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	<title>Traduction Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Traduction Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Édition scientifique : L&#8217;IA en passe de remplacer la relecture par les pairs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 13:07:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intelligence artificielle transforme aussi la publication scientifique. Le secteur est en ébullition et à l&#8217;instar de la traduction, les experts]]></description>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’intelligence artificielle transforme aussi la publication scientifique. Le secteur est en ébullition et à l&rsquo;instar de la traduction, les experts seront bientôt relégués au statut de relecteurs&#8230; du travail de l&rsquo;IA</h2>



<p>L’intelligence artificielle s’impose comme un catalyseur majeur dans la publication scientifique, en restructurant profondément le processus de relecture par les pairs (« <em>peer review</em> » dans le jargon) vers un modèle hybride. À l’image de la <a href="https://citizen4science.org/intelligence-artificielle-et-traduction-quel-impact-sur-la-profession/">traduction professionnelle,</a> qui a été profondément remaniée et souvent dévastée par les outils automatisés au cours de la dernière décennie, la relecture délègue désormais le traitement massif des soumissions à l’intelligence artificielle, tandis que l’expertise humaine se concentre sur la validation du travail de l&rsquo;IA. Cette analogie avec la traduction dans la chaîne de l&rsquo;édition n’est pas fortuite : elle illustre comment un métier autrefois artisanal (dans le bon sens du terme) et profondément humain, fondé sur la maîtrise et l&rsquo;expertise en la matière ici linguistique et culturelle, a été bouleversé par l’automatisation et le <em>deep learning</em>, pavant la voie à une hybridation où l’humain corrige et affine les sorties de la machine, souvent au prix d’une précarisation généralisée du métier.</p><div id="citiz-2640672639" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">La crise structurelle du système traditionnel de relecture</h3>



<p>Le cadre de relecture par les pairs, instauré au XVIIe siècle pour garantir la robustesse des découvertes scientifiques, traverse une période de tension extrême. En 2025, le volume annuel de publications dépasse les cinq millions d’articles, contre seulement 1,8 million en 2010, selon les analyses du <em>Peer Review Congress</em>. Cette croissance exponentielle, alimentée par l’essor de l’accès ouvert et les pressions institutionnelles du « <em>publish or perish</em> » (publier ou périr) allonge les délais de traitement jusqu’à douze mois et crée un déséquilibre flagrant parmi les relecteurs bénévoles :20 % d’entre eux assument 80 % des évaluations. Parallèlement, <a href="https://citizen4science.org/fraude-a-la-publication-scientifique-le-cas-des-paper-mills-et-autres-moulins-a-articles-revues-et-citations/">les « <em>paper mills</em>« , usines à faux articles</a>, souvent générés par intelligence artificielle, contaminent jusqu’à 20 % des soumissions dans des domaines comme la biomédecine ou l’intelligence artificielle. Face à cette avalanche, l’IA apporte une réponse concrète avec des plateformes telles que <em>STM Integrity Hub</em>, qui analysent plus de 70 indicateurs pour détecter le plagiat, les altérations d’images et les anomalies statistiques. Chez des éditeurs comme <em>PLOS</em> ou <em>Springer Nature</em>, ces systèmes automatisés génèrent déjà 40 % des rejets au stade initial, réduisant de moitié les temps de réponse. D’ici 2028, les projections estiment que 70 à 80 % des contrôles préliminaires seront algorithmiques, libérant ainsi les experts pour des analyses plus subtiles.<br>Le parallèle avec la traduction professionnelle est particulièrement éclairant : depuis l’arrivée de <em>DeepL</em> et <em>Google Translate</em>, les traducteurs se consacrent essentiellement à la correction finale, avec une augmentation de 300 % de ces tâches depuis 2020. La relecture scientifique empruntera la même voie, en formant des spécialistes à affiner les modèles d’intelligence artificielle sur des ensembles de données dédiés, afin d’éviter les erreurs graves en médecine ou en physique. Mais à quel coût social pour les experts bénévoles actuels ?</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les pionniers du NEJM : une hybridation prudente entre automatisation et discernement humain</h3>



<p>La prestigieuse revue <em>New England Journal of Medicine</em> (NEJM) illustre parfaitement cette évolution mesurée et contrôlée. Grâce à sa branche <em>NEJM AI</em> et au programme « <em>AI Fast Track</em>« , des modèles comme ChatGPT-5 et Gemini Pro examinent les essais cliniques pour identifier les biais statistiques, les échantillons défaillants ou les faiblesses méthodologiques. Ces outils surpassent souvent les relecteurs humains sur les aspects techniques purs, en débusquant des incohérences jusque-là passées inaperçues. Cependant, la politique éditoriale reste inflexible : chaque manuscrit exige l’intervention d’au moins deux experts externes et d’un statisticien, avec une interdiction formelle de l’intelligence artificielle pour les décisions finales. Cette approche hybride préserve le jugement contextuel et éthique, essentiel pour évaluer l’innovation ou les implications sociétales. Chez PLOS, les rejets initiaux ont explosé à 40 % grâce à ces audits numériques. Ces initiatives démontrent que l’intelligence artificielle excelle dans la gestion du volume, mais qu’elle bute sur les subtilités culturelles ou les avancées disruptives. Dans les deux à trois prochaines années, un déploiement élargi de ces voies rapides démocratisera l’accès à la publication pour les chercheurs des pays en développement, souvent pénalisés par les barrières linguistiques. Des traductions automatisées, corrigées par des spécialistes, renforceront cette inclusivité, à l’instar des traducteurs formés sur des corpus massifs pour perfectionner les algorithmes, une inclusivité qui masque souvent une exploitation accrue des travailleurs précaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Frontiers et son assistant AIRA : une intégration fluide au service de l’efficacité</h3>



<p>Frontiers, leader de l’accès ouvert (<em>open science</em> dans le jargon), a déployé dès 2020 l’<em>Artificial Intelligence Review Assistant</em> (AIRA), qui effectue plus de quarante vérifications en un instant : détection de plagiat, conflits d’intérêts, images falsifiées. Couplé à <em>Papermill Alarm</em>, il identifie quinze signes de fraude, divisant par deux les délais de traitement. Cet assistant prépare le terrain pour un réseau de cent mille relecteurs humains qui rendent les verdicts définitifs. D’ici 2027, il orchestrera un appariement prédictif en temps réel entre manuscrits et relecteurs, favorisant une plus grande diversité grâce à des traductions corrigées. Ce modèle rappelle les agences éditoriales comme <em>TransPerfect</em> (voire paragraphe dédié ci-dessous), chez laquelle 90 % des flux professionnels passent désormais par l&rsquo;humain essentiellement pour de la correction, générant des emplois spécialisés pour valider l’intelligence artificielle, mais des emplois souvent sous-payés et instables.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Elsevier et Aries Systems : une infrastructure évolutive pour préserver l’intégrité</h3>



<p>L&rsquo;éditeur<em> Elsevier</em>, qui gère plus de cinq mille revues, intègre l’intelligence artificielle dans <em>Aries Systems</em> et <em>Editorial Manager</em> pour un filtrage avancé : analyse de similarités textuelles, détection de biais et collaboration avec <em>STM Hub</em> contre les usines à faux articles. Traitant onze mille soumissions par jour, ces outils allègent 70 % de la charge initiale. <em>ScienceDirect</em> produit des synthèses de littérature, mais la relecture demeure strictement humaine, excluant toute autonomie algorithmique. Cette forteresse hybride repose sur un affinement renforcé pour des disciplines objectives comme la chimie, via des ensembles de données certifiés. Le marché de l’édition scientifique, évalué à 19 milliards de dollars, voit l’intelligence artificielle capter 15 % de la croissance annuelle, avec des concurrents comme <em>Scholastica</em> ou <em>Morressier</em>. Cette croissance qui profite avant tout aux géants au détriment des petits acteurs et des experts indépendants.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Côté prestataires d&rsquo;IA : l&rsquo;exemple de l&rsquo;indien Cactus Communications</h3>



<p>Fondée en 2002 à Mumbai, Cactus Communications rassemble plus de 3 000 experts en édition, traduction et intelligence artificielle à travers<em> Paperpa</em>l et <em>Editage</em>. L’entreprise s’est développée à l’international, avec des bureaux en Asie, en Europe et en Amérique, au service des chercheurs, éditeurs et sociétés savantes. Son réseau excède mille spécialistes par discipline, proposant des services hybrides comme <em>Paperpal Preflight</em> for <em>Editorial Desk</em>, intégré chez <em>Taylor &amp; Francis</em>, <em>Frontiers</em> ou <em>Aries Systems</em>, pour un filtrage algorithmique suivi de validation humaine. Cactus brille par son plaidoyer actif, en co-organisant des conférences et en façonnant les normes. En 2025, Editage coparraine la <em>Peer Review Weeks</em>, dont l&rsquo;édition 2025 a eu lieu en septembre dernier, avec l’Association européenne des éditeurs scientifiques, sous le thème « <em>Repenser la relecture à l’ère de l’intelligence artificielle ». </em> Roohi Ghosh, co-présidente du comité, plaide pour un partenariat humain-algorithme responsable d’ici 2030.<br>Cactus anime des débats comme l’<em>Ideathon</em> sur les solutions intelligentes, explorant l’appariement de relecteurs et les incitations. À la <em>Society for Scholarly Publishing</em> 2025 à Baltimore, son équipe dirige des sessions sur les flux éditoriaux intelligents et a remporté un prix. Des partenariats avec <em>SPIE</em> pour des formations en optique ou avec <em>STM</em> pour l’intégrité amplifient son impact.<br>Dans quelques jours en novembre 2025, Cactus réunira à Washington DC des leaders pour « <em>Réinventer l’édition avec la collaboration humain-intelligence artificielle</em> » dans le but de dissiper les appréhensions. Membre de STM depuis 2024, Cactus diffuse via blogs et webinaires l’hybridation. Sur LinkedIn, elle recrute des relecteurs et autres annotateurs indépendantspour corriger les données issus de l&rsquo;IA. Ce plaidoyer accélère  l’adoption de l’intelligence artificielle soi-disant sans sacrifice humain, mais c&rsquo;est une apparence car il masque souvent une dévalorisation du travail d&rsquo;expert.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Écosystème des prestataires d’intelligence artificielle : concurrence et alliances collectives</h3>



<p>Au-delà de Cactus, un marché dynamique propulse l’intelligence artificielle dans l’édition. <em>STM Integrity Hub</em>, coalition de 35 éditeurs, déploie <em>Papermill Alarm</em> avec 70 signaux partagés entre revues. <em>Clear Skies </em>attribue des notations de risque. Ces alliances échangent des ensembles de données anti-fraude. <em>Aries</em> intègre <em>Preflight</em> pour accélérer les rejets initiaux ; <em>Frontiers</em> associe son assistant à <em>Clear Skies</em> et <em>Cactus</em>. <em>Elsevier</em> domine via <em>Editorial Manager</em> mais coopère avec <em>STM</em>. Le secteur, valorisé à 19 milliards, bénéficie de 15 % de croissance liée à l’intelligence artificielle, avec <em>Morressier</em> ou <em>Scholastica</em>. Les offres d’emploi abondent : annotateurs chez Elsevier, affinement chez STM pour les sciences exactes ,des postes qui promettent l’innovation au pris de la précarisation des experts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">TransPerfect : le prédateur qui a décimé la traduction, comme un avertissement pour la relecture scientifique</h3>



<p>Pour bien comprendre le destin probable de la relecture scientifique par les pairs, il faut se pencher sur l’histoirede TransPerfect, cette entreprise new-yorkaise fondée en 1992 par Phil Shawe et Liz Elting. Elle s’est imposée comme un prédateur impitoyable dans le monde de la traduction, avec un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dollars. TransPerfect a été l’un des pionniers à exploiter massivement la traduction automatique neuronale dès les années 2010, intégrant des outils comme <em>Google Translate</em> et des moteurs propriétaires pour inonder le marché de traductions low-cost. Ce virage agressif a littéralement saccagé le métier : les tarifs par mot ont chuté de cinquante pour cent en une décennie, plongeant des milliers de traducteurs indépendants dans la précarité, les forçant à accepter des contrats ubérisés ou à quitter la profession. Des associations comme l’<em>American Translators Association </em>ont fustigé cette dévalorisation brutale, où la qualité humaine n’était plus qu’un luxe réservé aux clients fortunés, tandis que les erreurs culturelles et contextuelles proliféraient dans les traductions automatisées bon marché. TransPerfect, avec son modèle vorace, a externalisé massivement vers des pays à bas coûts, exploitant une main-d’œuvre sous-payée pour « p<em>ost-éditer</em> »  les sorties de ses machines d&rsquo;IA ; un euphémisme pour un travail ingrat de correction à la chaîne. Aujourd’hui, 90 % de ses projets passent par l&rsquo;édition post-machine, créant soi-disant 50 000 emplois spécialisés, mais en réalité des postes précaires, sans sécurité sociale ni reconnaissance syndicale, où les linguistes sont réduits à des correcteurs anonymes au service des algorithmes. L’entreprise fles forme via des plateformes internes, en les rémunérant au lance-pierre pour affiner les modèles sur des corpus propriétaires, enrichissant ainsi les actionnaires au détriment des créateurs. Ce modèle a conquis des géants comme Netflix en réduisant les délais, mais au prix d’une érosion éthique : pertes d’emplois massives, burnout généralisé et une qualité globale en berne pour les contenus non critiques. Appliqué à la relecture scientifique, TransPerfect sonne comme un avertissement : l’automatisation promet l’efficacité, mais risque de transformer les experts bénévoles en <em>gig workers</em> exploités, validant les analyses IA sur l’éthique et l’innovation pour un salaire de misère, tout en amplifiant les inégalités et les biais. TransPerfect n’a pas reconstruit le métier ; il l’a pillé pour mieux le monétiser, un scénario que la science doit éviter, mais cela paraît bien ardu.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défis persistants : fraudes évolutives, biais algorithmiques et garde-fous éthiques impératifs</h3>



<p>Les défis de l’intelligence artificielle dans la relecture par les pairs sont profonds et touchent au cœur de l’intégrité scientifique. Les usines à faux articles (papermills) ont évolué, utilisant des modèles génératifs pour créer non seulement des textes falsifiés, mais aussi de faux rapports de relecture, infectant jusqu&rsquo;à près de 20 % des soumissions dans les conférences sur l’intelligence artificielle. Ces tromperies sophistiquées échappent souvent aux détecteurs, en mimant le style académique avec une précision troublante, sapant la confiance dans les publications. De plus, les biais algorithmiques représentent un danger systémique : des ensembles de données d’entraînement peu diversifiés pourraient accentuer les inégalités, privilégiant les travaux en anglais ou issus d’institutions occidentales, au détriment des perspectives émergentes du Sud global. Des études récentes indiquent que 20 % des rejets automatisés pourraient être fautifs pour cette raison, compromettant l’objectivité. Éthiquement, l’opacité des algorithmes pose la question de la responsabilité : qui répond d’une erreur mortelle sur une notice d&rsquo;utilisation d&rsquo;un médicament ou d&rsquo;un dispositif médical, ou la validation d&rsquo;un essai clinique biaisé voire à base de données fabriquées, la machine ou l’éditeur ? Les<em> National Institutes of Health</em> et le <em>Committee on Publication Ethics</em> bannissent l’intelligence artificielle pure pour les relectures, imposant des déclarations complètes et des audits indépendants. La contre-attaque s’articule autour de l’affinement par des experts humains, qui corrigent les modèles sur des corpus validés, et de régulations naissantes. Des propositions pour une loi sur la relecture intelligente aux États-Unis exigeraient des certifications éthiques et des tests de robustesse. <em>Cactus</em> et <em>STM</em> forment via guides et séminaires, en insistant sur la transparence. Ces mesures de sauvegarde peuvent transformer les risques en atouts : une intelligence artificielle auditée détecterait mieux les fraudes subtiles. Sans eux, la crédibilité s’effondrerait. L’hybridation pourrait ainsi renforcer la résilience&#8230; à condition de ne pas répéter les erreurs du secteur de la traduction.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives : une généralisation hybride sans disparition de l’humain</h3>



<p>Un horizon de deux à trois ans pour une massification de l’intelligence artificielle dans la relecture s’avère pertinent, comme le prouvent les avancées en cours et les projections du secteur. Ce mois-ci des outils comme l’assistant de Frontiers seront enrichis avec <em>Papermill Alarm</em> et <em>Preflight</em>, détectant les fraudes en routine, tandis que <em>PLOS</em> voit ses rejets initiaux algorithmiques atteindre 40 %. <em>STM Integrity Hub</em>, réunissant trente-cinq éditeurs, intègre des détecteurs de texte artificiel dès cette année, avec des groupes de travail visant une couverture inter-revues d’ici 2027-2028. Le <em>New England Journal of Medicine</em> rend des décisions en une semaine via son voie rapide, et<em> Springer Nature</em> a partagé son outil <em>Geppetto </em>au Hub en avril 2025. La Semaine de la relecture 2025 promeut un hybride responsable, Roohi Ghosh anticipant un filtrage dominant par intelligence artificielle dès la fin de la décennie. Le marché projette 70 % du triage algorithmique d’ici 2027-2028, extrapolation de pilotes en expansion et d’études du <em>Peer Review Congress</em>.<br>La disparition complète des relecteurs humains reste improbable avant une décennie, l’intelligence artificielle brillant dans le volume mais faillant à l’éthique ou à l’innovation. Comme pour la traduction, , la relecture scientifique par les pairs deviendra un métier hybride : experts affinant et auditant les modèles. Il faut tabler sur des régulations à définir qui ancreront l’humain au centre, pour une science fiable et des experts humains non dévalorisés ou précarisés. Un vœu pieu ?</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<title>« Médiation linguistique » : un concept nouveau pour confirmer que la traduction est l&#8217;art de la connexion et de la médiation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 14:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expert]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Linguistique]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[Médiation linguistique, traduction-médiation, traducteur-médiateur&#8230;. des termes apparus récemment en lien avec les politiques migratoires, qui rappellent l&#8217;essence même d&#8217;une traduction]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Médiation linguistique, traduction-médiation, traducteur-médiateur&#8230;. des termes apparus récemment en lien avec les politiques migratoires,  qui rappellent l&rsquo;essence même d&rsquo;une traduction de qualité</h2>



<p>Dans un monde globalisé où les échanges transcendent les frontières, la traduction ne se résume plus à un transfert de mots. Elle exige de saisir des cultures, des contextes et des intentions, voire plus techniquement, des normes et des régulations. La médiation linguistique transforme le traducteur en passeur de sens, voire d&rsquo;exigences. La médiation linguistique est-elle dès lors un concept nouveau, une catégorie à part, ou simplement ce que tout bon professionnel de la traduction fait déjà ? Plongée dans un métier où les mots ne suffisent certainement pas.</p><div id="citiz-2559898513" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Origine du concept</h3>



<p>Le concept de médiation linguistique commence à se structurer dans les années 1990 et 2000, en parallèle avec l’évolution des politiques migratoires et des approches éducatives en Europe. Il trouve une formalisation notable dans le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), publié en 2001 par le Conseil de l’Europe. Le CECRL introduit la médiation comme une compétence langagière clé, définie comme une activité permettant de reformuler, traduire ou interpréter un message pour faciliter la communication entre des parties qui ne partagent pas la même langue ou le même registre culturel. Cette définition met l’accent sur la médiation comme un outil pour surmonter les barrières linguistiques et culturelles, en particulier dans des contextes où des individus doivent interagir avec des systèmes ou des interlocuteurs qu’ils ne maîtrisent pas encore pleinement.</p>



<p>On s&rsquo;en doute cependant : la pratique de la médiation linguistique est bien plus ancienne et informelle. Historiquement, dans les contextes de migration ou de contact entre cultures, des individus bilingues ou multilingues ont toujours joué un rôle d’intermédiaire. Par exemple, dans les empires coloniaux ou lors des grandes vagues migratoires du 19e et 20e siècles, des membres de communautés migrantes, souvent des enfants ou des personnes ayant acquis la langue du pays d’accueil, servaient de traducteurs informels pour leurs familles ou leurs pairs. Ce rôle, bien que non formalisé, préfigure ce qu’on appelle aujourd’hui la médiation linguistique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En Europe : l&rsquo;intégration des migrants comme catalyseur</h3>



<p>La médiation linguistique est profondément liée au phénomène de l’intégration des migrants, et son développement conceptuel coïncide avec un regain d’intérêt pour les questions d’intégration linguistique à partir des années 2000. Avec la diversification des flux migratoires en Europe, notamment après la chute du mur de Berlin en 1989 et les conflits des années 1990 (comme ceux des Balkans), les sociétés d’accueil ont été confrontées à une hétérogénéité linguistique croissante. Les migrants, souvent non francophones ou non anglophones selon les pays, devaient interagir avec des administrations, des services de santé, des écoles ou des employeurs dans des langues qu’ils ne maîtrisaient pas encore. Cela a mis en évidence le besoin d’un soutien linguistique et culturel pour faciliter leur insertion sociale et professionnelle.</p>



<p>Le Conseil de l’Europe, à travers des initiatives comme le programme Intégration Linguistique des Migrants Adultes (ILMA), a joué un rôle clé dans la promotion de la médiation linguistique comme outil d’intégration. Par exemple, un document de 2016 du Conseil de l’Europe souligne que la médiation est essentielle pour les migrants, car elle leur permet de surmonter des obstacles liés à des différences linguistiques, terminologiques ou culturelles, comme comprendre les démarches administratives ou les normes sociales du pays d’accueil. La médiation peut être formelle (via des interprètes professionnels ou des formations linguistiques) ou informelle (via des membres de la communauté migrante ou des bénévoles).</p>



<h3 class="wp-block-heading">En France, une impulsion de l&rsquo;État</h3>



<p>Dans notre pays,  la médiation linguistique s’inscrit depuis l&rsquo;émergence du concept dans une conception de l’intégration qui privilégie une relation directe entre l’État et l’individu, plutôt qu’un modèle communautariste. Depuis les années 2000, des dispositifs comme le Contrat d’Accueil et d’Intégration (CAI, devenu Contrat d’Intégration Républicaine en 2016) ont intégré des formations linguistiques et des actions de médiation pour aider les migrants à naviguer dans leur nouvel environnement. Des chercheurs, comme ceux réunis lors du colloque de l’Université d’Artois en 2008 sur Langue et Intégration socioprofessionnelle, ont également mis en lumière l’importance de la médiation pour répondre aux besoins spécifiques des migrants, notamment dans le milieu professionnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au-delà des mots : un pont entre les mondes et les cultures</h3>



<p>La médiation linguistique connecte des réalités. Un migrant face à un médecin dans un pays inconnu a besoin d’un traducteur qui adapte et reformule pour que le dialogue vive. Pour un texte, comme un contrat ou un article journalistique, le traducteur ajuste les concepts afin qu’ils parlent à une autre culture. Ce n’est pas juste de la fidélité au texte, mais une négociation du sens, en contexte de l&rsquo;univers et des références du destinataire ciblé.</p>



<p>Un texte vit dans un contexte. « <em>Il pleut des cordes</em> » devient absurde en anglais (« it rains ropes ») sans adaptation ; inversement, un Français rirait de « <em>It’s raining cats and dogs</em> » traduit par « <em>il pleut des chats et des chiens</em> ». Dans le domaine pharmaceutique, les pièges guettent tout autant : « <em>paracetamol</em>« , bien connu en Europe, est aussi « <em>acetaminophen</em> » en contexte américain, mais si un traducteur le traduit de façon littérale par « <em>acétaminophène</em> » en français, il perd son public ; personne en France à part les professionnels de santé ne comprennent ce terme, malgré sa technicité « chimiquement » correcte et le fait que les deux noms désignent exactement la même molécule. Dans des domaines spécialisés, cet art devient subtil. Le traducteur comprend les attentes du public et les normes locales. Autre exemple par mi de très nombreux dans le domaine médical : « <em>test</em> » se traduit en français selon le contexte : « test » ou analyse(s) ». Sans l&rsquo;expertise en la matière, le sens peut s’effondrer, ou bien être décrédibilisé ou avoir de graves conséquences, surtout en santé;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas une spécialité, juste le métier ?</h2>



<p>Si la médiation linguistique semble une compétence distincte, elle n’est peut-être que l’essence du professionnalisme en traduction. Tout bon traducteur adapte sa traduction à la cible. Ajouter une couche de  « médiation » peut sembler artificiel : c’est simplement ce qui fait un traducteur digne de ce nom. D&rsquo;une façon générale, un médiateur linguistique doit être un bon « traducteur », car son rôle exige de transposer fidèlement un message d’une langue à une autre tout en l’adaptant au contexte culturel et aux besoins des interlocuteurs. Sans une maîtrise approfondie des langues et des nuances, et pour les sujets techniques, l&rsquo;expertise en la matière traduite,  il ne peut combler les écarts linguistiques et sociaux. Inversement, un traducteur professionnel est nécessairement un médiateur : il ne se contente pas de traduire mot à mot, mais ajuste les références culturelles voire réglementaires. Traduire, c’est déjà médier.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 X 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Intelligence artificielle et traduction : quel impact sur la profession ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 10:32:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Expert]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[Les traducteurs font partie des professionnels touchés précocement et de plein fouet par l&#8217;essor des robots traducteurs de plus en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les traducteurs font partie des professionnels touchés précocement et de plein fouet par l&rsquo;essor des robots traducteurs de plus en plus évolués. Quelles sont les conséquences sur le métier ? Avis croisés de la Société française de traduction (SFT) et de traducteurs experts médicaux</h2>



<p>Tout le monde connaît l&rsquo;outil Google traduction parmi d&rsquo;autres applications de traduction disponibles pour le public, dont l&rsquo;usage intensif permet en permanence de les améliorer via le « deep learning ».  Les traducteurs professionnels disposent également d&rsquo;outils de TAO (traduction assistée par ordinateur) qui segmentent et analysent les textes à traduire. Plus récemment, ChatGPT est entré dans la danse pour ceux qui pratiquent la traduction libre à but marketing ou  « transcréation » (condensé de  traduction-création). Ici on ne cherche pas à fidèle au texte d&rsquo;origine, mais à répondre aux souhaits de son client pour produire un texte répondant à des objectifs marketing. </p><div id="citiz-2414599773" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Pour les professionnels de la traduction, ces outils  ont de multiples conséquences sur leur pratique, beaucoup de traducteurs étant contraint de muer vers le métier de post-éditeur. Il y a aussi des conséquences économiques importantes à ces changements. </p>



<p>Cet article aborde cette problématique d&rsquo;intelligence artificielle appliquée à la traduction du point de vue des professionnels, d&rsquo;abord avec le point de vue de la SFT, premier organisme rassemblement des traducteurs professionnels en France, suivi de quelques réflexions générales émanant de l&rsquo;expertise en traduction médicale très technique.</p>



<p>La SFT est un syndicat professionnel des métiers de la traduction et de l&rsquo;interprétation en France. En tant que syndicat, elle défend les intérêts des professionnels concernés. Elle existe depuis 1947 ! C&rsquo;est Gaëlle Gagné, membre du Comité directeur et trésorière de la SFT,  qui a bien voulu se prêter au jeu des questions/réponses. Nous avons choisi de vous livrer l&rsquo;intégralité de sa contribution.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="293" height="123" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-9.png" alt="" class="wp-image-14034"/></a></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;INTERVIEW</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Science infuse : Selon vous, l’introduction des robots de traduction est-il un bien ou un mal&nbsp;dans&nbsp;la traduction professionnelle&nbsp;?</h3>



<p><strong>Gaëlle Gagné</strong> (SFT) <em>: Je vais vous faire une vraie réponse de traductrice&nbsp;: «&nbsp;ça dépend du contexte&nbsp;» (et pour qui)&nbsp;!</em></p>



<p><em>La traduction automatique, qui consiste à utiliser un programme informatique pour faire passer un texte d’une langue à une autre sans intervention humaine, est un des premiers usages de l’intelligence artificielle employant des réseaux de neurones «&nbsp;nourris&nbsp;» de corpus de textes (traduits) pour produire un contenu adapté selon le contexte. Avant cela, les traducteurs utilisaient déjà des outils de traduction assistée par ordinateur (TAO) qui conservaient en mémoire leur travail pour accélérer le processus de traduction et en améliorer la cohérence (réemploi de bout de phrases ou «&nbsp;segments&nbsp;» déjà traduits et validés), mais les traductions enregistrées en mémoire et proposées par la machine étaient uniquement produites par des humains.</em></p>



<p><em>D’abord risibles, les traductions des algorithmes, ont fini par attirer l’attention des professionnels et des donneurs d’ordre&nbsp;quand la traduction automatique neuronale (TAN)&nbsp;a été&nbsp;suffisamment au point pour intégrer&nbsp;nos processus de production&nbsp;(vers 2015). Nos clients nous ont alors demandé d’intervenir en tant que relecteurs de la machine&nbsp;: une prestation baptisée&nbsp;<strong>post-édition</strong>.</em></p>



<p><em>Les avantages pour nos clients&nbsp;(clients directs et agences de traduction)&nbsp;sont bien évidemment&nbsp;<strong>des économies et un gain de temps non négligeable</strong>&nbsp;: la traduction automatique permet de répondre à une demande exponentielle de contenus multilingues et de&nbsp;traiter&nbsp;ceux&nbsp;qui n’auraient jamais été traduits auparavant, par manque de temps ou d’argent.&nbsp;Lorsque le moteur automatique est bien entraîné&nbsp;(avec des contenus adaptés et similaires à ceux qu’on leur demande de produire), le gain de productivité est&nbsp;en effet&nbsp;significatif.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Science infuse : Quel est l’impact pour les traducteurs professionnels, en termes de qualité/intérêt du travail et en termes économiques ?</h3>



<p><strong>Gaëlle Gagné</strong> : <em>Pour les traducteurs, les bénéfices sont moins évidents&nbsp;:&nbsp;dans les domaines culturels (audiovisuel, traduction littéraire et d’édition, jeu vidéo) et même l’interprétation de conférence (depuis la&nbsp;<a href="https://actu.fr/sciences-technologie/video-on-a-teste-heygen-un-logiciel-bluffant-qui-double-a-la-perfection-notre-voix-en-sept-langues_60086436.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démonstration très parlante de l’outil HeyGen</a>&nbsp;qui reproduit le mouvement des lèvres et double la voix), les innovations en IA&nbsp;inquiètent&nbsp;les professionnels. En plus de menacer leur&nbsp;modèle économique, l’intégration de ces technologies dans ces métiers pourrait entraîner un appauvrissement de la langue,&nbsp;l’uniformisation des cultures, le pillage de la propriété intellectuelle, la manipulation, etc.</em></p>



<p><em>Dans les domaines de la traduction «&nbsp;pragmatique&nbsp;», la post-édition demande énormément de concentration, car la machine ne fait pas les mêmes erreurs que les humains. À la lecture, la «&nbsp;production machine&nbsp;» est fluide et semble de prime abord juste, mais le diable est dans les détails et à y regarder de plus près on constate des lourdeurs, des erreurs, des glissements de sens, voire des contresens.</em></p>



<p><em>Il nous faut donc être extrêmement vigilants et faire sans cesse l’aller et retour entre la source et la cible tout en répondant à une forte contrainte de temps, puisque nos donneurs d’ordre considèrent que peu d’intervention est nécessaire et notre rémunération est généralement basée sur le nombre de mots (source) traités.</em></p>



<p><em>Nous sommes donc contraints de décider rapidement si l’on conserve, corrige ou retraduit complètement une phrase et donc de «&nbsp;doser l’effort&nbsp;»&nbsp;de traduction, ce qui va à l’encontre de notre formation initiale et de notre amour du travail bien fait. Beaucoup refusent ces conditions de travail (57&nbsp;% d’après la&nbsp;dernière enquête de la&nbsp;SFT&nbsp;sur les pratiques professionnelles), mais elles ont tendance à se généraliser à mesure que nos clients intègrent la traduction automatique à leurs processus.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Science infuse : Quelles sont vos préconisations en la matière&nbsp;pour les traducteurs ?</h3>



<p><em>Face à cette situation, la&nbsp;SFT, comme d’autres organisations professionnelles, souhaite se positionner pour mieux accompagner les prestataires de services linguistiques et leurs clients. Nous avons soumis à nos membres un questionnaire pour recueillir leurs points de vue avant la mise en place d’un groupe de travail pour définir et diffuser largement nos recommandations.</em></p>



<p><em>En attendant, nous encourageons les traducteurs à s’informer et à se former pour juger par eux-mêmes de l’utilité de l’IA dans leur travail. En dehors de la traduction, les IA génératives peuvent nous aider à faire des recherches sur le contexte et la terminologie d’un contenu à traduire, à reformuler, à relire et corriger, à analyser la qualité de notre travail… Ce sont aussi des outils précieux pour nous aider à promouvoir et gérer nos entreprises au quotidien, cependant, il convient de&nbsp;<strong>les utiliser de manière raisonnée dans le respect de la propriété des données</strong>.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><br></strong><em>Science infuse :  Quelles sont vos préconisations pour les donneurs d’ordre (agences de traduction, autres) ?</em></h3>



<p><em>En tant que partenaires de nos clients, nous nous devons de&nbsp;<strong>les alerter sur les limites de la traduction automatique</strong>. En dehors des usages purement utilitaires pour comprendre et se faire comprendre, si la traduction a un impact sur&nbsp;leurs ventes,&nbsp;leur&nbsp;image,&nbsp;leur&nbsp;responsabilité,&nbsp;elle ne devrait jamais se passer de l’humain, car c’est le seul garant de l’adaptation du contenu traduit à l’usage et l’audience ciblée et de la confidentialité de&nbsp;leurs textes et de&nbsp;leurs données.</em></p>



<p><em>Certains envisagent l’avenir du traducteur dans un nouveau rôle de «&nbsp;consultant linguistique&nbsp;» guidant ses clients dans le choix des outils et des processus leur permettant de produire des contenus multilingues adaptés.&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=DjQiw-e_PEw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans une interview qui a fait grand bruit</a>&nbsp;dans notre secteur d’activité, un patron d’agence de traduction a récemment affirmé que&nbsp;la post-édition est simplement de la traduction humaine et devrait être tarifée en tant que telle&nbsp;: un point de vue largement partagé par les professionnels (65,3&nbsp;% des répondants d’un sondage après cette interview considèrent que le terme de post-édition devrait être éliminé). Il est clair que&nbsp;<strong>la tarification de ces prestations présente clairement un enjeu pour la valorisation de nos savoir-faire et de nos professions</strong>.</em></p>



<p><em>Enfin, comme le rappelle le collectif «&nbsp;En chair et en os&nbsp;» (voir sources ci-dessous), «&nbsp;les programmes d’IA génératifs sont alimentés par des œuvres humaines existantes, “minées” comme de simples données de masse, sans que leurs auteurs et autrices aient pu&nbsp; Par ailleurs, le traitement des données reste dépendant d’un travail humain colossal et invisibilisé, souvent exercé dans des conditions déplorables, sous-payé, déshumanisant, voire traumatisant (quand il s’agit de modération de contenus). Enfin, le&nbsp;<a href="https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/lintelligence-artificielle-donne-sa-langue-au-chatgpt-20221207_47JMN2HAG5HPLIGW2OZJU4YLRY/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stockage des données nécessaires</a>&nbsp;au fonctionnement et à l’entraînement des algorithmes produit une empreinte écologique catastrophique en termes de bilan carbone et de consommation d’énergie.&nbsp;»</em></p>



<p><em>Au vu de cet&nbsp;<strong>impact social, économique et écologique</strong>, l’exemple de la traduction, qui avec quelques années d’avance nous donne à voir les conséquences du développement rapide de l’IA, nous montre qu’une réflexion s’impose à l’échelle de la planète pour encadrer les usages et le développement de ces technologies.</em></p>



<p>Merci à la SFT et Gaëlle Gagné pour leur temps !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Point de vue d&rsquo;experts : l&rsquo;IA dans la traduction médicale très technique</h2>



<p>Science infuse connaît le point de vue du traducteur professionnel pour en avoir en interne et en contributeurs externes pour la traduction d&rsquo;articles sélectionnés par la Rédaction. Dans ce dernier cas, si les sciences sont régulièrement abordées, il ne s&rsquo;agit pas dans nos colonnes de traduction technique mais de traduction  relativement généraliste sur des articles de vulgarisation ou d&rsquo;opinion destinés au grand public.<br></p>



<p>Néanmoins, ceux d&rsquo;entre eux qui pratiquent la traduction professionnelle médicale sont d&rsquo;abord des experts médicaux venant du terrain (professionnels de santé et/ou de la recherche médicale) convertis à la traduction professionnelle. Les plus seniors ont été sollicités par les donneurs d&rsquo;ordre pour cette activité qu&rsquo;ils pratiquaient déjà dans leur métier d&rsquo;origine avant même l&rsquo;arrivée  des outils de TAO et les robots de traduction. Il s&rsquo;agissait de prendre en charge des documents très techniques de communication d&rsquo;experts à experts (« <em>specialist-facing</em> » dans le jargon) sur des sujets particulièrement innovants, liés à la recherche fondamentale ou appliquée. Il s&rsquo;agit tout particulièrement de chimie, biochimie, biologie, génétique et  pharmacologie portant sur des découvertes de médicaments, outils de diagnostic et dispositifs médicaux,  de concepts, procédés, technologies nouvelles, modes d&rsquo;action originaux. Dans ces situations particulières, les traducteurs de formation, même avec spécialisation médicale, peuvent être dépassés malgré tous les référentiels professionnels à leur disposition. Et pour cause : ce sont souvent des domaines sans référentiels terminologiques du fait du caractère innovant des sujets traités. Faire appel à des spécialistes du métier est alors un recours évident. </p>



<p>Dans ces domaines d&rsquo;innovation scientifique et médicale, les « clients » des traducteurs experts médicaux sont de différents ordres : des organisations gouvernementales, comme par exemple l&rsquo;OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) pour la traduction de brevets d&rsquo;invention, de grosses agences de traduction de renommée mondiale, qui souvent ont développé de gros services internes dédiés à la traduction en recherche scientifique et médicale. Leur usage est souvent imposée par les politiques d&rsquo;achat des donneurs d&rsquo;ordre et clients d&rsquo;envergure. Il peut s&rsquo;agir de laboratoires pharmaceutiques ont des volumes de traduction scientifique et médicales énormes du fait de leurs activités internationales. L&rsquo;externalisation est de mise,  auprès de prestataires certifiés qui peuvent répondre à des commandes à turn-over rapide 24h sur 24, ces agences ayant des bureaux dans le monde entier : Ces agences de traduction internationales de poids répondent ainsi présentes avec des infrastructures qui donnent le change. Elles intègrent les normes qualité de traduction qui exigent l&rsquo;intervention de multiples traducteurs et linguistes pour tout document à traduire au moyen d&rsquo;un processus d&rsquo;assurance et de contrôle qualité. Pour cela il faut une « équipe » et le modèle du traducteur « freelance », auto-entrepreneur qui est très répandu dans la traduction, ne permet pas de répondre aux exigences des clients en direct. Il faut une équipe, une entreprise avec du personnel qualifié.</p>



<p>Les agences de traduction sont pour cette raison les partenaires privilégiés de donneurs d&rsquo;ordre en matière d&rsquo;innovation et de recherche médicale pour la plus grande partie des volumes de traduction. Pour faire face tant aux volumes, qu&rsquo;aux circuits de traduction-post-édition-relecture  imposés par le contrôle qualité, l&rsquo;enjeu a rapidement été économique : la main-d&rsquo;œuvre humaine est coûteuse : l&rsquo;automatisation et l&rsquo;IA sont clés car sources de gains de productivité. Au fil du temps la pure « robotisation » en traduction automatique est passée à la « contextualisation robotisée » de la traduction grâce au <em>deep learning</em>. Tout cela a commencé il y a près de 10 ans, et plus le temps passe en la matière plus les outils d&rsquo;IA sont performants : les robots traducteurs apprennent en permanence entre eux et bien sûr, des traductions humaines. Les grosses agences de traduction disposent d&rsquo;équipes de de traducteurs humains en interne et en sous-traitance qui leur permettent d&rsquo;alimenter un robot traducteur « maison » qui comporte des modules qui s&rsquo;adaptent aux exigences linguistiques de leurs gros clients . Les gains de productivité et donc financiers sont ici un enjeu énorme : on « dégrade » le travail des traducteurs, la traduction étant faite par le robot d&rsquo;un clic, les traducteurs humains relégués à la post-édition et payés parfois à 50 % de leur tarif de traduction pour ce travail ingrat. Car la post-édition, ce n&rsquo;est pas de la traduction. C&rsquo;est un métier différent  : on ne traduit pas, on chasse les erreurs de traduction, qui étant le fruit d&rsquo;une machine, n&rsquo;ont rien d&rsquo;évident à détecter.<br>D&rsquo;un point de vue assurance et contrôle de qualité, le principe est totalement aberrant : la machine « crée » de l&rsquo;erreur parfois sournoise, en quantité. C&rsquo;est à l&rsquo;opposé du cercle vertueux de la qualité qui veut que l&rsquo;on produire le meilleur d&#8217;emblée pour minimiser le risque d&rsquo;erreurs en aval.</p>



<p>Les robots traducteurs, grâce au <em>deep learning</em> des réseaux neuronaux, progressent vite. Traduction généraliste ou technique, la traduction automatique progresse sans cesse en qualité. Mais il reste toujours ces niches de traductions où cela ne passe toujours pas au croisement de l&rsquo;expertise métier requise et de la nouveauté (innovation/recherche). Traduction humaine ou machine, pour ces sujets trop techniques ou innovants les traducteurs experts métiers issus du terrain identifient à coup sûr une traduction non faite ou non revue par un des pairs&#8230; C&rsquo;est sans doute ce qui sauve les traducteurs qui font ce métier du fait de leur expertise métier qui n&rsquo;est pas la traduction. Alors évidemment, la tendance est de tenter de les utiliser non pas en traduction mais en post-édition, eux aussi.  Aujourd&rsquo;hui, les machine n&rsquo;ayant toujours pas la maîtrise sur les sujets médicaux trop techniques pour elles, le travail qu&rsquo;elles fournissent n&rsquo;est pas à la hauteur. En pratique,  le travail de post-édition peut être un calvaire et bien plus éprouvant et consommateur de temps qu&rsquo;une traduction classique. Les tarifs des agences  n&rsquo;en tiennent pas compte, basées sur des grilles « post-édition. La traduction automatique neuronale (TAN), par essence, standardise, et le standard n&rsquo;est pas de mise dans l&rsquo;innovation qui est au cœur des sujets traités ici. Il en résulte une baisse de qualité des traductions, les donneurs d&rsquo;ordre étant inexorablement attirés par des traducteurs nouveaux entrants n&rsquo;ayant pas d&rsquo;expertise métier (innovation et recherche médicale) qui accepteront les tarifs bas de la  post-édition  et fourniront un travail médiocre, qui va lui-même niveler vers le bas machine qui s&rsquo;alimente de leur travail en retour. <br></p>



<p><strong>Orientation vers l&rsquo;expertise</strong><br><br>Certains de ces traducteurs experts métiers issus du terrain médical, sont régulièrement appelés à la rescousse pour un examen indépendant de traduction produite par tiers, à savoir suite à une plainte de client quant à la qualité d&rsquo;une traduction médicale. C&rsquo;est une sorte d&rsquo;expertise où il faudra déterminer si la plainte du client est justifiée,  la nature des erreurs de traduction et leur impact, et parfois même déceler l&rsquo;usage de robots de traduction par un professionnel incriminé.  Car il faut le savoir, si les grosses agences de traduction utilisent des robots traducteurs du marché ou maison pour limiter le travail des traducteurs humains à la post-édition, elles l&rsquo;interdisent souvent aux post-éditeurs.  Or, en traduction médicale très technique, les post-éditeurs non suffisamment qualifiés y font parfois appel. Un problème de déontologie que l&rsquo;on retrouve aussi d&rsquo;ailleurs avec ChatGPT pour faire le travail de transcréation.<br>Quelques traducteurs médicaux issus de terrain s&rsquo;adonnent à une activité d&rsquo;auxiliaire de justice, réalisant des traductions assermentées ou dans le cadre d&rsquo;expertises judiciaires dans leur domaine médical. Missionnés par des tribunaux, la police ou des avocats, ils traduisent souvent des documents non numériques ce qui exclut l&rsquo;usage de robots traducteurs. Des modalités « artisanales » qui permettent de conserver peut-être, pour un temps ou pour longtemps,  ses lettres de noblesse au métier de traducteur ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"> </h2>



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		<title>Propriété intellectuelle : la traduction est une œuvre littéraire soumise aux droits d&#8217;auteur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 15:46:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contrefaçon]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Propriété intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[La Rédaction a une activité non négligeable de traduction, et est régulièrement soumise à des échanges avec des particuliers ou]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Rédaction a une activité non négligeable de traduction, et est régulièrement soumise à des échanges avec des particuliers ou d&rsquo;autres éditeurs de presse qui pour les uns nous soumettent des demandes de traduction, pour les seconds souhaitent réutiliser/publier notre travail en la matière.<br>Cet article vise à informer sur quelques principes de base concernant ces problématiques, liées au droit en matière de propriété intellectuelle. </p><div id="citiz-1177309978" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Le site de notre éditeur, l&rsquo;association Citizen4Science, offre un<a href="https://citizen4science.org/article-a-la-demande/#.YxoCQT1ByUk"> service d&rsquo;articles et traductions à la demande</a> car elle dispose de rédacteurs-traducteurs professionnels. Oui, il y a Google translate et équivalents, mais la traduction est un métier qui fait toute la différence avec les traducteurs automatiques, surtout dans les domaines techniques qui nécessitent un expertise&#8230; humaine. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-42.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-42.png" alt="" class="wp-image-8342" width="727" height="248" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-42.png 641w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-42-300x102.png 300w" sizes="auto, (max-width: 727px) 100vw, 727px" /></a><figcaption><em>Texte introductif du<a href="https://citizen4science.org/traductions-a-la-demande/"> formulaire de demande de traduction</a> sur le site de Citizen4Science</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de cession de droits d&rsquo;auteur implicite</h2>



<p>La traduction professionnelle, par opposition au « coup de Google translate » ou équivalent qu&rsquo;offrent d&rsquo;ailleurs certains sites internet, est donc une œuvre littéraire protégée par les droits d&rsquo;auteur.</p>



<p>En conséquence, utiliser/reproduire une traduction sans l&rsquo;accord préalable de son auteur est une violation de droit. En outre, en cas de cession de droit, celle doit être impérativement faite par écrit.</p>



<p>Parfois, des contrats « cadre » couvrent la cession du travail du traducteur, par exemple pour un traducteur qui est en contrat avec une agence de traduction. Il s&rsquo;agit alors d&rsquo;un contrat de prestation de service. Ou bien dans le cadre d&rsquo;un contrat de journaliste « rédacteur-traducteur », fonction dûment répertoriée comme relevant de la convention de travail du journalisme.</p>



<p>À défaut de contrat de prestation ou de travail, et bien il faudra demander au traducteur ou son éditeur, au cas par cas, l&rsquo;autorisation d&rsquo;utiliser sa traduction. </p>



<p>À défaut, sans autorisation, on entre dans le champ de la contrefaçon, comme stipulé dans l&rsquo;article L 122-4 du Code de la propriété intellectuelle :</p>



<p class="has-text-align-center"><em>« Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l&rsquo;auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l&rsquo;adaptation ou la transformation, l&rsquo;arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre littéraire originale&#8230; mais dérivée</h2>



<p>La traduction est une œuvre original certes, mais elle dérive d&rsquo;une autre œuvre originale, sans quoi elle n&rsquo;existerait pas. Selon les œuvres originales, on pourrait envisager des degrés d&rsquo;originalité de la traduction. Par exemple, quand il s&rsquo;agit de traduire une œuvre littéraire, il est clair que la créativité et le sens artistique du créateur sont essentiels. Les traductions possibles ne sont pas uniques et nous pouvons parfois avoir autant de traductions d&rsquo;un texte que de traducteurs s&rsquo;y attelant.</p>



<p>Pour un texte technique, on pourrait penser que c&rsquo;est moins le cas. Toutefois dans certains domaines très pointus, comme la recherche de haut niveau, le caractère technique fait que l&rsquo;expertise, à défaut du sens artistique, est essentiel pour maîtriser le jargon d&rsquo;un métier ou traduire correctement des notions nouvelles d&rsquo;un domaine de recherche de pointe qui ne dispose pas de références de traduction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Matérialisation de la cession de droits </h2>



<p>Pour la traduction, on a vu que certains contrats de travail (journalisme) ou de prestation (de service) vont inclure une clause « cadre » de cession de droits de traduction.</p>



<p>Il existe aussi des contrats d&rsquo;édition pour par exemple la traduction d&rsquo;un livre, ou pour celle d&rsquo;un article.</p>



<p>À quoi la Rédaction est-elle confrontée régulièrement, en tant que rédacteur-traducteur régulier dans notre production éditoriale ? Le problème le plus courant est celui de nos traductions d&rsquo;œuvres originales libres de droit. Et oui, vous l&rsquo;avez compris : ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;un article est libre de droits de reproduction que sa traduction professionnelle par un individu ou un éditeur, l&rsquo;est. Précisément : elle ne l&rsquo;est pas : demandez toujours l&rsquo;autorisation de reproduire ou d&rsquo;utiliser un texte traduit.</p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Kids and Covid-19-MIS-C: Valérie&#8217;s testimony</title>
		<link>https://citizen4science.org/mis-c-valeries-testimony/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 22:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Patients]]></category>
		<category><![CDATA[Pédiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[PIMS]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[SARS-COV2]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<category><![CDATA[Urgences]]></category>
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					<description><![CDATA[translated by Citizen4Science editorial team, courtesy from French NGO Familles des enfants victimes du PIMS COVID (Facebook group here) &#8211;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>translated by Citizen4Science editorial team, courtesy from French NGO <strong>Familles des enfants victimes du PIMS COVID </strong><em><strong>(<a href="https://www.facebook.com/groups/1028807267527033/">Facebook group here</a>)</strong> &#8211; original text in French at the bottom of this article.</em></p><div id="citiz-1808435217" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Good evening,</p>



<p>My 10-year- old daughter Savannah has also been diagnosed with MIS-C.<br>Positive asymptomatic on December 2, 2021 along with her symptomatic, 12-year-old brother.<br>On December 29th, she is having a sore throat with fever.<br>On the 30th, I call a doctor on duty, no worries, acetaminophen.<br>On the 31st, large lymph nodes in her neck, pain in her neck, and still fever. My husband takes her to the pediatric emergency room in Arras. He comes out with a diagnosis: viral angina, acetaminophen.<br>On the 2nd, her condition worsens again, I call a doctor on duty, I drive her while supporting her because she lost her balance and she is&nbsp;delirious at times.<br>Diagnosis: angina. Antibiotics, acetaminophen and ibuprofen alternated to control fever.<br>In the evening: vomiting.<br>On the 3rd, still fever, vomiting and diarrhea; she sleeps almost continuously.<br>On the 4th morning, she can&rsquo;t walk anymore. I dial 18 (Emergency), they send a private ambulance, the ambulance drivers can&rsquo;t take her blood pressure, they don&rsquo;t understand. We are taken to the pediatric emergency room in Lens.<br>The blood pressure is 6, blood test and scanner.<br>Results are not good.<br>In the afternoon, kidney ultrasound.<br>She has acute renal failure. The results of the heart scan are not reassuring either. Around 5 pm, the pediatrician comes to see us to tell us that our daughter is going to be transferred by the SAMU (Emergency medical team) to Lille University hospital centre.<br>We arrive in Lille, the &nbsp;shock trauma unit is waiting for us, blood pressure is 5, pulse is running&#8230; I have to answer some questions and I am told that we are going to head quickly toward the ICU.<br>One hour later, we can enter her room and the doctor asks us what we know about the situation.<br>Not much in fact, except for the renal failure.<br>Then, very calmly, he tells us about the MIS-C, unknown to us.<br>She HAS renal failure, myocarditis, encephalitis. He tries to reassure us and explains about the treatment.<br>On the 6th, she is a little better, her heart is recovering and her renal function is returning.<br>On the 7th pm, we are transferred to the Heart-Lung Institute in Lille. There we learn from an MRI that our daughter has suffered 5 ischemic strokes.<br>The days go by ups and downs.<br>High dose corticoids for 5 days to treat the encephalitis.<br><br>We went back home yesterday the 15th with oral corticosteroids, 60 mg per day and salt free diet for one month, then neurological re-evaluation in one month and cardio-check next Monday.<br>I have to point out that each time I had to a medical visit, I made it clear that she had Covid early December.<br>Now we are going to stimulate her every day at her own pace, hoping that she will have as little neurological damage as possible.</p>



<p>Thank you for your attention and alert those around you specifically. This crap is harmful to children.</p>



<p><strong>Texte original</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/01/image-26.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/01/image-26.png" alt="" class="wp-image-4170" width="641" height="561" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/01/image-26.png 823w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/01/image-26-300x262.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/01/image-26-768x672.png 768w" sizes="auto, (max-width: 641px) 100vw, 641px" /></a></figure>



<p> Citizen4Science est une association à but non lucratif d&rsquo;information et de médiation scientifique dotée d&rsquo;une <em>Rédaction. Nous défendons farouchement notre indépendance. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em> </p>



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			</item>
		<item>
		<title>INQUIRY. Publication of studies: how the IHU and Didier Raoult ignore the law and scientific ethics</title>
		<link>https://citizen4science.org/inquiry-publication-of-studies-how-the-ihu-and-didier-raoult-ignore-the-law-and-scientific-ethics/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 11:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Réglementaires]]></category>
		<category><![CDATA[Autorités sanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[by Victor Garcia L’EXPRESS 6 October 2021 Translation by Citizen4Science&#8217;s editorial team courtesy of L&#8217;Express &#8211; Link to the original]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">by <a href="https://communaute.lexpress.fr/journaliste/victor-garcia"><strong>Victor Garcia</strong></a></h4>



<p><strong><a href="https://www.lexpress.fr/">L’EXPRESS</a></strong> 6 October 2021</p><div id="citiz-1367286077" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p><em><strong>Translation by Citizen4Science&rsquo;s editorial team courtesy of L&rsquo;Express &#8211; <a href="https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/publication-d-etudes-comment-l-ihu-et-didier-raoult-font-fi-de-la-loi-et-l-ethique-scientifique_2159813.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Link to the original article</a></strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">The IHU teams have published hundreds of studies that violate scientific ethics, including at least four of them that do not comply with the law governing experiments on human beings.</h2>



<p><a href="https://citizen4science.org/inquiry-at-the-ihu-didier-raoults-little-arrangements-with-ethics-and-law/#.YdrNHybjKUk">In July, L&rsquo;Express revealed</a> that the teams of the IHU Méditerranée Infection had published dozens of studies &#8211; some signed by Didier Raoult &#8211; that came close to, or even crossed, the limits of the law governing experiments on human beings. In addition to the work on Hydroxychloroquine, L&rsquo;Express highlighted the absence of legal authorizations or the disregard of scientific ethics in studies conducted on minors, homeless people or students of the University of Aix-Marseille who underwent vaginal swabs. Offences that could be punishable by penalties of several thousand euros, or even imprisonment. Although the French National Agency for the Safety of Medicines (Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, <a href="https://ansm.sante.fr/">ANSM</a>) and the University Hospitals of Marseille (<a href="http://fr.ap-hm.fr/">AP-HM</a>) have indicated that they have launched internal investigations, both organizations have not yet rendered their verdict.</p>



<p>Since then, we have identified some 250 new problematic studies. Most of them, of questionable quality, have above all the interest of generating <a href="https://aphp.sigaps.fr/">Sigaps</a> (System of Interrogation, Management and Analysis of Scientific Publications points), which allow to obtain important funding. This is a legal, but unethical practice &#8211; and one that the IHU has made an art of &#8211; that L&rsquo;Express had already denounced a year ago. On a more serious note, four studies seem to have been conducted without legal authorization. Once again questioned by L&rsquo;Express, ANSM indicated that it had « requested additional information » from the IHU and said it was ready to take sanitary or legal measures in the event of a breach. The Marseille-based institute headed by Prof. Raoult did not respond to our questions.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-black-color">Particularly sensitive studies-no trace of authorization</span></h2>



<p>French law is particularly vigilant concerning research involving the human person (RIPH for Recherche Impliquant la Personne Humaine ). They are classified in three categories and must all obtain the authorization of a Committee for the Protection of Persons (CPP), which ensure the relevance of the work and the absence of risk for the participants. This legal provision aims to protect French citizens from the abuses observed in the past. The most sensitive clinical trials, called RIPH1, must also be authorized by the ANSM. If the ANSM provides consent, it automatically registers the research in the European Clinical Trials Registry (EudraCT), an <a href="https://eudract.ema.europa.eu/">online searchable database</a> that aims to inform patients and healthcare professionals about clinical trials. In summary, RIPH1s must have an authorization number from a CPP, the ANSM and have an EudraCT number. Yet, L&rsquo;Express found that there is no record of such submissions for at least three IHU clinical trials involving fecal transplants. « Clinical trials that plan to change the fecal flora of patients are always RIPH1, because this operation is considered as the administration of a drug, says the ANSM [in this online document, editor&rsquo;s note], » recalls Prof. Mathieu Molimard, a specialist in clinical pharmacology at the Bordeaux University Hospital.</p>



<p>The first of these trials was conducted from March to November 2013. It was the subject of a study published in May 2015 in the <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10096-015-2394-x">European Journal of Clinical Microbiology &amp; Infectious Diseases</a>. This work, signed in particular by Prof. Didier Raoult, presents « the preliminary before-and-after results of a prospective study comparing the mortality of 61 patients with an average age of 84 years, 42 of whom were treated with antibiotics and 19 with [fecal] transplantation, » the authors write. At the time, the law did not yet refer to « RIPH1 », but to biomedical research, which had to follow the same rules. « This study is clearly interventional research classified as &lsquo;biomedical research&rsquo; according to the public health law then in force. It therefore required a favorable opinion from ANSM, a CPP and an EudraCT number », says Bettina Couderc, member of the <a href="https://cncpp.fr/wp-content/uploads/2020/12/RIPH-1.pdf">National Conference of Personal Protection Committees</a> (CNCPP). However, the document does not mention any of these authorizations. And the trial does not appear anywhere in the European register. The authors simply state that they « complied with the regulations on research involving humans ». They state that they have sought the advice of the ANSM, whose recommendations on clinical trials and fecal transplants they cite. These recommendations indicate that in the case of such a study, authorizations are necessary.</p>



<p>The second trial was conducted between May 2016 and May 2017 <a href="https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02040403/document">as part of a thesis supervised by Prof. Jean-Christophe Lagier</a>. The student&rsquo;s work aimed to compare the results of 199 patients who received a fecal transplant or antibiotics. « This is an RIPH in the sense of the current regulations and given the acts performed, it necessarily falls under the RIPH1 regulation, » says Philippe Amiel, a lawyer member of the Inserm Research Ethics Committee and president of the institution&rsquo;s deontology college. However, the thesis does not mention any authorization from a CPP or the ANSM, only a « validation by the IHU ethics committee under the number 2007-009 ». This committee has no authority in the matter and cannot replace a CPP or the ANSM. Here again, the trial is conspicuous by its absence from the European clinical trials register.</p>



<p>The third was launched in the summer of 2019 by Prof. Lagier, head of the infectious and tropical diseases department at the IHU. The purpose of this work is<a href="https://clinicaltrials.gov/ct2/show/study/NCT04001439?term=lagier&amp;type=Intr&amp;draw=2&amp;rank=1"> to analyze the effectiveness of fecal transplants on 3088 patients with schizophrenia in treating their depression</a>. « There is no doubt that the research aiming to demonstrate a benefit of fecal transplantation in major depression in schizophrenic patients is a RIPH1, a trial that is all the more sensitive as it concerns patients with a psychiatric pathology, a population to which the CPP and the ANSM are particularly attentive, » analyses Philippe Amiel. « Moreover, the scientific interest of this trial can be questioned since it does not plan to include patients who do not receive treatment, which would allow to compare their results with those who benefit from a fecal transplant and thus to evaluate a potential benefit », adds Mathieu Molimard. And once again, there is no trace of this work in the European registry of clinical trials. In fact, while the IHU indicates <a href="http://backup.mediterranee-infection.com/arkotheque/client/ihumed/_depot_arko/articles_delete/1996/livret-de-l-ihu_doc.pdf">in an internal document available online</a> that it has been conducting trials on fecal transplants since 2013, the European registry does not mention any.</p>



<p>In addition to the field of fecal transplants, L&rsquo;Express also discovered that the IHU conducted a study in February 2020 to evaluate a method for detecting Covid-19. <a href="https://www.mdpi.com/2077-0383/10/12/2643/htm">This work, published on June 16, 2021 in the Journal of Clinical Medicine</a> and signed in particular by Prof. Didier Raoult and Jean-Christophe Lagier, is not particularly sensitive since it involved self-sampling of saliva on 212 people. According to the specialists we contacted, it is nevertheless a RIPH3. « This is a prospective, interventional study that involves data collection and examinations that are not part of standard care. It therefore requires a favorable opinion from a CPP and the approval of the authorities before it can be started », notes Fabienne Blum, Doctor of Pharmacy and President of the <a href="https://citizen4science.org">non-profit organization Citizen4Science</a>. However, in the document the authorization is presented as « protocol 2021-014 » delivered by the Ethics Committee of the IHU Méditerranée Infection on… April 30, 2021. Not only does the opinion of the Ethics Committee of the IHU have no authority in this matter, but it was issued more than a year after the beginning of the research. Now, the fact of falsely claiming an authorization from a CPP and/or the ANSM constitutes not only a serious ethical breach &#8211; the people who participate are deceived &#8211; but carrying out such studies without authorization is punishable by up to one year in prison and a fine of 15,000 euros, in case the offence has been characterized .</p>



<p>How could these studies have been published in scientific journals? Questioned by L&rsquo;Express, Professor Emmanuel Andrès, from the CHRU and the Faculty of Medicine of Strasbourg, co-editor of the Journal of Clinical Medicine, explains that « a journal has no means of &lsquo;inquisition&rsquo; or investigation and &#8211; in our journal &#8211; the fact that the authors have declared that their study fulfils the administrative requirements is a mandatory element, but sufficient for the manuscript to be reviewed and possibly published. Moreover, before the Covid controversies, no journal had the slightest doubt about the &lsquo;integrity&rsquo; of the data and the content of the manuscripts submitted by the IHU of Marseille and/or the paper signatories. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">246 studies but a single authorization number</h2>



<p>The Express also discovered that the IHU published 247 studies between 2011 and 2021 that all indicate the same authorization number « IFR48 09-022. » Except that the general rule is: one study, one authorization from a CPP &#8211; and from the ANSM for a RIPH1 -, one number, » reminds Bettina Couderc. It can happen that a protocol obtains an extension, but this only works if the trial is amended at the margin ». « In any case, it is unthinkable that a single authorization is given for 247 studies, we have never seen that », adds Philippe Amiel. Did the IHU use this number to suggest that it had obtained the necessary authorizations? The competent authorities, including ANSM, will have to verify this. In the meantime, an analysis of these 247 studies reveals impediments to scientific ethics and questions the quality of the work and its interest. The vast majority of these studies were signed by Prof. Raoult (238 signatures), Prof. Fournier (174) and Prof. Lagier (104), but their protocols and research subjects are very different. 184 of them concern analyses of human stools, 24 concern vaginal smears and 13 concern urine samples. The last 26 analyzed various samples: breast milk, blood, etc. « It is in any case unimaginable that a single authorization be given for 247 studies, I have never seen that and there is no research that could acquire a single authorization over 10 years, » notes Philippe Amiel.</p>



<p><strong>Results of the analysis of the 247 « IFR48 09-022 » studies according to the type of sample taken from patients.</strong></p>



<p>And if most of them concern French patients, some studies concern African populations, dozens of which do not indicate the authorization number of the foreign country in question, which is mandatory in the framework of multi-country research. 80 include children, some of whom are only a few months old. The Express also compared the texts of these studies, two by two. It appears that 71 of them are more than 50% similar, and some are even more than 75% identical. This suggests that the IHU could use a pre-established model, reused over and over again. Again, a « bad practice », according to the experts interviewed by L&rsquo;Express.</p>



<p><strong>Result of the analysis calculating the percentage of similarities between the texts of different studies.</strong></p>



<p>In addition, 56 of these publications have only one or two pages, 25 have three pages, and 55 have between 5 and 10 pages. Only 8 studies have more than 20 pages. Most of them concern a very small number of patients, less than 10 in most cases. Two hypotheses are then possible: either Prof. Didier Raoult and his teams conducted a dozen large studies and cut them up into a multitude of small publications &#8211; a known method, called « the salami technique » &#8211; or they published a study each time they performed a sample on a patient. In both cases, this is not acceptable and it is not part of good scientific practice, » says Hervé Maisonneuve, a doctor specializing in scientific integrity. All researchers have the right to discover a bacterium and to publish their work, but the vast majority normally wait until they have solid elements before submitting it to a journal.</p>



<p><strong>List of scientific journals that published the 247 studies and average review time before publication.</strong></p>



<p>Worse still, 31 studies were published in the scientific journal only one day after receipt, 126 in less than eight days. Only about 30 were accepted after three months. However, when a journal receives a study, it must re-read it and verify its results before publishing it. This is the guarantee, for the readers &#8211; health authorities, administrations, scientists, journalists and citizens &#8211; of the quality of the information presented. And it is perfectly impossible to reread and verify in less than a day, no more than in a week, even for a three-page study, unless you have relatives on the editorial board of the journal who accept without checking, » says Hervé Maisonneuve. This process is not only suspicious, it is unacceptable. Not surprisingly, more than half (135) of these studies were published &#8211; often only a few days after receipt &#8211; in New Microbes and New Infections (NMNI), a journal whose editorial board now includes five researchers from Marseilles, three of whom are from the IHU, and which was directed by a member of the IHU until 2020.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Sigaps is a pretty good deal »</strong></h2>



<p>he question remains as to why IHU researchers publish so many studies of questionable quality. Two potential reasons emerge. The first is that the more a researcher publishes, the higher his or her H-Index climbs. This bibliometric tool, invented in 2005, is criticized because it only measures the productivity of scientists, whereas it is frequently used to evaluate their quality. Didier Raoult has never failed to point out that his H-Index is one of the highest in the world and twice as high as Albert Einstein&rsquo;s. The second reason is that the more studies an institution publishes, the more Sigaps points it gets, for <a href="https://www.sigaps.fr/">System of interrogation, management and analysis of scientific publication</a>s. And the more points it has, the more funding it receives. « For each Sigaps point, the <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/recherche-et-innovation/l-innovation-et-la-recherche-clinique/article/les-missions-d-enseignement-de-recherche-de-reference-et-d-innovation-merri">Ministry of Health</a> grants about 650 euros per year for four years to the researcher&rsquo;s supervisory institution. An article earns between 1 and 32 points, i.e. between €650 and €20,080; if an author obtains 20 points during the year, the institution receives about €13,000 per year for 4 years », Francis Berenbaum, head of the rheumatology department at the Hôpital Saint-Antoine (AP-HP), told us in a previous survey on the IHU&rsquo;s « Sigaps System ».</p>



<p>As Yanis Roussel, who manages Prof. Raoult&rsquo;s communication and press relations, told us, the IHU allows the AP-HM, his supervisory body, to collect about « 10 million euros per year », i.e. 15% of the annual Sigaps funding received by the AP-HM (66 million euros) via Sigaps. This process is perfectly legal and the sums do not fall directly into the pockets of the IHU, but replenish those of its supervisory body, the AP-HM. Nevertheless, local agreements between institutes are common and at the discretion of the health establishments. And when such agreements exist, the budget is generally redistributed to the various teams in proportion to their contributions to the Sigaps points, » Francis Berenbaum told us. Didier Raoult does not hide the fact that he has used the Sigaps points as a means of pressure against the AP-HM, since he indicated, <a href="https://books.google.fr/books?id=MshlDwAAQBAJ&amp;pg=PT101&amp;dq=%C3%80+Marseille,+les+points+Sigaps+acquis+gr%C3%A2ce+aux+publications+des+chercheurs+de+l%27IHU&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjGs76CibHqAhXPyIUKHbrWCUcQuwUwAHoECAIQBw#v=onepage&amp;q=%C3%80%20Marseille%2C%20les%20points%20Sigaps%20acquis%20gr%C3%A2ce%20aux%20publications%20des%20chercheurs%20de%20l'IHU&amp;f=false">in the book IHU, « Le défi de la recherche et de la médecine intégrées</a>« , that he had carried out &lsquo;a Sigaps signature strike&rsquo; in order to find &lsquo;common ground [with the AP-HM, editor&rsquo;s note] for the launch of the IHU&rsquo;. In the annual meeting of the IHU on February 13, 2017, he summarized the matter thus: « Sigaps (…) it&rsquo;s pretty good business » (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=yAM4aQSbr-k">at 45&rsquo;39 in this video</a>). Furthermore, it is worth remembering that « the SIGAPS pie » is not scalable. The 1.6 billion euro envelope has been relatively stable for years. The institutes that take a large share of it therefore do so at the expense of those that publish less.</p>



<p>Why, then, have the authorities and supervisors, such as the ANSM and the AP-HM, not reacted for years? Why has the IHU been able to conduct clinical trials that require authorizations from a CPP and the ANSM without having them? Did the ANSM forget to register these studies in the European registry? « It is extremely unlikely, » says Professor Mathieu Molimard. If this is the case, how is it possible that trials were conducted without its authorization? Were these organizations unaware of the IHU&rsquo;s abuses or were they aware of them and decided to turn a blind eye? When questioned, the AP-HM did not answer our questions. The ANSM, which has had the benefit of several weeks of reflection, merely stated that « investigations and verifications on possible breaches of clinical trial regulations by the Marseille IHU are still in progress » and that « additional information has been requested » concerning the issues raised by L&rsquo;Express. As in July, the French agency states that « if these investigations reveal breaches of regulations, the necessary measures will be taken, including health measures to guarantee the safety of participants and/or a new referral to the courts ». An investigation that may at least appear to be late insofar as some of the work was conducted more than ten years ago and that these actions were known for a long time by the experts in the field.</p>



<p>« CNRS and Inserm were very shocked by these practices and <a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/070420/chloroquine-pourquoi-le-passe-de-didier-raoult-joue-contre-lui">stopped their collaboration with the IHU in January2018</a>, » recalls Philippe Amiel. And it is indeed the ANSM that is supposed to police such cases. But the sad reality is that there is no structure in France that is able to deal with this kind of situation, with strategies to circumvent the rules on such a scale. » At the end of September, the CNRS ethics committee <a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-2021-42/">issued a very critical opinion on the professor from Marseille</a>, a sign that the institute is also concerned about the methods of the IHU, and probably about the lack of reaction from the authorities. Just like the French Office for Scientific Integrity, which also published a press release directly targeting Prof. Didier Raoult. Fortunately, the vast majority of French researchers do not engage in these practices. But the IHU is not alone, and a small number of scientists, well known to specialists, show themselves to be disrespectful of the laws and of scientific ethics. And if these dysfunctions are not denounced, or even reprimanded by the authorities, this could send a very bad signal to all researchers who respect ethics and the law, as well as those who work within ethics committees. After all, why follow such restrictive rules if there are no sanctions for not following them? This lack of reaction could also reinforce the distrust of citizens towards administrative and scientific institutions when their confidence is already shaken by the Covid crisis and its controversies. And at a time when some people willingly imagine ubiquitous plots by « Big Pharma », it would undoubtedly be useful to recall that abuses do not always come from the designated « evil camp » and to show that, in all cases, the sanctions provided by the laws on scientific ethics are applicable.</p>



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