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	<title>Esprit critique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Esprit critique Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>« Cancer Backlash » ou opération Bashing ? Quand la contre-offensive au nom de la science devient tentative de bâillon d&#8217;opinion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 14:47:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[Deux textes d’opinion publiés en février 2026, à savoir une chronique dans Le Monde et une tribune présentée comme «]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Deux textes d’opinion publiés en février 2026, à savoir une chronique dans Le Monde et une tribune présentée comme « droit de réponse » sur le blog Atlantico, mobilisent les mêmes données épidémiologiques pour défendre des thèses opposées sur les causes du cancer. Cet affrontement révèle comment la vérification des faits (factchecking) peut se transformer en outil de polarisation idéologique et finir par détruire sa propre crédibilité et la confiance en la science.</h3>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/22/la-rhetorique-du-cancer-backlash-presente-de-nombreuses-analogies-avec-le-climatoscepticisme_6667771_3232.html">La chronique du journal <em>Le Monde</em> </a>intitulée « La rhétorique du cancer backlash présente de nombreuses analogies avec le climatoscepticisme » datée du 22 février 2026 et la <a href="https://atlantico.fr/article/decryptage/la-fabrique-de-la-peur-contre-le-cancer-backlash-le-doute-scientifique-oublie-jacques-robert-jerome-barriere">tribune de contre-attaque sur le blog Atlantico</a> intituée « La fabrique de la peur contre le cancer backlash » le 24 février 2026 partagent les mêmes références de Santé publique France (2015) mais les encadrent dans des récits antagonistes. La première dénonce une rhétorique qui minimiserait les déterminants environnementaux au profit d’une focalisation sur tabac, alcool et hasard, d&rsquo;où « backlash » dans le sens risque de « retour de bâton » ; la seconde accuse cette alerte d’être une « fabrique de la peur » militante qui efface les ordres de grandeur établis. Cette symétrie rhétorique illustre un phénomène plus large : quand le militantisme s’empare du fact-checking, il le vide de sa substance méthodologique et le rend inopérant pour le débat public.</p><div id="citiz-930746379" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Précisons-le en préambule : ici et comme souvent dans nos colonnes, nous nous intéressons plus aux contenus qu&rsquo;aux contenants, esprit critique oblige. Ainsi dans notre affaire, nous ne citerons même pas les auteurs, mais il est intéressant de noter qu&rsquo;ils ont en commun un fort militantisme : l&rsquo;auteur de la chronique est un journaliste professionnel engagé, qui a ses bêtes noires notamment les industries pharmaceutique et agro-chimique. Les auteur principal du texte de blog sont deux cancérologue dont l&rsquo;un militant sur les réseaux sociaux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l&rsquo;attaque lourde se fait passer abusivement pour droit de réponse </h2>



<p>Le droit de réponse, prévu par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, est un mécanisme judridique, précis et limité. Il permet à toute personne nommée ou désignée dans un écrit périodique de faire insérer une rectification courte, factuelle et non abusive, visant à rétablir des faits précis qui portent atteinte à son honneur ou à sa considération. La réponse doit être proportionnée à la mise en cause, polie, non injurieuse et ne pas attaquer des tiers. Le directeur de publication est tenu de l&rsquo;insérer à la même place et en mêmes caractères que l’article initial, sous peine d’amende et de dommages-intérêts. </p>



<p>La tribune publiée sur le site Atlantico, présentée comme telle est très longue, soit environ 2000 mots contre la chronique d&rsquo;opinion, un format court soit ici 875 mots. Elle est structurée en introduction, rejet du terme « backlash », description de quatre « inversions accusatoires » numérotées et d&rsquo;une conclusion morale. Rien ici n’entre dans les cases du droit de réponse. . D&rsquo;ailleurs, elle se ne rectifie pas des imputations factuelles nominatives ; elle construit une contre-démonstration offensive qui accuse explicitement le chronique attaquée de « caricature militante », de « glissement vers les intentions », de « fabrique de la peur » et de « récit totalisant ». Nul ne pourra douter ici qu&rsquo;il s&rsquo;agit de jugement.  <em>Le Monde</em> a donc refusé son insertion, ce qui est parfaitement conforme au cadre légal et éditorial : un journal n’est pas tenu d’ouvrir ses colonnes à une tribune contradictoire déguisée en droit de réponse, et encore moins sur un sujet d’opinion.</p>



<p>En maintenant l’étiquette « droit de réponse » malgré ce refus éclairant, le texte de blog adopte une stratégie de victimisation, d&rsquo;ailleurs exprimée avec colère et indignation sur les réseaux sociaux, qui vise à délégitimer le refus et à forcer une visibilité médiatique alternative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mobilisation sélective des données : cherry-picking et cadrage biaisé</h2>



<p>Ce qui est intéressant notamment, c&rsquo;est que la chronique et le texte de blog citent les mêmes estimations de Santé publique France sur des données 2015 : 41 % des cancers attribuables à des facteurs modifiables connus (tabac environ 20 %, alcool  environ 8 %, expositions professionnelles environ 3,6 %, pollution de l’air extérieur environ 0,4 %), et 59 % non attribués.</p>



<p>La chronique met l’accent sur ces 59 % comme une marge substantielle potentiellement liée à des expositions chroniques à bas bruit (néonicotinoïdes, perturbateurs endocriniens, PFAS), pour lesquelles les cohortes longitudinales font défaut , la biosurveillance des néonicotinoïdes n’ayant commencé qu’en 2025. Elle rappelle aussi le déclin marqué du tabagisme (fumeurs quotidiens de 28,7 % en 2015 à 18,4 % en 2024) et de l’alcool pour contester l’idée que ces facteurs suffiraient à expliquer les tendances récentes. </p>



<p>La tribune, elle, martèle ces pourcentages pour réduire la part résiduelle à du vieillissement (plus de six cancers sur dix après 65 ans), du hasard et des susceptibilités individuelles. On remarque qu&rsquo;elle omet de préciser que les 59 % « non attribués » datent d’une méthodologie qui, par construction, excluait les expositions chroniques mal documentées à l’époque. Cette sélection sélective des mêmes données, à savoir pondération maximale sur les facteurs quantifiés d’un côté, minimisation des incertitudes de l’autre, constitue un « cherry-picking » classique : les chiffres sont vrais, mais leur usage sert un cadrage idéologique préexistant plutôt qu’une analyse équilibrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le faux dilemme renforcé et le sophisme de la relativisation</h2>



<p>Les deux écrits construisent un faux dilemme symétrique.</p>



<p>La chronique insinue que recentrer le discours sur tabac et alcool revient à « agiter ces deux fléaux pour faire oublier tout le reste » et à servir la démolition des normes environnementales.</p>



<p>La tribune réplique que toute mise en avant des expositions chroniques « efface les ordres de grandeur » et favorise une relativisation dangereuse des comportements individuels. Or aucun des deux ne propose d’abandonner la lutte contre le tabac ou l’alcool. Les études mentionnées implicitement (comportements globalement plus protecteurs chez les consommateurs de produits bio en France, Allemagne et Danemark) contredisent même l’idée d’un effet de substitution négatif. En posant un choix binaire – hiérarchie stricte ou dilution des priorités –, chaque partie disqualifie l’adversaire sans démontrer l’incompatibilité réelle des approches. Ce sophisme transforme un débat sur la proportionnalité des actions en confrontation morale : science rigoureuse contre alarme irraisonnée, ou alerte légitime contre déni déguisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inversion accusatoire miroir et la disqualification mutuelle</h2>



<p>La tribune reproche à la chronique de déplacer le débat « du terrain des faits vers celui des intentions », d’assimiler le sujet au climatoscepticisme et d’employer des étiquettes disqualifiantes (« mensonge au nom de la science », « marchands de peur »).</p>



<p>Pourtant, elle procède exactement de la même façon : accusation de « caricature militante », de « récit totalisant », de « fabrique de la peur » et de « glissement moral ».</p>



<p>Cette inversion accusatoire symétrique annule la portée de la critique initiale. En effet, quand les deux camps se renvoient les mêmes procédés avec la même virulence, le lecteur n’a plus de critère fiable pour distinguer l’analyse méthodique de la posture idéologique. Le débat s’enlise dans une boucle de défiance réciproque qui érode la confiance envers toutes les sources.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le populisme rhétorique paternaliste : appel à la raison contre la peur</h2>



<p>La tribune adopte un ton populiste empreint de paternalisme : elle se présente comme la voix de la « rigueur sans bord politique », appelle à refuser « l’affolement » et oppose la « prévention efficace » fondée sur la quantification à une mobilisation basée sur la peur. Cette posture qui consiste à se revendiquer de la modération et du rationalisme contre les alarmistes est efficace sur le plan émotionnel mais fallacieuse sur le fond : elle disqualifie toute alerte sur des expositions mal quantifiées comme intrinsèquement irrationnelle, sans proposer de protocole concret pour combler les lacunes, comme par exemple l&rsquo;extension massive de cohortes et la biosurveillance accélérée. Cette rhétorique populiste, qui joue sur l’opposition raison/peur, sert à clore le débat plutôt qu’à l’ouvrir sur des priorités opérationnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une contre-offensive en miroir décuplé qui renforce la chronique dénoncée</h2>



<p>Loin de réfuter la thèse de la chronique, la tribune d’Atlantico la valide par sa forme même. </p>



<p>Le journaliste décrit le « cancer backlash » comme un discours qui, sous l’apparat de la science prudente, mélange omissions, sophismes et inversions accusatoires pour disqualifier les alertes environnementales et servir des intérêts anti-régulation. Or, l&rsquo;attaque en retour sur le blog accumule précisément ces mécanismes : cherry-picking sélectif, inversion miroir des accusations, disqualification morale symétrique, faux dilemme renforcé, et cadrage biaisé qui minimise les incertitudes chroniques pour justifier le statu quo. En voulant opposer la « rigueur » autoattribuée à la « peur », elle décuple les procédés qu’elle dénonce et fournit un exemple vivant de ce schéma. Ironiquement, cette contre-offensive renforce le diagnostic initial plutôt que de le contredire : elle montre comment un discours qui se veut rationnel peut, par sa propre rhétorique, confirmer les analogies avec le climatoscepticisme et les stratégies de dépolitisation de la pathologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tentative de sortie de bulle numérique :  un effet de loupe sur les biais polarisés</h2>



<p>Ce pouvait rester une passe d’armes confinée à X (ex Twitter, où les biais se renforcent mutuellement par like et retweet) devient, une fois transposé en tribune, une démonstration grossissante des travers de ces bulles polarisées : écho-chambre qui amplifie les sophismes, double standard sur la « rigueur », disqualification systématique de l’autre camp, et illusion que répéter la même grille de lecture hors de la bulle étanche formés par les militants sur les réseaux sociaux, va lui donner force et crédibilité.  Au contraire, le passage au format « article » agit comme une loupe : les excès rhétoriques, les omissions sélectives et le populisme raison/peur deviennent flagrants, et finissent par renforcer la thèse initiale de la chronique du Monde plutôt que de la démonter. C’est un cas d’école : quand des militants de réseaux sociaux tentent de « sortir » leur bulle en forçant une tribune, ils ne gagnent pas en légitimité ; ils exposent simplement, en haute définition, les biais et les fermetures qui la caractérisent déjà sur leur microcosme protégé sur le réseau social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bashing comme tentative de bâillon</h2>



<p>La chronique du Monde, en nommant un phénomène « cancer backlash » sans pour autant désigner nommément ses promoteurs, a provoqué, sur la base de l&rsquo;attaque déguisée en droit de réponse, une réaction en chaîne qui s’apparente davantage à un bashing massif qu’à une réfutation argumentée. Ce qui devait être une critique d’un discours récurrent dans certains cercles s’est par la suite transformé, via l&rsquo;activation de la bulle militante sur X, en campagne coordonnée de disqualification personnelle visant le chroniqueur : accusations répétées de militantisme, de mensonge, de peur irrationnelle, de pseudo-science. La tentative répétée et indignée d’obtenir un « droit de réponse » n’est pas ici un exercice de rétablissement des faits ; c’est une volonté affichée d’avoir le dernier mot, de baillonner l’opinion divergente en écrasant sa visibilité et en la renvoyant systématiquement à du militantisme illégitime. Cette dynamique constitue une atteinte paradoxale à la liberté d’expression : on invoque la censure quand on est refusé, mais on pratique l’écrasement numérique quand on est coordonné dans sa bulle cognitive ; une opération de destruction de l’adversaire plutôt que de ses arguments, comme un aveu d&rsquo;une défaite sur le plan des idées et des faits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fact-checking militant tue le fact-checking</h2>



<p>La chronique du Monde et la tribune l&rsquo;attaquant montrent comment des données épidémiologiques solides peuvent être sélectionnées, pondérées et cadrées pour servir des récits antagonistes, chacun accusant l’autre des mêmes biais rhétoriques. Le résultat est une polarisation accrue, une érosion généralisée de la confiance envers les sources scientifiques et médiatiques, et un report indéfini des enjeux concrets : ici, production transparente de données longitudinales sur les expositions chroniques, hiérarchisation explicite et proportionnée des facteurs modifiables, politiques de prévention équilibrées. Appeler rigueur scientifique un bouclier rhétorique à base de contre-feu massif au service d’un camp ou d’un autre est  compréhension collective des causes du cancer continuera d’être sacrifiée à des postures militantes plutôt qu’éclairée par la science.</p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : en-tête chronique en ligne Le Monde</em> (capture d&rsquo;écran)</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Collectif No FakeMed : du rempart anti-pseudoscience à la table des négociations avec l&#8217;ennemie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:28:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était né pour chasser sans compromis les pratiques en santé non éprouvées par la science. Quelques années plus tard,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il était né pour chasser sans compromis les pratiques en santé non éprouvées par la science. Quelques années plus tard, il lui offre un pont d&rsquo;or. Tentons d&rsquo;analyser l&rsquo;étonnant virage.</h3>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une initiative collective sur le papier très honorable qui n&rsquo;a pas résisté aux sirènes du buzz et de la politique, comme beaucoup de celles tombées dans les rets des réseaux sociaux et de la proximité avec les gouvernements. Celle-ci a cela de remarquable qu&rsquo;elle a fini par aider ses ennemis déclarés à se promouvoir. Il nous faut l&rsquo;exposer en préambule : ici l&rsquo;on ne s&rsquo;intéresse pas à une association somme toute confidentielle , mais à un mécanisme, à savoir comment politique, populisme, corporatisme et militantisme peuvent broyer des projets au point d&rsquo;entraver leur propres objectifs.</p><div id="citiz-4179488167" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Origine et corporatisme élitiste </h2>



<p>Le collectif No FakeMed voit le jour en mars 2018 après une <a href="http://(https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/19/31003-20180319ARTFIG00276-il-n-existe-pas-de-medecine-alternative-il-n-y-a-que-de-la-medecine-qui-marche-et-celle-qui-ne-marche-pas.php).">tribune</a> retentissante dans <em>Le Figaro</em> signée par 124 personnes dont des professionnels de santé exigeant le déremboursement de l’homéopathie. Très vite soit quelques mois plus tard, il se structure en association loi 1901 dont l&rsquo;objet est la « p<em>romotion de la médecine, des soins et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques ; soutien et défense de ceux qui assurent cette promotion ; information des professionnels et du public sur la médecine, des soins, et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques ; lutte active contre les pratiques de soins non scientifiques, déviantes, délétères, aliénantes ou sectaires</em>« . <br>Ses statuts sont particulièrement verrouillés, à la saveur corporatiste sinon élitiste : seuls les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes et dentistes selon le Code de la santé publique) en exercice ont le droit de vote (« collège votants »). Les autres, paramédicaux non soumis à Ordre professionnel, grand public, sympathisants, peuvent adhérer mais restent <a href="https://www.nofakemed.fr/statuts/">explicitement exclus</a> de toute voix délibérative (« collège non votants »). L&rsquo;association se présente d&rsquo;ailleurs comme sur son site internet comme « un groupe de professionnels de santé ». Pourtant, si l’association ne publie aucun rapport détaillé, les estimations croisées (informations qui restent donc à vérifier) font état d’un noyau dur de 200 à 400 membres actifs votants (10 à 20 % des effectifs) face à plusieurs milliers de sympathisants sans droit de vote. Le Conseil d&rsquo;administration affiché sur le site confirme cette proportion, composé de huit professionnels de santé et deux paramédicaux en décembre 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avant-goût de contradiction et de populisme</h2>



<p>Un autre élément notable dans les statuts du Collectif NoFakeMed est « <em>l&rsquo;exclusion des personnes morales dont l’activité professionnelle est en lien avec le commerce de produits pharmaceutiques ou destinés aux soins</em>« . C&rsquo;est une position forte d&rsquo;opposition aux entreprises du médicament et des soins de santé qui sont les acteurs qui permettent finalement aux membres de ce collectif de leur donner les outils pour soigner. Ces entreprises sont au cœur de science médicale et façonnent la médecine de demain, et fourmillent bien évidemment de professionnels de santé à leur bord.<br> On aurait pu comprendre l&rsquo;exclusion des entreprises qui fabriquent ou vendent des produits et soins non éprouvés, car cela aurait été cohérent avec la mission de l&rsquo;association. Comment expliquer alors cette contradiction ? La raison la plus plausible est le populisme « anti-big pharma », qui s&rsquo;est fortement développé dans la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19, avec son cortèges de théories complotistes et de manichéisme : les laboratoires pharmaceutiques représentent le mal face aux professionnels de santé, opposition non pertinente puisqu&rsquo;ils sont largement représentés dans ces entreprises.<br><br>Plus cocasse et anecdotique, mais tout aussi contradictoire : le collectif vend des produits à son effigie, avec une boutique en ligne sur son site internet. Les visuels sont principalement à base du logo du collectif associé à la formule chimique du glucose. Or le glucose, c&rsquo;est le sucre, soit l&rsquo;ennemi public numéro un en santé publique pour les conséquences dramatiques de sa surconsommation à travers le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mobilisation sur les réseaux sociaux&#8230; et son revers</h2>



<p>Le collectif est très actif sur X (ex Twitter) dans un objectif de visibilité et de mobilisation. Le compte @NoFakeMedecine dépase ainsi les 10 000 abonnés. Les fiches anti-fakemed, tribunes et appels à l’action génèrent des milliers d’interactions. Toutefois la majorité des comptes les plus actifs gravitant autour n’ont pas la formation médicale exigée au sein du collectif. On voit défiler des militants politisés et/ou polarisés qui utilisent la cause comme étendard idéologique ou quête de visibilité. Beaucoup de ces comptes sont apparus à la faveur de la récente crise sanitaire et ont découvert le concept de pseudoscience à cette occasion. </p>



<p>Mais aujourd&rsquo;hui, les critiques pleuvent à l&rsquo;encontre de No FakeMed : les critiques relevées vont d&rsquo;accusations de « meutes », de victimisation après des années d’insultes, d’infiltration par les promoteurs de médecine intégrative, ou de populisme officiel. Ces reproches révèlent une fracture profonde au sein de la communauté en ligne et des interrogations légitimes sur les actions du collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La victoire politique et les premières ambiguïtés</h2>



<p>Le succès de l&rsquo;action initiale du collectif, avant qu&rsquo;il ne soit formalisé, est incontestable. Grâce à la pression de No FakeMed, Agnès Buzyn alors ministre de la santé mandate la Haute autorité de santé (HAS) en 2018, et <a href="https://www.has-sante.fr/jcms/c_2889138/fr/evaluation-de-l-homeopathie-par-la-has">l’homéopathie est déremboursée </a>en 2021.</p>



<p>Mais au fil du temps et finalement assez rapidement, le collectif accepte des échanges discrets avec l’entourage gouvernemental et on va le voir, finira par les afficher avec fierté, dans un contexte pourtant connu de complaisance voire de soutien au plus haut niveau de l&rsquo;État de pratiques pseudoscientifiques et de son lobby. Dans ce contexte, un choix de proximité peut concourir à une régulation large des pratiques alternatives permettant de leur donner une légitimité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le virage institutionnel de 2023</h2>



<p>Ce virage progressif devient véritablement spectaculaire en 2023. Agnès Firmin Le Bodo est signataire en 2021 d&rsquo;un projet résolution parlementaire qui veut institutionnaliser l’A-MCA, une association auto-proclamée « agence » des médecines alternatives et complémentaires, véritable lobby de la pseudoscience. Elle invite officiellement le collectif NoFakeMed, le CUMIC et l’A-MCA à siéger dans le même comité ministériel chargé de « faire le tri » dans les pratiques non conventionnelles (pratiques non éprouvées soit-disant combattues par le collectif.</p>



<p>Comme nous l’avions déjà dénoncé dans ces colonnes en 2023, cette configuration  pose un problème majeur  sur le fond mais aussi sur la forme: inclure des promoteurs de pratiques non éprouvées dans l’instance censée les réguler risque de transformer la vigilance en caution scientifique. Y ajouter des groupes censées combattre ces pratiques peut achever de brouiller les pistes.</p>



<p>L&rsquo;intention de la ministre paraissait pourtant claire : institutionnaliser l&rsquo;A-MCA comme prévu initialement via la résolution parlementaire qui n&rsquo;a pas abouti deux ans plus tôt.</p>



<p>Il n&rsquo;y a dès lors qu&rsquo;un pas à voir comme une compromission inacceptable le fait que le collectif No FakeMed ait accepté de participer à ce projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les alertes de Science infused</h2>



<p>Dans notre article de juin 2023, nous avions alerté à nouveau sur Agnès Firmin Le Bodo et son projet inquiétant : « <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">Agence des MCA, association qui défend des pseudosciences conviée à la table des négociations au ministère de la Santé</a> ». Nous dénoncions explicitement l’invitation de cette association, perçue comme un lobby pro-pseudosciences, aux discussions ministérielles, au moment même où la ministre était rattrapée par des affaires de cadeaux acceptés de la part d&rsquo;URGO.</p>



<p>Nou pointions aussi déjà le collectif NoFakeMed cédant aux sirènes de l&rsquo;appel ministériel, avec des communications sur les réseaux sociaux particulièrement inquiétantes attestant d&rsquo;un virage incompatible selon nous avec la mission du collectif. </p>



<p>Cette alerte confirmait nos craintes récurrentes sur la porosité entre pouvoir, promoteurs de pratiques non éprouvées et politisation de structures censées lutter contre ces pratiques.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La contribution du CUMIC au flou académique qui efface la ligne rouge</h2>



<p>Par ailleurs, le CUMIC (Collège Universitaire de médecines intégratives et Cmplémentaires) est un organisme universitaire qui promeut l’enseignement et la reconnaissance académique de pratiques non éprouvées scientifiquement, souvent sous l’étiquette « intégrative ». Avec l’A-MCA, qui vise à les réguler et à les légitimer politiquement, le CUMIC constitue ainsi le second fer de lance majeur de la promotion institutionnelle des pseudosciences en France, en leur offrant cette fois un vernis académique et scientifique.</p>



<p>En janvier 2025, un <a href="https://www.em-consulte.com/article/1712400/what-the-fakemed-or-fake-medicines-according-to-a-">article scientifique</a> publié en ligne dans la revue Ethics, Medicine and Public Health marque un tournant significatif : intitulé « What the “FakeMed” »  or “fake medicines” according to a collective of French doctors ». il est co-signé par plusieurs membres éminents du CUMIC, dont Julien Nizard, vice-président du CUMIC et responsable du service Douleur et Médecine intégrative au CHU de Nantes. Les auteurs analysent la définition du « FakeMed » promue par le Collectif No FakeMed, en s’appuyant sur leurs publications et sur des entretiens directs réalisés avec les présidents du collectif, qui a donc accepté de se soumettre à un jeu dangereux.  Leur conclusion est sans ambiguïté : le terme « FakeMed » repose sur une démarcation illusoire entre médecine conventionnelle et non conventionnelle, et constitue lui-même un concept trompeur qui simplifie abusivement les nuances scientifiques. Ils plaident pour une approche plus nuancée, où certaines pratiques complémentaires pourraient s’intégrer légitimement à une médecine fondée sur les preuves. Ce texte, en donnant la parole aux dirigeants de NoFakeMed tout en déconstruisant leur discours qualifié de binaire, confirme ainsi les craintes que nous exprimions depuis plusieurs années : en acceptant de participer à des initiatives avec les ennemis déclarés, le collectif contribue à estomper la ligne rouge qu’il avait lui-même tracée, ouvrant la voie à une reconnaissance progressive des pratiques intégratives sous couvert de rigueur scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le (non) positionnement ambigu de NoFakemed vis-à-vis du CUMIC</h2>



<p>Les convergences entre le Collectif No FakeMed et le CUMIC se manifestent par une série de signes qui alimentent les soupçons de dilution idéologique. Le collectif accepte en 2023 un débat public télévisé où l’une de ses porte-parole, Marion Lagneau, confronte directement un vice-président du CUMIC, Fabrice Berna, sans rejeter catégoriquement le cadre intégratif défendu par ce dernier. Plus troublant, le président de No FakeMed Pierre Brémond d&rsquo;ARS accorde en 2024 des entretiens approfondis aux auteurs de l&rsquo;article du CUMIC de janvier 2025 dans Ethics, Medicine and Public Health, qui permettent aux auteurs, comme nous l&rsquo;avons vu, de déconstruire et discréditer ce que défend le collectif. Ce dernier ne réagira d&rsquo;aucune façon.  Ce silence persistant du collectif face à ces initiatives  (aucun communiqué, aucune critique publique du CUMIC sur son site ou ses réseaux) renforce l’impression d’un pragmatisme institutionnel qui prime sur la radicalité originelle. Sur X, ces éléments nourrissent des accusations récurrentes de porosité, voire de parasitage intellectuel, où le collectif, autrefois intransigeant, semble tolérer un dialogue qui normalise progressivement l’universitarisation des pratiques intégratives autrefois qualifiées de pseudosciences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un piège de populisme médical qui se referme sur lui-même ?</h2>



<p>En quelques années d&rsquo;existence, le collectif NoFakeMed est passé du statut de poil à gratter anti-charlatan à celui d’acteur institutionnel assis à la même table que l’A-MCA et un support au CUMIC, sous l’égide d’un gouvernement qui promeut une « santé intégrative ». Avec un noyau décisionnel ultra-restreint de 200 à 500 votants et des milliers de sympathisants réduits au rôle de porte-voix sur les réseaux sociaux, le collectif semble être tombé exactement dans le piège qu’il dénonçait : celui du populisme médical, de la quête de pouvoir et de notoriété, au détriment de la lutte sans compromis qu’il clamait défendre et pourtant inscrite dans son objet. </p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Dermatose nodulaire contagieuse : abattage massifde bovins, vaccination accélérée et tensions autour de choix politiques à base de science</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 16:25:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France maintient les mesures d’abattage massif des troupeaux infectés, tandis qu&#8217;une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France maintient les mesures d’abattage massif des troupeaux infectés, tandis qu&rsquo;une campagne vaccinale massive s&rsquo;accélère.</h3>



<p>Entre recommandations scientifiques, décisions politiques, protestations des éleveurs et récupérations idéologiques, cette crise révèle la complexité de la gestion des crises sanitaires animales.</p><div id="citiz-594600676" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Une maladie animale sous haute vigilance</h2>



<p>La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) touche exclusivement les bovins et se propage rapidement grâce aux insectes vecteurs. Elle est due à un poxvirus de la famille des <em>Poxviridae</em> (genre <em>Capripoxvirus</em>, proche des virus de la clavelée ovine et caprine). Ce virus enveloppé, résistant dans l&rsquo;environnement (salive, semence, croûtes cutanées), provoque des nodules cutanés douloureux, de la fièvre, une baisse de production laitière et parfois des lésions internes, avec une incubation longue (jusqu&rsquo;à 28 jours). La maladie n&rsquo;est pas transmissible à l’homme et ne menace pas la sécurité alimentaire. Le risque économique reste néanmoins significatif, tant pour les exploitations touchées que pour l’ensemble de la filière bovine française. Les autorités sanitaires classent la DNC parmi les maladies animales à haut risque, nécessitant une intervention rapide et coordonnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan en France</h2>



<p>Apparue en France le 29 juin 2025 en Savoie, la DNC a conduit à l&rsquo;heure où nous publions cet article, à la détection de 113 foyers dans une dizaine de départements (principalement Auvergne-Rhône-Alpes, avec extension en Occitanie et Sud-Ouest : Pyrénées-Orientales, Ariège, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Aude). Environ 3 300 bovins ont été euthanasiés. Une campagne vaccinale massive (400 000 doses arrivées ce jour, objectif jusqu&rsquo;à un million de bovins dans les zones à risque) est en cours, avec mobilisation de vétérinaires volontaires et militaires.La science montre que l’efficacité de toute stratégie dépend de facteurs complexes : densité des vecteurs, couverture vaccinale et rapidité des interventions. L’abattage rapide peut limiter la propagation, mais la vaccination ciblée ou l’isolement des troupeaux restent des alternatives possibles. La science n’impose pas une réponse unique, laissant aux décideurs le choix d’arbitrages politiques et économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décisions gouvernementales sous pression</h2>



<p>Le gouvernement maintient l’abattage systématique des troupeaux infectés, associé à une vaccination élargie et accélérée, ainsi qu&rsquo;à la suspension temporaire de certains exportations. Ces mesures s’appuient sur les recommandations des vétérinaires et des autorités sanitaires, mais constituent surtout un arbitrage politique combinant considérations scientifiques, économiques et diplomatiques. L’objectif est de protéger la santé animale et de maintenir le statut sanitaire de la France auprès des marchés internationaux, tout en indemnisant intégralement les éleveurs et en proposant un soutien psychologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Controverse scientifique et sociale</h2>



<p>Le débat ne se réduit pas à une opposition entre politique et éleveurs. Il souligne le dilemme de traduire les connaissances scientifiques en décisions politiques acceptables et efficaces. La science détaille le risque de propagation et les outils disponibles, mais n’impose pas de réponse unique. Les arbitrages politiques, influencés par les réalités économiques et sociales, sont inévitablement discutables.Les éleveurs, confrontés à la perte de leurs troupeaux et à un traumatisme profond, demandent des solutions proportionnées et poursuivent leurs mobilisations (blocages routiers persistants en Occitanie, actions nationales et à Bruxelles). Le gouvernement, pour sa part, insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour éviter une endémisation. Cette confrontation illustre la complexité de la gestion des crises sanitaires animales, entre efficacité sanitaire et acceptabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perception médiatique : entre faits et controverse</h2>



<p>Les médias nationaux et internationaux montrent la complexité de la crise. Ils insistent sur la gravité sanitaire et la propagation rapide de la DNC, tout en relayant les contestations sociales et économiques. Certains décryptages récents dénoncent aussi la récupération politique et complotiste de la détresse agricole, pointant la diffusion de fake news sur les réseaux. La presse régionale met en avant l’impact humain et émotionnel, tandis que les médias nationaux soulignent la rigueur scientifique et l’urgence sanitaire. Cette couverture révèle que le débat dépasse la science, se situant au croisement des recommandations sanitaires, des décisions politiques et des perceptions locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réseaux sociaux : comme toujours, un débat polarisé et peu nuancé</h2>



<p>Sur les réseaux sociaux, le débat se réduit souvent à des invectives entre militants drapés de science et interlocuteurs plus dubitatifs, souvent plus mesurés. Certains adoptent une posture purement « techno-scientiste » militante et manichéenne, présentant les recommandations sanitaires comme une vérité absolue et incontestable, rejetant toute critique comme irrationnelle ou complotiste, sans tenir compte de la détresse humaine ni des arbitrages économiques et sociaux inevitables. D’autres, notamment des éleveurs directement touchés, expriment une colère légitime face à la rigueur des abattages et à leurs conséquences émotionnelles et financières. Cette polarisation, où l’on oppose fréquemment « la Science » à « les anti-science », accentue le conflit apparent, mais masque la complexité réelle des choix politiques et éthiques en jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un équilibre délicat</h2>



<p>La crise de la dermatose nodulaire contagieuse pose des questions essentielles pour la filière bovine en France. Elle montre que les décisions politiques, même fondées sur des données scientifiques solides, doivent être évaluées à l’aune de leur impact social et économique. La recherche d’un équilibre entre rigueur scientifique, efficacité sanitaire et soutien aux éleveurs reste un défi majeur, amplifié par les récupérations idéologiques et les mobilisations en cours. La manière dont cette polémique sera résolue pourrait devenir un référent pour la gestion des futures crises sanitaires, définissant la capacité du pays à concilier sécurité sanitaire, continuité économique et acceptabilité sociale.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Augmentation des cancers chez les jeunes : alerte environnementale ou alarmisme ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/augmentation-des-cancers-chez-les-jeunes-alerte-environnementale-ou-alarmisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 15:19:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[La déclaration de la directrice générale de l&#8217;Institut Pasteur dans le journal de 20 h de France 2 le 10]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">La déclaration de la directrice générale de l&rsquo;Institut Pasteur dans le journal de 20 h de France 2 le 10 octobre 2025 a fait sensation. Elle y évoque une hausse de 80 % des cancers chez les jeunes en trois décennies, attribués à l&rsquo;environnement.  Pour un regard critique, il peut être utile de connaître le contexte scientifique international plus nuancé </h3>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte de la déclaration : une campagne de sensibilisation sous tension<br></h2>



<p>Yasmine Belkaid, directrice générale de l&rsquo;Institut Pasteur depuis janvier 2024, a déclaré sur France 2 : « Ce n&rsquo;est pas nos gènes qui ont changé, c&rsquo;est l&rsquo;environnement ». Cette phrase choc, extraite d&rsquo;un segment promotionnel pour le Pasteurdon 2025 (campagne annuelle de financement de la recherche), vise à mobiliser le public face à des menaces sanitaires émergentes. Mme Belkaid est une immunologiste de renom spécialisée dans le microbiote et les interactions immunitaires. Elle s&rsquo;appuie sur ses travaux pour lier cette hausse des cancer à des facteurs comme la nutrition altérée et l&rsquo;obésité. Cette présentation péremptoire peut paraître alarmiste. Elle est en tout cas parfaitement adaptée à la communication du Pasteurdon, qui courait du 9 au 13 octobre 2025, mettant en avant trois défis majeurs, dont le « boom des cancers chez les jeunes ». Le science n&rsquo;étant pas très compatible avec les affirmations catégoriques, on peut légitimement se demander si on ne risque pas de simplifier un débat complexe ici. La science, par nature itérative et ouverte à l&rsquo;évolution des connaissances, ne se prête pas à des « campagnes » figées sur une explication unique à l&rsquo;instant T. La certitude là où persistent des incertitudes est au risque d&rsquo;éroder la confiance en la science, très mise à mal depuis la crise sanitaire du Covid-19.</p><div id="citiz-3698490686" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une hausse réelle, mais contextualisée par la démographie et les mises à jour récentes<br></h2>



<p>Le chiffre emblématique de 80 % tire sa source d&rsquo;une étude publiée en 2023 dans la revue scientifique<em> BMJ Oncology,</em> qui examine 29 types de cancers précoces (avant l&rsquo;âge de 50 ans) dans 204 pays de 1990 à 2019. Globalement, l&rsquo;incidence a grimpé de 79,1 %, avec 3,26 millions de cas nouveaux en 2019 contre 1,82 million en 1990, et une mortalité en hausse de 27,7 %. En France, des données de l&rsquo;<em>Institut national du cancer</em> (Inca) et de <em>Santé publique France</em> indiquent une augmentation annuelle moyenne de 1,62 % chez les 15-39 ans de 2000 à 2014, suivie d&rsquo;une stabilisation et d&rsquo;une légère baisse jusqu&rsquo;en 2020. Cependant, ce pourcentage brut masque une réalité plus nuancée : ajusté à la croissance démographique mondiale, le taux d&rsquo;incidence réel n&rsquo;augmente que d&rsquo;environ 30 %, comme le précise Claire Morgand de l&rsquo;Inca. Aux États-Unis, l&rsquo;<em>American Cancer Society</em> projette pour 2025 que 4,2 % des nouveaux cas touchent les 15-39 ans, avec une survie élevée grâce aux progrès thérapeutiques. Cette contextualisation internationale révèle que la hausse, bien que confirmée, n&rsquo;est pas une « épidémie » explosive chez les jeunes exclusivement, mais une tendance linéaire affectant toutes les tranches d&rsquo;âge. Au 14 novembre 2025, l&rsquo;étude EPI-AJA 2025 couvrant 2000-2020 sur 19 départements français représentant 24 % de la population) confirme une hausse modérée : +1,62 % par an jusqu&rsquo;en 2014, puis -0,79 % par an (2015-2020) pour l&rsquo;ensemble des cancers chez les 15-39 ans, avec 54 735 cas recensés. Ces données soulignent que les cancers chez les adolescentes et jeunes adultes restent rares (incidence 6 à 7 fois inférieure aux plus de 60 ans), avec des hausses spécifiques pour le sein (+2,1 %/an), le colorectal (+1,5 %/an) et la thyroïde, mais des baisses pour l&rsquo;ORL et les lymphomes de Hodgkin. L&rsquo;incidence ajustée globale est d&rsquo;environ +18 %, tempérant l&rsquo;idée d&rsquo;un « boom » et soulignant l&rsquo;impact des registres améliorés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Facteurs environnementaux classiques et faux dilemme génétique-environnement<br></h2>



<p>La DG de l&rsquo;Institut Pasteur insiste sur l&rsquo;environnement comme coupable, arguant que les gènes humains n&rsquo;ont pas évolué en trois décennies. Cette affirmation est étayée par la génomique, le taux de mutation populationnel étant trop lent pour expliquer une hausse rapide. Les variations génétiques sont donc négligeables sur une génération. Elle pointe des facteurs comme l&rsquo;obésité, les aliments ultra-transformés et la sédentarité, qui génèrent une inflammation chronique favorisant les tumeurs, particulièrement les cancers colorectaux précoces. Des chercheurs au<em> Memorial Sloan Kettering Cancer Center</em> (MSK) corroborent cela, notant une hausse de 82 % des cancers chez les jeunes femmes depuis 2002, en lien avec ces facteurs. Le microbiote intestinal, au cœur des travaux de Mme Belkaid, est aussi impliqué : des perturbations précoces altèrent sa diversité, augmentant les risques via des voies épigénétiques. Pourtant, ces causes n&rsquo;ont rien de novateur. L&rsquo;obésité est un facteur de risque connu depuis les années 1970, les aliments transformés depuis les alertes de l&rsquo;OMS dans les années 1990, et la sédentarité depuis des décennies d&rsquo;études épidémiologiques. L&rsquo;<em>Organisation mondiale de la santé</em> (OMS) estime que 40 % des cancers sont évitables par la prévention, un consensus établi bien avant 2025. De plus, classer la sédentarité ou l&rsquo;obésité comme purement « environnementaux » est réducteur : ces éléments relèvent davantage du mode de vie individuel et sociétal, influencés par des choix personnels, des normes culturelles ou des politiques publiques, plutôt que par des expositions passives comme la pollution atmosphérique ou les contaminants chimiques. En les présentant comme des explications centrales sans souligner leur ancienneté ni leur nature hybride (environnemental et comportemental), le narratif alarmiste est renforcé. Du point de vue rhétorique et critique, cette opposition binaire gènes versus environnement constitue un faux dilemme : en réalité, les deux interagissent étroitement. Des mécanismes épigénétiques, modifiant l&rsquo;expression génique sans altérer la séquence ADN, montrent que l&rsquo;environnement peut « activer » des prédispositions génétiques, comme observé dans des études sur les interactions microbiote-génome. Présenter cela comme un choix exclusif simplifie la multifactorialité du cancer, ignorant que des variants génétiques (ex. : BRCA pour le sein) amplifient les risques environnementaux. </p>



<h2 class="wp-block-heading">International : un consensus sur la multifactorialité, pas sur l&rsquo;urgence absolue</h2>



<p>Dans un cadre mondial, la hausse des cancers précoces est reconnue, mais le consensus scientifique évite les affirmations péremptoires. Le World Cancer Research Fund et le National Cancer Institute américain convergent sur des causes multifactorielles : environnement, mode de vie, diagnostics avancés et expositions prénatales (perturbateurs endocriniens). Des études comme celle du BMJ projettent une augmentation de 30 % d&rsquo;ici 2030, mais ajustée, elle reste modérée dans les pays développés. En France, les cancers chez les jeunes demeurent rares, soit 8 000 cas sur 433 000 en 2023, avec un âge médian autour de 68-70 ans. Des experts comme Steven Le Gouill de l&rsquo;<em>Institut Curie</em> attribuent une part de la hausse à un meilleur enregistrement via les registres nationaux, renforcés en juin 2025. Internationalement, la mortalité baisse dans les pays riches grâce aux traitements, contrastant avec une hausse dans les pays en développement. Ce paysage nuancé contredit quelque peu l&rsquo;approche catégorique de Mme Belkaid, qui, en excluant les gènes sans nuance, ignore des possibilités émergentes comme des interactions épigénétiques influencées par des événements « récents ». L&rsquo;épigénétique, pour le coup, est une science en plein boom. Des découvertes futures sur l&rsquo;épigénome pourraient modifier vision et compréhension de phénomènes liés au cancer. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;alarmisme au prix d&rsquo;une science instrumentalisée qui touche sa crédibilité et la confiance du public<br></h2>



<p>L&rsquo;instrumentalisation perçue de cette déclaration pour le Pasteurdon met en lumière un dilemme éthique : la science doit-elle adopter un ton péremptoire pour le financement légitime d ses avancées ? La direction de l&rsquo;Institut Pasteur, en promouvant une explication essentiellement environnementale comme vérité établie, peut faire penser à une stratégie marketing. Cela suscite des dons, mais au prix d&rsquo;une simplification : la science ne fonctionne pas par « campagnes » fixes, car les connaissances évoluent, comme vu avec les revirements sur les liens tabac-cancer. Plus on est péremptoire et alarmiste, plus on risque de mettre en cause la précieuse confiance en la science. Des sondages comme ceux d&rsquo;IPSOS ou du<em> Pew Research Center</em> montrent que des déclarations exagérées, surtout quand liées à des appels financiers, alimentent le scepticisme, particulièrement dans un contexte post-pandémie où la désinformation prospère sur les réseaux sociaux. Une emphase alarmiste, couplée à des causes non novatrices et à un faux dilemme gènes-environnement, invite à la vigilance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives : pour une communication équilibrée en matière de science<br></h2>



<p>Le succès du Pasteurdon (+40 % de dons estimés) confirme l’efficacité de l’alarme de la DG de l&rsquo;Institut Pasteur à ce titre. Côté communication en matière de science, il paraît important d&rsquo;évoquer des facteurs de risques dont on reconnaît l&rsquo;ancienneté la nature hybride. En France, le registre national renforcera les données pour des politiques ciblées, tandis que globalement, la collaboration interdisciplinaire (microbiote, génomique, environnement) affinera les modèles, en évitant les faux dilemmes. De manière ultime, cette affaire rappelle que la science prospère sur le doute constructif, non sur des certitudes instrumentalisées, pour un consensus international qui évolue avec les preuves.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : affiche Pasteurdon 2025</em><br></p>



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		<title>Les façons surprenantes de former ses croyances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 21:31:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
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		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences comportementales]]></category>
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					<description><![CDATA[par Melanie Trecek-King et traduit par Science infuse et fruit d&#8217;un travail conjoint au sein de la Rédaction de sélection]]></description>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p><em>par <a href="https://citizen4science.org/melanie-trecek-king">Melanie Trecek-King </a>et traduit par Science infuse et fruit d&rsquo;un travail conjoint au sein de la Rédaction de sélection pour le public français issue du site internet anglophone</em> <em><a href="https://thinkingispower.com/">Thinking is Power</a> dédié à la pensée critique</em></p>
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<h2 class="wp-block-heading"><br>Vous n&rsquo;êtes pas aussi rationnel que vous le pensez</h2>



<p>Chaque année, le 15 février, sur une île isolée au milieu du Pacifique Sud, les membres de l&rsquo;armée de l&rsquo;île de Tanna vénèrent Dieu en participant à des défilés de style militaire. Ils portent du rouge, du blanc et du bleu, se peignent des USA sur la poitrine et marchent avec des « fusils » en bambou. Le drapeau américain flotte. On chante des chansons patriotiques.</p><div id="citiz-627564221" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Car sur cette île de l&rsquo;archipel du Vanuatu, dieu est un soldat américain. Et il s&rsquo;appelle John Frum.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-10.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="763" height="433" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-10.png" alt="" class="wp-image-16183" style="width:1127px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-10.png 763w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-10-300x170.png 300w" sizes="auto, (max-width: 763px) 100vw, 763px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Source :  The Cambridge Encyclopedia of Anthropology<br></em></figcaption></figure>



<p>À ce jour, on ne sait toujours pas exactement comment cette religion est née. Selon certains récits, John Frum est apparu pour la première fois sur Tanna vers 1930, en tenue militaire américaine, promettant aux habitants que s&rsquo;ils retrouvaient leurs traditions et leurs coutumes, il reviendrait et leur apporterait richesses et biens.</p>



<p>Les Mélanésiens, qui vivaient sur ces îles isolées depuis deux mille ans, avaient développé des traditions, des coutumes et des croyances uniques. Après la « découverte » des îles par les Européens, les Britanniques et les Français les ont revendiquées comme colonies. Les missionnaires chrétiens ont rapidement suivi. Bien que les Tannais aient été mal traités, peu respectés et surchargés de travail, ils ont essayé de maintenir leur culture et leurs traditions.</p>



<p>Par la suite, à l&rsquo;occasion de la lutte contre le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, l&rsquo;armée américaine a mis en œuvre une stratégie de saut d&rsquo;île en île. Une fois qu&rsquo;une base avait été construite et qu&rsquo;une quantité suffisante de marchandises avait été acheminée, l&rsquo;armée passait à l&rsquo;île suivante. Et comme l&rsquo;accent était mis sur des îles plus petites et moins surveillées, les populations qui avaient été isolées auparavant ont été exposées à la « magie » de la technologie moderne. Les avions. Les armes à feu. Les médicaments. Des vêtements fabriqués en usine. Les conserves, comme Spam [marque américaine de conserves de viande de porc, NDLR] .</p>



<p>Leur Messie est revenu. La prophétie était donc vraie !</p>



<p>Après la fin de la guerre, John Frum (signifiant possiblement <em>John From America</em>) est parti. Mais on peut espérer qu&rsquo;avec suffisamment de célébrations, de prières et d&rsquo;offrandes symboliques, il reviendra et apportera encore plus de biens avec lui.</p>



<p>Ce système de croyance peut vous sembler étrange. J&rsquo;en ai entendu parlerpour la première fois lors d&rsquo;une visite au Vanuatu, après avoir remarqué des pistes d&rsquo;atterrissage improvisées et des « avions » fabriqués avec de l&rsquo;herbe, et je dois admettre que j&rsquo;ai involontairement penché la tête.</p>



<p>Vous-même, penchez-vous sur la façon dont le chef Isaac Wan a répondu lorsqu&rsquo;on lui a demandé pourquoi, 60 ans après que John ait promis de revenir avec une cargaison, ses adeptes croient toujours en lui : « <em>Vous les chrétiens, attendez depuis 2 000 ans que Jésus revienne sur terre, et vous n&rsquo;avez pas perdu espoir</em>« .</p>



<p>Il est difficile de contester cela.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment formons-nous nos croyances ?</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="922" height="524" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-11.png" alt="" class="wp-image-16184" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-11.png 922w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-11-300x170.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-11-768x436.png 768w" sizes="auto, (max-width: 922px) 100vw, 922px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">On pense suivre les preuves jusqu&rsquo;à la conclusion. En réalité, on arrive à nos croyances de manière irrationnelle, <br>puis on travaille à rebours pour trouver des preuves permettant de rationaliser la croyance.</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Nous aimons penser que nous sommes rationnels et que nos croyances sont le résultat d&rsquo;une conclusion logique à partir de preuves.</p>



<p>Nous aurions tort.</p>



<p>L&rsquo;évaluation des preuves prend du temps et de l&rsquo;énergie, et notre cerveau est paresseux. Il est plus facile de croire ce que l&rsquo;on entend que de le remettre en question.</p>



<p>En réalité, la plupart de nos croyances sont simplement le fruit de la socialisation, de la confiance, de la géographie et des émotions.</p>



<p>Une fois qu&rsquo;une croyance est formée, nous n&rsquo;avons pas tendance à changer d&rsquo;avis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On veut des explications</h2>



<p>L&rsquo;être humain est naturellement curieux. Si vous avez déjà passé beaucoup de temps avec un enfant en bas âge, vous l&rsquo;avez certainement entendu demander  » Mais, pourquoi ? ». Souvent. Et notre curiosité nous pousse à chercher des explications.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-12.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="797" height="557" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-12.png" alt="" class="wp-image-16185" style="width:1138px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-12.png 797w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-12-300x210.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-12-768x537.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-12-130x90.png 130w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ces membres d&rsquo;une tribu de l&rsquo;État brésilien d&rsquo;Acre sans contact avec l&rsquo;extérieur essaient probablement de comprendre ce qui vole dans le ciel.<br>Source : Gleilson Miranda/Secretaria de Comunicação do Estado do Acre</em></figcaption></figure>



<p>Nous recherchons des <strong>modèles</strong> : Notre cerveau essaie constamment de mettre de l&rsquo;ordre dans un monde chaotique, de relier les points entre eux de manière à ce qu&rsquo;ils aient un sens.</p>



<p>Par exemple, vous avez vomi toute la nuit. Qu&rsquo;est-ce qui vous a rendu malade ? Le Taco Bell que vous avez consommé au dîner ?</p>



<p>Ou bien vous êtes seul dans votre maison la nuit et vous entendez un bruit… Est-ce le chat ? Un cambrioleur ? Un fantôme ?</p>



<p>Imaginez encore que vous vous promenez dans les bois et que vous entendez un bruit. Est-ce le vent ? Ou est-ce un puma ? Votre vie est en jeu !</p>



<p>Si vous pensez qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un prédateur mais que ce n&rsquo;est que le bruissement du vent dans les arbres, vous êtes en vie. Paranoïaque, mais vivant. Mais si c&rsquo;est en réalité un prédateur et que vous pensez que c&rsquo;est juste le vent, vous êtes mort. En fait, il est adaptatif de voir des modèles, même lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas.<br></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="331" height="333" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-13.png" alt="" class="wp-image-16186" style="width:413px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-13.png 331w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-13-298x300.png 298w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-13-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 331px) 100vw, 331px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Nous excellons notamment dans la reconnaissance de visages, car il est essentiel de pouvoir distinguer un ami d&rsquo;un ennemi. Mais nous voyons aussi des visages partout, comme Jésus sur</em><br><em> un bâtonnet de poisson !</em></figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>Nous supposons des intentions </strong>: Nos cerveaux recherchent plus que de l&rsquo;ordre. Ils recherchent un sens et un but. Notre croyance en des forces intentionnelles a probablement évolué en même temps que notre reconnaissance des formes… comme le prédateur dans les bois dont vous supposez qu&rsquo;il va vous tuer.</p>



<p></p>



<p>Par exemple, l&rsquo;enfant qui demande « pourquoi ? » suppose souvent qu&rsquo;il y a une raison ou un but. Pourquoi y a-t-il des lacs ? Pour que nous puissions nous y baigner ! Pourquoi les oiseaux existent-ils ? Pour nous chanter de jolies chansons !</p>



<p>On retrouve cela chez les adultes également. Par exemple, un ouragan est une punition de Dieu. Ou porter ses chaussettes porte-bonheur permet de gagner le match. Ou encore, prier pour que votre ordinateur ne perde pas tout votre travail vous permettra de sauver votre copie.</p>



<p>La croyance dans le surnaturel est probablement due à l&rsquo;agentivité, ou la tendance à croire que des agents intentionnels invisibles contrôlent le monde. Parce que le monde naturel est complexe et hors de notre contrôle, nous y voyons l&rsquo;œuvre de fantômes, de démons, de dieux et de sorcières. Mais tout n&rsquo;a pas une raison d&rsquo;être ou une cause surnaturelle. Parfois, des choses surviennent, tout simplement.</p>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La croyance, notre paramétrage par défaut</h2>



<p>Nous sommes inondés d&rsquo;informations, toute la journée, tous les jours. Il serait tout simplement trop épuisant de remettre chaque chose en question. C&rsquo;est pourquoi, en règle générale, nous ne le faisons pas et nous nous appuyons sur une série de raccourcis pour déterminer ce qui est vrai…</p>



<p><strong><em>Nous croyons ce que les autres croient autour de nous :</em></strong> La plupart de nos croyances les plus fondamentales, notamment en matière de religion et de politique, se forment avant que nous ayons eu l&rsquo;occasion de les remettre en question.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-14.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="762" height="333" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-14.png" alt="" class="wp-image-16188" style="width:1128px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-14.png 762w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-14-300x131.png 300w" sizes="auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les religions dans le <em>monde<br>Source : <a href="https://de.wikipedia.org/wiki/Bild:Weltreligionen.png">de.wikipedia.org/wiki/Bild:Weltreligionen.png</a>&nbsp;</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Plus une croyance est alignée sur notre vision actuelle du monde, plus nous sommes susceptibles de l&rsquo;accepter comme vraie </em></strong>: Après tout, pourquoi remettre en question de manière sceptique quelque chose que l&rsquo;on « sait » déjà être vrai ?</p>



<p>Cette tendance à rechercher et à privilégier les informations qui confirment ce que nous croyons déjà, ou biais de confirmation, est ce qui nous rend enclins à tomber dans le piège des « fausses informations ». Avant l&rsquo;élection de 2016, des « fausses informations, comme le soutien du pape à Donald Trump pour la présidence et Hillary Clinton à la tête d&rsquo;un réseau pédophile dans le sous-sol d&rsquo;une pizzeria, ont été largement partagées et crues par de nombreuses personnes en proie à leurs propres préjugés.</p>



<p><strong><em>Nous croyons ce que nous entendons</em></strong> : Avez-vous entendu dire que Napoléon était petit ? Eh bien, ce n&rsquo;est pas le cas. Avec son mètre soixante-dix, il était de taille moyenne pour un homme de l&rsquo;époque. Mais le mythe est tellement présent dans notre culture qu&rsquo;il perdure. Il faut plus d&rsquo;énergie pour remettre en question une affirmation que pour l&rsquo;accepter, de sorte que nos cerveaux paresseux prennent souvent le raccourci et supposent qu&rsquo;elle est vraie.</p>



<p><strong><em>Plus nous entendons quelque chose, plus nous sommes enclins à y croire </em></strong>: Plus une affirmation est répétée, plus notre cerveau la traite facilement, quelle que soit sa véracité. Et même si la répétition a pour but de démystifier la désinformation !</p>



<p>Revenons aux fausses informations. En raison d&rsquo;une combinaison de choix personnels d&rsquo;amis et de sources d&rsquo;information, et d&rsquo;algorithmes conçus pour nous maintenir engagés, nous pouvons nous retrouver piégés dans des chambres d&rsquo;écho, dans lesquelles les informations sont répétées. Il est important de se rappeler que ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;on voit un titre ou une affirmation plusieurs fois qu&rsquo;elle est vraie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous faisons confiance à nos expériences personnelles</h2>



<p>Avant que l&rsquo;homme ne développe le langage, nos sens étaient le principal moyen d&rsquo;apprendre à connaître le monde qui nous entoure. Lorsque nous sommes enfants, nous voyons et entendons avant de pouvoir communiquer. Et nos sens sont relativement fiables. Avec un peu de chance, nos sens de la vue et de l&rsquo;ouïe nous avertissent de la présence d&rsquo;une voiture qui fonce sur nous, et nos sens de l&rsquo;odorat et du goût nous conseillent de ne pas manger d&rsquo;aliments avariés qui pourraient nous rendre malades.</p>



<p>Nous sommes nombreux à penser que nos expériences personnelles sont le meilleur moyen de connaître quelque chose. Par exemple, les jurés supposent que le témoignage oculaire est la meilleure preuve. Beaucoup croient à l&rsquo;efficacité de l&rsquo;homéopathie parce qu&rsquo;ils l&rsquo;ont essayée et qu&rsquo;elle a fonctionné pour eux. Et les gens peuvent croire aux fantômes parce qu&rsquo;ils en ont vu un.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="490" height="283" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-15.png" alt="" class="wp-image-16189" style="width:624px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-15.png 490w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2025/01/image-15-300x173.png 300w" sizes="auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px" /></a></figure>



<p></p>



<p>Le problème, c&rsquo;est que nos perceptions ne sont pas aussi exactes que nous le pensons. Nos perceptions sont des interprétations subjectives de la réalité et sont influencées par nos expériences passées, nos attentes, nos émotions et nos biais.</p>



<p>En fait, la perception n&rsquo;est pas la réalité. C&rsquo;est la lentille à travers laquelle nous filtrons la réalité.</p>



<p>Si l&rsquo;on en revient aux exemples : les témoignages oculaires erronés sont la principale cause de condamnations injustifiées.</p>



<p>L&rsquo;homéopathie ne contient littéralement rien qui puisse provoquer une réaction biologique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un placebo. Mais l&rsquo;effet placebo, c&rsquo;est-à-dire le fait de se sentir mieux en raison d&rsquo;attentes, est réel.</p>



<p></p>



<p>Et pour ce qui est des fantômes, j&rsquo;ai passé une nuit dans un château « hanté » sur le Rhin en Allemagne. Je ne crois pas nécessairement aux fantômes, mais j&rsquo;étais en état d&rsquo;alerte toute la nuit. <em>Quel était ce bruit ? Était-ce de l&rsquo;air froid que je venais de ressentir ? Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;était que cette chose au coin de mon œil ?</em></p>



<p>Le fait est que nos croyances et nos attentes influencent notre perception de la réalité. Nous supposons que voir, c&rsquo;est croire. Mais en réalité, croire, c&rsquo;est voir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous sommes plus enclins à croire les informations provenant de personnes en qui nous avons confiance</h2>



<p>L&rsquo;homme est un animal social. Nos ancêtres dépendaient les uns des autres pour leur sécurité et, collectivement, nous pouvons en savoir plus que n&rsquo;importe lequel d&rsquo;entre nous indépendamment. La confiance était,  et est toujours essentielle à la survie. Nos expériences personnelles ne peuvent pas nous mener bien loin. Faire confiance aux autres et à leurs expériences nous offre un raccourci sur ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;accepter comme vrai.</p>



<p><strong>Nous croyons les figures d&rsquo;autorité</strong> : En tant qu&rsquo;enfants, notre survie dépend de nos parents et d&rsquo;autres membres de la famille en qui nous avons confiance. Pourquoi devraient-ils nous écouter ? « Parce que j&rsquo;ai dit que c&rsquo;était comme ça ! »</p>



<p>En tant qu&rsquo;adultes, nous continuons à faire confiance aux figures d&rsquo;autorité, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de nos chefs religieux ou de nos hommes politiques.</p>



<p><strong><em>Nous croyons ce que les membres de notre « tribu » croient</em></strong> : Les « tribus » sont des groupes qui partagent des intérêts ou des identités, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la nationalité, de la politique, de la religion, de la race ou de l&rsquo;ethnie, et d&rsquo;innombrables autres groupes. Nos tribus sont souvent une source de fierté, et pour renforcer notre estime de soi, nous renforçons la position de notre groupe. Nous voulons que notre tribu « gagne ». La « vérité » dépend donc de la question de savoir si la personne qui l&rsquo;affirme est l&rsquo;un de « nous » ou l&rsquo;un d' »eux ».</p>



<p>Comme vous pouvez le constater, il peut être problématique de faire confiance aux figures d&rsquo;autorité et à nos tribus en matière de connaissances. Ils peuvent avoir tort et pourtant, le fait d&rsquo;être en désaccord peut nous coûter notre statut social au sein de notre groupe.</p>



<p>Par exemple, après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, les Américains se sont ralliés à leur identité nationale commune. Les manifestations patriotiques étaient omniprésentes, les Américains se signalant les uns aux autres par leur loyauté tribale. Malheureusement, tout désaccord avec la politique étrangère américaine était qualifié d' »antipatriotique », comme l&rsquo;a montré la fameuse phrase de George W. Bush : « Vous êtes avec nous ou vous êtes avec nous » : <br> » Vous êtes avec nous, ou vous êtes avec les terroristes ».</p>



<p>Le problème n&rsquo;est pas que nous fassions plus confiance à certaines sources qu&rsquo;à d&rsquo;autres. Le problème est de savoir où nous plaçons notre confiance. Vous pouvez aimer profondément votre oncle, ou être un démocrate ou un républicain fier de l&rsquo;être, mais ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne sont intrinsèquement des sources dignes de confiance pour tout ce qui concerne le savoir !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Messages à retenir</h2>



<p>Notre cerveau est un moteur à croyances. Il nous faudrait trop de temps et d&rsquo;énergie pour exiger des preuves de toutes nos croyances, c&rsquo;est pourquoi nous avons recours à des raccourcis pour nous aider à déterminer ce qui est vrai.</p>



<p>Une fois que nous avons formé des croyances, nous cherchons des preuves pour les justifier, en négligeant souvent celles qui ne confirment pas ce que nous pensons déjà être vrai. Et parce que nous pensons être parvenus à notre conviction en évaluant logiquement les preuves, nous sommes moins ouverts au changement d&rsquo;avis.</p>



<p>Si nous voulons aligner nos croyances sur la vérité, nous devrions d&rsquo;abord nous demander comment nous sommes arrivés à cette croyance. Mais nous ne pensons généralement pas à remettre en question nos croyances. Nous supposons simplement qu&rsquo;elles sont vraies.</p>



<p>Nombre d&rsquo;entre nous sont entourés de personnes qui partagent nos convictions. J&rsquo;ai été confrontée à certaines de mes propres hypothèses sur une minuscule île du Pacifique Sud, mais dans le monde connecté d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;est pas nécessaire d&rsquo;aller aussi loin.</p>



<p>Sortons donc de nos chambres d&rsquo;écho, apprenons ce que les autres croient et donnons-nous la possibilité d&rsquo;apprendre ce que nous croyons.</p>



<p><em><em>Traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, ce article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Veuillez contacter la Rédaction pour tout souhait de reproduction.</em> &#8211; lien vers l&rsquo;<a href="https://thinkingispower.com/how-to-speak-science/">article original</a></em></p>



<p><em>Citizen4Science est une association à but non lucratif d&rsquo;information et de médiation scientifique dotée d&rsquo;une Rédaction. Nous défendons farouchement notre indépendance. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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<p></p>
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		<title>Expertise et experts &#8211; épisode 6 : le patient peut-il être expert de sa maladie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Expert]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette question mérite dans notre série qui traite régulièrement du dévoiement de la notion et de la qualification d&#8217;expert ;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette question mérite dans notre série qui traite régulièrement du dévoiement de la notion et de la qualification d&rsquo;expert ; deux phénomènes contribuent au risque dans le cas des patients et de leur maladie : les patients avec statut de « patient expert » dans certaines instances et les patients auto-proclamés experts sur internet</h3>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Évolution de la relation patient-médecin</h2>



<p>Les statuts respectifs du médecin et du patient ont bien évolué.  Au fil du temps et depuis le siècle dernier, le médecin descend de son piédestal de « grand sachant » qui assène le diagnostic au patient, dans les temps les plus reculés sans même expliquer sa « sentence ». Dans la droite ligne, nous avons eu plus tard la médecine paternaliste, le médecin faisant figure de patriarche, les patients faisant figures d&rsquo;enfants qui obéissent aux directives du médecin. Cet esprit perdure encore parfois, particulièrement en France ou le lobby médical est très puissant, assis sur des privilèges d&rsquo;antan qui s&rsquo;effritent  dans le monde moderne.</p><div id="citiz-1446632510" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Le cas de la recherche médicale avec la Déclaration d&rsquo;Helsinki</h2>



<p>La recherche médicale impliquant des patients, appelée recherche clinique, a elle aussi beaucoup changé pour se recentrer vers les patients et leurs droits et non uniquement les chercheurs et leurs problématiques propres. Au siècle dernier, le procès de Nuremberg après la Seconde guerre mondiale, a dévoilé les horreurs de l&rsquo;expérimentation  sur l&rsquo;homme dans les camps de concentration, menées par des médecins tortionnaires. Il a fait naître en 1964 la <a href="https://www.wma.net/wp-content/uploads/2024/05/DoH-Jun-1964_F.pdf">Déclaration D&rsquo;Helsinki</a>, adoptée lors de la 18e Assemblée médicale mondiale à Helsinki en Finlande.<br>Elle fixe des principes de respect des personnes se livrant aux expérimentations, la nécessité d&rsquo;une éthique fondée sur la nécessité de recherches utiles, avec une notion de bénéfices raisonnablement attendus obligatoire pour la finalité de la recherche et la prise en compte des risques encourus par les sujets. Elle fixe la règle de leur <em>consentement éclairé</em> préalable et obligatoire de toute personne qui se soumet à des expérimentations médicales. Cette déclaration a </p>



<h3 class="wp-block-heading">Mouture 2024 de la Déclaration d&rsquo;Helsinki</h3>



<p>Le document a été révisé sept fois depuis lors, tenant compte de l&rsquo;évolution de la recherche médicale et de l&rsquo;évolution de la société. La mouture 2024 apporte à notre avis deux éléments remarquables. En lien direct avec notre sujet, le changement de vocable pour nommer les personnes qui se prêtent à la recherche médicale : jusqu&rsquo;ici on parlait de « patients » (et de « sujets » pour les volontaires sains). Désormais, la Déclaration d&rsquo;Helsinki parle de « participants ». Cette modification peut paraître symbolique, mais elle traduit bien la notion de participation plutôt de statut de patient soumis au médecin en charge de mener la recherche.  En se débarrassant de cette relation médecin-patient connoté de soumission du moins historiquement, on l&rsquo;a vu, on donne au patient le statut d&rsquo;acteur d&rsquo;une recherche participative. Il devient ainsi partenaire du médecin chercheur pour faire évoluer les connaissances scientifiques, dans une relation bien plus horizontale que verticale. D&rsquo;ailleurs, les protocoles de recherche clinique font désormais toujours état des devoirs (dans le cadre d&rsquo;une étude clinique) et des droits des participants, comme en ont également les médecins de recherche clinique. La science participative (<em>Citizen Science </em>en anglais) est ainsi revendiquée et les rôles de chacun en recherche rééquilibrés.</p>



<p>L&rsquo;autre point de modification significatif ne sera que cité car non lié au présent sujet directement : il s&rsquo;agit d&rsquo;appuyer l&rsquo;importance pour la recherche et pour l&rsquo;éthique de pouvoir réutiliser les échantillons de matériel biologique prélevé auprès des participants pour la recherche future. Ainsi, si le participant y consent dans son consentement éclairé, ce matériel, soigneusement rendu anonyme pourra être réutilisé ultérieurement hors cadre de l&rsquo;étude en question. On comprend très bien la problématique : se limiter à « l&rsquo;usage unique » d&rsquo;un prélèvement biologique serait une certaine forme de gâchis, et donc contrevenant à l&rsquo;éthique de la recherche . Cette pratique est largement en vigueur depuis des années, la Déclaration d&rsquo;Helsinki vient donc entériner cette pratique sur le principe.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le « patient expert » dans les instances sanitaires</h2>



<p>De fait, la voix des patients est de plus en plus écouté et comme pour la recherche médicale, ils deviennent de vrais participants qui sont partie prenante des débats dans la société civile, les autorités sanitaires et à l&rsquo;hôpital. La loi Kouchner sur le droit des malades a favorisé cette dynamique, tout comme les associations de patients. Elle participe de ce qu&rsquo;on appelle la démocratie sanitaire : la santé est un bien de l&rsquo;humanité, elle n&rsquo;appartient pas aux soignants. Les usagers du système de santé, dont les patients, sont donc de plus en plus représentés dans tous les mouvements et initiatives qui traitent de lui en tant qu&rsquo;individu et membre d&rsquo;une communauté de malades. Toutefois, nous voyons ici une erreur dans cette appellation de « patient expert ». Le patient n&rsquo;est pas l&rsquo;expert de sa maladie, il en est la victime évidemment, mais aussi le témoin. L&rsquo;expert est par principe indépendant. Or le témoin n&rsquo;est par définition pas indépendant. On connaît aussi la valeur du témoignage en science : elle est précieuse, mais biaisée. Il faut la prendre en tant que tel, c&rsquo;est une expérience personnelle, une expérience de vécu de la maladie. À ce titre, aussi intense et instructive soit-elle, on ne saurait la confondre avec une quelconque expertise de la maladie. En outre, le patient n&rsquo;est pas un professionnel de santé, il a l&rsquo;expérience de la vie avec sa maladie mais en aucun cas les compétences du professionnel de santé. Bien sûr, il peut acquérir de nombreuses connaissances techniques sur sa maladie, et il sera à ce titre, au fil du temps, expérimenté sur beaucoup d&rsquo;aspects de sa maladie ; mais toujours pas expert médical comme peut le faire croire une appellation d&rsquo;expert. Il est donc fâcheux de confondre expérience personnelle et expertise. On ne saurait trop conseiller aux instances et organisations concernées de revoir cette appellation,  en remplaçant « patient expert » par un autre terme, comme par exemple « patient partenaire », à savoir partenaire de toute initiative collaborative portant sur son statut de patient ou ayant trait à sa maladie. Il n&rsquo;y a là aucune minimisation du rôle précieux des patients mais le souhait de ne pas dévoyer la notion d&rsquo;expertise, avec tous le dangers que cela comporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le patient expert auto-proclamé</h2>



<p> Dévoyer un terminologie peut amener des dérives sur le concept qu&rsquo;elle porte et ici, en santé, une imposture porteuse de dangers. Au-delà de l&rsquo;appellation « patients experts » qui est attribué dans un cadre précis de collaboration à des initiatives officielles, les experts auto-proclamés en santé pullulent sur les réseaux sociaux. On a déjà eu l&rsquo;occasion d&rsquo;en parler dans des articles précédents de la série « Expertise &amp; Experts ». Une technique classique est le dévoiement du titre de docteur en sciences non médicales pour se faire passer pour un docteur qui soigne. Mais il existe aussi des patients qui se proclament, ou jouent les experts de leur maladie sur les réseaux sociaux. « C&rsquo;est moi le mieux placé pour en parler » justifient certains, ou bien « j&rsquo;en connais au moins voire plus que les médecins » pour en avoir consulté plusieurs. Et bien sûr, le sempiternel « j&rsquo;ai fait mes propres recherches » sur internet. Encore une fois, il est hors de question ici de minimiser l&rsquo;importance du vécu des patients. À l&rsquo;heure des déserts médicaux, qui conduit parfois à l&rsquo;errance médicale, il est clair que certains patients sont confrontés à un parcours long pour leur prise en charge, qui démultiplie l&rsquo;expérience. Encore une fois, ce n&rsquo;est pas une expertise, mais un vécu, une expérience, aussi intense soit-elle. Sur les réseaux sociaux, on voit ainsi des patients deviser sur leur maladie et donner des conseils « médicaux » sur la prise en charge médicale, les mécanismes de la maladie, les traitements, et bien d&rsquo;autres considérations encore d&rsquo;autre médical. La motivation peut être le besoin de reconnaissance mais parfois, il est aussi financier. Certains individus vont jusqu&rsquo;à monnayer leurs conseils et proposer des formations ou traitements.<br>L&rsquo;appellation d&rsquo;expert se doit donc d&rsquo;être protégée et utilisée à bon escient, afin de ne pas donner d&rsquo;outils supplémentaires à l&rsquo;imposture des faux experts, à la faveur d&rsquo;une appellation d&rsquo;expert erronée.  </p>



<p><em>Expertises revendiquées : Fabienne Blum est docteur en pharmacie et juriste en droit de la santé avec une longue expérience opérationnelle de recherche clinique, des Bonnes Pratiques Cliniques et de l&rsquo;Éthique de la recherche médicale en France, Europe et États-Unis.</em></p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin&#8230;consultez notre série « Expertises &amp; Experts »</h2>



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<p></p>



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		<title>Nouvelle mesure d&#8217;Elon Musk : la plateforme X (ex Twitter) rend anonymes les « like »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2024 18:06:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Elon Musk]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 11 juin, la patron de Twitter a confirmé l&#8217;information parue dans un média américain. Les internautes ne pourront plus]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le 11 juin, la patron de Twitter a confirmé l&rsquo;information parue dans un média américain. Les internautes ne pourront plus stigmatiser les usagers du réseau en fonction des publications qu&rsquo;ils apprécient</h3>



<p>« X est sur le point de masquer tous les like » <a href="https://www.theverge.com/2024/6/11/24176247/x-likes-hidden-private-rollout">titrait le média tech &lsquo;The Verge&rsquo;</a> hier soir, rappelant un changement prévu de longue date. En effet, Elon Musk envisageait dès l&rsquo;année dernière de supprimer beaucoup de boutons d&rsquo;actions sous les publications pour mettre en avant essentiellement le nombre de vues. Néanmoins, la plateforme n&rsquo;est pas allée jusqu&rsquo;à la suppression de la vue des « like ». C&rsquo;est normal, la popularité est un moteur du fonctionnement.</p><div id="citiz-3699964182" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les « like », c&rsquo;est la possibilité de marquer publiquement qu&rsquo;on apprécie une publication en cliquant sur une icône de cœur sous le post. Cette action est publique, de sorte que le nombre de « like » apparaît mais aussi la possibilité de savoir qui a « liké ».<br>Les usagers du réseau X pourront continuer à le faire, le décompte des « like » sous chaque post reste présent, mais seul l&rsquo;auteur des posts saura qui a « liké » ses publications. Il est à noter que cette restriction est déjà possible en tant qu&rsquo;option pour les abonnés payant du réseau (comptes « Premium).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Protection de l&rsquo;image des usagers comme motif officiel</h2>



<p>Elon Musk a confirmé l&rsquo;annonce en s&rsquo;exclamant sur X : <em>« C&rsquo;est important de permettre aux gens d&rsquo;aimer des publications sans être attaqués parce qu&rsquo;ils le font ! »</em></p>



<p>Le 12 juin au soir, les utilisateurs français de X ont vu apparaître cette notification : </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-25.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="895" height="964" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-25.png" alt="" class="wp-image-15007" style="width:319px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-25.png 895w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-25-279x300.png 279w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-25-768x827.png 768w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p></p>



<p>Le directeur de l&rsquo;ingénierie de X, avait rappelé le 22 mai sur le réseau social : « Oui, nous rendons les like privés. Les like publics encouragent les mauvais comportements. Par exemple, de nombreuses personnes se sentent découragées d&rsquo;aimer des contenus susceptibles d&rsquo;être « audacieux » par crainte de représailles de la part de trolls ou pour protéger leur image publique. Bientôt, vous pourrez aimer sans vous soucier de qui pourrait le voir. Nous vous rappelons également que plus vous aimez de messages, plus l&rsquo;algorithme s&rsquo;améliore. »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">Yeah, we are making likes private.<br><br>Public likes are incentivizing the wrong behavior. For example, many people feel discouraged from liking content that might be &quot;edgy&quot; in fear of retaliation from trolls, or to protect their public image.<br><br>Soon you’ll be able to like without… <a href="https://t.co/vPGllc4pB0">https://t.co/vPGllc4pB0</a></p>&mdash; Haofei (@wanghaofei) <a href="https://twitter.com/wanghaofei/status/1793096366132195529?ref_src=twsrc%5Etfw">May 22, 2024</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>On comprend bien la motivation derrière la protection des usagers invoquée : enlever des freins au like en les rendant anonymes. Une prime à la quantité mais aussi, un moyen de pousser à liker sans tabou ce qui fait le plus tourner les publications : les posts chargés d&rsquo;émotions et provocateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une prime à la pensée critique ?</h2>



<p>Alors : seul compte toujours le nombre de like, plutôt que les faits ? C&rsquo;est à l&rsquo;évidence toujours le cas, puisque le critère quantitatif de like reste visible et une base pour « faire tourner l&rsquo;algo ».</p>



<p>Malgré tout, masquer l&rsquo;aspect qualitatif, à savoir qui like quoi, présente quand même un sacré avantage en lien avec cette protection d&rsquo;image invoquée par Elon Musk. Car aujourd&rsquo;hui, beaucoup d&rsquo;internautes jugent effectivement sur « l&rsquo;enrobage » plutôt que sur le contenu. « Dis-moi qui tu suis et qui tu likes, je te dirai qui tu es ». Il est très fréquent de voir toute appréciation de contenu et une capitulation à l&rsquo;argumentation pour se contenter de dire que vu qui l&rsquo;interlocuteur suit ou « like » sur le réseau, ce n&rsquo;est pas la peine de poursuivre. Bref, on est vite catalogué sans débattre du fond. Ce peut même être un argument fallacieux pour éliminer d&rsquo;un revers de main des publications pourtant pertinentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et pourquoi ne pas masquer les « followers » ?</h2>



<p>Les résultats ne se sont pas fait attendre, Elon Musk s&rsquo;est félicité le 13 juin au matin d&rsquo;une « augmentation massive » des like suite à l&rsquo;anonymisation, publiant le graphique suivant sur le réseau social :</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="602" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26-1024x602.png" alt="" class="wp-image-15011" style="width:603px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26-1024x602.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26-300x176.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26-768x451.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26-1536x902.png 1536w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/06/image-26-2048x1203.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Alors évidemment, il reste possible, en tout cas pour l&rsquo;instant, d&rsquo;aller voir qui suit un interlocuteur pour le discréditer sur cette base, et faire, à nouveau, l&rsquo;économie du débat de fond voire un « fichage » des usagers dont sont friands les camps sectarisés sur les réseaux sociaux.<br>On peut imaginer qu&rsquo;il serait cohérent d&rsquo;anonymiser également le suivi d&rsquo;autres usagers, en ne laissant apparaître que le nombre de suiveurs pour inciter à suivre plus d&rsquo;internautes et ainsi augmenter encore les like.</p>



<p>Mais, pour l&rsquo;heure, l&rsquo;opération sur les like, c&rsquo;est toujours cela de gagné pour la pensée critique même si on l&rsquo;a vu, la finalité est sans doute plus commerciale qu&rsquo;autre chose.</p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse LeBecq pour Science infuse</em></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Comment parler science</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 17:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Croyances]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Récit]]></category>
		<category><![CDATA[Scepticisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences comportementales]]></category>
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					<description><![CDATA[par Melanie Trecek-King et traduit par Science infuse et fruit d&#8217;un travail conjoint au sein de la Rédaction de sélection]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p><em>par <a href="https://citizen4science.org/melanie-trecek-king">Melanie Trecek-King </a>et traduit par Science infuse et fruit d&rsquo;un travail conjoint au sein de la Rédaction de sélection pour le public français issue du site internet anglophone</em> <em><a href="https://thinkingispower.com/">Thinking is Power</a> dédié à la pensée critique</em></p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading"><br>Ces six mots ont des significations différentes lorsque les scientifiques les utilisent</h2>



<p>Le vocabulaire scientifique peut être assez déroutant. Non seulement les scientifiques utilisent un jargon très technique, mais ils emploient parfois aussi les mêmes mots que le grand public… mais avec des significations différentes. Malheureusement, le résultat final est que les scientifiques peuvent être mal compris.</p><div id="citiz-817899092" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Pour moi, en tant qu&rsquo;Américaine qui aime voyager, l&rsquo;anglais du Royaume-Uni peut être une source inattendue de confusion. Par exemple, je ne recommanderais pas de dire « <em>fanny pack</em> » [sac banane, NDLR] à un Anglais, car pour eux, « <em>fanny</em> » est un terme d&rsquo;argot désignant les organes génitaux féminins. (Et si un Américain dit qu&rsquo;il est <em>« pissed »</em>, il veut dire par là qu&rsquo;il est en colère, alors que les Britanniques veulent dire qu&rsquo;ils sont ivres (et oui, ces exemples révèlent mon sens de l&rsquo;<em>humour sophomorique </em>[ce terme est typiquement américain, on peut le traduire de façon plus parlante  par « humour puéril », NDLR]).</p>



<p>Nous utilisons le langage pour communiquer des concepts complexes, il est donc important de comprendre ce que quelqu&rsquo;un veut dire lorsqu&rsquo;il utilise un terme. Voici une brève liste de six des mots les plus couramment mal compris, et ce que les scientifiques veulent dire lorsqu&rsquo;ils les utilisent.</p>



<h4 class="wp-block-heading">SCEPTICISME</h4>



<p>Le scepticisme est souvent associé au cynisme, au contrarianisme (esprit contrarian, NDLR), à la négativité, voire au déni. C&rsquo;est regrettable, car le scepticisme scientifique consiste simplement à insister sur les preuves avant d&rsquo;accepter une affirmation… ce qui est une bonne chose ! Essentiellement, le scepticisme consiste à fonder l&rsquo;acceptation d&rsquo;une affirmation sur la force et la qualité des preuves qui l&rsquo;étayent. Et si les preuves changent, les sceptiques sont prêts à changer d&rsquo;avis.</p>



<p>Il est important de noter que le scepticisme et le déni diffèrent dans leurs motivations et leur acceptation des preuves. Les négationnistes ne veulent pas accepter des conclusions scientifiques qui entrent en conflit avec leurs croyances fondamentales, ils se concentrent donc sur de petites zones d&rsquo;incertitude et exigent des normes de preuve incroyablement élevées. Les sceptiques, quant à eux, sont prêts à suivre les preuves où qu&rsquo;elles mènent.</p>



<h4 class="wp-block-heading">OPINION</h4>



<p>Les non scientifiques pensent souvent que leurs opinions sont égales à celles des scientifiques en raison d&rsquo;une mauvaise compréhension du mot « opinion ». Dans le langage courant, les opinions sont des préférences, des goûts ou des points de vue. Elles sont généralement subjectives par nature et reposent sur le point de vue, les émotions et les préjugés d&rsquo;une personne. Par exemple, selon moi, les chats sont les meilleurs animaux de compagnie et le beurre de cacahuète est le meilleur parfum pour une crème glacée. (J&rsquo;ai objectivement raison sur ces deux points).</p>



<p>En revanche, les opinions scientifiques sont des jugements ou des conclusions fondés sur l&rsquo;expertise et basés sur des preuves. Les experts possèdent des connaissances spécialisées et de l&rsquo;expérience, et peuvent s&rsquo;appuyer sur leur compréhension approfondie d&rsquo;un sujet pour fournir des idées, des interprétations et des recommandations éclairées.</p>



<p>Il peut être tentant de refuser une position déplaisante sous prétexte qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une « opinion », mais toutes les opinions ne se valent pas. Les avis d&rsquo;experts ont plus de poids et de crédibilité en raison de leurs connaissances approfondies.</p>



<h4 class="wp-block-heading">THÉORIE</h4>



<p>La théorie pourrait bien remporter le prix du mot le plus souvent mal compris en science. Dans l&rsquo;usage courant, une théorie est une intuition. Une supposition. Une pure spéculation. Par exemple, j&rsquo;ai une théorie sur la raison pour laquelle mon chat crie (chante ?) la nuit ; il invoque les esprits de ses ancêtres pour qu&rsquo;ils le libèrent de la captivité de sa vie luxueuse.</p>



<p>Dans le jargon scientifique, une théorie est exactement le contraire : il s&rsquo;agit d&rsquo;une explication générale d&rsquo;un large éventail de phénomènes, étayée par un grand nombre de preuves. Au fur et à mesure que la science progresse et que les preuves s&rsquo;accumulent, les idées connexes sont combinées en une explication unique, claire et puissante. Les théories constituent la base de nos connaissances scientifiques et sont utilisées par les scientifiques pour faire des prédictions en vue de tests ultérieurs et, en tant que telles, sont continuellement soumises à un examen minutieux. Parmi les exemples, citons la théorie de la gravitation, la théorie de la tectonique des plaques, la théorie de l&rsquo;évolution, la théorie des cellules, la théorie des germes et la théorie atomique. La compréhension du monde naturel est l&rsquo;objectif ultime de la science, et les théories sont aussi proches de la « vérité » que possible. Ne vous laissez donc pas abuser lorsque quelqu&rsquo;un doute de la science parce que « ce n&rsquo;est qu&rsquo;une théorie ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">CONSENSUS</h4>



<p>Dans le langage courant, un consensus fait référence à un accord général ou à une compréhension partagée au sein d&rsquo;un groupe sur un sujet ou une question particulière. Il est souvent fondé sur des perspectives subjectives, des préférences personnelles ou des opinions dominantes. Par exemple, le consensus dans ma famille est que je ne fais pas bonne figure quand j&rsquo;ai les cheveux courts (ils ont raison).</p>



<p>En revanche, un consensus scientifique représente un accord général au sein de la communauté scientifique sur un sujet spécifique. Il reflète le jugement collectif d&rsquo;experts et se fonde sur un vaste ensemble de preuves. L&rsquo;obtention d&rsquo;un consensus est un aspect crucial du processus scientifique, car il sert de base à la poursuite de la recherche et permet (espérons-le) d&rsquo;éclairer les décisions de politique publique.</p>



<p>Cependant, et c&rsquo;est là une distinction importante, la science n&rsquo;est pas démocratique et un consensus scientifique n&rsquo;est pas le résultat d&rsquo;une réflexion de groupe. Les scientifiques sont motivés et incités à trouver des erreurs et des lacunes dans les preuves et les conclusions qui en découlent. Les scientifiques n&rsquo;aiment pas être d&rsquo;accord et ne le seront que s&rsquo;il n&rsquo;y a aucune raison valable de ne pas l&rsquo;être. La meilleure explication est celle qui fonctionne le mieux et qui a survécu à des tentatives répétées de réfutation, et non celle qui est la plus populaire.</p>



<h4 class="wp-block-heading">FAIT</h4>



<p>Dans le sens courant, les « faits » offrent ce qui semble être une preuve absolue. Si l&rsquo;idée est séduisante, surtout dans un monde plein d&rsquo;incertitudes, ce n&rsquo;est pas si simple. Les cours de sciences ne sont souvent pas d&rsquo;un grand secours, car beaucoup d&rsquo;entre eux se concentrent sur la mémorisation d&rsquo;un manuel rempli de « faits ».</p>



<p>Un fait scientifique est une observation qui a été largement testée et confirmée, et qui est largement acceptée par la communauté scientifique. Les faits sont les éléments constitutifs de la connaissance scientifique sur lesquels sont construits les théories, les lois et les modèles. Il est important de noter que si les « faits »» peuvent sembler être des vérités absolues, ce n&rsquo;est pas le cas ! Les faits sont susceptibles d&rsquo;être affinés, révisés, voire infirmés au fur et à mesure de l&rsquo;émergence de nouvelles preuves ou de nouvelles connaissances. </p>



<p>[En savoir plus :&nbsp;<a href="https://citizen4science.org/comment-faire-vos-propres-recherches-partie-ii/">Comment faire vos propres recherches</a>]</p>



<h4 class="wp-block-heading">INCERTITUDE</h4>



<p>Pour le public, l&rsquo;incertitude signifie ne pas savoir. Pour les scientifiques, en revanche, l&rsquo;incertitude est une mesure de la confiance que nous avons dans la qualité de nos connaissances.</p>



<p>Cela peut sembler étrange aux non scientifiques, mais les scientifiques font ouvertement état de leurs découvertes en indiquant leur degré de certitude, qui va de la quasi-certitude (&gt; 99 % de probabilité) à l&rsquo;exceptionnellement improbable (moins de 1 % de probabilité). La certitude absolue n&rsquo;existe pas en science. Les connaissances scientifiques sont toujours provisoires et sujettes à révision en fonction des découvertes futures. Cela dit, au fur et à mesure que les preuves s&rsquo;accumulent, l&rsquo;incertitude diminue. Malheureusement, alors que le public entend souvent dire que les scientifiques ne savent pas, la réalité est presque exactement l&rsquo;inverse ! L&rsquo;incertitude n&rsquo;est pas un aveu d&rsquo;ignorance, mais l&rsquo;expression du degré de confiance des scientifiques dans une plage qui se resserre au fur et à mesure que la science progresse.</p>



<p>En fin de compte, la science n&rsquo;est jamais figée, mais les théories et les résultats consensuels assortis d&rsquo;un degré de certitude extrêmement élevé sont ce qui s&rsquo;en rapproche le plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le message à retenir</h2>



<p>Le langage scientifique peut être déroutant pour les non scientifiques, mais ce n&rsquo;est pas une fatalité ! Apprenez le vocabulaire des « locaux » pour éviter les échanges gênants et les malentendus. (Et n&rsquo;oubliez pas qu&rsquo;on ne dit pas « <em>fanny pack</em> » à Londres).</p>



<p><em><em>Traduit par la Rédaction. La traduction étant protégée par les droits d&rsquo;auteur, ce article traduit n’est pas libre de droits.</em> <em>Veuillez contacter la Rédaction pour tout souhait de reproduction.</em> &#8211; lien vers l&rsquo;<a href="https://thinkingispower.com/how-to-speak-science/">article original</a></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><br></h2>



<p><em>Citizen4Science est une association à but non lucratif d&rsquo;information et de médiation scientifique dotée d&rsquo;une Rédaction. Nous défendons farouchement notre indépendance. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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		<title>Chimique ou naturel ? Mac Lesggy ramène sa fraise !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 17:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Diététique]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
		<category><![CDATA[Vulgarisation]]></category>
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					<description><![CDATA[Le vulgarisateur scientifique s&#8217;est adonné à une expérience instructive sur le réseau social X (ex Twitter) cette semaine. Mac Lesggy]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le vulgarisateur scientifique s&rsquo;est adonné à une expérience instructive sur le réseau social X (ex Twitter) cette semaine. </h3>



<p>Mac Lesggy alias Olivier Lesgourgues est une personnalité médiatique, animateur et producteur de télévision notamment de son émission phare de vulgarisation scientifique E=M6. On le retrouve aussi sur les réseaux sociaux. À la base, il est ingénieur agronome. C&rsquo;est tout naturellement (sic) cette semaine qu&rsquo;il s&rsquo;est livré à une expérience très intéressante auprès des usagers du réseau X où il est suivi par plus de 83 000 personnes.</p><div id="citiz-186439374" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Pour la petite histoire, on pseudo est l&rsquo;association du préfixe « Mac » usuel en Écosse, contrée qui le passionne, et du diminutif de son patronyme. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="812" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-1024x812.png" alt="" class="wp-image-14770" style="width:469px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-1024x812.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-300x238.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11-768x609.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-11.png 1118w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Profil de Mac <em>Lesggy sur le réseau social X</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">« Quizz chimie »</h2>



<p>C&rsquo;est ainsi que mardi 21 mai, Mac Lesggy publie une liste d&rsquo;ingrédients impressionnante, succession de formules chimiques, avec la question suivante : </p>



<p>« <em>À quels produit correspond la liste d&rsquo;ingrédients affichée ci-dessous ?</em>« </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="884" height="1024" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-884x1024.png" alt="" class="wp-image-14772" style="width:772px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-884x1024.png 884w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-259x300.png 259w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13-768x889.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-13.png 1113w" sizes="auto, (max-width: 884px) 100vw, 884px" /></a></figure>



<p></p>



<p>Le texte est en anglais, mais avouons que cela n&rsquo;entrave pas vraiment la compréhension de ce texte, qui paraîtra particulièrement abscons pour les non chimistes. <br>Traduisons quand même les en-têtes en caractères gras, le reste étant des formules chimiques de diverses molécules.</p>



<p>Ingredients = ingrédients<br>Sugars = sucres<br>Fatty acids = acides gras<br>Amino acids = acides aminés <br>Preservatives = conservateurs<br>Colours = couleurs<br>Flavours = saveurs</p>





<h2 class="wp-block-heading">Des réactions instructives</h2>



<p>Mc Lesggy n&rsquo;a pas fait durer le suspens bien longtemps. À la réponse proposée de « fraise bio », il a donné la réponse 30 minutes après avoir publié son quizz : « une fraise tout court ».<br>Beaucoup d&rsquo;incrédules ont réagi, mais sur quelles bases ? C&rsquo;est là que cela devient instructif : </p>



<p>« Une fraise avec du E210 ? »</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="410" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-1024x410.png" alt="" class="wp-image-14773" style="width:542px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-1024x410.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-300x120.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14-768x308.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-14.png 1128w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>La réponse à cette question compréhensible, à savoir comment un fruit dans la nature pourrait-elle contenir un colorant industriel, révèle un biais de perception, sur base de fallacie : le faux dilemme. Comme précisé, beaucoup de substances produites dans la nature peuvent également être fabriqués par l&rsquo;humain si en sait en trouver la « recette ». C&rsquo;est la science de la chimie qui le permet, qui va explorer la composition des substances moléculaires. Dans le cas présent, « E210 » est le nom de code industriel de l&rsquo;acide benzoïque, largement utilisé comme conservateur. Il est formé par réaction chimique à partir du benzène. Dans l&rsquo;industrie, on le fabrique à partir du toluène. L&rsquo;acide benzoïque lui-même est un ingrédient d&rsquo;un médicament courant, l&rsquo;aspirine.</p>



<p>En pratique, l&rsquo;erreur de raisonnement ici est de penser qu&rsquo;un composé est soit naturel, soit fabriqué. </p>



<p>Les autres réactions sont de la même veine :</p>



<p>Une fraise « <em>avec des conservateurs </em>? » s&rsquo;exclame un internaute. Et oui, il y a des conservateurs naturels, de même que des colorants naturels.</p>



<p>Autre avis : <em>« Vu l&rsquo;étalage d&rsquo;acides aminés, on pourrait penser a un complément alimentaire »</em></p>



<p>Un autre internaute est sûr de son fait : cette composition est celle d&rsquo;un produit de synthèse, il serait impossible qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une fraise. Il publie les affirmations suivantes :</p>



<p><em>« Il s&rsquo;agit probablement d&rsquo;un produit alimentaire transformé, comme une boisson ou un complément alimentaire, et non d&rsquo;un fruit frais comme la fraise. »<br>« Les ingrédients incluent des additifs tels que des conservateurs (E236, E296), des colorants (E160a, E161b, E161d), et des arômes synthétiques complexes, qui ne sont pas naturellement présents dans les fraises. »</em></p>



<p>Une autre réaction à l&rsquo;identique : « <em>Les ingrédients incluent des additifs tels que des conservateurs (E236, E296), des colorants (E160a, E161b, E161d), et des arômes synthétiques complexes, qui ne sont pas naturellement présents dans les fraises. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><br><br>La piste des boissons énergisantes réputées comme bien « chimiques » n&rsquo;échappe pas aux internautes&#8230; et à ChatGPT.</h3>



<p> « Redbull ? ».</p>



<p><em>« La liste d’ingrédients semble correspondre à une boisson énergisante ou une boisson pour sportifs. On peut en déduire cela grâce à la forte teneur en eau, la présence de sucres, une variété d’acides aminés, d’acides gras, ainsi que de nombreux additifs pour la saveur, la couleur et la conservation. Des produits spécifiques comme Gatorade, Powerade …. »</em></p>



<p>La formule est soumise à ChatGPT par un internaute. L&rsquo;IA tombera elle-même dans le panneau :</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="241" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-1024x241.png" alt="" class="wp-image-14774" style="width:717px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-1024x241.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-300x71.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15-768x181.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-15.png 1105w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout est chimique !</h2>



<p>« chimique » est un adjectif issu de « chimie », qui est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière. Or les éléments de base de la matière sont universels, ce sont les atomes. Les atomes forment de composés par assemblage particuliers d&rsquo;atomes. Ces composés peuvent être présents dans la nature, ou fabriqués par l&rsquo;homme. Et parfois les deux, les composés naturels pouvant servir de « modèle » à fabriquer « artificiellement » mais en tout point identiques ! S&rsquo;ils sont identiques, c&rsquo;est-à-dire formule chimique identique, alors que la molécule soit puisée dans la nature ou provienne de l&rsquo;usine, c&rsquo;est du pareil au même sur sa qualité, compositions et propriétés, bonnes au mauvaises. <br>Le fait de donner un nom de code industriel à un composé n&rsquo;a aucune conséquence sur la substance elle-même, c&rsquo;est juste une étiquette&#8230; on l&rsquo;a vu, cela peut être trompeur. <br>Les noms chimiques des molécules font souvent peur, « chimique » étant associé à « artificiel » et danger.  Or il existe des des composés naturels dangereux voire mortels. Alors gardons en toute occasion notre pensée critique en éveil !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="813" height="462" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16.png" alt="" class="wp-image-14775" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16.png 813w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16-300x170.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/05/image-16-768x436.png 768w" sizes="auto, (max-width: 813px) 100vw, 813px" /></a></figure>



<p></p>



<p><strong>Science infuse</strong>&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 x 94873) piloté par&nbsp;<strong>Citizen4Science</strong>, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique doté d’une&nbsp;<em>Rédaction avec journalistes professionnels. Nous défendons farouchement notre indépendance. Nous existons grâce à vous, lecteurs. Pour nous soutenir, faites un don ponctuel ou mensuel.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Printemps de l&#8217;esprit critique 2024 : l&#8217;initiative organisée par Universcience devient un événement national</title>
		<link>https://citizen4science.org/printemps-de-lesprit-critique-2024-linitiative-organisee-par-universcience-devient-un-evenement-national/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 14:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La pensée critique, essentielle pour appréhender l&#8217;information pléthorique et le monde de manière avisée, est mis à l&#8217;honneur pendant 15]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">La pensée critique, essentielle pour appréhender l&rsquo;information pléthorique et le monde de manière avisée, est mis à l&rsquo;honneur pendant  15 jours  avec des événements dans toute la France, et un focus cette année sur l&rsquo;intelligence artificielle (IA)</h2>



<p>Des outils et des réflexions pour aider les citoyens à trier, évaluer et s&rsquo;approprier l&rsquo;information « aujourd&rsquo;hui surabondante et dérégulée ». Tout un programme, ambitieux et essentiel. Universcience s&rsquo;y attelle depuis 3 ans avec la quinzaine annuelle dédiée, baptisée <em>Printemps de l&rsquo;esprit critique</em>.. Jusqu&rsquo;ici la manifestation était parisienne, à la <em>Cité des Sciences</em> et de l&rsquo;Industrie et au <em>Palais de la Découverte</em> qui se répartissaient les événements, comprenant des ateliers, des conférences, des expositions et des formations. À la Cité des Sciences, on met l&rsquo;accent sur le thème de la saison à savoir l&rsquo;intelligence artificielle, avec un programme totalement inédit de cinq médiations qui tournent en continu.</p><div id="citiz-1012849117" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<h2 class="wp-block-heading">Paris et province réunis pour diffuser la pensée critique</h2>



<p>À Paris, la Cité des Sciences et  le Palais de la Découverte sont renforcés avec la participation d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;autres lieux, musées, facultés, associations scientifiques. En banlieue, on peut citer la participation de l&rsquo;ANSM (Agence nationale des médicaments et produits de santé), l&rsquo;Exploradôme de Vitry-sur-Seine, la Bibliothèque sans frontières de Montreuil.</p>



<p>En province, la médiathèque André Malraux à Strasbourg, l&rsquo;ENSSIB (École nationale supérieure des sciences de l&rsquo;information et des bibliothèques) à Lyon, la Bibliothèque Méjanes-Allumettes à Marseille, trois médiathèques à Montpellier, une médiathèque et Quai des Savoirs à Toulouse, la bibliothèque Mériadeck et Cap Science à Bordeaux. Le façade atlantique nord-ouest est particulièrement représentée à Brest (médiathèque François Mitterrand) et le Radôme &#8211; Cité des Télécoms à Pleumeur-Bodou, l&rsquo;Espace des sciences à Rennes, la bibliothèque départementale de la Manche à Saint-Lô, le Dôme à Caen et l&rsquo;Atrium à Rouen. </p>



<p>Au total, une cinquantaine d&rsquo;organisations actrices de culture scientifique et de l&rsquo;éducation aux médias sont offerts aux citoyens pendant ces deux semaines. Une excellente occasion de cultiver son esprit critique !</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-70.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="596" height="449" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-70.png" alt="" class="wp-image-14483" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-70.png 596w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-70-300x226.png 300w" sizes="auto, (max-width: 596px) 100vw, 596px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Affiche  de l&rsquo;exposition « Au cœur de l&rsquo;esprit critique » à Villeurbanne</em></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-71.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="372" height="369" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-71.png" alt="" class="wp-image-14484" style="width:426px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-71.png 372w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-71-300x298.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-71-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Image de l&rsquo;atelier « Jouez avec l&rsquo;infodémie » </em>au Dôme à Caen</figcaption></figure>
</div>
</div>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Baromètre de l&rsquo;esprit critique : attention à ses propres perceptions</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-72.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="398" height="778" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-72.png" alt="" class="wp-image-14485" style="width:229px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-72.png 398w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/03/image-72-153x300.png 153w" sizes="auto, (max-width: 398px) 100vw, 398px" /></a></figure>



<p>Universcience a développé un baromètre, sondage réalisé annuellement depuis trois ans comme outil de mesure de l&rsquo;esprit critique en interrogeant un échantillon représentatif des Français sur leur rapport à la science, aux médias et au débat d&rsquo;idées. C&rsquo;est un outil de communication intéressant associé au Printemps de l&rsquo;esprit critique.  Cette année des questions en ouverture de sondage ont été posées sur la perception et la compréhension de l&rsquo;intelligence artificielle, sur quoi elle va avoir le plus d&rsquo;impact. <br>Bien évidemment, on retrouve à chaque fois des disparités en matière de sensibilité à l&rsquo;esprit critique en fonction de caractéristiques socio-culturelles, mais aussi de lieu de vie et de genre. Si on veut dresser un portrait robot d&rsquo;après ce baromètre, l&rsquo;archétype si on puit dire de la personne peu sensible à l&rsquo;esprit critique est une femme de classe populaire habitant dans une petite ville&#8230;<br>Mais globalement, les Français considèrent avoir l&rsquo;esprit critique en grande majorité (75 %). Ceux-là disent consulter beaucoup d&rsquo;opinions avant de se faire la leur, et aussi que les affirmations basées sur la logique et la science a tendance à les rassurer.<br><br>Car ce site d&rsquo;actualité est largement consacré à la réflexion et à la défense de l&rsquo;esprit critique, avec une section éducative qui lui est dédiée et des articles qui parlent régulièrement de la façon dont il est malmené voire instrumentalisé sur les réseaux sociaux. Lieu de polémiques, d&rsquo;opinions sur base d&rsquo;émotions, son observation et son analyse peuvent permettre de voir à quel point chacun y est soumis à ses biais de confirmation et de réassurance sur ses propres avis et la difficulté à ne pas entrer ou s&rsquo;affranchir des opinions d&rsquo;influenceurs, isolés ou en groupe, qui recherchent surtout le « buzz » et la lumière, parfois au nom de la science et de l&rsquo;esprit critique.   Alors, plus que jamais, cultivons cette pensée critique, en ce Printemps et toute l&rsquo;année,  pour pouvoir faire le tri des informations et nous concentrer sur la valeur des contenus plutôt que sur les étiquettes.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse WAN pour Science infuse</em></p>



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<p></p>



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