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	<title>Médias Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<title>Médias Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<item>
		<title>Agrément des sites d&#8217;information générés par IA : le Spiil sonne l&#8217;alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 17:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqué de presse]]></category>
		<category><![CDATA[CPPAP]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
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		<category><![CDATA[Médias]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous reproduisons ici l&#8217;intégralité du communiqué du Syndicat de la presse indépendante d&#8217;information en ligne, dont notre éditeur Citizen4Science est]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Nous reproduisons ici l&rsquo;intégralité du communiqué du Syndicat de la presse indépendante d&rsquo;information en ligne, dont notre éditeur Citizen4Science est membre. La rédaction de Science infused partage entièrement les inquiétudes de la Spiil.</h3>



<p><strong>COMMUNIQUÉ SPIIL DU 3 décembre 2025</strong></p><div id="citiz-2179429834" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Le&nbsp;Spiil&nbsp;conteste&nbsp;fermement&nbsp;la&nbsp;décision&nbsp;prise&nbsp;par&nbsp;la&nbsp;Commission&nbsp;paritaire&nbsp;des&nbsp;publications&nbsp;et&nbsp;agences&nbsp;de&nbsp;presse&nbsp;(CPPAP)&nbsp;de&nbsp;délivrer&nbsp;un&nbsp;agrément&nbsp;au&nbsp;site&nbsp;<a href="https://varactu.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Varactu.fr</a>,&nbsp;lors&nbsp;de&nbsp;sa&nbsp;séance&nbsp;plénière&nbsp;du&nbsp;mercredi&nbsp;26&nbsp;novembre.&nbsp;Le&nbsp;site,&nbsp;qui&nbsp;avait&nbsp;formé&nbsp;un&nbsp;recours&nbsp;contre&nbsp;une&nbsp;décision&nbsp;de&nbsp;refus&nbsp;prise&nbsp;en&nbsp;mai&nbsp;dernier,&nbsp;a&nbsp;finalement&nbsp;obtenu&nbsp;le&nbsp;soutien&nbsp;de&nbsp;l’administration&nbsp;en&nbsp;dépit&nbsp;de&nbsp;l’opposition&nbsp;unanime&nbsp;des&nbsp;représentants&nbsp;des&nbsp;éditeurs.&nbsp;</p>



<p>La délivrance de cet agrément, sésame permettant aux éditeurs de presse d’accéder au régime économique de la presse (TVA à 2,1%, aménagements fiscaux et aides directes du ministère de la Culture), est une décision alarmante au regard du média concerné : Var Actu, site d’information au contenu sommaire, est&nbsp;soupçonné de recourir massivement à l’intelligence artificielle pour produire des articles sans aucun traitement journalistique et reposant sur le plagiat et la paraphrase d’autres sites de presse. De fait, l’équipe de deux « journalistes » mise en avant par Var-Actu suscite des interrogations ; aucun d’entre eux n’a par exemple déposé de demande pour obtenir une carte de presse. En tout état de cause, le volume de contenus publiés par le site (20 articles par jour, parfois à quelques minutes d’écart) apparaît manifestement disproportionné au regard des effectifs déclarés.&nbsp;</p>



<p>Ce que nous dénonçons ici n’est pas l’utilisation de l’IA par les médias, qui est légitime à partir du moment où elle est encadrée et s’effectue sous la responsabilité directe des journalistes.&nbsp;</p>



<p>Nous nous élevons en revanche contre l’usage dévoyé qui en est fait par certains sites. Non contents de livrer une concurrence déloyale aux éditeurs professionnels qui réalisent des investissements humains et éditoriaux conséquents pour produire une information fiable et dans le respect des règles déontologiques de la profession, ils contribuent à semer la confusion dans l’esprit du public.&nbsp;</p>



<p>À l’heure où se multiplient les déclarations politiques pour soutenir les médias d’information face aux dérives des plateformes, les éditeurs de presse que nous représentons manifestent leur vive inquiétude de voir se constituer des générateurs de contenus d’information artificiels avec l’assentiment des représentants de l’État.&nbsp;</p>



<p>Nous les appelons à ne pas renouveler l’agrément de Var Actu à l’issue de la période pour laquelle il a été délivré, et à se doter de solides garde-fous pour éviter la répétition de tels cas. Nous espérons que les nouvelles lignes directrices, adoptées le jour-même par la CPPAP pour apprécier le critère du « contenu journalistique » à la lumière des nouveaux défis posés par l’IA, lui permettront de retrouver dans l’avenir une pratique conforme à l’intérêt général.</p>



<p><strong><em>À propos du Spiil</em></strong></p>



<p><em>Le Syndicat de la presse indépendante d&rsquo;information en ligne représente 250 entreprises de presse éditant 350 publications. Il défend des conditions d&rsquo;exercice équitables pour tous les titres de presse, quelle que soit leur taille, leur modèle économique ou leur support de diffusion, et la possibilité pour chaque éditeur de construire un modèle économique viable au service d&rsquo;une information de qualité et du débat démocratique.</em></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui d’une rédaction qui se mobilise pour produire et diffuser des contenus de qualité. Qui paie ? vous, uniquement, pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.<br><br></em></p>



<p>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324Z94873) édité par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit&nbsp;!</p>



<p>via <a href="https://donorbox.org/citizen4science">J’aime l’Info</a>, association d’intérêt général partenaire de la presse en ligne indépendante&nbsp;:</p>



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<p></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Polémique autour du projet de labellisation de l&#8217;information : une régulation nécessaire ou une menace pour le pluralisme et la démocratie ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/polemique-autour-du-projet-de-labellisation-de-linformation-une-regulation-necessaire-ou-une-menace-pour-le-pluralisme-et-la-democratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 18:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-checking]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
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					<description><![CDATA[Emmanuel Macron plaide pour un label professionnel contre la désinformation, mais les craintes d’une mainmise sur les médias divisent le]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron plaide pour un label professionnel contre la désinformation, mais les craintes d’une mainmise sur les médias divisent le débat public.</h3>



<p>Le 19 novembre 2025, à Arras, le président de la République a relancé l&rsquo;idée d&rsquo;un label professionnel pour distinguer les médias respectant une déontologie journalistique de ceux qui selon lui, « font de l&rsquo;argent avec de la publicité personnalisée ». </p><div id="citiz-3600075979" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Genèse d&rsquo;une proposition récurrente</h2>



<p>Emmanuel Macron a explicitement cité la <em>Journalism Trust Initiative</em> (JTI) de Reporters sans frontières comme modèle possible : une standard volontaire, en accès libre, publié en 2019 sous forme de norme européenne (CWA 17493), reposant sur une auto-évaluation puis un audit tiers, avec plus de 2 000 médias engagés dans 119 pays. L’Élysée insiste sur l’indépendance totale de ce futur label et rejette toute intervention étatique. Le discours complet est disponible sur <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/301023-emmanuel-macron-19112025">Vie publique</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Analyse des réactions médiatiques</h2>



<p>Les réactions médiatiques qui ont suivi varient en fonction de la sensibilité politique. À droite et à l’extrême droite, la proposition est perçue comme une tentative de contrôle idéologique, avec des rapprochements historiques à des systèmes autoritaires. Ces critiques, relayées par des éditoriaux influents, traduisent une sensibilité légitime à toute forme de régulation perçue comme intrusive, surtout après des précédents comme la loi Avia de 2020, censurée en partie. Des médias centristes ou progressistes y voient  eux une réponse pragmatique à la prolifération des <em>fake news</em> et à l’érosion de la confiance publique : 70 % des Français doutent des informations en ligne. Le label permettrait aux plateformes de privilégier de façon algorithmique les sources certifiées, sans intervention étatique. Pourtant, même dans le camp présidentiel, des voix s’élèvent : une députée macroniste a récemment dénoncé la concentration médiatique chez quelques milliardaires, ouvrant la porte à des accusations de « discours complotiste » de la part d’autres soutiens du président. Ce débat interne révèle la fragilité du consensus autour de toute régulation perçue comme une menace au pluralisme.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La labellisation existe déjà avec les « fact-checkers » comme juges autoproclamés</h2>



<p>Les outils de vérification actuels fonctionnent déjà comme une labellisation informelle : Decodex, Vrai ou Fake, CheckNews, etc. attribuent des notes ou des couleurs, directement intégrées aux algorithmes de Google, Meta et TikTok, sans recours clair ni transparence totale sur les critères. CheckNews, rattaché à Libération, un journal classé à gauche par les observatoires indépendants, est régulièrement pointé pour un traitement inégal : plus indulgent avec certains narratifs progressistes, plus sévère envers les angles conservateurs ou alternatifs. L’ancienne émission <em>Vrai ou Fake </em>de France Info, animée jusqu’en 2023 par Julien Pain (journaliste engagé chez RSF), a été critiquée pour des erreurs factuelles pendant la crise Covid (confusions entre variants et souches, minimisation initiale des effets indésirables vaccinaux) et pour un ciblage systématique des médias dissidents, illustrant les <a href="https://citizen4science.org/le-factchecking-un-remede-pire-que-le-mal-une-etude-montre-les-risques-lorsquil-emane-de-groupes-partisans/">risques d’un fact-checking perçu comme partisan</a>. L’audience de ces formats a nettement reculé depuis 2023, mais les étiquettes restent actives dans les bases de données des plateformes. L&rsquo;histoire de Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp) est également particulièrement intéressante. Alors qu&rsquo;il a pleinement collaboré avec les fact-checkers et le gouvernement américain les labellisant, <a href="https://citizen4science.org/sur-les-traces-delon-musk-et-son-reseau-social-x-mark-zuckerberg-se-debarrasse-des-fact-checkers-pour-meta-facebook-instragram-whatsapp/#google_vignette">Mark Zuckerberg a fini par s&rsquo;en débarrasser dans un mea culpa public,</a> considérant avoir été manipulé concernant la censure de l&rsquo;information sur ses plateformes. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Malentendu persistant autour du rôle circonscrit de la CPPAP</h2>



<p>La CPPAP ne délivre aucun label de fiabilité des contenus, mais un agrément sur les systèmes et structures concernées basé sur leur conformité à la législation en matière d&rsquo;édition de presse et de journalisme professionnel, qui ouvrent la possibilité de bénéficier de dispositifs économiques et fiscaux. Néanmoins, saisie sur le cas du blog FranceSoir, en 2024, elle lui a retiré son  ’agrément CPPAP au motif d’une « atteinte à la protection de la santé publique » (basé sur un avis de la Direction générale de la santé). Sans évaluer directement les contenus, cette décision a privé le média en ligne de ressources financières, maginalisant une dissidente. Ce précédent très particulier ne fait ainsi pas de la CPPAP un labellisateur des contenus. D&rsquo;ailleurs, le projet de Macron ne s’appuie d&rsquo;aucune façon sur la CPPAP.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les périls sous-jacents : au-delà des craintes, des risques systémiques</h2>



<p>Même géré par des professionnels indépendants, un label officiel viendrait s’ajouter à la labellisation informelle des fact-checkers et aux sanctions économiques déjà possibles. Le vrai risque n’est pas la censure brutale, mais l’asphyxie : déréférencement algorithmique, chute des revenus publicitaires, exclusion des aides. Le <em>Digital Services Act </em>(DSA) européen oblige déjà les très grandes plateformes à privilégier les sources jugées fiables. Un label JTI deviendrait le sésame pour rester visible ; les autres seraient relégués dans l’ombre numérique, contournant la loi de 1881 fondée sur la responsabilité judiciaire a posteriori.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour le développement de l’esprit critique plutôt que le tampon officiel</h2>



<p>La seule réponse durable à la désinformation reste sans doute l’éducation massive à l’esprit critique : apprendre à croiser les sources, identifier les conflits d’intérêts, distinguer fait et opinion. C’est une question de méthode, non de contenu. La vérité scientifique et politique évolue : les masques étaient jugés inutiles en population générale en mars 2020 par l’OMS, avant de devenir obligatoires. Un label figé graverait des erreurs dans le marbre, tout en ouvrant la porte à des dangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ligne rouge orwellienne</h2>



<p></p>



<p>Certifier la « fiabilité » du contenu lui-même, et non seulement l’existence d’un processus journalistique (CPPAP)  franchit une frontière dangereuse. Dès lors qu’un groupe d’humains, quel qu’il soit, se voit confier le pouvoir de délivrer des brevets de vérité, on reproduit les mêmes risques que ceux identifiés chez les fact-checkers actuels : biais partisans, effets de groupe, renforcement idéologique des croyances erronées plutôt que leur correction, manipulation possible. La vérité est une notion subjective, et pour le moins elle évolue au fil du temps. On le constate avec la science, qui est pourtant basé sur les faits. <br>En outre, l’histoire montre que la route vers le contrôle de l’information commence toujours par la promesse de la protéger. La presse libre n’a pas besoin d’un tampon officiel pour exister ; elle a besoin d’un public formé à penser par lui-même.</p>



<p>Ainsi la croisade contre la désinformation via l&rsquo;étiquetage gouvernemental n’est certainement pas le rempart de la démocratie, mais peut-être bien son poison le plus insidieux et le plus dangereux. Une société libre accepte le bruit, le doute et même l’erreur plutôt que de laisser une caste décider ce qui mérite d’être entendu. Tout autre chemin risque de mener à la servitude maquillée en bienveillance.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



<p><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui d’une rédaction qui se mobilise pour produire et diffuser des contenus de qualité. Qui paie ? vous, uniquement, pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.<br><br></em></p>



<p>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0324Z94873) édité par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit&nbsp;!</p>



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<p></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Certaines infections virales pourraient réactiver des cancers dormants, selon une étude préliminaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 07:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Il s&#8217;agit d&#8217;une étude publiée le 31 juillet 2025 dans la revue scientifique Nature. Elle est exploratoire et comporte de]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude publiée le 31 juillet 2025 dans la revue scientifique Nature. Elle est exploratoire et comporte de nombreuses limitations ; aussi faut-il garder toute réserve sur une découverte qui serait à la fois alarmante mais aussi prometteuse pour la recherche, s&rsquo;agissant d&rsquo;un nouveau paradigme</h2>



<p></p>



<p>L&rsquo;<a href="https://www.nature.com/articles/s41586-025-09332-0">étude parue hier dans <em>Nature</em></a> suggère que des infections virales respiratoires comme la grippe ou le Covid-19 pourraient réveiller des cellules cancéreuses dormantes chez les survivants d’un cancer du sein, augmentant le risque de métastases pulmonaires. Menée par une équipe internationale dirigée par James DeGregori de l’Université du Colorado (États-Unis), cette recherche exploratoire, bien que prometteuse, appelle à la prudence en raison de ses limites.</p><div id="citiz-601832039" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un mécanisme en deux temps</h3>



<p>Le cancer du sein, deuxième cause de mortalité par cancer au niveau mondial, tue souvent en raison de métastases surgissant des années après une rémission. Ces cellules cancéreuses disséminées (CCD) restent quiescentes jusqu’à ce qu’un virus, comme la grippe ou une souche de SARS-CoV-2 les active. Dans des modèles murins, les chercheurs ont observé une multiplication de 100 à 1 000 fois de ces cellules dans les poumons en quelques semaines, un processus initialement piloté par l’inflammation et la cytokine interleukine 6 (IL-6). Une fois réveillées, les CCD sont protégées par des niches de cellules immunitaires CD4+ qui inhibent les défenses CD8+ antitumoralEs.<br>« <em>C’est comme si les virus ravivaient les braises d’un feu éteint</em> », illustre l&rsquo;auteur James DeGregori, cité par la revue <em>The Scientist</em>. Cette dynamique biphasique offre une nouvelle piste pour expliquer certaines rechutes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Données probantes chez l&rsquo;humain nuancées</h3>



<p>Des données humaines appuient ces observations. Dans la biobanque du Royaume-Uni, <em>UK Biobank</em>, les survivants de cancer testés positifs au Covid-19 avant 2020 présentaient un risque de mortalité par cancer presque doublé. Par ailleurs, chez 36 845 femmes suivies via <em>Flatiron Health</em>, le risque de métastases pulmonaires ont augmenté de 44 % après infection. Cependant, ces résultats sont des observation de corrélation, et non pas de relation causale. Cela veut dire que la relation apparente pourrait être due ou influencée par d&rsquo;autres facteurs.. L’accès aux soins est l&rsquo;un des facteurs à envisager, selon les auteurs.<br>En outre, l’étude est très ciblée, se limitant au cancer du sein de type  HER2+ et aux poumons. Ajoutons à cela que les modèles murins diffèrent des humains, d&rsquo;où la nécessité des validations plus larges. Toujours dans la réserve les auteurs déclarent d&rsquo;ailleurs que « <em>ces différences inter-espèces exigent de la prudence</em> ». En effet, il est de mise de ne jamais extrapoler des données issues d&rsquo;études animales à l&rsquo;humain.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une piste pour la prévention et le traitement, avec réserves</h3>



<p>Que tirer de cette étude ? Tout d&rsquo;abord la nécessité de nouvelles investigations scientifiques pour confirmer le paradigme avancé en lien avec le mécanisme mis en évidence chez la souris et dans un cadre très précis. L&rsquo;extrapolation à l&rsquo;humain, sur la base de « simples » corrélations mises en évidence dans des études observationnelles, n&rsquo;est pas de mise sur la base de cette étude préliminaire. Il faudra des études solides pour démontrer ce mécanisme chez l&rsquo;humain, ce que ne permettent pas des études observationnelles face au niveau de preuve bien plus solide des études interventionnelles, conçues spécialement pour donner la réponse à une problématique clairement posée en amont. <br>On peut tirer deux domaines d&rsquo;espoir sur la base de cette étude exploratoire :  des traitements existants pour le Covid-19 sévère, comme les anticorps anti-IL-6R ou les inhibiteurs de JAK1/2, pourraient peut-être réduire le risque de rechute de cancer, mais leur efficacité et sécurité restent à évaluer dans des études cliniques.<br>Côté prévention,  on pourrait par mesure de précaution et peut-être utilement conseiller la vaccination contre les infections virales pour les patients en rémission de cancer. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Gare à l&rsquo;alarmisme et à l&rsquo;activisme sous couvert de science</h3>



<p>Ainsi, cette étude contient une découverte fort importante et intéressante, mais son exploitation médiatique est à risque d&rsquo;instrumentalisation de la science à visée politique. Il y a ici matière à deux grandes portes ouvertes : d&rsquo;une part l&rsquo;alarmisme qui consisterait à dire dès aujourd&rsquo;hui que la grippe et le Covid-19 provoquent des rechutes de cancer, d&rsquo;autre part en faire d&#8217;emblée un motif de vaccination systématique de la population générale à ce titre. Nous observerons donc avec curiosité les articles de presse à venir sur le sujet (la rédaction n&rsquo;en a pas encore identifié, s&rsquo;agissant d&rsquo;une étude publiée hier),  et les activistes de réseaux sociaux étiquetés « pro-science » ou « pro-vaccination », également en quête de buzz et de tri sélectif de l&rsquo;information pour soutenir leurs thèses et combats. </p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  source National Cancer Institute</em></p>



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		<title>Loi Duplomb et réautorisation de l&#8217;acétamipride : un débat binaire qui dénature et instrumentalise la science</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 13:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le vote de la loi Duplomb le 8 juillet 2025, la France est plongée dans une controverse croissante autour]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Depuis le vote de la loi Duplomb le 8 juillet 2025, la France est plongée dans une controverse croissante autour de la réautorisation de l&rsquo;acétamipride, un pesticide néonicotinoïde banni depuis 2020 en raison d&rsquo;effets invoqués sur les abeilles. Soutenue par une coalition allant du centre à l&rsquo;extrême droite, cette loi facilite également les méga-bassines et les élevages intensifs, mais c&rsquo;est l&rsquo;acétamipride qui cristallise les tensions entre science, régulation et militantisme.</h2>



<p>Le 8 juillet 2025, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi portée par le sénateur Laurent Duplomb (LR), autorisant sous conditions la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018. Présentée comme une solution aux difficultés des agriculteurs confrontés à la concurrence européenne, cette mesure a déclenché une controverse virulente, opposant les défenseurs de la compétitivité agricole à ceux de la biodiversité et de la santé publique. Ce débat, souvent réduit à une opposition binaire, instrumentalise la science à travers un <em>cherry-picking</em> (sélection de sources qui vont dans le sens de la thèse défendue) des données pour la présenter comme un juge infaillible, déformant son rôle de processus nuancé et évolutif, et l&rsquo;instrumentalisant pour soutenir des objectifs politiques ou économiques. Cet article propose une analyse des enjeux, s’appuyant sur des données scientifiques et les perspectives des parties prenantes, pour dépasser les simplifications et tenter d&rsquo;éclairer une question complexe.</p><div id="citiz-2326932632" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte : L’acétamipride et les néonicotinoïdes</h3>



<p>Les néonicotinoïdes, famille d’insecticides systémiques à laquelle appartient l’acétamipride, se diffusent dans les plantes pour lutter contre les ravageurs. Interdits en France depuis 2018 pour leurs effets sur les pollinisateurs, ils restent partiellement autorisés en Europe, où l’acétamipride est homologuée jusqu’en 2033. Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dans son rapport de 2024, l’acétamipride présente une toxicité moindre pour les abeilles comparée à d’autres néonicotinoïdes, avec une dose létale 50 de 7,1 µg par abeille par voie orale, contre 0,0037 µg pour l’imidaclopride, soit une différence d’environ 2 000 fois. Cependant, sa persistance dans les milieux aquatiques, avec une demi-vie de 79,7 jours selon l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), et ses effets sublétaux sur les pollinisateurs, tels que la désorientation, alimentent les inquiétudes. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Arguments des défenseurs de la loi Duplomb</h3>



<p>Les partisans de la loi, soutenus par la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les producteurs de betteraves et de noisettes, affirment que l’interdiction française de l’acétamipride crée une concurrence déloyale face aux pays européens où elle est autorisée. Ils mettent en avant son efficacité contre des ravageurs comme le puceron vert, qui aurait causé une baisse de 15 % des rendements betteraviers en 2024 selon des données sectorielles non vérifiées, plaidant pour une mesure temporaire face à cette pression. Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) de 2016-2017 conclut que l’acétamipride n’a pas d’effets nocifs avérés pour la santé humaine dans les conditions d’utilisation autorisées, et l’EFSA (2024) confirme l’absence de génotoxicité ou de cancérogénicité. La réintroduction s’accompagne de mesures strictes, telles qu’une clause de revoyure après trois ans et l’interdiction de planter des cultures attractives pour les pollinisateurs sur les sols traités, visant à limiter les impacts environnementaux, notamment via des méthodes comme l’enrobage des graines, présenté comme moins invasif. Un communiqué de l’EFSA publié ce matin-même ajuste les seuils d’exposition en réponse à de nouvelles données toxicologiques, renforçant les appels à une évaluation plus poussée.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Préoccupations des opposants</h3>



<p>Les opposants, incluant des ONG comme Générations Futures, des apiculteurs et des élus écologistes, dénoncent les risques environnementaux et sanitaires de l’acétamipride. Une étude publiée dans Scientific Reports (2020) montre qu’elle provoque des effets sublétaux sur les abeilles, comme une désorientation et une altération du microbiome, compromettant la viabilité des colonies. Dans les milieux aquatiques, sa persistance pose un risque pour les organismes comme les daphnies, selon une étude de 2021 dans <em>Chemosphere</em>. Sur le plan sanitaire, deux études dans <em>Environmental Health Perspectives</em> suggèrent un lien entre l’exposition prénatale à l’acétamipride et des troubles neurodéveloppementaux chez les enfants, comme une baisse du QI, bien que la causalité reste non prouvée. L’EFSA (2024) a reconnu des « <em>incertitudes majeures</em> » sur la neurotoxicité développementale, recommandant une réduction de la dose journalière admissible de 0,025 à 0,005 mg/kg. Les opposants critiquent également l’absence d’une étude demandée par l’EFSA depuis 12 ans sur ces effets. Par ailleurs, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’ANSES indiquent que des alternatives non chimiques existent dans 78 % des cas, remettant en question la nécessité de réintroduire l’acétamipride.<br>Hier soir, RFI a rapporté des manifestations à Paris contre « l’empoisonnement », avec des affrontements mineurs près de l’Assemblée, témoignant de la montée des tensions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un débat binaire qui instrumentalise politiquement la science</h3>



<p>Le débat autour de la loi Duplomb reflète un dilemme entre productivité agricole et protection de l’environnement, mais il est souvent réduit à une opposition binaire où la science est instrumentalisée à travers un <em>cherry-picking</em> des données pour la présenter comme un juge infaillible. Certains opposants, comme des élus écologistes, accusent les défenseurs de la loi d’« <em>empoisonner</em> » la population, mettant en avant des études d<em>’Environmental Health Perspectives</em> sur la neurotoxicité tout en occultant leurs limites, comme l’absence de causalité établie, tandis que des déclarations minimisant les préoccupations agricoles exacerbent la fracture. À l’inverse, des défenseurs s’appuient sélectivement sur les conclusions de l’ANSES (2016-2017) et de l’EFSA (2024), qui n’ont pas identifié de risque clair pour la santé humaine ou la biodiversité après examen de vingt études, minimisant les faiblesses méthodologiques de certaines recherches militantes et ignorant les incertitudes sur les effets sublétaux des pollinisateurs (<em>Scientific Reports</em>, 2020 ou la persistance aquatique (ECHA, 2024). Certains vont jusqu’à valoriser la dose comme seul critère décisif, négligeant les lacunes des études à long terme, tandis que d’autres rejettent les alternatives bio par des généralisations historiques douteuses. On note aussi que l’utilisation domestique de l’acétamipride (897 kg) dépasse son usage agricole (758 kg selon l’ANSES), et que l’imidaclopride, plus toxique, reste autorisé dans des colliers pour animaux, un aspect souvent négligé dans ce débat biaisé.<br>Cette sélection partiale des données, des deux côtés, déforme l&rsquo;appui sur la science, qui reste un processus évolutif marqué par des nuances et des lacunes, comme le souligne l’INRAE (2023) avec les progrès et limites des alternatives non chimiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Désinformation et polarisation</h3>



<p>Le débat a été marqué par des accusations croisées qui exacerbent la polarisation. Certains opposants lient l’acétamipride à des « <em>milliers de cancers pédiatriques</em> », une affirmation sans fondement selon la professeure Virginie Gandemer, qui explique dans une interview au Point (2025) que les cancers pédiatriques ont des causes complexes et une incidence stable. À l’inverse, des défenseurs, comme la ministre Annie Genevard, ont minimisé les risques en affirmant à tort que l’acétamipride est présente dans tous les insecticides domestiques, alors qu’elle ne concerne que 21 % des biocides insecticides. Ces exagérations et simplifications, alimentées par le <em>cherry-picking</em> des données scientifiques à l&rsquo;appui, nuisent à un débat rationnel et renforcent la défiance envers les institutions scientifiques et politiques, déjà fragilisées par une communication souvent sensationnaliste.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives pour une approche équilibrée</h3>



<p>La controverse autour de la loi Duplomb illustre les tensions entre compétitivité agricole et impératifs écologiques, mais aussi la nécessité de dépasser les approches binaires et l’instrumentalisation de la science. Renforcer les recherches, notamment en réalisant l’étude demandée par l’EFSA depuis 12 ans sur la neurotoxicité développementale, permettrait de lever les incertitudes sur les effets sanitaires, surtout face à la pression juridique exercée par la décision de la Cour de justice de l’Union européenne du 19 janvier 2025 jugeant illégales les dérogations précédentes.<br>Investir dans les alternatives non chimiques, identifiées par l’ANSES et l’INRAE comme viables dans 78 % des cas, pourrait réduire la dépendance aux pesticides tout en répondant aux besoins des agriculteurs confrontés à des pertes comme celles des betteraves en 2024.<br>Une harmonisation des politiques européennes pourrait éviter les disparités qui alimentent l&rsquo;argument recevable de  la concurrence déloyale du fait de régulations variables selon le pays.<br>Enfin, une communication transparente et pédagogique, intégrant les nuances scientifiques, est essentielle pour restaurer la confiance. Pour cela, il convient de prendre du recul avec les militants politisés de réseaux sociaux, au discours invariablement binaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>La loi Duplomb, avec la réautorisation de l’acétamipride, illustre un compromis fragile entre impératifs économiques et écologiques, mais sa gestion actuelle souffre d’une polarisation qui déforme les données scientifiques. Alors que les défenseurs misent sur des régulations strictes et les opposants sur des risques potentiels non encore prouvés, une approche équilibrée nécessitera des investissements dans la recherche et les alternatives, ainsi qu’une communication qui respecte les nuances de la science. Les tensions croissantes amènent à envisager que l’avenir de cette loi dépendra de la capacité des institutions à répondre aux incertitudes sans céder à la pression des narratifs simplistes et populistes.<br>La France fait cavalier seul en Europe dans son approche en étant amenée à réautoriser l&rsquo;acétamipride via la loi Duplomb en raison d&rsquo;une combinaison de son interdiction initiale stricte, de pressions agricoles pour combler un désavantage concurrentiel, d&rsquo;une mobilisation écologique intense, et d&rsquo;une approche nationale plus prudente face aux évaluations européennes. Alors que 26 autres pays s&rsquo;alignent sur l&rsquo;EFSA, la France navigue entre compromis locaux et divergences politiques, un choix qui alimente les débats actuels, qui ont l&rsquo;a vu ont pour moteurs l&rsquo;économie et la politique et non seulement la science, comme beaucoup, des deux côtés du débat, tentent de le faire croire.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête :  Mrt Ziolko</em></p>



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			</item>
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		<title>Mobilité professionnelle public-privé : un levier au point mort, sous-exploité pour des raisons économiques, réglementaires et culturelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 18:12:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Un rapport qui vient d&#8217;être publié par la Cour des comptes expose les failles des mobilités entre secteurs public et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rapport qui vient d&rsquo;être publié par la Cour des comptes expose les failles des mobilités entre secteurs public et privé en France, entravées par des obstacles structurels mais aussi une vision opposant académiques et industriels. Ce cloisonnement, notamment visible dans le secteur santé ou l&rsquo;approche des médias, retarde la France face aux défis de l’innovation</h2>



<p>Dans un monde où l’agilité et l’innovation sont cruciales, les passerelles entre secteurs public et privé pourraient transformer l’action publique. Le rapport de mai 2025 de la Cour des comptes sur Les mobilités entre les secteurs public et privé que nous avons lu  révèle un retard préoccupant en France. Avec seulement 2,5 % des agents publics &#8211; sur un effectifs de 5 millions &#8211;  ont rejoint le privé en 2022. Cela atteste d&rsquo;échanges qui restent marginaux, freinés par des barrières réglementaires et économiques ainsi qu&rsquo;une vision faussée qui oppose les fonctionnaires et académiques. Le premiers sont  perçus comme dévoués à l’intérêt général, les  acteurs privés étant souvent  jugés comme opportunistes et vénaux. Ce manichéisme, qui glorifie les uns comme dépositaires du savoir et diabolise les autres, est assez visible dans le secteur santé et médical, et en ricochet,  dans le journalisme scientifique qui souvent identifie mal les experts en la matière des sujets abordés. En tous les cas, repenser et favoriser ces mobilités  est urgent pour répondre aux défis contemporains.</p><div id="citiz-1573454091" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Constat alarmant : des mobilités très limitées</h3>



<p>Lerapport de la Cour des comptes dresse un tableau sans équivoque : les mobilités entre secteurs public et privé sont rares. En 2022, seuls 2,5 % des agents publics ont effectué une transition vers le privé, soit environ 10 000 personnes (chiffre 2019), selon les estimations. Les flux inverses, du privé vers le public, sont encore plus faibles, ayant donc valeur d&rsquo;exception.<br>Ce faible dynamisme contraste avec des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, où les passerelles sont mieux établies. Alors qu&rsquo;en France, le modèle d&rsquo;évolution professionnelle reste l&rsquo;ascension hiérarchique, aux États-Unis, les parcours transversaux sont encouragés et considérés comme valorisant un CV. Ainsi, le <em>Senior Executive Service</em> encourage les hauts fonctionnaires à acquérir une expérience privée, enrichissant leurs compétences dans le public. Chez nous, une vision faussée et caricaturale freine ces échanges : le privé est souvent perçu comme incompatible avec les valeurs du service public, une méfiance qui a trouvé un écho dans la crise du Covid-19. À l’époque, l’industrie pharmaceutique, malgré son rôle décisif dans le développement des vaccins, a été vilipendée, accusée de vénalité, et tout particulièrement les médecins-chercheurs  du public collaborant avec l&rsquo;industrie ; or cette collaboration est tout simplement une obligation pour permettre l&rsquo;évaluation des médicaments innovants à l&rsquo;hôpital. Qui voudrait que les molécules développées par les firmes pharmaceutiques soient commercialisées avant d&rsquo;être évaluées chez les patients ? Cette même vision binaire imprègne les médias et le journalisme scientifique et santé ; on y est souvent convaincu que le savoir légitime réside exclusivement chez les experts académiques, aux connaissances parfois théoriques sur certains sujets, et rejettent les industriels qui ont « les mains dans le cambouis », en d&rsquo;autres termes les experts de terrain, perçus comme corrompus et indignes d’être interviewés. Cette approche conduit à privilégier des voix académiques exclusivement ou, pire, de faux experts autoproclamés sur les réseaux sociaux, dépourvus de formation ou d’expérience sur des sujets comme l&rsquo;épidémiologie, la recherche clinique et son éthique ou la pharmacovigilance, au détriment d’experts industriels qualifiés qui sont au cœur du développement des normes en la matière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des freins multiples et persistants</h3>



<p>Les obstacles aux mobilités sont aussi réglementaires et économiques. Le cadre juridique, malgré la loi de transformation de la fonction publique de 2019, reste complexe. Les règles de déontologie, nécessaires pour éviter les conflits d’intérêts, sont parfois appliquées de manière trop rigide, dissuadant les agents publics de rejoindre le privé. Les écarts de salaires et de protections sociales compliquent également les transitions. Par dessus tout, une culture de cloisonnement persiste, alimentée par une vision binaire qui glorifie les académiques comme gardiens du savoir et diabolise les industriels comme mus par le profit. À titre d&rsquo;exemple, et pour illustrer la quasi inexistence de transfert privé vers public, cette mentalité se retrouve dans la situation des pharmacies à usage intérieur (PUI) dans les hôpitaux publics, où une pénurie de pharmaciens hospitaliers aggrave les déserts médicaux. Comme nous l’évoquions dans notre <a href="https://citizen4science.org/lutte-contre-les-deserts-medicaux-peu-mediatisee-la-penurie-de-pharmaciens-hospitaliers-est-egalement-concernee-quelles-solutions-a-lhorizon/">récent article</a>, un vivier de pharmaciens industriels, aux compétences transférables en gestion des médicaments, conduite d&rsquo;essais cliniques et pharmacovigilance, pourrait partiellement pallier ce déficit, mais les rigidités des carrières publiques et certains monopoles bloquent cette solution. De même, nous l&rsquo;avons dit dans le chapitre précédent, mais pourquoi ne pas le répéter, dans le journalisme scientifique, cette vision caricaturale conduit à écarter les experts industriels, pourtant essentiels pour décrypter des sujets techniques, au profit de commentateurs autoproclamés sur les réseaux sociaux, souvent eux-mêmes des fonctionnaires en quête de reconnaissance qui appuient la caricature néfaste et surtout sans expertise réelle des sujets abordés, ce qui appauvrit le débat public et favorise la désinformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les bénéfices sous-estimés des mobilités</h3>



<p>Lorsque les mobilités ont lieu, elles prouvent leur valeur. Les agents publics ayant travaillé dans le privé reviennent avec des compétences en gestion de projet et en innovation, modernisant l’administration. Inversement, les professionnels du privé découvrent dans le public une vision de l’intérêt général qui enrichit leur pratique. La synthèse du rapport cite l’exemple de détachements dans des start-ups technologiques, où des fonctionnaires ont contribué à des projets innovants tout en acquérant des compétences numériques. La crise du Covid-19 a illustré l’urgence de ces collaborations : les partenariats public-privé dans le développement des vaccins ont montré comment l’expertise industrielle pouvait accélérer les réponses aux crises. Pourtant, en France, la vision caricaturale des industriels comme vénaux a freiné une coopération optimale, comme dans la distribution des masques. Dans le journalisme scientifique, cette même méfiance envers les industriels limite la qualité de l’information. Et on va se répéter encore : en négligeant ces experts au profit de figures académiques ou de commentateurs autoproclamés souvent moins voire peu ou pas qualifiés, mais fréquemment politisés les médias passent à côté d’analyses pointues sur certains sujets, et cela peut contribuer à la défiance en la science. Des messagers crédibles sont souvent aussi importants que les messages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une nouvelle dynamique</h3>



<p>Pour surmonter ces obstacles, la Cour des comptes formule sept recommandations. Il s’agit d’abord de simplifier les démarches administratives et de clarifier les règles de déontologie pour encourager les mobilités sans compromettre l’éthique, notamment en facilitant les démarches auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Ensuite, développer des outils d’accompagnement, comme des formations personnalisées ou des conseils pour les agents en mobilité, permettrait de mieux structurer ces transitions. Une réforme des grilles salariales, notamment pour les postes à haute responsabilité, rendrait le secteur public plus attractif pour les talents privés. Par ailleurs, promouvoir une culture de la mobilité à travers des campagnes de sensibilisation et des formations croisées est essentiel pour déconstruire la vision binaire des gentils académiques et méchants industriels. Faciliter le retour des agents publics après une expérience dans le privé, en valorisant leurs nouvelles compétences, est également crucial. S’inspirer des bonnes pratiques internationales, comme le programme danois de rotation des cadres ou les partenariats public-privé britanniques, pourrait dynamiser les échanges. Enfin, un meilleur pilotage des mobilités, via des indicateurs et un suivi interministériel, permettrait d’évaluer leur impact et d’optimiser leur gestion. À l’image du journalisme scientifique, où les rédactions gagneraient à avoir des des rérérents experts  industriels pour traiter des sujets techniques, la fonction publique doit valoriser les apports du privé pour s’adapter aux défis du XXIe siècle.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Que retenir ?</h3>



<p>La France accuse un retard dans les mobilités public-privé, un frein à l’innovation et à l’efficacité de l’action publique. Comme dans le secteur médical, où la pénurie de pharmaciens hospitaliers illustre les rigidités des carrières publiques, ou dans le journalisme scientifique et santé, où la vision caricaturale des industriels et le recours à des faux experts autoproclamés appauvrissent le débat, ce cloisonnement pénalise le pays. La crise du Covid-19 a été l&rsquo;occasion de montrer au grand public que du côté de la recherche sur les médicaments, les synergies public-privé sont indispensables. Le <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-mobilites-entre-les-secteurs-public-et-prive">rapport de mai 2025 de la Cour des comptes</a> est un appel à l’action : il est temps de lever les barrières culturelles et structurelles pour construire une fonction publique agile, enrichie par les talents et les savoir-faire des deux secteurs qui ne sont pas voués à la concurrence mais à la synergie.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>Andrea pour Science infused</strong></em></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 X 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Non subventionné, notre média dépend entièrement de ses contributeurs pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section site d&rsquo;actualité et d&rsquo;analyse reste d&rsquo;accès gratuit&nbsp;!</em></p>



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		<title>Éditorial &#8211; 2/01/2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 18:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Vœux 2025, pour et par la rédaction de Science infused Chers lecteurs, toute la rédaction de Science infused vous adresse]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Vœux 2025, pour et par la rédaction de Science infused</h1>



<p class="has-drop-cap">Chers lecteurs, toute la rédaction de <em>Science infused</em> vous adresse ses meilleurs vœux pour l&rsquo;année nouvelle ! <br>Notre jeune service de presse continue son chemin de façon modeste mais enthousiaste et toujours avec sérieux et rigueur. Nous gardons me modèle original qui nous caractérise : du journalisme à but non lucratif, grâce à notre éditeur, Citizen4Science, association loi 1901. Notre site d&rsquo;actualité ne fonctionne que grâce à la générosité sous forme de dons. Ce financement est limité, mais vertueux. Il nous permet, pour l&rsquo;heure, de nous concentrer sur la qualité des contenus, sans recherche d&rsquo;audience, en privilégiant des angles d&rsquo;analyse parfois originaux Cela nous paraît important pour capitaliser de l&rsquo;expérience sans pression au cours de ces premières années d&rsquo;apprentissage. « <em>Allons doucement car nous sommes pressés</em>« , disait Napoléon, et cela sied parfaitement à <em>Science infused</em>. C&rsquo;est en phase avec notre charte éditoriale, qui s&rsquo;inspire également d&rsquo;Albert Camus quant aux besoins de prendre du recul sur l&rsquo;information plutôt que chercher le buzz. Un buzz qui est toutefois souvent une nécessité liée au modèle économique lucratif le plus courant ; ce modèle a tendance à fournir des contenus uniformisés privilégiant la célérité à la réflexion. Nous souhaitons à tout prix y échapper.<br>Ce positionnement de travail qualitatif, qui aborde beaucoup de sujets avec une vraie expertise opérationnelle issu du terrain comme en sciences médicales et droit, est notre socle. Il nous a permis d&rsquo;être reconnu en peu de temps par les pairs : un agrément presse récemment renouvelé, une qualification NewsGuard avec la note maximale, des cartes de presse et de critique de cinéma. Depuis 2024, la rédaction est ravie de collaborer avec un chroniqueur Culture chevronné et plusieurs autres rédacteurs réguliers. Le dessin de presse est mis à l&rsquo;honneur régulièrement avec de jeunes talents en résidence, pour un temps ou pour longtemps en fonction de leur motivation et de nos attentes respectives, parfois évolutives ; les dessinateurs plus productifs bénéficient d&rsquo;une exposition de leurs œuvres dans une galerie dédiée du site d&rsquo;actualité.<br>En 2025, nous continuerons de traiter des morceaux choisis de l&rsquo;actualité française et internationale, tous sujets confondus. Il y a aura évidemment, comme depuis l&rsquo;origine une belle part pour les sujets scientifiques et en premier lieu médicaux, mais aussi beaucoup de culture au gré de l&rsquo;actualité cinématographique et des expositions. Les sujets juridiques purs ou appliqués ne devraient pas manquer, ni même, tradition oblige, un regard sur l&rsquo;actualité politique particulièrement riche et instable, et bien sûr les enjeux si importants pour la démocratie du traitement de l&rsquo;information, des médias et des réseaux sociaux.</p><div id="citiz-4217321827" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Illustration Andrea pour Science infused<br></em><br></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Rétractation d&#8217;une étude attribuant 17 000 morts à l&#8217;hydroxychloroquine dans le Covid-19 pour manquements méthodologiques : quelles conséquences ?</title>
		<link>https://citizen4science.org/retractation-dune-etude-attribuant-17-000-morts-a-lhydroxychloroquine-dans-le-covid-19-pour-manquements-methodologiques-quelles-consequences/</link>
					<comments>https://citizen4science.org/retractation-dune-etude-attribuant-17-000-morts-a-lhydroxychloroquine-dans-le-covid-19-pour-manquements-methodologiques-quelles-consequences/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Aug 2024 10:26:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Clanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Covid]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Raoult]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>
		<category><![CDATA[Hydroxychloroquine]]></category>
		<category><![CDATA[IHU Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences de l'information et de la communication]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
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					<description><![CDATA[On évoque plus souvent des études rétractées pour falsification de données ; nous avons ici un cas de méthodologie défaillante]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">On évoque plus souvent des études rétractées pour falsification de données ; nous avons ici un cas de méthodologie défaillante à plus d&rsquo;un titre. Ce travail de mauvaise qualité promu par des militants politisés et largement relayé dans la presse brouille les pistes tant sur le mésusage de la molécule pendant la pandémie que sur les véritables porteurs de la parole scientifique</h2>



<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude qui évaluait les décès liés à l&rsquo;administration d&rsquo;hydroxychloroquine comme traitement du Covid-19 dans six pays, publiée en janvier 2024 dans le journal <em>Biomedicine &amp; Pharmacology</em> appartenant au grand groupe d&rsquo;édition Elsevier. Pour ce groupe de six pays soit la Belgique, la France, la Turquie, les États-Unis, l&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne, l&rsquo;étude estimait que la molécule utilisée de façon compassionnelle à l&rsquo;hôpital pendant la première vague de la pandémie avait entraîné 17 000 décès.</p><div id="citiz-2642457361" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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</div>



<p>Les résultats de cette étude sont scientifiquement ont été très justement décriés et invalidés car ils avancent un chiffre « sorti du chapeau ».  Par ailleurs, la genèse de ce travail interroge, car cette étude rétractée semble s&rsquo;inscrire dans une lutte organisée entre clans sur le réseau social X (anciennement Twitter) opposant un clan pro-Raoult et un clan anti-Raoult qui de part et d&rsquo;autres tentent de se porter des coups en instrumentalisant la science. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Didier Raoult et l&rsquo;hydoxychloroquine dans le Covid-19</h2>



<p>Il est question ici en permanence de protéger ou de porter atteinte au professeur Didier Raoult, pourtant retraité. Ce dernier avait intensément promu l&rsquo;usage de l&rsquo;hydroxychloroquine (médicament utilisé dans le traitement du paludisme et du lupus erythémateux) dans le traitement du Covid-19 en 2020 et 2021 et administré la molécule à des milliers de patients à l&rsquo;IHU de Marseille. Or l&rsquo;administration du médicament hors indication autorisée est de la recherche clinique, soumise à autorisation préalable par les autorités de santé et consentement éclairé écrit de chaque patient afin de s&rsquo;assurer qu&rsquo;il accepte de participer à une recherche médicale, sa nature, contraintes, risques et bénéfices potentiels. En outre, la conception de cette étude ne permettait pas de conclure à l&rsquo;efficacité ou non de l&rsquo;hydroxychloroquine dans le Covid-19 malgré les affirmations péremptoires du Pr Raoult, donnant de faux espoirs au public.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lanceurs d&rsquo;alerte précoce</h2>



<p>Dès la publication de cette étude « 17 000 morts », des voix s&rsquo;étaient levées pour critiquer la valeur scientifique publiée en février 2024 par le journal Biomedicine &amp; Pharmacotherapy, signée par Alexiane Pardelle, Sabine Mainbourg, Steeve Prochencher, Emmanuel Massy, Guillaume Grenet et Jean-Christophe Lega, pour la plupart affiliés aux Hospices civils de Lyon.</p>



<p>On notera particulièrement l&rsquo;article du journal belge Le Soir, qui dès le 4 janvier 2024, sous la plume de la journaliste Anne-Sophie Leurquin, se lançait dans un fact-checking condamnant le sérieux de cette étude avec un verdict « FAUX » au jeu du « vrai ou fake ». L&rsquo;article titrait : <em>« L’hydroxychloroquine a-t-elle vraiment coûté la vie à 17.000 personnes&nbsp;?</em> » La réponse était donc un « non » rédhibitoire. « Un calcul hâtif qui pourrait être surestimé comme sous-estimé et dont les résultats ne correspondent pas à la réalité belge… »</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, quelques voix s&rsquo;étaient levées pour confirmer et saluer l&rsquo;article de notre confrère belge, ici avec la diffusion de l&rsquo;article complet du confrère :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">▶️Le 13 janvier dernier, nous avions jugé d&#39;utilité publique de mettre à disposition l&#39;article de <a href="https://twitter.com/annesole?ref_src=twsrc%5Etfw">@annesole</a>, du journal <a href="https://twitter.com/lesoir?ref_src=twsrc%5Etfw">@lesoir</a>  factchecking  de la 1ère heure sur une étude biaisée par conception.<br><br>Du <a href="https://twitter.com/hashtag/factchecking?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#factchecking</a> non politisé sur l&#39;HCQ, cela doit être valorisé⤵️1/2 <a href="https://t.co/7klJISLptA">pic.twitter.com/7klJISLptA</a></p>&mdash; Coͦmͫptͭeͤ X (@CitizenXSci) <a href="https://twitter.com/CitizenXSci/status/1821077678193062234?ref_src=twsrc%5Etfw">August 7, 2024</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>Entouré, l&rsquo;avis d&rsquo;un expert en pharmacovigilance, doyen de la faculté de médecine, qui résume bien le problème : « Ce chiffre de 17 000 morts ne veut absolument rien dire ! « .<br>Il faut saluer Anne-Sophie Leurquin aussi pour le fait de ne pas céder à la facilité de nombreux médias français qui puisent dans le vivier des réseaux sociaux pour s&rsquo;appuyer sur des militants politisés de clans sans expertise en la matière médicale,  manque d&rsquo;expertise souvent inversement proportionnelle à la véhémence des propos et à la recherche de lumière. La journaliste est allée cherche un expert en la matière et précisément la matière abordée par l&rsquo;article, la pharmacovigilance.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Processus et motifs de la rétractation par l&rsquo;éditeur</h2>



<p>L&rsquo;éditeur explique dans sa note apposée sur l&rsquo;article rétractée que le journal avait été mis au courant de débats de lecteurs concernant l&rsquo;article, et qu&rsquo;il avait reçu de nombreux courriers. Au départ, il était question de publier ces correspondances accompagnées des réponses des auteurs. Mais, vu « l&rsquo;étendue et la profondeur des critiques », le responsable éditorial a décidé de modifier l&rsquo;approche et de soumettre la question au Comité d&rsquo;éthique des publications (Committe on Publication Ethics, COPE). Cette structure promeut l&rsquo;intégrité de la recherche et des publications associées. Ce processus a amené le rédacteur en chef du journal a rétracter l&rsquo;article. Il invoque à ce titre un double problème lié à la méthodologie de l&rsquo;étude : <br><em>« 1. La fiabilité des données et le choix de données. En particulier, l&rsquo;ensemble de données belges a été déterminé comme n&rsquo;étant pas fiable sur la base des estimations<br>2.  L&rsquo;hypothèse selon laquelle tous les patients admis à l&rsquo;hôpital ont été traitées de la même façon pharmacologiquement était incorrect. »</em></p>



<p>Sur cette base, les conclusions de l&rsquo;étude ne sont pas fiables, nécessitant la rétractation de l&rsquo;article.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Science versus Pseudoscience : le raisonnement scientifique substitué par la rationalisation</h2>



<p>Ce malheureux épisode de rétractation nous amène à réfléchir à l&rsquo;instrumentalisation de la science, un danger omniprésent comme on a pu le voir de façon spectaculaire pendant les années de pandémie de Covid-19. Il s&rsquo;agit, en réalité des techniques utilisées par la pseudoscience : valider un message en l&rsquo;enrobant dans un discours scientifique, voire une démonstration biaisée . C&rsquo;est ce que l&rsquo;on peut expliquer en opposant la démonstration par le raisonnement scientifique, par comparaison au raisonnement par rationalisation qui part d&rsquo;une conclusion prédéfinie. <br>On en trouve l&rsquo;illustration dans<a href="https://citizen4science.org/pourquoi-essayer-de-prouver-que-lon-a-tort-est-la-cle-pour-avoir-raison/"> l&rsquo;un de nos articles</a> de la série consacrée à la pensée critique :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/08/image-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="572" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/08/image-9-1024x572.png" alt="" class="wp-image-15440" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/08/image-9-1024x572.png 1024w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/08/image-9-300x168.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/08/image-9-768x429.png 768w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/08/image-9.png 1416w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Infographie   ThinkingIsPower et Citizen4Science &#8211; Copyright</em></figcaption></figure>



<p>Ce sont là les dangers du militantisme. À force de marteler un message et avec l&rsquo;envie de l&rsquo;appuyer, on peut être amené à en construire la démonstration de façon fallacieuse. C&rsquo;est exactement le message de l&rsquo;expert belge en pharmacovigilance de l&rsquo;article du Soir quand il parle de cette volonté dangereuse de vouloir réécrire l&rsquo;histoire, ici pour des raisons politiques (chasse à l&rsquo;homme) ou pour se mettre personnellement en avant.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Militants sans expertise en la matière et aux actions douteuses</h2>



<p>La chasse à l&rsquo;homme ou sa défense n&rsquo;a rien d&rsquo;un combat scientifique. On perçoit bien avec les péripéties « pro-Raoult » et « anti-Raoult » qu&rsquo;elle est instrumentalisée et finit par avoir le rôle du punching-ball qui encaisse les coups et atteintes à son intégrité.  Pour ces clans en opposition, tout ce qui va dans le sens de leur message est bon à prendre et à promouvoir pour des intervenants qui n&rsquo;ont pour beaucoup aucune formation ni pratique dans le domaine de la santé et du médical.  <br>Concernant cette étude rétractée, certains « pro-Raoult » n&rsquo;hésitent pas à suggérer que les « anti-Raoult » seraient  les commanditaires de ce travail peu recommandable. Il faut dire qu&rsquo;il y a des précédents qui ne font pas de cette hypothèse une idée totalement farfelue. En effet, il y a quelques mois en 2023, ce groupe de militants avaient monté une opération farfelue qu&rsquo;ils avaient  confié être un « outil marketing » après qu&rsquo;elle ait été démasquée : la promotion d&rsquo;une association de victimes de l&rsquo;hydroxycholoroquine visant Didier Raoult. Nous avions relaté cette <a href="https://citizen4science.org/lhistoire-rocambolesque-dun-coup-mediatique-dactivistes-de-reseaux-sociaux-autour-de-laffaire-raoult/">histoire rocambolesque</a> d&rsquo;association fantôme qui avait percé dans les médias sans la moindre vérification de son existence ni des qualifications et antécédents de sa présidente autoproclamée.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Brouillage des pistes sur la notion d&rsquo;expertise et l&rsquo;identification des experts</h2>



<p>On note de façon similaire pour cette étude rétractée un relais très fort des médias, qui ont repris comme vérité, sans analyse ni consultation d&rsquo;experts les résultats de l&rsquo;étude biaisée, dont en premier lieu, évidemment, les médias particulièrement poreux aux militants « anti-Raoult » très « bruyants ». Reste à savoir s&rsquo;ils vont faire autant de publicité pour cette rétractation, ce qui serait la moindre des choses pour avoir porté la mauvaise science.</p>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, la rétractation de cette étude biaisée qui avait bénéficié d&rsquo;une médiatisation intense est à nouveau une opération qui brouille les messages des véritables porteurs de la science et experts en la matière ; ceux qui sont capables de résister à l&rsquo;appel de militants politisés agissant sous couvert de défense de la science. En effet, ce sont aujourd&rsquo;hui les « pro-Raoult » qui crient victoire, certains ayant activement participé à expliciter les biais de l&rsquo;étude. <br>Car le pas a vite été franchi : si l&rsquo;étude qui affirme que l&rsquo;hydroxychloroquine dans le Covid a fait 17 000 est rétractée, c&rsquo;est que ce médicament n&rsquo;a fait aucun mort. On ne pouvait pas permettre pire de la part du clan « anti-Raoult » obnubilé par sa cible humaine.</p>



<p></p>



<p></p>



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<h2 class="wp-block-heading"></h2>
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		<title>Intelligence artificielle (IA) générative : l&#8217;Autorité de la concurrence s&#8217;est autosaisie sur ce sujet majeur et lance une consultation publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 18:21:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;IA générative, c&#8217;est celle qui produit des contenus dont les « fermes à contenus », sites pseudo-médias qui produisent des contenus foisonnants]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;IA générative, c&rsquo;est celle qui produit des contenus dont les « fermes à contenus », sites pseudo-médias qui produisent des contenus foisonnants de mauvaise qualité à l&rsquo;aide de ChatGPT et autres IA. Sur ce sujet majeur, l&rsquo;autorité de la concurrence voit un enjeu concurrentiel et des risques à ce titre avec un marché restreint de grands opérateurs numériques. La consultation publique est ouverte jusqu&rsquo;au 22 mars 2024.</h4>



<p>On ne peut que saluer cette initiative annoncée le 8 février 2024. Science infuse a commencé a abordé ce sujet l&rsquo;an dernier suite à la mise en garde de NewsGuard, organisme indépendant constitué de professionnels du journalisme qui surveille les médias en ligne en ligne et lutte contre la désinformation en la matière. Leur outil NewsGuardRating permet, au moyen d&rsquo;une méthodologie soigneuse de classer les sites en ligne de qualité et ceux qui propagent la désinformation. En fin d&rsquo;année, elle s&rsquo;inquiétait des fermes à contenus basées sur le « journalisme génératif », <a href="https://citizen4science.org/robot-plagieur-ou-journaliste-generatif-une-question-de-marketing-newsguard-a-enquete-sur-les-redoutables-fermes-a-contenus/">robots plagieurs qui « pompent » des contenus existants </a>pour les retravailler avec l&rsquo;aide de ChatGPT dans le sens souhaité en termes de messages prédéfinis. Une source de propagande ou de désinformation sous couvert de journalisme, vu que ces sites n&rsquo;existent pas à présenter au publi des journalistes ou rédacteurs fictifs au sein d&rsquo;une « rédaction » imaginaire.</p><div id="citiz-153251804" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Quelles sont les motivations et les objectifs de l&rsquo;Autorité de la concurrence pour se saisir du sujet de l&rsquo;IA générative et lancer une consultation publique ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nécessité de structurer un secteur naissant </h2>



<p>L&rsquo;Autorité de la concurrence définit l&rsquo;intelligence artificielle (IA) générative comme la génération de contenus à partir  « <em>d&rsquo;un large ensemble de données d&rsquo;entrée</em>« , d&rsquo;une puissance de calcul importante qui font appel aux outils d&rsquo;IA que l&rsquo;on connaît : le <em>deep learning</em> (apprentissage profond) et les réseaux neuronaux. Les contenus générés par ce biais revêtent toute forme : texte, graphismes, supports clients.</p>



<p>Le robot conversationnel ChatGPT de la société Open AI, lancée dans l&rsquo;arène publique en 2022, a accéléré le mouvement et les inquiétudes.</p>



<p>En septembre 2023, la Première ministre Elisabeth Borne avait lancé un comité de l&rsquo;intelligence artificielle générative afin de proposer au gouvernement des orientations concrètes en la matière, autour de quatre axes : la formation, la structuration du tissu économique, des investissements pour l&rsquo;innovation dans ce secteur, et une régulation visant à se protéger des dérives que l&rsquo;on sait poindre du côté de la protection des données, de la propriété intellectuelle, de l&rsquo;éthique te de la déontologie.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un poids économique majeur</h2>



<p>Selon Statista Market Insights, l&rsquo;IA générative est en plein essor et devait atteindre un chiffre d&rsquo;affaires mondial de 42 milliards d&rsquo;euros en 2023, soit le double de l&rsquo;année précédente. Pour la suite et jusqu&rsquo;en en 20230, il est prévu une augmentation de près de 25 % par an, soit un marché de 200 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;ici 2030. Le nerf de la guerre, ce sont les générateurs de texte comme ChatGPT, pionnier en la matière. Les challengers sont actuellement Jasper Chat , YouChat et DeepL avec des parts de marchés de 12 % environ chacun, suivi de Simplified (10 %).<br>Pour les générateurs d&rsquo;images, Stastita place  en tête le trio Midjourney, DALL-E et Night Café avec chacun 25 % de part de marché.</p>



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</div>
</div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Union européenne légifère ne matière d&rsquo;IA</h2>



<p>Le 2 février dernier, l&rsquo;UE a adopté une loi globale sur l&rsquo;intelligence artificielle et c&rsquo;est la première à le faire dans le monde alors que le G7 a adopté en novembre 2023 un code de conduite sur l&rsquo;IA. Il existe aussi la « déclaration Bletchley cosignée par l&rsquo;UE et 28 pays qui pose les bases de réflexions sur la sécurisation des risques technologiques associés à l&rsquo;IA en vue de coopérations internationales, avec l&rsquo;implication des autorités de la concurrence au niveau mondial, ne manque pas de préciser l&rsquo;instance française en la matière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éviter un marché fermé tenu par les opérateurs historiques du numérique</h2>



<p>Pour l&rsquo;Autorité de la concurrence, les grands acteurs du numérique dispose déjà les « intrants clés ou des marchés adjacents » permettant lancement et développement d&rsquo;une IA générative. Les requis sont donc une grande puissance de calcul avec passage généralement par un service cloud qui offre l&rsquo;architecture requise. Or l&rsquo;Autorité note que ce secteur est concentré auprès de quelques acteurs. Outre l&rsquo;infrastructure, il faut collecter de nombreuses de données pour entraîner la machine (deep learning). ce qui donner des velléités de limitation d&rsquo;accès sur les moteurs de recherche aux concurrents et la conclusion d&rsquo;accords d&rsquo;exclusivité entravant la concurrence. Enfin, ces acteurs historiques pourraient tenter de capter la main d&rsquo;œuvre qualifiée dans ce domaine car ils ont les moyens financiers de leur offrir des salaires attractifs.<br>En bref, l&rsquo;Autorité de la concurrence craint la création d&rsquo;un secteur non concurrentiel avec une intégration verticale par les grands acteurs du numérique.<br>Elle rappelle dans ce cadre que Microsoft possède 49 % de participation dans OpenAI, l&rsquo;éditeur de ChatGPT, et qu&rsquo;Anthropic une start up rivale est contrôlée par Amazon et Google.<br>Elle fournit à ce titre une infographie forte intéressante de la chaîne de valeur de l&rsquo;IA générative :</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-13.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="756" height="481" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-13.png" alt="" class="wp-image-14052" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-13.png 756w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/02/image-13-300x191.png 300w" sizes="auto, (max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><br>La consultation publique </h2>



<p>L&rsquo;Autorité de la concurrence la lance pour recueillir les réflexions des parties prenantes afin d&rsquo;en tenir compte dans l&rsquo;avis qu&rsquo;elle formulera. L&rsquo;instance gouvernementale ne donne pas de date pour la publication de cet avis, indiquant simplement  « dans les prochains mois ». En revanche, la consultation sera close le 22 mars prochain.<br>Elle souhaite y voir participer les acteurs du secteur, essentiellement les entreprises proposant des services d’IA générative, les fournisseurs de<br>services cloud, leurs clients. </p>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin </h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-science-infuse-site-d-039-actualit-s wp-block-embed-science-infuse-site-d-039-actualit-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0h8gu0XzTl"><a href="https://citizen4science.org/utilisation-de-lintelligence-artificielle-ia-par-les-journalistes-et-redactions-le-conseil-de-deontologie-journalistique-et-de-mediation-cdjm-publie-un-guide-de-bonnes-pratiques/">Utilisation de l&rsquo;intelligence artificielle (IA) par les journalistes et rédactions : le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) publie un guide de bonnes pratiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Utilisation de l&rsquo;intelligence artificielle (IA) par les journalistes et rédactions : le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) publie un guide de bonnes pratiques » &#8212;  Science infuse site d&#039;actualités" src="https://citizen4science.org/utilisation-de-lintelligence-artificielle-ia-par-les-journalistes-et-redactions-le-conseil-de-deontologie-journalistique-et-de-mediation-cdjm-publie-un-guide-de-bonnes-pratiques/embed/#?secret=dCMB4WXBut#?secret=0h8gu0XzTl" data-secret="0h8gu0XzTl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Xavier Azalbert, directeur de France-Soir, relaxé dans un procès en diffamation intenté par un médecin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 20:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Cyberharcèlement]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est une revanche, car l&#8217;intéressé avait lui aussi perdu son procès en diffamation contre un autre médecin. Des décisions cohérentes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">C&rsquo;est une revanche, car l&rsquo;intéressé avait lui aussi perdu son procès en diffamation contre un autre médecin. Des décisions cohérentes sur la défense de la liberté d&rsquo;expression des opinions.</h3>



<p>Le jugement a été rendu hier 15  janvier 2024 par le tribunal judiciaire de Nancy, le médecin-réanimateur, Damien Barraud, ayant porté plainte en novembre 2021 avec constitution de partie civile pour faits de diffamation publique contre X officiant dans la région Grand-Est.  Cette décision de justice intervient sept mois pile après que<a href="https://citizen4science.org/xavier-azalbert-directeur-de-france-soir-perd-son-proces-intente-contre-un-medecin-pour-diffamation/"> le directeur de France-Soir a été lui-même débouté</a> de sa plainte pour diffamation contre le médecin urgentiste Mathias Wargon pour des propos à type d&rsquo;injure sur France-Soir sur un plateau TV animé par Natacha Polony. Les juges avaient considéré l&rsquo;attaque « à caractère scatologique » proférée contre France-Soir était un jugement de valeur et non de la diffamation.</p><div id="citiz-1744338113" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Tribune France-Soir « La Veuve »</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, le contexte est bien différent. Le médecin réanimateur attaquait Xavier Azalbert pour avoir été cité dans une tribune anonyme intitulée « Covid (diagnostic, traitements, vaccin)&nbsp;: panorama d’une escroquerie » signée par un auteur à pseudonyme, non identifié. Elle attaquait nommément des scientifiques et professionnels de santé ainsi que l&rsquo;association Citizen4Science pour s&rsquo;attaquer au professeur Didier Raoult et dénoncer l&rsquo;utilisation massive par ce dernier de l&rsquo;hydroxychloroquine dans le Covid-19 hors de tout cadre légal et éthique. La tribune parue dans France-Soir concluait de façon sinistre et violente, promettant que « Un procès devra se tenir. La Veuve s&rsquo;impatiente » concernant les personnes visées dans la tribune. « La Veuve » est un sobriquet attribué de longue date à la guillotine.</p>



<p>L&rsquo;association avait rédigé une tribune en réponse, co-signée par plusieurs des personnes visées comme la Pr Karine Lacombe, publiée <a href="https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sciences/stop-aux-menaces-de-france-soir-et-aux-harcelements-des-porteurs-de-la-parole-scientifique_2157509.html">dans L&rsquo;Express</a>. Science infuse l&rsquo;a republiée en accès libre. Le médecin réanimateur du Grand-Est ayant attaqué Xavier Azalbert faisait partie des personnes accusées et désignées dans la tribune.<a href="https://citizen4science.org/stop-aux-menaces-de-france-soir-et-au-harcelement-des-porteurs-de-la-parole-scientifique-la-tribune-originale-de-citizen4science-en-version-integrale/"> Citizen4Science lui avait proposé la co-signature de sa tribune qu&rsquo;elle avait intitulée : Stop aux menaces de France-Soir et au harcèlement des porteurs de la parole scientifique</a> » en réponse. La tribune de Citizen4Science a eu un retentissement important dans la presse et permis d&rsquo;autres actions dont l&rsquo;une portée au Sénat à l&rsquo;attention des ministres de la santé Olivier Véran et de la ministre de la recherche Frédérique Vidal, et un soutien citoyen avec plus de 5 000 signataires contre le harcèlement des scientifiques défendant les données et l&rsquo;éthique de la science médicale.</p>



<p> Le médecin réanimateur avait décliné la co-signature, préférant jouer cavalier seul. Un choix qui ne s&rsquo;avère pas particulièrement judicieux au vu du résultat de son attaque solitaire soldée par un échec aujourd&rsquo;hui.</p>



<p><br></p>



<h2 class="wp-block-heading">La Rédaction n&rsquo;est pas responsable des tribunes d&rsquo;opinion, la liberté d&rsquo;expression prévaut</h2>



<p>C&rsquo;était la ligne de défense de Xavier Azalbert, en tant que directeur de la publication de France-Soir, et c&rsquo;est ce qu&rsquo;il faut retenir de ce jugement. Un sujet qui n&rsquo;est pas simple, car publier une tribune est quand même un choix éditorial qui n&rsquo;est pas anodin. Mais pas au point d&rsquo;endosser la responsabilité du contenu, même si Xavier Azalbert a expliqué au tribunal avoir vérifié les propos tenus dans la tribune et les assumer, et qualifie la tribune de « brûlot critique ». Ainsi, pour les juges, chacun est en droit d&rsquo;exprimer son opinion et l&rsquo;auteur de la tribune n&rsquo;a pas été considéré comme fautif.</p>



<p>Science infuse a publié un article précisément au sujet de cette problématique : »<a href="http://Se retrancher derrière le fait que c’est un tiers qui écrit affranchit-elle une rédaction de toute responsabilité ?"> Se retrancher derrière le fait que c’est un tiers qui écrit affranchit-elle une rédaction de toute responsabilité ?</a> » , à base d&rsquo;exemples concrets. Notre journaliste l&rsquo;avait rédigé prenant position : oui la Rédaction est responsable car publier une tribune est un choix éditorial. Force est de constater que la justice n&rsquo;est pas cet avis et a tranché : la réponse est non.</p>



<p>Le médecin débouté devra verser du fait de la relaxe et de son attaque solitaire la somme de 2500 euros à Xavier Azalbert pour les frais occasionnés par sa défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Protection des sources journalistiques</h2>



<p>La plainte pour diffamation publique avec constitution de partie civile était contre X. On peut y voir là l&rsquo;objectif clair d&rsquo;obtenir la divulgation de l&rsquo;identité du « Médecin résistant », l&rsquo;auteur de la tribune parue dans France-Soir. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;avis de l&rsquo;avocat  de Xavier Azalbert, Maitre Heringuez, dont la réaction a été recueillie par France-Soir. Il explique : « <em>M. Azalbert, directeur de la publication du média&nbsp;</em>France-Soir<em>&nbsp;est tenu de veiller à la protection de ses sources qui est l’une des bases élémentaires de la déontologie du journalisme et de la liberté de la presse</em>« .</p>



<p>Le médecin débouté, dont le langage est usuellement fleuri, ne changeait pas son mode d&rsquo;expression à la violence verbale mal contenue ce soir pour exprimer son amertume :</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/01/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="240" height="251" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/01/image-16.png" alt="" class="wp-image-13902"/></a></figure>



<p>Quant à Xavier Azalbert, il conclut sans son journal : «  »C<em>ette décision est critique, car elle vient marquer la qualité éditoriale du travail que l’équipe de&nbsp;</em>France-Soir&nbsp;<em>effectue face à une violence répétée sur les réseaux sociaux par des individus qui n’hésitent pas à se victimiser ou à faire usage de nombreuses techniques d’inversion accusatoire</em>. »<br><br>Voilà de quoi semer le doute dans l&rsquo;esprit du public. Car au final, cette attaque solitaire du médecin-réanimateur aura été non seulement un coup dans l&rsquo;eau mais de la matière aujourd&rsquo;hui à semer la confusion dans l&rsquo;esprit du public sur l&rsquo;origine des violences et comportements fautifs.</p>



<p>Sur le réseau social X (ex-Twitter), les militants radicalisés défendant le médecin-réanimateur se plaignaient abondamment à coup de posts indignés d&rsquo;une décision injuste. Alors rappelons cette publication de Maître Eolas, avocat au barreau de Paris qui intervient au quotidien sur ce réseau :</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/01/image-17.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="399" height="384" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/01/image-17.png" alt="" class="wp-image-13908" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/01/image-17.png 399w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/01/image-17-300x289.png 300w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /></a></figure>



<p><em>Mise à jour : 17/01/2024 &#8211; ajout de la phrase de conclusion et la capture d&rsquo;écran associée </em></p>



<p>Science infuse est un service de presse en ligne agréé (n° 0324 X 94873) piloté par Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br><br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également !</p>



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		<title>Éditorial &#8211; 7/01/2024</title>
		<link>https://citizen4science.org/editorial-7-01-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 12:24:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[Des vœux pour 2024 ? moins de journalisme militant poreux aux influenceurs de réseaux sociaux, plus de vérification de faits]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Des vœux pour 2024 ?  moins de journalisme militant poreux aux influenceurs de réseaux sociaux, plus de vérification de faits et d&rsquo;analyses expertes, moins de neuf avec du vieux  !</h1>



<p class="has-drop-cap">Ce seront probablement des vœux pieux tant la tendance qui ne va pas dans ce sens. Mais pour démarrer la nouvelle année il nous a paru essentiel de les exprimer, en tant que petit site d&rsquo;actualité indépendant et à visée non commerciale au milieu des grands médias qui mènent la danse de l&rsquo;opinion publique. </p><div id="citiz-3770289786" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p>Les réseaux sociaux sont devenus une source d&rsquo;information incontournable pour les médias. C&rsquo;est justifié d&rsquo;abord parce que beaucoup de personnalités notamment politiques les utilisent pour s&rsquo;exprimer. C&rsquo;est aussi un terrain propice aux débats et polémiques dont sont friands les médias. On trouve sur les réseaux sociaux de quoi faire des articles à base de scoops et de titres à sensation assez facilement. Trop facilement ?  C&rsquo;est en tout cas le nerf de la guerre pour beaucoup de médias à visée lucrative, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;écrasante majorité. Et oui, l&rsquo;information est une marchandise, cela ne contribue pas forcément à la qualité.</p>



<p><br>Un autre écueil est le journalisme militant. Quand le militantisme happe la déontologie journalistique, au premier chef le principe de vérification des faits et l&rsquo;appel à des experts en la matière des sujets traités, on se retrouve sur une pente bien dangereuse.<br>On voit de plus en plus des médias de premier plan prendre pour argent comptant des témoignages personnels issus de publications de personnes s&rsquo;exprimant sur les réseaux sociaux, en faire des articles sans la moindre vérification des allégations des intéressés, les transformant ainsi aux yeux du public en faits avérés sans la moindre remise en question grâce au tampon « média professionnel ».<br>Pour ajouter à la confusion, quand des journalistes de médias mainstream voire du service public se mettent à intervenir intensivement sur les réseaux sociaux brandissant une étiquette de « fact-checker » professionnel sur un compte personnel pour du militantisme parfois politique, on a du mal à faire la part entre l&rsquo;information et l&rsquo;opinion. Or c&rsquo;est bien ce que le journalisme doit permettre de différencier.</p>



<p><br>On fait face à un problème similaire concernant l&rsquo;appel à des experts par les journalistes pour analyser et valider des informations. Pour ce faire, le travail préalable du journaliste est d&rsquo;identifier des experts en la matière. Par facilité ou embrigadement dans des clans numériques, certains journalistes choisissent la facilité : puiser dans un vivier à portée de clic d&rsquo;experts autoproclamés sur les réseaux sociaux. Beaucoup ne le sont pas le moins du monde, même si certains sont des amateurs éclairés. La pandémie de Covid-19 a ainsi généré des faux experts en nombre parmi notamment « 60 millions de covidologues » qui maîtrisent et analysent tout avec l&rsquo;aplomb d&rsquo;un expert. Les plus ambitieux frappent à la porte des journalistes dans une tentative autoréalisatrice de validation d&rsquo;expertise auprès d&rsquo;un média crédule qui pourrait « donner le tampon » au moyen d&rsquo;une citation de leurs propos. Malheureusement, cela marche parfois. On a vu ainsi depuis 2020 des micros tendus sur l&rsquo;épidémiologie du Covid-19, l&rsquo;efficacité et la sécurité des vaccins et de l&rsquo;hydroxychloroquine ou le Code de la santé publique à des informaticiens, des sociologues, des historiens, des conseils en marketing,  des chimistes, des biologistes, voire plus insidieux des médecins s&rsquo;exprimant hors de leur spécialité, voire des « médecins spécialistes » sans thèse d&rsquo;exercice ou des présidents d&rsquo;association de victimes non déclarées en préfecture, et pourtant présentés comme tels dans les plus grands médias.<br>Il n&rsquo;est pas normal que l&rsquo;imposture franchisse la barrières des réseaux sociaux où tout est permis.</p>



<p>Enfin, pourra-t-on un jour passer à l&rsquo;ère post Didier Raoult ? La science et son image en ont cruellement besoin. Or il continue à faire la une des journaux comme en 2020 pour une affaire entendue et classée du point de vue de l&rsquo;opinion publique. Il a perdu son poste et son bureau à l&rsquo;IHU Marseille et est à la retraite. Profitant d&rsquo;un petit groupe de faux experts médicaux sur les réseaux sociaux qui ne vivent qu&rsquo;à travers lui leur vie numérique, il continue à discourir publiquement, invariablement porté et amplifié dans sa parole par ceux qui croient le combattre, jouant le rôle de ses « idiots utiles ». Il ne s&rsquo;agit pas ici de minimiser la malscience vécue pendant la crise sanitaire. Mais le temps médiatique perpétuel de ce cas devrait être terminé depuis longtemps pour laisser la suite se dérouler au palais de justice. À défaut, il n&rsquo;y a plus que le cercle vicieux de la polarisation et de la haine sur base de règlement de comptes entre personnes qui transparaît. </p>



<p>À bientôt dans nos colonnes pour toujours plus d&rsquo;information, d&rsquo;éclairages, d&rsquo;analyse originaux et de pensée critique avec le journalisme à but non lucratif de Science infuse. Il n&rsquo;est permis que par vos dons, Alors pensez en 2024 à un geste en faveur du pluralisme de la presse et donnez (pour) une chance à la presse indépendante non subventionnée, mais de qualité !<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cet article GRATUIT</strong><em> de journalisme indépendant à but non lucratif vous a intéressé ? Il a pour autant un coût ! Celui d’une rédaction qui se mobilise pour produire et diffuser des contenus de qualité. Qui paie ? vous, uniquement, pour garantir notre ultra-indépendance. Votre soutien est indispensable.<br><br></em></h3>



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