<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Science-Fiction Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
	<atom:link href="https://citizen4science.org/category/science-fiction/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://citizen4science.org/category/science-fiction/</link>
	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Oct 2025 13:35:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/cropped-favicon-256x256-1-32x32.png</url>
	<title>Science-Fiction Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
	<link>https://citizen4science.org/category/science-fiction/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Critique : &#8216;Un meurtre au bout du monde&#8217; : Emma Corrin hacke l&#8217;énigme arctique</title>
		<link>https://citizen4science.org/mini-serie-un-meurtre-au-bout-du-monde-emma-corrin-hacke-lenigme-arctique/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/mini-serie-un-meurtre-au-bout-du-monde-emma-corrin-hacke-lenigme-arctique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 12:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=17338</guid>

					<description><![CDATA[Propulsée par la géniale Emma Corrin, &#8216;A Murder at the End of the World&#8217; réinvente le whodunit agathachristien au format]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Propulsée par la géniale Emma Corrin, &lsquo;A Murder at the End of the World&rsquo; réinvente le whodunit agathachristien au format techno-polar sci-fi, mâtiné de road trip, serial killer et profilers. Dans un bunker islandais, casting au top et flashbacks ingénieux font de cette série FX/Hulu une pépite.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="A MURDER AT THE END OF THE WORLD Official Trailer (2023) Emma Corrin, Clive Owen" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/bdzzw_PIAwY?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’Islande, baignée de ses « northern lights », ses tempêtes de neige et ses aurores boréales, plante un décor de fin du monde où un complexe high-tech, mi-vaisseau spatial mi-prison de verre, devient le théâtre d’un huis clos glaçant. Brit Marling (qui joue également dans ce film) et Zal Batmanglij, cerveaux derrière <em>The OA</em>, orchestrent un<em> whodunit </em>inspiré d’<em>Agatha Christie</em> et son <em>Dix petits nègres</em>, mais dopé à l’adrénaline d’un thriller de serial killer et à la précision psychologique d’un drame de profiler. Darby Hart est l&rsquo;héroïne <em>Gen Z </em>de ce polar unique. Elle est incarnée par Emma Corrin, une britannique presque trentenaire qui transcende les genres cinématographiques avec un succès foudroyant depuis quelques années. Nous l&rsquo;avions découverte dans <a href="https://citizen4science.org/?s=nosferatu">Nosferatu</a> l&rsquo;an dernier. Hackeuse prodige et détective autoproclamée, invitée par le milliardaire tech Andy Ronson (Clive Owen, impérial en gourou type Elon Musk), Darby est invitée à un symposium élitiste réunissant neuf génies artistes, hackers ou scientifiques, pour conjurer l’apocalypse climatique. Un meurtre, aussi insidieux qu’un poison digital, frappe dans la nuit polaire, et Darby, avec son flair de profiler et ses talents de hacker, traque dès lors un tueur tapi parmi les suspects, dans un jeu où l’IA omniprésente pourrait bien être complice.</p><div id="citiz-4250116503" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les flashbacks, aussi émotionnels qu&rsquo;ingénieux, racontent la complexité et les fragilités de l&rsquo;héroïne, sont le cœur d&rsquo;un second récit. Ils plongent dans le passé de Darby, élevée dans l’Iowa par un père légiste, où elle chassait un serial killer aux côtés de son Bill (Harris Dickinson, charismatique). Ces souvenirs, montés comme des fragments de code fracturé, ne se contentent pas d’éclairer ; ils tailladent, révélant son obsession pour les « silver doe », victimes anonymes de féminicides. Cette structure, digne d’un <em>Memento</em> revisité, infuse une tension de profiler : Darby dissèque les suspects tels Sian (Alice Braga, vibrante), Lee (Marling, hacker traquée), David (Raúl Esparza, excentrique) avec une acuité qui transforme chaque silence en indice mortel. Ces flashbacks donnent une profondeur émotionnelle, un écho à <em>Vertigo</em> où le passé n’est jamais clos, mais reprogrammé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atmosphère sci-fi, subtile mais omniprésente, électrise le tout. Le bunker, avec ses drones et hologrammes, évoque un futur à la lisière du nôtre, où l’IA de Ronson, dieu digital, scrute chaque souffle. La mise en scène de Batmanglij, d’un hitchcockisme glacial, fait de chaque plan un tableau paranoïaque : zooms sur des mains crispées, ombres glissant comme des spectres. La direction artistique, primée pour ses effets minimalistes, crée un <em>Blade Runner</em> enneigé, où l’Islande devient un personnage impitoyable. La bande-son électro-glaciale pulse comme un cœur sous tension, amplifiant l’angoisse. Les thèmes, tels que féminicide numérique, écofascisme, anxiété millennial, s’entrelacent sans prêcher, donnant au suspense une portée philosophique. Le « cygne noir » technologique, risque connu mais terrifiant, ajoute une couche de suspense millénariste : qui tue ? l&rsquo;humain, l&rsquo;IA, ou le climat ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire a un début, un milieu et une fin. Car une mini-série, c&rsquo;est souvent un récit trop long pour rentrer dans le format classique d&rsquo;un film qui ne peut guère dépasser 3h30. Ici on nous sert donc l&rsquo;histoire en sept morceaux, sans les travers de la série conçue dans un plan marketing visant à susciter l&rsquo;addiction et à étirer des « saisons ». Certains pourront toutefois regretter quelques longueurs méditatives, mais elles approfondissent l’âme du récit. Les <em>cliffhangers</em>, les dialogues acérés (« <em>On ne résout pas un crime, on le hacke</em>r »), et les <em>twists</em> agathachristiens font de chaque morceau un vertige. L’humour noir, hitchcockien, équilibre la tension. Le final, d’une humilité bouleversante, boucle l’énigme avec une grâce rare, laissant le spectateur pantelant. Guidés par <strong>Emma Corrin</strong> qui décldément, possède une intelligence et une justesse du jeu qui force l&rsquo;admiration quelque soit le registre de ses personnages ( voir récemment <em><a href="https://citizen4science.org/?s=hotel+reverie">Hotel Reverie</a></em>),  on unit l’élégance d’un <em>Dix petits nègres</em>, la noirceur d’un <em>Se7en</em>, la précision d’un <em>Mindhunter</em> et la paranoïa d’un <em>Vertigo</em> dans un écrin sci-fi. Cette pépite questionne donc philosophiquement notre époque sur le vrai coupable du déclin de notre civilisation. Et si ce n&rsquo;était pas notre déni ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13.png"><img decoding="async" width="425" height="89" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13.png" alt="" class="wp-image-17264" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13.png 425w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-13-300x63.png 300w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;A murder at the end of the world&rsquo; de Brit Marling et Al Batmangli, avec Emma Corrin, Harris Dickinson, Brit Marling, Clive Owen, Alice Braga, Louis Cancelmi</em><br><em>Mini-série en 7 parties &#8211; actuellement diffusée sur Disney+</em><br><em>Sortie  novembre 2023 (États-Unis)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329X94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</p>



<script src="https://donorbox.org/widget.js" paypalExpress="false"></script><iframe src="https://donorbox.org/embed/citizen4science" name="donorbox" allowpaymentrequest="allowpaymentrequest" seamless="seamless" frameborder="0" scrolling="no" height="900px" width="100%" style="max-width: 500px; min-width: 250px; max-height:none!important"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/mini-serie-un-meurtre-au-bout-du-monde-emma-corrin-hacke-lenigme-arctique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bientôt au cinéma : &#8216;Dalloway&#8217; : rate le coche entre clichés survolés et talents sous-exploités</title>
		<link>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-dalloway-rate-le-coche-entre-cliches-survoles-et-talents-sous-exploites/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-dalloway-rate-le-coche-entre-cliches-survoles-et-talents-sous-exploites/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 22:46:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chatbots]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=17282</guid>

					<description><![CDATA[Un casting cinq étoiles, un thème brûlant, un cinéaste talentueux… Dalloway promettait un thriller technologique audacieux. Mais ce huis clos]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un casting cinq étoiles, un thème brûlant, un cinéaste talentueux… Dalloway promettait un thriller technologique audacieux. Mais ce huis clos futuriste, adapté d’un roman, s’enlise dans une superficialité glacée, héritant des faiblesses de son matériau d’origine et laissant l’émotion sur le carreau.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : « <em>Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ?</em>« </p><div id="citiz-1404196970" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="DALLOWAY - Bande-annonce [Le 17 septembre au cinéma]" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/_Oy6fQZZCH4?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Attendu comme un bijou du thriller technologique, <em>Dalloway</em> réunissait tous les ingrédients pour briller : Yann Gozlan, cinéaste talentueux qui nous a offert le thriller haletant &lsquo;Boîte noire&rsquo;, un sujet d’actualité brûlante sur l’IA infiltrant nos vies, Cécile de France en tête d’affiche, et la voix iconique de Mylène Farmer pour incarner une intelligence artificielle. Présenté en avant-première à Cannes 2025, le film, adapté du roman <em>Les Fleurs de l’ombre</em> de Tatiana de Rosnay, s’effondre sous ses propres ambitions, reflétant les faiblesses du livre : manque d’originalité, recyclage de thèmes dystopiques, traitement superficiel des sujets psychologiques et technologiques. Le film livre un résultat lisse, prévisible et frustrant, qui effleure ses idées sans jamais les saisir. L’histoire nous plonge dans un institut high-tech où Clarissa, portée par une Cécile de France investie mais entravée par un scénario bancal, se heurte à Dalloway, une « assistante » IA vocale omniprésente incarnée par Mylène Farmer. La performance de cette dernières est frappante, progressant avec brio d’une bienveillance maternelle à une froideur menaçante. Cette capacité d&rsquo;expression saisissante aurait pu faire de l’IA une entité charnelle et envoûtante, mais le talent de Mylène Farmer est hélas sous-exploité, comme empêché de prendre de l&rsquo;ampleur pour tenter de le réduire à un simple effet narratif. C&rsquo;est assez symptomatique des problèmes du film. On pense avec regret au potentiel libéré sur ce thème de l&rsquo;IA vocale envahissante dans l&rsquo;excellent film <em>Her</em> qui transformait une voix (celle de Scarlett Johannson) en un personnage vibrant d’humanité et totalement incarné. Dalloway se contente donc de survoler sa thématique, accumulant les poncifs : surveillance totalitaire, perte de contrôle, manipulation technologique,&#8230; dans une superficialité presque caricaturale. Ce manque d’originalité, déjà reproché au roman de Rosnay pour son recyclage d’idées à la <em>1984</em> ou <em>Black Mirror</em> sans perspective neuve ou traitement émotionnel fort, plombe l’intrigue, qui s’enlise dans des sentiers battus. Les thèmes connexes, pourtant riches, sont à peine esquissés : l’éthique de l’IA, la dépendance à la tech, ou encore le versant psychiatrique avec la dépression, la paranoïa, ou le trouble bipolaire suggéré par la prise de lithium de Clarissa. Les thèmes nous sont jetés en pâture comme si on parcourait un catalogue sur papier glacé, sans être véritablement explorés. Malgré les efforts de Cécile de France, qui parvient à insuffler une humanité fragile à son personnage, l’émotion ne prend pas, noyée dans un récit trop policé, trop propre, qui refuse de plonger dans les abysses de ses réflexions. Yann Gozlan, pourtant maître dans l’art de la tension, semble perdu, hésitant entre thriller paranoïaque, fable dystopique et drame intimiste. En voulant tout embrasser, Dalloway ne touche rien. Les seconds rôles, fades et purement fonctionnels, n’apportent aucune densité. Les clichés s’accumulent des hackers à la base secrète de rebelles et aux complots technologiques sans jamais surprendre. La mise en scène, élégante mais sans aspérités, ne compense pas un scénario qui patine, incapable de transcender les faiblesses de son matériau littéraire. Dalloway échoue à donner une âme à son IA et à son récit. Cécile de France et Mylène Farmer méritaient mieux qu’un film qui promet une révolution mais ne murmure que des banalités. Dalloway ? Un <em>No way</em> sous forme de rendez-vous manqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="273" height="71" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/09/image-15.png" alt="" class="wp-image-17286"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&lsquo;Dalloway&rsquo; de Yann Gozlan- durée 1h50</em><br>avec Cécile de France, Mylène Farmer,  Anna Mouglalis, Lars Mikkelsen, Frédéric Pierrot<br><em>Sortie 17 septembre 2025</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329X94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</p>



<script src="https://donorbox.org/widget.js" paypalExpress="false"></script><iframe loading="lazy" src="https://donorbox.org/embed/citizen4science" name="donorbox" allowpaymentrequest="allowpaymentrequest" seamless="seamless" frameborder="0" scrolling="no" height="900px" width="100%" style="max-width: 500px; min-width: 250px; max-height:none!important"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/bientot-au-cinema-dalloway-rate-le-coche-entre-cliches-survoles-et-talents-sous-exploites/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Life on Mars » ? Oui et bientôt, affirme à nouveau Elon Musk, s&#8217;appuyant sur son bijou technologique SpaceX</title>
		<link>https://citizen4science.org/life-on-mars-oui-et-bientot-affirme-a-nouveau-elon-musk-sappuyant-sur-son-bijou-technologique-spacex/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/life-on-mars-oui-et-bientot-affirme-a-nouveau-elon-musk-sappuyant-sur-son-bijou-technologique-spacex/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2025 13:21:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Aérospatial]]></category>
		<category><![CDATA[Astrophysique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Elon Musk]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=16094</guid>

					<description><![CDATA[« Non, on va directement sur Mars. La Lune n&#8217;est qu&#8217;une distraction. La masse en orbite est la métrique clé, puis]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><em>« Non, on va directement sur Mars. La Lune n&rsquo;est qu&rsquo;une distraction. La masse en orbite est la métrique clé, puis la masse à la surface de Mars. La première doit être de l&rsquo;ordre de la mégatonne en orbite par an pour construire une colonie autonome sur Mars. »</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pensez que c&rsquo;est une citation d&rsquo;un roman de science-fiction ? Et bien pas du tout. C&rsquo;est une publication d&rsquo;Elon Musk pas plus tard qu&rsquo;avant-hier 3 janvier sur son réseau social X (ex-Twitter). Le milliardaire américain parlait de Starship, le vaisseau spatial réutilisable de sa société SpaceX qui a récemment changé la donne sur le transport spatial.<br>Il répondait à Peter Hague, astrophysicien et ingénieur informatique. Ce dernier considère que le débat sur le sujet oppose les partisans d&rsquo;un habitat humain soit martien soit spatial, et que la compétition entre les deux permet l&rsquo;accélération des deux « marchés » pour qu&rsquo;ils se concrétisent. Mais dans ce projet, il voit un écueil pour Starship, qui nécessite 6 ravitaillements pour se rendre sur Mars, il calcule ainsi que la charge du vaisseau sera constitué en masse de 69 % d&rsquo;oxygène liquide. Continuant son raisonnement, il rappelle que le régolithe lunaire contient 40 % d&rsquo;oxygène en masse et pourrait être un marché convoité par Elon Musk comme étape vers Mars.</p><div id="citiz-651463055" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://twitter.com/elonmusk/status/1875023335891026324
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On le voit, les réflexions sont concrètes. Et c&rsquo;est normal, le milliardaire voyant à un horizon de deux an le premier voyage de Starlink vers mars, certes reporté puisqu&rsquo;il l&rsquo;espérait pour 2024 il y a 4 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La conquête de Mars dans la science-fiction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elon Musk a récemment refixé publiquement son objectif martien très court-terme, ce qui n&rsquo;a pas échappé aux médias qui pour certains, laissent penser que le fantasque milliardaire est  un illuminé qui baigne dans la science-fiction. Pour les amateurs de ce pan très riche de la littérature, il n&rsquo;y a en effet pas de surprise dans le principe. De nombreux auteurs ont abordé la conquête de Mars, et on pense parmi eux au regretté américain Ben Bova, avec son roman « Colonie »  (1978), puis « Mars » (1992) premier tome de la série « Le Grand Tour » véritable saga en 15 volumes qui nous raconte la conquête des planètes du système solaire à commencer par la planète rouge. Nous, lecteurs assidus de longue date du genre, avons donc plutôt une impression de <em>déjà vu</em>, plutôt de déjà lu sur les défis techniques de ces voyages dans l&rsquo;espace et de ce que l&rsquo;on appelle la terraformation, à savoir rendre habitable une planète ou un satellite pour l&rsquo;humain. Mais la science-fiction c&rsquo;est aussi au cinéma, et plus nombreux sont ceux qui évoqueront des films comme par exemple l&rsquo;excellent « Total Recall » (1990) de Paul Verhoven avec Arnold Schwarzenegger : Mars y est un lieu de séjour pour les Terriens, via navette spatiale bien affrétée. Un film tissu du cultissime et génial auteur de science-fiction Philip K. Dick dont notre bibliothèque est pleine. Dans cette histoire, a terraformation de Mars a des objectifs inavouables. Or le plus souvent, la littérature en la matière évoque une nécessité de survie pour l&rsquo;humanité. Et c&rsquo;est bien là la motivation d&rsquo;Elon Musk. Remettons donc les pieds sur Terre pour du concret.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La conquête de Mars justifiée par la science ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quitter la Terre pour survivre est-il nécessaire ? La question est scientifiquement valide, tant notre planète est mal en point : chute de la biodiversité vitale avec disparition qui s&rsquo;accélère des espèces en lien avec le réchauffement climatique et la pollution, risques pandémiques, risques géopolitiques amenant l&rsquo;épée de Damoclès des guerres chimiques et nucléaires, ou encore, plus hypothétique, l&rsquo;impact d&rsquo;une météorite. Et pourquoi pas d&rsquo;une visite hostile d&rsquo;intelligences extra-terrestres. Complètement idiot les méchants aliens du type de ceux de « La guerre des mondes » (roman de H.G. Wells, 1998) ou justement « Mars Attacks! » (film de Tim Burton en 1996)  ? Scientifiquement non sur la base qu&rsquo;il est très probable que l&rsquo;univers soit peuplés de créatures extra-terrestres. L&rsquo;intérêt qu&rsquo;elles pourraient avoir pour notre planète au point de l&rsquo;attaquer semble toutefois discutable.  Ainsi, du point de vue rationnel et sur la base de l&rsquo;évaluation des risques, à la base de nombreux calculs en science, il paraît normal, pour assurer la survie de l&rsquo;humanité, de chercher à ne pas être « scotché » définitivement à notre fragile planète bleue.  L&rsquo;astrophysicien Peter Hague, on l&rsquo;a vu, semble l&rsquo;avoir intégré, passant au stade ultérieur du questionnement : habitat extra-terrestre spatial ou terraformation ? L&rsquo;un n&#8217;empêche pas l&rsquo;autre, mais on est évidemment plus avancé dans les stations spatiales habitables avec l&rsquo;expérience de la Station orbitale internationale (ISS), placée en orbite terrestre basse. Elle accueille des astronautes pour des résidences plus ou moins longues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">SpaceX : le planning pour coloniser Mars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet d&rsquo;Elon Musk est donc celui de la terraformation de Mars, pour y établir des colonies. Le but ultime est de rendre l&rsquo;humanité « multiplanétaire », dit-il, pour lui permettre de survivre. Comme nous l&rsquo;avons précédemment, pour lui continuer avec tous les œufs (les humains) dans le même sac (la Terre) n&rsquo;est scientifiquement pas raisonnable si l&rsquo;on ne veut pas que l&rsquo;humanité disparaisse. Le milliardaire a un objectif d&rsquo;établissements d&rsquo;une colonie humaine sur Mars de un million d&rsquo;habitants à l&rsquo;horizon 2050. Elle comporterait une ville évidemment totalement auto-suffisante. Pour y parvenir, Elon Musk prévoit donc des vols StarShip pour Mars non habités dans moins de 2 ans (2026). L&rsquo;enjeu technique dans ce cadre est de maîtriser l&rsquo;atterrissage automatique sur la planète rouge. Il prévoit une maîtrise de l&rsquo;exercice en deux ans, ce qui permettrait d&rsquo;envoyer une première mission StarShip sur mars dès 2028. Il restera alors une vingtaine d&rsquo;année pour atteindre l&rsquo;objectif de la construction de la ville martienne autonome. L&rsquo;investissement est énorme, avec notamment des milliers de vaisseaux StarShip dont les trajets s&rsquo;intensifient pour peupler la planète rouge à l&rsquo;horizon 2050. Il faudra aussi développer des technologies inédites en milieu lointain et hostile à la vie, en créant des dômes habitables sur Mars pour créer une atmosphère et autres conditions vivables pour les humains. Mais aussi, de façon essentielle : fabriquer du carburant pour permettre les vols Mars-Terre. Le modèle économique de SpaceX est bien sûr basé sur les vaisseaux spatiaux réutilisables, amenés à faire la navette comme le font les compagnies aériennes avec leurs avions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un billet Terre-Mars pour 100 000 dollars ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le patron de SpaceX a évoqué à l&rsquo;origine le prix d&rsquo;un million de dollars, il parle aujourd&rsquo;hui l&rsquo;espoir d&rsquo;un prix baissant progressivement, et au final drastiquement pour atteindre 500 000 dollars puis 100 à 200 000 dollars, et beaucoup moins encore si possible.  Il exprime la volonté d&rsquo;une réduction des tarifs au maximum, mais il n&rsquo;en maîtrise aujourd&rsquo;hui pas encore les paramètres qui dépendront du rythme de la mission et des avancées technologiques, notamment sur la fabrication du carburant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même « topo » pour la durée du voyage. Actuellement, il faudrait compter 6 à 8 mois pour le trajet sur la base de la technologie actuellement utilisée. Elle peut évoluer, et le devrait.  Elon Musk a évoqué la propulsion nucléaire ou encore les moteurs ioniques, qui pourraient radicalement changer la vitesse de propulsion et la durée des voyages. La charge utile du vaisseau est aussi un facteur qui influence la durée du parcours. Avec une charge utile maximale, Elon Musk pense à ce jour pouvoir permettre des trajets d&rsquo;une durée de moins de 3 mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté scientifique émet des doutes parfois virulents sur la faisabilité de ce projet. On mettra cela en regard de doutes de même nature et de scepticisme quand Elon Musk a annoncé que son vaisseau SpaceX serait réutilisable, et sous peu. Beaucoup de scientifiques n&rsquo;y croyaient pas et se moquaient de ses délais courts. Ils se sont complètement trompés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, <em>Life on Mars?</em>  Si vous aussi cela vous a mis la chanson de David Bowie dans la tête, voici une magnifique version de Keren Ann accompagnée d&rsquo;un quatuor à cordes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="ONE ON ONE: Keren Ann - Life On Mars April 9th, 2019 City Winery New York" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/7ih0FHWp4AM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration : Grok, IA générative développée par X (ex Twitter)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Illustration d&rsquo;en-tête : détail de la peinture « Le bain » (1903) de Tony Robert-Fleury &#8211; Ville de Grenoble © Musée de Grenoble &#8211; J.L. Lacroix &#8211; Sélection par le Musée des Arts Décoratifs </em><br>Crédit photos incluses dans l&rsquo;article : <em>Alain Girodet @ Musée </em>des Arts Décoratifs</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!.</em></p>



<script src="https://donorbox.org/widget.js" paypalExpress="false"></script><iframe loading="lazy" src="https://donorbox.org/embed/citizen4science" name="donorbox" allowpaymentrequest="allowpaymentrequest" seamless="seamless" frameborder="0" scrolling="no" height="900px" width="100%" style="max-width: 500px; min-width: 250px; max-height:none!important"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/life-on-mars-oui-et-bientot-affirme-a-nouveau-elon-musk-sappuyant-sur-son-bijou-technologique-spacex/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : « Alien : Romulus » : en toute franchise, l&#8217;exploitation d&#8217;un filon marketing</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-alien-romulus-en-toute-franchise-lexploitation-dun-filon-marketing/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/cinema-alien-romulus-en-toute-franchise-lexploitation-dun-filon-marketing/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 11:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=15558</guid>

					<description><![CDATA[Comme une série à bout de souffle : du réchauffé qui ne nous a pas impressionné Synopsis : « Alors qu’il]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Comme une série à bout de souffle : du réchauffé qui ne nous a pas impressionné  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : <em>« Alors qu’il entreprend des fouilles dans une station spatiale abandonnée, un groupe de jeunes voyageurs se retrouve confronté à la forme de vie la plus terrifiante de l&rsquo;univers… »</em></p><div id="citiz-337604276" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Alien : Romulus - Nouvelle bande-annonce (VOST) | 20th Century Studios" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/7y30g5K0s0U?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La recette Alien est connue, et il y a bien tous les ingrédients. Enfin, de notre point de vue de non spécialiste absolu, puisqu&rsquo;il faut l&rsquo;avouer, on s&rsquo;était arrêté aux quatre premiers films. Le premier <em>Alien, le huitième passager</em>  de Ridley Scott (1979) restera donc pour nous cultissime et vénéré. On avait l&rsquo;affiche dans sa chambre d&rsquo;ado, avec cet œuf aux couleurs et texture de satyre puant, le champignon ; excusez cette référence de mycologue en herbe à l&rsquo;époque. Avec la mention glaçante : « <em>Dans l&rsquo;espace, personne ne vous entend crier.</em> » L&rsquo;<em>Alien</em> inaugural, celui du huis clos, de l&rsquo;atmosphère sous haute tension, celui de la fantastique Sigourney Weaver dans le rôle de Ripley et de la scène où la bête s&rsquo;extirpe du regretté John Hurt (qui sera juste après <em>Elephant Man</em> de David Lynch (1980), et c&rsquo;est là la toute première fois que le Xénomorphe s&rsquo;extirpe d&rsquo;un humain ; pourtant c&rsquo;est un film où on ne voit quasiment rien du monstre jusqu&rsquo;à la fin, laissant la place à la suggestion, qui ouvre l&rsquo;imaginaire à toutes les horreurs, parfois bien pire que la réalité que l&rsquo;on nous montre à coups d&rsquo;effets spéciaux pour imprimer autant notre esprit que la pellicule. Pour les trois épisodes suivants de la saga, tournés sur une décennies à partir de 1986, on a la chance de garder Sigourney Weaver et de se voir succéder à la réalisation des pointures, dans l&rsquo;ordre James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet.  L&rsquo;auteur d&rsquo;origine Ridley Scott reprend la main pour les Alien 5 et 6 dans les années 2010, qu&rsquo;on n&rsquo;a donc pas vus.<br>La plongée directe dans l&rsquo;épisode 7, <em>Romulus</em>, était donc pleine d&rsquo;espoir, presque 30 ans après notre dernier passage en salle pour <em>Alien, la résurrection</em>. On espérait être surpris par la façon dont le réalisateur, l&rsquo;uruguayen Federico Alvarez, spécialiste des films d&rsquo;horreur, saurait de renouveler cette saga, et par les apports de la technologie du XXIe siècle. Or on a rien vu de bien original. Une atmosphère sombre à la<em> Blade Runner</em>, des gentils humains, un androïde déchiqueté pas gentil, et une mise en route un peu lente à notre goût. Le scénario est hyper classique, avec une forte impression de déjà-vu, qui oblitère tout effet de surprise. On nous sert du xénomorphe sous toutes les coutures, on en est presque blasé, de même que ses extirpations hors des humains qui ne nous font ni chaud ni froid. Le modèle de créature exposé à la fin du film sort bien du lot, mais encore une fois, ça ne casse pas des briques. L&rsquo;impression au final : <em>Romulus</em> aurait été très bien au format jeu vidéo. Une petite mention spéciale quand même pour David Jonsson, l&rsquo;acteur britannique qui incarne l&rsquo;androïde protecteur de l&rsquo;héroïne du film. Ses yeux au regards expressifs nous ont captivés, à défaut du reste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="77" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-14394"/></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Alien : Romulus » de Federico Alvarez</strong>, avec &nbsp;Cailee Spaeny, David Jonsson, Archie Renaux, Isabela Merced<br><strong> &#8211; durée 1h59- Sortie : 14/08/2024</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329X94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</p>



<script src="https://donorbox.org/widget.js" paypalExpress="false"></script><iframe loading="lazy" src="https://donorbox.org/embed/citizen4science" name="donorbox" allowpaymentrequest="allowpaymentrequest" seamless="seamless" frameborder="0" scrolling="no" height="900px" width="100%" style="max-width: 500px; min-width: 250px; max-height:none!important"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/cinema-alien-romulus-en-toute-franchise-lexploitation-dun-filon-marketing/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cinéma : « Le règne animal »,  l&#8217;émotion fantastique</title>
		<link>https://citizen4science.org/cinema-le-regne-animal-lemotion-fantastique/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/cinema-le-regne-animal-lemotion-fantastique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 14:26:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=13250</guid>

					<description><![CDATA[Un film original présenté en ouverture dans la catégorie « Un certain regard » au festival de Cannes, plein de sensibilité, de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Un film original présenté en ouverture dans la catégorie « Un certain regard » au festival de Cannes, plein de sensibilité, de paraboles et de mélange des genres, interprété magistralement par le jeune Paul Kircher et Romain Duris</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté au festival de Cannes 2023 en ouverture dans la sélection « <em>Un certain regard</em> » qui qualifie des films dont l&rsquo;approche est originale, il s&rsquo;agit du second long-métrage de Thomas Cailley, qui a connu un franc succès auprès du public et des professionnels (plusieurs Césars notamment) avec « <em>Les combattants</em> » il y a 10 ans. Ce dernier également été présenté au festival de Cannes, en 2014, pour la Quinzaine des réalisateurs. On y retrouve des thèmes du <em>Règne anima</em>l comme l&rsquo;instinct de survie, un monde peuplé de dangers un peu chaotique,  une relation forte entre les deux héros, le décor naturel de la région sud-ouest que connaît bien le réalisateur.</p><div id="citiz-2184784744" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à son premier film,  l&rsquo;intrigue du film <em>Le Règne animal</em> n&rsquo;a pas germé dans l&rsquo;esprit du réalisateur même s&rsquo;il en est co-scénariste avec Pauline Munier. C&rsquo;est cette dernière, scénariste, qui en avait écrit le scénario lorsqu&rsquo;elle était étudiante à la <em>Fémis</em> (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son), où elle a rencontré Thomas Cailley.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;intrigue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous débarquons dans un monde dystopique où sévit une vague de mutations qui transforment les humains en animaux. François (Romain Duris) accompagné de  son fils Émile, 16 ans  (Paul Kircher) quittent la capitale pour s&rsquo;installer dans le sud-ouest. L&rsquo;objectif : partir à la recherche de sa femme qui s&rsquo;est enfuie, frappée par le mal mystérieux. Ce déménagement sera un véritable voyage initiatique pour les deux héros,  à de multiples titres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LE RÈGNE ANIMAL Bande Annonce (2023) Adèle Exarchopoulos, Romain Duris" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/FghKN8z7qpA?feature=oembed&#038;enablejsapi=1&#038;origin=https://citizen4science.org" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Mélange de genres, mutations en tous genres</h2>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Le film est étrange et intrigant dès la scène introductive au milieu d&rsquo;un bouchon de voitures. Il va nous falloir du temps pour comprendre pourquoi le père et son fils s&#8217;embarquent  vers le sud-ouest, la situation sanitaire inquiétante, et enfin comprendre que c&rsquo;est directement leur famille qui est touchée.  Les quêtes des protagonistes se combinent parfaitement  à l&rsquo;enquête des spectateurs pour comprendre les tenants et aboutissants de ce que l&rsquo;on nous présente. Le fantastique se mêle ainsi au thriller, haletant, et le suspens est  maintenu à divers titres tout au long du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quêtes des personnages sont multiples. Ils cherchent Lana (respectivement femme et mère), mais ils se cherchent aussi eux-mêmes. D&rsquo;abord entre père et fils, tout au long du « voyage ». Pendant le film, on vivra simultanément la quête du père qui tente de renforcer le lien avec son fils, et celle du fils réciproquement.. Ils se cherchent dans la relation parent-enfant mais se cherchent aussi eux-mêmes,  leur raison d&rsquo;être. C&rsquo;est une quête existentielle, en plus de retrouver Lana. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le genre fantastique est bien servi par le film truffé d&rsquo;hommes et de femmes en cours de mutation vers différentes espèces animales. Le travail de création artistique est important. Les effets spéciaux sont réussis, pas racoleurs mais impressionnant pour l&rsquo;inventivité et surtout, strictement au service du récit et des émotions, plutôt qu&rsquo;une débauche de technologie. Il y a aussi un mélange de volonté de faire côtoyer des effets spéciaux basés sur la recherche de réalisme pour la plupart des personnages mutants et d&rsquo;autres qui semblent plus « bricolés » : c&rsquo;est le cas pour un homme-oiseau dont on suit la transformation avancée. Les nouveaux attributs aviaires apparaissant sur son corps ressemblent manifestement à des prothèses,  et le font visiblement souffrir, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des ailes ou de la formation d&rsquo;un  bec.<br>On pense bien sûr à mille références littéraires et cinématographiques, avec par exemple  les thèmes populaires du loup-garou,  du vampire, et pour la science fiction à H.G. Wells et son<em> Île du Docteur Moreau</em> truffée d&rsquo;hommes-bêtes issus d&rsquo;expérimentations médicales. Bien plus proche encore :  <em>La Mouche</em> de David Cronenberg, l&rsquo;histoire d&rsquo;une effrayante mutation d&rsquo;un chercheur généticien (interprété par Jeff Goldblum) qui accidentellement va intégrer le génome de l&rsquo;insecte. Et évidemment, Spiderman et autres héros Marvel issus de croisements monstrueux avec des animaux ou des matières&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mutations au propre et au figuré </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mutation au propre, c&rsquo;est la mutation génétique, inévitable via cette épidémie qui transforme contre le volonté des victimes. Elle a pour conséquence la transformation physique des personnes touchées, et on va l&rsquo;explorer particulièrement avec cet homme-oiseau dont on va suivre la transformation physique et mentale torturée, alors qu&rsquo;il est tout investi pour apprendre à voler. Ces mutations surviennent en toute conscience pour leurs victimes et l&rsquo;on va assister tout au long du film à celle naissante d&rsquo;Émile. Elle est d&rsquo;autant plus touchante qu&rsquo;elle télescope sa mutation d&rsquo;adolescent en homme, la contrarie à jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Evidemment, on confronte au premier chef l&rsquo;humain civilisé et l&rsquo;animal instinctif. Cela nous fait nous interroger sur la relation entre l&rsquo;homme et la nature, ce que l&rsquo;humain fait de cette nature. De façon sous-jacente, le film traite de la problématique écologique, de notre relation avec l&rsquo;environnement, de l&rsquo;avenir de la planète. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature est très présente et très puissante dans le film, avec les landes de Gascogne tour à tour lieu de recherche de François et Émile pour retrouver Lana,  refuge et terrain d&rsquo;apprentissage de l&rsquo;homme-oiseau, où il semble qu&rsquo;Émile finira, comme beaucoup d&rsquo;autres mutants. En effet une scène du film particulièrement forte nous montre une multitude d&rsquo;entre eux y vivant, parfois pourchassés par les hommes qui semblent  voir dans la grande forêt  un véritable terrain de chasse. L&rsquo;effroi gagne car si la transformation physique est là, les créatures ont gardé toute leur conscience humaine, rejetés pour cette faute : être différent.<br>Finalement se pose la question de la normalité. Elle est traitée de façon particulièrement  émotionnelle avec Émile, que l&rsquo;on voit subir puis accepter sa transformation inéluctable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Performance magistrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le règne anima</em>l est un film à a fois fantastique et très intimiste, porté par son duo d&rsquo;acteurs Paul Kircher et Romain Duris. Ce dernier est un comédien rodé qui n&rsquo;a rien à prouver. Il est très crédible dans son rôle de père à la fois protecteur envers son fils avec qui il cherche à renforcer le lien. En même temps, il est détruit par l&rsquo;absence de sa femme. C&rsquo;est un vrai héros, déterminé et persévérant dans ses recherches pour la retrouver. Il est romanesque, prêt à tout. L&rsquo;acteur incarne parfaitement l&rsquo;homme tourmenté mais plein d&rsquo;humanité.<br>Paul Kircher, 21 ans, est quant à lui époustouflant dans un rôle qui est un véritable défi d&rsquo;acteur. Son jeu reste sobre d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre et il parvient à nous faire vivre naturellement ses questionnements et sa transformation progressive vers l&rsquo;animal. L&rsquo;acteur dégage une puissance véritablement animale, qui déborde et la dernière partie du film  dans laquelle l&rsquo;appel de la nature où les comportements instinctifs prennent le dessus est impressionnant. On met bien évidemment cela sur le talent de l&rsquo;acteur, la transformation physique et les effets spéciaux restant minimalistes le concernant. On devine néanmoins un gros travail de préparation physique et comportementale pour susciter ce caractère animal si naturel  dans les postures, les mouvements, les mimiques et la voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N&rsquo;oublions pas la bande-son, essentielle, qui rend le retour à la nature omniprésent, en plus d&rsquo;images superbes des landes de Gascogne dans des lieux qui semblent inaccessibles : musique, cris d&rsquo;animaux ou de mutants nous emportent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réussite complète.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le règne animal, un film de Thomas Cailley, avec Romain Duris, Paul Kircher, Adèle Exarchopoulos, Tom Mercier &#8211; Date de sortie : 4 octobre 2023 &#8211; Durée : 2h08</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT </strong><em>de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</p>



<script src="https://donorbox.org/widget.js" paypalExpress="false"></script><iframe loading="lazy" src="https://donorbox.org/embed/citizen4science" name="donorbox" allowpaymentrequest="allowpaymentrequest" seamless="seamless" frameborder="0" scrolling="no" height="900px" width="100%" style="max-width: 500px; min-width: 250px; max-height:none!important"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/cinema-le-regne-animal-lemotion-fantastique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jeux dystopiques : comment les histoires contemporaines critiquent le capitalisme à travers une compétition mortelle</title>
		<link>https://citizen4science.org/jeux-dystopiques-comment-les-histoires-contemporaines-critiquent-le-capitalisme-a-travers-une-competition-mortelles/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/jeux-dystopiques-comment-les-histoires-contemporaines-critiquent-le-capitalisme-a-travers-une-competition-mortelles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 08:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Netflix]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=10593</guid>

					<description><![CDATA[par Tom Boland, Senior Lecturer in Sociology, University College Cork, Royaume-Uni Si nos cauchemars changent, qu&#8217;est-ce que cela nous apprend]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par <a href="http://research.ucc.ie/profiles/A024/tom.boland@ucc.ie">Tom Boland,</a> Senior Lecturer in Sociology, University College Cork, Royaume-Uni</em></p><div id="citiz-2285871072" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Si nos cauchemars changent, qu&rsquo;est-ce que cela nous apprend sur nos vies éveillées ? Les histoires dystopiques, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de romans, de films ou de jeux, ont souvent été considérées comme une réflexion pessimiste sur <a href="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0725513619888664">la direction que prend la société</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dystopies classiques offrent généralement la vision d&rsquo;un État totalitaire, doté d&rsquo;un appareil de répression et de propagande, par exemple 1984 de<a href="https://www.britannica.com/topic/Nineteen-Eighty-four"> George Orwell</a> ou <a href="https://www.britannica.com/topic/The-Handmaids-Tale-by-Atwood">The Handmaid&rsquo;s Tale</a> de Margaret Atwood. Au-delà de la menace extérieure d&rsquo;un contrôle autoritaire et violent, ces fictions offrent également des visions dystopiques de la manière dont les individus peuvent être corrompus, endoctrinés et transformés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces histoires répondent aux expériences du XXe siècle en matière d&rsquo;autoritarisme d&rsquo;État, du fascisme au stalinisme et au-delà. Compte tenu de cette histoire, il est compréhensible que les dystopies aient largement exprimé nos angoisses et nos craintes à l&rsquo;égard de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, au tournant du millénaire, les auteurs de dystopies se sont de plus en plus intéressés à la critique du capitalisme. Ces histoires présentent des mondes fictifs où les protagonistes s&rsquo;affrontent dans des <a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/17499755221143835">jeux</a> mortels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jeu de la vie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sous-genre de la dystopie met en scène des concours d&rsquo;élimination où il ne peut y avoir qu&rsquo;un seul gagnant. Les scénarios peuvent sembler extrêmes ou absurdes, mais sont des satires pertinentes de la vie dans un système capitaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeux de ces mondes dystopiques ont tendance à être atrocement cruels, la vie humaine étant souvent mise en jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir les protagonistes se débattre avec des défis stratégiques, endurer la douleur et la frustration, travailler ensemble ou s&rsquo;affaiblir mutuellement et arracher la victoire des mâchoires de la défaite nous rappelle <a href="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0038026117728620">nos propres luttes</a>. Cela nous rappelle que notre destin dépend souvent de nos performances dans la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si nous ne sommes pas en danger de mort, notre vie dépend de la compétition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les établissements d&rsquo;enseignement, nous nous efforçons d&rsquo;obtenir les meilleures notes. Sur le marché du travail, nous sommes en concurrence pour obtenir un emploi. Sur les réseaux sociaux, nous nous disputons l&rsquo;attention et l&rsquo;approbation. Même en amour et en amitié, il semble que le monde contemporain soit inondé de rivalités.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Hunger Games (2012 Movie) - Official Theatrical Trailer - Jennifer Lawrence &amp; Liam Hemsworth" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/mfmrPu43DF8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, il ne s&rsquo;agit pas de la nature humaine ou d&rsquo;une caractéristique commune à toutes les sociétés, mais du résultat d&rsquo;<a href="https://academic.oup.com/book/33788">un état d&rsquo;esprit ou d&rsquo;une culture hypercompétitive</a> cultivée sous le capitalisme contemporain. Essentiellement, ces visions de jeux dystopiques offrent une critique de l&rsquo;intensification du capitalisme, où chaque décision est prise en pensant d&rsquo;abord au marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dystopies exagèrent ce qu&rsquo;elles satirisent pour faire passer leur message &#8211; considérons deux des cas les plus populaires et les plus influents : <a href="https://www.jstor.org/stable/44987307">The Hunger Games</a> et <a href="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/10126902221107468">Squid Game</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se déroulant dans un régime autoritaire futuriste, les Hunger Games sont une opération de propagande sadique au cours de laquelle le « Capitole » oppose des adolescents  au rôle de « tribut », issus de districts assujettis dans un bain de sang télévisé. Le prix à gagner est une vie de luxe relatif, bien que les gagnants soient souvent traumatisés par leur propre victoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que farfelue, cette émission trouve un écho chez les jeunes, reflétant peut-être leurs expériences sur les médias sociaux ou même la tendance croissante de la télé-réalité comme moyen de <a href="https://pure.roehampton.ac.uk/portal/en/publications/celebrity-social-mobility-and-the-future-of-reality-tv-reprint">mobilité sociale</a>. Il reflète également le système capitaliste au sens large, où les riches deviennent plus riches et les pauvres restent pauvres ; la mobilité sociale n&rsquo;est possible que pour quelques élus, les exceptionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Squid Game dépeint un combat à mort orchestré par une organisation criminelle de l&rsquo;ombre, soutenue par des milliardaires, où les participants s&rsquo;affrontent dans des versions mortelles de jeux d&rsquo;enfants. Quatre cent cinquante-six personnes désespérées ou endettées de la Corée du Sud contemporaine sont incitées à participer, et une seule survivra. Ce scénario surréaliste reflète la crise de <a href="https://theconversation.com/squid-game-the-real-debt-crisis-shaking-south-korea-that-inspired-the-hit-tv-show-169401">l&rsquo;endettement personnel en Corée du Sud</a> et au-delà, ainsi que l&rsquo;éthique du jeu du gagnant dans le capitalisme contemporain.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Squid Game | Official Trailer | Netflix" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/oqxAJKy0ii4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chacun d&rsquo;eux, nous suivons des protagonistes qui sont souvent confrontés à de terribles dilemmes moraux alors qu&rsquo;ils se battent pour survivre. Nous compatissons à la lutte de Katniss Everdeen (Hunger Game) et l&rsquo;encourageons lorsqu&rsquo;elle forme des alliances avec des joueurs plus faibles. Nous soutenons l&rsquo;équipe de Seong Gi-Hun (Squid Game) dans une version mortelle du tir à la corde, mais devenons ambivalents lorsqu&rsquo;il utilise contre lui la mémoire défaillante d&rsquo;un concurrent plus âgé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Spectacles sanglants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est frappant de constater que ces deux concours sont un spectacle destiné à un public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Hunger Games sont la propagande télévisée d&rsquo;un régime totalitaire, tandis que des milliardaires sadiques regardent le Squid Game depuis une cabine. Cela joue sur la visibilité perpétuelle de la vie moderne sur les médias sociaux. Mais cela nous rend également complices en tant que <a href="https://dspace.allegheny.edu/handle/10456/48115">spectateurs qui aiment regarder</a> des concours sanglants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce drame, le jeu de l&rsquo;artifice et de l&rsquo;authenticité est un autre jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous voyons Katniss mettre en scène une histoire d&rsquo;amour pour assurer sa survie. Seong Gi-Hun finit par se rendre compte que son allié apparent dans le Jeu du Calmar, l&rsquo;homme plus âgé qu&rsquo;il a utilisé, est en fait (alerte spoiler) l&rsquo;un des organisateurs de ce tournoi de tourmente. Ce jeu, plein de mensonges et de suspicions, au sein de ces spectacles, pourrait bien refléter nos propres luttes avec la <a href="https://www.mdpi.com/1660-4601/19/16/9808">gestion constante des impressions</a> au milieu de la visibilité compulsive des réseaux sociaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Squid Game: The Challenge | Announcement | Netflix" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/0JCq_hmNhJs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces visions dystopiques soient extrêmement sombres, elles constituent des avertissements sur la direction que prend la société ou des analyses de dynamiques qui vont dominer notre monde mais ne sont pas inévitables. Il est intéressant de noter que la popularité du Squid Game l&rsquo;a conduit à être adapté en jeu télévisé où <em>« 456 joueurs s&rsquo;affronteront pour gagner la récompense de 4,56 millions de dollars qui changera leur vie »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces histoires dystopiques sont toutefois porteuses d&rsquo;espoir. La capacité des protagonistes à jouer à ces jeux par la coopération plutôt que par la compétition, par l&rsquo;attention plutôt que par la cruauté, offre un contrepoint utopique ; un contrepoint que nous pourrions suivre dans nos propres vies. Refuser de jouer le jeu ou le jouer différemment n&rsquo;est pas un geste anodin, nos vies et notre avenir en dépendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Texte paru initialement en anglais dans </em><a href="https://theconversation.com/">The Conversation</a><em>, traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, cet article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Nous autorisons la reproduction avec les crédits appropriés : « Citizen4Science/Science infuse » pour la version française avec un lien vers la présente page.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uSQckgvfVf"><a href="https://citizen4science.org/voyage-en-uchronie-ou-les-possibles-du-passe/">Voyage en uchronie, ou les possibles du passé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Voyage en uchronie, ou les possibles du passé » &#8212;  SCIENCE INFUSE site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/voyage-en-uchronie-ou-les-possibles-du-passe/embed/#?secret=Eld9X9m5Fm#?secret=uSQckgvfVf" data-secret="uSQckgvfVf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4e9AJ1iYUR"><a href="https://citizen4science.org/critique-serie-televisee-les-papillons-noirs/">Critique série télévisée : &lsquo;Les papillons noirs&rsquo;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Critique série télévisée : &lsquo;Les papillons noirs&rsquo; » &#8212;  SCIENCE INFUSE site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/critique-serie-televisee-les-papillons-noirs/embed/#?secret=kTLetFEYZY#?secret=4e9AJ1iYUR" data-secret="4e9AJ1iYUR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5jv8NXh47A"><a href="https://citizen4science.org/la-science-de-lapnee-comment-kate-winslet-a-t-elle-pu-rester-sous-leau-pendant-plus-de-7-minutes-dans-avatar-2/">Science de l&rsquo;apnée : Comment Kate Winslet a-t-elle pu rester sous l&rsquo;eau pendant plus de 7 minutes dans Avatar 2 ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Science de l&rsquo;apnée : Comment Kate Winslet a-t-elle pu rester sous l&rsquo;eau pendant plus de 7 minutes dans Avatar 2 ? » &#8212;  SCIENCE INFUSE site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/la-science-de-lapnee-comment-kate-winslet-a-t-elle-pu-rester-sous-leau-pendant-plus-de-7-minutes-dans-avatar-2/embed/#?secret=BWbhFYDa2J#?secret=5jv8NXh47A" data-secret="5jv8NXh47A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qKddUp3v4y"><a href="https://citizen4science.org/comment-edgar-allan-poe-est-devenu-la-coqueluche-des-calomnies-et-des-incompris/">Comment Edgar Allan Poe est devenu la coqueluche des calomniés et des incompris</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Edgar Allan Poe est devenu la coqueluche des calomniés et des incompris » &#8212;  SCIENCE INFUSE site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/comment-edgar-allan-poe-est-devenu-la-coqueluche-des-calomnies-et-des-incompris/embed/#?secret=GBUOuTSeWo#?secret=qKddUp3v4y" data-secret="qKddUp3v4y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gFCvruEhOg"><a href="https://citizen4science.org/gollum-du-seigneur-des-anneaux-aurait-il-ete-condamne-a-de-la-prison-ferme-par-la-justice-francaise/">Gollum (« Le Seigneur des anneaux ») aurait-il été condamné à de la prison ferme par la justice française ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gollum (« Le Seigneur des anneaux ») aurait-il été condamné à de la prison ferme par la justice française ? » &#8212;  SCIENCE INFUSE site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/gollum-du-seigneur-des-anneaux-aurait-il-ete-condamne-a-de-la-prison-ferme-par-la-justice-francaise/embed/#?secret=JDMlXiLwOP#?secret=gFCvruEhOg" data-secret="gFCvruEhOg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C4NkHF27dX"><a href="https://citizen4science.org/critique-de-film-le-pinocchio-de-guillermo-del-toro/">Critique de film : le &lsquo;Pinocchio&rsquo; de Guillermo del Toro</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Critique de film : le &lsquo;Pinocchio&rsquo; de Guillermo del Toro » &#8212;  SCIENCE INFUSE site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/critique-de-film-le-pinocchio-de-guillermo-del-toro/embed/#?secret=JUTCdUKp75#?secret=C4NkHF27dX" data-secret="C4NkHF27dX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres coût nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs uniquement pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</p>



<iframe id="haWidget" allowtransparency="true" src="https://www.helloasso.com/associations/citizen4science/formulaires/1/widget-bouton" style="width:100%;height:70px;border:none;"></iframe><div style="width:100%;text-align:center;">Propulsé par <a href="https://www.helloasso.com" rel="nofollow">HelloAsso</a></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/jeux-dystopiques-comment-les-histoires-contemporaines-critiquent-le-capitalisme-a-travers-une-competition-mortelles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Voyage en uchronie, ou les possibles du passé</title>
		<link>https://citizen4science.org/voyage-en-uchronie-ou-les-possibles-du-passe/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/voyage-en-uchronie-ou-les-possibles-du-passe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 13:53:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Imaginaire]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Multivers]]></category>
		<category><![CDATA[Physique quantique]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Simulation]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Uchronie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=9593</guid>

					<description><![CDATA[par Marc Porée, Professeur émérite de littérature anglaise, École normale supérieure (ENS) – PSL Le dernier prix Goncourt, Vivre vite,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>par <strong><a href="https://aoc.media/auteur/marc-poree/">Marc Porée</a></strong>, Professeur émérite de littérature anglaise, École normale supérieure (ENS) – PSL</em></p><div id="citiz-2879250526" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier prix Goncourt, <em>Vivre vite</em>, de Brigitte Giraud, consacre l’actualité de la notion d’uchronie en littérature. En une série de courts chapitres précédés de la mention «&nbsp;Si&nbsp;?&nbsp;» – «&nbsp;Si je n’avais pas voulu vendre l’appartement&nbsp;?&nbsp;» «&nbsp;Si mon grand-père ne s’était pas suicidé&nbsp;?&nbsp;» «&nbsp;Si je n’avais pas visité cette maison&nbsp;?&nbsp;», «&nbsp;Si je n’avais pas téléphoné à ma mère&nbsp;?&nbsp;», son récit revient sur les circonstances de la mort de l’homme qu’elle aimait, tué le 22&nbsp;juin 1999 dans un accident de moto. Si, si… En rendant le procédé systématique, l’autrice toujours endeuillée s’offre, sans en être tout à fait dupe, la consolation de la fiction. Celle-ci revêt l’apparence d’une réalité alternative, ou contrefactuelle&nbsp;: dans un monde parallèle au nôtre, son «&nbsp;Claude&nbsp;» n’aurait pas trouvé la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quid de l’uchronie, donc&nbsp;? On ne connaît peut-être pas le mot, mixte barbare de <em>chronos</em>, pour le temps, et d’<em>ou</em>, préfixe négatif, le tout désignant un non-temps, de la même façon que l’utopie renvoie, elle, à un non-espace. Mais la chose nous est familière. En témoignent deux exemples empruntés à la culture pop. Au cinéma, <em>Back to the Future</em>/<em>Retour vers le futur</em> (1985), de Robert Zemeckis, fait œuvre de pionnier. Dans les années&nbsp;80, Marty Mcfly, adolescent désoeuvré, fait la connaissance du docteur Emmett Brown, l’inventeur d’une drôle de machine à remonter le temps. À la suite de diverses péripéties, le garçon revient à l’époque où ses (futurs) parents allaient se connaître, en novembre 1955, soit trente ans plus tôt. On assiste à ses tentatives maladroites de changer le cours des choses, avant de le voir opérer un «&nbsp;retour vers le futur&nbsp;», toujours plus problématique à mesure que la trilogie se déploiera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De prime abord, le titre du juke-box musical <em>&amp; Juliet</em> (2019), semble, lui, concrétiser le triomphe de la cancel culture. Roméo est évincé du couple mythique formé par les amants de Vérone, au profit de la seule Juliette. Shakespeare s’est rangé aux arguments de son épouse, la féministe Anne Hathaway. Sur scène, la tragédie va bifurquer du côté de la comédie au moment où l’héroïne ne s’ôte pas la vie dans la crypte. Elle devient une jeune femme émancipée, Roméo finit par revenir d’entre les morts, et le couple de chanter à gorge déployée sur des airs de Jon Bon Jovi, Britney Spears, Céline Dion, Katie Perry, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Les possibles du passé&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’uchronie est au passé ce que la science-fiction est à l’avenir&nbsp;: la seconde anticipe, là où la première se met en quête de ce qu’on appellera, à la suite de Pierre Bayard, les «&nbsp;possibles du passé&nbsp;». Avec son dernier ouvrage, <em>Et si les Beatles n’étaient pas nés&nbsp;?</em> (2022), le critique prend un malin plaisir à se faire contrefactuel. Sans les Scarabées de Liverpool, les Kinks auraient pris toute la lumière&nbsp;; en l’absence de Proust, toute une génération d’écrivains, dont Anatole France était la figure de proue, se serait durablement imposée, et l’histoire littéraire aurait <a href="https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Proust-prix-Goncourt">aujourd’hui un autre visage</a>. Idem pour Marx, Freud et Kafka.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Yesterday - Bande-Annonce VF [Au cinéma le 3 juillet]" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/tRcOwHy1gmg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Le film ‘Yesterday’ de Danny Boyle (2019) imagine un monde qui n&rsquo;aurait jamais connu les Beatles.</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa démarche éprise de «&nbsp;paradoxes critiques&nbsp;», Bayard joue les provocateurs&nbsp;: «&nbsp;On n’arrête pas d’encenser les chefs-d’œuvre sans prendre la mesure des dégâts qu’ils provoquent&nbsp;». Et de prendre la défense d’œuvres injustement évincées du système de valeurs dominant, en rêvant pour elles d’«&nbsp;un monde alternatif plus accueillant.&nbsp;» On connaît la propension d’un Bayard mi-figue, mi-raisin, à vouloir «&nbsp;corriger les hiérarchies souvent contestables de la postérité littéraire et artistique&nbsp;», quand ce n’est pas à vanter les bienfaits qu’il y aurait à réattribuer les œuvres, à faire, par exemple, de Kafka l’auteur de <em>L’Etranger</em> ou de Tolstoï le créateur de <em>Autant en emporte le vent</em> (<em>Et si les œuvres changeaient d’auteur&nbsp;?</em>, Minuit, 2010). Son mérite principal, cependant, est de nous rappeler que la prise en compte de ce qui ne s’est pas passé, ou de ce qui aurait pu se passer autrement, relève bel et bien d’un mode de cognition en bonne et due forme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a longtemps que les historiens <a href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/histoire-et-geopolitique/histoire/et-si-on-refaisait-lhistoire-_9782738126375.php">ont retenu la leçon</a>. À force de se pencher, entre autres choses, sur le sort des batailles, ils en sont venus à s’interroger. Et si Napoléon avait vaincu à Waterloo&nbsp;?&nbsp;; et si les Confédérés avaient remporté le conflit contre leurs frères du Nord&nbsp;?&nbsp;; et si les nazis n’avaient pas perdu la Seconde guerre mondiale&nbsp;? Ils ruminent depuis longtemps, aussi, la longue portée de la pensée de Pascal&nbsp;: «&nbsp;Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, la face du monde aurait changé.&nbsp;» Même si le philosophe consacre son fragment à la «&nbsp;Vanité&nbsp;» et aux causes et conséquences de l’amour, sa réflexion porte en germe la notion d’alternative à l’histoire officielle racontée par les manuels. Ici, la disproportion entre un détail anatomique et les conséquences géopolitiques, à l’échelle de Rome, du choix amoureux fait par Marc-Antoine, est à ce point spectaculaire qu’elle interpelle l’historien (tout comme elle frappe l’imagination). Rien d’étonnant, donc, qu’on doive à un spécialiste de l’histoire des religions, <a href="https://journals.openedition.org/elh/585">Charles Renouvier</a> (1815-1903), la paternité du néologisme «&nbsp;Uchronia&nbsp;». Pour la circonstance, le philosophe se fit romancier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Anti-déterminisme de Renouvier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de tel qu’une fiction, censément écrite par un obscur moine du XVI siècle, pour faire passer <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k833574.texteImage">un propos ambitieux</a>, parfaitement résumé par un titre à rallonge&nbsp;: <em>Uchronie (l’Utopie dans l’histoire), Esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu’il n’a pas été, tel qu’il aurait pu être</em>. Et d’imaginer, vers la fin du règne de Marc Aurèle, une ligne de divergence–«&nbsp;point de scission&nbsp;» est l’expression de Renouvier –, à partir de laquelle le christianisme ne serait pas devenu religion d’État, et aurait même été bouté hors des frontières romaines, vers l’Est. Ainsi l’Occident aurait-il pu faire l’économie de guerres de religion sanguinaires autant que multiséculaires…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partisan convaincu de la laïcité avant la lettre, le penseur républicain – nous sommes en 1876 – aura eu besoin de l’uchronie pour donner du corps à sa conviction profonde&nbsp;: le libre arbitre doit s’imposer dans la gestion des affaires humaines. Son récit a beau être «&nbsp;chimériquement défectueux&nbsp;», il fait œuvre «&nbsp;utile&nbsp;», en réclamant à cor et à cri «&nbsp;le droit d’introduire dans la série effective des faits de l’histoire un certain nombre de déterminations différentes de celles qui se sont produites.&nbsp;» Machine de guerre contre la religion, son uchronie est surtout un anti-déterminisme, une mise en demeure «&nbsp;adressée aux partisans nouveaux, sérieux, trop peu résolus peut-être, d’une liberté humaine, réelle dans le passé qu’elle a fait et qu’elle aurait pu ne pas faire, et grosse d’un immense avenir, dont sa propre affirmation doit être le point capital.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-34.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="541" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-34.png" alt="" class="wp-image-9594" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-34.png 720w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/12/image-34-300x225.png 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a><figcaption><em>Portrait de Charles Renouvier par Henri Bouchet-Doumenq, 1889. Détail. Source : Wikipédia</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Imaginer des mouvements de bascule</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De l’ouvrage de Renouvier, les auteurs d’uchronies fictives retiendront la composante civilisationnelle. Tant qu’à faire, autant que les lignes de divergence débouchent sur des mouvements de bascule géopolitique de très grande ampleur. C’est l’audacieuse ligne de conduite adoptée par Laurent Binet, dans <em>Civilizations</em> (2019), ou par les <em>Chroniques des années noires</em> (2002) de Kim Stanley Robinson. Plus classiquement, la réécriture s’envisage aussi à partir de la destinée d’un «&nbsp;grand&nbsp;» homme. Stephen King tente ainsi de prévenir l’assassinat de Kennedy (22/11/63, 2011). La même année, <em>Rêves de gloire</em>, de Roland C. Wagner, spécule sur le destin d’une Algérie évoluant «&nbsp;très différemment&nbsp;» à partir de l’assassinat du général de Gaulle, en octobre 1960. <em>Le complot contre l’Amérique</em> (2004), de Philip Roth imagine un Roosevelt battu aux élections présidentielles de 1940 par Charles Lindbergh, l’aviateur devenu homme politique antisémite et fascisant. Eric Emmanuel Schmidt romance la double vie, contrefactuelle et réelle, d’Adolf Hitler, à partir d’une hypothèse a priori simple&nbsp;: et si le peintre du dimanche n’avait pas raté le concours d’entrée à l’École des Beaux-Arts de Vienne&nbsp;? (<em>La part de l’autre</em>, 2001). Pour sa part, George Steiner avait mis en scène la capture, au fond de la jungle amazonienne, d’un Hitler nonagénaire, dans le controversé <em>Le Transport d’A.H</em>. (1981).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Explorer d’autres chemins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est souvent que les romanciers imaginent le pire, donnant ainsi à penser qu’uchronie et dystopie ont partie liée. «&nbsp;Et si les nazis étaient devenus les maîtres du monde&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;: tel est sans conteste le scénario le <a href="https://www.lepoint.fr/pop-culture/si-les-nazis-avaient-gagne-la-guerre-6-uchronies-incontournables-30-10-2017-2168543_2920.php">plus répandu en fiction à ce jour</a>. D’authentiques chefs-d’œuvre, dont <em>Le Maître du Haut château</em> (1962), de Philip K. Dick, y côtoient des dizaines de romans animés par le même souci&nbsp;: refaire l’histoire pour mieux comprendre ce à quoi nous avons échappé. De fait, <a href="https://bourgoisediteur.fr/catalogue/la-fleche-du-temps/">inverser la flèche du temps</a>, pour en remonter le mécanisme autrement, c’est chercher à le «&nbsp;réparer&nbsp;»&nbsp;: et si le non temps de l’uchronie était, en définitive, un «&nbsp;bon&nbsp;» ou «&nbsp;meilleur&nbsp;» temps (préfixe <em>eu</em>, en lieu et place de <em>ou</em>)&nbsp;? C’est aussi refuser l’idée reçue selon laquelle il n’y aurait qu’une manière d’écrire l’histoire – celle que signent les vainqueurs –, et, de fil en aiguille, qu’une pensée («&nbsp;unique&nbsp;»), qu’un système économique (le capitalisme néo-libéral), etc. Cela revient, de facto, à s’inscrire en faux contre la tristement célèbre formule thatchérienne&nbsp;: <em>There Is No Alternative</em>. D’autres chemins existent. À condition qu’ils ne croisent pas la route des «&nbsp;faits alternatifs&nbsp;» forgés en son temps par l’Administration Trump. Nous parlons ici de fiction, pas de mensonges caractérisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de prométhéen, mais aussi d’enfantin, à vouloir contredire l’histoire de la sorte. L’enfant, ce potentiel «&nbsp;pervers polymorphe&nbsp;» dont parle Freud, déteste les contraintes tout comme il a plaisir à nier les évidences. Le romancier, mais il en va de même des cinéastes tel Quentin Tarantino et son iconoclaste <em>Inglourious Basterds</em> (2009), lui ressemble quand il cherche à prendre sa revanche sur le monde des adultes et les grands malheurs, historico-politiques, que ces derniers s’ingénient à propager. En récusant le principe de réalité, il se crée un espace de jeu. Tantôt, il joue à se faire peur&nbsp;: «&nbsp;C’est la peur qui préside à ces Mémoires, une peur perpétuelle. Certes, il n’y a pas d’enfance sans terreur, mais tout de même&nbsp;: aurais-je été si craintif si nous n’avions pas eu Lindbergh pour Président ou si je n’étais pas né dans une famille juive&nbsp;?&nbsp;» (<em>Le complot contre l’Amérique</em>). Tantôt, il joue tout court, à l’image d’un Salman Rushdie nous offrant, avec les accents orphiques de <em>La terre sous ses pieds</em> (1999), une réjouissante fable postcoloniale, dans laquelle il réécrit l’histoire du rock &amp; roll. Non, le rock n’est pas né en Occident, mais en Orient, sur le sol indien. Au passage, «&nbsp;Pretty Woman&nbsp;», de Roy Orbinson, est réattribué aux Kinks. Mais c’est presque un détail d’une histoire qui voit Kennedy périr assassiné, mais aux côtés de son frère Robert, et pas à Dallas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et si le Nobel…&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’irrévérence de Rushdie nous ramène à ses <em>Versets sataniques</em> (1988). L’un des personnages du roman y remontait en songe aux origines de la constitution du Coran, à la recherche d’une ligne de divergence&nbsp;: le moment où Satan se serait substitué à l’Ange de la Récitation, pour souffler au prophète des sourates controversées, récusées par la suite. Hérésie&nbsp;! protestent les théologiens d’un Islam rigoriste, qui nient l’existence d’une telle ligne de faille. Possible narratif&nbsp;! s’écrie le romancier naturellement sceptique. Dialogue de sourds, assurément&nbsp;: Rushdie aura payé un lourd tribut, et encore tout dernièrement, à cette «&nbsp;divergence&nbsp;» condamnée par les islamistes purs et durs. Dans son dernier recueil d’essais, <em>Langages de vérité 2003-2020</em>&nbsp;(Actes Sud, 2022), il persiste pourtant à rappeler qu’une des modalités du «&nbsp;Et si&nbsp;?&nbsp;» prend naissance dans les contes arabes des <em>Mille et une nuits</em>, où il est loisible de poser simultanément une chose et son contraire, anticipant en cela sur les possibilités spatio-temporelles infinies <a href="https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782070138975-le-chat-de-schrodinger-philippe-forest/">offertes par la physique quantique</a>. L’équivalent arabe de la formule «&nbsp;Il était une fois&nbsp;» est <em>kan ya ma kan</em>, que l’on peut traduire par «&nbsp;C’était ainsi, ce n’était pas ainsi.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des si, on mettrait Paris en bouteille, entend-on souvent dire. Loin de mettre la littérature de fiction en bouteille, la multiplication des «&nbsp;Et si&nbsp;?&nbsp;» la libère de la Bastille dans laquelle certains voudraient la garder prisonnière. Et si, à la date du 6&nbsp;octobre 2022, le jury du Nobel avait décidé de faire coup double, en attribuant avant tout le prix à Annie Ernaux, mais aussi à Salman Rushdie&nbsp;? Ou serait-ce que certains “possibles du passé” sont moins possibles que d’autres&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête : image inspirée d&rsquo;une scène du film de Robert Zemeckis &lsquo;Retour vers le futur&rsquo; (Back to the Future) &#8211; 1985</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Aq1IFtr2wZ"><a href="https://citizen4science.org/quest-ce-que-lintrication-quantique-un-physicien-explique-la-science-de-laction-etrange-a-distance-deinstein/">Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;intrication quantique ? Un physicien explique la science de « l&rsquo;action étrange à distance » d&rsquo;Einstein</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;intrication quantique ? Un physicien explique la science de « l&rsquo;action étrange à distance » d&rsquo;Einstein » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/quest-ce-que-lintrication-quantique-un-physicien-explique-la-science-de-laction-etrange-a-distance-deinstein/embed/#?secret=fYoNjLmxZu#?secret=Aq1IFtr2wZ" data-secret="Aq1IFtr2wZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Texte paru initialement dans <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!<em></em></p>



<iframe id="haWidget" allowtransparency="true" src="https://www.helloasso.com/associations/citizen4science/formulaires/1/widget-bouton" style="width:100%;height:70px;border:none;"></iframe><div style="width:100%;text-align:center;">Propulsé par <a href="https://www.helloasso.com" rel="nofollow">HelloAsso</a></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/voyage-en-uchronie-ou-les-possibles-du-passe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
