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	<title>Code de la santé publique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Code de la santé publique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>Une bombe à l&#8217;Ordre des médecins : la procureure de la République saisie, la dissolution du Conseil départemental de Paris examinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 11:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé Stéphanie Rist a pris acte, via un message sur LinkedIn, de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Cette démarche s’accompagne d’un examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris. Un rapport provisoire de l’Inspection générale des finances, révélé par <a href="https://www.lecanardenchaine.fr/sante/53321-le-conseil-de-l-ordre-des-medecins-malade-sous-tout-rapport">Le Canard enchaîné</a>, pointe de graves irrégularités de gestion et de gouvernance au sein de l’institution.</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un rapport de l’IGF qui fait mal</h3>



<p>L’Inspection générale des finances (IGF) a rendu un rapport provisoire confidentiel qui dissèque la gestion de l’Ordre national des médecins et de plusieurs conseils départementaux, dont celui de Paris. Selon les éléments rendus publics, la gestion est « émaillée d’irrégularités ». Le texte évoque des défaillances comptables, des dépenses injustifiées, un exercice inégal des missions légales et un suivi lacunaire des plaintes. Pour le seul Conseil départemental de Paris, les irrégularités de gouvernance et de gestion sont jugées suffisamment graves pour que l’IGF recommande explicitement sa dissolution.L’Ordre des médecins, rappelons-le, est financé exclusivement par les cotisations obligatoires des 341 000 médecins et 18 000 sociétés inscrites au tableau. Ces contributions ont généré 105 millions d’euros en 2025. L’institution est chargée par la loi de veiller à la déontologie, à la régulation de la profession et à la qualité des soins. Toute mise en cause de sa gestion touche donc directement la crédibilité de l’ensemble du corps médical.</p><div id="citiz-4227919348" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La ministre de la Santé entre en scène</h3>



<p>Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a réagi publiquement ce mardi 31 mars sur le réseau social professionnel LinkedIn : <br><br><em>« Ordres des professions de santé : je prends acte de la saisine de la procureure de la République de Paris au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et l’examen des conditions pouvant conduire à la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris ! »</em></p>



<p>Ce message officiel marque une étape inédite. L’article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler au procureur de la République. La saisine vise donc à déterminer s’il existe des infractions pénales derrière les irrégularités relevées. Parallèlement, l’examen des conditions de dissolution relève du volet administratif : il s’agit de vérifier si les dysfonctionnements sont tels qu’ils justifient la suppression pure et simple du Conseil départemental de Paris.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le contexte d’une institution déjà fragilisée</h3>



<p>Cette affaire intervient alors que l’Ordre traverse déjà une période de forte contestation. La hausse des cotisations pour 2026 a provoqué une vive polémique chez les médecins libéraux, qui estiment payer toujours plus pour une institution accusée de ne pas remplir pleinement ses missions. Le rapport de l’IGF vient amplifier ce malaise : il ne s’agit plus seulement d’une question de montant des cotisations, mais de la manière dont l’argent est utilisé et dont l’institution est gouvernée.À Paris, le plus important conseil départemental par le nombre de praticiens concernés, les dysfonctionnements pointés sont particulièrement sensibles. La dissolution, si elle était prononcée, constituerait un événement historique. Elle impliquerait la mise en place d’une administration provisoire ou d’une réorganisation complète, avec des conséquences directes sur le traitement des plaintes des patients, la discipline ordinale et la représentation de la profession.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles suites judiciaires et administratives ?</h3>



<p>La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, est désormais saisie. Elle doit apprécier si les faits décrits dans le rapport de l’IGF justifient l’ouverture d’une enquête pénale. En parallèle, les services de l’État examineront les voies administratives de dissolution. Le ministre de la Santé, en tant que tutelle, joue ici un rôle clé : la saisine de la procureure par une autorité gouvernementale ou à sa connaissance renforce la gravité du signal.Pour l’heure, aucun détail supplémentaire n’a filtré sur le contenu précis du rapport ni sur l’identité exacte du signalant. Le caractère provisoire et confidentiel du document explique sans doute le silence médiatique relatif jusqu’à présent. Pourtant, la simple annonce par la ministre transforme l’affaire en événement majeur pour la profession.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un séisme pour la médecine française</h3>



<p>Au-delà des aspects techniques, cette séquence pose une question de fond : l’Ordre des médecins, créé pour garantir l’indépendance et l’éthique de la profession, est-il encore en capacité de s’autogérer efficacement ? Les médecins, qui paient chaque année des cotisations substantielles, sont en droit d’exiger une transparence totale et une utilisation rigoureuse des fonds.</p>



<p>La dissolution éventuelle du Conseil de Paris ne serait pas une sanction symbolique. Elle remettrait en cause l’organisation même de la discipline ordinale dans la capitale où exercent des milliers de praticiens. Elle pourrait aussi ouvrir la voie à une réforme plus large des ordres professionnels de santé, déjà évoquée dans certains milieux politiques.</p>



<p>L’affaire est loin d’être terminée. La procureure de Paris doit désormais trancher sur le volet pénal. Les autorités de tutelle, sur le volet administratif. Les médecins, comme l’opinion publique, attendent des réponses claires et rapides. Pour la première fois depuis longtemps, l’Ordre des médecins se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait redessiner durablement son avenir.</p>



<p>Et c&rsquo;est sans compter Le Canard Enchaîné, qui en date du 8 avril lance ça nouvelle bombe en direction d&rsquo;un Ordre, celui des chirurgiens-dentistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="819" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png" alt="" class="wp-image-17914" style="aspect-ratio:1.0527227079906503;width:502px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png 819w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-300x285.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2026/03/image-25-768x730.png 768w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></a></figure>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Cour d&rsquo;appel de Bourges, photo issue du site </em></p>



<p><em>Mise à jour 8 avril 2026 : ajout de l&rsquo;alerte du Canard Enchaîné sur l&rsquo;Ordre des chirurgiens-dentistes</em></p>



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<p></p>
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		<title>En 2024, la moitié des médecins ont bénéficié d&#8217;avantages offerts par l&#8217;industrie, selon l&#8217;Ordre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:26:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&#8217;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le rapport 2023-2024 du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins (CNOM) fraîchement publié révèle qu’un médecin sur deux a perçu des avantages de l’industrie pharmaceutique en 2024, dans un contexte  d&rsquo;encadrement renforcé. Transparence accrue mais défis persistants pour garantir l’indépendance.</h2>



<p></p>



<p>Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a publié son rapport d’évaluation 2023-2024 sur le dispositif « Encadrement des avantages », qui régule les relations entre professionnels de santé et industrie pharmaceutique. Ce document, basé sur quatre ans d’application de la loi anti-cadeaux, montre qu’environ 50 % des médecins ont bénéficié d’avantages en 2024, tout en soulignant des progrès en matière de transparence et des ajustements nécessaires pour renforcer l’éthique médicale.</p><div id="citiz-1179883090" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un cadre déontologique strict</h3>



<p>Instauré par l’ordonnance n° 2017-49 du 19 janvier 2017, le dispositif interdit aux médecins de recevoir des avantages illicites de l’industrie (pharmaceutique, dispositifs médicaux, etc.). Les conventions, comme les contrats de recherche ou les invitations à des congrès, doivent être soumises à l’Ordre via l’application IDAHE V2 pour contrôle déontologique. En 2023-2024, la commission Relations médecins-industrie  a examiné environ 63 000 conventions, majoritairement pour des montants inférieurs à 2 000 euros, qui bénéficient d’une procédure simplifiée. Les avantages sont déclarés sur le site Transparence Santé, garantissant une traçabilité publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quels avantages et quelles règles ?</h3>



<p>Les « <em>avantages</em> » incluent toute forme de bénéfice direct ou indirect offert par l’industrie aux médecins, comme des rémunérations pour des prestations (conférences, expertises, participation à des études cliniques pour tester des médicaments), des prises en charge de frais de déplacement ou d’hébergement pour des congrès, ou encore des invitations à des formations. Selon la loi anti-cadeaux, tout avantage d’une valeur supérieure à 10 euros doit être déclaré sur le site Transparence Santé. Pour les conventions, une distinction clé est faite selon leur montant : celles inférieures à 2 000 euros relèvent d’une simple déclaration à l’Ordre, tandis que celles dépassant ce seuil nécessitent une autorisation préalable, soumise à un contrôle approfondi pour vérifier leur conformité déontologique. Cette limite, instaurée pour alléger la charge administrative des petites conventions, a permis de fluidifier le processus tout en maintenant une vigilance sur les engagements financiers plus importants, comme le précise le <a href="https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/external-package/rapport/ihs103/cnom_rapport_devaluation_rmi_2023-2024.pdf">rapport 2023-2024 du Cnom</a>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La moitié des médecins concernés</h3>



<p>En 2024, un médecin sur deux (sur la base de 234 000 médecins en activité en France) a bénéficié d’avantages, qu’il s’agisse de financements pour des formations, des congrès ou des activités de recherche. Cette proportion, bien que significative, reflète une meilleure intégration des règles par les industriels, avec une diminution des avantages non conformes, comme les hospitalités excessives. L’utilisation accrue de l’application IDAHE V2 a facilité le traitement des dossiers, et le site Transparence Santé enregistre une hausse des déclarations, renforçant la visibilité des liens d’intérêts.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une relation essentielle, mais sous tension</h3>



<p>Les relations entre médecins et industrie pharmaceutique sont indispensables à l’innovation médicale : sans la participation des médecins-chercheurs aux essais cliniques et aux tests des médicaments développés par l’industrie, aucun traitement novateur ne pourrait voir le jour. Pourtant, ces collaborations ont été mises à rude épreuve, notamment pendant la crise du Covid-19, où des médecins-chercheurs ont été ciblés et harcelés pour leurs liens présumés ou réels avec l’industrie pharmaceutique. Ces attaques, souvent relayées sur les réseaux sociaux, ont alimenté une méfiance envers la recherche médicale, malgré son rôle crucial dans le développement de vaccins et de traitements. Le rapport 2023-2024 du Cnom, en renforçant la transparence, cherche à rétablir la confiance tout en protégeant l’intégrité de ces collaborations essentielles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des faiblesses persistantes</h3>



<p>Malgré les avancées, des lacunes subsistent. Certains dossiers soumis manquent de précisions sur les finalités ou les montants des conventions, et les petites entreprises peinent à respecter les délais de déclaration. La Cour des comptes, dans un rapport parallèle, a pointé un contrôle insuffisamment rigoureux pour les conventions à forts montants. Le Cnom propose de renforcer les sanctions en cas de non-conformité et de simplifier les démarches pour les conventions de faible enjeu, afin de réduire la charge administrative.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une indépendance renforcée</h3>



<p>L’indépendance des médecins reste un enjeu central. Le rapport met l’accent sur la nécessité de formations continues indépendantes de l’industrie, un point également soulevé par la Cour des comptes. Le Cnom recommande la création d’un label unique pour certifier la qualité et l’indépendance des formations hors développement professionnel continu (DPC), afin de garantir que les connaissances des médecins ne soient pas influencées par des intérêts commerciaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>Le rapport 2023-2024 du Cnom témoigne d’une consolidation du dispositif d’encadrement des avantages, avec une transparence accrue et une large implication des médecins dans des relations encadrées avec l’industrie. Cependant, des efforts restent nécessaires pour combler les lacunes et garantir une indépendance totale. En proposant des sanctions renforcées et un label pour les formations, l’Ordre s’engage à protéger l’éthique médicale et la confiance dans le système de santé.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Andrea pour Science infused</em></p>



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<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="192" height="192" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png" alt="" class="wp-image-5284" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor.png 192w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo-qrcode-donor-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px" /></a></figure>



<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<title>Pseudo-sciences et fake médecine à l&#8217;assaut des maisons de santé : un danger pour la santé publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Charlatanisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Exercice de la médecine]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), conçues pour pallier la pénurie de médecins, sont infiltrées par les praticiens de pseudo-médecines,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), conçues pour pallier la pénurie de médecins, sont infiltrées par les praticiens de pseudo-médecines, pratiques non éprouvées, formés dans des écoles privées agréées par l&rsquo;État ou des DU ambigus. Le phénomène touche aussi d&rsquo;une façon générale les cabinets médicaux</h2>



<p>Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) ont été créées pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires en pénurie de médecins. Ces structures réunissent médecins, infirmiers et kinésithérapeutes, mais accueillent aussi un nombre croissant de non-professionnels de santé exerçant des « médecines alternatives » ou autres pratiques non conventionnelles », comme l’ostéopathie, l&rsquo;homéopathie, la réflexologie ou la naturopathie. Souvent issus d’écoles privées aux agréments trompeurs, de diplômes universitaires (DU) dont la persistance voir l&rsquo;essor interroge ou reconvertis via des formations douteuses, ces praticiens profitent de défaillances réglementaires. Ce problème est aggravé, voire entretenu par un puissant lobby qui cherche à institutionnaliser les pseudo-médecines avec des appuis politiques et universitaires. Un phénomène inquiétant qui menace la santé publique</p><div id="citiz-3336789922" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">L’essor des pratiques non conventionnelles dans les MSP&#8230; et ailleurs</h3>



<p>Les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) séduisent environ 40 % des Français, selon une enquête de la DGCCRF (2020-2021), souvent par méfiance envers la médecine conventionnelle ou pour pallier un manque d’écoute. Dans les MSP, la pénurie de professionnels pousse à intégrer des praticiens non conventionnels pour combler les locaux vacants. Le Dr Claire Siret, dans un <a href="https://citizen4science.org/medecines-douces-alternatives-lordre-des-medecins-alerte-sur-les-derives-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles/">rapport de l’Ordre des médecins (2023), alerte</a> : «<em> Certaines MSP sont majoritairement occupées par des praticiens aux approches non validées, créant une confusion pour les patients. </em>» Ces praticiens, qu’ils soient ostéopathes affichant un « DO » (diplôme d&rsquo;osthéopathie) ou réflexologues, utilisent des plaques professionnelles évoquant la médecine, renforçant leur apparente légitimité. Le rapport annuel de la Miviludes (2022) note une augmentation des signalements liés à des PSNC dans des structures médicales, soulignant que « l’<em>intégration de ces pratiques dans des lieux officiels accroît leur crédibilité indue</em> ». <br>En ville y compris loin des déserts médicaux, on constate un phénomène à l&rsquo;identique avec des cabinets médicaux qui accueillent en leur sein des praticiens non professionnels de santé ni auxiliaires médicaux.<br>Dans les rues, des plaques de pseudo-médecins et autres <em>thérapeutes</em> fleurissent, témoignant de l&rsquo;installation d&rsquo;auto-entrepreneurs en quête de « patients ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Écoles privées et reconversions : une fabrique de pseudo-praticiens</h3>



<p>Les écoles privées dédiées sont au cœur de cette infiltration. Elles proposent des formations coûteuses (5 000 à 10 000 euros par an) en ostéopathie, réflexologie, naturopathie ou sophrologie, souvent estampillées « agréées par l’État ». Le titre « DO » (diplômé en ostéopathie), délivré par des écoles comme l’Institut Toulousain d’Ostéopathie ou le Collège Ostéopathique Européen, est présenté comme un diplôme officiel, alors qu’il n’a pas de valeur médicale (<em>Le Monde</em>, 2022). <a href="https://citizen4science.org/la-dgccrf-met-en-garde-sur-les-medecines-non-conventionnelles-et-autres-medecines-douces-et-medecines-alternatives/">La DGCCRF a recensé des allégations thérapeutiques illégales</a>, comme des promesses de « guérir » des troubles graves par la réflexologie plantaire ou la naturopathie. Ces écoles attirent des professionnels libéraux reconvertis, kinésithérapeutes, infirmiers, mais aussi enseignants ou esthéticiennes devenues réflexologues, via des formations courtes (parfois un an). Par exemple, l’École Internationale de Réflexologie ou le Centre de Formation en Naturopathie délivrent des « certificats professionnels » sans contrôle scientifique, permettant à ces reconvertis de s’installer dans des MSP. Ces populations de praticiens se font souvent appeler « thérapeutes » et parlent de leurs « patients ». Nous avons aussi  identifié des surfeurs sur cette vague qui s&rsquo;affichent comme « <em>accélérateurs de cabinet</em> » de « thérapeute », qui ne s&rsquo;intéressent guère à ce que vous vendez mais promettent de vous faire vendre beaucoup grâce à un plan marketing.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des diplômes universitaires qui brouillent les pistes</h3>



<p>Certaines universités aggravent la confusion en proposant des DU en lien avec des PSNC, comme la « médecine anthroposophique » à Strasbourg ou l’« aromathérapie » à Dijon. Ces formations, bien que n’accordant pas de titre médical, sont perçues comme une validation académique. Le rapport de l’Ordre des médecins (2023) critique ces DU, appelant à limiter leur développement. Nous avions dénoncé l&rsquo;an dernier dans ces colonnes notamment les <a href="https://citizen4science.org/pseudoscience-lenseignement-de-lhomeopathie-aux-medecins-et-son-statut-de-medicament-comme-cause-de-sa-persistance/">DU interuniversitaires d&rsquo;homéopathie en plein essor</a>. La MIVILUDES, dans son rapport 2023, souligne que « ces DU, en légitimant des pratiques non validées, contribuent à la confusion dans l’esprit du public ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le lobbying de l’A-MCA : une infiltration au sommet de l&rsquo;État</h3>



<p>L’Agence des Médecines Complémentaires et Alternatives (A-MCA), créée en 2020, ambitionnait de devenir une agence gouvernementale pour réguler les PSNC, chaperonnée par la ministre de la santé éphémère, Agnès Firmin-Le Bodo. Dénoncée par les Académies nationales de médecine et de pharmacie et Citizen4Science, association d&rsquo;information et de médiation scientifique qui est notre éditeur et lanceur d&rsquo;alerte sur cette structure,<a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">  l’A-MCA bénéficie d’appuis politiques et universitaires</a>. Nous avons déjà pointé les conflits d’intérêts des dirigeants de l’A-MCA, comme un médecin membre d’une mutuelle santé et un professeur lié à des formations privées. Un article du 20 septembre 2023, D&rsquo;autres lanceurs d&rsquo;alerte, ont révélé des pressions exercées par un professeur de médecine, président du CUMIC (lié à l’A-MCA), menaçant un chercheur pour protéger les intérêts des PSNC, illustrant l’infiltration au plus haut niveau. La MIVILUDES, dans son rapport 2022, met en garde contre «<em> l’influence croissante de structures comme l’A-MCA, qui cherchent à légitimer des pratiques non validées au sein des institutions </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un danger amplifié par les réseaux sociaux</h3>



<p>Les réseaux sociaux amplifient ces dérives. Des praticiens reconvertis, comme des réflexologues ou naturopathes, se présentent comme « experts en santé naturelle » sur Instagram ou TikTok, attirant des patients avec des promesses illusoires. Le rapport de la MIVILUDES (2023) cite un patient décédé d’un cancer après avoir suivi les conseils d’un naturopathe reconverti prônant des jeûnes, soulignant que « les dérives sectaires dans les PSNC sont en hausse, avec des risques graves pour la santé ». Nous avions suivi pendant la crise du Covid le cas d&rsquo;expert en santé auto-proclamé exilé hors France bien qu&rsquo;elle reste sa seule cible, Jérémie Mercier, dont l&rsquo;activité semble fort heureusement en perte de vitesse. <a href="https://citizen4science.org/jeremie-mercier-apprenti-gourou-episode-1-normalien-docteur-de-votre-sante/">Une série d&rsquo;articles est dédiée à ses pratiques douteuses</a>. Elle illustre bien le phénomène et ses ressorts.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La responsabilité du gouvernement </h3>



<p>En accordant des agréments à des écoles privées et à leurs formations diplômantes sans exiger de standards scientifiques, il permet la formation de praticiens aux compétences douteuses. Le Code de la santé publique, réservant le diagnostic et le traitement aux professionnels de santé, est contourné par l’absence de contrôle sur l’usage du terme « médecine » et l&rsquo;utilisation de termes alternatifs comme « praticien » ou « thérapeute ». Les sanctions pour exercice illégal sont rarement appliquées (DGCCRF, 2021). Les DU et agréments d’écoles privées confèrent une légitimité imméritée, tandis que le lobbying de l’A-MCA, infiltré au niveau parlementaire et gouvernemental, pousse à institutionnaliser les pseudo-médecines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un péril pour la santé publique</h3>



<p>L’intégration de non-professionnels de santé et de professionnels paramédicaux dans leur spécialité exclusive dans les MSP met en danger la santé publique. Leur proximité avec des médecins prête une crédibilité imméritée, qui peut inciter  les patients à se détourner de traitements validés. Une étude de la DREES (2022) montre une défiance croissante envers la médecine conventionnelle, alimentée par des promesses illusoires. Les conséquences incluent des retards de diagnostic, des abandons de traitements et des décès évitables. Il existe également un risque de dérives sectaires établi.</p>



<p></p>



<p>L’infiltration des non-professionnels, issus de reconversions via des écoles privées ou des DU ambigus, et soutenue par le lobbying de l’A-MCA au plus haut niveau de l’État, constitue une menace certaine pour la santé publique. Le gouvernement, en validant ces formations douteuses et en tolérant l’influence de l’A-MCA, a une responsable clairement établie. Une régulation stricte, interdisant l’usage abusif du terme « médecine », renforçant les contrôles sur les écoles privées, en supprimant les agréments de formations pseudoscientifiques et neutralisant les lobbies, est urgente pour garantir que les MSP et les cabinets médicaux restent des lieux de soins fiables, ancrés dans la science pour des pratiques éprouvées.<br></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>source www.sante.gouv</strong></em></p>



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<p></p>
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		<title>Violence sur les réseaux sociaux : un médecin anti-Raoult frappé de trois mois d&#8217;interdiction d&#8217;exercice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult, nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les clans radicalisés anti- et pro-Raoult,  nés sur internet dans la crise du Covid, font perdurer une délinquance du net qui peut finir par être sanctionnée, quel que soit le bord</h2>



<p>Strasbourg, 18 juin 2025 : Le Conseil de Discipline de Première Instance de l’Ordre des Médecins du Grand-Est a prononcé une sanction contre le Dr Damien Barraud, anesthésiste-réanimateur, interdit d’exercer la médecine pendant trois mois, dont un mois ferme et deux avec sursis. Cette sanction disciplinaire fait suite à une plainte déposée par Jean-Yves Capo, à laquelle l&rsquo;instance s&rsquo;est associée solidairement. Elle survient dans un climat de tensions circonscrit à un réseau social et marqué par des dérives sectaires et un harcèlement réciproque. Ce combat d&rsquo;arrière-garde autour de Didier Raoult, à la retraite depuis plusieurs années, n&rsquo;intéresse plus les médias depuis sa chute, mais les deux clans persistent, semble-t-il pour tenter d&rsquo;exister. La loi et la déontologie, oubliées par ces militants de réseaux sociaux, se rappellent parfois à eux. </p><div id="citiz-3164585328" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Pseudoscience, faux experts, dérives sectaires et instrumentalisation politique</h3>



<p>La crise du Covid-19 a exacerbé les divisions autour du Pr Didier Raoult et de l’hydroxychloroquine, qu&rsquo;il a administré à des dizaines de milliers de patients à l&rsquo;IHU de Marseille, hors requis réglementaires et éthiques. Encensé dans un populisme médical exacerbé par les politiques et médias tombés globalement « dans le panneau » de son traitement miracle, deux lanceurs d&rsquo;alerte ont dénoncé très vite dans des médias grand public la supercherie de l&rsquo;étude clinique de Didier Raoult à la base de la croyance. Il s&rsquo;agit de la professeur Karine Lacombe, infectiologue, qui s&rsquo;est exprimée dans les journaux télévisés aux grandes heures d&rsquo;écoute, et plus modestement dans un journal local, du Dr Barraud. La première a été victime d&rsquo;une vague de harcèlement en retour d&rsquo;une violence inouie de la part des défenseurs du professeur marseillais, dits « pro-Raoult ». La déontologie chevillée au corps, elle le a eu la sagesse de ne jamais sombrer dans cette délinquance en retour. Ce n&rsquo;est pas le cas de tous les défenseurs de la science médicale.  Les anti-Raoult, parfois qualifiés de « camp du bien » défendant la rigueur scientifique et s&rsquo;opposant aux dérives pseudoscientifiques, se sont radicalisés, attirant en leur sein des éléments agitateurs, opportunistes en quête de lumière. Bon nombre n&rsquo;ont pas la moindre expertise des problématiques très spécialisées abordées, voire même aucune formation médicale. Les réseaux sociaux ont amplifié ces tensions, transformant un débat autour de la science médicale en une guerre idéologique. Les deux groupes ont versé dans des comportements toxiques voire illégaux : insultes, harcèlement et attaques personnelles. Si les pro-Raoult ont ciblé des scientifiques défendant leur métier et leur expertise, certains anti-Raoult, initialement victimes comme le Dr Barraud, entouré de supporters  enclins à la « <em>fight</em>« , ont adopté des pratiques similaires, perpétuant un cycle de violence numérique qui perdure des années après la fin de la crise sanitaire inédite.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Affaire CAPO vs BARRAUD : un symptôme des dérives</h3>



<p>L’affaire découle d’un message public posté par Damien Barraud sur Twitter (devenu X), adressé à un individu pro-Raoult : « <em>Merci de rédiger vos directives anticipées pour dire qu’en cas d’agonie vous refusez toute sédation analgésie. Je me ferai un plaisir de vous regarder étouffer avec les yeux sortant des orbites. </em>». <br>Cette publication doit être replacée dans son contexte. En mars-avril 2020, des rapports (ex. Conseil de l’Ordre des Médecins, enquêtes sénatoriales de 2021) ont révélé que le médicament Rivotril  (clonazépam) avait été distribué en urgence par les autorités sanitaires françaises (via l’ANSM) aux Ehpad pour sédater des patients Covid-19 en détresse respiratoire. Cette molécule, utilisée pour ses effets anxiolytiques et sédatifs, a été critiquée par certains, notamment des pro-Raoult, qui y ont vu une forme d’euthanasie passive, amplifiant les tensions fortement politisées entre les deux clans et une science instrumentalisée à ces fins. Des témoignages d’infirmiers et des plaintes familiales ont alimenté cette controverse, bien que les études (ex. rapport IGAS 2021) aient conclu à une utilisation conforme dans des cas extrêmes. C&rsquo;est ce contenu, largement relayé notamment parmi les pro-Raoult, qui a semble-t-il conduit l&rsquo;un d&rsquo;eux, Jean-Yves Capo, à porter plainte. Ce dernier est connu pour être proche du blog <em>FranceSoir</em>, engagé dans le covido-septicisme.<br>Après l’échec d’une tentative de conciliation, la Chambre disciplinaire de première instance (CDPI) du Grand-Est, présidée par un magistrat administratif, a jugé le dossier et prononcé une sanction que l&rsquo;on peut qualifier de modérée. Les faits reprochés au Dr Barraud, bien que non dévoilés dans leurs détails à ce jour, reflètent la persistance d’un débat scientifique dévoyé par les invectives.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Citizen4Science et les efforts de l’Ordre des médecins sur les réseaux sociaux</h3>



<p>L’association de médiation scientifique et d&rsquo;information <em>Citizen4Science</em>, éditeur de <em>Science infused</em>, créée en 2020 pour lutter notamment contrer la désinformation autour du Covid, a mis en lumière ces dérives. En août 2021, elle a rédigé et publié une tribune dans L’Express, « <em>Stop aux menaces de France Soir et au harcèlement des porteurs de la parole scientifique</em> », en réponse à un article de <em>FranceSoir</em> signé « <em>Le médecin résistant</em> », attaquant des anti-Raoult, dont Damien Barraud, avec une allusion menaçante à « <em>la Veuve</em> » (la guillotine). Co-signée par des figures comme le Pr Karine Lacombe, <a href="https://citizen4science.org/stop-aux-menaces-de-france-soir-et-au-harcelement-des-porteurs-de-la-parole-scientifique/">Citizen4Science en tant qu&rsquo;auteur de la tribune</a> a pérennisé son accessibilité dans nos colonnes. Un autre référence intéressante dans ce contexte est notre article, <em><a href="https://citizen4science.org/medecins-reseaux-sociaux/">Médecins et réseaux sociaux : un cadre éthique à renforcer</a></em>. Il salue les efforts de l’Ordre des Médecins pour établir des lignes directrices via le guide « <em>Déontologie médicale et réseaux sociaux</em> » (2019, mis à jour en 2023). Ce guide rappelle l’obligation de respect (article R.4127-232) et interdit les comportements indignes (article R.4127-75), avec des formations visant à encadrer les médecins face aux dérapages en ligne, un enjeu crucial dans le contexte polarisé post-Covid qui perdure.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sanction disciplinaire justifiée</h3>



<p>Conformément au Code de la santé publique (articles R.4126-1 et suivants), la sanction de trois mois, avec sursis partiel, répond à un manquement déontologique lié aux propos injurieux et menaçants du Dr Barraud. Ce dernier peut faire appel sous 30 jours devant la Chambre disciplinaire nationale, un recours probable qui suspendrait la sanction. Il a d&rsquo;ailleurs sans surprise annoncé l&rsquo;avoir fait.  Seuls les clans en opposition s&rsquo;intéresseront véritablement à l’issue de cet appel, qui pourrait ajuster la peine. Pour l’heure, la décision s’inscrit dans les efforts de l’Ordre pour restaurer la sérénité dans un débat scientifique pollué par les réseaux sociaux, et se doit donc d&rsquo;être saluée sur le principe.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La déontologie et la probité ne sont jamais en option</h3>



<p>Face aux indignations de ceux qui défendent le Dr Barraud, arguant qu’il combattait la désinformation, un rappel s’impose : la déontologie et la probité sont de mise en toutes circonstances, même dans une lutte perçue comme juste. La fin ne justifie pas les moyens. En sanctionnant Damien Barraud, l’Ordre des Médecins affirme son impartialité, refusant de céder aux pressions du « <em>camp du bien</em> » y compris leur population non négligeable de profiteurs de crise. Cette décision, cohérente avec les efforts de l&rsquo;Ordre pour encadrer les médecins sur les réseaux sociaux, témoigne d’une volonté de ne plus pratiquer l’omerta pour ses pairs. C’est un signal rassurant, plaçant l’intégrité de la profession au-dessus des querelles.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Réaction du Dr Barraud et leçons manquées</h3>



<p>Damien Barraud a réagi à sa condamnation de manière très attendue, loin de tout apaisement, en s’appuyant sur  pour dénoncer une « <em>aberration</em> » et annoncer un appel imminent sur X via son compte personnel. L&rsquo;<em>astroturfing</em> en vigueur dans ces clans de réseaux sociaux pointe souvent rapidement son nez, ici avec le lancement d&rsquo;un hashtag glorifiant,  #<em>JusticePourFluidloading</em> (le nom de son compte X), révélant  un populisme juridique en vogue dans ces oppositions extrêmes, où la victimisation, souvent théâtralisée et appel à un tribunal populaire, prime sur la réflexion. Cette posture, comme celle de ses adversaires pro-Raoult montre que les leçons de la crise Covid-19 et les sanctions de justice ou disciplinaires n’ont pas encore porté leurs fruits, perpétuant un cycle de radicalisation stérile.</p>



<p>La radicalisation des camps, leur infiltration par des faux experts et l&rsquo;enfermement dans une spirale de provocation et de victimisation est amplifiée par les réseaux sociaux mais la manne de notoriété s&rsquo;épuise pour les protagonistes. S&rsquo;agissant des médecins concernés, malgré les efforts de l’Ordre des Médecins pour restaurer une éthique professionnelle, cette controverse marginale souligne la nécessité d’une régulation plus stricte des discours en ligne des professionnels de santé pour briser de tels cycles stériles qui participent de la dégradation de leur image et de la confiance en la science.</p>



<p>ajouter une conclusion</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Vinicius Amano</strong></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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<p></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<title>Vente d&#8217;alcool et Monoprix : réouverture discrète des rayons le dimanche</title>
		<link>https://citizen4science.org/vente-dalcool-et-monoprix-reouverture-discrete-des-rayons-le-dimanche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie A.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 13:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;enseigne, qui imposait une pause dominicale quand à l&#8217;achat d&#8217;alcool, semble revenir sur son choix. La communication à ce titre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;enseigne, qui imposait une pause dominicale quand à l&rsquo;achat d&rsquo;alcool, semble revenir sur son choix. La communication à ce titre est laconique et l&rsquo;impact financier inconnu</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une restriction en écho à la loi</h3>



<p>Pendant des années, Monoprix a fermé ses rayons d’alcool le dimanche dans plusieurs magasins, notamment ceux fonctionnant avec des caisses automatisées libre-service le dimanche.  Cette mesure répondait à l’article L3342-1 du Code de la santé publique, qui interdit la vente d’alcool aux mineurs et exige une vérification d’âge, mais elle était également influencée par les arrêtés préfectoraux parisiens, qui renforcent localement ces règles dans le cadre du Règlement sanitaire départemental</p><div id="citiz-392418008" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Sans personnel pour contrôler les identités, les rayons d’alcool étaient bloqués, parfois recouverts de bâches, comme observé par des clients tant en région parisienne qu&rsquo;en province.  Cette restriction, bien que conforme à la loi, privait Monoprix d’une source de revenus importante dans un contexte où le dimanche est devenu un jour clé pour les courses urbaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impact économique non documenté</h3>



<p>Aucune donnée publique ne permet de chiffrer précisément le coût de cette restriction hebdomadaire pour Monoprix. Les rapports financiers du groupe Casino, propriétaire de l’enseigne, ne détaillent pas les ventes par catégorie de produits ni par jour. Pourtant, l’alcool, en particulier le vin et la bière, représente une part significative du panier moyen en grande distribution, surtout dans les magasins de proximité comme Monoprix. En bloquant ces ventes un jour de forte affluence, l’enseigne a sans doute subi une perte de chiffre d’affaires, bien que l’impact global reste difficile à estimer. La frustration des clients, exprimée sur certains réseaux sociaux, suggère que certains se tournaient vers des concurrents, amplifiant peut-être cette perte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des clients détournés vers la concurrence</h3>



<p>L’impossibilité d’acheter de l’alcool le dimanche chez Monoprix a poussé certains consommateurs vers d’autres enseignes. À Paris, des clients rapportaient en 2022 et 2023 avoir opté pour Intermarché ou des cavistes, qui maintenaient leurs ventes d’alcool sans restriction. Cette fuite de clientèle, même temporaire, a pu affecter la fidélité à l’enseigne, particulièrement dans les zones urbaines où la concurrence est forte. Franprix, également du groupe Casino, appliquait des restrictions similaires, tandis que Carrefour City ou Leclerc, avec du personnel en caisse, continuaient souvent à vendre de l’alcool, renforçant leur attractivité dominicale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des coûts opérationnels secondaires</h3>



<p>Au-delà de la perte de ventes, bloquer les rayons d’alcool engendrait des coûts logistiques. À Nation, par exemple, des clients décrivaient des bâches couvrant les rayons chaque dimanche, une opération jugée laborieuse par le personnel. Ces efforts, bien que modestes, s’ajoutaient à l’impact économique de la restriction. Cependant, l’automatisation des magasins le dimanche permettait à Monoprix de réduire ses frais de personnel, ce qui compensait partiellement ces coûts. La réouverture récente des rayons d’alcool, probablement facilitée par des technologies de contrôle d’âge, ou peut-être tout simplement, l&rsquo;affectation systématique de personnel dédié au contrôle des caisses automatiques, indique que l’enseigne cherche à maximiser ses revenus tout en restant conforme à la loi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Silence opaque sur la stratégie</h3>



<p>Monoprix n’a jamais communiqué officiellement sur la fermeture des rayons d’alcool le dimanche, ni sur leur récente réouverture, signalée par des clients en 2025. Cette absence de transparence est notable. Aucun communiqué de presse, aucune déclaration du groupe Casino, ni même une mention dans les rapports annuels ne fait référence à cette politique ou à son impact. Les clients, laissés dans l’ignorance, ont découvert ces changements par l’expérience. Cette opacité, inhabituelle pour une enseigne aussi visible, pourrait refléter une volonté de limiter les débats sur une mesure impopulaire ou de tester discrètement la réouverture dans certains magasins. Ce silence contraste avec la communication proactive d’autres enseignes, comme Carrefour, qui informe souvent sur ses évolutions opérationnelles.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un panorama international contrasté</h3>



<p>À l’étranger, les restrictions sur la vente d’alcool le dimanche varient. Au Royaume-Uni, les supermarchés comme Tesco vendent de l’alcool librement de 10h à 22h, maximisant leurs revenus dominicaux. En Allemagne, Rewe ou Edeka suivent une approche similaire dans les magasins ouverts le dimanche. Aux États-Unis, des États comme la Géorgie ont assoupli leurs interdictions historiques, permettant à Walmart de vendre de l’alcool après 12h30. En Suède, en revanche, le monopole de Systembolaget, fermé le dimanche, limite les ventes d’alcool fort, mais les supermarchés écoulent des bières légères sans entrave. Ces exemples montrent que les restrictions, comme celles de Monoprix, peuvent freiner les ventes dans un marché concurrentiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un retour stratégique à la vente à domicile</h3>



<p>La réouverture des rayons d’alcool le dimanche chez Monoprix, observée en 2024 ou 2025, reflète une adaptation aux attentes des clients, mais soulève la question de la résolution du problème légal initial. L’interdiction reposait sur l’absence de caissiers pour vérifier l’âge des clients, conformément à l’article L3342-1. Ce retour suggère que Monoprix a mis en place des solutions pratiques, probablement des caisses automatiques équipées de scanners de cartes d’identité ou de systèmes d’alerte nécessitant l’intervention d’un vigile ou d’un employé, comme observé dans d’autres enseignes comme Carrefour City. Une autre possibilité est le renforcement ponctuel du personnel dans certains magasins pour effectuer ces contrôles, bien que cela augmenterait les coûts salariaux, majorés le dimanche. Ces ajustements permettent à Monoprix de respecter la loi tout en répondant à la demande des clients. Sans données précises, il est probable que la restriction ait coûté à l’enseigne une part de ses ventes dominicales, sans menacer sa viabilité. En levant cette interdiction, Monoprix cherche à reconquérir les clients perdus et à renforcer sa position face à des concurrents plus flexibles, illustrant les défis de la grande distribution pour concilier réglementation, rentabilité et commodité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Bùi Hoàng Long</strong></em></p>



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		<title>Lutte contre les déserts médicaux : peu médiatisée, la pénurie de pharmaciens hospitaliers est également concernée. Quelles solutions à l&#8217;horizon ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 14:20:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts médicaux]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
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					<description><![CDATA[La France explore des solutions pour maintenir l’activité des pharmacies à usage intérieur (PUI) au sein des établissements hospitaliers, en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La France explore des solutions pour maintenir l’activité des pharmacies à usage intérieur (PUI) au sein des établissements hospitaliers, en déficit critique. Une mesure du Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dévoilée le 7 mai 2025, proposait d’autoriser des docteurs en pharmacie sans DES à exercer en PUI après une formation dédiée. Analyse dans le contexte de la proposition de loi Mouiller adoptée par le Sénat le 13 mai dernier.</h2>



<p>Les médias préfèrent se focaliser sur les médecins, dont la visité est portée par lobby puissant bien relayé au Parlement. Pourtant, la pénurie de pharmaciens hospitaliers, estimée à 15 000 postes vacants en 2023, menace la continuité des soins dans les hôpitaux français, particulièrement dans les zones sous-denses comme par exemple le Cher ou la Haute-Loire. Dans les hôpitaux, les pharmacies à usage intérieur (PUI), chargées de la gestion des médicaments, des préparations stériles et des médicaments expérimentaux des essais cliniques, souffrent d’un manque chronique de personnel qualifié. Les causes incluent un DES de pharmacie hospitalière exigeant, une attractivité limitée face à l’industrie et une démographie défavorable. Le Pacte de lutte contre les déserts médicaux, relayé par l’Ordre des pharmaciens le 7 mai 2025, proposait des mesures novatrices, dont l’autorisation pour des pharmaciens sans DES d’exercer en PUI. Cette initiative, inspirée d’expérimentations passées, pourrait mobiliser des profils comme les pharmaciens industriels experts en essais cliniques. Cet article explore les solutions envisagées, leur contexte historique et les avancées issues de l’adoption de la proposition de loi (PPL) Mouiller par le Sénat le 13 mai 2025, dans un contexte de résistances professionnelles.</p><div id="citiz-1563033410" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Une pénurie enracinée dans le système</h3>



<p>La pénurie de pharmaciens hospitaliers résulte d’un déséquilibre structurel. Le DES de pharmacie hospitalière, requis pour exercer en PUI, demande quatre années de formation suite à la réussite au concours de l&rsquo;internat pour un total de 10 ans d&rsquo;études,  un investissement qui dissuasif face à des salaires hospitaliers inférieurs de 20 à 30 % à ceux de l’industrie. En 2023, seuls 10 % des diplômés en pharmacie choisissaient la filière hospitalière, contre 70 % pour l’officine et 20 % pour l’industrie. Dans les régions sous-denses conduisant aux déserts médicaux, les départs à la retraite aggravent la situation, laissant des PUI en sous-effectif chronique.<br>Les impacts sont sévères : réduction des activités, recours à un intérim coûteux (2 000 €/jour pour un pharmacien intérimaire) et risques accrus pour la sécurité des patients. Les SDIS, EHPAD et hôpitaux locaux, essentiels dans les déserts médicaux, sont les plus touchés. En 2025, la pharmacie clinique, renforcée par l’ordonnance n° 2016-1729 du 15 décembre 2016, accentue les besoins en pharmaciens pour sécuriser les prescriptions et accompagner les patients.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mesures transitoires du passé : un précédent éphémère</h3>



<p>L’idée d’autoriser des pharmaciens sans DES à travailler en PUI n’est pas nouvelle. Dans les années 1980, certains pharmaciens d’officine exerçaient dans des PUI sous dérogations locales. En 2008, un décret (non reconduit) permettait des remplacements de courte durée dans des PUI en pénurie, sous supervision. Plus récemment, le décret n° 2017-1605 du 24 novembre 2017 autorise les pharmaciens avec deux ans d’expérience en PUI à exercer sans DES.<br>Dans un note de l’Ordre des pharmaciens datée du 15 mai dernier, l&rsquo;instance ordinale soutient également un dispositif transitoire pour les pharmaciens sapeurs-pompiers, avec une commission pour évaluer leur aptitude à exercer dans les PUI des SDIS.<br>Ces précédents, bien que limités, ont permis de maintenir l’activité dans des hôpitaux de proximité, mais leur caractère temporaire a mis à mal toute pérennisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mesure audacieuse : ouvrir les PUI à des pharmaciens sans DES</h3>



<p>Le bulletin de l’Ordre des pharmaciens du 7 mai 2025 annonçait une mesure phare : autoriser les docteurs en pharmacie sans DES à effectuer des remplacements temporaires ou un exercice expérimental dans les PUI après une courte formation. Cette initiative, nécessitant une modification de l’article R.5126-80 du Code de la santé publique, ciblait les zones sous-denses, les EHPAD et les hôpitaux locaux. Elle s’appuyait sur les stages d’externat hospitaliers suivis par tous les docteurs en pharmacie. En effet, les futurs docteurs en pharmacie effectuent une 6e année d&rsquo;études hospitalo-universitaire, où à l&rsquo;instar des futurs médecins, ils font des stages dans divers services, dont la pharmacie hospitalière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une disposition incluse dans la PPL Mouiller, mais retirée préalablement à son adoption au Sénat</h3>



<p>Cette mesure était intégrée à la PPL Mouiller (texte n° 577, 2024-2025) déposée en mars 2025. La PPL a été adoptée par le Sénat le 13 mai 2025 avec 190 voix pour et 29 contre dans le cadre d&rsquo;une procédure accélérée, mais la mesure sur l&rsquo;exercice de pharmaciens en PUI sans DES a été supprimée. Le Sénat a choisi de ne pas intégrer cette disposition dans la version finale adoptée, privilégiant d&rsquo;autres priorités comme l&rsquo;extension des compétences des pharmaciens pour les pathologies bénignes, la reconnaissance des préparateurs en pharmacie, ou encore les aides financières pour les zones fragiles. Après ce vote, la PPL a été transmise à l&rsquo;Assemblée nationale pour la suite de la navette parlementaire. La PPL Mouillier est surtout médiatisée pour l&rsquo;encadrement de l&rsquo;installation des médecins qu&rsquo;elle prévoit : les généralistes en zones bien dotées doivent exercer à temps partiel dans des zones sous-denses, tandis que les spécialistes ne peuvent s’installer qu’en cas de départ d’un confrère. Une « <em>solidarité territoriale obligatoire</em> » oblige les médecins en zones denses à consacrer jusqu’à deux jours par mois à des zones prioritaires.<br>La question des mesures pour palier au déficit de pharmaciens en PUI reste donc en suspens, et l&rsquo;incertitude persistera tant que la navette parlementaire n&rsquo;est pas achevée ou qu&rsquo;une commission mixte paritaire ne statue pas spécifiquement sur ce point. Il est à noter que les dérogations existantes pour les pharmaciens sans DES, basées sur leur expérience avant 2017, restent applicables pour l&rsquo;instant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le potentiel des pharmaciens industriels : un atout sous-exploité</h3>



<p>Parmi les profils concernés par une éventuelle ouverture des PUI aux docteurs en pharmacie sans DES de pharmacie hospitalière, certains pharmaciens avec parcours industriel spécialisés en recherche et développement (R&amp;D) clinique se distinguent. Avec une expérience solide de maîtrise des Bonnes pratiques cliniques (BPC), de la gestion des médicaments expérimentaux utilisés dans les essais cliniques, de la pharmacovigilance et de l&rsquo;Assurance Qualité des études y compris la gestion des médicaments concernés, ces profils offrent des compétences utilement transférables aux PUI des CHU, CLCC, ou structures comme les SDIS et EHPAD. C&rsquo;est particulièrement le cas des pharmaciens experts de la conception des protocoles d&rsquo;études cliniques menés à l&rsquo;hôpital, ou en charge d&rsquo;effectuer des audits des centres investigateurs hospitaliers pour évaluer leur conformité à la réglementation et aux procédures des laboratoires pharmaceutiques. Une adoption future de la mesure PUI pourrait mobiliser ce vivier de professionnels de santé avec expérience et qualifications pointues familiers avec le fonctionnement des hôpitaux en matière de médicaments. Cette voie apparaît comme un véritable atout pour réduire la dépendance à l’intérim coûteux et aux mesures transitoires qui ne permettent pas de parer durablement au déficit en PUI. Pourquoi cette voie n&rsquo;est-elle pas explorée ? Une raison est sans doute un problème culturel en France qui rend difficile les parcours transversaux, particulièrement entre le public et le privé. Ainsi, la norme est de faire carrière soit dans le public soit dans le privé et à ce titre le passage de l&rsquo;un à l&rsquo;autre est souvent vu comme la conséquence d&rsquo;une mauvaise orientation initiale ou d&rsquo;un échec et peu valorisé. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une posture rigide, qui ne profite à personne et encore moins au système de santé. En particulier, la pharmacie hospitalière à pourrait pleinement </p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles autres solutions pour renforcer les effectifs de pharmaciens hospitaliers ?</h3>



<p>Outre la mesure évidente d&rsquo;ouverture des PUI aux pharmaciens sans DES mais avec expérience pertinente solide, plusieurs leviers existent, en premier lieu la revalorisation de la filière de l&rsquo;internat. Ainsi, l&rsquo;Ordre des pharmaciens note une augmentation des postes d’internat (480 en 2025 contre 313 en 2022) pour stimuler le recrutement, et propose une commission pour évaluer les titulaires du DES IPR (Innovation Pharmaceutique et Recherche) ou pharmacie spécialisée pour des rôles en PUI (Ordre, 15 mai 2025). Une réflexion sur un « 2e DES », inspiré de la médecine, pourrait permettre aux titulaires de DES officine/industrie d’accéder aux carrières hospitalières. Les pharmaciens non spécialisés peuvent passer le concours d’internat après trois ans d’exercice (titre européen). <br>Une autre mesure est la mutualisation des PUI. Le décret n° 2019-489 du 21 mai 2019 facilite ainsi la cooopération entre PUI via les groupements hospitaliers de territoire (GHT). Il y a aussi  le renforcement de la pharmacie clinique, qui accroît le rôle des pharmaciens hospitaliers concernés dans la sécurisation des prescriptions et l&rsquo;éducation thérapeutique. Enfin, et nous l&rsquo;avons déjà évoqué pour  son coût élevé, il y a l&rsquo;intérim, ainsi que les équivalences, sujet complexe permettant de reconnaître des diplômes étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis et résistances : un chemin semé d’embûches</h2>



<p>La mesure d’ouverture des PUI suscite une forte opposition. La section H (Hôpital) de l’Ordre des pharmaciens, dans son avis du 15 mai 2025, défend le DES comme indispensable pour les tâches complexes des PUI, avertissant qu’une différenciation des niveaux de spécialisation créerait des inégalités dans la prise en charge des patients. Cette position, bien que présentée comme un enjeu de qualité, vise clairement à préserver le monopole des pharmaciens hospitaliers sur les PUI, limitant l’accès à d’autres profils comme certains pharmaciens industriels à  profil adapté, malgré la pénurie. Les syndicats (SYNPREFH, SNPHPU, FNSIP-BM) partagent cette ligne, estimant dans une vision étriquée que les stages d’externat sont insuffisants et la « courte formation » floue. Mobiliser des pharmaciens d’officine pourrait aggraver les pénuries ailleurs (10 000 postes vacants en officine), mais ce n&rsquo;est pas le cas pour les pharmaciens industriels.</p>



<p><br>Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les déserts médicaux. La PPL Garot, adoptée par l’Assemblée nationale le 7 mai 2025, concurrence la PPL Mouiller en proposant une régulation stricte de l’installation des médecins. Comme les pharmaciens, professionnels de santé soumis à des régulations, les médecins résistent à ces contraintes, soutenus par un lobby puissant qui préserve leurs privilèges. Il est temps qu’ils acceptent une régulation équitable, une question de santé publique pour garantir l’accès aux soins.<br>L’adoption de la PPL Mouiller le 13 mai 2025 marque une avancée, mais son passage à l’Assemblée nationale et une éventuelle commission mixte paritaire pourraient modifier le texte. Les précédents transitoires pour les PUI, abandonnés face aux résistances et malgré certaines voies pérennes pour solutionner au moins partiellement la question , rappellent la difficulté des réformes en matière de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant à l’horizon ?</h2>



<p>La pénurie de pharmaciens hospitaliers reste un défi systémique, mais le Pacte de lutte contre les déserts médicaux offre des perspectives. L’ouverture des PUI aux pharmaciens sans DES, proposée dans la PPL Mouiller, visait à mobiliser des profils comme les experts en essais cliniques, mais son adoption reste incertaine, face à l’opposition de la section H de l’Ordre, qui défend son monopole. L’adoption de la PPL Mouiller par le Sénat le 13 mai 2025 progresse dans la lutte contre les déserts médicaux, mais les détails sur les PUI sont en attente. Une réforme réussie nécessitera un équilibre entre pragmatisme, formation rigoureuse et sécurité des patients. Cet article sera complété avec toute information future sur la mesure PUI, cruciale pour des zones sous-denses, autrement dit les déserts médicaux.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



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<p><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"></a></p>



<p></p>
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		<title>Médecin du travail : un docteur qui ne prescrit ni ne soigne au rôle de prévention peu valorisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 11:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est important car il intervient pour préserver la santé des travailleurs et faire de la prévention dans ce cadre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il est important car il intervient pour préserver la santé des travailleurs et faire de la prévention dans ce cadre ; mais ces docteurs manquent de reconnaissance par leurs pairs et par le public</h3>



<p>Les médecins du travail ont un rôle clé dans le monde du travail, mais cette spécialité est peu ou mal connue. Il nous a semblé utile de faire un tour d&rsquo;horizon de cette spécialité : comment on accède à cette profession, quels sont ses rôles.</p><div id="citiz-2882447808" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Comment devient-on médecin du travail ?</h2>



<p>Il faut le reconnaître, la médecine du travail n&rsquo;est souvent pas une vocation. Ce qui nous permet de le dire, c&rsquo;est le choix que font les étudiants en médecine au moment de leur spécialisation. Pour cela, il faut comprendre comment fonctionne le système des études médicales : les étudiants choisissent leur spécialité dans l&rsquo;ordre de leur classement à un concours. Ils deviendront alors internes dans des services hospitaliers pendant quelques années avant d&rsquo;obtenir leur diplôme de médecine et d&rsquo;exercer. Les lauréats ont libre choix de leur spécialité, les lanternes rouges prennent ce que les autres ont laissé. <br>C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on a une vue précise et exacte du niveau d&rsquo;attractivité des spécialités médicales. Sans grande surprise, ce qui donne à la base un bon coup de pied dans la fourmilière de l&rsquo;image de la médecine « par vocation » et désintéressée : ce sont les spécialités les plus rémunératrices qui sont en tête des choix des étudiants ; dans l&rsquo;ordre sur le podium : la chirurgie plastique, l&rsquo;ophtalmologie et la dermatologie (suivi de la cardiologie et de la chirurgie maxillo-faciale).<br>En queue de peloton, les spécialités les moins prisées, comme par hasard on retrouve ce qui paie le moins en rémunération : la médecine du travail, la biologie médicale et la santé publique (suivi de la psychiatrie et de la gériatrie). Vous l&rsquo;avez compris, ce sont donc les derniers au concours qui se retrouveront à coup presque sûr médecins du travail.<br>Si l&rsquo;argent apparaît donc comme un critère de choix essentiel, avec des rémunérations qui varient couramment du simple au double entre les spécialités les plus prisées et les moins prisées des étudiants, nous avons aussi la double peine du statut pour le trio des spécialités les plus boudées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Médecin salarié sans patientèle ni ordonnancier</h2>



<p>La mission du médecin du travail consiste à prévenir l&rsquo;atteinte à la santé des travailleurs du fait de leur travail. Pour cela il va surveiller leurs conditions d&rsquo;hygiène dans l&rsquo;exercice de leur travail, les risques santé auxquels ils sont exposés,  et leur état de santé au moyen de consultations individuelles périodiques. Il surveille aussi les conditions de sécurité des tiers qui visitent le lieu de travail.<br>Il donne des conseils à l&rsquo;entreprise pour améliorer les conditions de travail et diminuer les risques d&rsquo;ordre professionnel. Il tient à jour une fiche de l&rsquo;entreprise et de ses risques en matière d&rsquo;hygiène et de santé, où il indique les risques en question et les effectifs concernés, qui est présentée au comité social et économique de l&rsquo;entreprise tous les ans.</p>



<p> Il surveille aussi les risques de contagion sur le lieu de travail, les risques Ici, et c&rsquo;est encore une différence notable avec les professionnels de santé « classiques », le médecin du travail est en général salarié de l&rsquo;entreprise dans laquelle il t travaille, comme les autres employés de la société. Quand la taille de cette dernière le justifie. À défaut,  il est attaché à un SPSTI ou Service de prévention et de santé au travail interentreprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visites d&rsquo;aptitude</h2>



<p>Concernant les visites médicales individuelles qu&rsquo;il dispense, elle s&rsquo;applique aux employés en CDI, CDD, intérim, contrats d&rsquo;apprentissage et de professionnalisation. Les types de visites sont les visites d&#8217;embauche (dans le jargon VIP, visite d&rsquo;information et de prévention). Le médecin du travail vérifie l&rsquo;état de santé de la personne, l&rsquo;informe et la sensibilise sur les risques en matières d&rsquo;hygiène et de santé pendant le travail. Le médecin du travail détermine alors si la personne est apte , partiellement apte ou inapte à son emploi. Cela dit cette visite a lieu après l&#8217;embauche ; sauf pour les travailleurs de nuit, mineurs, et employés exposés à certains dangers dans leur travail (certains agents biologiques, champs électromagnétiques, entre autres), et les mineurs (moins de 18 ans).<br>Mais le médecin du travail ne prescrit pas de médicaments, ni même d&rsquo;arrêt de travail.  Il peut tout au plus demander des examens spécialisés complémentaires qui seront à la charge de l&rsquo;entreprise, et encore lui conseiller le cas échéant de changer la personne de poste. C&rsquo;est un avis consultatif, l&#8217;employeur n&rsquo;est pas obligé de le suivre bien qu&rsquo;il doive justifier pourquoi.<br>Le médecin du travail intervient aussi en cas d&rsquo;arrêt de travail supérieur à 30 jours pour maladie ou accident : c&rsquo;est une visite avant la reprise (pré-reprise) ou une visite de reprise selon le cas, cette dernière ayant lieu aussi après congé maternité, absence pour maladie professionnelle, absence de plus de 60 jours pour maladie ou accident non professionnel.<br>Il existe quelques autres visites au médecin du travail, à 45 ans en général, et au départ à la retraite et pour les employés soumis à risques particuliers (amiante, plomb, agents cancérigènes&#8230;).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le médecin du travail est soumis à la déontologie médicale</h2>



<p>On pourrait penser que les limitations des prérogatives du médecin du travail ne le soumet pas aux manquements en matière de déontologie médicale. S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il est moins exposé sachant qu&rsquo;il ne soigne pas et ne prescrit pas, il est lui aussi soumis à ce type de risque professionnels Celui qui semble évident est dans sa délivrance d&rsquo;avis d&rsquo;aptitude ou de non aptitude. Or, ce n&rsquo;est que depuis 2007 que les entreprises peuvent introduire des plaintes auprès de l&rsquo;Ordre des médecins visant leur médecin du travail. Pourquoi si tardivement ? parce que ces professionnels de santé étaient protégés jusque-là au nom de la sacro-sainte indépendance nécessaire des médecins du travail. Un privilège qui a donc disparu, comme beaucoup d&rsquo;autres tombes pour les médecins dont le lobby pour préserver les acquis est très puissant en France auprès des politiques.</p>



<p> Ainsi, au début de l&rsquo;année, un médecin du travail a été lourdement condamné pour manquements à la déontologie médicale, car il avait délivré des « <em>rapports et attestations tendancieux et de complaisance</em> » entre 2020 et 2022 dont des avis d&rsquo;inaptitude au travail concernant six salariés d&rsquo;une entreprise de fabrication de portes et serrures blindées. par l&rsquo;Ordre des médecin, jugé trop complaisant avec les salariés ; d&rsquo;autant que ce médecin du travail déclarait les salariés inaptes à tout poste dans l&rsquo;entreprise. En outre, il dénigrait l&rsquo;entreprise auprès de confrères, pour être « <em>maltraitante</em> » avec ses employés. L&rsquo;entreprise avait déposé plainte à l&rsquo;Ordre, estimant que le médecin du travail avait établi une quinzaine d&rsquo;avis d&rsquo;inaptitudes sur les deux années concernées, dont de complaisance. Le médecin en question a été condamné à un an d&rsquo;interdiction d&rsquo;exercer dont 6 mois en sursis.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Obliger les médecins à préciser sur l&#8217;ordonnance dans quelle indication ils prescrivent un médicament : un outil de santé publique puissant débarque par décret</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Nov 2024 22:01:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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		<category><![CDATA[Pharmacien]]></category>
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					<description><![CDATA[Le décret relatif à la pertinence des prescriptions médicales paru le 31 octobre a pris effet le 1er novembre dans]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le décret relatif à la pertinence des prescriptions médicales paru le 31 octobre a pris effet le 1er novembre dans le cadre de la mise en application de la loi de financement de la Sécurité Sociale sur 2024. Il passe inaperçu dans les médias, pourtant son intérêt est majeur. Explications</h3>



<p>Nous évoquons ici le décret n0 2024-968 du 30/10/2024 « <em>relatif au document destiné à renforcer la pertinence des prescriptions médicales</em>« . Tout un programme, essentiel.</p><div id="citiz-2893669083" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Fondement :  la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024</h2>



<p>C&rsquo;est en particulier l&rsquo;article 73 de cette loi, qui modifie le Code de la sécurité sociale et plus précisément l&rsquo;article L. 162-19-1 qui pose les bases du nouveau dispositif. Il stipule que la prescription du médecin peut avoir lieu sur l&rsquo;ordonnance classique ou « <em>sur un formulaire prévu à cet effet</em>« . Ce formulaire, accessible par téléservice, est exigible pour présentation au pharmacien. Il est prévu qu&rsquo;il serve notamment à vérifier le respect des indications ouvrant droit à remboursement par la sécurité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lutter contre le mésusage des médicaments, les médecins dans le viseur</h2>



<p>La mauvaise utilisation des médicaments est un fléau de santé publique. Il émane en premier lieu de prescriptions défaillantes par les médecins. Il faut le rappeler, le médecin est l&rsquo;expert du diagnostic médical, le pharmacien étant l&rsquo;expert du médicament. Or on sait combien en France, il existe d&rsquo;une part une surprescription de médicaments par les médecins, en partie pour des raisons de clientélisme : un patient satisfait est souvent un patient qui sort du cabinet médical avec une ordonnance, tant qu&rsquo;à faire bien remplie. À tel point qu&rsquo;il est prévu des incitations financières à la non prescription par les médecins. S&rsquo;il faut citer un seul exemple de prescriptions abusives, on peut parler des antibiotiques, trop prescrits mais aussi mal prescrits, malgré les guides réguliers à l&rsquo;usage des médecins fournis par des sociétés savantes comme celle d&rsquo;infectiologie et l&rsquo;Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM). Le problème est tout aussi quantitatif que qualitatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer les moyens de contrôle par le pharmacien dispensateur</h2>



<p>Alors on pourrait dire, et on le dit : chacun son métier. Le Code de la santé publique prévoit ainsi l&rsquo;intervention du pharmacien, qui est tenu à un contrôle pharmaceutique des ordonnances avant toute délivrance. Beaucoup d&rsquo;erreurs de prescription sont ainsi rattrapées. <br>Néanmoins il manquait jusqu&rsquo;ici une information essentielle sur les ordonnances : l&rsquo;indication, à savoir la pathologie ou les troubles pour lesquels les médicaments sont prescrits. C&rsquo;est pourtant un élément clé pour établir l&rsquo;analyse pharmaceutique de l&rsquo;ordonnance. L&rsquo;interrogatoire du patient peut compenser le manque, mais cette information par le patient n&rsquo;est pas toujours disponible ni fiable. Il est pourtant essentiel au pharmacien de savoir pourquoi un médicament est prescrit. Cela conditionne la validité de la prescription d&rsquo;un point de vue qualitatif, mais parfois aussi quantitativement, car la posologie peut varier en fonction de l&rsquo;indication. <br>L&rsquo;information se devait donc d&rsquo;être émise par sa source, le médecin prescripteur, et indiquée noir sur blanc pour qui de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un médecin professionnel de santé « comme les autres »</h2>



<p>Les temps changent pour les médecins, dont le monopole de prescription et les privilèges s&rsquo;effritent, au profit d&rsquo;un exercice médical partagé entre les professionnels de santé autour des patients, et non plus derrière la longue file d&rsquo;attente de consultations du médecin.<br>En France, cette situation s&rsquo;explique non pas par la raison, mais un lobby médical très puissant qui influe fortement et fige les politiques visant à faire évoluer la situation.<br>On se souvient, pendant la pandémie de Covid-19, la défense par certains d&rsquo;un droit de prescription absolue du médecin ; un groupe de médecins défendant l&rsquo;hydroxychloroquine dans l&rsquo;indication Covid non démontrée se nommait d&rsquo;ailleurs « <em>Laissons-les prescrire</em>« . Leur argument était que les médecins étaient libres, autorisés à prescrire « hors AMM » (Autorisation de mise sur le marché). C&rsquo;est en effet possible, mais dans des cas précis et très particuliers, justifiés, et avec l&rsquo;aval du pharmacien. Il n&rsquo;y a donc pas de réelle liberté de prescrire, elle est toujours été conditionnelle. Toujours est-il que les pharmaciens qui faisaient leur métier et assumaient leurs responsabilités (dont pénale) en refusant la délivrance d&rsquo;hydroxychloroquine avaient été pointés du doigt et parfois menacés.<br>Cette image du médecin tout-puissant et omniscient est passéiste, et dangereuse. Dans tous les domaines, l&rsquo;activité collaborative, chacun dans sa spécialité, est une sécurité, ici pour les patients.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En pratique</h2>



<p>Les médecins doivent désormais &#8211; théoriquement &#8211; établir des ordonnances complètes, mentionnant l&rsquo;indication pour chaque médicament prescrit. Le pharmacien pourra ainsi faire son travail d&rsquo;analyse de l&rsquo;ordonnance, mais aussi permettre la prise en charge par la sécurité sociale. À défaut, la délivrance des médicaments pourrait ne pas avoir lieu et les patients invités alors à contacter leur médecin pour obtenir les mentions manquantes.<br>Comme le prévoit la loi, le médecin peut fournir les informations requises sur l&rsquo;ordonnance, ou via un formulaire dédié.<br><br>Il n&rsquo;est pas sûr que ces nouvelles modalités s&rsquo;appliquent à toutes les prescriptions. En effet l&rsquo;assurance maladie pourrait se focaliser au moins dans un premier temps, sur ce qu&rsquo;on appelle les ITR : Indications thérapeutiques remboursables. Il s&rsquo;agit de médicaments ayant de multiples indications, dont seulement certaines sont remboursables. Parmi les médicaments actuels : les analogues du GLP-1, très en vogue, sont concernés ; il s&rsquo;agit initialement de médicaments pour le diabète, qui ont été détournés rapidement comme coupe-faim pour maigrir (<a href="https://citizen4science.org/quest-ce-que-le-semaglutide-ozempic-un-medicament-antidiabetique-detourne-comme-anorexigene-coupe-faim-pour-perdre-du-poids/">voir affaire Ozempic/sémaglutide</a>), mais sont désormais également commercialisés pour l&rsquo;obésité. Cette classe pourrait être dans le viseur pour une application sans délai du nouveau décret.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des opposition du lobby médical à prévoir</h2>



<p>Ce qui est certain, c&rsquo;est que les médecins vont sans doute râler de devoir préciser l&rsquo;indication. Il s&rsquo;agira de préserver, comme toujours, des privilèges. On peut imaginer en premier lieu que le secret médical sera brandi, ce qui n&rsquo;est pas pertinent puisque le partage d&rsquo;informations entre professionnels de santé comme les pharmaciens, eux-même soumis à la confidentialité, ne le remet pas en cause. Idem pour la transmission d&rsquo;informations à l&rsquo;assurance-maladie. On n&rsquo;a pas vu les médecins se plaindre de remplir un dossier pour l&rsquo;obtention du statut d&rsquo;ALD d&rsquo;un patient (Affection de longue durée, exemple parmi d&rsquo;autres).  Ils pourraient aussi déclarer que de préciser l&rsquo;indication leur fait perdre du temps, ou  discréditer la disposition pour n&rsquo;être qu&rsquo;à visée financière (avec les ITR).<br>Pourtant, c&rsquo;est bel et bien une mesure de santé publique importante vu les méfaits du mésusage des médicaments, versant erreurs de prescription, mais aussi détournement de prescriptions : à propos de coupe-faim, n&rsquo;oublions jamais le scandale sanitaire du Mediator (benfluorex). Cette nouvelle disposition aurait à l&rsquo;époque cette triste affaire, qui a coûté de vies, de se produire.<br>La médecine est une profession régulée comme toutes les professions de santé, elle n&rsquo;a pas, et même plus à faire exception. Il y va de la protection des patients.</p>



<p></p>



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		<title>On peut être médecin sans être docteur (et inversement) !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 17:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Études]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice de la médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous avez dit "docteur" ? Comment répondre aux questions du type : cette personne est-elle médecin ou pas ? Chez les docteurs, il y a des docteurs docteurs et des docteurs pas docteurs.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En 2021, nous avions abordé le sujet du titre de « docteur » en passant en revue les différents types de doctorat. Dans cet épisode 2 sur les docteurs, nous allons étudier plus précisément le cas des médecins et l&rsquo;usage de leur titre ; on verra que pour s&rsquo;y retrouver, il faut bien comprendre le cursus des études médicales et ses jalons</strong></h4>



<p>Dans l&rsquo;article « <a href="https://citizen4science.org/vous-avez-dit-docteur/">Vous avez dit docteur ?</a>« , vous avez tout appris sur le doctorat en France, afin de savoir ce qui se cache derrière le mot ou le titre de « docteur », en fonction du diplôme que sanctionne un doctorat. On avait ainsi appris qu&rsquo;un « docteur » n&rsquo;est pas forcément médecin. Aujourd&rsquo;hui, on va découvrir qu&rsquo;un médecin n&rsquo;est pas forcément docteur. Étonnant, non ?  Pour comprendre pourquoi  et dans quelles circonstances cela arrive,  nous allons faire un « zoom » sur les des études médicales.</p><div id="citiz-1546271057" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Diplôme de médecine : un doctorat d&rsquo;État</h2>



<p>Les professionnels de santé au sens strict en France couvrent deux domaines, la médecine et la pharmacie. Les professionnels de santé en médecine sont les médecins, les odontologistes, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Les professionnels de santé en pharmacie sont les pharmaciens. Tous ces professionnels de santé sont des docteurs une fois leur diplôme obtenu : un doctorat d&rsquo;État dans leur domaine (bac+6 minimum). <br>Il y a aussi de nombreuses professions paramédicales, c&rsquo;est le groupe des auxiliaires de santé. Parmi eux les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes, audioprothésistes, opticiens-lunetiers, prothésistes, diététiciens&#8230; liste non exhaustive.</p>



<p>« <em>Le diplôme d’État de docteur en médecine est un diplôme de l’enseignement supérieur délivré par les universités accréditées</em>« , nous précise le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins (CNOM) que nous avons interrogé en vue de cet article.  </p>



<p>Le CNOM décrit pour <em>Science infuse</em> une synthèse de ce que valide le diplôme de médecine : « <em>Il sanctionne un minimum de dix années d’études post Bac comportant : un enseignement théorique, un enseignement pratique, une pratique clinique ou technique organisée sous la forme de stages dans des structures agréées, une initiation à la recherche, avec la soutenance d’une thèse en vue de l’obtention du diplôme d’État.</em>« <br><br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois cycles d&rsquo;études médicales</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Cycle 1</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Première année de concours déterminante</h4>



<p>Le premier cycle des études de médecine débute dans le cadre d&rsquo;une première année commune appelée <strong>P</strong>arcours&nbsp;<strong>A</strong>ccès&nbsp;<strong>S</strong>pécifique&nbsp;<strong>S</strong>anté (<strong>PASS</strong>) sanctionnée par un concours. En cas de succès, les étudiants accèdent à la &nbsp;2e&nbsp;année dans l’une 5 filières de santé MMOPK : Maïeutique (sages-femmes), Médecine, Odontologie (soins dentaires), Pharmacie ou Kinésithérapie. Il s&rsquo;agir de professionnels de la santé sauf la kinésithérapie qui est une profession d&rsquo;auxiliaire de santé. L&rsquo;accès à l&rsquo;une des 5 filières dépend du classement au concours et des souhaits de l&rsquo;étudiant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Deux années pré-clinique</h4>



<p>Si la filière médicale et obtenue, l&rsquo;étudiant se retrouve en 2e puis 3e année du <strong>D</strong>iplôme de&nbsp;<strong>F</strong>ormation&nbsp;<strong>G</strong>énérale en&nbsp;<strong>S</strong>ciences&nbsp;<strong>M</strong>édicales (DFGSM2 et 3). On y complète ses connaissances en biologie, on apprend la sémiologie et on entame l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;exercice médical, de façon théorique. Des stages viennent agrémenter les cours pour les mettre en pratique et contextualiser les objectifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cycle 2 : 3 ans de clinique</h3>



<p>Ce 2e cycle des études médicales prépare au <strong>D</strong>iplôme de&nbsp;<strong>F</strong>ormation&nbsp;<strong>A</strong>pprofondie en&nbsp;<strong>S</strong>ciences&nbsp;<strong>M</strong>édicales (DFASM). On y étudie pendant les processus pathologiques, la thérapeutique et la prévention associées, l&rsquo;organisation du système de santé, l&rsquo;évaluation de la pratique des soins ainsi que la déontologie et la responsabilité médicale. En pratique, il s&rsquo;agit d&rsquo;une alternance de cours à l&rsquo;université et de stages à l&rsquo;hôpital. Dans le cadre de ces stages, les étudiants en médecine sont qualifiés d&rsquo;<em>externes</em>.</p>



<p>À la fin du 2e cycle, soit après 6 ans d&rsquo;études post-bac, les étudiants passent les Épreuves&nbsp;<strong>C</strong>lassantes<strong>&nbsp;N</strong>ationales&nbsp;<strong>i</strong>nformatisées (<strong>ECNi)</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un concours qui permet le choix d&rsquo;une spécialité médicale, en fonction du classement national à ce concours.&nbsp;<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Cycle 3 : la spécialisation</h3>



<p>Le 3e cycle des études se déroulent en trois phases chronologiques. Il prépare au Diplôme d’Études Spécialisées (DES) de la spécialité médicale ou pharmaceutique choisie. Il existe près de 50 spécialités et donc autant de DES.  Il est obligatoire pour les médecins, mais facultatif pour les pharmaciens, sachant que l&rsquo;exercice de la pharmacie d&rsquo;officine ne requiert pas de spécialisation. En revanche, les étudiants en pharmacie qui veulent exercer en laboratoire de biologie médicale ou en pharmacie hospitalière doivent se présenter aux ECNi et obtenir le DES correspond à l&rsquo;une de ces deux spécialités.</p>



<p>Ce cycle comporte des cours théoriques et des stages pratiques. Dans ce cadre, les étudiants de 3e cycle deviennent des <em>internes</em>, car autrefois on ne parlait pas de 3e cycle mais d&rsquo;internat.  La durée du 3e cycle est de 4 ou 5 ans selon la spécialité choisie. Il est à noter que la médecine générale est une spécialité parmi les autres et qu&rsquo;il a donc son propre DES (durée 4 ans).<br>Les 3 phases du cycle 3 sont suivantes :</p>



<p><strong>la phase socle</strong>, qui est l&rsquo;année d&rsquo;étude qui suit le concours des ECN. S&rsquo;ensuit la phase  d&rsquo;<strong>approfondissement</strong>, et enfin la phase de <strong>consolidation</strong>.</p>



<p>Il y a deux jalons clés pendant le cycle 3 qui vont déterminer si on peut se prévaloir du titre de médecin, de médecin spécialiste, (pour les étudiants en médecine) et de docteur (étudiants médecine et pharmacie) : l&rsquo;obtention de la thèse de doctorat d&rsquo;État, et l&rsquo;obtention du DES.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="844" height="282" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image.png" alt="" class="wp-image-15182" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image.png 844w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-300x100.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/07/image-768x257.png 768w" sizes="auto, (max-width: 844px) 100vw, 844px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source : UFR Médecine &#8211; Université de Nantes</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Médecin mais pas (encore) docteur</h3>



<p>Pendant la plus grande partie du cycle 3 des études de santé, on est interne, et ce jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention de son doctorat. Pour les étudiants en médecine : lors des stages, on pratique des actes médicaux, mais pas en autonomie : cela a lieu uniquement sous la responsabilité de son maître de stage (médecin). L&rsquo;étudiant est un alors un praticien en formation. L&rsquo;événement déclencheur permettant d&rsquo;obtenir le titre de docteur est &#8230;. le doctorat.</p>



<p>Le Conseil de l&rsquo;Ordre des médecins nous précise :<em> « Le diplôme d&rsquo;Etat de docteur en médecine est conféré après soutenance avec succès d&rsquo;une thèse de doctorat. (Article L632-4 du Code de l’éducation). Par conséquent, dans le cursus de médecine en France, un médecin ne peut pas se prévaloir d’un titre de docteur en médecine avant la réussite d’une thèse d’exercice. »</em><br>En pratique : pour pouvoir se présenter ou se faire présenter comme « Docteur » (ou Dr), il faut avoir en poche son diplôme de Docteur d&rsquo;État, qui n&rsquo;est délivré que si l »étudiant présente son attestation de réussite à la soutenance de thèse. En effet, la soutenance n&rsquo;est pas qu&rsquo;une formalité, il y a un jury, qui décide ou non de la réussite de la soutenance.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Docteur (mais junior) et toujours étudiant</h3>



<p>La fin de la phase d&rsquo;approfondissement du cycle 3 est le moment est le moment où l&rsquo;étudiant passe sa thèse qui lui permettra de devenir docteur. Le Conseil de l&rsquo;Ordre nous précise :  » <em>les docteurs junior c’est-à-dire les étudiants du 3<sup>ème</sup>cycles en médecine qui ont validé la thèse et obtenu le diplôme d&rsquo;État de docteur en médecine s’inscrivent à l’Ordre des médecins sur un tableau spécial (Article L4111-1-1 du Code de la santé publique</em>« .<br></p>



<p>Pour passer en phase 3 de consolidation du cycle 3, il faut donc que l&rsquo;étudiant en médecine réponde cumulativement aux 3 conditions suivantes, nous détaille l&rsquo;Ordre des médecins :</p>



<p>• »<em>Avoir validé l’ensemble des connaissances et compétences nécessaires à la validation de la phase d’approfondissement de la spécialité suivie, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 21 avril 2017 &nbsp;;</em></p>



<p>• <em>Avoir soutenu avec succès la thèse mentionnée à l’article R. 632-23 du code de l’éducation ;</em></p>



<p>•<em> Avoir obtenu le diplôme d’Etat de docteur en médecine.</em>« </p>



<p><em>Ainsi, lorsque l’étudiant a rempli ces conditions, il entre dans la phase de consolidation et est nommé docteur junior par le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de rattachement</em>. »<br><br>En pratique, la liste spécifique des docteurs juniors est tenue à jour par l&rsquo;Ordre départemental du CHU de rattachement de l&rsquo;étudiant, et non sur le tableau national consultable sur le site du Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins.  » Il ne s’agit toutefois pas d’une inscription définitive à l’ordre qui lui permettrait d’exercer la profession de médecin » précise l&rsquo;Ordre.</p>



<p>Le docteur junior est un étudiant praticien en formation spécialisée, en phase de consolidation, ce qui lui permet de « <em>parvenir progressivement à une pratique professionnelle autonome. C’est la raison pour laquelle il suit sa formation sous le régime de l’autonomie supervisée »</em>, nous explique l&rsquo;Ordre. <br><br>Le docteur junior reste un étudiant de 3e cycle, ce jalon de docteur junior est donc assez symbolique. Il vise à permettre à l&rsquo;étudiant de prendre la mesure de ses responsabilités en lui permettant pour la première fois de porter le titre de docteur en valorisant le succès de sa soutenance de thèse, et d&rsquo;être inscrit sur une liste tenue par l&rsquo;Ordre départemental pour le sensibiliser à l&rsquo;inscription future au tableau national de l&rsquo;Ordre quand il sera devenu médecin spécialiste à l&rsquo;obtention du DES.</p>



<p>Le statut de docteur junior existe depuis 2018, avant cette date on était interne jusqu&rsquo;à la fin de ses études et on se présentait comme tel aux patients. En pratique, cela reste souvent le cas, les étudiants n&rsquo;étant pas forcément demandeurs de se présenter comme « Docteur junior Untel » pour un statut qui finalement est purement administratif et jugé par fois infantilisant face aux patients. Il est vrai que le moment où ils pourront se faire appeler « Docteur Untel » et « médecin spécialiste » est au bout du parcours et plus très lointain sous réserve de DES en poche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;obtention du DES signe l&rsquo;accès au titre de médecin spécialiste et à l&rsquo;autonomie</h2>



<p>On l&rsquo;a compris, les étudiants en médecine sont docteurs juniors de façon temporaire, normalement pendant un à deux ans, jusqu&rsquo;à la fin de leurs études. L&rsquo;étape ultime est l&rsquo;obtention du DES de leur spécialité. C&rsquo;est à ce moment-là, DES en poche, qu&rsquo;ils pourront commencer à porter le titre et se présenter comme médecin dans leur spécialité, qu&rsquo;ils exerceront alors en toute autonomie. Dès lors, ils figurent dans le tableau national de l&rsquo;Ordre des médecins, qui est d&rsquo;accès public .</p>



<p><em>Dessin de presse : Milleray pour Science infuse</em></p>



<p><em>Merci aux lecteurs qui nous ont sollicité pour ce sujet via la rubrique « Articles à la demande », ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;Ordre national des médecins pour le soin apporté à répondre à  à nos questions.</em></p>



<p><br><strong><span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Science infuse</span></strong>&nbsp;est le média d&rsquo;information en ligne de<span class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong></span>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<item>
		<title>L&#8217;Ordre des sages femmes retire l&#8217;homéopathie, la phytothérapie et la sophrologie de sa liste des diplômes pouvant être mentionnés</title>
		<link>https://citizen4science.org/lordre-des-sages-femmes-retire-lhomeopathie-la-phytotherapie-et-la-sophrologie-de-la-liste-des-diplomes-universitaires-autorises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 18:17:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&#8217;Ordre national des sages]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette information ordinale a été publiée dans la première édition 2024 de la lettre trimestrielle de l&rsquo;Ordre national des sages femmes (ONSF) à destination de la profession. C&rsquo;est une bonne nouvelle pour la lutte contre les pseudosciences. Souhaitons  que l&rsquo;Ordre des médecins s&rsquo;en inspire</h3>



<p>La décision que nous rapportons ici est issue de réunions du Conseil de l&rsquo;Ordre qui se sont tenus d&rsquo;août à novembre 2023.</p><div id="citiz-1721378196" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>L&rsquo;ONSF reconnaît l&rsquo;importance des diplômes universitaires (DU) ouverts aux professionnels de santé afin d&rsquo;acquérir des compétences complémentaires pour approfondir les connaissances. Il tient ainsi à jour une liste des DU reconnus pour les sages femmes inscrites à l&rsquo;Ordre. L&rsquo;inscription à cette liste est obligatoire pour faire valoir cette formation auprès des patients. Dans ce cadre l&rsquo;Ordre considère également qu&rsquo;il est important qu&rsquo;il évalue, de façon régulière, la pertinence de chacun de ces diplômes énumérés dans cette liste autorisée.</p>



<p>À ce titre, l&rsquo;ONSF fait état de deux problèmes essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger des DU ouverts aux non professionnels de santé</h2>



<p>On le sait, l&rsquo;essor des pseudosciences et pratiques non médicales, c&rsquo;est-à-dire non éprouvées par la science tient en grande partie au fait qu&rsquo;elles sont promues et dispensées par des non professionnels de santé. Ces derniers ont tendance à se présenter pourtant faussement de la sorte ou à avoir une communication ambiguë à ce sujet.<br>Or certains DU ont un accès ouvert à la fois aux professionnels de santé et aux non professionnels de santé. La conséquence est que cela accroît le risque de confusion des personnes qui consultent ces non professionnels, qui jouent sur un diplôme commun avec les professionnels de santé</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rejet des DU portant sur des pratiques en santé non éprouvées</h2>



<p>Si ces DU sont ouverts aux non professionnels de santé, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pratiques non éprouvées par la science. Or la médecine est fondée sur la science et les preuves, à défaut il n&rsquo;y a pas de reconnaissance scientifique, et donc de reconnaissance de matière médicale. Pourtant, ces DU sont dispensés par les facultés de médecine et de pharmacie, ce qui est une aberration, et à la source des problèmes puisque nous avons comme résultat des médecins autorisés à pratiquer une spécialité non éprouvée, comme l&rsquo;homéopathie (et des non professionnels de santé qui peuvent se targuer d&rsquo;avoir la même spécialisation qu&rsquo;un médecin, ce que l&rsquo;on a vu plus haut).   Le Code de la santé publique est clair à ce sujet.<br><br>Depuis l&rsquo;an dernier, on parle de « pratiques non conventionnelles en santé » (PNCS) à l&rsquo;initiative de l&rsquo;ancienne ministre déléguée à la santé Agnès Firmin-LeBodo, très investi pour légaliser nombre de ces pratiques et <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">soutenant depuis 2020 un lobby  de pseudosciences appelé « Agence des MCA »</a> (« Médecines complémentaires et alternatives ») pour en faire une agence gouvernementale. Son initiative semble heureusement avoir périclité avec son départ du ministère de la santé suite au scandale des <a href="https://citizen4science.org/la-ministre-de-la-sante-fraichement-nommee-agnes-firmin-le-bodo-rattrapee-par-laffaire-de-la-fraude-massive-des-laboratoires-urgo/">pharmaciens soudoyés par le laboratoire URGO</a> dont elle faisait partie lors de son exercice officinal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des DU susceptibles de « compromettre l&rsquo;intégrité et la crédibilité des professionnels de santé »</h2>



<p> « L<em>a sage femme doit aligner sa pratique sur les données acquises de la science</em>« , martèle l&rsquo;ONSF, s&rsquo;appuyant sur le code de déontologie des sages femmes décrit aux articles R4127-314 et 325 du Code de la santé publique. Il ne mâche pas ses mots, l&rsquo;intégralité et la crédibilité sont en jeu des professions concernées sont en jeu, et on peut bien évidemment décliner cela pour tous les professionnels de santé.</p>



<p><br> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise à jour des titres de formation autorisés pour les sages femmes</h2>



<p>Conformément aux articles R.4127-339 et R.4127-340 du Code de la santé publique, les sages femmes peuvent faire figurer sur leur plaque, leurs feuilles d’ordonnance et leurs autres documents professionnels, les annuaires à usage du public ainsi que son site internet professionnel, ses titres, diplômes et fonctions reconnus par le Conseil national de l’Ordre.</p>



<p>Trois domaines de pratiques en santé non éprouvées et/ou ouvertes à des non professionnels de santé ont été retirés de la liste des diplômes et titres autorisés pour mention.  Il s’agit de l’homéopathie, de la phytothérapie et de la sophrologie.<br>En conséquence, la <a href="https://www.ordre-sages-femmes.fr/wp-content/uploads/2024/04/Mise-a-jour-avril-2024.pdf">liste à jour</a> datée d&rsquo;avril 2024 comprend désormais les diplômes complémentaires dans les domaines suivants :</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Acupuncture obstétricale</li>



<li>Addictologie</li>



<li>Contraception et gynécologie</li>



<li>Éthique et déontologie</li>



<li>Échographie obstétricale</li>



<li>Hypnose médicale</li>



<li>Lactation et allaitement</li>



<li>Lutte contre les violences faites aux femmes</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Mécanique et technique obstétricale</li>



<li>Médecine fœtale</li>



<li>Nutrition </li>



<li>Périnatalité</li>



<li>PMA</li>



<li>Prise en charge des nouveau-nés</li>



<li>Psycho-périnatalité</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list">
<li>Rééducation périnéale</li>



<li>Sexologie</li>



<li>Suivi des grossesses à risque</li>



<li>Tabacologie et aide au sevrage tabagique</li>
</ul>
</div>
</div>



<p>Les sages femmes ne peuvent désormais plus mentionner les diplômes non énumérés dans la liste dans leur exercice professionnel, à l’exception de celles qui en faisaient état sur leurs documents professionnels avant la décision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Ordre des médecins dans l&rsquo;immobilisme</h2>



<p>L&rsquo;inaction de l&rsquo;Ordre des médecins est un problème grave, dans la mesure où il valide et autorise une grande partie des nombreux diplômes incriminés. Et il ne s&rsquo;agit pas que des trois diplômes retirés par l&rsquo;Ordre des sages femmes qui n&rsquo;était pas exhaustive quant aux pratiques de santé non éprouvées. L&rsquo;Ordre permet donc de faire prospérer des spécialités non conforme aux principes de la médecine et au Code de déontologie de la profession, ce qui est un comble, permet à des non professionnels de santé de les obtenir, leur permettant aussi de prospérer sur des titres et compétences trompeuses.<br>À titre d&rsquo;exemple, le DIU de thérapeutique homéopathique, s&rsquo;est renforcé cette année, ajoutant la faculté de Strasbourg ( bien gangrénée par l&rsquo;enseignement des pseudosciences) à celle de Reins et de Marseille pour cet enseignement pseudoscientifique ouvert très largement aux non professionnels de santé. Une aberration. On ne peut que remercier la décision de l&rsquo;ONSF, qui devrait être un modèle à suivre pour le CNOM (Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins). C&rsquo;est sans compter sa propension à protéger les adhérents et lobbys internes comme celui des médecins homéopathes.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse Milleray pour Science infuse</em></p>



<p><em>Mise à jour : 8/6/2024 : modification et mise à jour du paragraphe énumérant les domaines de diplômes autorisés pour mention</em></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="206" height="44" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2022/04/jaimelinfo.png" alt="" class="wp-image-5279"/></a></figure>
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