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	<title>Empreinte carbone Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Empreinte carbone Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>Points clés du GIEC sur les interventions humaines nécessaires à l&#8217;atténuation du changement climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2023 11:59:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Céline Guivarch, Researcher Climate Change, Associate Professor École des Ponts Paritech, CIRED UMR8568 Le 20 mars, le GIEC publiera]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par<strong> Céline Guivarch</strong>, Researcher Climate Change, Associate Professor École des Ponts Paritech, CIRED UMR8568</em></p><div id="citiz-3374777154" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Le 20 mars, le GIEC publiera une synthèse sur le rapport du groupe de travail III du GIEC qui fournit une évaluation mondiale actualisée des progrès et des engagements en matière d&rsquo;atténuation du changement climatique et examine les sources d&rsquo;émissions mondiales. <br>Prenons de l&rsquo;avance avec Céline Guivarch qui en livre les points essentiels</h3>



<p>Le <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg3/">rapport du groupe de travail III du GIEC</a>  fournit les connaissances scientifiques sur les émissions passées et les trajectoires d&rsquo;émissions futures, les options de réduction des émissions, les politiques de lutte contre le changement climatique, leur financement et les innovations qu&rsquo;elles requièrent. Il a été publié en avril 2022.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Climate Change 2022: Mitigation of Climate Change - Full video" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/7yHcXQoR1zA?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Voici une les points essentiels mis en avant dans ce rapport.</p>



<p>Les émissions anthropiques nettes totales de GES ont continué à augmenter au cours de la période 2010-2019, tout comme les émissions nettes cumulées de CO2 depuis 1850. Les émissions annuelles moyennes de GES (gaz à effet de serre) au cours de la période 2010-2019 ont été plus élevées qu&rsquo;au cours de toutes les décennies précédentes, mais le taux de croissance s&rsquo;est ralenti.</p>



<p>Les contributions régionales aux émissions mondiales de GES continuent de varier considérablement. Les variations des émissions régionales et nationales par habitant reflètent en partie les différents stades de développement, mais elles varient aussi considérablement à des niveaux de revenus similaires.<br><br>Les 10 % de ménages dont les émissions par habitant sont les plus élevées contribuent de manière disproportionnée aux émissions mondiales de GES des ménages. Au moins 18 pays ont maintenu des réductions d&rsquo;émissions de GES pendant plus de 10 ans.</p>



<p>Les coûts unitaires de plusieurs technologies à faibles émissions n&rsquo;ont cessé de baisser depuis 2010. Les politiques d&rsquo;innovation ont permis de réduire ces coûts et de soutenir l&rsquo;adoption de ces technologies à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<p>Les émissions mondiales de GES en 2030 associées à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN) annoncées avant la COP26 rendraient probable un réchauffement supérieur à 1,5°C au cours du 21e siècle. Pour limiter le réchauffement à moins de 2 °C, il faudrait alors accélérer rapidement les efforts d&rsquo;atténuation après 2030. Les politiques mises en œuvre d&rsquo;ici à la fin de 2020 devraient entraîner des émissions mondiales de GES plus élevées que celles prévues par les CDN. Les émissions cumulées de CO2 prévues pour la durée de vie des infrastructures de combustibles fossiles existantes et actuellement planifiées, sans réduction supplémentaire, dépassent les émissions cumulées nettes de CO<sub>2</sub> dans les voies qui limitent le réchauffement à 1,5 °C (> 50 %) avec un dépassement nul ou limité. Elles sont à peu près égales au total des émissions nettes cumulées de CO2 dans les voies qui limitent le réchauffement à 2°C (> 67 %).       Les émissions mondiales de GES devraient atteindre leur maximum entre 2020 et au plus tard avant 2025 dans les modèles mondiaux qui limitent le réchauffement à 1,5 °C (> 50 %) sans dépassement ou avec un dépassement limité, et dans ceux qui limitent le réchauffement à 2 °C (> 67  %) et qui supposent une action immédiate.</p>



<p>Les émissions nettes de CO2 au niveau mondial sont atteintes au début des années 2050 dans les scénarios modélisés qui limitent le réchauffement à 1,5 °C (> 50 %) avec un dépassement nul ou limité, et vers le début des années 2070 dans les scénarios modélisés qui limitent le réchauffement à 2 °C (> 67 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Nécessité de transitions majeures</h2>



<p>La réduction des émissions de GES dans l&rsquo;ensemble du secteur de l&rsquo;énergie nécessite des transitions majeures, notamment une réduction substantielle de l&rsquo;utilisation globale des combustibles fossiles, le déploiement de sources d&rsquo;énergie à faibles émissions, le passage à des sources d&rsquo;énergie alternatives, l&rsquo;efficacité énergétique et la conservation de l&rsquo;énergie. <br>La poursuite de l&rsquo;installation d&rsquo;infrastructures de combustibles fossiles sans relâche nous enfermera dans les émissions de gaz à effet de serre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Atténuation des émissions</h3>



<p>Il est difficile mais possible de réduire à zéro les émissions de CO<sub>2</sub> du secteur industriel. La réduction des émissions de l&rsquo;industrie nécessitera une action coordonnée tout au long des chaînes de valeur afin de promouvoir toutes les options d&rsquo;atténuation, y compris la gestion de la demande, l&rsquo;efficacité énergétique et des matériaux, les flux circulaires de matériaux, ainsi que les technologies de réduction et les changements transformationnels dans les processus de production.</p>



<p>Les zones urbaines peuvent créer des opportunités d&rsquo;accroître l&rsquo;efficacité des ressources et de réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre grâce à la transition systémique des infrastructures et de la forme urbaine vers des voies de développement à faible taux d&rsquo;émission, en vue d&rsquo;atteindre des émissions nettes nulles. </p>



<p>Dans les scénarios mondiaux modélisés, les bâtiments existants, s&rsquo;ils sont modernisés, et les bâtiments à construire, devraient approcher des émissions nettes de GES de zéro en 2050 si des ensembles de mesures, qui combinent des mesures ambitieuses en matière de suffisance, d&rsquo;efficacité et d&rsquo;énergie renouvelable, sont effectivement mis en œuvre et si les obstacles à la décarbonation sont levés.</p>



<p>Les options axées sur la demande et les technologies à faibles émissions de GES peuvent réduire les émissions du secteur des transports dans les pays développés et limiter la croissance des émissions dans les pays en développement.</p>



<p>Les options d&rsquo;atténuation de l&rsquo;AFOLU [agroferesterie = association d&rsquo;arbres et de cultures ou d&rsquo;animaux sur une même parcelle, ndlr], lorsqu&rsquo;elles sont mises en œuvre de manière durable, peuvent permettre de réduire les émissions de GES à grande échelle et d&rsquo;améliorer l&rsquo;absorption, mais elles ne peuvent pas compenser entièrement les retards pris dans d&rsquo;autres secteurs.</p>



<p>En outre, les produits agricoles et forestiers issus de l&rsquo;agriculture durable peuvent être utilisés à la place de produits à plus forte intensité de GES dans d&rsquo;autres secteurs.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-78.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-78.png" alt="" class="wp-image-10974" width="344" height="218" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-78.png 305w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/03/image-78-300x190.png 300w" sizes="(max-width: 344px) 100vw, 344px" /></a><figcaption><em>Crédit: Chris LeBoutillier | Unsplash</em><br></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Atténuation de la demande</h3>



<p>L&rsquo;atténuation du côté de la demande englobe les changements dans l&rsquo;utilisation des infrastructures, l&rsquo;adoption de technologies pour l&rsquo;utilisation finale et les changements socioculturels et comportementaux.</p>



<p>Les mesures axées sur la demande et les nouveaux modes de fourniture de services d&rsquo;utilisation finale peuvent réduire les émissions mondiales de GES dans les secteurs d&rsquo;utilisation finale de 40 à 70 % d&rsquo;ici à 2050 par rapport aux scénarios de référence, alors que certaines régions et certains groupes socio-économiques ont besoin d&rsquo;énergie et de ressources supplémentaires.</p>



<p>Les options de réponse à l&rsquo;atténuation de la demande sont compatibles avec l&rsquo;amélioration du bien-être de base pour tous.</p>



<p>Le déploiement de l&rsquo;élimination du dioxyde de carbone pour contrebalancer les émissions résiduelles difficiles à supprimer est inévitable si l&rsquo;on veut parvenir à des émissions nettes de CO2 ou de GES nulles. Les options d&rsquo;atténuation dont le coût est inférieur ou égal à 100 tCO2-eq-1 pourraient réduire les émissions mondiales de GES d&rsquo;au moins la moitié du niveau de 2019 d&rsquo;ici à 2030.</p>



<p>Dans la plupart des publications évaluées, l&rsquo;avantage économique global d&rsquo;une limitation du réchauffement à 2 °C dépasserait le coût de l&rsquo;atténuation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin de gouvernance </h2>



<p>Le renforcement des mesures d&rsquo;atténuation et une action plus large visant à réorienter les voies de développement vers la durabilité auront des conséquences en termes de répartition à l&rsquo;intérieur des pays et entre eux. L&rsquo;attention portée à l&rsquo;équité et à la participation large et significative de tous les acteurs concernés dans la prise de décision à toutes les échelles peut renforcer la confiance sociale, ainsi qu&rsquo;approfondir et élargir le soutien aux changements transformateurs.</p>



<p>Les flux financiers recensés sont inférieurs aux niveaux nécessaires pour atteindre les objectifs d&rsquo;atténuation dans tous les secteurs et toutes les régions. </p>



<p>L&rsquo;accélération de la coopération financière internationale est un catalyseur essentiel des transitions justes et à faibles émissions de gaz à effet de serre, et peut remédier aux inégalités en matière d&rsquo;accès au financement ainsi qu&rsquo;aux coûts des impacts du changement climatique et à la vulnérabilité à ces impacts.</p>



<p>La gouvernance climatique est plus efficace lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;intègre dans de multiples domaines politiques, qu&rsquo;elle aide à réaliser des synergies et à minimiser les compromis, et qu&rsquo;elle relie les niveaux d&rsquo;élaboration des politiques nationales et infranationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">Accelerated international financial cooperation is a critical enabler of low-GHG and just transitions, and can address inequities in access to finance and the costs of, and vulnerability to, the impacts of climate change</p>&mdash; Celine Guivarch (@CelineGuivarch) <a href="https://twitter.com/CelineGuivarch/status/1636309255312605187?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Climat : déjà +1,1 °C du fait des activités humaines, rapporte Valérie Masson-Delmotte du GIEC. Une situation inédite depuis&#8230; 2 000 ans.</title>
		<link>https://citizen4science.org/climat-deja-11-c-du-fait-des-activites-humaines-rapporte-valerie-masson-delmotte-du-giec-une-situation-inedite-depuis-2-000-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 20:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Valérie Masson-Delmotte, PhD, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-présidente du groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) WGI En]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par <strong><a href="https://twitter.com/valmasdel">Valérie Masson-Delmotte</a>, PhD</strong>, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-</em>présidente du groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur le changement climatique<em> (GIEC) WGI</em></p><div id="citiz-3284026692" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">En toute transparence, voici ci-dessous les points clés de ma présentation Climat au séminaire de rentrée gouvernemental tenu mercredi 31 août</h3>



<p></p>



<p>Cette visualisation (une année, une barre) représente l’évolution de la température à la surface de la Terre. Nous en sommes à +1,1°C et c’est le résultat des activités humaines, avec une aggravation des impacts en France et dans le monde :</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-2.png" alt="" class="wp-image-8197" width="824" height="466" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-2.png 686w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-2-300x170.png 300w" sizes="auto, (max-width: 824px) 100vw, 824px" /></a></figure>



<p>L’évolution future du climat va dépendre de nos émissions de gaz à effet de serre, et l’évolution des risques liés au climat va dépendre des actions d’adaptation. Les enjeux de transformations choisies ou subies sont majeurs.<br>L&rsquo;été 2022 en France a été emblématique de conséquences du changement climatique et s’inscrit dans une augmentation de la fréquence et de l’intensité des extrêmes chauds sur terre comme en mer, des sécheresses, avec des effets composites propices aux incendies,</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="686" height="382" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-3.png" alt="" class="wp-image-8198" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-3.png 686w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-3-300x167.png 300w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /></a></figure>



<p>et, en montagne, un recul de l’enneigement, des glaciers et le dégel des sols gelés.</p>



<p>Cet été difficile a été marqué par 3 vagues de chaleur avec des records de précocité, de durée et d’intensité (plus de 40°C en Bretagne, nombre de jours chauds et de nuits tropicales dans certaines régions).</p>



<p>Le mois de juillet a été le plus sec pour l’humidité des sols avec une situation de crise pour les cours d’eau et des réserves basses pour la production d’hydroélectricité. La température de surface en Méditerranée est encore 4 °C plus chaude que d’habitude et a dépassé 30 °C cet été, ce qui affecte la vie marine.</p>



<p>Un climat plus chaud augmente aussi la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère et les pluies extrêmes. Cet été a aussi été marqué par des impacts liés à des orages exceptionnels (foudre, grêle, pluie, vents violents).</p>



<p>Dans le monde, l’action pour le climat monte en puissance, avec une trentaine de pays, dont la France, qui ont construit une baisse régulière des émissions de gaz à effet de serre, des engagements de régions et de villes, ne baisse des coûts et une augmentation des capacités installées pour l’électricité renouvelable et les véhicules électriques.</p>



<p>Malgré cela, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record au cours de la dernière décennie (et sont reparties à la hausse après la forte baisse et le rebond liés à la pandémie de COVID19).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="383" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-4.png" alt="" class="wp-image-8199" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-4.png 684w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-4-300x168.png 300w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /></a></figure>



<p>Ce sont les émissions de CO2 (charbon, pétrole, gaz fossile et déforestation) et de méthane (CH4, tirées à la hausse par les fuites de gaz, élevage de ruminants) qui pèsent le plus sur l’augmentation de l’effet de serre. D’où qu’elles viennent, ces émissions de gaz à effet de serre entraînent une accumulation de chaleur dans le climat. Elles sont inégalement réparties dans le monde : les pays qui se sont industrialisés plus tôt ont une lourde responsabilité historique sur le cumul des émissions (la France est dans le top 10 pour cela). Les zones urbaines pèsent pour 70 % des émissions mondiales.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="686" height="378" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-5.png" alt="" class="wp-image-8200" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-5.png 686w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-5-300x165.png 300w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /></a></figure>



<p></p>



<p>Dans le monde, 10% des personnes émettent 40 % des gaz à effet de serre mondiales, tandis que les 50% les plus pauvres en sont responsables que de moins de 15 % des émissions, et sont souvent particulièrement vulnérables aux impacts climatiques.<br>L’empreinte carbone d’une personne en France est d’environ 9 tonnes par an, largement au dessus de la moyenne mondiale (avec environ 40 % liée aux importations). En ajoutant des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, leur niveau augmente. C’est une rupture profonde (inédit depuis plus de 2 millions d’années pour le CO2). C’est une rupture par rapport aux variations naturelles du climat. L&rsquo;accumulation de chaleur qui en résulte entraîne des changements rapides, généralisés et qui s’intensifient.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="366" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-6.png" alt="" class="wp-image-8201" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-6.png 682w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-6-300x161.png 300w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></a></figure>



<p>L’atmosphère se réchauffe, et la vapeur d’eau et les nuages amplifient le réchauffement. Le réchauffement conduit à un recul généralisé de ce qui est enneigé et englacé (la cryosphère) : dégel des sols gelés, recul du manteau neigeux, de la glace de mer autour de l’Arctique, recul généralisé des glaciers, inédit sur plus de 2 000 ans, et perte de glace du Groenland et de l’Antarctique multiplée par 4 depuis 30 ans. L’océan accumule près de 90 % de la chaleur supplémentaire qui ne part plus vers l’espace, et se dilate, ce qui contribue, avec la fonte des glaces continentales, à une montée du niveau de la mer qui accélère – aussi une rupture par rapport aux derniers 3 000 ans. L’océan et la végétation captent environ la moitié chaque année de nos rejets de CO2. La moitié des espèces étudiées sur terre comme en mer se déplacent, et on observe une dégradation d’écosystèmes, comme les coraux tropicaux et les forêts. Le potentiel de prises de pêche a déjà diminué dans les régions tropicales. L’un des indicateurs clés de l’état du climat et des conséquences liés au réchauffement climatique est le changement de température à la surface de la Terre. Il atteint 1,1°C par rapport à 1850-1900. C’est inédit depuis plus de  2000 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="686" height="366" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-7.png" alt="" class="wp-image-8202" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-7.png 686w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-7-300x160.png 300w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /></a></figure>



<p><br>Nous évaluons le rôle de chaque facteur naturel : soleil, volcans, variabilité spontanée du climat, et de chaque facteur lié aux activités humaines. Aucun facteur naturel n’explique l&rsquo;accumulation de chaleur dans le climat et les changements observés. Notre meilleure estimation est que l’intégralité du réchauffement est la conséquence des activités humaines, l’effet réchauffant des gaz à effet de serre étant en partie masqué par l’effet parasol des particules de pollution.</p>



<p>L’influence humaine sur le climat est un fait établi, pas seulement pour l’accumulation de chaleur et les tendances graduelles, mais aussi pour l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des extrêmes chauds, des pluies extrêmes, et des sécheresses agricoles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="380" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-9.png" alt="" class="wp-image-8204" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-9.png 680w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-9-300x168.png 300w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /></a></figure>



<p>Les évènements récents chauds en Europe auraient eu une probabilité quasi 0 de se produire si nous n’avons pas réchauffé le climat. En France, le nombre de vagues de chaleur a triplé et le nombre de jours de chaleur a été multiplié par 9 au cours des dernières décennies. Pour chaque degré de plus, l’air peut contenir 7 % d’humidité en plus, ce qui exacerbe l’intensité des pluies extrêmes. Dans le sud-est de la France, les records de pluies ont augmenté de 20 % depuis les années 1960. Les extrêmes chauds et le ruissellement sont amplifiés par l’urbanisation (îlots de chaleur, imperméabilisation des sols). La montée du niveau de la mer augmente le risque d’inondations composites lors des tempêtes (pluies extrêmes et submersion marine). Les conditions propices aux incendies, chaudes et sèches, s’intensifient et s’élargissent (saison plus longue, régions nouvelles, intensité).<br>L’une des conséquences de l’intensification des sécheresses concerne environ 10 millions de maisons, en France, via le retrait-gonflement des sols argileux, avec des coûts élevés des dommages associés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="376" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-10.png" alt="" class="wp-image-8205" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-10.png 680w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-10-300x166.png 300w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /></a></figure>



<p>Dans les régions de climat méditerranéen, un climat plus chaud s’accompagne d’une baisse de la pluviométrie du fait de changements de la circulation atmosphérique. Une atmosphère plus chaude renforce l’évaporation et la transpiration des plantes, ce qui vide plus rapidement les sols de leur humidité et intensifie les sécheresses agricoles. La vie marine est affectée par un océan plus chaud, avec davantage de vagues de chaleurs marines, qui perd de l’oxygène, et s’acidifie. Le stress thermique et hydrique affecte les rendements agricoles et les forêts. En France la forêt capte environ 4% des émissions annuelles de CO2. Mais ce puits de carbone a diminué depuis 2013, notamment du fait d’une baisse de la croissance des arbres (et d’une augmentation de la mortalité et des dépérissements) et d’une hausse des prélèvements.</p>



<p>En dépit des efforts d’adaptation, les impacts du changement climatique sont généralisés, dans chaque région du monde. Les conséquences matérielles et financières sont importantes en France, tant pour les infrastructures que pour les écosystèmes, la production agricole, la santé humaine.<br>Chaque incrément de réchauffement supplémentaire va entraîner une intensification de multiples changements dans chaque région.</p>



<p>Le fonctionnement du climat résulte en une relation étroite entre le cumul de nos émissions de CO2 et le niveau de réchauffement (en noir, l’évolution historique, et en couleurs, les évolutions futures d’ici 2050, selon l’ampleur de nos rejets de CO2 à venir).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="681" height="373" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-11.png" alt="" class="wp-image-8206" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-11.png 681w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-11-300x164.png 300w" sizes="auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></figure>



<p>Chaque tonne d’émissions de CO2 contribue au réchauffement planétaire. Quand les émissions mondiales de CO2 atteindront un niveau net zéro, alors il n’y aura quasiment pas de réchauffement supplémentaire dû au CO2. Limiter le niveau de réchauffement à un niveau donné se traduit par une marge de manœuvre ou budget carbone résiduel compatible.<br>Du fait des risques majeurs liés au réchauffement, l’ensemble des pays du monde s’est engagé, dans l’Accord de Paris sur le climat, à limiter le réchauffement planétaire largement sous 2 °C avec l’aspiration à le limiter à 1, °C. La marge de manœuvre pour limiter le réchauffement à 1,5 °C (budget carbone résiduel) correspond à environ 500 milliards de tonnes de CO2, ce qui est à comparer à l’ampleur des émissions annuelles (plus de 40 milliards de tonnes) et aux émissions attendues des infrastructures fossiles existantes et prévues (centrales thermiques) si elles sont utilisées tout au long de leur durée de vie initialement anticipée.<br>L’enjeu n’est pas l’inertie du climat (pour le réchauffement de surface) mais l’inertie des infrastructures existantes et la capacité à réorienter très rapidement les investissements et les choix d’infrastructures. Les émissions à venir vont donc déterminer le niveau de réchauffement à venir.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="376" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-12.png" alt="" class="wp-image-8207" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-12.png 680w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-12-300x166.png 300w" sizes="auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px" /></a></figure>



<p>Dans tous les scénarios examinés, il faut s’attendre à atteindre +1,5 °C (en moyenne sur 20 ans) dans les prochains 20 ans, et il est critique de s’y préparer pour limiter les risques (et d&rsquo;aider les + fragiles à le faire). La poursuite des politiques publiques actuellement mises en œuvre dans le monde (scénario d’émissions intermédiaires) conduirait à dépasser 2 °C d’ici 2050. La plage de la réponse du climat serait de l’ordre de 2,1 à 3.5 °C en fin de siècle, et le climat continuerait encore à dériver ensuite, tant que les émissions de CO2 ne seraient pas à zéro (net). En cas d’action immédiate permettant de diminuer fortement ou très fortement les rejets de gaz à effet de serre (scénarios bleus), le réchauffement pourrait être stabilisé sous 2°C voire proche de 1,5 °C dans la seconde moitié de ce siècle. Les résultats seraient alors discernables en quelques années pour la qualité de l’air (du fait des polluants émis avec les gaz à effet de serre), et une vingtaine d’années pour la stabilisation du réchauffement.<br>Nous ne sommes pas sur ces trajectoires actuellement.<br>Plus on choque le climat, et en particulier au-delà de 2°C, plus on entre dans une situation plus incertaine, si les puits naturels de carbone (océan, végétation-sols) perdent leur efficacité (baisse de la fraction de nos émissions de CO2 qu&rsquo;ils pourraient absorber).<br>Les choix d’aujourd’hui et les émissions à venir vont dont déterminer le niveau de réchauffement. De nombreux changements dans le système climatique et donc dans chaque région s’amplifient en relation directe avec chaque incrément de réchauffement supplémentaire :</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="681" height="374" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-13.png" alt="" class="wp-image-8208" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-13.png 681w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-13-300x165.png 300w" sizes="auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></figure>



<p>les tendances de température, mais aussi intensification du cycle de l’eau, modifications de la répartition spatiale des pluies, augmentation de la variabilité (saisons et évènements très humides et très secs). C’est aussi le cas des sécheresses agricoles dans les régions qui s’assèchent notamment en France, mais aussi de la fréquence et l’intensité des extrêmes chauds (et leur durée) et des pluies extrêmes, et la proportion des cyclones tropicaux les plus intenses. C’est aussi le cas du recul de l’enneigement en moyenne montagne, du dégel des sols gelés, du recul de la glace de mer arctique.<br>Il est donc essentiel de s’appuyer sur ces connaissances pour se préparer à faire face à des évènements plus intenses, plus fréquents, affectant de nouvelles régions, à des moments différents de l’année, et des combinaisons inédites d’évènements extrêmes. Chaque incrément de réchauffement va donc exacerber les risques liés au climat propres à chaque région. En Europe de l&rsquo;Ouest, ces risques clés portent sur l’effet du stress thermique pour la santé et la santé au travail et pour les écosystèmes marins et terrestres,</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-14.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="681" height="381" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-14.png" alt="" class="wp-image-8209" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-14.png 681w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-14-300x168.png 300w" sizes="auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></figure>



<p>les conséquences de pénuries d’eau dans de multiples secteurs (cf vallée du Pô ou Rhin), les risques d’inondations (pluviales, fluviales, littorales) avec des enjeux spécifiques pour le patrimoine et les infrastructures concentrés autour des fleuves et littoraux, et enfin leurs effets pour les rendements agricoles. Dans une situation grave de dégradation des écosystèmes et d’érosion de la biodiversité, l’ampleur et la vitesse du réchauffement ajoutent un stress supplémentaire sur les écosystèmes terrestres, aquatiques et marins, avec des risques graves de perte irréversible de biodiversité (qui augmente d’un facteur 10 entre un réchauffement de 1,5 et 3°C), et des effets en cascade pour les fonctions et services des écosystèmes et nos activités qu&rsquo;ils sous-tendent.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="384" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-15.png" alt="" class="wp-image-8210" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-15.png 682w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-15-300x169.png 300w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></a></figure>



<p>Cela met en évidence les enjeux à préserver, protéger et restaurer les écosystèmes y compris dans le cadre de l’action pour le climat, en s&rsquo;appuyant sur des solutions dites « fondées sur la nature ». Les glaciers vont mettre des dizaines d’années à s’ajuster au réchauffement actuel, et cela prendra des siècles pour l’océan profond et des siècles à des millénaires pour le Groenland et l’Antarctique. La montée du niveau de la mer , qui a déjà accéléré, va se poursuivre de manière inéluctable, mais il est possible d’éviter une accélération supplémentaire en limitant le niveau de réchauffement et en réduisant massivement les rejets de gaz à effet de serre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="376" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-16.png" alt="" class="wp-image-8211" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-16.png 684w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-16-300x165.png 300w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /></a></figure>



<p>Pour un pic de réchauffement de 2°C, la montée du niveau de la mer serait de 2 à 6 mètres d’ici 2 000 ans ; pour 3 °C, ce serait de 4 à 10 mètres… notre héritage à très long terme. Mais aussi une motivation à agir pour les littoraux que nous voulons préserver. Une source majeure d’incertitude porte sur la déstabilisation de secteurs de l’Antarctique ; si ces écoulements sont déclenchés, cela pourrait encore ajouter à l’ampleur de la montée du niveau de la mer au cours de ce siècle et des suivants. La montée insidieuse, graduelle du niveau de la mer commence à exacerber des inondations chroniques à marée haute, et les niveaux extrêmes lors des tempêtes, avec la difficulté à gérer des inondations composites pour les villes côtières (pluies extrêmes et submersion ). Elle entraîne aussi des effets d’intrusion d’eau salée, et provoque une érosion des côtes sableuses et des falaises meubles, qui fait reculer le trait de côte.<br>La France (îles et métropole) est particulièrement exposée à ces multiples conséquences et il s’agit d’une course contre la montre pour les littoraux, du fait du temps de planification et de mise en œuvre, des limites et de la durée de vie des options de réponses. Seuls le fait de ne plus construire ou de planifier un repli stratégique permet d’éviter les risques ; les autres réponses (ouvrages en dur, approches fondées sur les écosystèmes ou sédiments côtiers) les retardent, et peuvent aussi être associés à une maladaptation. L’adaptation est indispensable pour limiter les risques liés au changement climatique en agissant sur les vulnérabilités et expositions. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-17.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="687" height="384" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-17.png" alt="" class="wp-image-8212" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-17.png 687w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-17-300x168.png 300w" sizes="auto, (max-width: 687px) 100vw, 687px" /></a></figure>



<p>Les écarts se creusent entre ce qui est réellement mis en place (souvent limité, réactif) et les transformations nécessaires pour renforcer la résilience à moyen et long terme (en tenant compte des aléas qui vont continuer à changer). Certaines réponses peuvent exacerber les risques liés au climat, via une maladaptation ou via des pressions supplémentaires sur l’utilisation des terres (au détriment de la sécurité alimentaire, des écosystèmes&#8230;). Si l’adaptation est indispensable, les options qui sont aujourd’hui faisables et efficaces, avec de nombreux bénéfices, perdent en efficacité dans un monde plus chaud.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-18.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="681" height="378" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-18.png" alt="" class="wp-image-8213" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-18.png 681w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-18-300x167.png 300w" sizes="auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px" /></a></figure>



<p>Pour un niveau de réchauffement de l’ordre de 1,5°C, certaines solutions fondées sur la nature vont atteindre des limites (par exemple, un rythme élevé de montée du niveau de la mer par rapport aux écosystèmes côtiers). Entre 1,5 °C et 2 °C, des limites dures sont associées à la baisse d’approvisionnement en eau du fait de la fonte de la neige et des glaciers de montagne (environ 20% d’approvisionnement en moins qui concerne environ deux tiers des surfaces irriguées et 2 milliards de personnes). Pour plus de 2°C, de nombreuses cultures vivrières seraient en difficulté, notamment dans les régions tropicales (conditions nouvelles de chaleur et de pluviométrie, sans analogue).<br>Les flux financiers sont insuffisants pour l’adaptation, notamment pour les personnes et régions dans les contextes hautement vulnérables. L’augmentation des pertes et dommages et les difficultés à tenir les promesses d’accompagnement financier exacerbent les tensions entre pays, notamment dans le cadre des négociations internationales sur le climat (justice climatique). Pour garder une marge de manœuvre et davantage d’options d’adaptation ouvertes, limiter le niveau de réchauffement est critique, et pour cela, chaque année compte.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-19.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="374" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-19.png" alt="" class="wp-image-8214" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-19.png 683w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-19-300x164.png 300w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure>



<p>Les engagements des différents pays réactualisées avant la COP26, si elles étaient mises en œuvre d’ici 2030, impliqueraient une légère diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre, un effort largement insuffisant par rapport aux trajectoires permettant de limiter le réchauffement largement sous 2 °C voire à un niveau proche de 1,5 °C (vert, bleu). Pour y contribuer, la France doit (et peut) doubler son rythme de baisse d&rsquo;émissions de gaz à effet de serre.<br>L’état de l’art montre qu’il existe un ensemble de leviers d’action, à des coûts abordables, dans chaque secteur et du côté de la demande, permettant de réduire de moitié voire davantage les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2030.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-20.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="676" height="376" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-20.png" alt="" class="wp-image-8215" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-20.png 676w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-20-300x167.png 300w" sizes="auto, (max-width: 676px) 100vw, 676px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux</h2>



<p>Les enjeux, pour les années à venir, sont d’enclencher des transformations structurelles, en s’appuyant au maximum sur les cobénéfices dans le cadre de stratégies qui mettent l’accent sur la soutenabilité (production, consommation, qualité de vie, qualité de l’air, santé). Les besoins d’investissements sont importants (mobiliser toutes les sources de financements) et sont évalués à 0,05 à 0,1 % du PIB mondial chaque année. Les évaluations macroéconomiques sont très claires sur les bénéfices à engager rapidement ces transformations. Le coût de l’inaction (pertes et dommages, coût de l’adaptation) est clairement supérieur au coût des investissements pour construire une économie bas carbone. Les bénéfices par exemple en matière de qualité de l’air et de dépenses évitées de santé publique peuvent être supérieurs aux investissements. Les stratégies permettant à chacun d&rsquo;adopter un style de vie sobre en carbone ont un rôle important, avec un potentiel de baisse de 40 à 70% des émissions mondiales d’ici 2050, tenant compte des enjeux d&rsquo;équité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-21.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="685" height="379" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-21.png" alt="" class="wp-image-8216" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-21.png 685w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-21-300x166.png 300w" sizes="auto, (max-width: 685px) 100vw, 685px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Solutions</h2>



<p>Les impacts du changement climatique s’aggravent. Des solutions existent et peuvent être mises en œuvre pour des transformations structurelles, construire un développement résilient et une économie sobre en carbone, plutôt que gérer crise après crise. Chaque décision compte et peut soit verrouiller des expositions, vulnérabilités, émissions de gaz à effet de serre, dégradations d’écosystèmes, soit engager des transformations profondes, dans tous les domaines, en tenant compte des enjeux d’équité &amp; de transitions justes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-22.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="336" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-22.png" alt="" class="wp-image-8217" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-22.png 682w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-22-300x148.png 300w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></a></figure>



<p>Vous avez un rôle clé – la charge mentale de l’action pour le climat ne doit pas être du ressort des scientifiques, ou des plus jeunes, elle doit augmenter avec le niveau de responsabilités, et vous avez des leviers d’action critiques. Il reste une étroite fenêtre d’opportunité pour limiter la casse, mais elle se referme rapidement – chaque année d’inaction va exacerber les risques à venir, avec des menaces croissantes pour le bien-être et la santé planétaire. La mise en œuvre de ces transformations demande de surmonter de multiples obstacles, avec des enjeux de formation, de dynamique collective, d’exemplarité, de rapports de force pour pouvoir changer d&rsquo;échelle dans l&rsquo;action.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-23.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="679" height="384" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-23.png" alt="" class="wp-image-8218" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-23.png 679w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/09/image-23-300x170.png 300w" sizes="auto, (max-width: 679px) 100vw, 679px" /></a></figure>



<p></p>



<p>Cette présentation est construite sur la base des rapports du GIEC&nbsp;<a href="https://twitter.com/IPCC_CH">@IPCC_CH</a>&nbsp;(<a href="https://www.ipcc.ch/">ipcc.ch</a>) et&nbsp;<a href="https://twitter.com/hc_climat">@hc_climat</a>&nbsp;(<a href="http://www.hautconseilclimat.fr/">hautconseilclimat.fr</a>) ainsi que le bilan de l&rsquo;été 2022 par&nbsp;<a href="https://twitter.com/meteofrance">@meteofrance</a></p>



<p>Sur les enjeux croisés climat biodiversité, voir aussi les conclusions de l&rsquo;atelier transverse&nbsp;<a href="https://twitter.com/IPCC_CH">@IPCC_CH</a>&nbsp;l&rsquo;<a href="https://twitter.com/IPBES">@IPBES</a>&nbsp;(<a href="https://ipbes.net/events/ipbes-ipcc-co-sponsored-workshop-report-biodiversity-and-climate-change">ipbes.net/events/ipbes-i…</a>).</p>



<p>Merci aux scientifiques qui m&rsquo;ont transmis leurs conseils pour préparer cette présentation et à celles et ceux qui m&rsquo;ont exprimé une attente très forte pour que ma présentation soit claire et qu&rsquo;elle inspire une action à hauteur des enjeux.</p>



<p><em><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Les 12 meilleurs moyens d&#8217;éliminer les voitures des villes &#8211; classés sur la base des nouvelles recherches scientifiques</title>
		<link>https://citizen4science.org/les-12-meilleurs-moyens-deliminer-les-voitures-des-villes-classes-sur-la-base-des-nouvelles-recherches-scientifiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 08:16:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Transports publics]]></category>
		<category><![CDATA[Ville]]></category>
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					<description><![CDATA[Par&#160;Kimberley Nicholas, Associate Professor of Sustainability Science, Université de Lund, Suède Question : qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y a de commun entre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par&nbsp;<strong>Kimberley Nicholas</strong>, </em>Associate Professor of Sustainability Science, Université de Lund, Suède</p><div id="citiz-2595436273" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><strong>Question</strong> : qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a de commun entre les statistiques suivantes ?</p>



<ul class="wp-block-list"><li>La deuxième plus grande (et croissante) source de <a href="https://theicct.org/transport-could-burn-up-the-eus-entire-carbon-budget/">pollution climatique en Europe</a></li><li>La principale cause de mortalité des enfants <a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmsr1804754">aux États-Unis</a> et <a href="https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2352-4642%2818%2930095-6">en Europe</a></li><li>L&rsquo;une des principales causes de <a href="https://www.eea.europa.eu/signals/signals-2020/articles/noise-pollution-is-still-widespread">pollution sonore</a> génératrice de stress et de pollution atmosphérique et raccourcissant la vie dans les villes européennes</li><li>Un facteur principal de la <a href="https://www.nature.com/articles/s41560-020-0579-8">fracture croissante entre les résidents urbains riches et pauvres</a>.</li></ul>



<p><strong>Réponse</strong> : les véhicules qui circulent dans nos rues, principalement la voiture particulière, qui n&rsquo;est pas si humble.</p>



<p>Malgré la (lente) migration vers les voitures électriques, les tendances de consommation rendent la conduite encore plus gaspilleuse et inégale. Une <a href="https://www.iea.org/commentaries/global-suv-sales-set-another-record-in-2021-setting-back-efforts-to-reduce-emissions">analyse récente</a> a révélé que les émissions économisées par les voitures électriques ont été plus qu&rsquo;annulées par l&rsquo;augmentation du nombre de SUV (Sport Utility Vehicle, SUV) (ndlr : véhicules de loisir surélevé et spacieux souvent à 4&#215;4) gourmands en carburant. À travers le monde, les <a href="https://www.iea.org/commentaries/global-suv-sales-set-another-record-in-2021-setting-back-efforts-to-reduce-emissions">SUV à eux seuls</a> émettent à eux seuls plus de pollution par le carbone que <a href="http://www.globalcarbonatlas.org/en/CO2-emissions">le Canada ou l&rsquo;Allemagne</a>, et provoquent une augmentation de la pollution climatique plus importante que <a href="https://www.iea.org/commentaries/global-suv-sales-set-another-record-in-2021-setting-back-efforts-to-reduce-emissions">l&rsquo;industrie lourde</a>.</p>



<p>Si la voiture est parfois nécessaire pour répondre aux besoins de mobilité et d&rsquo;inclusion sociale des personnes, notamment des <a href="https://static1.squarespace.com/static/5d30896202a18c0001b49180/t/620bd77ea6a7065a0dec6fe1/1644943920058/Nobody+Left+Behind+Envisioning+inclusive+cities+in+a+low+car+future.pdf">personnes handicapées</a>, les villes centrées sur la voiture désavantagent particulièrement les personnes déjà marginalisées. Au Royaume-Uni, les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les personnes issues de minorités et les personnes handicapées sont concentrées dans les ménages aux revenus les plus faibles, dont <a href="https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/784685/future_of_mobility_access.pdf">40 % ne possèdent pas de voiture</a>. En revanche, près de 90 % des ménages aux revenus les plus élevés possèdent au moins une voiture.</p>



<p>Les habitudes de conduite d&rsquo;une minorité imposent donc <a href="https://vtpi.org/distort.pdf">des coûts élevés pour la société</a>, et cela est particulièrement vrai dans les villes. Copenhague, par exemple<a href="https://cyclingsolutions.info/cost-benefit-of-cycling-infrastructure/">, a calculé</a> qu&rsquo;alors que chaque kilomètre parcouru à vélo profite à la société à hauteur de 0,64 € (53 pence), chaque kilomètre parcouru en voiture entraîne une perte nette de 0,71 € (- 59 pence), si l&rsquo;on tient compte des impacts sur le bien-être individuel (santé physique et mentale, accidents, trafic) et sur l&rsquo;environnement (pollution climatique, atmosphérique et sonore). Ainsi, selon cette analyse, chaque kilomètre parcouru en remplaçant une voiture par un vélo génère 1,35 € (1,12 £) de bénéfices sociaux, dont seuls quelques centimes seraient économisés en passant d&rsquo;une voiture à carburant fossile à une voiture électrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire le nombre de voitures en ville</h2>



<p>Si la voiture est parfois nécessaire pour répondre aux besoins de mobilité et d&rsquo;inclusion sociale des personnes, notamment des personnes handicapées, les villes centrées sur la voiture désavantagent particulièrement les personnes déjà marginalisées. Au Royaume-Uni, les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les personnes issues de minorités et les personnes handicapées sont concentrées dans les ménages aux revenus les plus faibles, dont 40 % ne possèdent pas de voiture. En revanche, près de 90 % des ménages aux revenus les plus élevés possèdent au moins une voiture.</p>



<p>Il y a un demi-siècle, la capitale danoise était dominée par les voitures. Mais à la suite de campagnes populaires visant à modifier les politiques et les rues, notamment en remplaçant les parkings pour voitures par des pistes cyclables sécurisées et séparées, Copenhague a augmenté la part du vélo dans tous les déplacements, passant de 10 % en 1970 à 35 % aujourd&rsquo;hui. En 2016, pour la première fois, plus de vélos que de voitures ont effectué des trajets dans la ville au cours de cette année.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="644" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-11-1024x644.png" alt="" class="wp-image-7607" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-11-1024x644.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-11-300x189.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-11-768x483.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-11.png 1043w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Mais alors que de nombreuses autres initiatives visant à limiter l&rsquo;usage de la voiture ont été tentées dans le monde entier, les responsables municipaux, les planificateurs et les citoyens ne disposent toujours pas d&rsquo;un moyen clair et fondé sur des preuves pour réduire l&rsquo;usage de la voiture dans les villes. Notre dernière recherche, menée avec <a href="https://www.linkedin.com/in/paula-kuss/">Paula Kuss</a> au <a href="https://www.lucsus.lu.se/about-lucsus">Centre d&rsquo;études sur la durabilité de l&rsquo;université de Lund</a> et publiée dans des <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213624X22000281">Études de cas sur la politique de transport</a>, vise à remédier à cette situation en quantifiant l&rsquo;efficacité de différentes initiatives visant à réduire l&rsquo;utilisation de la voiture en ville.</p>



<p>Notre étude classe les 12 mesures les plus efficaces mises en place par les villes européennes au cours des dernières décennies, en se fondant sur des données réelles concernant des innovations allant de la « carotte » des programmes de transport à vélo et à pied jusqu&rsquo;au « bâton » de la suppression du stationnement gratuit. Le classement reflète les succès des villes non seulement en termes de réduction mesurable de l&rsquo;utilisation de la voiture, mais aussi en termes d&rsquo;amélioration de la qualité de vie et de mobilité durable pour leurs habitants.</p>



<p>Au total, nous avons passé au crible près de 800 rapports et études de cas de toute l&rsquo;Europe, évalués par des pairs et publiés depuis 2010, en recherchant ceux qui quantifiaient où et comment les villes avaient réussi à réduire l&rsquo;utilisation de la voiture. Les mesures les plus efficaces, selon notre étude, sont l&rsquo;introduction d&rsquo;un péage urbain, qui réduit le nombre de voitures en ville de 12 à 33 %, et la création de rues sans voitures et de pistes cyclables séparées, dont on a constaté qu&rsquo;elles réduisaient l&rsquo;utilisation de la voiture dans les centres-villes jusqu&rsquo;à 20 %. Notre classement complet des 12 principales mesures de réduction de l&rsquo;utilisation de la voiture est résumé dans ce tableau :</p>



<h2 class="wp-block-heading">Classement des stratégies de réduction d&rsquo;utilisation de la voiture en ville</h2>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-12.png" alt="" class="wp-image-7608" width="820" height="986" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-12.png 743w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-12-250x300.png 250w" sizes="auto, (max-width: 820px) 100vw, 820px" /></a></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;inégalité de l&rsquo;utilisation de la voiture</h2>



<p>Les voitures sont intrinsèquement inefficaces et inéquitables dans leur utilisation des terres et des ressources. En moyenne, elles passent <a href="https://www.reinventingparking.org/2013/02/cars-are-parked-95-of-time-lets-check.html">96 %</a> de leur temps à se garer, occupant ainsi un espace urbain précieux qui pourrait être utilisé à des fins plus bénéfiques, comme le logement et les parcs publics. À Berlin, les automobilistes occupent en moyenne <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/01441647.2020.1762795">3,5 fois plus d&rsquo;espace public</a> que les autres usagers, principalement en raison du stationnement dans les rues.</p>



<p>Et ce sont surtout les <a href="https://www.nature.com/articles/s41560-020-0579-8">personnes les plus riches</a> qui conduisent le plus : en Europe, <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/global-sustainability/article/unequal-distribution-of-household-carbon-footprints-in-europe-and-its-link-to-sustainability/F1ED4F705AF1C6C1FCAD477398353DC2">les 1 % les plus</a> riches en termes de revenus conduisent près de quatre fois plus que le conducteur médian, ce qui représente environ 21 % de leur <a href="https://rael.berkeley.edu/wp-content/uploads/2015/04/Jones-Kammen-EST_proof-NationalCarbonMap.pdf">empreinte climatique</a> personnelle. Pour ces personnes, la pollution climatique due à la conduite automobile n&rsquo;est dépassée que par l&rsquo;avion (qui, en moyenne, génère <a href="https://ascelibrary.org/doi/epdf/10.1061/%28ASCE%290733-9488%282006%29132%3A1%2810%29">deux fois plus</a> d&rsquo;émissions).</p>



<p>Le fait de privilégier la voiture comme moyen de transport favorise également ². Les banlieues urbaines possèdent généralement des maisons plus grandes qui génèrent des niveaux de consommation et d&rsquo;utilisation d&rsquo;énergie plus élevés. En Amérique du Nord, l&#8217;empreinte carbone des ménages suburbains est systématiquement plus élevée que celle des ménages urbains : une étude menée à Toronto a révélé que l&#8217;empreinte des banlieues était deux fois plus élevée.</p>



<p>Il est également évident que les niveaux de trafic routier augmentent <a href="https://www.wired.com/2014/06/wuwt-traffic-induced-demand/">en fonction de la taille des routes construites</a> &#8211; pourtant, la planification du trafic <a href="https://journals.open.tudelft.nl/ejtir/article/view/2967/3155">ignore de façon habituelle le fait</a> que cette « demande induite » exagère les avantages et sous-estime les coûts de la construction de nouvelles routes.</p>



<p>Les véhicules électriques sont nécessaires, mais ils ne sont pas la panacée. Comme les voitures ont tendance à rester longtemps sur la route, la migration vers les véhicules électriques est très lente. <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0306261919307834">Certaines études</a> prévoient des réductions d&rsquo;émissions relativement faibles au cours de la prochaine décennie grâce à l&rsquo;adoption des véhicules électriques. Et même si le pot d&rsquo;échappement d&rsquo;une voiture électrique ne dégage rien de nocif, <a href="https://www.emissionsanalytics.com/news/pollution-tyre-wear-worse-exhaust-emissions">l&rsquo;usure des freins et des pneu</a>s crée toujours de la poussière toxique et de la pollution microplastique. Quelle que soit la motorisation d&rsquo;une voiture, est-il possible d&rsquo;utiliser efficacement les ressources et l&rsquo;espace pour dépenser jusqu&rsquo;à <a href="https://slate.com/business/2011/06/american-cars-are-getting-heavier-and-heavier-is-that-dangerous.html">95 % de cette énergie</a> à déplacer le poids du véhicule lui-même, plutôt que celui de ses passagers et de ses marchandises ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Covid-19 : une opportunité manquée ?</h2>



<p>Notre étude évalue les innovations et les expériences en matière de mobilité urbaine introduites avant la déclaration de la pandémie. En réponse à COVID-19, les habitudes de déplacement (au début, du moins) ont changé de façon spectaculaire. Mais après une <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-020-18922-7">forte réduction de la conduite automobil</a>e au printemps 2020, l&rsquo;utilisation des routes et les niveaux de pollution climatique associés ont depuis <a href="https://www.icos-cp.eu/gcp-covid19">rebondi</a> pour atteindre des niveaux proches de ceux d&rsquo;avant la pandémie. En effet, en Suède, alors que l&rsquo;utilisation des transports publics a <a href="https://www.wsp.com/sv-SE/insikter/wsps-stora-mobilitetsstudie-2021">diminué d&rsquo;environ 42 %</a> au cours de la première année de la pandémie, les déplacements en voiture n&rsquo;ont diminué que de 7 % au cours de la même période, ce qui a entraîné une augmentation globale de la proportion d&rsquo;utilisation de la voiture.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-13.png" alt="" class="wp-image-7609" width="699" height="481" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-13.png 459w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-13-300x207.png 300w" sizes="auto, (max-width: 699px) 100vw, 699px" /></a></figure>



<p>Si les habitudes bien ancrées, comme les déplacements en voiture, sont difficiles à changer, les périodes de perturbation peuvent être l&rsquo;occasion de <a href="https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aaad73">modifier les comportements en matière de mobilit</a>é, en partie parce que les personnes contraintes d&rsquo;essayer une nouvelle habitude peuvent découvrir qu&rsquo;elle présente des avantages inattendus. Toutefois, pour que ces comportements perdurent, il faut également modifier l&rsquo;infrastructure physique des villes. Malheureusement, alors que les villes européennes qui ont ajouté des pistes cyclables pendant la pandémie ont vu leur <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2024399118">taux d&rsquo;utilisation du vélo augmenter de façon stupéfiante de 11 à 48 %</a>, nous assistons aujourd&rsquo;hui à un<a href="https://www.dailyrecord.co.uk/news/local-news/spaces-people-end-summer-26520105"> retour à des villes centrées sur la voiture</a>, avec des voies de circulation et des places de stationnement supplémentaires qui remplacent à nouveau les pistes cyclables et l&rsquo;espace pour les piétons.</p>



<p>Dans l&rsquo;ensemble, les possibilités d&rsquo;aligner les mesures de lutte contre la pandémie sur les objectifs climatiques ont été largement gâchées. <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36991/EGR21_ESEN.pdf">Moins de 20 %</a> des dépenses gouvernementales consacrées aux mesures de lutte contre les pandémies dans le monde étaient susceptibles de réduire également les émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p>La mesure dans laquelle les travailleurs recommenceront à se rendre en voiture à leur bureau est une autre question clé qui déterminera l&rsquo;utilisation future de la voiture dans les villes. Des politiques de déplacement réfléchies visant à réduire les déplacements inutiles et la possibilité pour les participants éloignés de participer pleinement aux réunions et aux conférences par voie numérique pourraient permettre de réduire les émissions <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-021-27251-2">jusqu&rsquo;à 94 %</a> &#8211; et de gagner du temps par la même occasion. Les personnes qui travaillent à distance <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0965856422000738?via%3Dihub">trois jours ou plus par semaine</a> voyagent globalement moins que leurs homologues. Mais les longs trajets en voiture peuvent rapidement réduire à néant ces économies d&rsquo;émissions, de sorte que vivre à proximité du lieu de travail reste la meilleure option.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de solution miracle</h2>



<p>La recherche est claire : pour améliorer les résultats en matière de <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091743514003144">santé</a>, <a href="https://www.nature.com/articles/s41558-020-00921-7">atteindre les objectifs climatiques</a> et créer des villes plus vivables, la réduction de l&rsquo;utilisation de la voiture devrait être une priorité urgente. Pourtant, de nombreux gouvernements aux États-Unis et en Europe continuent de <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921800921003943?via%3Dihub">subventionner lourdement</a> l&rsquo;utilisation de la voiture par le biais d&rsquo;une combinaison d&rsquo;incitations telles que des <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-021-02847-2">subventions à la production de combustibles fossiles</a>, des abattements fiscaux pour les déplacements domicile-travail en voiture et des incitations à l&rsquo;achat de voitures de société qui favorisent l&rsquo;utilisation de la voiture par rapport à d&rsquo;autres moyens de transport. Pour l&rsquo;essentiel, ces mesures rémunèrent les pollueurs tout en imposant les coûts sociaux à l&rsquo;ensemble de la société.</p>



<p>Les dirigeants municipaux disposent d&rsquo;un éventail d&rsquo;instruments politiques plus large que certains ne le pensent &#8211; des instruments économiques tels que les taxes et les subventions, aux instruments comportementaux tels que le retour d&rsquo;informations comparant les décisions de déplacement des individus avec celles de leurs pairs. Notre étude a révélé que <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213624X22000281">plus de 75 %</a> des innovations urbaines qui ont réussi à réduire l&rsquo;utilisation de la voiture ont été menées par une administration municipale locale &#8211; et en particulier, celles qui se sont avérées les plus efficaces, telles que les taxes d&#8217;embouteillage, les contrôles du stationnement et de la circulation, et les zones à circulation limitée.</p>



<p>Toutefois, notre étude nous a permis de constater que les politiques étroites ne semblent pas aussi efficaces &#8211; il n&rsquo;y a pas de solution miracle. Les villes qui réussissent le mieux combinent généralement plusieurs instruments politiques différents, y compris des carottes qui encouragent des choix de déplacement plus durables et des bâtons qui font payer ou restreignent la conduite et le stationnement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-14.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="761" height="643" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-14.png" alt="" class="wp-image-7610" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-14.png 761w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-14-300x253.png 300w" sizes="auto, (max-width: 761px) 100vw, 761px" /></a></figure>



<p>Alors voici les 12 meilleures façon de réduire l&rsquo;utilisation de la voiture en ville :</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Frais de congestion</li></ol>



<p>La mesure la plus efficace identifiée par nos recherches consiste à faire payer les conducteurs pour entrer dans le centre-ville, les recettes générées étant affectées à des moyens de transport alternatifs durables. Londres, pionnière de cette stratégie, a <a href="https://doi.org/10.1016/j.cstp.2018.06.002">réduit la circulation dans le centre-ville de 33 %</a> depuis l&rsquo;introduction du péage par le premier maire élu de la ville, Ken Livingstone, en février 2003. Le montant de la redevance fixe (avec des exemptions pour certains groupes et véhicules) a été augmenté au fil du temps, passant de 5 £ par jour au départ à 15 £ depuis juin 2020. Il est important de noter que 80 % des revenus générés sont utilisés pour des investissements dans les transports publics.</p>



<p>D&rsquo;autres villes européennes ont suivi le mouvement, adoptant des systèmes similaires après des référendums à <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15568318.2015.1083638">Milan</a>, <a href="https://www.transportportal.se/swopec/CTS2014-7.pdf">Stockholm</a> et <a href="https://doi.org/10.1016/j.tra.2015.03.011">Göteborg</a> &#8211; les villes suédoises variant leur tarification en fonction du jour et de l&rsquo;heure. Cependant, bien que les péages de congestion entraînent clairement une réduction significative et durable de l&rsquo;utilisation de la voiture et du volume du trafic, ils ne peuvent à eux seuls <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213624X17302912">éliminer entièrement le problème des embouteillages</a>, qui persiste tant que les incitations et les infrastructures favorisant l&rsquo;utilisation de la voiture demeurent.</p>



<ol class="wp-block-list" start="2"><li>Contrôle du stationnement et de la circulation</li></ol>



<p>Dans un certain nombre de villes européennes, les réglementations visant à supprimer les places de stationnement et à modifier les voies de circulation &#8211; dans de nombreux cas, en remplaçant l&rsquo;espace anciennement dédié aux voitures par des rues sans voitures, des pistes cyclables et des voies piétonnes &#8211; se sont avérées très efficaces. Par exemple, on a constaté que le remplacement des places de stationnement à Oslo par des rues piétonnes sans voitures et des pistes cyclables a réduit l&rsquo;utilisation de la voiture dans le centre de la capitale norvégienne <a href="https://www.eltis.org/resources/case-studies/oslo-promoting-active-transport-modes">jusqu&rsquo;à 19 %</a>.</p>



<ol class="wp-block-list" start="3"><li>Des zones à circulation limitée</li></ol>



<p>Rome, traditionnellement l&rsquo;une des villes les plus encombrées d&rsquo;Europe, a fait pencher la balance en faveur d&rsquo;une plus grande utilisation des transports publics en limitant l&rsquo;accès des voitures à son centre à certaines heures de la journée aux seuls résidents et à ceux qui paient une cotisation annuelle. Cette politique a permis de réduire le trafic automobile dans la capitale italienne de <a href="https://civitas.eu/mobility-solutions/implementing-access-restrictions">20 % pendant les heures de restriction, et de 10 %</a> même pendant les heures sans restriction, lorsque toutes les voitures peuvent visiter le centre. Les amendes pour infraction sont utilisées pour financer le système de transport public de Rome.</p>



<ol class="wp-block-list" start="4"><li>Services de mobilité pour les navetteurs</li></ol>



<p>La mesure la plus efficace identifiée par notre étude est une campagne visant à fournir des services de mobilité aux navetteurs dans la ville néerlandaise d&rsquo;Utrecht. Le gouvernement local et des entreprises privées ont collaboré pour fournir des abonnements gratuits aux transports publics aux employés, ainsi qu&rsquo;une navette privée pour relier les arrêts de transport en commun aux lieux de travail. Ce programme, promu par un plan de marketing et de communication, a permis de <a href="https://civitas.eu/sites/default/files/measure_evaluation_results_4_1_mobility_management_policy.pdf">réduire de 37 %</a> la part des navetteurs se rendant au centre-ville en voiture.</p>



<ol class="wp-block-list" start="5"><li>Taxes de stationnement sur le lieu de travail</li></ol>



<p>Un autre moyen efficace de réduire le nombre de navetteurs en voiture est d&rsquo;introduire des frais de stationnement sur le lieu de travail. Par exemple, un grand centre médical de la ville portuaire néerlandaise de <a href="https://trid.trb.org/view/1225595">Rotterdam</a> est parvenu à réduire de 20 à 25 % les déplacements en voiture de ses employés grâce à un système qui faisait payer les employés pour se garer à l&rsquo;extérieur de leur bureau, tout en leur offrant la possibilité d&rsquo;encaisser leur place de stationnement et d&rsquo;utiliser les transports publics à la place. Ce programme s&rsquo;est avéré environ trois fois plus efficace qu&rsquo;un programme plus vaste mis en place dans la ville britannique de <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2213624X19301063">Nottingham</a>, qui a imposé une taxe de stationnement sur le lieu de travail à tous les grands employeurs de la ville possédant plus de dix places de stationnement. Les recettes ainsi obtenues ont servi à soutenir le réseau de transports publics de la ville des Midlands, notamment l&rsquo;extension d&rsquo;une ligne de tramway.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="651" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-15-1024x651.png" alt="" class="wp-image-7616" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-15-1024x651.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-15-300x191.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-15-768x488.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-15.png 1051w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption><em>Amsterdam</em></figcaption></figure>



<ol class="wp-block-list" start="6"><li>Planification des déplacements sur le lieu de travail</li></ol>



<p>Des programmes proposant des stratégies de déplacement à l&rsquo;échelle de l&rsquo;entreprise et des conseils pour encourager les employés à mettre fin à leurs déplacements en voiture ont été largement utilisés dans les villes d&rsquo;Europe. Une étude majeure, publiée en 2010, évaluant 20 <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0965856410000492">villes du Royaume-Uni</a>, a révélé qu&rsquo;en moyenne 18 % des navetteurs passaient de la voiture à un autre mode de transport après la combinaison d&rsquo;une gamme complète de mesures &#8211; y compris des navettes d&rsquo;entreprise, des réductions pour les transports publics et l&rsquo;amélioration de l&rsquo;infrastructure cyclable &#8211; ainsi que la réduction de l&rsquo;offre de stationnement. Dans un programme différent, Norwich a obtenu des taux presque identiques en adoptant un plan global, mais sans les réductions pour les transports publics. Ces efforts de type « carotte et bâton » semblent avoir été plus efficaces que l&rsquo;approche de <a href="https://civitas.eu/sites/default/files/bhcc20school20travel20plans_20deliverable20report.pdf">Brighton et Hove</a>, qui s&rsquo;est contentée de fournir des plans et des infrastructures telles que des locaux à vélos sur le lieu de travail, et qui a permis de réduire de 3 % l&rsquo;utilisation de la voiture.</p>



<ol class="wp-block-list" start="7"><li>Planification des déplacements dans les universités</li></ol>



<p>De même, les programmes de déplacements universitaires combinent souvent la carotte de la promotion des transports publics et des déplacements actifs avec le bâton de la gestion du stationnement sur le campus. L&rsquo;exemple le plus réussi mis en évidence dans notre étude a été réalisé par l&rsquo;Université de Bristol, qui a <a href="https://www.bristol.ac.uk/media-library/sites/transportplan/0879%20UoB%20Staff%20Travel%20Survey%20Report%20FINAL.pdf">réduit de 27% l&rsquo;utilisation de la voiture parmi son personnel</a> tout en lui offrant une meilleure infrastructure cyclable et des réductions sur les transports publics. Dans la ville espagnole de San Sebastián, un programme plus ambitieux visait à la fois le personnel et les étudiants de l&rsquo;Universidad del País Vasco. Bien qu&rsquo;il ait atteint un <a href="https://civitas.eu/sites/default/files/arc_mert_83_f_dss_university_campus_annex.pdf">taux de réduction plus modeste de 7,2 %</a>, la réduction absolue de l&rsquo;utilisation de la voiture était tout de même substantielle pour l&rsquo;ensemble de la population des navetteurs universitaires.</p>



<ol class="wp-block-list" start="8"><li>Services de mobilité pour les universités</li></ol>



<p>La ville sicilienne de <a href="https://www.eltis.org/resources/case-studies/you-study-you-travel-free">Catane</a> a adopté une approche exclusivement axée sur la voiture pour ses étudiants. En leur offrant un abonnement gratuit aux transports publics et en mettant en place des navettes vers le campus, la ville a réussi à réduire de 24 % la part des étudiants se déplaçant en voiture.</p>



<ol class="wp-block-list" start="9"><li>Le covoiturage</li></ol>



<p>De façon peut-être surprenante, le covoiturage s&rsquo;avère être une mesure quelque peu discordante pour réduire l&rsquo;utilisation de la voiture dans les villes, selon notre analyse. Ces systèmes, dans lesquels les membres peuvent facilement louer un véhicule à proximité pour quelques heures, ont donné des résultats prometteurs à <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352146516302046?via%3Dihub">Brême en Allemagne</a>, et à <a href="https://civitas.eu/sites/default/files/CARAVEL%20D5%20-%20GENOA%20MERS%2009.04.pdf">Gênes en Italie</a>, chaque voiture partagée remplaçant entre 12 et 15 véhicules privés, en moyenne. Leur approche consistait à augmenter le nombre de voitures partagées et de stations, et à les intégrer aux zones résidentielles, aux transports publics et aux infrastructures cyclables.</p>



<p>Les deux projets ont également proposé le covoiturage aux employés et mené des campagnes de sensibilisation. Mais <a href="https://www.iges.or.jp/en/pub/15-degrees-lifestyles-2019/en">d&rsquo;autres études</a> soulignent le risque que le covoiturage incite en fait les résidents qui n&rsquo;avaient pas de voiture auparavant à en utiliser davantage. Nous recommandons donc de poursuivre les recherches sur la manière de concevoir des programmes de covoiturage qui réduisent réellement l&rsquo;utilisation globale de la voiture.</p>



<ol class="wp-block-list" start="10"><li>Planification du transport scolaire</li></ol>



<p>Deux villes anglaises, Brighton &amp; Hove et Norwich, ont utilisé (et évalué) la mesure de la carotte seule pour la planification des déplacements scolaires : fournir des conseils sur les déplacements, la planification et même des événements pour les étudiants et les parents afin de les encourager à marcher, à prendre le vélo ou à faire du covoiturage pour se rendre à l&rsquo;école, tout en améliorant les infrastructures cyclables dans leurs villes. Norwich a constaté que cette approche lui a permis de <a href="https://civitas.eu/sites/default/%20files/11-320norwich.pdf">réduire de 10,9 % la part de l&rsquo;utilisation de la voiture pour les déplacements scolaires</a>, tandis que l&rsquo;analyse de Brighton a révélé un impact deux fois moindre.</p>



<ol class="wp-block-list" start="11"><li>Plans de déplacement personnalisés</li></ol>



<p>De nombreuses villes ont expérimenté l&rsquo;analyse et les plans de déplacement personnalisés pour les résidents individuels, notamment <a href="http://epomm.eu/sites/default/files/files/EPOMM_strategy_book.pdf">Marseille en France</a>, <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0965856416306462">Munich en Allemagne</a>, <a href="https://www.eltis.org/discover/case-studies/maastricht-bereikbaar-integrated-mobility-management-targeting-employers-and">Maastricht aux Pays-Ba</a>s et <a href="https://civitas.eu/sites/default/files/arc_mert_34_f_dss_personalisedtravelplans.pdf">San Sebastián en Espagne</a>. Ces programmes, qui fournissent des conseils et des plans de déplacement aux habitants de la ville pour qu&rsquo;ils marchent, prennent leur vélo ou utilisent les transports publics (parfois à prix réduit), ont permis d&rsquo;obtenir des réductions modestes de 6 à 12 %. Toutefois, étant donné qu&rsquo;elles englobent tous les habitants d&rsquo;une ville, par opposition à des populations plus restreintes, par exemple les personnes qui se rendent à l&rsquo;école ou au travail, ces approches peuvent encore jouer un rôle précieux dans la réduction de l&rsquo;utilisation globale de la voiture. (Saint-Sébastien a introduit en parallèle l&rsquo;université et la planification personnalisée des déplacements, ce qui est susceptible d&rsquo;avoir réduit davantage l&rsquo;utilisation de la voiture que l&rsquo;une ou l&rsquo;autre prise isolément).</p>



<ol class="wp-block-list" start="12"><li>Des applications pour la mobilité durable</li></ol>



<p>La technologie de la téléphonie mobile joue un rôle croissant dans les stratégies visant à réduire l&rsquo;utilisation de la voiture. La ville italienne de Bologne, par exemple, a développé une application permettant aux personnes et aux équipes d&#8217;employés des entreprises participantes de suivre leur mobilité. Les participants se sont affrontés pour gagner des points en marchant, en faisant du vélo ou en utilisant les transports publics, les entreprises locales offrant aux utilisateurs de l&rsquo;application des récompenses pour avoir atteint leurs objectifs.</p>



<p>La gamification de la mobilité durable suscite un grand intérêt et, à première vue, les données de l&rsquo;application de Bologne sont frappantes. Un <a href="https://www.eltis.org/resources/tools/eu-good-practices-sustainable-mobility-planning-and-sump">pourcentage impressionnant de 73 %</a> des utilisateurs ont déclaré utiliser « moins » leur voiture. Mais contrairement à d&rsquo;autres études qui mesurent le nombre ou la distance des déplacements en voiture, il n&rsquo;est pas possible de calculer la réduction de la distance parcourue ou des émissions à partir de ces données, de sorte que l&rsquo;efficacité globale n&rsquo;est pas claire. Par exemple, le fait d&rsquo;éviter un court trajet en voiture et le fait d&rsquo;éviter une année de longs trajets en voiture comptent tous deux comme une réduction de la conduite.</p>



<p>Si les données relatives à la mobilité fournies par les applications peuvent constituer des outils précieux pour améliorer la planification et les services de transport, il convient de veiller à ce que les solutions « intelligentes » réduisent réellement les émissions et favorisent le transport durable, car les données actuelles sont mitigées. Par exemple, une <a href="https://www.cell.com/iscience/fulltext/S2589-0042(20)31130-5">étude réalisée en 2021</a> a révélé qu&rsquo;après l&rsquo;arrivée d&rsquo;un service de covoiturage tel qu&rsquo;Uber ou Lyft sur un marché urbain, le nombre de véhicules augmente &#8211; en particulier dans les villes déjà dépendantes de la voiture &#8211; et l&rsquo;utilisation des transports publics diminue dans les zones à hauts revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les villes doivent se réimaginer</h2>



<p>Réduire la dépendance à l&rsquo;égard de la voiture n&rsquo;est pas seulement une bonne idée. Elle est essentielle à la survie des personnes et des lieux dans le monde, dont le récent <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/">rapport du GIEC</a> sur les impacts climatiques indique clairement qu&rsquo;elle dépend de la capacité du monde à limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C. Pour éviter des dommages irréversibles et respecter leurs obligations au titre de l&rsquo;accord de Paris, les nations industrialisées telles que le Royaume-Uni et la Suède doivent réduire leurs émissions de <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/14693062.2020.1728209">10 à 12 % par an</a>, soit environ 1 % par mois.</p>



<p>Pourtant, jusqu&rsquo;à ce que la pandémie frappe, les émissions des transports en Europe étaient en constante augmentation. En effet, selon les prévisions, les politiques actuelles devraient produire des émissions liées au transport en 2040 qui n&rsquo;auront pratiquement pas changé <a href="https://www.eea.europa.eu/ims/greenhouse-gas-emissions-from-transport">depuis 50 ans</a>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16-1024x682.png" alt="" class="wp-image-7617" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16-1024x682.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16-300x200.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16-768x511.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16-600x400.png 600w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-16.png 1050w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption><em>Train à Gothenburg, Suède</em></figcaption></figure>



<p>Pour atteindre les objectifs de la planète en matière de santé et de climat, les autorités municipales doivent opérer les transitions nécessaires à la mobilité durable, tout d&rsquo;abord en évitant le besoin de mobilité (voir la ville de <a href="https://www.citiesforum.org/news/15-minute-city/">Paris en 15 minutes</a>), ensuite en transférant les besoins de mobilité restants de la voiture vers les transports actifs et publics dans la mesure du possible, et enfin en améliorant les voitures restantes pour qu&rsquo;elles ne produisent aucune émission.</p>



<p>Cette transition doit être rapide et équitable : les dirigeants des villes et la société civile doivent faire participer les citoyens afin de créer une légitimité politique et un élan pour ces changements. Sans une large adhésion du public à la réduction du nombre de voitures, l&rsquo;engagement de l&rsquo;UE de créer 100 villes neutres sur le plan climatique en Europe <a href="https://ec.europa.eu/info/research-and-innovation/funding/funding-opportunities/funding-programmes-and-open-calls/horizon-europe/eu-missions-horizon-europe/climate-neutral-and-smart-cities_en">d&rsquo;ici à 2030</a> semble bien lointain.</p>



<p>La réduction radicale du nombre de voitures fera des villes de meilleurs endroits où vivre &#8211; et c&rsquo;est possible. <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959378020307512">Une étude</a> réalisée en 2020 a démontré qu&rsquo;il était possible d&rsquo;offrir un niveau de vie décent aux 10 milliards d&rsquo;habitants de la planète en utilisant <a href="https://theconversation.com/how-10-billion-people-could-live-well-by-2050-using-as-much-energy-as-we-did-60-years-ago-146896">60 % d&rsquo;énergie en moins qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui</a>. Mais pour y parvenir, les pays riches doivent construire trois fois plus d&rsquo;infrastructures de transport public qu&rsquo;ils n&rsquo;en possèdent actuellement, et chaque personne devrait limiter ses déplacements annuels entre 5 000 kilomètres (dans les villes denses) et <a href="https://theconversation.com/how-10-billion-people-could-live-well-by-2050-using-as-much-energy-as-we-did-60-years-ago-146896">15 000 kilomètres</a> (dans les zones plus reculées).</p>



<p>L&rsquo;impact positif de la réduction des voitures dans les villes sera ressenti par tous ceux qui y vivent et y travaillent, sous la forme d&rsquo;espaces plus conviviaux. Comme l&rsquo;a dit un journaliste visitant la ville belge de Gand, récemment débarrassée des voitures, <a href="https://www.theguardian.com/environment/2020/jan/20/the-streets-are-more-alive-ghent-readers-on-a-car-free-city-centre">en 2020</a> :</p>



<p><em><strong>*L&rsquo;air est meilleur … Les gens transforment leurs rues en salons et en jardins additionnels.</strong></em>« </p>



<p>Les villes doivent se réimaginer en remodelant ce qui est possible pour correspondre à ce qui est nécessaire. Au cœur de cette démarche, guidées par de meilleures preuves de ce qui fonctionne, elles doivent faire davantage pour s&rsquo;affranchir des voitures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



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		<title>Les mesures les plus efficaces que vous pouvez prendre pour lutter contre le changement climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jul 2022 20:58:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
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					<description><![CDATA[Par&#160;Max Callaghan, PhD Student, University of Leeds, UK Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5℃ au-dessus des niveaux préindustriels, il]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par&nbsp;<strong>Max Callaghan</strong>, </em>PhD Student, University of Leeds, UK</p><div id="citiz-2223249003" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5℃ au-dessus des niveaux préindustriels, il faut atteindre des émissions nettes nulles d&rsquo;ici le milieu du siècle. Cela signifie qu&rsquo;en moins de trois décennies, nous devons inverser plus d&rsquo;un siècle d&rsquo;augmentation des émissions et ramener les émissions annuelles à un niveau proche de zéro, tout en équilibrant toutes les <a href="https://www.cdp.net/en/articles/climate/how-can-companies-handle-so-called-residual-emissions">émissions inévitables</a> restantes en éliminant activement le carbone de l&rsquo;atmosphère.</p>



<p>Pour accélérer ce processus, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour réduire notre consommation de combustibles fossiles. Mais beaucoup de gens <a href="https://www.ipsos.com/en/ipsos-perils-perception-climate-change">ne sont pas sensibilisés</a> aux moyens les plus efficaces d&rsquo;y parvenir. Heureusement, le <a href="https://theconversation.com/five-key-points-in-the-ipcc-report-on-climate-change-impacts-and-adaptation-178195">dernier rapport</a> du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat (GIEC) consacre un chapitre à toutes les façons dont les changements de comportement peuvent accélérer la transition vers le « zéro carbone ».</p>



<p>Le chapitre comprend une analyse de 60 actions individuelles qui peuvent aider à lutter contre le changement climatique, sur la base d&rsquo;une <a href="https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab8589">recherche</a> menée par Diana Ivanova à l&rsquo;Université de Leeds &#8211; et à laquelle j&rsquo;ai contribué. Nous avons regroupé ces actions en trois domaines : éviter la consommation, déplacer la consommation et améliorer la consommation (la rendre plus efficace). Les graphiques ci-dessous, produits pour le <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg3/">rapport du GIEC</a>, montrent ce que nous avons trouvé.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/climate-individual-action.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/climate-individual-action-798x1024.png" alt="" class="wp-image-7602" width="1086" height="1394" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/climate-individual-action-798x1024.png 798w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/climate-individual-action-234x300.png 234w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/climate-individual-action-768x985.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/climate-individual-action.png 1130w" sizes="auto, (max-width: 1086px) 100vw, 1086px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;il faut éviter</h2>



<p>Les choses les plus efficaces à éviter sont, de loin, les transports. <a href="https://theconversation.com/car-ownership-is-likely-to-become-a-thing-of-the-past-and-so-could-public-transport-110550">Vivre sans voiture</a> réduit les émissions de gaz à effet de serre de 2 tonnes de CO₂ en moyenne par personne et par an, tandis qu&rsquo;éviter un seul vol aller-retour longue distance réduit les émissions de 1,9 tonne en moyenne. Cela équivaut à conduire une voiture typique de l&rsquo;UE sur plus de 16 000 km <a href="https://www.google.com/maps/dir/Hamburg/Ulaanbaatar,+Mongolia/@50.3406451,40.6332697,4z/data=!3m1!4b1!4m14!4m13!1m5!1m1!1s0x47b161837e1813b9:0x4263df27bd63aa0!2m2!1d9.9936819!2d53.5510846!1m5!1m1!1s0x5d96925be2b18aab:0xe606927864a1847f!2m2!1d106.9057439!2d47.8863988!3e0">de Hambourg, en Allemagne, à Oulan-Bator, en Mongolie</a>, et retour.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="991" height="639" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-8.png" alt="" class="wp-image-7598" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-8.png 991w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-8-300x193.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-8-768x495.png 768w" sizes="auto, (max-width: 991px) 100vw, 991px" /></a></figure>



<p>Étant donné que la grande majorité de la population mondiale ne prend pas l&rsquo;avion du tout &#8211; et que parmi ceux qui le font, seul <a href="https://www.businesstraveller.com/business-travel/2021/03/31/majority-of-flights-taken-by-a-small-percentage-of-flyers/">un petit pourcentage</a> prend l&rsquo;avion fréquemment &#8211; les voyageurs peuvent réduire considérablement leur empreinte carbone avec chaque vol qu&rsquo;ils évitent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;il faut changer</h2>



<p>Mais vivre durablement ne consiste pas seulement à renoncer à certaines choses. Il est possible de réduire considérablement les émissions en adoptant une autre façon de faire les choses. La conduite automobile étant très polluante, par exemple, le <a href="https://citizen4science.org/les-12-meilleurs-moyens-deliminer-les-voitures-des-villes-classes-sur-la-base-des-nouvelles-recherches-scientifiques/">passage aux transports publics</a>, à la marche ou au vélo peut constituer un changement énorme, avec des <a href="https://theconversation.com/we-transformed-a-london-borough-into-a-game-to-get-fewer-people-travelling-by-car-heres-what-happened-171035">avantages supplémentaires</a> pour votre santé personnelle et les niveaux de pollution atmosphérique locale.</p>



<p>De même, en raison des fortes émissions associées à <a href="https://theconversation.com/meat-eating-is-a-big-climate-issue-but-isnt-getting-the-attention-it-deserves-170855">la viande et aux produits laitiers</a> &#8211; en particulier celles produites par l&rsquo;élevage des moutons et des vaches &#8211; le passage à des régimes alimentaires plus durables peut réduire considérablement votre empreinte carbone. Un <a href="https://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/veganism-environmental-impact-planet-reduced-plant-based-diet-humans-study-a8378631.html">régime totalement vegan</a> est le moyen le plus efficace d&rsquo;y parvenir, mais des économies considérables peuvent être réalisées simplement <a href="https://theconversation.com/five-ways-the-meat-on-your-plate-is-killing-the-planet-76128">en passant</a> du bœuf et de l&rsquo;agneau au porc et au poulet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;il faut améliorer</h2>



<p>Enfin, les choses que nous faisons déjà pourraient être rendues plus efficaces en améliorant l&rsquo;efficacité carbone à la maison : par exemple en utilisant l&rsquo;isolation et les <a href="https://theconversation.com/no-space-for-a-heat-pump-heres-how-your-whole-street-could-get-off-gas-heating-180005">pompes à chaleur</a>, ou en produisant votre propre énergie renouvelable en installant des <a href="https://theconversation.com/solar-panels-on-half-the-worlds-roofs-could-meet-its-entire-electricity-demand-new-research-169302">panneaux solaires</a>. Passer d&rsquo;une voiture à combustion à une voiture électrique &#8211; idéalement un VE à batterie, qui permet de <a href="https://www.energy.gov/sites/default/files/2014/03/f9/thomas_fcev_vs_battery_evs.pdf">réduire les émissions de manière beaucoup plus importante</a> que les VE hybrides ou à pile à combustible &#8211; rendra vos trajets en voiture plus efficaces. De plus, son effet sur les émissions augmentera au fil du temps et de l&rsquo;accroissement de la quantité d&rsquo;électricité produite par les énergies renouvelables.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-9.png" alt="" class="wp-image-7600" width="617" height="412" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-9.png 457w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/07/image-9-300x200.png 300w" sizes="auto, (max-width: 617px) 100vw, 617px" /></a></figure>



<p>Dans la course au « net zéro », <a href="https://theconversation.com/climate-breakdown-even-if-we-miss-the-1-5-c-target-we-must-still-fight-to-prevent-every-single-increment-of-warming-178581">chaque tonne de CO₂</a> compte vraiment. Si nous sommes plus nombreux à prendre en compte ne serait-ce que quelques-unes de ces suggestions, nous avons collectivement plus de chances de pouvoir atteindre les objectifs ambitieux fixés par <a href="https://theconversation.com/the-paris-agreement-is-working-as-intended-but-weve-still-got-a-long-way-to-go-173478">l&rsquo;accord de Paris sur le climat</a>. Bien sûr, ces changements devront être soutenus par une action politique majeure en matière de durabilité.</p>



<p>Si nous voulons utiliser moins d&rsquo;énergie fossile, il faut soit limiter l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles, soit la rendre plus coûteuse. Les conséquences sociales de ces mesures doivent être soigneusement gérées afin que les <a href="https://carbonpricingdashboard.worldbank.org/what-carbon-pricing">systèmes de tarification du carbone</a> puissent bénéficier aux personnes à faibles revenus, ce qui est possible <a href="https://www.mcc-berlin.net/en/research/policy-briefs/taxreform.html">si les revenus sont redistribués</a> pour alléger la charge financière des ménages les plus pauvres.</p>



<p>Mais les gouvernements pourraient faire bien davantage pour aider les gens à vivre de manière plus durable, par exemple en mettant en place des infrastructures de transport public et de « <a href="https://theconversation.com/from-walking-to-cycling-how-we-get-around-a-city-is-a-gender-equality-issue-new-research-175014">déplacement actif</a> » (pistes cyclables et zones piétonnes) plus performantes et plus sûres, afin que les gens aient des alternatives à la voiture et à l&rsquo;avion.</p>



<p>On ne peut ignorer le fait que, si l&rsquo;on veut que les solutions politiques s&rsquo;attaquent au changement climatique avec l&rsquo;urgence que requiert notre situation mondiale, ces solutions devront limiter la mesure dans laquelle nous pouvons nous adonner à des comportements à forte intensité de carbone. Plus que tout, nous devons voter pour ceux qui sont prêts à prendre des décisions difficiles pour l&rsquo;avenir de notre planète.</p>



<p><em>Article et infographie traduits par la Rédaction, paru initialement en anglais dans <a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="roI24YNGpF"><a href="https://citizen4science.org/climat-le-loto-des-alibis-de-linaction/">Climat : le loto des alibis de l&rsquo;inaction</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Climat : le loto des alibis de l&rsquo;inaction » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/climat-le-loto-des-alibis-de-linaction/embed/#?secret=qcUmL0opPo#?secret=roI24YNGpF" data-secret="roI24YNGpF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uEppy3nU9T"><a href="https://citizen4science.org/climat-lancement-dovershoot-la-commission-sur-la-gouvernance-des-risques-lies-au-depassement-climatique/">Climat : Lancement d&rsquo;Overshoot, la commission sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Climat : Lancement d&rsquo;Overshoot, la commission sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/climat-lancement-dovershoot-la-commission-sur-la-gouvernance-des-risques-lies-au-depassement-climatique/embed/#?secret=ohuZhMQNzo#?secret=uEppy3nU9T" data-secret="uEppy3nU9T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science wp-block-embed-citizen-4-science"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ELQPWftZP8"><a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-3-3-celine-guivarch/">Climat : Points clés du rapport GIEC  présentés au président de la République le 4 mai 2022 &#8211; 3/3 Céline Guivarch</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Climat : Points clés du rapport GIEC  présentés au président de la République le 4 mai 2022 &#8211; 3/3 Céline Guivarch » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-3-3-celine-guivarch/embed/#?secret=cYWNm97qNE#?secret=ELQPWftZP8" data-secret="ELQPWftZP8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Climat : le loto des alibis de l&#8217;inaction</title>
		<link>https://citizen4science.org/climat-le-loto-des-alibis-de-linaction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 21:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Déni]]></category>
		<category><![CDATA[Déni de science]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=7371</guid>

					<description><![CDATA[Par&#160;Valérie Masson-Delmotte, PhD, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI&#160; Toutes les personnes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par&nbsp;<strong>Valérie Masson-Delmotte, PhD</strong>, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI&nbsp;</em></p><div id="citiz-2857186836" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Toutes les personnes qui s&rsquo;expriment publiquement pour partager l&rsquo;état des connaissances scientifiques vis-à-vis de l&rsquo;influence humaine sur le climat, des mécanismes, conséquences, risques, et leviers d&rsquo;action (causes et conséquences) font face à différentes formes de déni.</h3>



<p>Donner à voir et comprendre ces discours et méthodes de remise en cause des faits scientifiques &#8211; qui sont autant d&rsquo;alibis à l&rsquo;inaction &#8211; est important. Ils ont été cartographiés  par exemple <a href="https://www.elgaronline.com/view/edcoll/9781789900392/9781789900392.00014.xml">ici</a>.</p>



<p>avec des traductions de Vert le média&#8230;</p>



<p></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-175.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-175.png" alt="" class="wp-image-7373" width="612" height="538" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-175.png 1008w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-175-300x264.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-175-768x676.png 768w" sizes="auto, (max-width: 612px) 100vw, 612px" /></a></figure></div>



<p>&#8230;ou de Citizen4Science</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-176.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-176.png" alt="" class="wp-image-7374" width="744" height="832" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-176.png 645w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-176-268x300.png 268w" sizes="auto, (max-width: 744px) 100vw, 744px" /></a></figure></div>



<p>Par exemple, certains brandissent l&rsquo;étendard de la liberté &#8211; ce serait une privation de liberté d&rsquo;agir de manière structurelle pour mettre en oeuvre l&rsquo;adaptation à un climat qui change et une forte baisse d&rsquo;émissions de gaz à effet de serre.<br>Mais n&rsquo;est-ce pas une privation de liberté et une atteinte aux droits humains de ne pas pouvoir sortir un samedi de mi-juin parce qu&rsquo;il fait 4 0°C dehors? N&rsquo;est-ce pas une privation de liberté de devoir subir des rationnements d&rsquo;eau dans la vallée du Pô ? Ou, pour l&rsquo;immense partie de la population mondiale qui vit dans des contextes hautement vulnérables face au climat, de subir les conséquences des émissions de gaz à effet de serre provenant de nos modes de vie, quand il est possible de les transformer ?</p>



<p>Petit florilège noté au gré de mes écoutes et lectures récentes :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="560" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177-1024x560.png" alt="" class="wp-image-7375" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177-1024x560.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177-300x164.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177-768x420.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177-1536x839.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-177.png 1625w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Vous noterez l&rsquo;ambition à « accélérer la croissance de la demande en gaz » sans aucune mention du fait que pour limite l&rsquo;augmentation de la température il est critique d&rsquo;engager une forte baisse des émissions de CO2 (pas de mention des budgets carbone!) et de CH4.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-178.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="459" height="302" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-178.png" alt="" class="wp-image-7376" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-178.png 459w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-178-300x197.png 300w" sizes="auto, (max-width: 459px) 100vw, 459px" /></a><figcaption> <a href="https://totalenergies.com/fr/news/total-integre-le-climat-a-sa-strategie"><strong>Lire l&rsquo;article </strong></a></figcaption></figure>



<p>Les discours récurrents justifiant l&rsquo;inaction ont ainsi aussi fait<a href="https://t.co/jsDgK8NJyD"> l&rsquo;objet d&rsquo;une « taxonomie »</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-179.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="837" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-179-1024x837.png" alt="" class="wp-image-7377" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-179-1024x837.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-179-300x245.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-179-768x628.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-179.png 1091w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><br></p>



<p>Du coup j&rsquo;ai fait une tentative de « carte de loto » qui reprend les arguments les plus récurrents entendus récemment. Celui qui m&rsquo;afflige le + est celui qui suggère que tout va bien puisque nos enfants apprennent cela à l&rsquo;école&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-180.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="715" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-180-1024x715.png" alt="" class="wp-image-7378" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-180-1024x715.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-180-300x209.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-180-768x536.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/06/image-180.png 1279w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Parfois, lors de rencontres publiques, il semble important que ces arguments soient exprimés, qu&rsquo;il y ait un temps pour les considérer, et y répondre, pour pouvoir les surmonter, et réfléchir, collectivement, aux leviers d&rsquo;action motivants.</p>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Climat : Lancement d&#8217;Overshoot, la commission sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique</title>
		<link>https://citizen4science.org/climat-lancement-dovershoot-la-commission-sur-la-gouvernance-des-risques-lies-au-depassement-climatique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 May 2022 09:40:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Le préventif, ce sont les rapports GIEC, qui préviennent puis tirent la sonnette d&#8217;alarme. Le curatif, c&#8217;est en cas de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le préventif, ce sont les rapports GIEC, qui préviennent puis tirent la sonnette d&rsquo;alarme. Le curatif, c&rsquo;est en cas de dépassement des objectifs de limitation du réchauffement. Et là, c&rsquo;est la grosse artillerie envoyée directement dans la stratosphère&#8230;</h2>



<p>Le 17 mai dernier, un communiqué a annoncé le lancement de cet organisme, la « <a href="https://www.overshootcommission.org/">Climate Overshoot Commission</a>« , groupe indépendant de « dirigeants internationaux qui visent à recommander une stratégie de réduction des risques climatiques en cas de dépassement temporaire des objectifs de limitation du réchauffement.</p><div id="citiz-2645885036" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>L&rsquo;objectif, chacun le connaît : limiter le réchauffement global à moins de 2 °C et poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C. Le problème est que l&rsquo;on se rapproche des seuils rapidement et que les experts s&rsquo;accordent à penser qu&rsquo;on risque d&rsquo;avoir des dépassements, même s&rsquo;ils sont temporaires.</p>



<p>La Commission prend acte que chaque dixième de degré de réchauffement et chaque décennie supplémentaire de dépassement a des conséquences sur l&rsquo;écosystèmes, sur les populations. Chaque dixième de degré compte ! <br></p>



<p>Comparatif des impacts de 5 dixièmes de degré entre l&rsquo;objectif « ambitieux » de limitation à +1,5 °C de réchauffement et 2 °C.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-187.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="661" height="546" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-187.png" alt="" class="wp-image-6636" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-187.png 661w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-187-300x248.png 300w" sizes="auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les membres d&rsquo;Overshoot</h2>



<p>Groupe indépendant formé de 16 personnes : 3 anciens présidents et 1 ancien premier ministre, 6  anciens ministres nationaux, hauts fonctionnaires internationaux, dirigeants de grandes organisations environnementales, expert en développement durable</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-186.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="582" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-186-1024x582.png" alt="" class="wp-image-6634" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-186-1024x582.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-186-300x170.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-186-768x436.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-186.png 1370w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>« Nous devons commencer à explorer un ensemble plus large d&rsquo;options pour atténuer les conséquences les plus graves et gérer la vie dans un monde plus chaud. » a déclaré Pascal Lamy (Forum de la paix de Paris) et co-présiddent d&rsquo;Overshoot. Il précise que le but de recommander « une stratégie intégrée qui pourrait minimiser les dommages et les souffrances aux personnes et à la planète » en cas de dépassement.</p>



<p>Bien évidemment, cette commission s&rsquo;appuiera fortement sur les experts du GIEC. </p>



<p>Le calendrier actuel prévoit la fourniture de recommandations pour les actions en cas de dépassement en novembre 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de dépassement du seuil +1, 5 °C estimé à 50 % sur 5 ans</h2>



<p>« Il y a une chance sur deux pour que la température mondiale moyenne annuelle atteigne temporairement 1,5 °C au-dessus du niveau préindustriel pendant au moins une des cinq prochaines années, &amp; la probabilité augmente avec le temps, selon l&rsquo;Organisation météorologique mondiale. » explique Overshoot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des approches supplémentaires</h2>



<p>L&rsquo;approche adoptée pour atteindre l&rsquo;objectif de limitation du réchauffement climatique est la réductions des émissions de gaz à effet de serre. </p>



<p>La Commission a pour but de proposer des approches supplémentaires, et en met en avant trois :</p>



<h3 class="wp-block-heading">Premier moyen : l&rsquo;adaptation renforcée</h3>



<p>Il s&rsquo;agit là d&rsquo;utiliser d&rsquo;optimiser les moyens existants ou émergents, et identifier les goulets d&rsquo;étranglements, les limites de l&rsquo;adaptation des moyens, la gouvernance, pour un meilleur usage des moyens existants</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deuxième moyen :  éliminer l&rsquo;excès de dioxyde de carbone (EEDC) de l&rsquo;atmosphère </h3>



<p>Des méthodes diversifiées naturelles et technologiques existent pour capturer l&rsquo;excès de CO2 (dioxyde de carbone), qui est le plus important des gaz à effet de serre.<br><br>Il s&rsquo;agirait ensuite de le stocker dans des réservoirs géologiques, terrestres ou océaniques, ou dans des produits.</p>



<p>Quelles sont les techniques pour l&rsquo;EEDC ? boisement, reboisement à grande échelle, captage direct dans l&rsquo;air et augmentation de l&rsquo;alcalinité des océans, rien que ça  !</p>



<p>L&rsquo;EEDC est parfois appelée « technologies d&rsquo;émissions négatives » ou « élimination des gaz à effet de serre ».<br><br>Pour le GIEC, on y viendra forcément. Voir les <a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-3-3-celine-guivarch/">résumé par elle-même de l&rsquo;intervention au président de l&rsquo;experte Céline Guivarch </a>sur l&rsquo;atténuation le 4 mai dernier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Troisième moyen :  Méthodes de réflexion de la lumière solaire (MRLS)</h3>



<p>Rien que ça aussi !</p>



<p>Également connues sous le nom de « modification du rayonnement solaire » ou « géo-ingénierie solaire »</p>



<p>Il s&rsquo;agit donc de réfléchir la lumière du soleil loin de la planète pour réduire les températures. La technique la plus étudiée &#8211; « l&rsquo;injection d&rsquo;aérosols stratosphériques », soit de petites particules dans la haute atmosphère. <br><br>Cela paraît impressionnant mais semble pouvoir être efficace, techniquement réalisable et relativement peu coûteux, <br>mais cela comporte de nouveaux risques et pourrait avoir des effets différents selon les régions. <br><br>Une autre technique serait d&rsquo;éclaircir les nuages au-dessus de l&rsquo;océan. Rien que ça, à nouveau ! <br><br>Globalement, les MRLS sont imparfaites pour contre le changement climatique et présente de sérieuses incertitudes, des risques et des problèmes de gouvernance comme par exemple pour mener à bien les recherches scientifiques nécessaires et les effets variables selon régions et pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intégration des 3 moyens avec des calendriers différents</h2>



<ul class="wp-block-list"><li>La réduction des émissions est le seul moyen sûr de prévenir les changements climatiques futurs, mais elle agit lentement, est coûteuse et ne peut réduire le réchauffement climatique engagé. </li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>L&rsquo;adaptation est aujourd&rsquo;hui nécessaire mais n&rsquo;affecte pas le climat et a des limitations. <br></li><li>Les MRS semble capable de réduire rapidement et à moindre coût le changement climatique, mais de manière imparfaite. <br><br><br></li></ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-188.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-188.png" alt="" class="wp-image-6640" width="797" height="745" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-188.png 554w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-188-300x281.png 300w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px" /></a></figure>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Climat : Points clés du rapport GIEC  présentés au président de la République le 4 mai 2022 &#8211; 3/3 Céline Guivarch</title>
		<link>https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-3-3-celine-guivarch/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2022 21:43:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Céline Guivarch, Researcher Climate Change, Associate Professor École des Ponts Paritech, CIRED UMR8568 Pour ma part, j’ai détaillé les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par<strong> Céline Guivarch</strong>, Researcher Climate Change, Associate Professor École des Ponts Paritech, CIRED UMR8568</em></p><div id="citiz-3704619431" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Pour ma part, j’ai détaillé les points clés du volume du rapport du GIEC sur l’atténuation, à savoir les solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre.</h3>



<p>Lire les <a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022/">messages de Valérie Masson-Delmotte</a> et <a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-2-3-wolfgang-cramer/">ceux de Wolfgang Cramer</a> au président.</p>



<p>Les connaissances scientifiques montrent que de plus en plus de politiques et mesures ont été mise en œuvre dans de nombreux pays, et à tous les échelons de gouvernance. Elles ont permis d’éviter des émissions mais les émissions mondiales restent à la hausse.</p>



<p>La décennie actuelle est critique. Pour se placer sur une trajectoire compatible avec la limitation du réchauffement global à 2°C, les émissions mondiales doivent être réduites de 20 à 30 % d’ici 2030 (par rapport à 2019). Pour 1,5°C, c’est une division par deux. La décennie actuelle est surtout critique pour enclencher les transformations nécessaires dans tous les grands secteurs, pour être à même d’atteindre zéro émissions nettes de CO2 en quelques décennies. Des options de réduction des émissions, disponibles aujourd’hui, si elles sont mises en œuvre collectivement, permettraient de réduire significativement les émissions dans tous les secteurs et à un coût raisonnable.<br>Le coût d’options de réduction des émissions (par exemple  batteries, solaire, éolien) a beaucoup diminué (à titre d&rsquo;exemple, une division par 10 en dix ans pour le solaire) avec leur déploiement récent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le coût macroéconomique des actions pour réduire les émissions est inférieur au coût de l’inaction (c&rsquo;est-à-dire celui de subir les dommages du changement climatique).</h3>



<p>Les options de réduction des émissions sont de nature multiple. Certaines reposent sur l’adoption de technologies. D’autres reposent sur la transformation de nos modes de production et de consommation, de nos infrastructures, de nos villes, de nos organisations sociales. Le potentiel évalué des actions portant sur les demandes (d’énergie, de matériaux, de biens, de terres, d’eau) est important (de 40 à 70 % de réduction d’émission à l’horizon 2050).<br>Ces actions portent sur l’efficacité et la sobriété, et nécessite des transformations systémiques de nos infrastructures pour donner accès à tous aux solutions.</p>



<p>Les sciences humaines et sociales permettent une bonne compréhension de ce potentiel des actions portant sur les demandes.</p>



<p>Le potentiel le plus élevé repose sur l’adaptation des logements (isolation notamment), la réduction des voyages en avion, la montée en puissance des mobilités actives, l’électrification des transports. Les villes, concentrant population et activités, concentrent aussi les émissions et les leviers pour les réduire : planification urbaine, bâtiments, réseaux de transport, absorption et du stockage du carbone (en ramenant arbres, végétation, espaces verts, étangs). Ce dernier levier est également une solution d’adaptation face au phénomène d’ilot de chaleur urbain lors des vagues de chaleur qui deviennent plus fréquentes avec chaque fraction de réchauffement du globe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rapport évalue également l’état des connaissances sur les barrières à la mise en œuvre des solutions d’atténuation.</h3>



<p>Certaines sont d’ordre physique. Ex, si les infrastructures liées aux énergies fossiles (par exemple les centrales électriques à charbon, gaz ou pétrole) déjà existantes, sont utilisées jusqu’à la fin de leur durée de vie technique, cela saturerait le budget d’émission correspondant à un réchauffement de 1,5 °C du globe.</p>



<p>Certaines sont d’ordre financier. Les flux d’investissements observés sont inférieurs, d’un facteur 3 à 6 selon secteurs et régions, aux investissements nécessaires pour l’atténuation. Les secteurs où cet écart est le plus grand sont les transports et l’agriculture et foresterie. Le manque d’investissement est également plus important dans les pays en développement. Pour autant, les capitaux disponibles à l’échelle mondiale sont suffisants pour combler ces écarts. Il s’agit de réorienter les investissements, qui vont encore massivement vers les énergies fossiles, vers les solutions d’atténuation.</p>



<p>Certaines barrières sont d’ordre institutionnel. L’ampleur des transformations à mettre en œuvre nécessite des mesures ambitieuses et coordonnées entre tous les échelons de gouvernance, des territoires, régions, pays, Europe et internationale. A l’échelle internationale, il s’agit d’organiser la solidarité face au changement climatique, les transferts de technologies, le financement international des actions de réduction des émissions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rapport évalue également les connaissances sur les voies pour lever ces barrières.</h3>



<p>La recherche de synergies avec d’autres objectifs de développement (éradication de la pauvreté, amélioration de la santé, de l’éducation, réduction des inégalités…) en fait partie.</p>



<p>Sur la santé les synergies sont multiples : amélioration de la qualité de l’air intérieur et dans les villes en réduisant la combustion d’énergies fossiles (pollution de l’air responsable de maladies respiratoires, cardio-vasculaires et certains cancers), mobilités actives et réduction de la sédentarité, régimes alimentaires suivant les recommandations nutritionnelles (moins carnés, responsables de moins d’émissions de méthane).</p>



<p>La mise en regard des risques associés à une moindre action.</p>



<p>La mise en place de politiques transversales, systémiques. Cela ouvre le champ des politiques climatiques, les politiques de transport, de logement, d’aménagement territorial etc font partie de ces politiques transversales qui peuvent permettre les transformations structurelles ou au contraire renforcer la dépendance aux énergies fossiles.<br>Les démarches de transition juste, qui prennent en compte la question des inégalités, dès la conception des politiques d’atténuation. Cela concerne les formations, reconversions, constructions collectives d’alternatives. Les politiques conçues avec l’implication de tous les acteurs sociaux (citoyens, société civile, syndicats, entreprises…) ont plus de chance d’être efficaces.e</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’état des connaissances est clair : il est temps d’agir. Il est urgent d’agir pour réduire les émissions et éviter les effets les plus graves du changement climatique. Les solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont connues. Nous avons les moyens de les mettre en œuvre, tout en améliorant les bien-être de tous.</h3>



<p>L&rsquo;ensemble des rapports est disponible en ligne, <a href="http://ipcc.ch">sur le site du GIEC</a>.</p>



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		<title>Climat : Points clés du rapport GIEC  présentés au président de la République le 4 mai 2022 &#8211; 2/3 Wolfgang Cramer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2022 23:08:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Par&#160;Wolfgang Cramer, Climate and Biodiversity scientist, CNRS, IMBE, MedECC, IPCC CH, Académie d&#8217;Agriculture Voici les messages tirés du rapport du]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par&nbsp;<strong>Wolfgang Cramer</strong>, Climate and Biodiversity scientist, CNRS, IMBE, MedECC</em>, IPCC CH, Académie d&rsquo;Agriculture</p><div id="citiz-2907773870" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Voici les messages tirés du rapport du GIEC WG2 que j&rsquo;ai pu transmettre à Emmanuel Macron. Je me suis concentré sur « ce qui et nouveau dans ce rapport »</h3>



<p>Les messages de Valérie Masson-Delmotte et <a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-3-3-celine-guivarch/">ceux de Céline Guivarch</a> au président.</p>



<p></p>



<p>Par rapport au rapport précédent, les effets observés du changement climatique sont désormais plus graves et sont observés dans le monde entier &#8211; comme le montre, par exemple, cette analyse de 77 000 études scientifiques</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-76.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="677" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-76.png" alt="" class="wp-image-6156" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-76.png 1008w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-76-300x201.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-76-768x516.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></a></figure>



<p>Ce rapport contient beaucoup plus de détails régionaux, démontrant la vulnérabilité des personnes et des écosystèmes autour du bassin méditerranéen, par exemple.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-77.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1010" height="802" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-77.png" alt="" class="wp-image-6157" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-77.png 1010w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-77-300x238.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-77-768x610.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1010px) 100vw, 1010px" /></a></figure>



<p>Le niveau de détail plus élevé montre plus clairement que les habitants du « Sud » sont souvent plus vulnérables que ceux des pays à revenu élevé.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-78.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="696" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-78.png" alt="" class="wp-image-6158" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-78.png 1008w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-78-300x207.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-78-768x530.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></a></figure>



<p>De nombreux impacts et risques liés au changement climatique sont désormais plus directement attribués aux événements extrêmes (crues, canicules, sécheresses…), qui sont en augmentation dans de nombreuses régions du monde.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-79.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1005" height="461" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-79.png" alt="" class="wp-image-6159" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-79.png 1005w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-79-300x138.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-79-768x352.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1005px) 100vw, 1005px" /></a></figure>



<p>La justice climatique n&rsquo;est pas seulement un aspect politique et éthique &#8211; de nombreuses études en sciences sociales et humaines montrent que, sans une prise en compte plus marquée des inégalités, l&rsquo;objectif de stabilisation de l&rsquo;environnement ne peut être atteint.</p>



<p>Les connaissances sur la perte de biodiversité et sur le changement climatique sont mieux intégrées dans notre compréhension des risques pour l&rsquo;humanité, en partie grâce à une coopération plus étroite entre l&rsquo;IPBES et le GIEC.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-80.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="395" height="529" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-80.png" alt="" class="wp-image-6160" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-80.png 395w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-80-224x300.png 224w" sizes="auto, (max-width: 395px) 100vw, 395px" /></a><figcaption><a href="https://t.co/RsYeiJGxAp">Source à consulter ICI</a></figcaption></figure>



<p>La perte de biodiversité, en cas de dépassement des concentrations de GES conduisant à un réchauffement de 1,5°C, sera en grande partie irréversible &#8211; les espèces disparues ne reviendront pas et la toundra ou les récifs coralliens ne se rétabliront pas rapidement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-81.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="880" height="875" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-81.png" alt="" class="wp-image-6161" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-81.png 880w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-81-300x298.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-81-150x150.png 150w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-81-768x764.png 768w" sizes="auto, (max-width: 880px) 100vw, 880px" /></a></figure>



<p>La disparition des écosystèmes des hautes latitudes riches en carbone lors du dépassement de 1,5°C pourrait également entraîner un réchauffement climatique supplémentaire et rendre le retour à des températures plus fraîches encore plus difficile.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-82.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="883" height="867" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-82.png" alt="" class="wp-image-6162" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-82.png 883w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-82-300x295.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-82-768x754.png 768w" sizes="auto, (max-width: 883px) 100vw, 883px" /></a></figure>



<p>Parmi les nombreuses options d&rsquo;adaptation, l&rsquo;adoption plus large de méthodes agro-écologiques est prometteuse. Elle permet de réduire la consommation d&rsquo;énergie et de garantir la capacité de sols sains à stocker le carbone et l&rsquo;eau.</p>



<p>D&rsquo;une manière générale, le rapport montre aussi que l’agro-écologie peut rendre les exploitations agricoles plus résistantes aux risques associés au changement climatique.</p>



<p>La transformation des villes en vue d&rsquo;une plus grande résilience au changement climatique, grâce à un meilleur logement pour tous, à des espaces verts urbains interconnectés et à des systèmes de transport inclusifs, présente également un potentiel d&rsquo;adaptation.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-83.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1012" height="543" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-83.png" alt="" class="wp-image-6163" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-83.png 1012w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-83-300x161.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/05/image-83-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1012px) 100vw, 1012px" /></a></figure>



<p>Personnellement, je pense que la visite avec Emmanuel Macron nous a donné l&rsquo;occasion de souligner l&rsquo;urgence d&rsquo;une action plus forte contre le changement climatique et la perte de biodiversité.</p>



<p>Ressources :</p>



<p>L&rsquo;ensemble des rapports est disponible en ligne, <a href="http://ipcc.ch">sur le site du GIEC</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Climat : Points clés du rapport GIEC  présentés au président de la République le 4 mai 2022 &#8211; 1/3 Valérie Masson-Delmote</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 May 2022 16:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Par&#160;Valérie Masson-Delmotte, PhD, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI&#160;– publication originale le]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Par&nbsp;<strong>Valérie Masson-Delmotte, PhD</strong>, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI&nbsp;</em>– publication originale le 22 février 2022</p><div id="citiz-1599339424" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">En toute transparence, voici ci-dessous les points clés des 3 volumes des <a href="https://t.co/ctyVbXPrXt">rapports du GIEC de 2021-2022</a> que j&rsquo;ai été invitée à présenter avec<a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-2-3-wolfgang-cramer/"> Wolfgang Cramer</a> et <a href="https://citizen4science.org/climat-points-cles-du-rapport-giec-presentes-au-president-de-la-republique-le-4-mai-2022-3-3-celine-guivarch/">Céline Guivarch</a></h3>



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<p>J&rsquo;ai rappelé l&rsquo;ampleur du travail d&rsquo;évaluation de l&rsquo;état des connaissances, mobilisant 781 auteurs principaux, des milliers de contributeurs et relecteurs, l&rsquo;examen de 66 000 publications scientifiques, la prise en compte de 200 000 commentaires de relecture. Et le fait que ces rapports du GIEC constituent un socle scientifique commun, reconnu par tous les pays.<br>Le rapport de synthèse est en cours de préparation pour cet automne.</p>



<p>J&rsquo;ai aussi noté les fortes contributions de la recherche européenne et française, souligné l&rsquo;appui constant du gouvernement français pour l&rsquo;ensemble des travaux du GIEC</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Où en sommes-nous aujourd&rsquo;hui ?</h2>



<p>Les changements observés sont généralisés, du haut des montagnes au fond de l&rsquo;océan, des tropiques aux pôles.<br>Ces changements sont rapides, et s&rsquo;intensifient. Ils sont sans précédent à l&rsquo;échelle de milliers d&rsquo;années &#8211; une rupture par rapport à la variabilité naturelle passée du climat.</p>



<p>Notre meilleure estimation est que l&rsquo;intégralité du réchauffement planétaire observé (+1,1 °C entre 1 850 ET 1 900 et la dernière décennie) est due à l&rsquo;influence humaine.<br>Les gaz à effet de serre qui pèsent le plus sont les rejets de CO2 (avec un effet cumulatif) et le méthane (gaz à effet de serre puissant mais à durée de vie + courte, une dizaine d&rsquo;années, dégradant aussi la qualité de l&rsquo;air via la formation d&rsquo;ozone). Leurs émissions sont liées à l&rsquo;utilisation des énergies fossiles, à la déforestation, et à la production alimentaire (en particulier l&rsquo;élevage mondial de ruminants). Leur effet réchauffant est partiellement masqué par l&rsquo;effet parasol des particules de pollution. Ce réchauffement est le résultat de plus d&rsquo;un siècle d&rsquo;utilisation d&rsquo;énergie, d&rsquo;utilisation des terres, de structures de production et consommation, de styles de vie non soutenables. Cette influence humaine sur le climat rend + fréquents et + sévères les évènements extrêmes, notamment les vagues de chaleur (sur terre comme en mer), les pluies extrêmes, et les sécheresses, en France comme partout dans le monde.</p>



<p>Le rythme de la montée du niveau de la mer a accéléré au cours des dernières décennies. La proportion de cyclones tropicaux les + intenses (cat.3-5) a augmenté. Le changement climatique affecte déjà toutes les régions de la Terre, de multiples façons, avec des effets chroniques et des effets aigus. Le réchauffement est intensifié au-dessus des continents (déjà + 1,7°C en France depuis 1900) et les extrêmes chauds sont exacerbés par l&rsquo;effet d&rsquo;îlot de chaleur dans les villes.</p>



<p>Pour 1,1 °C de réchauffement, nous observons déjà des perturbations dangereuses et généralisées, dans la nature, et qui affectent la vie de milliards de personnes, en dépit des efforts d&rsquo;adaptation.<br>La moitié des espèces marines et terrestres étudiées (plantes et animaux) se déplacent (vers les pôles, en latitude) pour préserver des conditions leur permettant de survivre. Il a déjà une baisse du potentiel de prises de pêches dan les océans tropicaux.</p>



<p>Les impacts du réchauffement, en particulier par le stress thermique et hydrique, menacent la sécurité en eau, la sécurité alimentaire, et affectent la santé (santé au travail, mortalité associée aux vagues de chaleur, certaines maladies, santé mentale). Les enjeux liés à la justice climatique sont importants. Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes sont aujourd&rsquo;hui très vulnérables face aux conséquences du changement climatique, dans les petites îles, les régions de montagne, l&rsquo;Arctique, le pourtour de la Méditerranée, et les pays les moins avancés &#8211; avec des moyens de subsistance très sensibles aux aléas climatiques.</p>



<p>Cette vulnérabilité peut être réduite par la mise en place d&rsquo;infrastructures et de services de base (filets de protection sociale, eau, santé, éducation). Si elles ne sont pas conçues en tenant compte du changement climatique, ces infrastructures clés seront aussi de + en + vulnérables. L&rsquo;action en matière d&rsquo;adaptation monte en puissance, mais les progrès sont inégaux, pas assez rapides, réactifs et pas assez transformatifs. Pourtant, investir dans l&rsquo;adaptation apporte de nombreux bénéfices : productivité, innovation, santé, bien-être, sécurité alimentaire, revenus et moyens de subsistance, préservation de la biodiversité. Le décalage entre les besoins d&rsquo;adaptation et l&rsquo;action réelle augmente, et va continuer à augmenter, en particulier pour les populations les plus précaires.</p>



<p>En Europe, les obstacles à l&rsquo;action d&rsquo;adaptation résultent d&rsquo;un manque de litéracie climatique, d&rsquo;une faible perception de l&rsquo;urgence à agir, d&rsquo;un manque d&rsquo;engagement des citoyens &amp; secteur privé, d&rsquo;un manque de volonté politique, de ressources humaines et financières limitées mais aussi du poids d&rsquo;intérêts particuliers, d&rsquo;habitudes, de normes culturelles et sociales. Ce sont des obstacles à surmonter pour engager réellement une action d&rsquo;adaptation transformatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Où allons-nous ?</h2>



<p>Nous ne sommes pas sur la bonne voie pour limiter le réchauffement à un niveau proche de 1,5 °C.</p>



<p>Les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter dans le monde et chaque secteur au cours de la dernière décennie, mais l&rsquo;action pour le climat monte en puissance. La hausse des émissions de CO2 issues des énergies fossiles et de l&rsquo;industrie a ralenti.<br>Les 10% des ménages les + riches sont responsables de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les 50% les + pauvres contribuent à &#8211; de 15% des émissions, et sont disproportionnellement vulnérables devant le changement climatique.</p>



<p>Dans le monde, des politiques publiques et mois ont permis d&rsquo;améliorer l&rsquo;efficacité énergétique, réduire la déforestation, accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Le coût de l&rsquo;électricité solaire, éolienne, des batteries ont fortement diminué et les capacités installées ont bondi au cours de la dernière décennie.</p>



<p>Des options faisables &amp; efficaces sont disponibles dans chaque secteur &amp; pour favoriser des styles de vie bas carbone, avec des bénéfices par exemple pour la qualité de vie &amp; la santé, par des paquets de politiques publiques permettant d&rsquo;engager des changements systémiques. Cela pourrait permettre de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre mondiales d&rsquo;ici à 2030.</p>



<p>Malgré la disponibilité de capitaux et liquidités, les flux financiers restent trois à six fois inférieurs au niveau requis d&rsquo;ici 2030 pour financer ces transitions. Les prochaines années vont être critiques. À moins d&rsquo;une réduction immédiate, rapide et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre, il sera impossible de limiter le réchauffement à un niveau proche de 1,5°C ou sous 2°C (les objectifs de l&rsquo;Accord de Paris sur le climat). Les changements que nous subissons s&rsquo;accentueront avec chaque incrément de réchauffement supplémentaire.<br>Nous atteindrons 1,5°C de réchauffement dans les prochains 20 ans. Les impacts à court terme vont dépendre des actions en matière d&rsquo;adaptation. Sur la base des politiques publiques mises en place, si les émissions mondiales de gaz à effet de serre stagnent quelques décennies au niveau actuel, nous dépasserions 2°C d&rsquo;ici 2050 et pourrions atteindre 3°C en fin de siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Quels sont les risques ?</h2>



<p>Les risques de perte de biodiversité vont continuer à augmenter, par exemple pour les coraux d&rsquo;eau chaude et autres écosystèmes côtiers ou pour les forêts. Les conditions météorologiques propices aux incendies s&rsquo;intensifieront (saisons + longues, zones +étendues), avec des impacts pour les écosytèmes, comme pour les infrastructures, l&rsquo;activité économique et la santé.<br>Les impacts et risques vont devenir de + en + complexes et difficiles ) gérer : évènements extrêmes simultanés (par ex touchant différents « greniers à blé »), interagissant avec d&rsquo;autres menaces (ex pandémie et conflits), en cascade (secteurs, régions), et se propageant via les effets du commerce mondial.<br>C&rsquo;est le cas des pertes de rendements agricoles du fait de la chaleur extrême et la sécheresse, qui peuvent être exacerbés par l&rsquo;effet du stress thermique sur la capacité de travail physique en extérieur, entraînant des chutes de revenus et une hausse des prix des produits alimentaires, et pouvant exacerber la malnutrition et ses conséquences.</p>



<p>Chaque fraction de réchauffement au-dessus de 1,5°C va renforcer la sévérité des impacts et les effets irréversibles : montée supplémentaire du niveau de la mer, pertes d&rsquo;écosystèmes, pertes d&rsquo;efficacité des solutions d&rsquo;adaptation fondée sur les écosystèmes, risques de déstockage de carbone (forêts, tourbières, zones humides ou sols gelés).</p>



<p>Selon l&rsquo;ampleur du réchauffement, les menaces liées au changement climatique peuvent s&rsquo;intensifier de plusieurs ordres de grandeur. Par exemple,, le risque d&rsquo;extinctions dans les « points chauds » de biodiversité est multiplié par 10 entre 1,5 °C et 3 °C de réchauffement. Le cycle de l&rsquo;eau s&rsquo;intensifie avec le réchauffement, et devient + variable, avec un renforcement des saisons et évènements très humides et très secs</p>



<p>À +2 °C, les régions dépendant de la fonte de la neige pourraient faire face à une diminution de 20 % de la disponibilité en eau pour l&rsquo;agriculture (limites « dures » à l&rsquo;adaptation). À +2°C, les extrêmes chauds dépasseraient fréquemment les seuils de tolérance connus pour les activités agricoles et la santé humaine, exacerbant les pénuries alimentaires et la malnutrition.</p>



<p>Il est impossible de revenir en arrière : les glaciers vont mettre des décennies à s&rsquo;ajuster, l&rsquo;océan profond des siècles, le Groenland et l&rsquo;Antarctique des millénaires, conduisant à une montée irréversible du niveau des mers à l&rsquo;échelle de siècles et millénaires. La montée du niveau des mers augmente les inondations chroniques à marée haute, l&rsquo;occurrence des niveaux marins extrêmes, les inondations composites (submersion / onde de tempête + débordements / pluies extrêmes), l&rsquo;érosion des côtes sableuses. D&rsquo;ici 2050, 1 milliard de personnes seront exposées à ces conséquences de la montée du niveau des mers.</p>



<p>Plus le réchauffement augmente, et plus la probabilité d&rsquo;occurrence d&rsquo;éventualités à fort impact (comme la déstabilisation d&rsquo;une partie de l&rsquo;Antarctique) augmente. Une accélération supplémentaire de la montée du niveau des mers pourrait être évitée en limitant le réchauffement. Et l&rsquo;intensification de tout ce qui dépend directement du niveau de réchauffement (cycle de l&rsquo;eau, extrêmes) pourrait aussi être arrêtée en limitant le réchauffement.</p>



<p>En Europe, les quatre risques majeurs identifiés sont : mortalité et morbidité des personnes et altérations des écosystèmes liées à la chaleur; effet du stress thermique et hydrique sur la production agricole; pénurie d&rsquo;eau; inondations et montée du niveau de la mer.</p>



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<p></p>
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<p>Il y a de + des enjeux spécifiques pour les régions de montagne, les petites îles, la biodiversité et les villes. Cette info est disponible dans les <a href="https://t.co/miOIo1CE4f">fiches de synthèse du groupe 2 du GIEC</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Comment limiter le réchauffement ?</h2>



<p>Quand les émissions mondiales de CO2 seront à zéro net, il ne devrait pas y avoir de réchauffement supplémentaire. Le facteur dominant du réchauffement à venir sera le total des émissions de CO2. Tant que les émissions mondiales de CO2 ne seront pas à zéro, la dérive du climat se poursuivra. Plus le cumul sera élevé, + le pic de réchauffement sera haut. Cela se traduit en budgets carbones résiduels compatibles avec différents niveaux de réchauffement (comme dans la stratégie nationale bas carbone). Les décisions d&rsquo;aujourd&rsquo;hui peuvent aussi verrouiller des émissions à venir. Si les infrastructures fossiles actuelles fonctionnent selon leur durée de vie attendue, leurs émissions totales dépasseraient le budget carbone résiduel pour 1,5 °C qui est de 500 milliards de tonnes à partir de 2020, sachant que les émissions mondiales annuelles sont de l&rsquo;ordre de 40 milliards de tonnes. Du fait de son pouvoir de réchauffement fort et sa courte durée de vie, réduire les rejets de méthane est aussi critique pour limiter rapidement le réchauffement et son pic.</p>



<p>Pour limiter le réchauffement, il est nécessaire de réduire fortement, rapidement, durablement les émissions de CO2, méthane &amp; autres gaz à effet de serre. Cela permettrait de limiter les conséquences du changement climatique, et d&rsquo;améliorer rapidement la qualité de l&rsquo;air. Les bénéfices en matière de santé publique de l&rsquo;amélioration de la qualité de l&rsquo;air pourraient être supérieurs aux coûts des investissements pour réduire les rejets de gaz à effet de serre. En cas de forte baisse des émissions mondiales, la stabilisation du réchauffement serait visible en une vingtaine d&rsquo;années</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Quels sont les enjeux de cette décennie ?</h2>



<p>Pour limiter le réchauffement proche de <strong>1,5 °C</strong>, les émissions de gaz à effet de serre devraient diminuer d&rsquo;environ 43% d&rsquo;ici 2030 (34% pour le méthane) et net zéro CO2 devrait être atteint d&rsquo;ici 2050.</p>



<p>Pour <strong>2 °C</strong>, c&rsquo;est &#8211; 27 % d&rsquo;émissions de gaz à effet de serre d&rsquo;ici 2030, et net zéro CO2 d&rsquo;ici 2070.</p>



<p>Le réchauffement futur dépend de nos décisions maintenant. C&rsquo;est aussi le cas des risques liés au changement climatique.</p>



<p>Je mets maintenant l&rsquo;accent sur l&rsquo;adaptation. De nombreuses options d&rsquo;adaptation sont faisables &amp; efficaces, peuvent réduire les risques pour la nature et les personnes, mais leur efficacité diminue à mesure du réchauffement (« fenêtre d&rsquo;opportunité qui se ferme rapidement »). Les leviers d&rsquo;action existent pour la gestion de l&rsquo;eau, avec des limites en matière d&rsquo;irrigation. Transformer le système alimentaire pour qu&rsquo;il soit plus résilient peut mobiliser les pratiques agricoles, la diversification des exploitations, les méthodes d&rsquo;agro-écologie, la réduction des pertes et gaspillages, et la promotion d&rsquo;une alimentation diversifiée et saine (avec davantage de protéines végétales et moins de protéines animales), avec des bénéfices pour la nutrition, la santé, et la biodiversité.</p>



<p>Dans les villes, des options d&rsquo;adaptation peuvent combiner ingénierie et solutions fondées sur la nature (infrastructures vertes et bleues, agriculture urbaine).</p>



<p>Les défis sont majeurs pour la gestion des risques sur le littoral, avec une escalade à venir des épisodes de submersion côtière. Les réponses peuvent intégrer l&rsquo;arrêt de constructions dans les zones à risque, la protection du bâti existant, via la restauration des écosystèmes côtiers et via des infrastructures (digues, barrières), ou un repli planifié. Ces actions peuvent mettre des décennies à être planifiées et mises en œuvre, et peuvent avoir des limites dures (rythme / ampleur de montée de la mer).</p>



<p>La diversification des sources d&rsquo;énergie et l&rsquo;adaptation des infrastructures énergétiques et critiques (prévention des risques de catastrophe) peut aussi faire partie des options d&rsquo;adaptation.<br>Le renforcement des systèmes de santé peut limiter les risques sanitaires (stress thermique, maladies infectieuses, trauma) s&rsquo;il est combiné à des mesures de surveillance, d&rsquo;alerte précoce, d&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable.<br>La conservation, protection &amp; restauration des écosystèmes, l&rsquo;interconnection des aires protégées, la mise en place de refuges pour les espèces vulnérables peut limiter la perte de biodiversité &amp; renforcer les bénéfices (résilience des villes, protection du littoral&#8230;).</p>



<p>Climat, biodiversité et sociétés sont interconnectés. Renforcer la protection de 30 à 50% des écosystèmes fait partie des enjeux pour un développement résilient face au changement climatique. L&rsquo;élimination du CO2 de l&rsquo;atmosphère sera inévitable pour atteindre des émissions net zéro, et contrebalancer des secteurs difficiles à décarboner (aviation, alimentation, industrie). Cela pourrait permettre aussi de faire diminuer un peu la température après un pic.</p>



<p>Une attention particulière doit être portée aux actions qui entrent en compétition pour l&rsquo;utilisation des terres (biodiversité, alimentation animale et humaine, biomasse pour l&rsquo;énergie ou les matériaux, stockage de carbone&#8230;). L&rsquo;afforestation ou les cultures de biomasse pour l&rsquo;énergie peuvent contribuer à éliminer du CO2 de l&rsquo;atmosphère mais peuvent être néfastes pour la biodiversité, la sécurité alimentaire, la sécurité en eau.<br>L&rsquo;adaptation ne peut pas non plus prévenir toutes les pertes et dommages, qui vont être de plus en plus difficiles à éviter, en particulier pour les populations les plus pauvres et vulnérables.</p>



<p>Au-delà de + 1,5 °C, de nombreuses limites seront atteintes pour l&rsquo;adaptation et certaines solutions fondées sur la nature ne fonctionneront plus, avec des limites dures (manque d&rsquo;eau douce).</p>



<p>Les réponses maladaptatives (qui ont des effets indésirables) sont de + en + mises en évidence. Cela peut être le cas de digues sur le littoral qui augmentent l&rsquo;exposition à long terme et peuvent fragmenter ou détruire les écosystèmes littoraux. La maladaptation peut aussi exacerber ou verrouiller des inégalités (ménages précaires, habitats informels par exemple).</p>



<p>Mettre en oeuvre, accélérer et soutenir l&rsquo;adaptation demande un engagement politique, des outils de suivi à travers les échelons de gouvernance, des investissements importants, des objectifs clairs, et une définition des responsabilités et engagements.<br>Cela demande aussi de renforcer les compétences et connaissances, et des outils de suivi et évaluation pour suivre l&rsquo;efficacité, et une gouvernance inclusive, qui met en priorité l&rsquo;équité et la justice pour le planning et la mise en oeuvre (au service du bien-être)</p>



<h2 class="wp-block-heading">6. Infléchir les trajectoires, construire un développement résilient, vers le zéro carbone</h2>



<p>Accélérer l&rsquo;action pour le climat, de manière équitable, pour éviter un réchauffement supplémentaire et pour en limiter les risques, est essentiel à un développement soutenable.<br>Les enjeux liés aux villes (2/3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre) sont importants,vers des modes de production et consommation soutenables, avec des enjeux de rénovation, de mobilités actives et transports en commun, vers des villes résilientes, pensées pour les besoins des habitants, en accélérant les vitesses de rénovation des bâtiments et de mise en place d&rsquo;infrastructures zéro carbone. Un nombre croissant de villes a pris des engagements d&rsquo;objectifs net zéro.</p>



<p>La mise en oeuvre de transitions justes, tenant compte des enjeux d&rsquo;équité, anticipant et gérant les conflits possibles (par ex pour le coût de l&rsquo;alimentation &amp; de l&rsquo;énergie) peut créer davantage d&#8217;emplois durables, et renforcer, par les bénéfices perçus, le soutien à l&rsquo;action pour le climat. De nombreuses commissions nationales sur la transition juste ont été mises en place dans le monde.</p>



<p>Le changement climatique est une menace pour la santé planétaire, notre bien-être, et, je l&rsquo;ajoute, la cohésion de nos sociétés. Les choix de cette décennie vont être déterminants. Renforcer l&rsquo;action concertée mondiale permet de tirer parti de cette fenêtre d&rsquo;opportunité qui se referme rapidement, pour assurer un futur vivable. Les faits sont clairs, c&rsquo;est le moment d&rsquo;agir.</p>



<p>Ressources :</p>



<p>L&rsquo;ensemble des rapports est disponible en ligne, <a href="http://ipcc.ch">sur le site du GIEC</a>.</p>



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		<title>Quel est le poids des importations de gaz fossile (méthane ou encore « gaz naturel »)sur les émissions de gaz à effet de serre en France ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/quel-est-le-poids-des-importations-de-gaz-fossile-methane-ou-encore-gaz-naturelsur-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-en-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 08:53:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Valérie Masson-Delmotte. Par Valérie Masson-Delmotte, PhD, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI –]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Par Valérie Masson-Delmotte. </em></strong></p><div id="citiz-686792761" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><em>Par <strong>Valérie Masson-Delmotte, PhD</strong>, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI </em>– publication originale le 22 février 2022</p>



<p><strong><em>, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of <a href="https://twitter.com/IPCC_CH">@IPCC_CH</a> WGI (<a href="https://twitter.com/search?q=%23AR6&amp;src=hashtag_click">#AR6</a>).</em></strong></p>



<p>Le « gaz naturel » (en rouge dans l&rsquo;illustration) pèse pour environ 25 à 30% des émissions de CO<sub>2</sub> en France.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-1-1024x591.png" alt="" class="wp-image-4917" width="846" height="488" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-1-1024x591.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-1-300x173.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-1-768x443.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-1.png 1500w" sizes="auto, (max-width: 846px) 100vw, 846px" /></a><figcaption>Source : <a href="https://t.co/lXBK5kiN62">rapport SECTEN 2021</a></figcaption></figure>



<p>Cela représente environ 16 % de la consommation d&rsquo;énergie primaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="824" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-2-1024x824.png" alt="" class="wp-image-4918" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-2-1024x824.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-2-300x241.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-2-768x618.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-2.png 1093w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Source : <a href="https://t.co/t7XQnz1Jso">Statistiques pour le développement durable</a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="689" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-10-1024x689.png" alt="" class="wp-image-4926" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-10-1024x689.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-10-300x202.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-10-768x517.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-10.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption> Source : <a href="https://t.co/t7XQnz1Jso">Statistiques pour le développement durable</a> </figcaption></figure>



<p>Le gaz fossile est consommé près de 50 % dans le secteur résidentiel-tertiaire (chauffage).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="933" height="882" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-3.png" alt="" class="wp-image-4919" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-3.png 933w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-3-300x284.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-3-768x726.png 768w" sizes="auto, (max-width: 933px) 100vw, 933px" /></a><figcaption>Source : <a href="https://t.co/NiCPKf2uF5">Statistiques pour le développement durable</a></figcaption></figure>



<p>Les importations sont dominées par la <strong>Norvège</strong> (36%) puis la <strong>Russie</strong> (17%), avec une hausse des importations de gaz liquéfié.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="916" height="883" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-4.png" alt="" class="wp-image-4920" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-4.png 916w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-4-300x289.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-4-768x740.png 768w" sizes="auto, (max-width: 916px) 100vw, 916px" /></a><figcaption> Source : <a href="https://t.co/NiCPKf2uF5">Statistiques pour le développement durable</a> </figcaption></figure>



<p>Le bilan net pour les émissions de gaz à effet de serre associé dépend aussi des fuites et des émissions associées à l&rsquo;extraction, à la production, au transport.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-5-1024x725.png" alt="" class="wp-image-4921" width="840" height="594" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-5-1024x725.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-5-300x212.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-5-768x544.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-5.png 1246w" sizes="auto, (max-width: 840px) 100vw, 840px" /></a><figcaption>Source : <a href="https://t.co/2s9MNiLL3r">Carbone 4</a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11-1024x577.png" alt="" class="wp-image-4927" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11-1024x577.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11-300x169.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11-768x433.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11-1140x641.png 1140w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11-720x405.png 720w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-11.png 1488w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption> Source : <a href="https://t.co/2s9MNiLL3r">Carbone 4</a> </figcaption></figure>



<p>Chaque tonne de méthane (fuites) et CO2 (combustion) émises contribuent au réchauffement climatique. Le réchauffement à venir va dépendre des émissions à venir en particulier de CO2 et de méthane (qui joue aussi sur la qualité de l&rsquo;air via l&rsquo;ozone).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6-1024x811.png" alt="" class="wp-image-4922" width="840" height="665" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6-1024x811.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6-300x238.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6-768x608.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-6.png 1114w" sizes="auto, (max-width: 840px) 100vw, 840px" /></a><figcaption>Source : <a href="https://t.co/y011ixbQPg">IPCC</a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="796" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-12-1024x796.png" alt="" class="wp-image-4928" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-12-1024x796.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-12-300x233.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-12-768x597.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-12.png 1125w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption> Source : <a href="https://t.co/y011ixbQPg">IPCC</a> </figcaption></figure>



<p>Le contexte géopolitique pose de manière très nette de nombreuses questions concernant les actions pour décarboner le chauffage, réduire la dépendance aux importations de gaz, et la manière dont le gaz fossile est présenté vis-à-vis du climat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7-1024x697.png" alt="" class="wp-image-4923" width="626" height="426" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7-1024x697.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7-300x204.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7-768x523.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-7.png 1289w" sizes="auto, (max-width: 626px) 100vw, 626px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="385" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8-1024x385.png" alt="" class="wp-image-4924" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8-1024x385.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8-300x113.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8-768x289.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-8.png 1442w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="650" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9-1024x650.png" alt="" class="wp-image-4925" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9-1024x650.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9-300x190.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9-768x487.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-9.png 1396w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Mais d&rsquo;où vient donc ce terme « gaz naturel » pour parler de « gaz fossile » ?</p>



<p>L&rsquo;industrie du pétrole et du gaz n&rsquo;ont pas inventé le nom. Mais elle a inventé le mythe d&rsquo;un carburant propre.</p>



<p>À lire, l&rsquo;article : <a href="https://t.co/uiWBffQ2ty">« The end of natural gaz has to start with its name »</a></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="739" height="582" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-13.png" alt="" class="wp-image-4929" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-13.png 739w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/image-13-300x236.png 300w" sizes="auto, (max-width: 739px) 100vw, 739px" /></a></figure>



<p><br></p>



<p></p>
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