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	<title>Pseudoscience Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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	<description>Éditeur C4S, association loi 1901</description>
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	<title>Pseudoscience Archives - Science infused site d&#039;actualités</title>
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		<title>&#8216;Freud dernier combat&#8217;, au théâtre de la Reine Blanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Girodet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 15:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
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					<description><![CDATA[Imaginez-vous être autorisé à entrer, sur la pointe des pieds, dans le cabinet médical où exerça le grand Sigmund Freud]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Imaginez-vous être autorisé à entrer, sur la pointe des pieds, dans le cabinet médical où exerça le grand Sigmund Freud durant quarante-sept ans, et de le voir, lui-même, Freud, dans son intimité la plus douloureuse, marmonnant seul ou s’entretenant avec sa fille Anna. C’est un peu ce qui se produira en vous rendant au théâtre de la Reine blanche où se joue la pièce <em>Freud dernier combat</em>.</p><div id="citiz-3337787712" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p class="has-medium-font-size">Au sol, un large tapis très usé, un petit meuble bas supportant des statuettes votives, souvenirs sans doute de quelque voyage, et un cendrier, une chaise de bois et, inévitable, un divan. Dans l’air ambiant règne encore la fumée des innombrables cigares en ces lieux consommés. C’est alors que surviennent, tout doucement, les notes acides et mélancoliques de l’adagietto de la cinquième Symphonie de Mahler tandis que sont projetés sur un grand écran des images hésitantes en noir et blanc, qui sont, probablement, celles d’un rêve ou d’un fantasme auquel, ordinairement, on a si peu accès.</p>



<p>Et le voici qui entre, marchant à petit pas las, terriblement vieilli, courbé, prostré, et qu’on le reconnaît.</p>



<p>Nous sommes à Vienne en 1934, Sigmund Freud a 78 ans et il lutte, tout à la fois, contre la bête immonde de l’extérieur, ce chancelier allemand qui menace d’envahir son pays, et contre l’autre bête,&nbsp;celle de l’intérieur, ce cancer de la mâchoire qui le fait souffrir depuis longtemps et finira par avoir raison de lui.</p>



<p>Dans cette Autriche d’il y a à peine cent ans, Sigmund Freud, le père fondateur de la Psychanalyse, mène son dernier combat pour la vie et pour son œuvre.</p>



<p>Dans les discussions avec sa fille Anna (remarquable prestation faite d’intensité et de retenue de Moana Ferré) comme dans les monologues, Freud (Hervé Dubourjal, tout à la fois interprète brillant et metteur en scène délicat) s’interroge&nbsp;: le concept majeur de son œuvre, celui d’œdipe, a été créé l’année même de la mort de son propre père, Jakob, et ce concept est issu de la tragédie grecque de Sophocle dont il a, involontairement, gommé&nbsp; une part essentielle.</p>



<p>Anna, sa fille, est passée, dans les dernières années viennoises, du statut de patiente de son père à celui d’analyste du même. Aurait-elle raison&nbsp;? Et si les bases mêmes de la Psychanalyse, cette invention fondamentale de la thérapie psychique, reposait sur des bases fragiles, faussées dans leurs conceptions mêmes&nbsp;? Et si, au final, Freud, en culpabilisant la victime, avait offert au coupable masculin l’impunité absolue&nbsp;?</p>



<p>Le texte d’Aude de Tocqueville et Jean-Marie de Sinety interroge les certitudes de la grande Révolution, celle de l’inconscient. On aborde au passage les alternatives possibles, celle de Jung et celle de Lacan.</p>



<p>Outre l’intérêt absolument vital de ces interrogations, le spectacle<em> Freud dernier combat</em> est une expérience théâtrale troublante. La configuration même de la petite salle de la Reine blanche, le dispositif scénique bi-frontal, autant que le jeu remarquable des comédiens, crée une sorte d’effet de vraisemblance rare, quelque chose, pour reprendre une formule freudienne, d’une « inquiétante étrangeté ». Comme si notre présence à nous, public, n’était que tolérée et temporaire tout autour de ce père qui pleure et de cette fille qui soigne.</p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p>TEXTE=Aude de Tocqueville + Jean-Marie de Sinety<br>MISE EN SCÈNE=Hervé Dubourjal<br>AVEC=Hervé Dubourjal + Moana Ferré<br>DÉCOR=Emmanuelle Verani<br>LUMIÈRES=Jean-Marie Prouvèze<br>COSTUMES=Sandrine Weill<br>VIDÉO=Jean Allevato</p>



<p class="has-small-font-size"><em>Du 10 avril au 3  mai 2026</em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>Théâtre de la Reine Blanche,2 bis Pass. Ruelle- 75018 Paris</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p><em>Science infuse&nbsp;est un service de presse en ligne agréé (n° 0329 x 94873) piloté par&nbsp;Citizen4Science, association à but non lucratif d’information et de médiation scientifique.<br>Notre média dépend entièrement de ses lecteur pour continuer à informer, analyser, avec un angle souvent différent car farouchement indépendant. Pour nous soutenir, et soutenir la presse indépendante et sa pluralité, faites un don pour que notre section presse reste d’accès gratuit, et abonnez-vous à la newsletter gratuite également&nbsp;!.</em></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4665175/"></a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Collectif No FakeMed : du rempart anti-pseudoscience à la table des négociations avec l&#8217;ennemie</title>
		<link>https://citizen4science.org/collectif-no-fakemed-du-rempart-anti-pseudoscience-a-la-table-des-negociations-avec-lennemie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:28:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Il était né pour chasser sans compromis les pratiques en santé non éprouvées par la science. Quelques années plus tard,]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il était né pour chasser sans compromis les pratiques en santé non éprouvées par la science. Quelques années plus tard, il lui offre un pont d&rsquo;or. Tentons d&rsquo;analyser l&rsquo;étonnant virage.</h3>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une initiative collective sur le papier très honorable qui n&rsquo;a pas résisté aux sirènes du buzz et de la politique, comme beaucoup de celles tombées dans les rets des réseaux sociaux et de la proximité avec les gouvernements. Celle-ci a cela de remarquable qu&rsquo;elle a fini par aider ses ennemis déclarés à se promouvoir. Il nous faut l&rsquo;exposer en préambule : ici l&rsquo;on ne s&rsquo;intéresse pas à une association somme toute confidentielle , mais à un mécanisme, à savoir comment politique, populisme, corporatisme et militantisme peuvent broyer des projets au point d&rsquo;entraver leur propres objectifs.</p><div id="citiz-621128595" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Origine et corporatisme élitiste </h2>



<p>Le collectif No FakeMed voit le jour en mars 2018 après une <a href="http://(https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/19/31003-20180319ARTFIG00276-il-n-existe-pas-de-medecine-alternative-il-n-y-a-que-de-la-medecine-qui-marche-et-celle-qui-ne-marche-pas.php).">tribune</a> retentissante dans <em>Le Figaro</em> signée par 124 personnes dont des professionnels de santé exigeant le déremboursement de l’homéopathie. Très vite soit quelques mois plus tard, il se structure en association loi 1901 dont l&rsquo;objet est la « p<em>romotion de la médecine, des soins et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques ; soutien et défense de ceux qui assurent cette promotion ; information des professionnels et du public sur la médecine, des soins, et des thérapeutiques, fondées sur les preuves scientifiques ; lutte active contre les pratiques de soins non scientifiques, déviantes, délétères, aliénantes ou sectaires</em>« . <br>Ses statuts sont particulièrement verrouillés, à la saveur corporatiste sinon élitiste : seuls les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes et dentistes selon le Code de la santé publique) en exercice ont le droit de vote (« collège votants »). Les autres, paramédicaux non soumis à Ordre professionnel, grand public, sympathisants, peuvent adhérer mais restent <a href="https://www.nofakemed.fr/statuts/">explicitement exclus</a> de toute voix délibérative (« collège non votants »). L&rsquo;association se présente d&rsquo;ailleurs comme sur son site internet comme « un groupe de professionnels de santé ». Pourtant, si l’association ne publie aucun rapport détaillé, les estimations croisées (informations qui restent donc à vérifier) font état d’un noyau dur de 200 à 400 membres actifs votants (10 à 20 % des effectifs) face à plusieurs milliers de sympathisants sans droit de vote. Le Conseil d&rsquo;administration affiché sur le site confirme cette proportion, composé de huit professionnels de santé et deux paramédicaux en décembre 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avant-goût de contradiction et de populisme</h2>



<p>Un autre élément notable dans les statuts du Collectif NoFakeMed est « <em>l&rsquo;exclusion des personnes morales dont l’activité professionnelle est en lien avec le commerce de produits pharmaceutiques ou destinés aux soins</em>« . C&rsquo;est une position forte d&rsquo;opposition aux entreprises du médicament et des soins de santé qui sont les acteurs qui permettent finalement aux membres de ce collectif de leur donner les outils pour soigner. Ces entreprises sont au cœur de science médicale et façonnent la médecine de demain, et fourmillent bien évidemment de professionnels de santé à leur bord.<br> On aurait pu comprendre l&rsquo;exclusion des entreprises qui fabriquent ou vendent des produits et soins non éprouvés, car cela aurait été cohérent avec la mission de l&rsquo;association. Comment expliquer alors cette contradiction ? La raison la plus plausible est le populisme « anti-big pharma », qui s&rsquo;est fortement développé dans la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19, avec son cortèges de théories complotistes et de manichéisme : les laboratoires pharmaceutiques représentent le mal face aux professionnels de santé, opposition non pertinente puisqu&rsquo;ils sont largement représentés dans ces entreprises.<br><br>Plus cocasse et anecdotique, mais tout aussi contradictoire : le collectif vend des produits à son effigie, avec une boutique en ligne sur son site internet. Les visuels sont principalement à base du logo du collectif associé à la formule chimique du glucose. Or le glucose, c&rsquo;est le sucre, soit l&rsquo;ennemi public numéro un en santé publique pour les conséquences dramatiques de sa surconsommation à travers le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mobilisation sur les réseaux sociaux&#8230; et son revers</h2>



<p>Le collectif est très actif sur X (ex Twitter) dans un objectif de visibilité et de mobilisation. Le compte @NoFakeMedecine dépase ainsi les 10 000 abonnés. Les fiches anti-fakemed, tribunes et appels à l’action génèrent des milliers d’interactions. Toutefois la majorité des comptes les plus actifs gravitant autour n’ont pas la formation médicale exigée au sein du collectif. On voit défiler des militants politisés et/ou polarisés qui utilisent la cause comme étendard idéologique ou quête de visibilité. Beaucoup de ces comptes sont apparus à la faveur de la récente crise sanitaire et ont découvert le concept de pseudoscience à cette occasion. </p>



<p>Mais aujourd&rsquo;hui, les critiques pleuvent à l&rsquo;encontre de No FakeMed : les critiques relevées vont d&rsquo;accusations de « meutes », de victimisation après des années d’insultes, d’infiltration par les promoteurs de médecine intégrative, ou de populisme officiel. Ces reproches révèlent une fracture profonde au sein de la communauté en ligne et des interrogations légitimes sur les actions du collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La victoire politique et les premières ambiguïtés</h2>



<p>Le succès de l&rsquo;action initiale du collectif, avant qu&rsquo;il ne soit formalisé, est incontestable. Grâce à la pression de No FakeMed, Agnès Buzyn alors ministre de la santé mandate la Haute autorité de santé (HAS) en 2018, et <a href="https://www.has-sante.fr/jcms/c_2889138/fr/evaluation-de-l-homeopathie-par-la-has">l’homéopathie est déremboursée </a>en 2021.</p>



<p>Mais au fil du temps et finalement assez rapidement, le collectif accepte des échanges discrets avec l’entourage gouvernemental et on va le voir, finira par les afficher avec fierté, dans un contexte pourtant connu de complaisance voire de soutien au plus haut niveau de l&rsquo;État de pratiques pseudoscientifiques et de son lobby. Dans ce contexte, un choix de proximité peut concourir à une régulation large des pratiques alternatives permettant de leur donner une légitimité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le virage institutionnel de 2023</h2>



<p>Ce virage progressif devient véritablement spectaculaire en 2023. Agnès Firmin Le Bodo est signataire en 2021 d&rsquo;un projet résolution parlementaire qui veut institutionnaliser l’A-MCA, une association auto-proclamée « agence » des médecines alternatives et complémentaires, véritable lobby de la pseudoscience. Elle invite officiellement le collectif NoFakeMed, le CUMIC et l’A-MCA à siéger dans le même comité ministériel chargé de « faire le tri » dans les pratiques non conventionnelles (pratiques non éprouvées soit-disant combattues par le collectif.</p>



<p>Comme nous l’avions déjà dénoncé dans ces colonnes en 2023, cette configuration  pose un problème majeur  sur le fond mais aussi sur la forme: inclure des promoteurs de pratiques non éprouvées dans l’instance censée les réguler risque de transformer la vigilance en caution scientifique. Y ajouter des groupes censées combattre ces pratiques peut achever de brouiller les pistes.</p>



<p>L&rsquo;intention de la ministre paraissait pourtant claire : institutionnaliser l&rsquo;A-MCA comme prévu initialement via la résolution parlementaire qui n&rsquo;a pas abouti deux ans plus tôt.</p>



<p>Il n&rsquo;y a dès lors qu&rsquo;un pas à voir comme une compromission inacceptable le fait que le collectif No FakeMed ait accepté de participer à ce projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les alertes de Science infused</h2>



<p>Dans notre article de juin 2023, nous avions alerté à nouveau sur Agnès Firmin Le Bodo et son projet inquiétant : « <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">Agence des MCA, association qui défend des pseudosciences conviée à la table des négociations au ministère de la Santé</a> ». Nous dénoncions explicitement l’invitation de cette association, perçue comme un lobby pro-pseudosciences, aux discussions ministérielles, au moment même où la ministre était rattrapée par des affaires de cadeaux acceptés de la part d&rsquo;URGO.</p>



<p>Nou pointions aussi déjà le collectif NoFakeMed cédant aux sirènes de l&rsquo;appel ministériel, avec des communications sur les réseaux sociaux particulièrement inquiétantes attestant d&rsquo;un virage incompatible selon nous avec la mission du collectif. </p>



<p>Cette alerte confirmait nos craintes récurrentes sur la porosité entre pouvoir, promoteurs de pratiques non éprouvées et politisation de structures censées lutter contre ces pratiques.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La contribution du CUMIC au flou académique qui efface la ligne rouge</h2>



<p>Par ailleurs, le CUMIC (Collège Universitaire de médecines intégratives et Cmplémentaires) est un organisme universitaire qui promeut l’enseignement et la reconnaissance académique de pratiques non éprouvées scientifiquement, souvent sous l’étiquette « intégrative ». Avec l’A-MCA, qui vise à les réguler et à les légitimer politiquement, le CUMIC constitue ainsi le second fer de lance majeur de la promotion institutionnelle des pseudosciences en France, en leur offrant cette fois un vernis académique et scientifique.</p>



<p>En janvier 2025, un <a href="https://www.em-consulte.com/article/1712400/what-the-fakemed-or-fake-medicines-according-to-a-">article scientifique</a> publié en ligne dans la revue Ethics, Medicine and Public Health marque un tournant significatif : intitulé « What the “FakeMed” »  or “fake medicines” according to a collective of French doctors ». il est co-signé par plusieurs membres éminents du CUMIC, dont Julien Nizard, vice-président du CUMIC et responsable du service Douleur et Médecine intégrative au CHU de Nantes. Les auteurs analysent la définition du « FakeMed » promue par le Collectif No FakeMed, en s’appuyant sur leurs publications et sur des entretiens directs réalisés avec les présidents du collectif, qui a donc accepté de se soumettre à un jeu dangereux.  Leur conclusion est sans ambiguïté : le terme « FakeMed » repose sur une démarcation illusoire entre médecine conventionnelle et non conventionnelle, et constitue lui-même un concept trompeur qui simplifie abusivement les nuances scientifiques. Ils plaident pour une approche plus nuancée, où certaines pratiques complémentaires pourraient s’intégrer légitimement à une médecine fondée sur les preuves. Ce texte, en donnant la parole aux dirigeants de NoFakeMed tout en déconstruisant leur discours qualifié de binaire, confirme ainsi les craintes que nous exprimions depuis plusieurs années : en acceptant de participer à des initiatives avec les ennemis déclarés, le collectif contribue à estomper la ligne rouge qu’il avait lui-même tracée, ouvrant la voie à une reconnaissance progressive des pratiques intégratives sous couvert de rigueur scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le (non) positionnement ambigu de NoFakemed vis-à-vis du CUMIC</h2>



<p>Les convergences entre le Collectif No FakeMed et le CUMIC se manifestent par une série de signes qui alimentent les soupçons de dilution idéologique. Le collectif accepte en 2023 un débat public télévisé où l’une de ses porte-parole, Marion Lagneau, confronte directement un vice-président du CUMIC, Fabrice Berna, sans rejeter catégoriquement le cadre intégratif défendu par ce dernier. Plus troublant, le président de No FakeMed Pierre Brémond d&rsquo;ARS accorde en 2024 des entretiens approfondis aux auteurs de l&rsquo;article du CUMIC de janvier 2025 dans Ethics, Medicine and Public Health, qui permettent aux auteurs, comme nous l&rsquo;avons vu, de déconstruire et discréditer ce que défend le collectif. Ce dernier ne réagira d&rsquo;aucune façon.  Ce silence persistant du collectif face à ces initiatives  (aucun communiqué, aucune critique publique du CUMIC sur son site ou ses réseaux) renforce l’impression d’un pragmatisme institutionnel qui prime sur la radicalité originelle. Sur X, ces éléments nourrissent des accusations récurrentes de porosité, voire de parasitage intellectuel, où le collectif, autrefois intransigeant, semble tolérer un dialogue qui normalise progressivement l’universitarisation des pratiques intégratives autrefois qualifiées de pseudosciences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un piège de populisme médical qui se referme sur lui-même ?</h2>



<p>En quelques années d&rsquo;existence, le collectif NoFakeMed est passé du statut de poil à gratter anti-charlatan à celui d’acteur institutionnel assis à la même table que l’A-MCA et un support au CUMIC, sous l’égide d’un gouvernement qui promeut une « santé intégrative ». Avec un noyau décisionnel ultra-restreint de 200 à 500 votants et des milliers de sympathisants réduits au rôle de porte-voix sur les réseaux sociaux, le collectif semble être tombé exactement dans le piège qu’il dénonçait : celui du populisme médical, de la quête de pouvoir et de notoriété, au détriment de la lutte sans compromis qu’il clamait défendre et pourtant inscrite dans son objet. </p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Ostéopathie : le succès d’une pseudoscience comme symptôme d’un système de soins déphasé</title>
		<link>https://citizen4science.org/osteopathie-le-succes-dune-pseudoscience-comme-symptome-dun-systeme-de-soins-dephase/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 21:09:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
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					<description><![CDATA[Julia de Funès, dans une chronique du 1ᵉʳ décembre 2025 publiée par L’Express sous le titre « L’ostéopathe, nouveau dieu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Julia de Funès, dans une chronique du 1ᵉʳ décembre 2025 publiée par <em>L’Express</em> sous le titre <a href="https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/losteopathe-nouveau-dieu-de-nos-existences-modernes-par-julia-de-funes-CKFM36CZXZGOLCYJYSDXPSLUMQ/">« L’ostéopathe, nouveau dieu de nos existences modernes »</a>, a réussi une chose que personne n’avait su faire jusqu’ici : s&rsquo;extirper de la polarisation  « pro_science vs anti-science » qui empoisonne le débat français sur l’ostéopathie depuis vingt ans pour suggérer des causes plus profondes</h3>



<p>Pendant deux décennies, le sujet est un ring où s’affrontent deux camps également bruyants et également stériles : d’un côté les militants du rationalisme scientifique, souvent issus des cercles sceptiques, pas toujours formés en santé, qui dénoncent la pseudoscience avec une condescendance parfois méprisante ; de l’autre, les syndicats d’ostéopathes et une bonne partie de la mouvance « bien-être », qui répondent par l’accusation d’obscurantisme médical et brandissent le vécu du patient comme un bouclier absolu. Ce face-à-face, fortement politisé comme malheureusement beaucoup de sujets sur la science et sans cesse remis sur le métier des réseaux sociaux, n’a jamais rien produit d&rsquo;autre que des invectives.</p><div id="citiz-2676264733" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">La médecine française décrie l&rsquo;ostéopathie &#8230;. sauf si pratiquée en son sein</h2>



<p>L’un des points de critique soulevés par des institutions scientifiques et médicales en France est précisément l’institutionnalisation de l’ostéopathie, notamment lorsqu’elle est associée à des médecins labellisés ostéopathes avec, pour ce faire, une intégration dans des formations médicales. L’Académie nationale de médecine a ainsi été réduite à  dénoncer la confusion entre le “titre” d’ostéopathe et une véritable compétence médicale validée, avertissant que cela peut laisser croire aux patients qu’il s’agit d’une discipline médicale solide et scientifiquement établie &#8230; alors que ce n’est pas le cas selon ses propres dires.<br>Ainsi, cette même Académie a rappelé que l’ostéopathie n’est pas une discipline médicale à proprement parler, mais une méthode empirique sans bases scientifiques éprouvées, et a critiqué la création de formations parallèles dispensées par des médecins qui risquent d’« abuser » du cadre de l’enseignement médical.  On comprend vite que cette situation contribue à brouiller les repères pour le grand public : quand des médecins formés à l’ostéopathie affichent ou pratiquent cette discipline, beaucoup peuvent en déduire que l’ostéopathie a un fondement scientifique incontestable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nouveau paradigme posé par Julia de Funès</h2>



<p>Julia de Funès n&rsquo;est pas du tout sur ce terrain ni sur le ring de pure polarisation stérile précédemment cité.<br>Dans sa chronique, Julia de Funès explique que l’attrait pour l’ostéopathie reflète moins une demande de soins scientifiquement validés que l’esprit de notre époque : on valorise une approche globale du corps, on préfère le ressenti aux preuves, et l’ostéopathe apparaît comme une figure plus accessible et horizontale que le médecin traditionnel. Elle voit dans cette vogue un symptôme culturel où le sensible prime sur le rationnel et la hiérarchie du savoir est abaissée.</p>



<p> Elle ne traite personne de charlatan, de crétin ou de crédule. Elle nous amène, pour ce qui nous concerne et sans l&rsquo;exprimer à aucun moment pour autant, à nous poser une question autrement plus dérangeante : et si le succès massif de l’ostéopathie n’était pas d’abord la preuve d’une crédulité collective, mais celle d’un échec partiel de la médecine à répondre à des attentes humaines élémentaires ? En déplaçant ainsi le curseur, elle accomplit une rupture de paradigme. Elle oblige les « sachants » (médecins, professeurs, tutelles &#8230;) à cesser de regarder les patients qui « dérapent » vers les thérapies alternatives uniquement comme des ignorants à rééduquer, pour se demander enfin ce que le système leur refuse et qu’ils vont chercher ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du point de vue de la science</h2>



<p>Le constat scientifique, lui, reste implacable. Les prétendus liens entre manipulation vertébrale et pathologies viscérales, les chaînes lésionnelles à distance, l’ostéopathie crânio-sacrée : aucune de ces hypothèses n’a résisté aux études scientifiques solides et revues systématiques rigoureuses en la matière. L’effet réel, quand il existe, se limite à un soulagement symptomatique de certaines douleurs musculo-squelettiques, le plus souvent indistinguables d’un placebo bien administré ou d’un programme d’exercices bien conduit. Pourtant, on l&rsquo;a vu, des médecins sont formés à l&rsquo;ostéopathie et leur « titre » est protégé.<br>Et puis surtout, 53 % des Français ont consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années et le volume annuel de consultations dépasse les 25 millions. Le paradoxe est total.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La quête du patient</h2>



<p>C’est précisément parce qu’il est total que l’explication purement cognitive de type « les gens sont irrationnels »  est insuffisante. Ce que les patients vont chercher chez l’ostéopathe, c’est d’abord une consultation qui dure, des mains qui se posent sur le corps, un regard qui embrasse la posture et l’histoire globale plutôt que l’organe ou le symptôme isolé. Ils y trouvent le sentiment d’être entendus dans la complexité de leur vécu, là où le médecin de ville, écrasé par la charge administrative et la pénurie de temps, ne peut plus toujours l’offrir. Le succès de l’ostéopathie n’est donc pas un symptôme d’irrationalité collective ; il est un symptôme de rationalité douloureuse : les patients comparent ce qu’on leur propose et choisissent ce qui soulage vraiment leur souffrance, y compris la souffrance d’être réduit à un dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et ailleurs ?</h2>



<p>La France, avec ses 30 000 ostéopathes pour 68,5 millions d’habitants, détient un ratio unique en Europe, très loin devant le Royaume-Uni ou l’Allemagne, où cette activité reste encadrée et numériquement contenue. Cette exception n’est pas seulement l’héritage d’une réglementation historiquement permissive ; elle est la traduction chiffrée d’un besoin que le système de santé n’a pas su capter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recadrer le débat</h2>



<p>Julia de Funès nous a donc donné le seul cadre intellectuel fécond : cesser de se battre sur le terrain de la scientificité, où l’ostéopathie perdra toujours, pour se battre sur le terrain de l’écoute et de l’organisation des soins, où la médecine conventionnelle, chargée de ses contradictions, a tout à perdre si elle reste immobile.</p>



<p>La réponse ne passe pas par l’interdiction ou la moquerie. Elle passe par le retour, au cœur de la médecine scientifique, de ce qu’elle a progressivement abandonné : des consultations qui prennent le temps nécessaire, des parcours réellement coordonnés, une formation sérieuse des médecins à l’approche biopsychosociale et à la communication thérapeutique, le développement d’une médecine manuelle et d’une kinésithérapie validées scientifiquement pour répondre au besoin légitime de contact physique.</p>



<p>Tant que ces transformations structurelles ne seront pas engagées, dénoncer la pseudoscience risque de rester un exercice de bonne conscience qui confortera les patients dans leur choix plutôt que de les ramener vers un système qui aura enfin compris la leçon.</p>



<p>L’ostéopathe est devenu, comme l’écrit Julia de Funès, « le nouveau dieu de nos existences modernes » non parce que nous sommes devenus fous, mais parce que la médecine, dans sa forme actuelle, a parfois oublié d’être humaine. C’est la leçon la plus dure, et la plus utile, qu’un philosophe pouvait adresser aux soignants. Il serait tragique qu’elle reste lettre morte.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Photo Julia de Funès en 2018 &#8211; Source Wikipédia</em></p>



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		<title>La propriétaire du chat Rémi à Agde écope d&#8217;une amende : analyse d&#8217;un buzz</title>
		<link>https://citizen4science.org/la-proprietaire-du-chat-remi-a-agde-ecope-dune-amende-analyse-dun-buzz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 16:22:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Chats]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des animaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[protection des animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Pseudoscience]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[Derrière l&#8217;amende virale, une affaire de voisinage comme la France en compte des milliers, et des inquiétudes pour la gente]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Derrière l&rsquo;amende virale, une affaire de voisinage comme la France en compte des milliers, et des inquiétudes pour la gente féline et son attrait comme animal de compagnie</h3>



<p>Un chat roux « condamné » à 1 250 euros d&rsquo;amence pour avoir uriné sur une couette : l’histoire a fait le tour des médias en quelques heures, <a href="https://www.leparisien.fr/herault-34/cette-habitante-dagde-ecope-de-1250-euros-damende-car-son-chat-se-rendait-chez-le-voisin-30-10-2025-HS62J455ONHTTIO2UZ4TL3L4PM.php">le Parisien</a> en tête. Le 17 janvier 2025, le tribunal judiciaire de Béziers n’a pas jugé un animal, comme l&rsquo;ont déformé certains médias, mais sa propriétaire. Cette dame d&rsquo;Agde, doit indemniser son voisin pour des dégradations répétées. Tout commence en 2023. Son voisin, fraîchement installé, refait son crépi, mais des traces de pattes apparaissent. Puis une couette mise à sécher est souillée et des excréments jonchent le jardin. Il installe des caméras, déclare le dispositif à la CNIL, et accumule les preuves. Rémi, chat roux au pelage distinctif, est filmé à plusieurs reprises. En août 2025, le voisin réclame 2 200 euros. Dominique refuse, et le dossier, épais de 90 pages, atterrit au tribunal.</p><div id="citiz-2072659736" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Le jugement : responsabilité automatique et astreinte</h2>



<p>Le juge applique l’article 1242 du Code civil : le gardien d’un animal est responsable des dommages qu’il cause, même sans faute. Les vidéos sont irréfutables ; les arguments de la défense , soit l&rsquo;existence d’autres chats roux dans le quartier , sont balayés. Dominique est condamnée à 1 250 euros de dommages et intérêts, plus une astreinte de 30 euros par franchissement prouvé de la clôture. En cas de récidive, l’amende grimpera à 2 000 euros et l’astreinte à 150 euros. Le jugement n’est pas public (informations <em>Le Parisien</em>). L’astreinte n’est pas une punition, mais un moyen de pression : elle court tant que l’infraction persiste. Elle vise ici à forcer Dominique à empêcher Rémi d’entrer chez le voisin, avec comme moyens, clôture anti-chat, répulsifs ultrasoniques ou collier GPS. Il laisse une porte de sortie : l&rsquo;action de la propriétaire de Rémi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Précédents en cascade</h2>



<p>L’affaire n’a rien d’exceptionnel. En 2018, la Cour de cassation a confirmé la responsabilité d’un propriétaire dont le chat griffait une voiture voisine. En 2022, la cour d’appel de Paris a accordé 1 500 euros pour des plantes tuées par l’urine d’un félin. À Lyon, en 2023, un tribunal a imposé 1 200 euros plus une astreinte de 50 euros par récidive. Avec la généralisation des caméras, ces dossiers se multiplient ; les notaires de l’Hérault estiment à une plainte par heure les litiges impliquant des animaux.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison internationale</h2>



<p>En Europe, la France n’est pas isolée. En Allemagne, le principe est identique (article 833 du BGB), mais une médiation obligatoire précède souvent le tribunal. Au Royaume-Uni, l&rsquo;<em>Animals Act 1971</em> impose une responsabilité stricte : un cas similaire à Manchester, en 2023, a abouti à 900 livres sterling d’indemnisation. En Belgique, la cour d’appel de Liège a condamné en 2024 un propriétaire à 1 800 euros pour des excréments répétés, avec astreinte de 100 euros par semaine. Aux États-Unis, la règle varie selon les États : responsabilité stricte en Californie, preuve de négligence à New York. Les procès sont plus fréquents, les montants plus élevés, un chat ayant détruit un canapé en cuir a valu 3 200 dollars en 2024. Les juges américains privilégient les injonctions : confiner l’animal ou installer une clôture, sous peine d’amende quotidienne.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les avantages d’une médiation et ce que révèle l’affaire</h2>



<p>Plutôt que d’enchaîner les audiences comme à Agde, une médiation aurait pu désamorcer le conflit dès 2023. En France, les conciliateurs de justice,  gratuits et accessibles sans avocat, traite 70 % des litiges de voisinage avec succès en deux rendez-vous. Confidentielle, rapide (quelques semaines contre des mois au tribunal) et impartiale, ils rétablissent le dialogue : le propriétaire installe un filet, le voisin tolère les passages occasionnels, et l’accord est homologué par le juge, avec force exécutoire. Dans l’Hérault, la commission départementale de conciliation gère précisément ces cas, évitant 80 % des procès pour troubles liés aux animaux. À Béziers, la Maison René Cassin propose une médiation locale pour nuisances de voisinage, transformant une guerre en cohabitation pacifique, sans buzz viral ni astreinte galopante. Derrière ce buzz, on trouve une réalité prosaïque : 15 millions de chats en France, des voisins équipés de caméras, et un droit qui ne transige pas avec les preuves. Le jugement n’est ni absurde ni disproportionné. Il est l’application mécanique d’une règle ancienne dans un monde nouveau. Dominique n’a pas fait appel, sur conseil de son avocat. Une nouvelle audience est prévue en décembre 2025 pour examiner la récidive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inquiétude des propriétaires de chats et les risques pour l’adoption</h2>



<p>Si l’affaire du chat Rémi met en lumière la responsabilité civile des propriétaires, elle soulève aussi une inquiétude légitime chez les 15 millions de foyers français comportant un chat : cette jurisprudence pourrait-elle transformer la divagation, un comportement naturel, en source de sanctions financières récurrentes, voire d&rsquo;une certaine forme de maltraitance animale finalement ? En zone pavillonnaire comme à Agde, où les jardins s’entremêlent sans clôtures infranchissables, les chats expriment leur instinct explorateur, essentiel à leur bien-être. Les vétérinaires et associations comme la SPA rappellent que les félins domestiques, surtout ceux adoptés en refuge comme Rémi (un ancien chat errant), ne sont pas conçus pour une vie confinée : l’enfermement prolongé mène souvent à l’obésité, au stress, à l’agressivité ou à la dépression, comme l’observe Dominique, qui décrit son compagnon « assigné à résidence » depuis janvier, ayant pris du poids et montrant des signes d’irritabilité. La SPA, par la voix de son directeur général Guillaume Sanchez, alerte selon <em>Le Parisien</em> sur un risque de « coup de frein terrible aux adoptions ». Cette peur est d’autant plus fondée que les refuges, déjà saturés (comme le souligne une étude SPA-Affinity de 2024 sur les abandons en hausse), pourraient voir les adoptions chuter si les futurs maîtres hésitent face à un risque judiciaire imprévisible. Pourtant, des solution plus ou moins simples à mettre en pratique existent pour les voisins plaignants : répulsifs naturels (agrumes, ultrasons) ou filets anti-intrusion chassent les chats sans cruauté, préservant la liberté de tous sans recourir au tribunal. Une jurisprudence trop stricte risquerait non seulement de pénaliser les animaux, mais aussi d’alimenter une culture de la délation entre voisins, au détriment du vivre-ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vrai défi : vivre ensemble, pas se barricader</h2>



<p>Les filets à deux mètres, les colliers GPS ou les répulsifs ultrasoniques ne sont pas des solutions miracles, car un chat déterminé franchira toujours une clôture, sautera par-dessus un mur ou sur un toit. Ce ne sont pas des moutons, mais des prédateurs territoriaux, et les quartiers pavillonnaires ne sont pas des enclos. Le vrai problème n’est pas technique, mais humain : pourquoi, dans une rue d’Agde comme ailleurs, préfère-t-on filmer, accumuler des preuves et saisir la justice plutôt que parler, tolérer ou repousser sans cruauté ? Le droit est clair, la responsabilité réelle, mais l’affaire Rémi interroge surtout notre capacité collective à cohabiter. Avec 15 millions de chats et autant de jardins, la France n’a pas besoin de forteresses anti-félins, mais de voisins qui acceptent que la liberté d’un animal, comme celle d’un enfant qui joue au ballon – s’arrête là où commence le dialogue, pas l’astreinte. Sinon, le prochain Rémi ne sera pas jugé : il ne sera jamais adopté.</p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Havvanur</em><br></p>



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		<title>Pseudo-sciences et fake médecine à l&#8217;assaut des maisons de santé : un danger pour la santé publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:25:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Charlatanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), conçues pour pallier la pénurie de médecins, sont infiltrées par les praticiens de pseudo-médecines,]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading">Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), conçues pour pallier la pénurie de médecins, sont infiltrées par les praticiens de pseudo-médecines, pratiques non éprouvées, formés dans des écoles privées agréées par l&rsquo;État ou des DU ambigus. Le phénomène touche aussi d&rsquo;une façon générale les cabinets médicaux</h2>



<p>Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) ont été créées pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires en pénurie de médecins. Ces structures réunissent médecins, infirmiers et kinésithérapeutes, mais accueillent aussi un nombre croissant de non-professionnels de santé exerçant des « médecines alternatives » ou autres pratiques non conventionnelles », comme l’ostéopathie, l&rsquo;homéopathie, la réflexologie ou la naturopathie. Souvent issus d’écoles privées aux agréments trompeurs, de diplômes universitaires (DU) dont la persistance voir l&rsquo;essor interroge ou reconvertis via des formations douteuses, ces praticiens profitent de défaillances réglementaires. Ce problème est aggravé, voire entretenu par un puissant lobby qui cherche à institutionnaliser les pseudo-médecines avec des appuis politiques et universitaires. Un phénomène inquiétant qui menace la santé publique</p><div id="citiz-891447976" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">L’essor des pratiques non conventionnelles dans les MSP&#8230; et ailleurs</h3>



<p>Les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) séduisent environ 40 % des Français, selon une enquête de la DGCCRF (2020-2021), souvent par méfiance envers la médecine conventionnelle ou pour pallier un manque d’écoute. Dans les MSP, la pénurie de professionnels pousse à intégrer des praticiens non conventionnels pour combler les locaux vacants. Le Dr Claire Siret, dans un <a href="https://citizen4science.org/medecines-douces-alternatives-lordre-des-medecins-alerte-sur-les-derives-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles/">rapport de l’Ordre des médecins (2023), alerte</a> : «<em> Certaines MSP sont majoritairement occupées par des praticiens aux approches non validées, créant une confusion pour les patients. </em>» Ces praticiens, qu’ils soient ostéopathes affichant un « DO » (diplôme d&rsquo;osthéopathie) ou réflexologues, utilisent des plaques professionnelles évoquant la médecine, renforçant leur apparente légitimité. Le rapport annuel de la Miviludes (2022) note une augmentation des signalements liés à des PSNC dans des structures médicales, soulignant que « l’<em>intégration de ces pratiques dans des lieux officiels accroît leur crédibilité indue</em> ». <br>En ville y compris loin des déserts médicaux, on constate un phénomène à l&rsquo;identique avec des cabinets médicaux qui accueillent en leur sein des praticiens non professionnels de santé ni auxiliaires médicaux.<br>Dans les rues, des plaques de pseudo-médecins et autres <em>thérapeutes</em> fleurissent, témoignant de l&rsquo;installation d&rsquo;auto-entrepreneurs en quête de « patients ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Écoles privées et reconversions : une fabrique de pseudo-praticiens</h3>



<p>Les écoles privées dédiées sont au cœur de cette infiltration. Elles proposent des formations coûteuses (5 000 à 10 000 euros par an) en ostéopathie, réflexologie, naturopathie ou sophrologie, souvent estampillées « agréées par l’État ». Le titre « DO » (diplômé en ostéopathie), délivré par des écoles comme l’Institut Toulousain d’Ostéopathie ou le Collège Ostéopathique Européen, est présenté comme un diplôme officiel, alors qu’il n’a pas de valeur médicale (<em>Le Monde</em>, 2022). <a href="https://citizen4science.org/la-dgccrf-met-en-garde-sur-les-medecines-non-conventionnelles-et-autres-medecines-douces-et-medecines-alternatives/">La DGCCRF a recensé des allégations thérapeutiques illégales</a>, comme des promesses de « guérir » des troubles graves par la réflexologie plantaire ou la naturopathie. Ces écoles attirent des professionnels libéraux reconvertis, kinésithérapeutes, infirmiers, mais aussi enseignants ou esthéticiennes devenues réflexologues, via des formations courtes (parfois un an). Par exemple, l’École Internationale de Réflexologie ou le Centre de Formation en Naturopathie délivrent des « certificats professionnels » sans contrôle scientifique, permettant à ces reconvertis de s’installer dans des MSP. Ces populations de praticiens se font souvent appeler « thérapeutes » et parlent de leurs « patients ». Nous avons aussi  identifié des surfeurs sur cette vague qui s&rsquo;affichent comme « <em>accélérateurs de cabinet</em> » de « thérapeute », qui ne s&rsquo;intéressent guère à ce que vous vendez mais promettent de vous faire vendre beaucoup grâce à un plan marketing.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des diplômes universitaires qui brouillent les pistes</h3>



<p>Certaines universités aggravent la confusion en proposant des DU en lien avec des PSNC, comme la « médecine anthroposophique » à Strasbourg ou l’« aromathérapie » à Dijon. Ces formations, bien que n’accordant pas de titre médical, sont perçues comme une validation académique. Le rapport de l’Ordre des médecins (2023) critique ces DU, appelant à limiter leur développement. Nous avions dénoncé l&rsquo;an dernier dans ces colonnes notamment les <a href="https://citizen4science.org/pseudoscience-lenseignement-de-lhomeopathie-aux-medecins-et-son-statut-de-medicament-comme-cause-de-sa-persistance/">DU interuniversitaires d&rsquo;homéopathie en plein essor</a>. La MIVILUDES, dans son rapport 2023, souligne que « ces DU, en légitimant des pratiques non validées, contribuent à la confusion dans l’esprit du public ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le lobbying de l’A-MCA : une infiltration au sommet de l&rsquo;État</h3>



<p>L’Agence des Médecines Complémentaires et Alternatives (A-MCA), créée en 2020, ambitionnait de devenir une agence gouvernementale pour réguler les PSNC, chaperonnée par la ministre de la santé éphémère, Agnès Firmin-Le Bodo. Dénoncée par les Académies nationales de médecine et de pharmacie et Citizen4Science, association d&rsquo;information et de médiation scientifique qui est notre éditeur et lanceur d&rsquo;alerte sur cette structure,<a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">  l’A-MCA bénéficie d’appuis politiques et universitaires</a>. Nous avons déjà pointé les conflits d’intérêts des dirigeants de l’A-MCA, comme un médecin membre d’une mutuelle santé et un professeur lié à des formations privées. Un article du 20 septembre 2023, D&rsquo;autres lanceurs d&rsquo;alerte, ont révélé des pressions exercées par un professeur de médecine, président du CUMIC (lié à l’A-MCA), menaçant un chercheur pour protéger les intérêts des PSNC, illustrant l’infiltration au plus haut niveau. La MIVILUDES, dans son rapport 2022, met en garde contre «<em> l’influence croissante de structures comme l’A-MCA, qui cherchent à légitimer des pratiques non validées au sein des institutions </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un danger amplifié par les réseaux sociaux</h3>



<p>Les réseaux sociaux amplifient ces dérives. Des praticiens reconvertis, comme des réflexologues ou naturopathes, se présentent comme « experts en santé naturelle » sur Instagram ou TikTok, attirant des patients avec des promesses illusoires. Le rapport de la MIVILUDES (2023) cite un patient décédé d’un cancer après avoir suivi les conseils d’un naturopathe reconverti prônant des jeûnes, soulignant que « les dérives sectaires dans les PSNC sont en hausse, avec des risques graves pour la santé ». Nous avions suivi pendant la crise du Covid le cas d&rsquo;expert en santé auto-proclamé exilé hors France bien qu&rsquo;elle reste sa seule cible, Jérémie Mercier, dont l&rsquo;activité semble fort heureusement en perte de vitesse. <a href="https://citizen4science.org/jeremie-mercier-apprenti-gourou-episode-1-normalien-docteur-de-votre-sante/">Une série d&rsquo;articles est dédiée à ses pratiques douteuses</a>. Elle illustre bien le phénomène et ses ressorts.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La responsabilité du gouvernement </h3>



<p>En accordant des agréments à des écoles privées et à leurs formations diplômantes sans exiger de standards scientifiques, il permet la formation de praticiens aux compétences douteuses. Le Code de la santé publique, réservant le diagnostic et le traitement aux professionnels de santé, est contourné par l’absence de contrôle sur l’usage du terme « médecine » et l&rsquo;utilisation de termes alternatifs comme « praticien » ou « thérapeute ». Les sanctions pour exercice illégal sont rarement appliquées (DGCCRF, 2021). Les DU et agréments d’écoles privées confèrent une légitimité imméritée, tandis que le lobbying de l’A-MCA, infiltré au niveau parlementaire et gouvernemental, pousse à institutionnaliser les pseudo-médecines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un péril pour la santé publique</h3>



<p>L’intégration de non-professionnels de santé et de professionnels paramédicaux dans leur spécialité exclusive dans les MSP met en danger la santé publique. Leur proximité avec des médecins prête une crédibilité imméritée, qui peut inciter  les patients à se détourner de traitements validés. Une étude de la DREES (2022) montre une défiance croissante envers la médecine conventionnelle, alimentée par des promesses illusoires. Les conséquences incluent des retards de diagnostic, des abandons de traitements et des décès évitables. Il existe également un risque de dérives sectaires établi.</p>



<p></p>



<p>L’infiltration des non-professionnels, issus de reconversions via des écoles privées ou des DU ambigus, et soutenue par le lobbying de l’A-MCA au plus haut niveau de l’État, constitue une menace certaine pour la santé publique. Le gouvernement, en validant ces formations douteuses et en tolérant l’influence de l’A-MCA, a une responsable clairement établie. Une régulation stricte, interdisant l’usage abusif du terme « médecine », renforçant les contrôles sur les écoles privées, en supprimant les agréments de formations pseudoscientifiques et neutralisant les lobbies, est urgente pour garantir que les MSP et les cabinets médicaux restent des lieux de soins fiables, ancrés dans la science pour des pratiques éprouvées.<br></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : <strong>source www.sante.gouv</strong></em></p>



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<p></p>
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		<title>Effet placebo : quand l&#8217;esprit devient chimiste</title>
		<link>https://citizen4science.org/effet-placebo-quand-lesprit-devient-chimiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 11:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[L’effet placebo, ce mystère où une pilule sans substance active soulage des maux, intrigue la science depuis des siècles. Explorons]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’effet placebo, ce mystère où une pilule sans substance active soulage des maux, intrigue la science depuis des siècles. Explorons ce phénomène, entre rigueur scientifique qui sait en contourner l&rsquo;écueil et les ambiguïtés légales qui le consacre, comme l&rsquo;illustre le cas de l&rsquo;homéopathie</h2>



<p>C&rsquo;est un <a href="https://www.medscape.com/viewarticle/why-placebo-may-work-better-when-you-know-its-placebo-2025a10008an?ecd=WNL_trdalrt_pos1_ous_250410_etid7351451&amp;uac=428303CX&amp;impID=7351451">article</a> publié le 7 avril dans Mescape Medical News qui est à l&rsquo;origine du nôtre. Il a attiré notre attention par son titre : « <em>Pourquoi un placebo peut-il mieux fonctionner si vous savez que c&rsquo;est un placebo ?</em>  (traduit de l&rsquo;anglais). L&rsquo;idée est assez contre-intuitive de ce qui est communément admis sur l&rsquo;effet placebo.</p><div id="citiz-3988581496" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h3 class="wp-block-heading">Les essais cliniques en double aveugle : un must méthodologique</h3>



<p>Pour évaluer un médicament, rien ne vaut les essais cliniques randomisés en double aveugle. Les participants sont répartis aléatoirement : un groupe reçoit le traitement actif, l’autre un placebo, une substance inerte, c&rsquo;est-à-dire sans substance active d&rsquo;un point de vue pharmacologique, à l&rsquo;aspect identique au médicament actif. Le « double aveugle » garantit que ni les patients ni les chercheurs ne savent qui reçoit quoi, évitant les biais d&rsquo;évaluation.</p>



<p>Cette modalité méthodologique est cruciale pour isoler les effets réels du médicament de ceux liés à l’attente ou à la suggestion des participants et des chercheurs. Sans cela, un patient pourrait se sentir mieux simplement parce qu’il se sent l&rsquo;objet d&rsquo;une attention et d&rsquo;une prise en charge ou « croit » au traitement, faussant les résultats. Il élimine aussi l’influence des chercheurs, qui pourraient biaiser les données par leur avis préconçu sur les résultats attendus. Enfin, la randomisation équilibre les différences entre les groupes (âge, sexe, état de santé,&#8230;), assurant des analyses plus fiables. C’est cette rigueur qui permet de dire si un médicament agit vraiment, au-delà des illusions de l’esprit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le placebo : un pouvoir caché</h3>



<p>Pourtant, dans ces essais, le groupe placebo montre parfois des améliorations. L’effet placebo repose sur une idée fascinante : croire en un traitement peut modifier notre état de santé. Un comprimé de sucre ou une injection de liquide physiologique peut réduire la douleur, l’anxiété ou certains symptômes digestifs. Des études ont révélé que des patients souffrant de migraines ou de stress rapportent un soulagement après la prise d&rsquo;un placebo dépourvu d&rsquo;ingrédient actif. Cet effet s’explique comme on l&rsquo;a vu par la prise en charge et les attentes, qui déclenchent des réponses neurochimiques comme la libération d’endorphines, et par le rituel thérapeutique, qui renforce le sentiment de soin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les placebos en connaissance de cause : une révélation</h3>



<p>L’article de Medscape met en lumière une découverte intrigante : les placebos peuvent fonctionner même quand les patients savent qu’ils en prennent un. Ces<br>« <em>placebos en ouvert</em> » (« <em>open-label</em>« , par opposition à la méthodologie en aveugle évoquée plus haut) ont été évalués dans des études sur le syndrome de l’intestin irritable, les douleurs chroniques ou la dépression. Les participants, informés qu’ils reçoivent une substance inerte, ressentent malgré tout des améliorations. Medscape cite des recherches où des patients atteints des douleurs lombaires ont vu leurs symptômes diminuer après avoir pris un comprpimé clairement étiqueté comme placebo.</p>



<p>Pourquoi cela marche-t-il ? Même en connaissant la vérité, les patients conservent une attente positive, surtout si on leur explique que le placebo a aidé d’autres personnes. Le rituel thérapeutique semble aussi activer des réponses physiologiques. Des IRM montrent des changements dans les zones cérébrales liées à la douleur ou au bien-être, suggérant une base biologique à cet effet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’homéopathie : un placebo vendu légalement comme médicament</h3>



<p>L’homéopathie illustre un cas controversé où l’effet placebo se mêle à une pratique médicale. Basée sur des dilutions extrêmes – au point qu’il ne reste souvent aucune molécule active –, elle est fréquemment comparée à un placebo sophistiqué. Des études rigoureuses, comme celles publiées dans The Lancet, n’ont pas démontré d’efficacité supérieure à celle d’un placebo. Pourtant, elle reste populaire et prescrite par certains médecins. En France, le Code de la santé publique, dans son article L.5111-1, définit les « médicaments par présentation » comme tout produit « présenté comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales ». Cette définition autorise l’homéopathie à être classée comme médicament, même sans substance active, car elle est présentée comme thérapeutique, laissant supposer que son effet repose sur le placebo.</p>



<p>Ce statut est renforcé par l’article L.5121-1 (11°) du Code de la santé publique qui définit un « <em>médicament homéopathique</em> » comme « <em>tout médicament obtenu à partir de substances appelées souches homéopathiques, selon un procédé de fabrication homéopathique décrit par la pharmacopée européenne, la pharmacopée française ou, à défaut, par les pharmacopées utilisées de façon officielle dans un autre État membre de l’Union européenne</em>« . En 2021, l’homéopathie a été déremboursée par la Sécurité sociale après un avis de la Haute Autorité de santé concluant à son manque d’efficacité. Pourtant, elle reste largement enseignée dans les facultés et surtout, prescrite par des médecins.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La prescription médicale comme socle de la validité</h3>



<p>Ces prescriptions sont possibles grâce à des formations spécifiques. Bien que l’homéopathie ne soit pas une spécialité médicale officielle reconnue par l’Ordre des médecins (article L.4111-1, qui réserve l’exercice de la médecine aux docteurs en médecine), des diplômes universitaires (DU) ou interuniversitaires (DIU) en homéopathie existent. Accessibles aux médecins diplômés, ces cursus, proposés par des universités comme Paris, Lille ou Lyon, leur permettent de prescrire des remèdes homéopathiques dans le cadre légal de leur activité. Ces médecins, souvent généralistes, se désignent parfois comme « homéopathes », mais cette qualification reste une compétence supplémentaire, non une spécialité au sens strict. Cette situation entretient une ambiguïté et teinte l&rsquo;homéopathie de validité médicale : vendre un placebo comme un médicament légitime peut tromper les patients, mais les prescrire enfonce le clou de la validité aux yeux du grand public.<br>Reconnaissons tout de même un bienfait à l&rsquo;existence légale du médicament par présentation : vanter des propriétés thérapeutiques de produits non médicamenteux ouvre la voie à des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Limites et perspectives</h3>



<p>Les placebos, qu’ils soient administrés « en ouvert » ou « en aveugle » dans le cadre de la recherche clinique, ou masqués comme avec l&rsquo;homéopathie, ont des limites. Ils ne fonctionnent pas pour tous, et leur impact varie selon les conditions. Une infection grave ne guérira pas avec une pilule de sucre, bien que la douleur associée puisse être atténuée. Leur efficacité reste aussi souvent modeste et temporaire.<br>Boiron, le laboratoire pharmaceutique français qui a construit son succès sur les médicaments homéopathiques, a subi de plein fouet le déremboursement de ces médicaments i y a quelques années. Pourrait-il s&rsquo;appuyer sur une nouvelle communication ou il revendique son homéopathie comme du placebo « en ouvert » ? On peut en douter, car autant coller une étiquette « placebo » sur sa bouteille ou de jus d&rsquo;orange.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une affaire de chimie quand même, après tout ?</h3>



<p>L’effet placebo semble défier la médecine moléculaire. Pourtant, tout semble finalement être une affaire de chimie à l&rsquo;arrivée. La « psychologie du placebo », entre attentes, confiance, rituel de la prise en charge se traduit par des effets chimiques réels dans l’organisme. Quand un patient croit en un comprimé, son cerveau libère des substances comme la dopamine ou les endorphines, apportant des effets positifs même si non spécifique de la pathologie ciblée. Les IRM mentionnées dans Medscape confirment ces changements cérébraux mesurables, tout comme ceux induits par des traitements actifs. Ainsi, que ce soit via un déclencheur sous forme de placebo-« médicament » granule homéopathique ou un placebo avoué « tout court&rsquo;, l’esprit peut agir comme un chimiste sur l&rsquo;organisme, comme le font les médicaments à substance active.</p>



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		<title>Déontologie médicale : L&#8217;Ordre des médecins publie les dix commandements du médecin créateur de contenus sur les réseaux sociaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 14:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Déontologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette charte vise protéger les usagers en matière de santé mais aussi à préserver l&#8217;image de la profession médicale et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cette charte vise protéger les usagers en matière de santé mais aussi à préserver l&rsquo;image de la profession médicale et empêcher certaines dérives, à l&rsquo;heure où les réseaux sociaux sont une précieuse source d&rsquo;information et d&rsquo;échange, mais aussi source de dangers et dévoiements ; notre analyse : les médecins en recherche de notoriété, format influenceurs et militants numériques sont visés et vont devoir modifier leurs pratiques de communication sur les plateformes</h3>



<p>Ce sont les règles d&rsquo;or à respecter par les médecins qui publient sur des plateformes internet ou interviennent sur les réseaux sociaux. Ils sont parus en janvier dernier, avec l e leitmotiv suivant  : la nécessité d&rsquo;une information médicale rigoureuse. L&rsquo;Ordre des médecins le voit comme une arme de défense préventive contre les fausses informations (« <em>fakenews</em>« ) médicales qui se développent et peuvent devenir virales sur les réseaux sociaux, lieux où le grand public va souvent chercher ses informations, justement. Or, et notamment à la faveur de la crise sanitaire du Covid-19, la désinformation médicale a pris dans l&rsquo;ampleur, profitant d&rsquo;une période incertaine et de la défiance en la science, parfois instillée malicieusement par des profiteurs de crise.</p><div id="citiz-986126359" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondements dans le Code de déontologie médicale</h2>



<p>Rappelons l&rsquo;article 13 du Code de déontologie médicale (article R.4127-13 du code de la santé publique), qui s&rsquo;applique aux actions d&rsquo;information du public « à caractère éducatif, scientifique ou sanitaire » . Dans ce cadre, le médecin ne doit faire était que de données éprouvées, être prudent et se soucier des « répercussions de ses propos » auprès du public. Second point, particulièrement intéressant : lors de ces actions de communication, le médecin ne doit pas avoir en tête de « tirer profit de son intervention dans le cadre de son activité professionnelle, ni à en faire bénéficier des organismes au sein desquels il exerce ou auxquels il prête son concours. Enfin, il ne doit pas non plus viser à « promouvoir une cause qui ne soit pas d&rsquo;intérêt général ».</p>



<p>L&rsquo;article 14 stipule aussi que les procédés nouveaux de diagnostic ou de traitement donc non suffisamment éprouvés ne doivent pas être divulgués au « public non médical ». En miroir, on a l&rsquo;article 39 qui interdit la pratique du charlatanisme.</p>



<p>L&rsquo;article 19 est clé, décrivant les caractéristiques d&rsquo;une communication professionnelle que le médecin doit par obligation adopter. Tout d&rsquo;abord, il rappelle que le médecin peut librement communiquer au public « par tout moyen, y compris un site internet » ses compétences, pratiques et parcours professionnels. En toute déontologie, c&rsquo;est-à-dire : une communication « loyale et honnête », qui « ne fait pas appel à des témoignages de tiers, n&rsquo;est pas basée sur « des comparaisons avec d&rsquo;autres médecins ou établissements », n&rsquo;incite pas à la surconsommation inutile de soins ou d&rsquo;actes de prévention.  <br>L&rsquo;article précise, à nouveau, l&rsquo;importance de se baser sur des données et informations étayées, et non présenter comme acquises des hypothèses non encore confirmées.</p>



<p>On peut rappeler aussi l&rsquo;article 31 qui requiert que le médecin s&rsquo;abstienne de « tout acte de nature à déconsidérer » la profession, et ce même « en dehors de l&rsquo;exercice » de celle-ci.</p>



<p>Enfin, quand on parle de communication du médecin, on ne peut oublier non plus son obligation de secret médical (article 4).</p>



<h4 class="wp-block-heading">2018 : Les recommandations du rapport « Déontologie médicale sur le web »</h4>



<p>Il s&rsquo;agit de la première formalisation de recommandations sur la production de contenus sur internet par les médecins. Les principes énoncés reprennent principalement des éléments fondateurs du Code de déontologie médicale. Cela reste des recommandations, d&rsquo;ordre général. <br><br>Le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins y établit cinq principes : le respect de la dignité et de la probité, qui stipule que les publications des médecins sur internet doivent être conformes à l’honneur de la profession, éviter toute polémique inutile ou atteinte à la réputation des confrères ; l&rsquo;exactitude scientifique : Les informations diffusées doivent reposer sur des données validées et ne pas induire en erreur le public ; l&rsquo;interdiction de publicité : Un médecin ne peut pas utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir ses services ou faire de la publicité directe ; le respect de la confidentialité, à savoir l&rsquo;interdiction de publier des données permettant d&rsquo;identifier un patient ; et enfin, la nécessité d&rsquo;être prudent dans les échanges publics : Les médecins doivent éviter de donner des conseils médicaux personnalisés dans des espaces publics, car cela pourrait engager leur responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025 : Les dix commandements pour les contenus sur réseaux sociaux et plateformes</h2>



<p>Cette charte passe des recommandations à l&rsquo;engagement actif des médecins  à les respecter. La crise du Covd-19 et ses profiteurs, ainsi que le <a href="https://citizen4science.org/medecines-douces-alternatives-lordre-des-medecins-alerte-sur-les-derives-des-pratiques-de-soins-non-conventionnelles/#google_vignette">rapport de l&rsquo;Ordre des médecins sur les pratiques non conventionnelles</a> en santé publié en 2023 sont passés par là, dénonçant de nombreux abus sur les réseaux sociaux, y compris par des médecins et autres professionnels de santé.</p>



<p><br>En bas de cet article se trouve l&rsquo;intégralité de la Charte du médecin créateur de contenu responsable, que nous nous proposons d&rsquo;analyser et commenter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">1<em>&#8211;<strong> Je pourrai intervenir sur les réseaux sociaux et plateformes en tant que médecin pour délivrer du contenu pédagogique s’adressant à des confrères, des étudiants, ou d’autres professionnels de santé, du contenu médical et scientifique vulgarisé visant à sensibiliser et informer le grand public, ou tout autre contenu concernant des thématiques de santé.</strong></em><br></h4>



<p>À ce stade préliminaire, rien à signaler &#8211; l&rsquo;information du public en matière de santé fait partie de la mission du médecin.</p>



<h4 class="wp-block-heading">2<em>&#8211; <strong>J’utiliserai le terme docteur dans mon pseudonyme seulement si j’en possède effectivement le titre et je m’engagerai à informer l’ordre de cette activité.</strong></em></h4>



<p>Voilà qui pourra laisser perplexe certains lecteurs, considérant qu&rsquo;un médecin est de toute façon docteur. Et bien il existe une période où il ne l&rsquo;est pas pendant la seconde partie de son parcours étudiant ; car pour être docteur, il faut avoir obtenu son doctorat. Le doctorat de médecine est acquis après que le diplôme ait été décerné à l&rsquo;étudiant ; avoir présenté sa thèse ne suffit pas. L&rsquo;article « <em><a href="https://citizen4science.org/on-peut-etre-medecin-sans-etre-docteur-et-inversement/">On peut être médecin sans être docteur (et inversement) !</a></em> » évoque le sujet en détaillant le parcours de l&rsquo;étudiant en médecine.<br>En pratique, ce commandement numéro 2 est utile. On a vu des étudiants en médecine de 3e ou 4e année se présenter, parfois à la faveur du pseudonymat, <a href="https://citizen4science.org/lhistoire-rocambolesque-dun-coup-mediatique-dactivistes-de-reseaux-sociaux-autour-de-laffaire-raoult/">se présenter comme docteur, voire médecin spécialiste ou généraliste</a>.<br>Ces dernières années, c&rsquo;est la crise sanitaire et l&rsquo;affaire du Professeur Raoult et son hydroxychloroquine qui ont été alimenté la génération spontanée d&rsquo;experts médicaux autoproclamés toujours très spécialisés dans les sujets qui font le buzz. Des docteurs en chimie, sociologie, histoire ou informatique donnent ainsi de véritables cours de médecine ou de pharmacie, n&rsquo;hésitant pas à leurrer le public en affichant leur titre de « Dr ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">3<em>&#8211; <strong>Je m’astreindrai à produire un contenu daté, avec sources explicites et détaillées que je m’efforcerai de mettre à jour.</strong></em></h4>



<p>Source et dater ses informations, c&rsquo;est la base de la bonne gestion de l&rsquo;information. Respecter ce commandement, cela implique de changer drastiquement le mode de communication sur les réseaux sociaux et plateformes, où les échanges sont plutôt basés sur l&rsquo;argument d&rsquo;autorité, l&rsquo;appel à l&rsquo;émotion voire l&rsquo;agressivité.  Sourcer et dater ses affirmations n&rsquo;a rien de sexy ni vendeur. S&rsquo;y astreindre pour les médecins en recherche de notoriété est un défi.</p>



<h4 class="wp-block-heading">4<em>&#8211; <strong>Je n’utiliserai pas de moyens payants pour mieux référencer mon contenu et je respecterai les règles en matière d’influence responsable en mentionnant mes partenariats dans mes contenus.</strong></em></h4>



<p>Voilà un commandement qui remet en question les pratiques de médecins qui sont où se rêvent influenceurs sur les réseaux sociaux. On les retrouve sur la sulfureuse plateforme X (ex Twitter) d&rsquo;Elon Musk, avec des abonnements payants visant à promouvoir leurs contenus, dans une course à l&rsquo;audience et aux suiveurs. L&rsquo;abonnement Premium leur permet d&rsquo;être rémunérés par la plateforme en tant que créateur de contenus. Une véritable relation d&rsquo;affaires avec le patron milliardaire de X par monétisation des contenus, un Musk  que souvent, ironiquement, ils critiquent vertement. Le populisme sur les réseaux sociaux n&rsquo;est pas un vain mot.<br>Vont-ils donc abandonner leur coche bleue, signe distinctif des surfeurs de vague sur les réseaux sociaux et abandonner leur abonnement payant, leurs revenus sur les plateformes, et la mise à disposition d&rsquo;outils de suivi de leur progression en notoriété et en influence que leur offrent ces plateformes partenaires ? Ils y sont désormais tenus, pour des raisons éthiques et déontologiques clairement énoncées.</p>



<p></p>



<p><em>5- <strong>Je ne donnerai aucun conseil médical personnalisé sur les réseaux sociaux et plateformes à des utilisateurs.</strong></em></p>



<p>Pendant la pandémie de Covid-19, des internautes zélés, non professionnels de santé mais jouant au docteur sur Twitter ont dispensé des conseils publiquement, voire proposé une sorte de permanence sur leur messagerie Twitter pour conseiller individuellement les demandeurs sur la vaccination. On a vu également la création d&rsquo;une boîte de messagerie anonyme alimenté par un groupe de militants RS qui indiquait avoir des médecins et pharmaciens en son sein et pouvoir répondre aux questions et donner des conseils individuels les internautes. La tentation est parfois forte. Ainsi, ce point de la charte interdit ce genre de pratique. Quand on a une question sur sa santé et pour avoir des conseils personnalisés, une seule réponse possible sur les réseaux sociaux : consultez votre médecin ou votre pharmacien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>6- Je ne ferai ou je n’encouragerai la promotion d’aucune pratique ou thérapeutique non validée scientifiquement.</em></h4>



<p>Évidemment ici , on pense immédiatement aux nombreuses pratiques et remèdes charlatanesques vendus sur les réseaux sociaux. On peut penser qu&rsquo;elle n&rsquo;émanent pas de professionnels de santé ; pourtant l&rsquo;existence-même de ce 6e commandement montre que les médecins peuvent y céder. Cela a été le cas de Didier Raoult, l&rsquo;ex-patron de l&rsquo;IHU Marseille qui a abondamment promu l&rsquo;hydroxychloroquine pour le Covid-19, alors que la molécule n&rsquo;a jamais montré son efficacité dans cette indication. Plus délicat, le cas des produits de santé officiellement reconnus comme des médicaments, et donc enseignés dans les facultés. Le cas de l&rsquo;homéopathie est exemplaire : c&rsquo;est une thérapeutique précisément on validée scientifiquement. Des médecins sur les réseaux sociaux la promeuvent car ils peuvent en être prescripteurs ou tout simplement la défendre car selon eux sans danger. D&rsquo;autres vont au contraire, peu confraternellement, viser les pharmaciens d&rsquo;officine, pourtant  tenus d&rsquo;avoir de l&rsquo;homéopathie en stock. Là-dessus, l&rsquo;Ordre des médecins n&rsquo;assume pas ses propres contradictions puisque corporatiste, on ne le voit pas lutter pour supprimer la spécialisation de médecins en homéopathie, par exemple. D&rsquo;autres pratiques non éprouvées existent avec le même problème, comme l&rsquo;ostéopathie, certains actes étant sous monopole médical.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>7- Je ne ferai sur les réseaux sociaux et plateformes aucune promotion de ma propre activité et pratique médicale.</em></h4>



<p>Là, nous avons encore une fois un problème, car sur les réseaux sociaux, les médecins en recherche d&rsquo;influence (et souvent d&rsquo;argument basé sur l&rsquo;autorité), vont souvent faire référence à leur cabinet, clinique, hôpital), parfois indiqué comme un panneau publicitaires sur les plateformes. Simple volonté de transparence quant à leur activité ou affiliation médicale ou publicité ? C&rsquo;est compliqué de trancher, sauf à explorer les contenus publiés. Il peut être utile d&rsquo;aller voir la vitrine internet du praticien si elle existe : s&rsquo;il y fait de la publicité pour ses comptes de réseaux sociaux, on pourrait le voir comme de l&rsquo;auto-promotion multicanal et croisée. </p>



<p>8- Je ne créerai pas de contenu faisant la promotion commerciale de tout produit de santé, médicament ou dispositif médical.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>9- Je serai prudent dans les contenus délivrés et modéré dans mes propos et interactions avec les autres utilisateurs.</em></h4>



<p>Sur les réseaux sociaux, la notoriété est plutôt inversement corrélé avec la modération. En pratique, pour avoir de l&rsquo;engagement, il vaut mieux être dans l&rsquo;émotion et l&rsquo;indignation, tranché, binaire et excessif. Voilà comment se pose la difficulté pour les médecins en recherche d&rsquo;influence sur les réseaux : pour respecter ce commandement, il va falloir accepter de ne plus faire la course aux « likes » et « followers ». On est dans une problématique qui est associée aux abonnements payants sur les plateformes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>10 &#8211; J’utiliserai tous les moyens que les réseaux sociaux et plateformes mettent à disposition aux médecins pour s’identifier en tant que médecin, pour indiquer mes qualifications médicales reconnues par l’ordre et pour qualifier mon contenu de « contenu de santé ».</em></h4>



<p>Il y a ici une volonté de l&rsquo;Ordre de demander aux médecins d&rsquo;obtenir que leurs contenus soient labellisés « santé » et donc de qualité. Encore faudra-t-il aussi s&rsquo;engager à respecter la charte&#8230;qui finalement, dit que des qualifications médicales ne suffisent pas pour produire du contenu de qualité. </p>



<p>Alors, qui osera afficher publiquement cette charte et s&rsquo;engager à la respecter ? Cette charte s&rsquo;adresse visiblement aux médecins qui veulent être influenceurs et sont gros producteurs de contenus numériques sur leurs comptes de réseaux sociaux. Or, On l&rsquo;a vu, certains médecins, véritables militants sur la toile,  sont loin de cocher toutes les cases de cette charte parmi : auto-promotion et/ou de son cabinet, paiement des plateformes pour renforcer sa visibilité donc l&rsquo;auto-promotion, discours non mesuré,&#8230; etc. On pourrait aussi parler du militantisme politique sous couvert de science ou d&rsquo;argument d&rsquo;autorité.<br>Tout cela rend les actions de communication digitale des médecins concernés problématique, car manifestement non éthique et déontologique, référence ordinale désormais à l&rsquo;appui. Au moins, le cadre est posé.</p>



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<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Médecin du travail : un docteur qui ne prescrit ni ne soigne au rôle de prévention peu valorisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lou Serena]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 11:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Code de la santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est important car il intervient pour préserver la santé des travailleurs et faire de la prévention dans ce cadre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Il est important car il intervient pour préserver la santé des travailleurs et faire de la prévention dans ce cadre ; mais ces docteurs manquent de reconnaissance par leurs pairs et par le public</h3>



<p>Les médecins du travail ont un rôle clé dans le monde du travail, mais cette spécialité est peu ou mal connue. Il nous a semblé utile de faire un tour d&rsquo;horizon de cette spécialité : comment on accède à cette profession, quels sont ses rôles.</p><div id="citiz-3112530876" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Comment devient-on médecin du travail ?</h2>



<p>Il faut le reconnaître, la médecine du travail n&rsquo;est souvent pas une vocation. Ce qui nous permet de le dire, c&rsquo;est le choix que font les étudiants en médecine au moment de leur spécialisation. Pour cela, il faut comprendre comment fonctionne le système des études médicales : les étudiants choisissent leur spécialité dans l&rsquo;ordre de leur classement à un concours. Ils deviendront alors internes dans des services hospitaliers pendant quelques années avant d&rsquo;obtenir leur diplôme de médecine et d&rsquo;exercer. Les lauréats ont libre choix de leur spécialité, les lanternes rouges prennent ce que les autres ont laissé. <br>C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on a une vue précise et exacte du niveau d&rsquo;attractivité des spécialités médicales. Sans grande surprise, ce qui donne à la base un bon coup de pied dans la fourmilière de l&rsquo;image de la médecine « par vocation » et désintéressée : ce sont les spécialités les plus rémunératrices qui sont en tête des choix des étudiants ; dans l&rsquo;ordre sur le podium : la chirurgie plastique, l&rsquo;ophtalmologie et la dermatologie (suivi de la cardiologie et de la chirurgie maxillo-faciale).<br>En queue de peloton, les spécialités les moins prisées, comme par hasard on retrouve ce qui paie le moins en rémunération : la médecine du travail, la biologie médicale et la santé publique (suivi de la psychiatrie et de la gériatrie). Vous l&rsquo;avez compris, ce sont donc les derniers au concours qui se retrouveront à coup presque sûr médecins du travail.<br>Si l&rsquo;argent apparaît donc comme un critère de choix essentiel, avec des rémunérations qui varient couramment du simple au double entre les spécialités les plus prisées et les moins prisées des étudiants, nous avons aussi la double peine du statut pour le trio des spécialités les plus boudées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Médecin salarié sans patientèle ni ordonnancier</h2>



<p>La mission du médecin du travail consiste à prévenir l&rsquo;atteinte à la santé des travailleurs du fait de leur travail. Pour cela il va surveiller leurs conditions d&rsquo;hygiène dans l&rsquo;exercice de leur travail, les risques santé auxquels ils sont exposés,  et leur état de santé au moyen de consultations individuelles périodiques. Il surveille aussi les conditions de sécurité des tiers qui visitent le lieu de travail.<br>Il donne des conseils à l&rsquo;entreprise pour améliorer les conditions de travail et diminuer les risques d&rsquo;ordre professionnel. Il tient à jour une fiche de l&rsquo;entreprise et de ses risques en matière d&rsquo;hygiène et de santé, où il indique les risques en question et les effectifs concernés, qui est présentée au comité social et économique de l&rsquo;entreprise tous les ans.</p>



<p> Il surveille aussi les risques de contagion sur le lieu de travail, les risques Ici, et c&rsquo;est encore une différence notable avec les professionnels de santé « classiques », le médecin du travail est en général salarié de l&rsquo;entreprise dans laquelle il t travaille, comme les autres employés de la société. Quand la taille de cette dernière le justifie. À défaut,  il est attaché à un SPSTI ou Service de prévention et de santé au travail interentreprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visites d&rsquo;aptitude</h2>



<p>Concernant les visites médicales individuelles qu&rsquo;il dispense, elle s&rsquo;applique aux employés en CDI, CDD, intérim, contrats d&rsquo;apprentissage et de professionnalisation. Les types de visites sont les visites d&#8217;embauche (dans le jargon VIP, visite d&rsquo;information et de prévention). Le médecin du travail vérifie l&rsquo;état de santé de la personne, l&rsquo;informe et la sensibilise sur les risques en matières d&rsquo;hygiène et de santé pendant le travail. Le médecin du travail détermine alors si la personne est apte , partiellement apte ou inapte à son emploi. Cela dit cette visite a lieu après l&#8217;embauche ; sauf pour les travailleurs de nuit, mineurs, et employés exposés à certains dangers dans leur travail (certains agents biologiques, champs électromagnétiques, entre autres), et les mineurs (moins de 18 ans).<br>Mais le médecin du travail ne prescrit pas de médicaments, ni même d&rsquo;arrêt de travail.  Il peut tout au plus demander des examens spécialisés complémentaires qui seront à la charge de l&rsquo;entreprise, et encore lui conseiller le cas échéant de changer la personne de poste. C&rsquo;est un avis consultatif, l&#8217;employeur n&rsquo;est pas obligé de le suivre bien qu&rsquo;il doive justifier pourquoi.<br>Le médecin du travail intervient aussi en cas d&rsquo;arrêt de travail supérieur à 30 jours pour maladie ou accident : c&rsquo;est une visite avant la reprise (pré-reprise) ou une visite de reprise selon le cas, cette dernière ayant lieu aussi après congé maternité, absence pour maladie professionnelle, absence de plus de 60 jours pour maladie ou accident non professionnel.<br>Il existe quelques autres visites au médecin du travail, à 45 ans en général, et au départ à la retraite et pour les employés soumis à risques particuliers (amiante, plomb, agents cancérigènes&#8230;).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le médecin du travail est soumis à la déontologie médicale</h2>



<p>On pourrait penser que les limitations des prérogatives du médecin du travail ne le soumet pas aux manquements en matière de déontologie médicale. S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il est moins exposé sachant qu&rsquo;il ne soigne pas et ne prescrit pas, il est lui aussi soumis à ce type de risque professionnels Celui qui semble évident est dans sa délivrance d&rsquo;avis d&rsquo;aptitude ou de non aptitude. Or, ce n&rsquo;est que depuis 2007 que les entreprises peuvent introduire des plaintes auprès de l&rsquo;Ordre des médecins visant leur médecin du travail. Pourquoi si tardivement ? parce que ces professionnels de santé étaient protégés jusque-là au nom de la sacro-sainte indépendance nécessaire des médecins du travail. Un privilège qui a donc disparu, comme beaucoup d&rsquo;autres tombes pour les médecins dont le lobby pour préserver les acquis est très puissant en France auprès des politiques.</p>



<p> Ainsi, au début de l&rsquo;année, un médecin du travail a été lourdement condamné pour manquements à la déontologie médicale, car il avait délivré des « <em>rapports et attestations tendancieux et de complaisance</em> » entre 2020 et 2022 dont des avis d&rsquo;inaptitude au travail concernant six salariés d&rsquo;une entreprise de fabrication de portes et serrures blindées. par l&rsquo;Ordre des médecin, jugé trop complaisant avec les salariés ; d&rsquo;autant que ce médecin du travail déclarait les salariés inaptes à tout poste dans l&rsquo;entreprise. En outre, il dénigrait l&rsquo;entreprise auprès de confrères, pour être « <em>maltraitante</em> » avec ses employés. L&rsquo;entreprise avait déposé plainte à l&rsquo;Ordre, estimant que le médecin du travail avait établi une quinzaine d&rsquo;avis d&rsquo;inaptitudes sur les deux années concernées, dont de complaisance. Le médecin en question a été condamné à un an d&rsquo;interdiction d&rsquo;exercer dont 6 mois en sursis.</p>



<p></p>



<p><em>Illustration d&rsquo;en-tête : Andrea pour Science infused</em></p>



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		<title>Nomination de Patrick Hetzel au ministère de l&#8217;Enseignement supérieur et de la Recherche : un camouflet et des inquiétudes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabienne Blum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2024 15:54:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Raoult]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hydroxychloroquine]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet homme politique de droite conservatrice, issu du sérail universitaire, propulsé en politique par François Fillon, a fait partie des]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Cet homme politique de droite conservatrice, issu du sérail universitaire, propulsé en politique par François Fillon, a fait partie des soutiens au Pr Raoult et à son hydroxychloroquine contre le Covid-19 en 2020, en tout déni de science mais vrai populisme médical ;  un mauvais signal pour la médecine et la recherche, dans la continuité des erreurs du gouvernement Macron </h3>



<p>Le nouveau gouvernement de Michel Barnier a été nommé hier en fin de journée du 21 septembre, après 2 mois d&rsquo;attente. Nous avons décidé de nous pencher aujourd&rsquo;hui sur le choix du ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche, car cette décision nous semble inquiétante à la lumière des prises de positions de l&rsquo;intéressé pendant la période très révélatrice des débuts de la pandémie de Covid-19, mais aussi dans le débat sur la loi fin de vie dont il est un opposant farouche. Évoquons tout d&rsquo;abord le parcours de l&rsquo;intéressé.</p><div id="citiz-86590686" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Universitaire de carrière</h2>



<p>Né en Lorraine, Patrick Hetzel, issu d&rsquo;une famille protestante, a grandi et étudié en Alsace, à commencer en école de commerce (<em>IECS, Institut d&rsquo;enseignement commercial supérieur</em>) à Strasbourg. En droite ligne, il approfondit ses études dans le domaine du marketing à l&rsquo;université de Lyon III où il obtient un doctorat avec la thèse intitulée : «  »<em>Design management et constitution de l&rsquo;offre</em> » en 1993. En tant que professeur des universités, il enseigne depuis 1999 à l&rsquo;université <em>Panthéon Assas Paris II</em>,  dont on connaît la mouvance à droite, où il obtiendra son agrégation en sciences de gestion. Il se partage alors entre l&rsquo;enseignement et la recherche, comme tout bon universitaire de carrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entrée tardive en politique</h2>



<p>À Assas, Patrick Hetzel rencontre François Fillon (UMP), alors ministre de l&rsquo;Éducation nationale, de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement de Jacques Chirac. Son nouvel ami va propulser l&rsquo;enseignant en politique. Il commencera par être le représentant du ministre dans une académie régionale,  suite à sa nomination comme recteur à Limoges en 2005. Devenu Premier ministre du gouvernement Sarkozy (il le sera trois reprises), François Fillon l&#8217;embauche à son cabinet comme conseiller en éducation en 2007, ce qui aboutit à sa nomination comme Directeur général de l&rsquo;Enseignement général en 2008. Quatre ans plus tard, il devient député UMP en Alsace à Saverne, et il le restera sans interruption. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Conservatisme de droite, morale et religion</h2>



<p>On peut noter dans les prises de position politique de Patrick Hetzel un conservatisme de base sur la famille, qu&rsquo;il voit à l&rsquo;évidence comme devant être basé sur un schéma « classique »  : il a milité activement contre le <em>Mariage pour tous</em>, contre tout allongement des délais relatifs à l&rsquo;avortement, mais aussi contre la PMA (procréation médicale assistée) pour les femmes célibataires.<br>Son combat le plus récent sur un sujet de société a été son opposition très active à la loi sur l&rsquo;aide à mourir. Celle-ci reprenait les choix de la convention citoyenne sur la fin de vie, en passe d&rsquo;être adoptée après de longs débats, juste avant la dissolution de l&rsquo;Assemblée nationale qui a empêché la loi d&rsquo;être votée in extremis. Patrick Hetzel s&rsquo;était fendu en avril 2023 d&rsquo;une <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/patrick-hetzel-le-debat-sur-la-fin-de-vie-merite-mieux-que-l-amateurisme-et-les-manipulations-20230403">tribune très virulente dans Le Figaro</a>, dans laquelle il dénonçait « un cas d&rsquo;école de malhonnêteté intellectuelle », de « l&rsquo;amateurisme et des « manipulations », jouant pourtant lui-même du sophisme du faux dilemme, prétextant qu&rsquo;autoriser l&rsquo;aide à mourir c&rsquo;était renoncer aux soins palliatifs ; alors que la loi comportait justement les deux versants dans le but de rendre le soins palliatifs actuellement en manque largement accessibles. Il évoquait des « <strong>enjeux sociétaux, médicaux, juridiques et philosophiques</strong> » rendant le sujet trop complexe pour légiférer. On peut dès lors se demander où est l&rsquo;honnêteté intellectuelle dans ce plaidoyer contre la loi fin de vie, car dans les enjeux ne sont jamais évoqués la morale et la religion qui semblent pourtant sous-tendre en réalité la position farouchement opposée du député du Bas-Rhin.</p>



<p>Très actif sur les réseaux sociaux, le député avait lui-même fait publicité pour sa tribune ; transparaissait bien la notion de « protéger la vie » à tout prix comme valeur fondamentale ; il allait jusqu&rsquo;à parler de loi « apocalyptique » à ce titre, terme évocateur d&rsquo;un positionnement religieux selon lequel la vie, sacrée, n&rsquo;appartient pas à ceux qui la vivent et donc qu&rsquo;il n&rsquo;est pas acceptable de permettre d&rsquo;y mettre fin de son propre choix.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Ce soir le débat <a href="https://twitter.com/hashtag/findevie?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#findevie</a> devient lunaire: d’aucuns nous reprochent d’être égoïstes en voulant préserver et protéger la vie Décidément le gvnt a lancé un sujet dont le contenu devient orwellien On inverse profondément le sens des valeurs C’est apocalyptique et je pèse mes mots <a href="https://t.co/F3RDAwVSjU">pic.twitter.com/F3RDAwVSjU</a></p>&mdash; Patrick Hetzel (@patrickhetzel) <a href="https://twitter.com/patrickhetzel/status/1798114357177373000?ref_src=twsrc%5Etfw">June 4, 2024</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Corporatisme et populisme médical en filigrane</h2>



<p>Mais le corollaire du fait d&#8217;empêcher chacun de choisir sa fin de vie, c&rsquo;est offrir au corps médical de le faire à sa place. Dans ce début de loi sur la fin de vie, Patrick Hetzel se positionne donc le médecin au-dessus de la volonté du patient. Et là, nous avons un historique lié à la pandémie qui est fort inquiétant. En effet, le député alsacien a activement défendu le professeur Raoult qui administrait de l&rsquo;hydroxychloroquine à des patients atteints du Covid-19, en les rameutant par sa communication sur YouTube et les réseaux sociaux. En avril 2020, Patrick Hetzel a écrit au Président de la République pour lui demander que la Nation « fasse confiance à ses médecins » et autoriser le médicament expérimental dans le Covid sans la moindre preuve d&rsquo;efficacité. Un soutien clair aux thèses et reprise sans réflexion des arguments de Didier Raoult qui affirmait traiter ses patients « en conscience » et réfutant l&rsquo;intérêt des études cliniques en la matière.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Vous avez gueulé pour une AMM provisoire , je vous le rappelle .</p>&mdash; françois Morel (@franoisMaurel2) <a href="https://twitter.com/franoisMaurel2/status/1837777548253475136?ref_src=twsrc%5Etfw">September 22, 2024</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bonnes pratiques et éthique de la recherche clinique bafouées</h2>



<p>Or, un principe de base en matière d&rsquo;éthique médicale et pharmaceutique et de développement des médicaments, inscrite dans la loi et la déclaration d&rsquo;Helsinki, et l&rsquo;interdiction d&rsquo;administrer des médicaments dont l&rsquo;efficacité n&rsquo;est pas prouvée dans l&rsquo;indication en question. Ce principe est à la base de la médecine, basée sur les preuves, inscrite au Code de la santé publique. Un médicament dont l&rsquo;efficacité n&rsquo;est pas prouvée peut être administré uniquement dans le cadre d&rsquo;études cliniques autorisées. En outre, il a fait preuve d&rsquo;une incompréhension totale des phases de Recherche clinique, prenant pour vrai et revendiquant que les vaccins anti-Covid était en phase 3 de recherche (avant autorisation de mise sur le marché) alors qu&rsquo;ils étaient autorisés. Une contre-vérité grave, amplifiée par de nombreux groupes anti-science.</p>



<p>Dans sa lettre au président, Patrick Hetzel a clairement succombé à un déni de science, et à un déni de méthodologie de recherche et d&rsquo;éthique médicale inscrit dans la loi. Il s&rsquo;est fait le porte-parole de ceux qui avaient abandonné la science pour succomber aux sirènes du populisme médical incarné par le Pr Raoult, affirmant en toute croyance erronée que  « <em>l’hydroxychlorquine a fait la preuve empirique de son efficacité</em>« , réclamant la « <em>liberté de prescrire en leur âme et conscience</em> »  absolue des médecins, les plaçant au-dessus des lois ; car de fait, la liberté de prescrire des médecins est réglementairement conditionnelle, et non pas absolue. La délivrance finale d&rsquo;un médicament hors indication, quand bien même il serait prescrit dans ce cadre, est également soumise à évaluation pharmaceutique pour le pharmacien qui dispense les médicaments, un véritable garde-fou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ministre de la Recherche ignorant des principes et l&rsquo;historique des bases de la Recherche médicale ?</h2>



<p>Cet historique de prises de position est particulièrement inquiétant. Il pourrait s&rsquo;agir, au pire, une forme d&rsquo;instrumentalisation politique de la science et de la recherche, sous-tendue par  de l&rsquo;idéologie et des principes moraux et religieux, et une vision passéiste du médecin d&rsquo;antan « tout-puissant ». Au mieux, il s&rsquo;agit d&rsquo;une profonde méconnaissance des principes de base dans le domaine de la recherche médicale impliquant la personne humaine. Ces principes sont dans la déclaration d&rsquo;Helsinki, publiée suite aux atrocités commises pendant la Seconde guerre mondiale par des médecins au-dessus des lois qui s&rsquo;adonnaient à des expérimentations sur des prisonniers. Depuis lors, la recherche médicale sur l&rsquo;humain et le droit de prescription des médecins sont réglementés, limités et contrôlés. Si le grand public n&rsquo;est pas forcément au courant de tous ces principes qui guident la recherche médicale et la profession médicale, on peut se demander s&rsquo;il est raisonnable qu&rsquo;un homme politique, désormais ministre de la Recherche, les ignorent ? et soit malgré tout choisi pour de telles responsabilités ? On est en droit d&rsquo;avoir de sérieux doutes.</p>



<p></p>



<p><em>Image d&rsquo;en-tête : Photo de Michel Barnier (à gauche) et Patrick Hetzel (à droite) publiée par ce dernier sur le réseau social X &#8211; 12/09/2024 à l&rsquo;Assemblée nationale</em></p>



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		<title>Pseudoscience : L&#8217;enseignement de l&#8217;homéopathie aux médecins et son statut de médicament comme causes de sa persistance</title>
		<link>https://citizen4science.org/pseudoscience-lenseignement-de-lhomeopathie-aux-medecins-et-son-statut-de-medicament-comme-cause-de-sa-persistance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:40:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l'Ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Fake Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité Sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[On vient souvent blâmer les pharmaciens d&#8217;officine pour vendre ces produits qui ne contiennent aucune substance active. Il ne sont]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">On vient souvent blâmer les pharmaciens d&rsquo;officine pour vendre ces produits qui ne contiennent aucune substance active. Il ne sont pourtant que les derniers maillons d&rsquo;un dispositif législatif et de lobbies qui contribuent à cette situation, avec un Ordre des médecins qui entérine le tout</h3>



<p>La fabrication, la dispensation et la vente des médicaments sont une affaire sérieuse de santé publique. Toutes les étapes en sont régulées par voie législative dans le Code de la santé publique. Pour ne pas voir l&rsquo;homéopathie promue et vendue en pharmacie, encore faudrait-il ne pas l&rsquo;enseigner et la prescrire et cesser de lui  attribuer réglementairement le statut de médicament.</p><div id="citiz-4009444498" class="citiz-contenu citiz-entity-placement"><script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-9064228701299411" crossorigin="anonymous"></script><ins class="adsbygoogle" style="display:block;" data-ad-client="ca-pub-9064228701299411" 
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<h2 class="wp-block-heading">Principe de l&rsquo;efficacité et de l&rsquo;innocuité des médicaments</h2>



<p>Pour être commercialisé, un médicament doit bénéficier d&rsquo;une autorisation de mise sur le marché (AMM). Celle-ci est délivrée par les autorités sanitaires sur la base de l&rsquo;évaluation de la sécurité d&#8217;emploi du médicament et de l&rsquo;efficacité de ce dernier. Les deux aspects sont comparés, afin d&rsquo;établir un rapport bénéfice/risque qui doit impérativement être favorable.<br>Il est important de savoir qu&rsquo;il existe de nombreuses normes en vigueur pour évaluer l&rsquo;efficacité et la sécurité d&#8217;emploi des médicaments évalués, dans le cadre d&rsquo;études cliniques. Leur méthodologie doit permettre notamment de prouver que l&rsquo;efficacité du médicament étudié est bien dû au médicament lui-même, et non à un effet placebo. L&rsquo;effet placebo est ainsi tout à fait connu en science. En résumé, de façon simplifiée : si l&rsquo;on présente un verre d&rsquo;eau  à un patient comme un médicament efficace, ou simplement si lui-même le croit, bien que l&rsquo;eau ne contienne aucun principe actif, il est possible que le fait de boire cette eau présente un effet favorable pour le patient.  C&rsquo;est pourquoi </p>



<h2 class="wp-block-heading">Régime d&rsquo;exception pour l&rsquo;homéopathie concernant l&rsquo;efficacité</h2>



<p>Les médicaments homéopathiques sont évalués depuis des décennies au moyen d&rsquo;études cliniques, malgré que par conception, ces produits ne contiennent pas la moindre substance active, si ce n&rsquo;est du sucre. Pour en savoir plus, sur les principes de l&rsquo;homéopathie, <a href="https://citizen4science.org/continuerez-vous-a-utiliser-lhomeopathie-quand-vous-saurez-ce-que-cest/">lisez cet article très accessible</a>. Il y a bien eu une tentative de rebondissement sur cet aspect avec un gros canular scientifique made in France par le chercheur Jacques Benveniste: la théorie de la mémoire de l&rsquo;eau, en 1988. À l&rsquo;arrivée, la Haute autorité de santé (HAS), invitée à se prononcer à ce sujet à la fin des années 2010, a confirmé que ces médicaments n&rsquo;avaient démontré ni efficacité dans les affections pour lesquelles il sont donné, ni démontré le moindre intérêt pour la santé publique. On l&rsquo;a bien compris puisqu&rsquo;il  n&rsquo;y a pas  la moindre substance pharmacologiquement active dans les médicaments homéopathique.<br>Alors les dossiers d&rsquo;autorisation de mise sur le marché se contentent de vérifier la méthode (homéopathique) et la qualité de fabrication, et la sécurité d&#8217;emploi des produits. Quoi qu&rsquo;il en soit, que le rapport bénéfice/risque est égal à zéro. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des pharmaciens tenus de dispenser les produits d&rsquo;homéopathie</h2>



<p>Les médicaments homéopathiques ont malgré tout cessé d&rsquo;être remboursés par l&rsquo;assurance-maladie, récemment puisqu&rsquo;en 2021, du fait de leur efficacité non éprouvée. Mais ils figurent toujours comme une classe de médicaments dans le Code de la santé publique. Ainsi seuls les professionnels de santé, c&rsquo;est-à-dire les médecins et les pharmaciens, peuvent conseiller et prescrire des médicaments homéopathiques.</p>



<p>De fait, c&rsquo;est dans la loi. Voici la définition des médicaments homéopathiques qui y figure : « <em>tout médicament obtenu à partir de substances appelées « souches homéopathiques », selon un procédé de fabrication homéopathique décrit par la pharmacopée européenne, la pharmacopée française ou à défaut, par les pharmacopées utilisées de façon officielle dans un autre État membre (loi n°2007-248)</em>« .</p>



<p>Et c&rsquo;est bien là, en réalité, que le bât blesse : la persistance de l&rsquo;homéopathie dans le Code de la santé publique ; car dès lors, les médicaments homéopathiques intègrent le circuit de distribution des médicaments et aboutissent à l&rsquo;officine. Là, le pharmacien doit assurer l&rsquo;approvisionnement, assurer la vente et le conseil en la matière au grand public. Comme il se doit en ces circonstances, les étudiants en pharmacie sont formés Il s&rsquo;agit de médicaments qui peuvent être vendus sans ordonnance, aussi les retrouve-t-on dans la catégorie de ce que l&rsquo;on appelle dans le jargon pharmaceutique les médicaments de « conseil » que proposent les pharmaciens.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des médecins qui pratiquent et prescrivent l&rsquo;homéopathie</h2>



<p>Le pharmacien ne fait pas que dispenser des produits homéopathiques sur la base de son conseil pharmaceutique ou de la demande des patients. Il exécute des ordonnances médicales les prescrivant. Le déremboursement récent de l&rsquo;homéopathie n&rsquo;a été qu&rsquo;une demi-mesure, sur la base que la solidarité nationale ne doit financer que des médicaments dont l&rsquo;efficacité est démontrée. Pourtant, le contribuable finance le système de santé, en particulier la formation des médecins et ses honoraires en grande partie. Le remboursement des médicaments par la sécurité sociale n&rsquo;est qu&rsquo;un élément parmi les autres. <br>Dans la plupart des pays en développement, on est allé au bout du raisonnement, puisque l&rsquo;homéopathie ne peut plus y être prescrite par les professionnels de santé. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="950" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16.png" alt="" class="wp-image-15587" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16.png 667w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-16-211x300.png 211w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle de l&rsquo;Ordre des Médecins, le poids du laboratoire Boiron</h2>



<p>En 1974, l&rsquo;Ordre des médecins avait validé la possibilité (aujourd&rsquo;hui supprimée) pour les médecins la possibilité d&rsquo;apposer la mention « orientation en homéopathie » sur leurs plaques et leurs ordonnances. Une mention particulière car il n&rsquo;existe pas, fort heureusement, de spécialité médicale « Homéopathie ». Il n&rsquo;existait pas à cette époque non plus de diplôme complémentaire spécialisé dans le domaine. Alors, d&rsquo;où venait cette tolérance et reconnaissance d&rsquo;une pseudo-médecine, non éprouvée ? du laboratoires Boiron ! Et oui, Boiron est le leader mondial de l&rsquo;homéopathie, et il est français. Leader des granules homéopathiques aux noms latins en divers dosages exprimés en « CH », et même de nombreuses spécialités homéopathiques. Qui ne connaît pas Oscillococcinum ?  Et bien c&rsquo;est Boiron seul qui dispensait  à l&rsquo;époque dans des écoles de formation privée, cette formation aux médecins leur permettant d&rsquo;apposer leur spécialisation dans le domaine de l&rsquo;homéopathie, en l&rsquo;absence de diplôme. On voit le système pervers d&rsquo;un laboratoire qui forme le corps médical pour valider une pseudoscience pour entretenir la vente de ses produits. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;essor des diplômes de « thérapeutique homéopathique »</h2>



<p>Mais la responsabilité de l&rsquo;Ordre des médecins ne s&rsquo;arrête pas là. À deux reprises en 1997 et 2007, il formule le souhait de la création d&rsquo;un Diplôme universitaire d&rsquo;homéopathie, pour en obtenir la pleine reconnaissance ! Ce n&rsquo;est pas mis en œuvre à l&rsquo;époque, mais aboutit il y a 20 ans. Aujourd&rsquo;hui, la situation est donc tout autre. Il existe un Diplôme inter-universitaire DIU) de « thérapeutique homéopathique », en plein essor. Il a été créé par les facultés de médecine de Reims et de Marseille. Celle de Strasbourg, très versée dans les pseudosciences médicales, doit rejoindre le DIU en cette rentrée universitaire 2024.<br>300 heures de formation par des médecins et pharmaciens, sur 2 ans, avec des cours magistraux, des travaux dirigés et un stage chez un professionnel de santé pratiquant l&rsquo;homéopathie. Ci-contre, une sommaire présentation du DIU par l&rsquo;université de Reims.</p>



<p>La lutte contre les pseudo-médecines et pratiques non éprouvées en santé, ou du moins leur prise en charge par le contribuable, est loin d&rsquo;être gagnée. Rappelons que le gouvernement Macron portait, avant la démission forcée de sa ministre de la santé Le Bodo, le projet de créer un <a href="https://citizen4science.org/medecines-alternatives-agence-des-mca-association-qui-defend-des-pseudosciences-conviee-a-la-table-des-negociations-au-ministere-de-la-sante/">système d&rsquo;agrément des pseudo-sciences médicales en portant une association lobbyste</a> en la matière afin d&rsquo;en faire une agence en son sein.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="777" height="761" src="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15.png" alt="" class="wp-image-15586" style="width:526px;height:auto" srcset="https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15.png 777w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15-300x294.png 300w, https://citizen4science.org/wp-content/uploads/2024/09/image-15-768x752.png 768w" sizes="auto, (max-width: 777px) 100vw, 777px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Illustration  Andea pour Science infused</em></figcaption></figure>



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<p><em>Image d&rsquo;en-tête : dessin de presse VHAE pour Science infused</em></p>



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