<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>CNRS Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
	<atom:link href="https://citizen4science.org/category/cnrs/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://citizen4science.org/category/cnrs/</link>
	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
	<lastBuildDate>Sun, 26 Jan 2025 13:59:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/cropped-favicon-256x256-1-32x32.png</url>
	<title>CNRS Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
	<link>https://citizen4science.org/category/cnrs/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>« HelloQuitteX » : une opération de militantisme politique au cœur du CNRS</title>
		<link>https://citizen4science.org/helloquittex-une-operation-de-militantisme-politique-au-coeur-du-cnrs/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/helloquittex-une-operation-de-militantisme-politique-au-coeur-du-cnrs/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 16:44:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Elon Musk]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[RGPD]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=16147</guid>

					<description><![CDATA[Des chercheurs de l&#8217;établissement public ont créé une application pour quitter le réseau social X (ex-Twitter) en emportant ses suiveurs]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Des chercheurs de l&rsquo;établissement public ont créé une application pour quitter le réseau social X (ex-Twitter) en emportant ses suiveurs (followers) le jour de l&rsquo;investiture de Donald Trump, à grand renfort de publicité et de soutiens politiques et médiatiques ; une dérive symptomatique du dévoiement de la science au sein des institutions </h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau social X, anciennement Twitter, est considéré comme le lieu d&rsquo;expression de son propriétaire Elon Musk qui a activement soutenu la campagne présidentielle de Donald Trump. Depuis son arrivée, beaucoup envisagent de quitter le réseau à cause de ses orientations politiques marquées à droite : Musk est clairement un libertarien. Or les réseaux alternatifs sont à la traîne en termes d&rsquo;activité et d&rsquo;audience, et donc d&rsquo;attractivité. Partir, c&rsquo;est abandonner l&rsquo;audience qu&rsquo;on a construit sur Twitter puis X sans garantie de pouvoir reconstituer cela ailleurs. Sauf si on récupère ses archives avec la liste des comptes qui nous suiveurs (followers) et ceux que l&rsquo;on suit. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est BlueSky qui fait figure, après Mastodon, d&rsquo;alternative potentielle à X. Un « <em>Ciel bleu</em> » qui symbolise l&rsquo;herbe plus verte ailleurs. Quoi qu&rsquo;il en soit, quitter X, c&rsquo;est un acte personnel et dans le contexte décrit, souvent un acte politique. Si on fabrique et qu&rsquo;on met à la disposition de tous un outil de départ en masse de X, qui plus est le jour de l&rsquo;arrivée d&rsquo;un nouveau président, c&rsquo;est un acte de militantisme politique fort.</p><div id="citiz-1199493992" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Un site internet abrité par le CNRS aux mentions non légales et confuses</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le site de l&rsquo;initiative interroge sur bien des aspects. Tout d&rsquo;abord, le détournement à des fins politiques du nom et du logo de Hello Kitty. Est-ce légal ? Rien n&rsquo;est moins sûr, s&rsquo;agissant de marques et modèles déposés donc avec un usage protégé. On peut se demander si on ne tombe pas sous le coup du délit de contrefaçon. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mentions légales du site, comme leur nom l&rsquo;indique, doivent répondre à des requis d&rsquo;information obligatoires, définis par la loi sur la confiance en l&rsquo;économie numérique, qui fixe des règles de transparence et de responsabilités des éditeurs de site. Il ne s&rsquo;agit pas de prose libre ou publicitaire. Or ici, les « mentions légales » sont une sorte de publi-rédactionnel qui commence par « <em>HelloQuitteX est un mouvement transpartisan et apolitique dont l’objectif est de permettre aux citoyens de se réapproprier des espaces numériques compatibles avec des démocraties fonctionnelles. »</em>  Comme s&rsquo;il suffisait de l&rsquo;écrire pour que ce soit vrai. On l&rsquo;a vu, l&rsquo;initiative est clairement politique. On semble ici vouloir faire passer des opinions pour des faits&#8230; Or, un « Code de conduite » proposé par l&rsquo;initiative affirme pourtant que nul ne s&rsquo;adonnera à confondre faits et opinions en participant à HelloQuitteX.<br>Les « mentions légales » se contentent d&rsquo;énumérer de personnes et organisations comme étant fondatrices et/ou porteuses du projet.<br>On a essentiellement ici des informations non requises. La seule mention pertinente est le nom et l&rsquo;adresse de l&rsquo;hébergeur du site. L&rsquo;information essentielle manquante, rendant ces mentions légales illégales, est le nom du directeur de la publication, personne physique qui doit être désignée et est une exigence légale, avec un moyen de contact. Ce n&rsquo;est pas anodin, le directeur de la publication endossant la responsabilité légale de tous les contenus du site. Ses coordonnées affichées doivent permettre aux internautes de se renseigner sur tous les aspects du site.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le RGPD, règlement sur la protection des données, aux oubliettes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre problème concernant la légalité du site HelloQuitteX : les « mentions légales » affirme qu&rsquo;aucune donnée personnelle d&rsquo;internaute n&rsquo;est collectée, pour justifier à l&rsquo;évidence la mise en place des mesures nécessaires en lien avec le RGPD relatif au traitement des données à caractère personnel. O le site offre la possibilité de s&rsquo;inscrire à une newsletter avec une adresse e-mail&#8230;  Viens ensuite le « gros morceau » : en s&rsquo;inscrivant à l&rsquo;application de portabilité, on autorise l&rsquo;application à accéder à son compte du réseau social X. Elle propose même de pré-publier une publication sur X au nom du compte de l&rsquo;internaute pour faire la publicité de HelloQuitteX auprès de son propre réseau. Quant aux archives que l&rsquo;application récupère, que deviennent tous ces fichiers « siphonnés » par l&rsquo;application, quel est leur traitement ? C&rsquo;est pour l&rsquo;internaute, une grosse boîte noire. De quoi faire bondir tout juriste spécialiste du traitement des données et du RGPD.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Initiative politique financée et promue par l&rsquo;argent public destiné à la recherche scientifique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On notera en revanche la mention claire que le projet est construit sur « <em>la plateforme de portabilité ouverte de l’Institut des Systèmes Complexes de Paris IdF (CNRS)</em>« . D&rsquo;ailleurs, le logo du CNRS (redessiné par les créateurs du site comme le montre notre image d&rsquo;en-tête) apparaissait. Il a été retiré à l&rsquo;heure où nous publions cet article. Il faut dire que des chercheurs du CNRS, outrés par l&rsquo;initiative, ont râlé comme l&rsquo;anthropologue Florence Bergeaud-Blacker. Le 21 janvier au soir, elle écrivait sur le réseau social X, copie d&rsquo;écran du site à l&rsquo;appui : « <em>A cette heure le logo du CNRS est toujours en ligne sur le site de boycott HelloQuitteX. Est-ce que l&rsquo;administration du CNRS, Antoine Petit (président du CNRS, NDLR), est conscience que la petite opération de censure de ces barbouzes endommage la crédibilité et la réputation des chercheurs CNRS en France et dans le mond</em>e ? » </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Ici, nous sommes à l&rsquo;évidence face au dévoiement de la science pour s&rsquo;adonner à du militantisme politique. La science est instrumentalisée, et on le voit très bien dans cette simple mention parmi d&rsquo;autres, dans les fameuses « Mentions légales » du site : on nous décrit Hello-Quitte X comme un «  »<em>projet science-citoyens</em>« . On a vu la confusion faits et opinions, qui est une caractéristique des pseudosciences, et le dévoiement du terme lui-même ; on n&rsquo;est pas loin ici de vouloir nous faire passer le putsch politique HelloQuitteX pour de la science participative (<em>Citizen Science</em> en anglais).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On fait même face à un détournement multiple des fonds publics destiné au prestigieux CNRS (Centre national de la recherche scientifique), puisque d&rsquo;une part les chercheurs à l&rsquo;origine de HelloQuitteX semblent avoir consacré du temps de travail à leur projet QuitteX alors qu&rsquo;ils sont fonctionnaires, donc sur leur temps de travail, et d&rsquo;autre part ils ont exploité les ressources du CNRS (infrastructures et autres moyens) pour mener à bien leur projet. L&rsquo;image pour la science et la recherche en France s&rsquo;e, trouve bien entachée</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un précédent notable de militantisme sous couvert de science au CNRS</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire n&rsquo;est pas sans rappeler celle de Laurent Mucchielli, chercheur en sociologie au CNRS, qui s&rsquo;était embarqué en 2020 au moment de la pandémie de Covid-19 dans un soutien inconditionnel au Professeur déchu Didier Raoult de l&rsquo;IHU Marseille, notamment sur Twitter et sur son blog. Son affiliation au CNRS restait attachée à son discours, de telle sorte que cela le légitimait aux yeux du grand public. Notre journaliste Fabienne Blum, qui au début de la crise sanitaire a rédigé une douzaine de tribunes dans la presse nationale de premier plan, en son nom ou pour notre éditeur Citizen4Science, en avait élaboré une en 2021, signée par l&rsquo;ensemble du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;association, adressée à celui du CNRS. <a href="https://www.lejdd.fr/Societe/info-jdd-covid-19-le-cnrs-interpelle-apres-les-prises-de-position-du-sociologue-antivax-laurent-mucchielli-4063035">Publiée par le Journal du Dimanche</a>, était adressée au conseil d&rsquo;administration du CNRS donc Antoine Petit et le responsable du Comets, comité d&rsquo;éthique de l&rsquo;institution. L&rsquo;association appelait le CNRS à ne pas laisser propager la désinformation médicale et la pseudoscience via son chercheur militant, improvisé pour l&rsquo;occasion expert en médecine et en vaccinologie. Fabienne Blum avait par la suite été <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/08/24/le-sociologue-laurent-mucchielli-rappele-a-l-ordre-par-le-cnrs_6092249_3224.html">interrogée par Le Journal Le Monde</a> en tant qu&rsquo;expert en pharmacovigilance, science appliquée complexe sur laquelle le sociologue devisait comme s&rsquo;il la maîtrisait. Si en réponse, le CNRS a pris quelques mesures relatives à ses procédures sur l&rsquo;expression de ses chercheurs hors champ de compétence, Laurent Muchielli n&rsquo;a pas été sanctionné. Il agissait isolément. Aujourd&rsquo;hui, on a franchi un cap avec HelloQuitteX. Cette affaire ne risque pas d&rsquo;aider à la lutte contre la défiance grandissante des Français dans la science et nos institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Image d&rsquo;en-tête :  Captures d&rsquo;écran du site HelloQuitteX</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</em></p>



<script src="https://donorbox.org/widget.js" paypalExpress="false"></script><iframe src="https://donorbox.org/embed/citizen4science" name="donorbox" allowpaymentrequest="allowpaymentrequest" seamless="seamless" frameborder="0" scrolling="no" height="900px" width="100%" style="max-width: 500px; min-width: 250px; max-height:none!important"></iframe>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/helloquittex-une-operation-de-militantisme-politique-au-coeur-du-cnrs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Climatoscope du CNRS : les nouveaux fronts du dénialisme et du climato-scepticisme</title>
		<link>https://citizen4science.org/climatoscope-du-cnrs-les-nouveaux-fronts-du-denialisme-et-du-climato-scepticisme/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/climatoscope-du-cnrs-les-nouveaux-fronts-du-denialisme-et-du-climato-scepticisme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 12:56:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Astroturfing]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Climatoscepticisme]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Déni]]></category>
		<category><![CDATA[Déni de science]]></category>
		<category><![CDATA[Dénialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[GIEC]]></category>
		<category><![CDATA[Influenceurs]]></category>
		<category><![CDATA[pARNi]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[R&D]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=10379</guid>

					<description><![CDATA[Il s&#8217;agit d&#8217;une étude de deux années d&#8217;échanges Twitter sur la thématique du changement climatique passés au crible de l&#8217;Institut]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude de deux années d&rsquo;échanges Twitter sur la thématique du changement climatique passés au crible de l&rsquo;Institut des systèmes complexes de Paris Île-de-France. Résumé exécutif et quelques points d&rsquo;illustration d&rsquo;une certaine Twittosphère</h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport est paru le 13 février, les auteurs du CNRS sont David Chavalarias, Paul Bouchaud, Victor Chomel et Maziyar Panahi.</p><div id="citiz-520769494" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-36.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="376" height="174" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-36.png" alt="" class="wp-image-10381" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-36.png 376w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-36-300x139.png 300w" sizes="auto, (max-width: 376px) 100vw, 376px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Climatoscope</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35-1024x451.png" alt="" class="wp-image-10380" width="550" height="242" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35-1024x451.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35-300x132.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35-768x339.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35-1536x677.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-35.png 1892w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un outil automatisé, constituant un observatoire mondial  de « l&rsquo;infosphère » du réseau social Twitter sur le changement climatique. L&rsquo;outil analyse automatiquement des millions de tweets.  Le CNRS met en garde : les utilisateurs de Twitter ne sont pas un échantillon représentatif des Français. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Glossaire CNRS</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes qui rejettent les principales conclusions des rapports du GIEC (reflétant l’état des connaissances issues des sciences du climat et du changement climatique) et de la science du climat &#8211; sont communément appelées “climato-sceptiques”. On les appelle également “dénialistes climatiques” ou simplement “dénialistes”. Ceci pour souligner qu’il ne s’agit pas de dire qu’un fait établi scientifiquement est nécessairement incontestable, mais que les faits les plus légitimes pour prendre les décisions futures sont ceux qui sont rigoureusement établis par les scientifiques sur la base de l’état actuel des connaissances et de la compréhension liées au système terrestre. Les « pro-sciences du climat”, ou pour faire court “pro-climat” sont  les personnes qui acceptent les résultats de la communauté scientifique et les synthèses qu’en fait le GIEC. Enfin, les expressions “réchauffement climatique” et “changement climatique” sont utilisées indifféremment, la dernière étant néanmoins jugée plus précise quant aux conséquences à attendre des transformations en cours au sein du système terrestre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résumé exécutif des auteurs de l&rsquo;étude</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès 1912, certains ont mis en garde contre les effets d’émissions massive de CO 2 dans l’atmosphère par la nouvelle ère industrielle. Dès la fin des années 1970, les études internes des industries fossiles ont établit des projections précises liant le réchauffement de la planète aux émissions de CO 2 , prédisant à la même occasion des “effets environnementaux dramatiques à venir avant l’année 2050”. Pendant ce temps, ces mêmes entreprises, et en particulier ExxonMobil, ont tenté de convaincre le public qu’il était impossible d’établir un lien de causalité entre l’utilisation de combustibles fossiles et le&nbsp; réchauffement climatique&nbsp; parce que les modèles utilisés pour modéliser la réponse du climat étaient trop incertains.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-37.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-37.png" alt="" class="wp-image-10382" width="270" height="291"/></a><figcaption><em>Des mises en garde dès 1912</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les années 1970, les avancées des sciences du climat n’ont cessé de dresser un constat de plus en plus clair sur la réalité du réchauffement climatique (voir le rapport du groupe I du GIEC, chapitre 1), tandis que le rapport du GIEC de 2021 indique qu’“il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors le réchauffement climatique s’intensifie dans chaque région du monde (l’année 2022 étant emblématique) et que ses impacts s’aggravent, cette décennie est critique pour engager résolument une baisse des émissions de gaz à effet de serre. Malgré cela, nous assistons à une intensification de l’activité de groupes dénialistes et climato-sceptiques en ligne et à une révision à la hausse des objectifs d’émission de la plupart des majors pétrolières qui<br>viennent pourtant d’annoncer des bénéfices annuels record (ex. BP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’intensification du militantisme dénialiste a été particulièrement marquée depuis juillet 2022 avec une triple actualité climatique : une série d’événements extrêmes, la tenue de la COP27 avec un poids fort des industries fossiles, et enfin la convergence des les enjeux du réchauffement climatique et avec ceux de la sécurité d’approvisionnement en pétrole et en gaz du fait de la guerre en Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude décrit certaines des stratégies mises en œuvre par les militants climatosceptiques et dénialistes sur Twitter, quantifie leurs effets et met en avant de potentielles motivations géopolitiques. Il s’appuie sur les méthodologies développées au CNRS au CAMS et à l’Institut des Systèmes Complexes de Paris</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du “fact-checking”, cette étude vise à une meilleure compréhension de la circulation des différents narratifs liés au changement climatique et en particulier ceux relevant de la désinformation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-42.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-42.png" alt="" class="wp-image-10387" width="718" height="809" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-42.png 520w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-42-266x300.png 266w" sizes="auto, (max-width: 718px) 100vw, 718px" /></a><figcaption>Cartographie des enjeux du changement climatique mis en évidence par 30 000 articles scientifiques &#8211; CNRS</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En voici les principaux résultats et conclusions :</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au niveau mondial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat mondial sur le changement climatique sur Twitter est fortement bipolarisé avec environ 30 % de climato-dénialistes parmi les comptes Twitter qui abordent les questions climatiques<br>La pandémie de COVID-19 a détourné l’opinion publique des questions relatives au changement climatique pendant plusieurs mois.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-39.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="802" height="667" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-39.png" alt="" class="wp-image-10384" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-39.png 802w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-39-300x250.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-39-768x639.png 768w" sizes="auto, (max-width: 802px) 100vw, 802px" /></a><figcaption><em>Twittosphère climatique mondiale de l’automne 2022 &#8211; CNRS</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts du GIEC et des communautés pro-climat concentrent leurs prises de parole sur leurs domaines d’expertise alors que la communauté dénialiste présente des formes inauthentiques d’expertises : un noyau dur de comptes qui s’expriment sur une multitude de sujets, concentrent une présumée expertise et fabriquent la majorité des narratifs en circulation. Certains sujets de prédilection des dénialistes révèlent une planification de mise à l’agenda public décorrélée de l’actualité</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges sur les questions liées au sur le changement climatique sont très largement organisés autours d’interactions entre humains. Cependant La proportion de comptes Twitter aux comportements inauthentiques dans les échanges connaît une forte augmentation depuis 2019 à l’échelle mondiale, pointant vers de possibles opérations d’astroturfing.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté dénialiste comporte une surreprésentation de comptes aux comportements inauthentiques de + 71 % par rapport aux communautés pro-climat, avec 6 % de comptes “probablement bot&rsquo;.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-38.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-38.png" alt="" class="wp-image-10383" width="1022" height="617" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-38.png 809w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-38-300x181.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-38-768x463.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1022px) 100vw, 1022px" /></a><figcaption><em>Évolution de l’importance des différentes communautés de militantisme climatique en fonction du temps et de l’actualité (Oct. 2019 &#8211; Juin 2020). Source CNRS</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Pour la France</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une importante communauté dénialiste française s’est structurée à l’été 2022 sur Twitter.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-43.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-43-1024x725.png" alt="" class="wp-image-10388" width="1030" height="729" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-43-1024x725.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-43-300x212.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-43-768x543.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-43.png 1122w" sizes="auto, (max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a><figcaption><em>Twittosphère climatique française à l&rsquo;automne 2022 &#8211; CNRS</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-44.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="554" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-44-1024x554.png" alt="" class="wp-image-10389" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-44-1024x554.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-44-300x162.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-44-768x415.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-44.png 1396w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption><em>Cœur du réseau de circulation d&rsquo;information entre dénialistes U.S. et dénialistes Français (réseau dense des seconds voisins de Elpis_R)</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br>Une plus forte portion de comptes “probablement bots” : la proportion de comptes authentiques au sein de la communauté dénialiste française est 2,8 fois supérieure à celle de la communauté française du GIEC. La proportion de comptes suspendus par Twitter est quant à elle dix fois supérieure.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté dénialiste produit ou relaie 3,5 fois plus de messages toxiques que la communauté GIEC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal influenceur de la communauté dénialiste française est nouvellement acquis à cette cause après avoir été antivax. La transition s’est faite au moment de l’invasion de l’Ukraine et il a un temps relayé la propagande pro-Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise à part une proportion non négligeable de comptes impliqués dans la sphère informationnelle de Reconquête !, la communauté dénialiste n’est pas composée a priori de militants politiques relevant des partis traditionnels (LFI, PS, EELV, Renaissance, LR ou RN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté dénialiste sur Twitter est composée majoritairement de comptes ayant participé à de nombreuses campagnes de contestation antisystème/antivax pendant la pandémie. De plus, sur 10 000 comptes, près de 6000 ont relayé la propagande du Kremlin sur la guerre en Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la lutte contre le réchauffement climatique et les caractéristiques des militants dénialistes font de cet enjeu sociétal un terrain particulièrement favorable à des opérations d’ingérence étrangère de type subversion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse de causalité montre que sur le moyen terme, la publication des synthèses du GIEC mènent le débat sur Twitter autour des questions climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discours sur Twitter des communautés dénialistes et technosolutionnistes freinent probablement la dissémination des connaissances scientifiques et des conclusions du GIEC en agissant de manière négative sur l’activité en ligne des scientifiques des sciences du climat et du changement climatique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Astroturfing à la Française</h4>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-40.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-40.png" alt="" class="wp-image-10385" width="891" height="495" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-40.png 591w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-40-300x166.png 300w" sizes="auto, (max-width: 891px) 100vw, 891px" /></a><figcaption><em>Nombre quotidien de comptes Twitter actifs appartenant aux communautés “GIEC”, “dénialistes”, “technosolutionistes”, “pro-climat” &#8211; CNRS</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-41.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-41.png" alt="" class="wp-image-10386" width="585" height="297" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-41.png 565w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-41-300x152.png 300w" sizes="auto, (max-width: 585px) 100vw, 585px" /></a><figcaption><em>Proportion de comptes aux comportements inauthentiques (bots ?) par communauté</em> &#8211; CNRS</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">🇫🇷Les comptes qui propagent le climatoscepticisme sur <a href="https://twitter.com/TwitterFrance?ref_src=twsrc%5Etfw">@TwitterFrance</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Climatoscope?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Climatoscope</a> <a href="https://twitter.com/CNRS?ref_src=twsrc%5Etfw">@CNRS</a>, et un bout de la porte d&#39;entrée internationale<a href="https://twitter.com/hashtag/denialism?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#denialism</a>  <a href="https://twitter.com/hashtag/climate?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#climate</a> <a href="https://t.co/j0HjRztYfh">pic.twitter.com/j0HjRztYfh</a></p>&mdash; Citizen4Science (@Citizen4Sci) <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1625100961332051968?ref_src=twsrc%5Etfw">February 13, 2023</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Voici le compte repéré par l&#39;étude du CNRS comme le top influenceur climatosceptique de la twittosphère France<br>Surprise : le compte <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci?ref_src=twsrc%5Etfw">@citizen4sci</a> fait l&#39;objet d&#39;un blocage préventif😮 <a href="https://t.co/msmIWETceb">pic.twitter.com/msmIWETceb</a></p>&mdash; Citizen4Science (@Citizen4Sci) <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1625109531612131329?ref_src=twsrc%5Etfw">February 13, 2023</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un dénialisme pas de chez nous</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse de  l&rsquo;activité du compte Elpis_R par le CNRS est très instructive. La voici :<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l’origine de cette poussée de dénialisme à la française, nous pouvons nous concentrer sur les comptes les plus actifs de cette nouvelle communauté. La théorie des graphes propose plusieurs indicateurs permettant de mesurer l’influence d’un compte, tels que le PageRank (inventé par Google pour son moteur de recherche) ou la <em>eigenvector centraliy</em>.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque soit l’indicateur considéré, le compte Twitter Elpis_R (17,8k abonnés), dont l’activité sur Twitter a plus que doublé depuis cet été, apparaît de loin comme le plus influent de cette communauté. Quel est le profil de ce compte ? Commençons par préciser qu’il est anonyme, dispose d’une image de profil récupérée depuis une banque d’images, et se définit comme « Climate Science <strong>Research (Independent</strong>) &#8211; Climate Realist &#8211; Alarmists Ignore The Geological Climate Record. » (oui, il se décrit en anglais avec des éléments de langage empruntés aux dénialistes américains, mais produit la majorité de ses tweets en français &#8230;).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En reconstituant le réseaux d’interactions de Elpis_R à partir des données mondiales du climatoscope, il apparaît que ce comptes ert de passerelle (entre l’espace informationnel français et la communauté des influenceurs anglo-saxons “experts” en climatologie (cf. plus haut). Si cela n’est cependant pas suffisant pour lui attribuer une quelconque origine géographique, cela pointe néanmoins une convergence d’intérêts à un niveau international dans la désinformation climatique, comme cela a déjà été documenté sur d’autres sujets tels que le COVID-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour défendre son point de vue, le compte Elpis_R développe une rhétorique dite des « 5D » particulièrement appréciée des <strong>opérations de subversio</strong>n : <strong>Discrédit</strong> (“si vous n’aimez pas ce que vos critiques disent, insultez-les”), <strong>Déformation</strong> (“si vous n’aimez pas les faits, déformez-les”), <strong>Distraction</strong> (“si vous êtes accusé de quelque chose, accusez quelqu’un d’autre de la même chose”), <strong>Dissuasion</strong> (“si vous n’aimez pas ce que quelqu’un d’autre prépare, essayez de lui faire peur”), <strong>Division</strong> “si vos adversaires sont trop forts, divisez-les”. Il la complète par un sixième « D » qui est peut-être le plus important pour favoriser l’inaction climatique : le <strong>Dout</strong>e</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-45.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="608" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-45-1024x608.png" alt="" class="wp-image-10390" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-45-1024x608.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-45-300x178.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-45-768x456.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2023/02/image-45.png 1237w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption><em>Exemples de messages d&rsquo;Elpis_R &#8211; CNRS</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces techniques de subversion 5D sont très largement utilisés par les clans sectarisés/organisés pour dénigrer leurs opposants sur les réseaux sociaux, quel que soit le bord.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mise à jour 16/02/2023 &#8211; ajout phrase de conclusion + modification de la sélection « Pour aller plus loin »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t0NbfZxsvz"><a href="https://citizen4science.org/reseaux-sociaux-le-conseil-detat-formule-17-propositions-pour-un-meilleur-usage-et-pour-placer-lutilisateur-au-centre/">Réseaux sociaux : le Conseil d&rsquo;État formule 17 propositions pour un meilleur usage et pour « placer l&rsquo;utilisateur au centre »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réseaux sociaux : le Conseil d&rsquo;État formule 17 propositions pour un meilleur usage et pour « placer l&rsquo;utilisateur au centre » » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/reseaux-sociaux-le-conseil-detat-formule-17-propositions-pour-un-meilleur-usage-et-pour-placer-lutilisateur-au-centre/embed/#?secret=p9Os8yxpYK#?secret=t0NbfZxsvz" data-secret="t0NbfZxsvz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P6TSi3XGxY"><a href="https://citizen4science.org/activistes-sante-sur-les-reseaux-sociaux-appel-a-la-transparence/">Activistes santé sur les réseaux sociaux : appel à la transparence</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Activistes santé sur les réseaux sociaux : appel à la transparence » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/activistes-sante-sur-les-reseaux-sociaux-appel-a-la-transparence/embed/#?secret=GcfFeSC6RY#?secret=P6TSi3XGxY" data-secret="P6TSi3XGxY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique wp-block-embed-citizen-4-science-actualites-information-mediation-scientifique"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nQHcZkCEd4"><a href="https://citizen4science.org/que-nous-reserve-lannee-2022-en-matiere-de-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux-lavis-de-trois-experts-americains/">Que nous réserve l&rsquo;année 2022 en matière de désinformation sur les réseaux sociaux ? L&rsquo;avis de trois experts américains</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que nous réserve l&rsquo;année 2022 en matière de désinformation sur les réseaux sociaux ? L&rsquo;avis de trois experts américains » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/que-nous-reserve-lannee-2022-en-matiere-de-desinformation-sur-les-reseaux-sociaux-lavis-de-trois-experts-americains/embed/#?secret=yqEMEk1Kd5#?secret=nQHcZkCEd4" data-secret="nQHcZkCEd4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualites wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualites"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uAPmygS35F"><a href="https://citizen4science.org/covid-19-la-querelle-de-reseaux-sociaux-entre-rassuristes-et-alarmistes-racontee-sans-parti-pris-et-notre-analyse/">Covid-19 : la querelle de réseaux sociaux entre « rassuristes » et « alarmistes » racontée sans parti pris, et notre analyse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19 : la querelle de réseaux sociaux entre « rassuristes » et « alarmistes » racontée sans parti pris, et notre analyse » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/covid-19-la-querelle-de-reseaux-sociaux-entre-rassuristes-et-alarmistes-racontee-sans-parti-pris-et-notre-analyse/embed/#?secret=eLFEoAu8Nk#?secret=uAPmygS35F" data-secret="uAPmygS35F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mise à jour 16/02/2023</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui de journalistes professionnels rémunérés, celui de notre site internet et d&rsquo;autres nécessaire au fonctionnement de la structure. Qui paie ? nos lecteurs pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!</em></p>



<iframe id="haWidget" allowtransparency="true" src="https://www.helloasso.com/associations/citizen4science/formulaires/1/widget-bouton" style="width:100%;height:70px;border:none;"></iframe><div style="width:100%;text-align:center;">Propulsé par <a href="https://www.helloasso.com" rel="nofollow">HelloAsso</a></div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">ou via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, partenaire de la presse en ligne indépendante</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/sabonner-a-la-newsletter-science-infuse">Abonnez-vous à la Newsletter de Science infuse !</a></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/climatoscope-du-cnrs-les-nouveaux-fronts-du-denialisme-et-du-climato-scepticisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>INQUIRY. Publication of studies: how the IHU and Didier Raoult ignore the law and scientific ethics</title>
		<link>https://citizen4science.org/inquiry-publication-of-studies-how-the-ihu-and-didier-raoult-ignore-the-law-and-scientific-ethics/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/inquiry-publication-of-studies-how-the-ihu-and-didier-raoult-ignore-the-law-and-scientific-ethics/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 11:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Réglementaires]]></category>
		<category><![CDATA[Autorités sanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=3405</guid>

					<description><![CDATA[by Victor Garcia L’EXPRESS 6 October 2021 Translation by Citizen4Science&#8217;s editorial team courtesy of L&#8217;Express &#8211; Link to the original]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">by <a href="https://communaute.lexpress.fr/journaliste/victor-garcia"><strong>Victor Garcia</strong></a></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.lexpress.fr/">L’EXPRESS</a></strong> 6 October 2021</p><div id="citiz-1154524661" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Translation by Citizen4Science&rsquo;s editorial team courtesy of L&rsquo;Express &#8211; <a href="https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/publication-d-etudes-comment-l-ihu-et-didier-raoult-font-fi-de-la-loi-et-l-ethique-scientifique_2159813.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Link to the original article</a></strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">The IHU teams have published hundreds of studies that violate scientific ethics, including at least four of them that do not comply with the law governing experiments on human beings.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://citizen4science.org/inquiry-at-the-ihu-didier-raoults-little-arrangements-with-ethics-and-law/#.YdrNHybjKUk">In July, L&rsquo;Express revealed</a> that the teams of the IHU Méditerranée Infection had published dozens of studies &#8211; some signed by Didier Raoult &#8211; that came close to, or even crossed, the limits of the law governing experiments on human beings. In addition to the work on Hydroxychloroquine, L&rsquo;Express highlighted the absence of legal authorizations or the disregard of scientific ethics in studies conducted on minors, homeless people or students of the University of Aix-Marseille who underwent vaginal swabs. Offences that could be punishable by penalties of several thousand euros, or even imprisonment. Although the French National Agency for the Safety of Medicines (Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, <a href="https://ansm.sante.fr/">ANSM</a>) and the University Hospitals of Marseille (<a href="http://fr.ap-hm.fr/">AP-HM</a>) have indicated that they have launched internal investigations, both organizations have not yet rendered their verdict.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Since then, we have identified some 250 new problematic studies. Most of them, of questionable quality, have above all the interest of generating <a href="https://aphp.sigaps.fr/">Sigaps</a> (System of Interrogation, Management and Analysis of Scientific Publications points), which allow to obtain important funding. This is a legal, but unethical practice &#8211; and one that the IHU has made an art of &#8211; that L&rsquo;Express had already denounced a year ago. On a more serious note, four studies seem to have been conducted without legal authorization. Once again questioned by L&rsquo;Express, ANSM indicated that it had « requested additional information » from the IHU and said it was ready to take sanitary or legal measures in the event of a breach. The Marseille-based institute headed by Prof. Raoult did not respond to our questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span class="has-inline-color has-black-color">Particularly sensitive studies-no trace of authorization</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph">French law is particularly vigilant concerning research involving the human person (RIPH for Recherche Impliquant la Personne Humaine ). They are classified in three categories and must all obtain the authorization of a Committee for the Protection of Persons (CPP), which ensure the relevance of the work and the absence of risk for the participants. This legal provision aims to protect French citizens from the abuses observed in the past. The most sensitive clinical trials, called RIPH1, must also be authorized by the ANSM. If the ANSM provides consent, it automatically registers the research in the European Clinical Trials Registry (EudraCT), an <a href="https://eudract.ema.europa.eu/">online searchable database</a> that aims to inform patients and healthcare professionals about clinical trials. In summary, RIPH1s must have an authorization number from a CPP, the ANSM and have an EudraCT number. Yet, L&rsquo;Express found that there is no record of such submissions for at least three IHU clinical trials involving fecal transplants. « Clinical trials that plan to change the fecal flora of patients are always RIPH1, because this operation is considered as the administration of a drug, says the ANSM [in this online document, editor&rsquo;s note], » recalls Prof. Mathieu Molimard, a specialist in clinical pharmacology at the Bordeaux University Hospital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The first of these trials was conducted from March to November 2013. It was the subject of a study published in May 2015 in the <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10096-015-2394-x">European Journal of Clinical Microbiology &amp; Infectious Diseases</a>. This work, signed in particular by Prof. Didier Raoult, presents « the preliminary before-and-after results of a prospective study comparing the mortality of 61 patients with an average age of 84 years, 42 of whom were treated with antibiotics and 19 with [fecal] transplantation, » the authors write. At the time, the law did not yet refer to « RIPH1 », but to biomedical research, which had to follow the same rules. « This study is clearly interventional research classified as &lsquo;biomedical research&rsquo; according to the public health law then in force. It therefore required a favorable opinion from ANSM, a CPP and an EudraCT number », says Bettina Couderc, member of the <a href="https://cncpp.fr/wp-content/uploads/2020/12/RIPH-1.pdf">National Conference of Personal Protection Committees</a> (CNCPP). However, the document does not mention any of these authorizations. And the trial does not appear anywhere in the European register. The authors simply state that they « complied with the regulations on research involving humans ». They state that they have sought the advice of the ANSM, whose recommendations on clinical trials and fecal transplants they cite. These recommendations indicate that in the case of such a study, authorizations are necessary.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The second trial was conducted between May 2016 and May 2017 <a href="https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02040403/document">as part of a thesis supervised by Prof. Jean-Christophe Lagier</a>. The student&rsquo;s work aimed to compare the results of 199 patients who received a fecal transplant or antibiotics. « This is an RIPH in the sense of the current regulations and given the acts performed, it necessarily falls under the RIPH1 regulation, » says Philippe Amiel, a lawyer member of the Inserm Research Ethics Committee and president of the institution&rsquo;s deontology college. However, the thesis does not mention any authorization from a CPP or the ANSM, only a « validation by the IHU ethics committee under the number 2007-009 ». This committee has no authority in the matter and cannot replace a CPP or the ANSM. Here again, the trial is conspicuous by its absence from the European clinical trials register.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The third was launched in the summer of 2019 by Prof. Lagier, head of the infectious and tropical diseases department at the IHU. The purpose of this work is<a href="https://clinicaltrials.gov/ct2/show/study/NCT04001439?term=lagier&amp;type=Intr&amp;draw=2&amp;rank=1"> to analyze the effectiveness of fecal transplants on 3088 patients with schizophrenia in treating their depression</a>. « There is no doubt that the research aiming to demonstrate a benefit of fecal transplantation in major depression in schizophrenic patients is a RIPH1, a trial that is all the more sensitive as it concerns patients with a psychiatric pathology, a population to which the CPP and the ANSM are particularly attentive, » analyses Philippe Amiel. « Moreover, the scientific interest of this trial can be questioned since it does not plan to include patients who do not receive treatment, which would allow to compare their results with those who benefit from a fecal transplant and thus to evaluate a potential benefit », adds Mathieu Molimard. And once again, there is no trace of this work in the European registry of clinical trials. In fact, while the IHU indicates <a href="http://backup.mediterranee-infection.com/arkotheque/client/ihumed/_depot_arko/articles_delete/1996/livret-de-l-ihu_doc.pdf">in an internal document available online</a> that it has been conducting trials on fecal transplants since 2013, the European registry does not mention any.</p>



<p class="wp-block-paragraph">In addition to the field of fecal transplants, L&rsquo;Express also discovered that the IHU conducted a study in February 2020 to evaluate a method for detecting Covid-19. <a href="https://www.mdpi.com/2077-0383/10/12/2643/htm">This work, published on June 16, 2021 in the Journal of Clinical Medicine</a> and signed in particular by Prof. Didier Raoult and Jean-Christophe Lagier, is not particularly sensitive since it involved self-sampling of saliva on 212 people. According to the specialists we contacted, it is nevertheless a RIPH3. « This is a prospective, interventional study that involves data collection and examinations that are not part of standard care. It therefore requires a favorable opinion from a CPP and the approval of the authorities before it can be started », notes Fabienne Blum, Doctor of Pharmacy and President of the <a href="https://citizen4science.org">non-profit organization Citizen4Science</a>. However, in the document the authorization is presented as « protocol 2021-014 » delivered by the Ethics Committee of the IHU Méditerranée Infection on… April 30, 2021. Not only does the opinion of the Ethics Committee of the IHU have no authority in this matter, but it was issued more than a year after the beginning of the research. Now, the fact of falsely claiming an authorization from a CPP and/or the ANSM constitutes not only a serious ethical breach &#8211; the people who participate are deceived &#8211; but carrying out such studies without authorization is punishable by up to one year in prison and a fine of 15,000 euros, in case the offence has been characterized .</p>



<p class="wp-block-paragraph">How could these studies have been published in scientific journals? Questioned by L&rsquo;Express, Professor Emmanuel Andrès, from the CHRU and the Faculty of Medicine of Strasbourg, co-editor of the Journal of Clinical Medicine, explains that « a journal has no means of &lsquo;inquisition&rsquo; or investigation and &#8211; in our journal &#8211; the fact that the authors have declared that their study fulfils the administrative requirements is a mandatory element, but sufficient for the manuscript to be reviewed and possibly published. Moreover, before the Covid controversies, no journal had the slightest doubt about the &lsquo;integrity&rsquo; of the data and the content of the manuscripts submitted by the IHU of Marseille and/or the paper signatories. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">246 studies but a single authorization number</h2>



<p class="wp-block-paragraph">The Express also discovered that the IHU published 247 studies between 2011 and 2021 that all indicate the same authorization number « IFR48 09-022. » Except that the general rule is: one study, one authorization from a CPP &#8211; and from the ANSM for a RIPH1 -, one number, » reminds Bettina Couderc. It can happen that a protocol obtains an extension, but this only works if the trial is amended at the margin ». « In any case, it is unthinkable that a single authorization is given for 247 studies, we have never seen that », adds Philippe Amiel. Did the IHU use this number to suggest that it had obtained the necessary authorizations? The competent authorities, including ANSM, will have to verify this. In the meantime, an analysis of these 247 studies reveals impediments to scientific ethics and questions the quality of the work and its interest. The vast majority of these studies were signed by Prof. Raoult (238 signatures), Prof. Fournier (174) and Prof. Lagier (104), but their protocols and research subjects are very different. 184 of them concern analyses of human stools, 24 concern vaginal smears and 13 concern urine samples. The last 26 analyzed various samples: breast milk, blood, etc. « It is in any case unimaginable that a single authorization be given for 247 studies, I have never seen that and there is no research that could acquire a single authorization over 10 years, » notes Philippe Amiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Results of the analysis of the 247 « IFR48 09-022 » studies according to the type of sample taken from patients.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">And if most of them concern French patients, some studies concern African populations, dozens of which do not indicate the authorization number of the foreign country in question, which is mandatory in the framework of multi-country research. 80 include children, some of whom are only a few months old. The Express also compared the texts of these studies, two by two. It appears that 71 of them are more than 50% similar, and some are even more than 75% identical. This suggests that the IHU could use a pre-established model, reused over and over again. Again, a « bad practice », according to the experts interviewed by L&rsquo;Express.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Result of the analysis calculating the percentage of similarities between the texts of different studies.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">In addition, 56 of these publications have only one or two pages, 25 have three pages, and 55 have between 5 and 10 pages. Only 8 studies have more than 20 pages. Most of them concern a very small number of patients, less than 10 in most cases. Two hypotheses are then possible: either Prof. Didier Raoult and his teams conducted a dozen large studies and cut them up into a multitude of small publications &#8211; a known method, called « the salami technique » &#8211; or they published a study each time they performed a sample on a patient. In both cases, this is not acceptable and it is not part of good scientific practice, » says Hervé Maisonneuve, a doctor specializing in scientific integrity. All researchers have the right to discover a bacterium and to publish their work, but the vast majority normally wait until they have solid elements before submitting it to a journal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>List of scientific journals that published the 247 studies and average review time before publication.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Worse still, 31 studies were published in the scientific journal only one day after receipt, 126 in less than eight days. Only about 30 were accepted after three months. However, when a journal receives a study, it must re-read it and verify its results before publishing it. This is the guarantee, for the readers &#8211; health authorities, administrations, scientists, journalists and citizens &#8211; of the quality of the information presented. And it is perfectly impossible to reread and verify in less than a day, no more than in a week, even for a three-page study, unless you have relatives on the editorial board of the journal who accept without checking, » says Hervé Maisonneuve. This process is not only suspicious, it is unacceptable. Not surprisingly, more than half (135) of these studies were published &#8211; often only a few days after receipt &#8211; in New Microbes and New Infections (NMNI), a journal whose editorial board now includes five researchers from Marseilles, three of whom are from the IHU, and which was directed by a member of the IHU until 2020.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Sigaps is a pretty good deal »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">he question remains as to why IHU researchers publish so many studies of questionable quality. Two potential reasons emerge. The first is that the more a researcher publishes, the higher his or her H-Index climbs. This bibliometric tool, invented in 2005, is criticized because it only measures the productivity of scientists, whereas it is frequently used to evaluate their quality. Didier Raoult has never failed to point out that his H-Index is one of the highest in the world and twice as high as Albert Einstein&rsquo;s. The second reason is that the more studies an institution publishes, the more Sigaps points it gets, for <a href="https://www.sigaps.fr/">System of interrogation, management and analysis of scientific publication</a>s. And the more points it has, the more funding it receives. « For each Sigaps point, the <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/recherche-et-innovation/l-innovation-et-la-recherche-clinique/article/les-missions-d-enseignement-de-recherche-de-reference-et-d-innovation-merri">Ministry of Health</a> grants about 650 euros per year for four years to the researcher&rsquo;s supervisory institution. An article earns between 1 and 32 points, i.e. between €650 and €20,080; if an author obtains 20 points during the year, the institution receives about €13,000 per year for 4 years », Francis Berenbaum, head of the rheumatology department at the Hôpital Saint-Antoine (AP-HP), told us in a previous survey on the IHU&rsquo;s « Sigaps System ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">As Yanis Roussel, who manages Prof. Raoult&rsquo;s communication and press relations, told us, the IHU allows the AP-HM, his supervisory body, to collect about « 10 million euros per year », i.e. 15% of the annual Sigaps funding received by the AP-HM (66 million euros) via Sigaps. This process is perfectly legal and the sums do not fall directly into the pockets of the IHU, but replenish those of its supervisory body, the AP-HM. Nevertheless, local agreements between institutes are common and at the discretion of the health establishments. And when such agreements exist, the budget is generally redistributed to the various teams in proportion to their contributions to the Sigaps points, » Francis Berenbaum told us. Didier Raoult does not hide the fact that he has used the Sigaps points as a means of pressure against the AP-HM, since he indicated, <a href="https://books.google.fr/books?id=MshlDwAAQBAJ&amp;pg=PT101&amp;dq=%C3%80+Marseille,+les+points+Sigaps+acquis+gr%C3%A2ce+aux+publications+des+chercheurs+de+l%27IHU&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjGs76CibHqAhXPyIUKHbrWCUcQuwUwAHoECAIQBw#v=onepage&amp;q=%C3%80%20Marseille%2C%20les%20points%20Sigaps%20acquis%20gr%C3%A2ce%20aux%20publications%20des%20chercheurs%20de%20l'IHU&amp;f=false">in the book IHU, « Le défi de la recherche et de la médecine intégrées</a>« , that he had carried out &lsquo;a Sigaps signature strike&rsquo; in order to find &lsquo;common ground [with the AP-HM, editor&rsquo;s note] for the launch of the IHU&rsquo;. In the annual meeting of the IHU on February 13, 2017, he summarized the matter thus: « Sigaps (…) it&rsquo;s pretty good business » (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=yAM4aQSbr-k">at 45&rsquo;39 in this video</a>). Furthermore, it is worth remembering that « the SIGAPS pie » is not scalable. The 1.6 billion euro envelope has been relatively stable for years. The institutes that take a large share of it therefore do so at the expense of those that publish less.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Why, then, have the authorities and supervisors, such as the ANSM and the AP-HM, not reacted for years? Why has the IHU been able to conduct clinical trials that require authorizations from a CPP and the ANSM without having them? Did the ANSM forget to register these studies in the European registry? « It is extremely unlikely, » says Professor Mathieu Molimard. If this is the case, how is it possible that trials were conducted without its authorization? Were these organizations unaware of the IHU&rsquo;s abuses or were they aware of them and decided to turn a blind eye? When questioned, the AP-HM did not answer our questions. The ANSM, which has had the benefit of several weeks of reflection, merely stated that « investigations and verifications on possible breaches of clinical trial regulations by the Marseille IHU are still in progress » and that « additional information has been requested » concerning the issues raised by L&rsquo;Express. As in July, the French agency states that « if these investigations reveal breaches of regulations, the necessary measures will be taken, including health measures to guarantee the safety of participants and/or a new referral to the courts ». An investigation that may at least appear to be late insofar as some of the work was conducted more than ten years ago and that these actions were known for a long time by the experts in the field.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« CNRS and Inserm were very shocked by these practices and <a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/070420/chloroquine-pourquoi-le-passe-de-didier-raoult-joue-contre-lui">stopped their collaboration with the IHU in January2018</a>, » recalls Philippe Amiel. And it is indeed the ANSM that is supposed to police such cases. But the sad reality is that there is no structure in France that is able to deal with this kind of situation, with strategies to circumvent the rules on such a scale. » At the end of September, the CNRS ethics committee <a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-2021-42/">issued a very critical opinion on the professor from Marseille</a>, a sign that the institute is also concerned about the methods of the IHU, and probably about the lack of reaction from the authorities. Just like the French Office for Scientific Integrity, which also published a press release directly targeting Prof. Didier Raoult. Fortunately, the vast majority of French researchers do not engage in these practices. But the IHU is not alone, and a small number of scientists, well known to specialists, show themselves to be disrespectful of the laws and of scientific ethics. And if these dysfunctions are not denounced, or even reprimanded by the authorities, this could send a very bad signal to all researchers who respect ethics and the law, as well as those who work within ethics committees. After all, why follow such restrictive rules if there are no sanctions for not following them? This lack of reaction could also reinforce the distrust of citizens towards administrative and scientific institutions when their confidence is already shaken by the Covid crisis and its controversies. And at a time when some people willingly imagine ubiquitous plots by « Big Pharma », it would undoubtedly be useful to recall that abuses do not always come from the designated « evil camp » and to show that, in all cases, the sanctions provided by the laws on scientific ethics are applicable.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph" id="block-080569f9-9880-47c1-90ab-382c00a3b76c">Citizen4Science is a non-profit organization, promoting science with a professional editorial staff. We fiercely defend our independence. To support us, make a one-time or monthly donation by cliking the link below:</p>



<iframe id="haWidget" allowtransparency="true" src="https://www.helloasso.com/associations/citizen4science/formulaires/1/widget-bouton" style="width:100%;height:70px;border:none;"></iframe><div style="width:100%;text-align:center;">Propulsé par <a href="https://www.helloasso.com" rel="nofollow">HelloAsso</a></div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/inquiry-publication-of-studies-how-the-ihu-and-didier-raoult-ignore-the-law-and-scientific-ethics/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LETTRE OUVERTE AU CNRS</title>
		<link>https://citizen4science.org/lettre-ouverte-au-cnrs/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/lettre-ouverte-au-cnrs/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 18:41:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Complotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Courrier officiel]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacovigilance]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Utilisation de la science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://citizen4science.org/?p=2328</guid>

					<description><![CDATA[de :Citizen4Science, représentée par son Conseil d&#8217;administration : Fabienne Blum, Patrick Mercié, Marine Paulhiac-Pison, Julien Vauquelin, Virginie Votierà : CNRS,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>de :Citizen4Science, représentée par son Conseil d&rsquo;administration</strong> : <em>Fabienne Blum, Patrick Mercié, Marine Paulhiac-Pison, Julien Vauquelin, Virginie Votier</em><br><strong>à : CNRS, Conseil national de la recherche scientifique</strong> : <em>Antoine Petit, Président-directeur général, Joël Moret-Bailly, Référent déontologue, Rémy Mosseri, Référent intégrité scientifique, Jean-Gabriel Ganascia, COMETS, Comité d’éthique du CNRS</em></p><div id="citiz-2740337731" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
data-ad-slot="" 
data-ad-format="auto"></ins>
<script> 
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); 
</script>
</div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Paris, le 21 août 2021</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 4 août 2021, le CNRS s’est très timidement désolidarisé de l’un de ses directeurs de recherche, sur Twitter via son compte officiel <em>@CNRS</em> :<a href="https://twitter.com/CNRS/status/1422973534314405894"> <em>« Laurent Mucchielli est sociologue au CNRS mais s’exprime à titre personnel sur la vaccination anti-Covid. Le CNRS ne peut aucunement être associé à cette prise de position »</em></a>. Nous avions immédiatement répondu à votre tweet péremptoire via notre compte officiel <em>@Citizen4Sci</em> :<a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1422975988967821316"> <em>« Incroyable de lire cela. Ce monsieur s’exprime en tant que chercheur au CNRS et utilise cette position pour tromper le public. Vous apportez donc votre caution en laissant faire. Agissez, et vite. »</em></a> En complément nous avons<a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1422979170259415044"> tweeté un extrait</a> une extrait de la charte française de déontologie des métiers de la recherche manifestement enfreinte par votre chercheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Votre tweet nous est apparu comme une réponse gênée en réaction à la dépublication par Médiapart de votre chercheur sur son blog personnel hébergé par ce média :<em> «</em><a href="https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/la-vaccination-covid-lepreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite"><em> </em><em>La vaccination Covid à l&rsquo;épreuve des faits. 2e partie : une mortalité inédite</em></a><em> »</em>. Le motif de retrait par Médiapart ? la<a href="https://twitter.com/edwyplenel/status/1422886686548180994"> <em>« diffusion de fausses nouvelles [&#8230;] sous l’alibi de démonstrations prétendument scientifiques »</em></a>. Nous saluons cette décision responsable et la justification apportée, qui contrastent douloureusement avec votre façon de balayer du revers de la main votre responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en est-il sur le fond ? L’article&nbsp; écrit par votre chercheur instrumentalise la science pour faire passer une idéologie antivaccinale. Il s’agit d’une démonstration pseudo-scientifique qui s’appuie sur des données brutes d’événements survenus chez les vaccinés sans causalité établie, présentées pour leur faire dire ce qu’elles ne disent pas : une soi-disant dangerosité des vaccins contre la Covid qui aurait conduit à potentiellement 100 000 morts en France. La faille de raisonnement est grossière et à vrai dire un subterfuge classiquement utilisé par les adeptes de la pseudoscience au point que nous en avons fait une <a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2021/04/Illusion-de-correlation-10-M-575x1024.jpg">planche éducative intitulée illusion de la corrélation</a>, utilisée dans les écoles et collèges. Voilà qui s’apparente donc clairement à une manipulation du public non averti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu impressionné par votre déclaration peu honorable qui ne fait, il faut l’avouer, que l’encourager à persévérer, M. Mucchielli s’est empressé de crier à la censure et de publier à nouveau son billet litigieux sur le blog France-Soir, bastion de la dérive complotiste, ainsi que chez Altermidi, média local revendiquant la libre expression des opinions. La&nbsp; science n’est pourtant pas une opinion, ce qui nous a amené à <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1423931007175122944">inviter ce média a retirer ce billet de désinformation</a> à<a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1423756222851911682"> 2 reprises</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment pouvez-vous tolérer ces manipulations grossières du public, et le fait que votre chercheur persiste et signe avec pour toute réponse de votre part un tweet laconique pour s’en laver les mains ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant que M. Mucchielli n’en est pas à son coup d’essai. il participe depuis 18 mois à la diffusion de fausses informations sur la pandémie en défendant des thèses pseudo-scientifiques, et ce totalement hors de son champ de compétence : il a promu tour à tour des traitements contre la Covid non éprouvés voire dangereux (hydroxychloroquine, ivermectine), s’est opposé au confinement le taxant d’inefficace pour lutter contre la pandémie, allant jusqu’à rassembler des signataires pour une tribune comprenant quelques scientifiques figures du « rassurisme » complotiste au milieu d’un flot de signataires comme lui sans légitimité sur la problématique abordée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attitude de votre chercheur, à base de déni de science systématique témoigne d’une dérive manifeste excluant la démarche scientifique et la rationalité pour sombrer dans les théories du complot ; on retrouve chez M. Mucchielli la rhétorique habituelle d’accusations gratuites de corruption des acteurs de la crise sanitaire. Tout le monde y passe : les médecins chercheurs (qui seraient payés par l’OMS), les autorités sanitaires (ANSM), les laboratoires pharmaceutiques, les médias <em>« </em>mainstream <em>»</em> et le gouvernement, le tout selon votre chercheur, <em>«</em><a href="https://wonderfulnews.world/mucchielli/"><em> </em><em>assorti de purs mensonges.</em></a><em><u> </u></em><em>«</em><a href="https://wonderfulnews.world/mucchielli/"><em> </em><em>Tout ceci n’est ni de la science, ni de la médecine. C’est de l’idéologie, associée à un commerce</em></a><em> »</em><a href="https://wonderfulnews.world/mucchielli/">, a-t-il clamé le 17 août dans un billet de blog</a> sous forme d’entretien. Comme nous l’avons indiqué publiquement le jour-même dans un<a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1427568480488919044"> thread Twitter en réponse</a>, il s’agit de la mise au pilori du consensus scientifique et de ceux qui le font, un véritable piétinement de la science, au final un engouffrement dans l’obscurantisme par une personne incompétente sur les sujets techniques abordés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous invitons donc à cesser de fermer les yeux et à prendre conscience du discours scientifiquement inapproprié et de l’évolution inquiétante de votre chercheur en consultant par exemple les synthèses suivantes :<a href="https://www.conspiracywatch.info/laurent-mucchielli-de-mediapart-a-francesoir.html"> son portrait</a> sur le site Conspiracy Watch ou bien la vidéo du site la Tronche en Biais <em>«</em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jIFPEauoEPs"><em> </em>Trajectoire vers le complotisme d’un sociologue | Laurent Mucchiell</a>i <em>»</em>, ainsi que le travail de compilation du Dr Alexander Samuel qui vient d’extraire et de commenter l’ensemble des articles publiés par M. Mucchielli sur son blog personnel Médiapart, soit environ 500 pages d’écrits accablants<a href="https://docs.google.com/document/d/14X-wx-axkGZu8K4ZZXvqSS7xZKqGQBx12Xl3BpXCGK4/edit"> partagés en open source</a> afin de contrer la désinformation. <a href="https://citizen4science.org/">Citizen4Science</a> participe à l’effort de mise à jour de cette initiative citoyenne ouverte pour pallier à votre défaillance à empêcher votre chercheur de disséminer les fausses nouvelles sous label CNRS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour justifier votre inaction, vous prétendez via votre tweet du 4 août que M. Mucchielli s’exprime à titre personnel. Cet argument ne tient pas une seconde. En effet, votre chercheur rappelle sa position de directeur de recherche au CNRS de façon constante sur les réseaux sociaux, dans les médias et tous les billets qu’il a produits dans son espace blog Médiapart et ailleurs, y compris à l’IHU Marseille. Il use ainsi en permanence de son affiliation au CNRS comme argument d’autorité auprès du public. Le site internet de son laboratoire Lames<a href="https://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article1536"> Mesopolhis</a> &#8211; UMR 7064 mentionne dans les programmes de recherche : <em>«</em><a href="https://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article1536"><em> </em>Covid 19, enquêtes dans le champ médical et controverse dans le débat public</a><em> »</em>. À ce titre, il s’exprime bien en tant que chercheur au CNRS lorsqu’il parle de la crise sanitaire. Dans son interview du 17 août, une étape a été franchie : il précise faire partie d’une équipe de recherche de 6 personnes sur le Covid et les vaccins. La confusion des genres et des fonctions est telle sur que dans<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/08/19/vaccination-contre-le-covid-19-la-sociologie-ne-consiste-pas-a-manipuler-des-donnees-pour-etayer-une-position-ideologique_6091783_3232.html"> une tribune publiée dans le journal Le Monde le 19 août, des sociologues dont membres du CNRS s’indignent : «&nbsp; La sociologie ne consiste pas à manipuler des données pour étayer une position idéologique »</a>, évoquant une « <a href="https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1428266199088078848">démonstration d’incompétence professionnelle</a> ». Il s’agit là d’une condamnation ferme par ses pairs. D’ailleurs, êtes-vous conscient du malaise induit auprès des collaborateurs de son laboratoire, qui peuvent facilement être assimilés aux propos et agissements douteux de votre chercheur ?<br>Son site CNRS est en outre truffé des liens vers des sites complotistes et désinformateurs&nbsp; tels que France-Soir&nbsp; et ReinfoCovid de Louis Fouché. Vous n’êtes sans doute pas sans savoir concernant ce dernier, que l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille vient de prendre ses responsabilités : son<a href="https://twitter.com/aphm_actu/status/1428006594479013889"> communiqué du 18 août précise qu’il est évincé suite à ses <em>« </em>ses prises de paroles à l’opposé des principes moraux, éthiques, déontologiques et scientifiques <em>»</em> de l’AP-HM.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est urgent d’agir à votre tour. Vous disposez de tous les arguments pour faire cesser le scandale destructeur de la parole d’un chercheur au CNRS en dérive publique depuis 1 an et demi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux points de la charte de déontologie du CNRS précisent que les chercheurs ne doivent pas contribuer à jeter le discrédit sur le CNRS (obligation de dignité et de neutralité). Or M. Mucchielli en relayant et en contribuant largement à la désinformation sur la pandémie tout en mettant en avant son affiliation CNRS met en péril la réputation de votre organisme ainsi que celle de tous vos chercheurs. Nous vous avions donc opposé le 4 août sur Twitter, à titre d’exemple, le point 3 de<a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2020/01/2015_Charte_nationale_d%C3%A9ontologie_190613.pdf"> Charte française de déontologie des métiers de la recherche</a> que :<em>« La liberté d’expression et d’opinion s’applique dans le cadre légal de la fonction publique, avec une obligation de réserve, de confidentialité, de neutralité et de transparence des liens d’intérêt. Le chercheur exprimera à chaque occasion à quel titre, personnel ou institutionnel, il intervient et distinguera ce qui appartient à son domaine d’expertise scientifique et ce qui est fondé sur des convictions personnelles. La communication sur les réseaux sociaux doit obéir aux mêmes règles. »</em>&nbsp; Ainsi M. Mucchielli quand il s’exprime sur la crise sanitaire, Covid et vaccins s’exprime sur la base de convictions personnelles. En déclarant publiquement&nbsp; le 17 août être dans un groupe de recherche sur le sujet et produire des résultats de recherche est en violation totale de votre charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2019/10/GUIDE-2017-FR.pdf">Votre guide CNRS</a> <em>«</em><a href="https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2019/10/GUIDE-2017-FR.pdf"><em> </em><em>Pratiquer une recherche intègre et responsable</em></a><em> »</em> qui décline les principes de la charte citée ci-dessus,&nbsp; précise :<em>« Le chercheur est garant de la fiabilité et de l’objectivité des informations qu’il communique. Il peut être conduit à s’exprimer dans les médias et en direction du public sur des sujets sensibles, voire controversés, dont la complexité et l’ampleur des enjeux ne s’accordent pas avec des réponses simples et univoques. [&#8230;] Il est de la responsabilité des chercheurs, dans l’intérêt de la science et le respect de leur institution, d’apprécier l’impact que peuvent avoir les informations qu’ils y déposent et de s’assurer de leur fiabilité et de leur objectivité. »</em> Par ses écrits largement contestables d&rsquo;un point de vue scientifique et en dehors de son champ d&rsquo;expertise, M. Mucchielli enfreint très largement ce point.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que des scientifiques partent à la dérive, c’est un phénomène récurrent, particulièrement depuis l’arrivée du Covid. Mais que les sociétés savantes et les organismes de recherche dont ils dépendent laissent faire, sans être le verrou de sécurité nécessaire qui fait partie de leur rôle, c&rsquo;est de la complicité dont les conséquences en pleine pandémie sont gravissimes. La crédibilité de la recherche scientifique française a été mise à mal à de nombreuses reprises durant cette pandémie. Il est urgent de vous opposer fermement à la méconduite scientifique, au non-respect des règles déontologiques, et au final à&nbsp; la propagation de désinformation mortifère en stoppant M. Mucchielli dans son entreprise actuelle.. Il y a va de la réputation de votre organisme prestigieux, de celle&nbsp; de l’ensemble des chercheurs qui y officient et sans nul doute souffrent de votre silence incompréhensible, et&nbsp; de celle de la recherche française. Il y va également de la préservation des messages de santé publique et directement par voie de conséquence, de la santé des Français mis en danger chaque jour par votre inaction face à un discours qui instrumentalise la science sous label CNRS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, nous vous demandons d’intervenir de façon urgente pour</p>



<ul class="wp-block-list"><li>dénoncer publiquement la désinformation scientifique opérée par M. Laurent Mucchielli depuis 18 mois ;</li><li>faire retirer toute sa production afférente des sites affiliés au CNRS ;</li><li>le sanctionner à la hauteur de ses agissements et à titre exemplaire.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Nous serons vigilants à la suite que vous donnerez à cette lettre dont nous attendons réponse de votre part.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://citizen4science.org/lettre-ouverte-au-cnrs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
