Climat : Points clés du rapport GIEC  présentés au président de la République le 4 mai 2022 – 1/3 Valérie Masson-Delmote

Climat : Points clés du rapport GIEC présentés au président de la République le 4 mai 2022 – 1/3 Valérie Masson-Delmote

6 mai 2022 1 Par La Rédaction

Par Valérie Masson-Delmotte, PhD, climate scientist @IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) WGI – publication originale le 22 février 2022

En toute transparence, voici ci-dessous les points clés des 3 volumes des rapports du GIEC de 2021-2022 que j’ai été invitée à présenter avec Wolfgang Cramer et Céline Guivarch

J’ai rappelé l’ampleur du travail d’évaluation de l’état des connaissances, mobilisant 781 auteurs principaux, des milliers de contributeurs et relecteurs, l’examen de 66 000 publications scientifiques, la prise en compte de 200 000 commentaires de relecture. Et le fait que ces rapports du GIEC constituent un socle scientifique commun, reconnu par tous les pays.
Le rapport de synthèse est en cours de préparation pour cet automne.

J’ai aussi noté les fortes contributions de la recherche européenne et française, souligné l’appui constant du gouvernement français pour l’ensemble des travaux du GIEC

1. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Les changements observés sont généralisés, du haut des montagnes au fond de l’océan, des tropiques aux pôles.
Ces changements sont rapides, et s’intensifient. Ils sont sans précédent à l’échelle de milliers d’années – une rupture par rapport à la variabilité naturelle passée du climat.

Notre meilleure estimation est que l’intégralité du réchauffement planétaire observé (+1,1 °C entre 1 850 ET 1 900 et la dernière décennie) est due à l’influence humaine.
Les gaz à effet de serre qui pèsent le plus sont les rejets de CO2 (avec un effet cumulatif) et le méthane (gaz à effet de serre puissant mais à durée de vie + courte, une dizaine d’années, dégradant aussi la qualité de l’air via la formation d’ozone). Leurs émissions sont liées à l’utilisation des énergies fossiles, à la déforestation, et à la production alimentaire (en particulier l’élevage mondial de ruminants). Leur effet réchauffant est partiellement masqué par l’effet parasol des particules de pollution. Ce réchauffement est le résultat de plus d’un siècle d’utilisation d’énergie, d’utilisation des terres, de structures de production et consommation, de styles de vie non soutenables. Cette influence humaine sur le climat rend + fréquents et + sévères les évènements extrêmes, notamment les vagues de chaleur (sur terre comme en mer), les pluies extrêmes, et les sécheresses, en France comme partout dans le monde.

Le rythme de la montée du niveau de la mer a accéléré au cours des dernières décennies. La proportion de cyclones tropicaux les + intenses (cat.3-5) a augmenté. Le changement climatique affecte déjà toutes les régions de la Terre, de multiples façons, avec des effets chroniques et des effets aigus. Le réchauffement est intensifié au-dessus des continents (déjà + 1,7°C en France depuis 1900) et les extrêmes chauds sont exacerbés par l’effet d’îlot de chaleur dans les villes.

Pour 1,1 °C de réchauffement, nous observons déjà des perturbations dangereuses et généralisées, dans la nature, et qui affectent la vie de milliards de personnes, en dépit des efforts d’adaptation.
La moitié des espèces marines et terrestres étudiées (plantes et animaux) se déplacent (vers les pôles, en latitude) pour préserver des conditions leur permettant de survivre. Il a déjà une baisse du potentiel de prises de pêches dan les océans tropicaux.

Les impacts du réchauffement, en particulier par le stress thermique et hydrique, menacent la sécurité en eau, la sécurité alimentaire, et affectent la santé (santé au travail, mortalité associée aux vagues de chaleur, certaines maladies, santé mentale). Les enjeux liés à la justice climatique sont importants. Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes sont aujourd’hui très vulnérables face aux conséquences du changement climatique, dans les petites îles, les régions de montagne, l’Arctique, le pourtour de la Méditerranée, et les pays les moins avancés – avec des moyens de subsistance très sensibles aux aléas climatiques.

Cette vulnérabilité peut être réduite par la mise en place d’infrastructures et de services de base (filets de protection sociale, eau, santé, éducation). Si elles ne sont pas conçues en tenant compte du changement climatique, ces infrastructures clés seront aussi de + en + vulnérables. L’action en matière d’adaptation monte en puissance, mais les progrès sont inégaux, pas assez rapides, réactifs et pas assez transformatifs. Pourtant, investir dans l’adaptation apporte de nombreux bénéfices : productivité, innovation, santé, bien-être, sécurité alimentaire, revenus et moyens de subsistance, préservation de la biodiversité. Le décalage entre les besoins d’adaptation et l’action réelle augmente, et va continuer à augmenter, en particulier pour les populations les plus précaires.

En Europe, les obstacles à l’action d’adaptation résultent d’un manque de litéracie climatique, d’une faible perception de l’urgence à agir, d’un manque d’engagement des citoyens & secteur privé, d’un manque de volonté politique, de ressources humaines et financières limitées mais aussi du poids d’intérêts particuliers, d’habitudes, de normes culturelles et sociales. Ce sont des obstacles à surmonter pour engager réellement une action d’adaptation transformatrice.

2. Où allons-nous ?

Nous ne sommes pas sur la bonne voie pour limiter le réchauffement à un niveau proche de 1,5 °C.

Les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter dans le monde et chaque secteur au cours de la dernière décennie, mais l’action pour le climat monte en puissance. La hausse des émissions de CO2 issues des énergies fossiles et de l’industrie a ralenti.
Les 10% des ménages les + riches sont responsables de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les 50% les + pauvres contribuent à – de 15% des émissions, et sont disproportionnellement vulnérables devant le changement climatique.

Dans le monde, des politiques publiques et mois ont permis d’améliorer l’efficacité énergétique, réduire la déforestation, accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Le coût de l’électricité solaire, éolienne, des batteries ont fortement diminué et les capacités installées ont bondi au cours de la dernière décennie.

Des options faisables & efficaces sont disponibles dans chaque secteur & pour favoriser des styles de vie bas carbone, avec des bénéfices par exemple pour la qualité de vie & la santé, par des paquets de politiques publiques permettant d’engager des changements systémiques. Cela pourrait permettre de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre mondiales d’ici à 2030.

Malgré la disponibilité de capitaux et liquidités, les flux financiers restent trois à six fois inférieurs au niveau requis d’ici 2030 pour financer ces transitions. Les prochaines années vont être critiques. À moins d’une réduction immédiate, rapide et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre, il sera impossible de limiter le réchauffement à un niveau proche de 1,5°C ou sous 2°C (les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat). Les changements que nous subissons s’accentueront avec chaque incrément de réchauffement supplémentaire.
Nous atteindrons 1,5°C de réchauffement dans les prochains 20 ans. Les impacts à court terme vont dépendre des actions en matière d’adaptation. Sur la base des politiques publiques mises en place, si les émissions mondiales de gaz à effet de serre stagnent quelques décennies au niveau actuel, nous dépasserions 2°C d’ici 2050 et pourrions atteindre 3°C en fin de siècle.

3. Quels sont les risques ?

Les risques de perte de biodiversité vont continuer à augmenter, par exemple pour les coraux d’eau chaude et autres écosystèmes côtiers ou pour les forêts. Les conditions météorologiques propices aux incendies s’intensifieront (saisons + longues, zones +étendues), avec des impacts pour les écosytèmes, comme pour les infrastructures, l’activité économique et la santé.
Les impacts et risques vont devenir de + en + complexes et difficiles ) gérer : évènements extrêmes simultanés (par ex touchant différents « greniers à blé »), interagissant avec d’autres menaces (ex pandémie et conflits), en cascade (secteurs, régions), et se propageant via les effets du commerce mondial.
C’est le cas des pertes de rendements agricoles du fait de la chaleur extrême et la sécheresse, qui peuvent être exacerbés par l’effet du stress thermique sur la capacité de travail physique en extérieur, entraînant des chutes de revenus et une hausse des prix des produits alimentaires, et pouvant exacerber la malnutrition et ses conséquences.

Chaque fraction de réchauffement au-dessus de 1,5°C va renforcer la sévérité des impacts et les effets irréversibles : montée supplémentaire du niveau de la mer, pertes d’écosystèmes, pertes d’efficacité des solutions d’adaptation fondée sur les écosystèmes, risques de déstockage de carbone (forêts, tourbières, zones humides ou sols gelés).

Selon l’ampleur du réchauffement, les menaces liées au changement climatique peuvent s’intensifier de plusieurs ordres de grandeur. Par exemple,, le risque d’extinctions dans les « points chauds » de biodiversité est multiplié par 10 entre 1,5 °C et 3 °C de réchauffement. Le cycle de l’eau s’intensifie avec le réchauffement, et devient + variable, avec un renforcement des saisons et évènements très humides et très secs

À +2 °C, les régions dépendant de la fonte de la neige pourraient faire face à une diminution de 20 % de la disponibilité en eau pour l’agriculture (limites « dures » à l’adaptation). À +2°C, les extrêmes chauds dépasseraient fréquemment les seuils de tolérance connus pour les activités agricoles et la santé humaine, exacerbant les pénuries alimentaires et la malnutrition.

Il est impossible de revenir en arrière : les glaciers vont mettre des décennies à s’ajuster, l’océan profond des siècles, le Groenland et l’Antarctique des millénaires, conduisant à une montée irréversible du niveau des mers à l’échelle de siècles et millénaires. La montée du niveau des mers augmente les inondations chroniques à marée haute, l’occurrence des niveaux marins extrêmes, les inondations composites (submersion / onde de tempête + débordements / pluies extrêmes), l’érosion des côtes sableuses. D’ici 2050, 1 milliard de personnes seront exposées à ces conséquences de la montée du niveau des mers.

Plus le réchauffement augmente, et plus la probabilité d’occurrence d’éventualités à fort impact (comme la déstabilisation d’une partie de l’Antarctique) augmente. Une accélération supplémentaire de la montée du niveau des mers pourrait être évitée en limitant le réchauffement. Et l’intensification de tout ce qui dépend directement du niveau de réchauffement (cycle de l’eau, extrêmes) pourrait aussi être arrêtée en limitant le réchauffement.

En Europe, les quatre risques majeurs identifiés sont : mortalité et morbidité des personnes et altérations des écosystèmes liées à la chaleur; effet du stress thermique et hydrique sur la production agricole; pénurie d’eau; inondations et montée du niveau de la mer.

Il y a de + des enjeux spécifiques pour les régions de montagne, les petites îles, la biodiversité et les villes. Cette info est disponible dans les fiches de synthèse du groupe 2 du GIEC.

4. Comment limiter le réchauffement ?

Quand les émissions mondiales de CO2 seront à zéro net, il ne devrait pas y avoir de réchauffement supplémentaire. Le facteur dominant du réchauffement à venir sera le total des émissions de CO2. Tant que les émissions mondiales de CO2 ne seront pas à zéro, la dérive du climat se poursuivra. Plus le cumul sera élevé, + le pic de réchauffement sera haut. Cela se traduit en budgets carbones résiduels compatibles avec différents niveaux de réchauffement (comme dans la stratégie nationale bas carbone). Les décisions d’aujourd’hui peuvent aussi verrouiller des émissions à venir. Si les infrastructures fossiles actuelles fonctionnent selon leur durée de vie attendue, leurs émissions totales dépasseraient le budget carbone résiduel pour 1,5 °C qui est de 500 milliards de tonnes à partir de 2020, sachant que les émissions mondiales annuelles sont de l’ordre de 40 milliards de tonnes. Du fait de son pouvoir de réchauffement fort et sa courte durée de vie, réduire les rejets de méthane est aussi critique pour limiter rapidement le réchauffement et son pic.

Pour limiter le réchauffement, il est nécessaire de réduire fortement, rapidement, durablement les émissions de CO2, méthane & autres gaz à effet de serre. Cela permettrait de limiter les conséquences du changement climatique, et d’améliorer rapidement la qualité de l’air. Les bénéfices en matière de santé publique de l’amélioration de la qualité de l’air pourraient être supérieurs aux coûts des investissements pour réduire les rejets de gaz à effet de serre. En cas de forte baisse des émissions mondiales, la stabilisation du réchauffement serait visible en une vingtaine d’années

5. Quels sont les enjeux de cette décennie ?

Pour limiter le réchauffement proche de 1,5 °C, les émissions de gaz à effet de serre devraient diminuer d’environ 43% d’ici 2030 (34% pour le méthane) et net zéro CO2 devrait être atteint d’ici 2050.

Pour 2 °C, c’est – 27 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et net zéro CO2 d’ici 2070.

Le réchauffement futur dépend de nos décisions maintenant. C’est aussi le cas des risques liés au changement climatique.

Je mets maintenant l’accent sur l’adaptation. De nombreuses options d’adaptation sont faisables & efficaces, peuvent réduire les risques pour la nature et les personnes, mais leur efficacité diminue à mesure du réchauffement (« fenêtre d’opportunité qui se ferme rapidement »). Les leviers d’action existent pour la gestion de l’eau, avec des limites en matière d’irrigation. Transformer le système alimentaire pour qu’il soit plus résilient peut mobiliser les pratiques agricoles, la diversification des exploitations, les méthodes d’agro-écologie, la réduction des pertes et gaspillages, et la promotion d’une alimentation diversifiée et saine (avec davantage de protéines végétales et moins de protéines animales), avec des bénéfices pour la nutrition, la santé, et la biodiversité.

Dans les villes, des options d’adaptation peuvent combiner ingénierie et solutions fondées sur la nature (infrastructures vertes et bleues, agriculture urbaine).

Les défis sont majeurs pour la gestion des risques sur le littoral, avec une escalade à venir des épisodes de submersion côtière. Les réponses peuvent intégrer l’arrêt de constructions dans les zones à risque, la protection du bâti existant, via la restauration des écosystèmes côtiers et via des infrastructures (digues, barrières), ou un repli planifié. Ces actions peuvent mettre des décennies à être planifiées et mises en œuvre, et peuvent avoir des limites dures (rythme / ampleur de montée de la mer).

La diversification des sources d’énergie et l’adaptation des infrastructures énergétiques et critiques (prévention des risques de catastrophe) peut aussi faire partie des options d’adaptation.
Le renforcement des systèmes de santé peut limiter les risques sanitaires (stress thermique, maladies infectieuses, trauma) s’il est combiné à des mesures de surveillance, d’alerte précoce, d’amélioration de l’accès à l’eau potable.
La conservation, protection & restauration des écosystèmes, l’interconnection des aires protégées, la mise en place de refuges pour les espèces vulnérables peut limiter la perte de biodiversité & renforcer les bénéfices (résilience des villes, protection du littoral…).

Climat, biodiversité et sociétés sont interconnectés. Renforcer la protection de 30 à 50% des écosystèmes fait partie des enjeux pour un développement résilient face au changement climatique. L’élimination du CO2 de l’atmosphère sera inévitable pour atteindre des émissions net zéro, et contrebalancer des secteurs difficiles à décarboner (aviation, alimentation, industrie). Cela pourrait permettre aussi de faire diminuer un peu la température après un pic.

Une attention particulière doit être portée aux actions qui entrent en compétition pour l’utilisation des terres (biodiversité, alimentation animale et humaine, biomasse pour l’énergie ou les matériaux, stockage de carbone…). L’afforestation ou les cultures de biomasse pour l’énergie peuvent contribuer à éliminer du CO2 de l’atmosphère mais peuvent être néfastes pour la biodiversité, la sécurité alimentaire, la sécurité en eau.
L’adaptation ne peut pas non plus prévenir toutes les pertes et dommages, qui vont être de plus en plus difficiles à éviter, en particulier pour les populations les plus pauvres et vulnérables.

Au-delà de + 1,5 °C, de nombreuses limites seront atteintes pour l’adaptation et certaines solutions fondées sur la nature ne fonctionneront plus, avec des limites dures (manque d’eau douce).

Les réponses maladaptatives (qui ont des effets indésirables) sont de + en + mises en évidence. Cela peut être le cas de digues sur le littoral qui augmentent l’exposition à long terme et peuvent fragmenter ou détruire les écosystèmes littoraux. La maladaptation peut aussi exacerber ou verrouiller des inégalités (ménages précaires, habitats informels par exemple).

Mettre en oeuvre, accélérer et soutenir l’adaptation demande un engagement politique, des outils de suivi à travers les échelons de gouvernance, des investissements importants, des objectifs clairs, et une définition des responsabilités et engagements.
Cela demande aussi de renforcer les compétences et connaissances, et des outils de suivi et évaluation pour suivre l’efficacité, et une gouvernance inclusive, qui met en priorité l’équité et la justice pour le planning et la mise en oeuvre (au service du bien-être)

6. Infléchir les trajectoires, construire un développement résilient, vers le zéro carbone

Accélérer l’action pour le climat, de manière équitable, pour éviter un réchauffement supplémentaire et pour en limiter les risques, est essentiel à un développement soutenable.
Les enjeux liés aux villes (2/3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre) sont importants,vers des modes de production et consommation soutenables, avec des enjeux de rénovation, de mobilités actives et transports en commun, vers des villes résilientes, pensées pour les besoins des habitants, en accélérant les vitesses de rénovation des bâtiments et de mise en place d’infrastructures zéro carbone. Un nombre croissant de villes a pris des engagements d’objectifs net zéro.

La mise en oeuvre de transitions justes, tenant compte des enjeux d’équité, anticipant et gérant les conflits possibles (par ex pour le coût de l’alimentation & de l’énergie) peut créer davantage d’emplois durables, et renforcer, par les bénéfices perçus, le soutien à l’action pour le climat. De nombreuses commissions nationales sur la transition juste ont été mises en place dans le monde.

Le changement climatique est une menace pour la santé planétaire, notre bien-être, et, je l’ajoute, la cohésion de nos sociétés. Les choix de cette décennie vont être déterminants. Renforcer l’action concertée mondiale permet de tirer parti de cette fenêtre d’opportunité qui se referme rapidement, pour assurer un futur vivable. Les faits sont clairs, c’est le moment d’agir.

Ressources :

L’ensemble des rapports est disponible en ligne, sur le site du GIEC.

Science infuse est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.

Propulsé par HelloAsso