientifiques et de son lobby. Dans ce contexte, un choix de proximité peut concourir à une régulation large des pratiques alternatives permettant de leur donner une légitimité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le virage institutionnel de 2023</h2>



<p>Ce virage progressif devient véritablement spectaculaire en 2023. Agnès Firmin Le Bodo est signataire en 2021 d&rsquo;un projet résolution parlementaire qui veut institutionnaliser l’A-MCA, une association auto-proclamée « agence » des médecines alternatives et complémentaires, véritable lobby de la pseudoscience. Elle invite officiellement le collectif NoFakeMed, le CUMIC et l’A-MCA à siéger dans le même comité ministériel chargé de « faire le tri » dans les pratiques non conventionnelles (pratiques non éprouvées soit-disant combattues par le collectif.</p>



<p>Comme nous l’avions déjà dénoncé dans ces colonnes en 2023, cette configuration  pose un problème majeur  sur le fond mais aussi sur la forme: inclure des promoteurs de pratiques non éprouvées dans l’instance censée les réguler risque de transformer la vigilance en caution scientifique. Y ajouter des groupes censées combattre ces pratiques peut achever de brouiller les pistes.</p>



<p>L&rsquo;intention de la ministre paraissait pourtant claire : institutionnaliser l&rsquo;A-MCA comme prévu initialement via la résolution parlementaire qui n&rsquo;a pas abouti deux ans plus tôt.</p>



<p>Il n&rsquo;y a dès lors qu&rsquo;un pas à voir comme une compromission inacceptable le fait que le collectif No FakeMed ait accepté de participer à ce projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les alertes de Science infused</h2>



<p>Dans notre article de juin 2023, nous avions alerté à nouveau sur Agnès Firmin Le Bodo et son projet inquiétant : « <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">Agence des MCA, association qui défend des pseudosciences conviée à la table des négociations au ministère de la Santé</a> ». Nous dénoncions explicitement l’invitation de cette association, perçue comme un lobby pro-pseudosciences, aux discussions ministérielles, au moment même où la ministre était rattrapée par des affaires de cadeaux acceptés de la part d&rsquo;URGO.</p>



<p>Nou pointions aussi déjà le collectif NoFakeMed cédant aux sirènes de l&rsquo;appel ministériel, avec des communications sur les réseaux sociaux particulièrement inquiétantes attestant d&rsquo;un virage incompatible selon nous avec la mission du collectif. </p>



<p>Cette alerte confirmait nos craintes récurrentes sur la porosité entre pouvoir, promoteurs de pratiques non éprouvées et politisation de structures censées lutter contre ces pratiques.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La contribution du CUMIC au flou académique qui efface la ligne rouge</h2>



<p>Par ailleurs, le CUMIC (Collège Universitaire de médecines intégratives et Cmplémentaires) est un organisme universitaire qui promeut l’enseignement et la reconnaissance académique de pratiques non éprouvées scientifiquement, souvent sous l’étiquette « intégrative ». Avec l’A-MCA, qui vise à les réguler et à les légitimer politiquement, le CUMIC constitue ainsi le second fer de lance majeur de la promotion institutionnelle des pseudosciences en France, en leur offrant cette fois un vernis académique et scientifique.</p>



<p>En janvier 2025, un <a href="https://www.em-consulte.com/article/1712400/what-the-fakemed-or-fake-medicines-according-to-a-">article scientifique</a> publié en ligne dans la revue Ethics, Medicine and Public Health marque un tournant significatif : intitulé « What the “FakeMed” »  or “fake medicines” according to a collective of French doctors ». il est co-signé par plusieurs membres éminents du CUMIC, dont Julien Nizard, vice-président du CUMIC et responsable du service Douleur et Médecine intégrative au CHU de Nantes. Les auteurs analysent la définition du « FakeMed » promue par le Collectif No FakeMed, en s’appuyant sur leurs publications et sur des entretiens directs réalisés avec les présidents du collectif, qui a donc accepté de se soumettre à un jeu dangereux.  Leur conclusion est sans ambiguïté : le terme « FakeMed » repose sur une démarcation illusoire entre médecine conventionnelle et non conventionnelle, et constitue lui-même un concept trompeur qui simplifie abusivement les nuances scientifiques. Ils plaident pour une approche plus nuancée, où certaines pratiques complémentaires pourraient s’intégrer légitimement à une médecine fondée sur les preuves. Ce texte, en donnant la parole aux dirigeants de NoFakeMed tout en déconstruisant leur discours qualifié de binaire, confirme ainsi les craintes que nous exprimions depuis plusieurs années : en acceptant de participer à des initiatives avec les ennemis déclarés, le collectif contribue à estomper la ligne rouge qu’il avait lui-même tracée, ouvrant la voie à une reconnaissance progressive des pratiques intégratives sous couvert de rigueur scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le (non) positionnement ambigu de NoFakemed vis-à-vis du CUMIC</h2>



<p>Les convergences entre le Collectif No FakeMed et le CUMIC se manifestent par une série de signes qui alimentent les soupçons de dilution idéologique. Le collectif accepte en 2023 un débat public télévisé où l’une de ses porte-parole, Marion Lagneau, confronte directement un vice-président du CUMIC, Fabrice Berna, sans rejeter catégoriquement le cadre intégratif défendu par ce dernier. Plus troublant, le président de No FakeMed Pierre Brémond d&rsquo;ARS accorde en 2024 des entretiens approfondis aux auteurs de l&rsquo;article du CUMIC de janvier 2025 dans Ethics, Medicine and Public Health, qui permettent aux auteurs, comme nous l&rsquo;avons vu, de déconstruire et discréditer ce que défend le collectif. Ce dernier ne réagira d&rsquo;aucune façon.  Ce silence persistant du collectif face à ces initiatives  (aucun communiqué, aucune critique publique du CUMIC sur son site ou ses réseaux) renforce l’impression d’un pragmatisme institutionnel qui prime sur la radicalité originelle. Sur X, ces éléments nourrissent des accusations récurrentes de porosité, voire de parasitage intellectuel, où le collectif, autrefois intransigeant, semble tolérer un dialogue qui normalise progressivement l’universitarisation des pratiques intégratives autrefois qualifiées de pseudosciences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un piège de populisme médical qui se referme sur lui-même ?</h2>



<p>En quelques années d&rsquo;existence, le collectif NoFakeMed est passé du statut de poil à gratter anti-charlatan à celui d’acteur institutionnel assis à la même table que l’A-MCA et un support au CUMIC, sous l’égide d’un gouvernement qui promeut une « santé intégrative ». Avec un noyau décisionnel ultra-restreint de 200 à 500 votants et des milliers de sympathisants réduits au rôle de porte-voix sur les réseaux sociaux, le collectif semble être tombé exactement dans le piège qu’il dénonçait : celui du populisme médical, de la quête de pouvoir et de notoriété, au détriment de la lutte sans compromis qu’il clamait défendre et pourtant inscrite dans son objet. </p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Immigration en France : un examen civique devient obligatoire pour les séjours longs</title>
		<link>https://citizen4science.org/immigration-en-france-un-examen-civique-devient-obligatoire-pour-les-sejours-longs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 11:37:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Dès le 1er janvier 2026, obtenir une titre de séjour de longue durée sera soumis au passage d&#8217;un examen civique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Dès le 1er janvier 2026, obtenir une titre de séjour de longue durée sera soumis au passage d&rsquo;un examen civique</h3>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant dans la politique d’intégration française</h2>



<p>La France s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique d’intégration. À compter du 1er janvier 2026, la réussite à un <a href="https://www.immigration.interieur.gouv.fr/Info-ressources/Actualites/Communiques/Communique-L-examen-civique">examen civique deviendra officiellement indispensable</a> pour obtenir une carte de séjour pluriannuelle, une carte de résident, ou pour déposer une demande de naturalisation. L’annonce, émise par la Direction générale des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’Intérieur, s’inscrit dans l’application de la loi du 26 janvier 2024 consacrée au contrôle de l’immigration et à l’amélioration de l’intégration.</p><div id="citiz-3977177187" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ce changement marque une évolution notable : l’intégration républicaine, déjà inscrite dans les parcours obligatoires des nouveaux arrivants, devient désormais un critère certifié et mesuré, ne se limitant plus à l’assiduité ou au suivi de formations. La maîtrise des connaissances civiques constitue désormais une condition d’accès aux droits les plus durables du séjour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obligation généralisée pour les ressortissants hors Union européenne</h2>



<p>L’examen civique concernera toutes les premières demandes de titres pluriannuels déposées par des étrangers ressortissants de pays tiers. Il ne s’agit pas d’un simple module d’information, mais d’une épreuve véritable sanctionnée par une attestation de réussite. Le décret du 15 juillet 2025 étend également cette obligation à toutes les demandes de naturalisation, alignant ainsi les exigences pour l’accès à la nationalité sur celles du séjour de longue durée.</p>



<p>La DGEF précise que l’ensemble des informations officielles est disponible sur son <a href="http://immigration.interieur.gouv.fr">portail</a>. Cette centralisation permet de clarifier des démarches souvent perçues comme complexes, en particulier dans un contexte où les obligations légales ont été renforcées à plusieurs reprises ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une plateforme dédiée pour préparer l’examen</h2>



<p>Pour accompagner les candidats, le ministère de l’Intérieur déploie un nouveau site spécifiquement conçu pour la formation civique : formation-civique.interieur.gouv.fr. Cette plateforme met à disposition un corpus conséquent de 222 fiches thématiques, couvrant l’organisation des institutions, les valeurs de la République ou encore les droits et devoirs qui structurent la vie civique française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La quête du patient</h2>



<p>C’est précisément parce qu’il est total que l’explication purement cognitive de type « les gens sont irrationnels »  est insuffisante. Ce que les patients vont chercher chez l’ostéopathe, c’est d’abord une consultation qui dure, des mains qui se posent sur le corps, un regard qui embrasse la posture et l’histoire globale plutôt que l’organe ou le symptôme isolé. Ils y trouvent le sentiment d’être entendus dans la complexité de leur vécu, là où le médecin de ville, écrasé par la charge administrative et la pénurie de temps, ne peut plus toujours l’offrir. Le succès de l’ostéopathie n’est donc pas un symptôme d’irrationalité collective ; il est un symptôme de rationalité douloureuse : les patients comparent ce qu’on leur propose et choisissent ce qui soulage vraiment leur souffrance, y compris la souffrance d’être réduit à un dossier.</p>



<p>Les contenus proposés sont directement liés au Contrat d’intégration républicaine (CIR), la formation dispensée par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Le site comporte aussi des précisions pratiques sur le déroulement de l’épreuve et les types de questions susceptibles d’être posées, tout en excluant explicitement la publication des mises en situation. La liste des centres agréés pour le passage de l’examen est également accessible, garantissant une transparence sur l’offre disponible sur tout le territoire.</p>



<p>La DGEF annonce par ailleurs que la plateforme sera enrichie progressivement, avec pour objectif d’assurer un soutien complet aux candidats et une meilleure compréhension des attentes institutionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exigences renforcées pour la naturalisation</h2>



<p>La naturalisation, déjà associée à des critères linguistiques et d’intégration exigeants, voit ses conditions renforcées. Le ministère renvoie une nouvelle fois vers son site officiel pour les précisions nécessaires, dans la rubrique dédiée à l’accès à la nationalité.</p>



<p>Cette évolution confirme la volonté du gouvernement de placer la connaissance des règles et des valeurs républicaines au cœur du parcours d’intégration, tout en offrant des outils structurés pour en faciliter la maîtrise. Elle interroge aussi, en filigrane, la capacité des dispositifs publics à accompagner l’ensemble des publics concernés vers une réussite effective de l’examen.</p>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Polémique autour du projet de labellisation de l&#8217;information : une régulation nécessaire ou une menace pour le pluralisme et la démocratie ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/polemique-autour-du-projet-de-labellisation-de-linformation-une-regulation-necessaire-ou-une-menace-pour-le-pluralisme-et-la-democratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 18:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-checking]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Emmanuel Macron plaide pour un label professionnel contre la désinformation, mais les craintes d’une mainmise sur les médias divisent le]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron plaide pour un label professionnel contre la désinformation, mais les craintes d’une mainmise sur les médias divisent le débat public.</h3>



<p>Le 19 novembre 2025, à Arras, le président de la République a relancé l&rsquo;idée d&rsquo;un label professionnel pour distinguer les médias respectant une déontologie journalistique de ceux qui selon lui, « font de l&rsquo;argent avec de la publicité personnalisée ». </p><div id="citiz-1209732016" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Genèse d&rsquo;une proposition récurrente</h2>



<p>Emmanuel Macron a explicitement cité la <em>Journalism Trust Initiative</em> (JTI) de Reporters sans frontières comme modèle possible : une standard volontaire, en accès libre, publié en 2019 sous forme de norme européenne (CWA 17493), reposant sur une auto-évaluation puis un audit tiers, avec plus de 2 000 médias engagés dans 119 pays. L’Élysée insiste sur l’indépendance totale de ce futur label et rejette toute intervention étatique. Le discours complet est disponible sur <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/301023-emmanuel-macron-19112025">Vie publique</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Analyse des réactions médiatiques</h2>



<p>Les réactions médiatiques qui ont suivi varient en fonction de la sensibilité politique. À droite et à l’extrême droite, la proposition est perçue comme une tentative de contrôle idéologique, avec des rapprochements historiques à des systèmes autoritaires. Ces critiques, relayées par des éditoriaux influents, traduisent une sensibilité légitime à toute forme de régulation perçue comme intrusive, surtout après des précédents comme la loi Avia de 2020, censurée en partie. Des médias centristes ou progressistes y voient  eux une réponse pragmatique à la prolifération des <em>fake news</em> et à l’érosion de la confiance publique : 70 % des Français doutent des informations en ligne. Le label permettrait aux plateformes de privilégier de façon algorithmique les sources certifiées, sans intervention étatique. Pourtant, même dans le camp présidentiel, des voix s’élèvent : une députée macroniste a récemment dénoncé la concentration médiatique chez quelques milliardaires, ouvrant la porte à des accusations de « discours complotiste » de la part d’autres soutiens du président. Ce débat interne révèle la fragilité du consensus autour de toute régulation perçue comme une menace au pluralisme.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La labellisation existe déjà avec les « fact-checkers » comme juges autoproclamés</h2>



<p>Les outils de vérification actuels fonctionnent déjà comme une labellisation informelle : Decodex, Vrai ou Fake, CheckNews, etc. attribuent des notes ou des couleurs, directement intégrées aux algorithmes de Google, Meta et TikTok, sans recours clair ni transparence totale sur les critères. CheckNews, rattaché à Libération, un journal classé à gauche par les observatoires indépendants, est régulièrement pointé pour un traitement inégal : plus indulgent avec certains narratifs progressistes, plus sévère envers les angles conservateurs ou alternatifs. L’ancienne émission <em>Vrai ou Fake </em>de France Info, animée jusqu’en 2023 par Julien Pain (journaliste engagé chez RSF), a été critiquée pour des erreurs factuelles pendant la crise Covid (confusions entre variants et souches, minimisation initiale des effets indésirables vaccinaux) et pour un ciblage systématique des médias dissidents, illustrant les <a href="https://citizen4science.org/le-factchecking-un-remede-pire-que-le-mal-une-etude-montre-les-risques-lorsquil-emane-de-groupes-partisans/">risques d’un fact-checking perçu comme partisan</a>. L’audience de ces formats a nettement reculé depuis 2023, mais les étiquettes restent actives dans les bases de données des plateformes. L&rsquo;histoire de Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp) est également particulièrement intéressante. Alors qu&rsquo;il a pleinement collaboré avec les fact-checkers et le gouvernement américain les labellisant, <a href="https://citizen4science.org/sur-les-traces-delon-musk-et-son-reseau-social-x-mark-zuckerberg-se-debarrasse-des-fact-checkers-pour-meta-facebook-instragram-whatsapp/#google_vignette">Mark Zuckerberg a fini par s&rsquo;en débarrasser dans un mea culpa public,</a> considérant avoir été manipulé concernant la censure de l&rsquo;information sur ses plateformes. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Malentendu persistant autour du rôle circonscrit de la CPPAP</h2>



<p>La CPPAP ne délivre aucun label de fiabilité des contenus, mais un agrément sur les systèmes et structures concernées basé sur leur conformité à la législation en matière d&rsquo;édition de presse et de journalisme professionnel, qui ouvrent la possibilité de bénéficier de dispositifs économiques et fiscaux. Néanmoins, saisie sur le cas du blog FranceSoir, en 2024, elle lui a retiré son  ’agrément CPPAP au motif d’une « atteinte à la protection de la santé publique » (basé sur un avis de la Direction générale de la santé). Sans évaluer directement les contenus, cette décision a privé le média en ligne de ressources financières, maginalisant une dissidente. Ce précédent très particulier ne fait ainsi pas de la CPPAP un labellisateur des contenus. D&rsquo;ailleurs, le projet de Macron ne s’appuie d&rsquo;aucune façon sur la CPPAP.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les périls sous-jacents : au-delà des craintes, des risques systémiques</h2>



<p>Même géré par des professionnels indépendants, un label officiel viendrait s’ajouter à la labellisation informelle des fact-checkers et aux sanctions économiques déjà possibles. Le vrai risque n’est pas la censure brutale, mais l’asphyxie : déréférencement algorithmique, chute des revenus publicitaires, exclusion des aides. Le <em>Digital Services Act </em>(DSA) européen oblige déjà les très grandes plateformes à privilégier les sources jugées fiables. Un label JTI deviendrait le sésame pour rester visible ; les autres seraient relégués dans l’ombre numérique, contournant la loi de 1881 fondée sur la responsabilité judiciaire a posteriori.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour le développement de l’esprit critique plutôt que le tampon officiel</h2>



<p>La seule réponse durable à la désinformation reste sans doute l’éducation massive à l’esprit critique : apprendre à croiser les sources, identifier les conflits d’intérêts, distinguer fait et opinion. C’est une question de méthode, non de contenu. La vérité scientifique et politique évolue : les masques étaient jugés inutiles en population générale en mars 2020 par l’OMS, avant de devenir obligatoires. Un label figé graverait des erreurs dans le marbre, tout en ouvrant la porte à des dangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ligne rouge orwellienne</h2>



<p></p>



<p>Certifier la « fiabilité » du contenu lui-même, et non seulement l’existence d’un processus journalistique (CPPAP)  franchit une frontière dangereuse. Dès lors qu’un groupe d’humains, quel qu’il soit, se voit confier le pouvoir de délivrer des brevets de vérité, on reproduit les mêmes risques que ceux identifiés chez les fact-checkers actuels : biais partisans, effets de groupe, renforcement idéologique des croyances erronées plutôt que leur correction, manipulation possible. La vérité est une notion subjective, et pour le moins elle évolue au fil du temps. On le constate avec la science, qui est pourtant basé sur les faits. <br>En outre, l’histoire montre que la route vers le contrôle de l’information commence toujours par la promesse de la protéger. La presse libre n’a pas besoin d’un tampon officiel pour exister ; elle a besoin d’un public formé à penser par lui-même.</p>



<p>Ainsi la croisade contre la désinformation via l&rsquo;étiquetage gouvernemental n’est certainement pas le rempart de la démocratie, mais peut-être bien son poison le plus insidieux et le plus dangereux. Une société libre accepte le bruit, le doute et même l’erreur plutôt que de laisser une caste décider ce qui mérite d’être entendu. Tout autre chemin risque de mener à la servitude maquillée en bienveillance.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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			</item>
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		<title>Cinéma : le grand écran comme antidote à l&#8217;addiction aux autres écrans ? analyse du rapport Geffray</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 10:20:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique et Général]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Un rapport récent commandé par le gouvernement préconise le grand écran comme remède à l&#8217;addiction aux &#8230; écrans chez les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un rapport récent commandé par le gouvernement préconise le grand écran comme remède à l&rsquo;addiction aux &#8230; écrans chez les jeunes. Mais cette assertion repose-t-elle sur des bases solides ? </strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Rapport Geffray : un plaidoyer pour l&rsquo;éducation cinématographique<br></h3>



<p>Le rapport intitulé « Offrir à chaque élève une éducation au cinéma et à l&rsquo;image de qualité », rédigé par Édouard Geffray, ancien directeur général de l&rsquo;enseignement scolaire, a été remis le 8 septembre 2025 aux ministères de la Culture et de l&rsquo;Éducation nationale. Commandé dans un contexte de préoccupations croissantes sur l&rsquo;exposition excessive des jeunes aux écrans, ce document de plus de 70 pages s&rsquo;appuie sur une série d&rsquo;entretiens avec des acteurs institutionnels, éducatifs et cinématographiques. Il met en lumière le dispositif « Ma classe au cinéma », initié à la fin des années 1980 en Normandie et étendu à l&rsquo;échelle nationale, qui permet à près de deux millions d&rsquo;élèves de bénéficier de projections scolaires à tarif préférentiel, entre 2,50 et 3,80 euros le billet. Geffray y voit un outil essentiel pour contrer les effets néfastes des écrans numériques, en promouvant une éducation artistique et culturelle (EAC) qui favorise la citoyenneté, l&rsquo;égalité des chances et une compréhension esthétique du monde. Le cinéma y est décrit comme un art universel, capable de relier l&rsquo;école, les loisirs et la famille, tout en répondant aux défis posés par l&rsquo;omniprésence des algorithmes et des contenus générés par l&rsquo;IA.</p><div id="citiz-1802499253" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Ce plaidoyer n&rsquo;est pas seulement descriptif ; il est ancré dans une vision pédagogique où le cinéma agit comme un vecteur de cohésion sociale. En effet, le rapport insiste sur la nécessité de préserver ce programme face à des vulnérabilités structurelles, telles que les contraintes budgétaires, l&rsquo;absence d&rsquo;intégration explicite dans les programmes scolaires et les risques d&rsquo;autocensure chez les enseignants, craignant des réactions parentales sur des thèmes sensibles comme la nudité ou l&rsquo;homosexualité. Ces éléments, bien que minoritaires, créent une « atmosphère » qui pourrait freiner l&rsquo;ambition éducative du dispositif.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les arguments du rapport : cinéma versus écrans numériques</h3>



<p>Au cœur du rapport réside l&rsquo;idée que le cinéma constitue « l&rsquo;exact antidote » à l&rsquo;addiction aux écrans. Geffray argue que les jeunes de 8 à 12 ans passent en moyenne 4 heures 45 minutes par jour devant des écrans, un chiffre qui dépasse les 6 heures pour les 13-18 ans, selon l&rsquo;étude ESTEBAN de Santé Publique France (2020). Ces temps d&rsquo;exposition, souvent consacrés à des contenus courts et algorithmiques comme les « shorts » de TikTok, enferment les adolescents dans des « bulles » isolées, favorisant une consommation fragmentée et individualisée. En contraste, le cinéma offre une expérience collective et ininterrompue dans une salle obscure, où les élèves « lèvent les yeux » vers un grand écran, partageant des émotions réelles et structurées. Cette immersion, qualifiée de « dispositif attentionnel unique », permet d&rsquo;accéder à un imaginaire organisé, fictionnel ou documentaire, qui élargit les horizons physiques, sociaux et intellectuels, contrairement aux petits écrans de 30 à 50 cm² des smartphones.</p>



<p>Le rapport distingue ainsi les écrans : ceux du cinéma, collectifs et éducatifs, favorisent la sociabilité authentique et la nuance, tandis que les écrans numériques personnels, guidés par des suggestions algorithmiques, mènent à une désocialisation et une difficulté à discerner le vrai du faux. Edouard Geffray formule 19 recommandations pour renforcer le programme, dont l&rsquo;intégration du cinéma dans les curricula scolaires (mesure 1), la préservation des formations en temps scolaire pour les enseignants (mesure 2), la création d&rsquo;un diplôme interuniversitaire (mesure 3), et des initiatives comme un label « Ma classe au cinéma » pour les établissements (mesure 10) ou un statut de « professeur ami du cinéma » (mesure 11). Ces propositions visent à étendre la fréquentation des œuvres cinématographiques et à contrer les effets de substitution du « pass culture », qui pourrait détourner des fonds de l&rsquo;EAC.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que disent les études scientifiques : une comparaison nuancée<br></h3>



<p>Si le rapport Geffray avance des arguments convaincants sur le plan éducatif, une revue des études scientifiques révèle un paysage plus nuancé concernant les bénéfices du visionnage en salle de cinéma par rapport aux écrans internet et smartphones. De nombreuses recherches confirment les effets négatifs d&rsquo;une exposition excessive aux écrans numériques sur les enfants et adolescents. Par exemple, une étude publiée en 2021 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sur les effets des écrans chez les jeunes indique que les comportements excessifs commencent dès 12-13 ans, avec des risques accrus de troubles du sommeil, d&rsquo;obésité et de problèmes cognitifs comme une réduction de la concentration. De même, une méta-analyse de l&rsquo;OMS en 2024 met en évidence une augmentation des problèmes mentaux liés à l&rsquo;usage problématique des médias sociaux, affectant l&rsquo;attention et la santé émotionnelle.</p>



<p>Cependant, les comparaisons directes entre le cinéma en salle et les vidéos courtes en streaming sont rares. Une étude de 2023 dans JAMA Pediatrics souligne que le type de contenu compte autant que le temps d&rsquo;écran : les contenus éducatifs structurés sont associés à moins de problèmes mentaux chez les enfants de 3-6 ans, contrairement aux vidéos courtes et divertissantes. Cela soutient indirectement l&rsquo;idée d&rsquo;un « imaginaire structuré » via le cinéma, mais sans preuve spécifique sur l&rsquo;expérience collective en salle. D&rsquo;autres recherches, comme celle de Nature en 2023, lient le temps d&rsquo;écran excessif à une impulsivité accrue et une connectivité fronto-striatale affaiblie, affectant le contrôle inhibiteur. Le cinéma, avec sa durée prolongée et son absence d&rsquo;interruptions, pourrait théoriquement contrer cela en favorisant une attention soutenue, mais des études empiriques manquent pour valider cette hypothèse chez les jeunes. Une revue de 2019 par l&rsquo;Inserm note que limiter les écrans est bénéfique, mais sans opposer explicitement salle de cinéma et streaming. En somme, si les effets négatifs des écrans numériques sont bien documentés, les vertus uniques du cinéma restent plus intuitives que scientifiquement démontrées.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La lecture, une alternative sous-estimée face au cinéma ?<br></h3>



<p>Si le rapport met l&rsquo;accent sur le cinéma comme antidote privilégié, une question se pose : pourquoi ne pas placer la lecture en balance, voire la considérer comme la grande gagnante dans la lutte contre l&rsquo;addiction aux écrans ? Contrairement au cinéma, qui reste une expérience visuelle et passive bien qu&rsquo;immersive, la lecture engage activement l&rsquo;imagination, obligeant le cerveau à construire des images mentales sans le soutien d&rsquo;éléments préfabriqués. Des études montrent que le temps passé à lire des livres augmente la connectivité cérébrale chez les enfants, contrairement à l&rsquo;exposition aux écrans qui la diminue, favorisant ainsi une meilleure attention et un développement cognitif plus robuste. De plus, la lecture stimule l&rsquo;imagination de manière plus efficace que le visionnage d&rsquo;images sur écran, selon des recherches récentes, en encourageant une pensée créative autonome et en réduisant les effets négatifs sur le langage et les comportements observés avec les écrans. Le cerveau des enfants réagit différemment lors de la lecture d&rsquo;un livre par rapport à l&rsquo;écoute via un écran, avec des activations plus prononcées dans les zones liées à la compréhension et à l&#8217;empathie. Accessible sans infrastructure coûteuse, la lecture pourrait être intégrée plus facilement aux programmes scolaires, offrant une alternative individuelle et portable qui contre l&rsquo;isolement des bulles algorithmiques. Peut-être que le focus sur le cinéma reflète un biais culturel vers l&rsquo;image, mais scientifiquement, la lecture émerge comme une championne sous-estimée, boostant le développement cérébral dès la petite enfance et rivalisant avec, voire surpassant, les bénéfices collectifs du septième art.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives futures : vers une éducation aux images renforcée ?<br></h3>



<p>Prospectivement, la mise en œuvre des recommandations pourrait transformer l&rsquo;éducation française, en intégrant le cinéma dès le cycle 4 du collège et en soutenant les enseignants via des formations préservées. À l&rsquo;horizon 2026-2030, avec des labels et statuts dédiés, « Ma classe au cinéma » pourrait toucher plus d&rsquo;élèves, contrecarrant l&rsquo;essor des contenus générés par l&rsquo;intelligence artificielle (IA). Cependant, des défis persistent : budgets contraints, inégalités territoriales et évolution des habitudes numériques. Si des études futures confirment les bénéfices attentionnels du cinéma, cela pourrait inspirer des politiques internationales, renforçant une éducation aux images comme pilier de la résilience cognitive face à la numérisation. En fin de compte, le rapport ouvre un débat fertile, invitant à une prospective où le septième art redevient un outil de libération plutôt qu&rsquo;un simple divertissement.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Nathan Engel<br></em></p>



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<p></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mission « État efficace » de Sébastien Lecornu : une inspiration prudente du DOGE américain dans un contexte français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 10:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[Finance publique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique et Général]]></category>
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					<description><![CDATA[Vendredi 19 septembre 2025 le Premier ministre français fraîchement nommé a dévoilé une initiative visant à restructurer l’administration publique ;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vendredi 19 septembre 2025 le Premier ministre français fraîchement nommé a dévoilé une initiative visant à restructurer l’administration publique ; elle semble s&rsquo;inspirer du « Department of Government Efficiency » (DOGE), co-créé aux États-Unis par Donald Trump et Elon Musk. Alors que la France est secouée par la grève massive du 18 septembre, cette annonce suscite des débats sur son lien avec les réformes du DOGE et son adaptation à une bureaucratie française notoirement lourde.</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une initiative française à l&rsquo;écho américain</h3>



<p>Le nouveau premier ministre Sébastien Lecornu, ex-ministre de la Défense promu le 9 septembre dernier  a annoncé sur les réseaux sociaux (X [ex-Twitter], LinkedIn) la « Mission État Efficace » au lendemain d&rsquo;une grève massive, assorti d&rsquo;un communiqué du gouvernement l&rsquo;explicitant. placée sous son autorité directe et rattachée à son cabinet à Matignon. Confiée à une équipe agile menée par Pierre-Mathieu Duhamel et Denis Morin, installés dans les locaux de Matignon avec leurs collaborateurs dans ceux de la Mission de reconstruction de Notre-Dame, cette mission vise à proposer en continu des mesures pour optimiser l’administration. Le nom évoque le<a href="https://citizen4science.org/etats-unis-ca-degraisse-a-lirs-des-milliers-de-licenciements-sont-en-cours-a-lagence-fiscale-americaine-sous-limpulsion-de-donald-trump-et-elon-musk/"> « Department of Government Efficiency » (DOGE)</a>, lancé en novembre 2024 par Trump avec Musk, qui cible la bureaucratie fédérale. La mission française débute par une revue des délégations interministérielles, avec un principe de suppression par défaut, ayant conduit à l’élimination de structures comme la délégation interministérielle au Varenne agricole, la délégation aux restructurations d’entreprises (transférée au ministère de l’Économie), la délégation à la forêt et au bois, la délégation aux grands évènements sportifs (intégrée à la direction des sports), la délégation générale au SNU (extinction au 1er janvier 2026), le coordonnateur national des JO 2024, la délégation ministérielle aux JO, et le délégué à la transition énergétique (au 1er octobre 2025). Cette approche méthodique rappelle aussi le DOGE,  sans sa rhétorique provocatrice typique de Musk.</p><div id="citiz-1065509697" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Annoncée le lendemain matin-même de la grève 18 septembre qui aurait compté plus d’un million de participants, cette annonce projette une image de fermeté.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le DOGE comme modèle absolu ou simple référence ?</h3>



<p>Le DOGE, lancé après la victoire de Trump en 2024, s’appuie sur Musk et Ramaswamy pour moderniser la technologie fédérale, avec un objectif de restructuration d’ici juillet 2026. Trump a promis des audits publics, une idée reprise par Lecornu avec sa revue des délégations. Cependant, le DOGE mise sur une transparence agressive, tandis que la mission française reste progressive.</p>



<p>L’influence du DOGE se limite à l’idée d’efficacité, adaptée à la réalité française sans radicalisme trumpiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le poids bureaucratique historique de la France</h3>



<p>La France est connue pour sa bureaucratie dense, héritage de son centralisme. Le rapport du Sénat de juillet 2025 recense 434 opérateurs, 317 organismes consultatifs et 1 153 organismes publics, coûtant 540 millions d’euros annuels. En 2021, l’Insee recensait 5,706 millions de fonctionnaires (20,5 % de la population active), avec 85 pour 1 000 habitants, derrière la Norvège (110). Avec un budget de 1 200 milliards d’euros (55 % du PIB), elle n’a certes pas le record mondial (Oman : 78,7 %), mais sa complexité justifie des réformes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Premières réactions notables</h3>



<p>La CGT a dénoncé le 20 septembre une « attaque contre les services publics », appelant à une mobilisation le 25 septembre. Le 21 septembre, France Info a relayé une interview de Pierre-Matthieur Duhamel confirmant l’évaluation de dix organismes pour une suppression d’ici fin octobre.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives pour une réforme mesurée</h3>



<p>À court terme, la mission pourrait s’inspirer des audits du DOGE, mais le contexte syndical, marqué par des grèves récentes comme celle du 18 septembre, limitera son ampleur. Les données de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques), encore en consolidation pour 2024-2025, devraient bientôt préciser l’impact des mobilisations sur la réforme. À long terme, une transparence en ligne pourrait émerger, bien que cela heurte les traditions. Son avenir dépendra de sa capacité à concilier efficacité et stabilité sociale.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Sébastien Lecornu, photo compte officiel LinkedIn<br></em></p>



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<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Gérer vos biens immobiliers » sur le site des impôts : un goût de fiasco au démarrage qui a coûté 1,3 milliard d&#8217;euros à l&#8217;État</title>
		<link>https://citizen4science.org/gerer-vos-bien-immobiliers-sur-le-site-des-impots-un-gout-de-fiasco-au-demarrage-qui-a-coute-13-milliard-deuros-a-letat/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/gerer-vos-bien-immobiliers-sur-le-site-des-impots-un-gout-de-fiasco-au-demarrage-qui-a-coute-13-milliard-deuros-a-letat/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 16:01:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires Publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Impôts]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Service public]]></category>
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					<description><![CDATA[La Cour des comptes vient d&#8217;épingler les débuts ratés de ce service d&#8217;usage obligatoire pour les contribuables arrivé en 2023]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La Cour des comptes vient d&rsquo;épingler les débuts ratés de ce service d&rsquo;usage obligatoire pour les contribuables arrivé en 2023 et que nous avions présenté à l&rsquo;époque dans nos colonnes</h3>



<p>Le rapport est paru le 23 janvier, et il ne mâche pas ses mots, évoquant « <em>une campagne 2023 chaotique et aux conséquences financières très lourdes pour l&rsquo;État</em>. »<br><a href="https://citizen4science.org/vous-etes-proprietaire-il-est-obligatoire-de-declarer-ses-biens-immobiliers-et-leur-statut-d-occupation-date-limite-le-30-juin/">Nous avions rapporté</a> dès sa disponibilité sa sa structure et son mode d&#8217;emploi abrégé, qui concerne tous les propriétaires de biens immobiliers.</p><div id="citiz-1479443115" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte</h2>



<p>L&rsquo;application, mise en service au niveau de l&rsquo;administration fiscale dès 2021, visait a moderniser la déclaration de leurs biens par les propriétaires et leur gestion des impôts associés, taxe foncière et taxes d&rsquo;urbanisme. Il s&rsquo;agissait aussi de profiter de la suppression de la taxe d&rsquo;habitation, réalisée progressivement de 2018 à 2023, pour remettre à jour les données disponibles et les fiabiliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise en service bâclée</h2>



<p>En 2023, l&rsquo;application est ouverte au public et d&rsquo;utilisation obligatoire sous peine d&rsquo;amendes. Les propriétaires sont invités à consulter la description de leurs biens recensés sur le service et à compléter ou corriger toute information manquante ou erronée concernant la description et l&rsquo;usage des biens ainsi que d&rsquo;identifier leurs occupants. Les propriétaires auraient mal vécu la menace d&rsquo;amendes alors que la taxe d&rsquo;habitant avait été supprimée. Autre réticence : la dématérialisation complète alors que les assujettis sont plutôt âgés en moyenne donc moins à l&rsquo;aise avec le « tout internet ». De nombreuses demandes y compris via visites aux centres des impôts auraient eu lieu, avec pour conséquence un direction des impôts (DGFIP) débordée. </p>



<h2 class="wp-block-heading">un million de contribuables imposés à tort</h2>



<p>La Cour des comptes a constaté que les cas spécifiques n&rsquo;avaient pas été anticipés, citant celui des 3 400 multi-propriétaires bailleurs sociaux disposant de plus de 200 biens. Le rapport de la Cour des comptes révèle que plus d&rsquo;un million de contribuables ont été soumis à la taxe d&rsquo;habitation ou à la taxe sur les logements vacants à tort. En conséquence, l&rsquo;État a dû effectuer des dégrèvements pour un montant massif, soit plus de 1,3 million d&rsquo;euros.<br>En outre, le nouveau service n&rsquo;est pas parvenu à ses fins de recensement des biens à l&rsquo;issue de la campagne puisque près de 25 % d&rsquo;entre eux manquaient pour un total estimé à 71,4 millions de locaux. Coût de la seule campagne 2023 rapporté par la Cour des comptes : pas moins de 56,4 millions d&rsquo;euros de son élaboration jusqu&rsquo;à son déploiement, auxquels s&rsquo;ajoutent les dégrèvements massifs de 1,3 milliard d&rsquo;euros.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="476" height="350" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-8.png" alt="" class="wp-image-16166" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-8.png 476w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-8-300x221.png 300w" sizes="auto, (max-width: 476px) 100vw, 476px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Figure issu du rapport de la Cour des comptes sur Gérer mes biens immobiliers (GMBI)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Campagne 2024 toujours entachée d&rsquo;erreurs</h2>



<p>Vu l&rsquo;ampleur des problèmes et des coûts, l&rsquo;administration fiscale n&rsquo;a pas pu complètement rectifier le tir pour la seconde année fiscale d&rsquo;existence du service, soit l&rsquo;an dernier. Des erreurs de taxation perdurent. La dérive du système a néanmoins continué de générer des coûts pour rectifier erreurs et améliorer le pilotage. La Cour des comptes évoque trois outils informatiques : le foncier, l&rsquo;occupation des locaux et la relation avec les particuliers, dotés d&rsquo;une gouvernance différente pour chacun. L&rsquo;externalisation du développement non harmonisée a joué un rôle. En octobre 2024, le plan de remédiation de l&rsquo;outil aurait déjà coûté plus de 37 millions d&rsquo;euros. Ce n&rsquo;est jamais que près de trois fois le coût initial envisagé de 12,7 millions d&rsquo;euros !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="425" height="321" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-7.png" alt="" class="wp-image-16165" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-7.png 425w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-7-300x227.png 300w" sizes="auto, (max-width: 425px) 100vw, 425px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><br><em>Figure issu du rapport de la Cour des comptes sur Gérer mes biens immobiliers (GMBI)</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : illustration Andrea pour Science infused</em></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<item>
		<title>François Bayrou nommé Premier Ministre par Emmanuel Macron, en remplacement de Michel Barnier censuré</title>
		<link>https://citizen4science.org/francois-bayrou-nomme-premier-ministre-par-emmanuel-macron-en-remplacement-de-michel-barnier-censure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 14:23:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président avait promis de choisir rapidement, il a tenu promesse. Leader du Modem, on ne peut pas qualifier Bayrou]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le président avait promis de choisir rapidement, il a tenu promesse. Leader du Modem, on ne peut pas qualifier Bayrou de très polarisé ou sectaire, en conséquence, certains le qualifient de traître. Saura-t-il éloigner les blocages pour relancer l&rsquo;action du gouvernement pour qu&rsquo;il devienne « d&rsquo;intérêt général », et en premier lieu, pourra-t-il éviter la censure ? Les premières réactions des partis politiques sont déjà vives</h3>



<p></p>



<p>Mardi, après quelques entrevues de politiques à l&rsquo;Elysée, il avait garanti que le nouveau Premier Ministre serait annoncé d&rsquo;ici vendredi. Il ne s&rsquo;est donc passé que _ jours depuis la censure historique du gouvernement Barnier le 4 décembre. Qui est Bayrou et quelles sont les premières réactions politiques ?</p><div id="citiz-2793304320" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h2 class="wp-block-heading">Vieux baroudeur politique</h2>



<p>Né dans les Pyrénées Atlantique de parents exploitants agricoles, actuel maire de Pau, François Bayrou a en commun avec son prédécesseur Michel Barnier l&rsquo;âge (73 ans), et une longue vie de vieux routier en politique. Professeur, il a été ministre de l&rsquo;Éducation et participé à plusieurs gouvernements. Il a fondé le Modem, un parti politique centriste, sur fond d&rsquo;ambitions présidentielles avec plusieurs courses à  l&rsquo;Élysée à son actif. En 2017 il a été un soutien essentiel d&rsquo;Emmanuel Macron, ce qui lui vaut d&rsquo;être vu aujourd&rsquo;hui comme son allié persistant. Il est à noter qu&rsquo;à l&rsquo;instar de Marine Le Pen dont le procès a été retentissant et don on attend le verdict, François Bayrou a été poursuivi pour détournement de fonds publics. S&rsquo;il a été relaxé, le recours du Parquet est actuellement en cours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le roman prophétique de Houellebecq</h2>



<p>Paris-Match a publié<a href="https://www.parismatch.com/actu/politique/francois-bayrou-matignon-la-prophetie-de-michel-houellebecq-244309"> un article</a> intéressant hier midi, car le journal a retrouvé dans &lsquo;Soumission&rsquo;, le roman politique de Michel Houellebecq paru en 2015 (avant la tuerie du Bataclan), dans lequel il anticipait les résultats de l&rsquo;élection présidentielle de 2022, où un candidat islamiste la remporte et nomme François Bayrou Premier Ministre «&nbsp;Surexcités, les journalistes des chaînes info se relayèrent toute l’après-midi afin d’essayer d’en savoir un peu plus sur les conditions de l’accord et la répartition des ministères, s’attirant à chaque fois la même réponse sur la vanité des considérations politiciennes, l’urgence de l’unité nationale et de panser les plaies d’un pays divisé,&nbsp;etc. Tout cela était parfaitement attendu, prévisible&nbsp;; ce qui l’était moins, c’était le retour de François Bayrou au premier plan de la scène politique. Il avait en effet accepté un ticket avec Mohammed Ben Abbes&nbsp;: celui-ci s’était engagé à le nommer Premier ministre s’il sortait victorieux de l’élection présidentielle.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Premières réactions politiques</h2>



<p>Elles sont plutôt vives, parfois cordiales ou bien radicales.</p>



<p>Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, LR, a été, comme souvent, l&rsquo;une des premières à réagir hier, sur le réseau social X (ex-Twitter), incluant dans son commentaire une touche de philosophie : « <em>Mes félicitations à François Bayrou pour sa nomination comme Premier ministre. Je lui souhaite de s&rsquo;attaquer résolument aux immenses défis auxquels la France est confrontée. L’intérêt général doit être notre boussole. L’urgence est de remettre de l’ordre dans nos finances et dans notre République. Pour cela, notre région prendra sa part de responsabilité. Durer au pouvoir ne suffit pas, il faut oser réformer. Comme le disait Periclès : « Si on veut obtenir quelque chose que l’on n’a jamais eu, il faut tenter quelque chose que l’on n’a jamais fait.</em> » »</p>



<p>Michel Barnier, sur le même réseau, a félicité son successeur dans un message très protocolaire mais amical : « <em>Félicitations à François Bayrou dont je connais les qualités et l’engagement au service des Français. Dans cette période grave pour la France et pour l’Europe, tous mes vœux personnels et amicaux pour son action à la tête du gouvernement.</em>« </p>



<p>Marine Le Pen, décisionnaire dans la censure du gouvernement Barnier, n&rsquo;a pas tardé non plus hier soir à réagir sur X: « A<em>près de longues tergiversations, le président de la République a décidé de nommer François Bayrou à Matignon. Soucieux de l’impérieuse nécessité de protéger les Français, nous lui demandons d’entreprendre ce que son prédécesseur n’a pas voulu faire : entendre et écouter les oppositions pour construire un budget raisonnable et réfléchi. Toute autre politique qui ne serait que le prolongement du macronisme, rejeté par deux fois dans les urnes, ne pourrait mener qu’à l’impasse et à l’échec.</em>« </p>



<p>Jordan Bardella a quant à lui indiqué qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait « <em>pas de censure a priori</em> » du gouvernement Bayrou.</p>



<p>Le Parti socialiste (PS) s&rsquo;est fendu d&rsquo;un courrier adressé hier soir au nouveau Premier Ministre, aux airs de chantage : il lui est sommé de renoncer à l&rsquo;usage du 49.3 pour ne pas être censuré. Le PS annonce en outre qu&rsquo;il ne participera pas au gouvernement Bayrou et demeurera ainsi dans l&rsquo;opposition au Parlement. Enfin, il demande une garantie que « <em>le gouvernement ne se placera pas sous la dépendance du Rassemblement national, ni ne reprendra à son compte son programme xénophobe »</em>.</p>



<p>La France Insoumise (LFI) a d&rsquo;ores et déjà annoncé qu&rsquo;elle proposerait et voterait une censure. Il est reproché comme par d&rsquo;autres mécontents du choix, la proximité trop évidente entre Macron et Bayrou, voire un retour d&rsquo;ascenseur du président en l&rsquo;installant locataire de Matignon. Cependant selon le journal Marianne, c&rsquo;est Sébastien Lecornu (entré au gouvernement en 2017 dans le gouvernement Edouard Philippe et actuellement ministre des Armées) que Macron voulait nommer, mais l&rsquo;ire de Bayrou de ne pas être choisi aurait changé la donne.</p>



<p>Du côté de Les Républicains (LR), François-Xavier Bellamy a annoncé aujourd&rsquo;hui que son parti était « prêt à participer au nouveau gouvernement » mais qu&rsquo;il « ne se reniera pas » pour autant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Passation de pouvoir</h2>



<p>La passation de pouvoir entre Michel Barnier et François Bayrou a eu lieu hier soir 13 décembre à 17h sur le perron de Matignon. Le nouveau Premier Ministre a notamment déclaré, s&rsquo;adressant d&rsquo;abord à son prédécesseur : « Votre message sur la gravité de la situation, je le reçois, et je le partage. C&rsquo;est pourquoi, devant une situation d&rsquo;une telle gravité, ma ligne de conduite sera de ne rien cacher, de ne rien négliger, et de ne rien laisser de côté. » Par la suite, il va finement jouer en mettant la situation actuelle sur le compte de l&rsquo;héritage de « décennies entières » de gestion politique qui n&rsquo;a pas su rechercher les « équilibres » nécessaires. Il a ajouté que « ces dernières années, l&rsquo;accumulation de crises ». Il évoque ensuite ses « deux obsessions » : « le mur de verre qui s&rsquo;est construit entre les citoyens et les pouvoirs ». Pour cela il explique vouloir débarrasser des débats « les paroles artificielles ». Il évoque aussi une promesse du président élu Macron de 2017, à savoir d&rsquo;être soumis à un destin qu&rsquo;on ne maîtrise pas, dans lequel « on n&rsquo;a aucune chance de progression ». Lucide, il affirme qu&rsquo;il « n&rsquo;ignore rien de l&rsquo;Himalaya qui se dresse devant nous ». Il évoque pour cela un « chemin inédit » fait de « réconciliation ». Souhaitons-lui donc, et pour le pays, les moyens d&rsquo;une bonne ascension alors qu&rsquo;il a reçu Bruno Retailleau ce matin et s&rsquo;apprête à rencontrer cet après-midi Yaël Braun-Pivert et Gérard Larcher, et alors que l&rsquo;agence Moody vient, à nouveau, de dégrader la note de la France avec une vision de perspectives défavorables qui se prolongent.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Passation de pouvoir entre Michel Barnier et François Bayrou à Matignon le 13 décembre 2024 (capture écran retransmission télévisée)</em></p>



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		<title>Événement politique historique : le gouvernement Barnier a été renversé par l&#8217;Assemblée Nationale ; Macron promet un nouveau Premier Ministre incessamment</title>
		<link>https://citizen4science.org/evenement-politique-historique-le-gouvernement-barnier-a-ete-renverse-par-lassemblee-nationale-macron-promet-un-nouveau-premier-ministre-incessamment/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 20:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[La motion de censure déposée par la gauche a été largement adoptée ce mercredi soir 4 décembre ; du jamais]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La motion de censure déposée par la gauche a été largement adoptée ce mercredi soir 4 décembre ; du jamais vu depuis 1962, pour un grand saut de la France dans l&rsquo;inconnu ; le président a annoncé ce soir un nouvelle nomination d&rsquo;ici quelques jours pour nommer un « gouvernement d&rsquo;intérêt général »</h3>



<p></p>



<p>On avait eu le coup de théâtre en juin de la dissolution de l&rsquo;Assemblée nationale par Emmanuel Macron dès l&rsquo;annonce des résultats des élections européennes, assorties d&rsquo;un score historique du Rassemblement national. La démission en conséquence de Gabriel Attal, puis 50 jours d&rsquo;attente pour voir nommé Michel Barnier, qui aura tenu trois mois au poste avec ce nouveau retournement brutal.</p><div id="citiz-2025206810" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Peu de suspens</h2>



<p>Dès lors que Michel Barnier a dégainé le 49.3 il y a 48h pour faire passer son budget, il semble que son sort était scellé. Ses opposants politiques l&rsquo;avait prévenu, avec un budget assorti d&rsquo;une loi de financement de la Sécurité sociale, extrêmement critiqué, prévoyant 40 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;impôts supplémentaires. Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) avait rapidement annoncé se positionner pour la censure, ce qui fait que les jeux étaient faits. Effectivement, la motion de censure déposée par la coalition de gauche NFP (Nouveau front populaire) formée pour les législatives anticipées  a recueilli 331 voix, soit une large majorité des députés.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un précédent unique et une situation inédite</h2>



<p>La chute d&rsquo;un gouvernement par l&rsquo;Assemblée nationale n&rsquo;est arrivé qu&rsquo;une seule fois sous la Ve République. C&rsquo;était en 1962 et il s&rsquo;agissait du gouvernement Georges Pompidou, alors que le chef de l&rsquo;État était Charles de Gaulle. Pompidou a comme il se doit démissionné. Cet événement ne s&rsquo;est jamais reproduit, jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Non pas que des motions de censure ont manqué depuis, on en compte près de 150 déposées, mais elles n&rsquo;ont jamais été votées par le Parlement. </p>



<p>Hier soir, The Economist titrait « <em>Le Parlement français licencie le Premier Ministre &#8211; Le pays n&rsquo;a désormais ni budget ni gouvernement »</em>, article assorti d&rsquo;une image marquante où est mentionné « <em>La France s&rsquo;engage dans l&rsquo;inconnu</em> » (traduction par la Rédaction).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="803" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-4-803x1024.png" alt="" class="wp-image-15934" style="width:371px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-4-803x1024.png 803w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-4-235x300.png 235w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-4-768x979.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/12/image-4.png 1034w" sizes="auto, (max-width: 803px) 100vw, 803px" /></a></figure>



<p>Pour le déjà-vu, Emmanuel Macron a aujourd&rsquo;hui commencé à recevoir des figures politiques, comme François Bayrou (centriste, Modem, Gérard Larcher (président du Sénat) et Yaël Braun-Pivert (présidente de l&rsquo;Assemblée nationale). Lucie Castets, l&rsquo;ex comptable de la mairie de Paris, s&rsquo;est dit à nouveau prête à gouverner,  alors que Ségolène Royal a fait acte de candidature en se disant « disponible »&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et maintenant ? 30 mois avec Macron et un nouveau chef de gouvernement illico</h2>



<p>C&rsquo;est Emmanuel Macron qui fixer la suite immédiate des événements. Il peut nommer un nouveau Premier Ministre, immédiatement ou à nouveau après une réflexion plus ou moins longue. Il peut démissionner ; certains y ont cru d&rsquo;autant que hier soir, l&rsquo;Elysée a annoncé très rapidement après la censure que le Président s&rsquo;exprimerait à la télévision ce jeudi à 20h.</p>



<p>Ce soir 6 décembre, le suspens est tombé : Emmanuel Macron a indiqué qu&rsquo;il restait jusqu&rsquo;au bout de son mandat, évoquant 30 mois d&rsquo;enjeu pour retrouver une stabilité et des actions pour une France forte. Il a pris la reconstruction de Notre-Dame comme l&rsquo;image d&rsquo;une France capable de réussir un projet d&rsquo;envergure, que tout est possible un unissant les forces et avec des compromis, plutôt que de l&rsquo;angoisse et des insultes. <br>Il a fait valoir que lui, contrairement à ceux qui ont voté la motion de censure, lui n&rsquo;avait plus d&rsquo;ambition pour la présidentielle puisqu&rsquo;il ne pourra pas se représenter en 2027. Il a clairement accusé une union responsable de la crise, l&rsquo;alliance de l&rsquo;extrême-gauche et de l&rsquo;extrême-droite non « <em>pas pour faire mais pour défaire</em> » le pays et installer le désordre, parlant d&rsquo;un « front anti-républicain ». Dans son discours, il a dit assumer ce qu&rsquo;il a fait , reconnaissant des erreurs (non explicitées). Sur la dissolution de l&rsquo;Assemblée Nationale en juin, il a regretté que cette décision n&rsquo;aie « <em>pas été comprise</em>« . Il a renvoyé ainsi les députés, mais aussi les électeurs à leurs responsabilités avec leur vote aux élections Européennes (11 millions de voix pour le RN).<br>Emmanuel Macron a annoncé deux choses importantes pour le court terme : la nomination « <em>dans les jours qui viennent</em> » d&rsquo;un nouveau Premier Ministre, apte à rassembler largement pour un gouvernement « <em>d&rsquo;intérêt général</em> » très représentatif des forces politiques actuelles sans majorité. Il a aussi annoncé qu&rsquo;une loi spéciale serait soumise d&rsquo;ici la mi-décembre afin de pouvoir avoir un budget début 2025. </p>



<p>Dès la fin de l&rsquo;allocution, Marine Le Pen réagissait sur le réseau social X (ex-Twitter) : <em>« Petit rappel au Président Macron, censé être le garant de la Constitution : la censure n’est pas anti-républicaine, elle est prévue dans la Constitution de notre Ve République. »</em></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Emmanuel Macron lors son allocution télévisée du 5 décembre 2024 à l&rsquo;Elysée de 20h à 20h10</em></p>



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