Transcription de propos du Pr Raoult dans sa vidéo YouTube du 1er juin 2021

1 juin 2021 0 Par e-Citizen

Exercice de transcription par @fabrice_frank à partir de la minute 17 :51, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou omission. Vidéo YouTube en disponible en fin de billet.

« Moi je commence à prononcer le mot chloroquine, je commence à être assailli et harcelé par des groupes, j’en parlerai, qui s’appellent NoFakeMed et Citizen4Science qui sont composés de gens qui, honnêtement, scientifiques, n’ont pas le même niveau de discuter avec moi, n’ont pas le niveau de mes étudiants. Donc, c’est, c’est une réactivité d’une violence insoupçonnable et quand nous allons publier que, en donnant de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, ce qui a été confirmé dans tous les travaux qui ont bien voulu regarder, vous avez une diminution,  on ne dit rien d’autre que ça, d’ailleurs, on a une diminution du portage viral, parce qu’on ne peut pas évaluer sur un groupe aussi faible la mortalité, ni la la gravité,  ce qu’on peut évaluer, c’est ce qu’on fait dans les maladies infectieuses ou ce qu’on devrait faire dans les infections virales ou bactériennes c’est regarder si le virus s’en va ou si il s’en va pas. Puis c’est quelque chose de banal donc on dit : Écoutez, quand on donne les deux, il y a vraiment, on a une baisse très rapide du virus. Cett article, qui me paraissait très simple, va avoir un écho, dans un sens comme dans l’autre qui dépasse l’entendement, qui, on trouve, on touche là un point d’une sensibilité extrême et à propos de cette chloroquine, on va avoir un déchainement d’hostilités qui est tout à fait étonnant avec des gens qui nous attaquent au conseil de l’Ordre en nous traitant de charlatans, avec quelqu’un qui est un freelance pour l’Assistance Publique qui porte plainte ici auprès du Procureur de la République ; ceci a été rejeté, avec des gens qui crient sur les plateaux télévisés, y compris Anna Ozouf qui dit, enfin qui est une historienne que je respecte beaucoup, je ne sais pas de quoi elle se mêle, disant que je suis un criminel. Attendez, c’est, il faut se calmer, il y a, laissez donc les gens qui savent de quoi ils parlent. Moi j’ai prescris plus d’hydroxychloroquine dans les maladies infectieuses que n’importe qui, donc, je sais de quoi je parle, les rhumatologues utilisent l’hydroxychloroquine pour traiter une deux maladies depuis très longtemps, le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. En 2019, il s’était distribué 62 millions de comprimés d’hydroxychloroquine et personne n’était mort, personne ne faisait même d’électrocardiogramme avant ; maintenant on nous a fait tellement peur qu’il y ait des histoires cardiaques, qu’on fait un électrocardiogramme, avant on ne le faisait jamais parce que personne ne faisait d’électrocardiogramme spécifiquement, avant de donner de l’hydroxychloroquine. Les rhumatologues, d’ailleurs, qui prescrivent ça par centaines de milliers, ont fait une publication, après que j’aie protesté auprès du Lancet qu’il n’ait pas publié ce papier que j’avais reviewé, un papier dans lequel ils analysent 900 000 traitements chroniques pour, par l’hydroxychloroquine dans la polyarthrite rhumatoïde dans lequel ils ne voient absolument aucune augmentation des arrêts cardiaques ; tout ça n’est pas vrai. Et tant qu’on ne reviendra pas à expliquer pourquoi cet énorme mensonge fait par une bande de, de bonhommes qui prétendaient avoir accès à 90 000 dossiers dont on ,e sait pas d’où ils sortaient et on, dont on savait qu’il était impossible de les avoir, ils n’ont jamais pu expliquer d’où ils les avaient, ils n’ont jamais été poursuivis en justice alors qu’ils ont changé toute l’histoire de la capacité à traiter ça, puisque notre Ministre, et le président de l’OMS, le week-end,  au lieu de se donner le week-end pour réfléchir, ont dit : il faut tout supprimer, supprimer les arrêts, les traitements, voilà. Pourquoi, dans un monde normal, puisque nous, nous avons rapporté ces données-là, pourquoi en France, ça a pas été mise en place, un essai contradictoire sur l’hydroxychloroquine et azithromycine, aux doses que nous utilisons et pas à des doses fantaisistes, qu’il y a eu dans Recovery, des doses normales ; moi, celles que j’utilise depuis 25 ans, et qui donne des concentrations [inaudible] microgramme par ml. Pourquoi, est-ce que, en France, on a pas fait un essai hydroxychloroquine azithromycine, bien fait, pour regarder quelle était la durée du portage viral et quelle était l’évolution des patients traités. Pourquoi est-ce qu’on n’a pas fait ça ? Dans le pays dans lequel ça a été mis au point, alors que il y a plein de gens qui l’ont fait dans le monde ? Donc, ce sont des vraies questions, qui soulèvent des questions majeures, encore une fois, le lendemain du jour où je parle de l’hydroxychloroquine, il y a un collègue en maladie infectieuse qui s’appelle le Professeur Raffi à Nantes, qui me téléphone, on a fini par l’identifier grâce à la police et grâce au fait que j’ai porté plainte, qui me menace si avant le lundi avant midi j’ai pas retiré ce que je disais sur l’hydroxychloroquine, me menace du pire, téléphone chez moi à minuit, pendant que je dors avec ma femme, enfin, comment est-ce qu’on peut accepter des comportements de cette nature.  Mais qu’est-ce que ça a soulevé de si dramatique de dire qu’on allait utiliser le médicament qui était le plus banal du monde. Surtout que, sachant que ce médicament est totalement anodin, qu’il y avait des éléments et que, vous voyez bien, dans la littérature, il y a une quantité d’éléments qui permettent de faire ça, on pouvait bénéficier de quelque chose qui avait été mis au point par mon ami Dominique Maraninchi, je vous suggère, vraiment de regarder sa vidéo sur notre site, qui était le premier directeur de l’ANSM, qui a travaillé avec Xavier Bertrand pour mettre en place sante.gouv.fr qui rapporte les conflits d’intérêts rapportés par l’industrie elle-même et donc, pourquoi nous n’avons, un, d’une part, les journalistes sont, se sont relativement peu intéressés à savoir pourquoi les gens qui étaient les plus agressifs se trouvaient aussi en haut de la liste des gens qui avaient reçu le plus d’argent de l’industrie pharmaceutique, je ne suis pas paranoïaque, je fais des raisonnements cohérents, le plus financé de tous étant celui qui m’a menacé ; deuxièmement, le, la vraie question, c’est : mais pourquoi est-ce que tout le monde a été tellement prêt à croire ça et pourquoi personne, ni les journalistes, ni le ministère, ni personne n’a fait son mea culpa sur cette affaire. Pourquoi du jour où ça a été dit, des 2 études qui étaient en cours en France sur la chloroquine, même pas sur l’hydroxychloroquine donnée aux doses que je recommande avec  l’azithromycine ont été arrêtées, n’ont jamais été reprises alors que les données préliminaires montraient que c’était les seuls traitements qui commençaient à donner quelque chose, qui n’était pas encore significatif, bien entendu ; si on les arrête avant d’avoir inclus les gens, en revanche, comment est-ce qu’on a donné une autorisation temporaire d’utilisation au remdesivir de Gilead, dont tout le monde a montré que ça ne servait pas, que ça ne marchait pas ; je vous rappelle que la seule étude qui ait montré qu’il y avait un effet azithromycine hydroxychloroquine en dehors de la nôtre, c’était une étude parisienne qui n’a pas été analysée, c’est incroyable, vous pouvez la regarder dans le British Medical Journal, il y a les données, il y a une différence significative pour n’importe qui qui sait faire des statistiques basiques et ils ne l’ont pas analysée, ils n’ont pas dit que ça marchait, c’est incroyable ! zéro passage en réa, zéro mort. Il y a un autre papier qui a été publié sur le recueil de toutes les données de l’Assistance Publique, alors, ces données en vrac, de différents services, je, suis moins convaincu que celles qui sont faits dans un seul institut dans lequel les données sont homogènes mais globalement, la conclusion générale de ce papier, qui a été fait sur plusieurs milliers de personnes était que l’hydroxychloroquine raccourcissait la durée d’hospitalisation, comme ça a été ensuite prétendu pour le remdesivir, donc il n’y avait pas moins d’éléments pour l’hydroxychloroquine que pour le remdésivir, sauf que ça ne coute rien. Comment est-ce que l’ANSM a donné une autorisation temporaire d’emploi pour le remdésivir, je n’en sais rien, comment elle a interdit la même chose pour l’hydroxychloroquine, je n’en sais rien, mais si vous le savez, expliquez-le moi. Parce que je ne le comprends pas et comment a acheté le moment, la veille du jour où l’OMS dit ça ne sert à rien, pour un milliard de remdésivir, qu’on va nous proposer, le Directeur général de la santé va nous proposer de distribuer gratuitement et, ce qu’on m’a rapporté, je ne garantis pas l’authenticité, c’est que maintenant ce remdésivir dont on savait pas quoi faire en France, on projetait de l’envoyer aux Indiens pour que les Indiens s’en servent puisque à nous il nous servait à rien puisqu’on ne prescrivait pas. Donc, il y a là quelque chose qui est extraordinairement mystérieux et qui méritera une explication approfondie.

26 :19 Question « Que pensez-vous de ces réactions, cette violence des réactions vis-à-vis de l’hydroxychloroquine ? »

Écoutez, jusqu’à présent, tant que c’était individuellement, que les gens racontent des bêtises sur les plateaux de télévision, dans les radios, dans les journaux, honnêtement, ça m’indiffère, tant que c’est moi personnellement, quand ça devient collectif avec mes collègues, je me défends, donc j’ai demandé la protection fonctionnelle à mon institut parce que c’est l’institut en tant que personne morale qui est agressé et puis maintenant je reconnais que j’en ai un peu assez, il y a, vous savez, il y a beaucoup beaucoup de similitudes parce que les comportements humains se reproduisent. Karl Marx disait l’histoire se répète, la première fois comme un drame, la deuxième comme une farce. Et bien là, on recommence comme une farce qu’on a vu en 40, je pensais ça depuis le début, d’abord la terreur, la fuite, c’est là, restez à la maison cachez-vous, dissimulez-vous, couvre-feu, mais ça ressemble beaucoup en 40 à la guerre, ensuite la délation, un truc terrible, le spécialiste de la délation c’est un site qui se dit de contrôle qui s’appelle Pubpeer dans lequel vous pouvez dénoncer de manière anonyme des erreurs que vous avez vues dans les travaux des autres. Si vous voulez, c’est, chez nous on appelle ça des corbeaux, les gens qui envoient des lettres anonymes, comme ça, pour dénoncer les gens. Voyez, ça, c’était un des sommets de la guerre. J’ai un mépris absolument total pour ces gens. Je ne les crains pas et j’ai un mépris total, mais, je trouve que c’est excessif pour deux raisons : c’est la bande de Madame Bik, avec Monsieur Barbour, là, dans Pubpeer a fini par trouver 250 fautes dans mes 3 500 papiers, je suis sûr qu’ils continuent à en chercher, qui sont parfois tellement risibles que c’est ridicule, ça n’empêche pas de circuler dans la presse, par exemple, pour illustrer que les microbes avaient des génomes de tailles différents et bien on a montré que des génomes qui avaient la même origine pouvaient avoir une consommation des sucres très très différentes, donc on a pris comme exemple une photo qui était libre de droit, pour bien regarder. C’est des choses qui ont été testées des milliards de fois, faut pas des photos originales du tout. Et donc, Pubpeer s’est excité en disant qu’on avait dupliqué des photos pour faire croire que c’était un travail original, il suffisait de lire le papier pour dire que c’était pas du tout un travail original et que c’était une illustration de la théorie que nous étions en train de mettre. Donc, ça ne pose aucun problème d’utiliser des photos sans droits en disant, on n’a jamais prétendu, il n’y a jamais eu de matériel à mes torts. Il y a d’autres gens qui nous ont demandé, alors maintenant elle est obsédée pour savoir si on a bien les éléments d’éthique nécessaires,  alors les éléments d’éthique c’est, parce que les gens ont un peu oublié que l’éthique c’était théoriquement la morale c’est pas la réglementation aveugle et alors, on avait déjà eu, ça ce n’est pas eux, mais c’était avec des journaux parce qu’ils mettent quelqu’un pour faire l’éthique qui généralement a une connaissance dans l’éthique et dans la loi qui est approximative, alors nous, on nous déjà demandé si on avait demandé aux chimpanzés le consentement éclairé avant de prendre leurs selles. Non, quand même on leur a dit, on leur a pas demandé. Et puis, mon collègue Michel Drancourt qui travaillait sur la paléo-microbiologie a eu une fois quelqu’un qui lui a demandé si on avait demandé le consentement éclairé à la momie. D’accord, donc, si vous voulez il y a des gens qui répondent de manière un peu automatique qui n’est pas raisonnable. Donc là, on nous a demandé si on avait demandé, si on avait pas de conflit d’intérêts avec le fait que on a eu une tentative éphémère de mettre au point une start-up pour pouvoir traiter de manière très efficace et pouh, on a abandonné, ce n’est pas possible dans les conditions actuelles parce que c’était basé sur l’ivermectine et que l’ivermectine c’est devenu quasiment aussi tabou que l’hydroxychloroquine.
Bien, alors on a été persécutés, à la fois par Pubpeer et puis par le journal dans lequel on a publié ça pour nous dire qu’on avait pas déclarés de conflits d’intérêts en publiant la génétique des poux qui n’avait strictement rien à voir avec, avec l’information en question.  C’est comme si on demandait à un généticien humain s’il avait un conflit d’intérêts pour avoir testé, je ne sais pas, un antibiotique dans une pneumonie. C’est des histoires d’imbéciles. Donc, euh, si vous voulez, mais, c’est du harcèlement, alors, je sais qu’il y a tout un groupe, là-dedans, donc, qui discute avec, alors, les gens de Citizen4Science, alors, c’est vraiment, là-dedans. Il n’y a pas de scientifiques, mais, beaucoup beaucoup de gens qui sont directement ou indirectement affiliés à l’industrie pharmaceutique dont la présidente a un compte twitter [regarde ses notes] qui s’appelle @zenutopia1, je vous suggère de regarder le niveau d’agressivité contre moi, car cette femme, je sais pas ce qu’il lui prend, mais je sais pas, plusieurs fois par jour, elle lance des tweets assassins, mais je ne la connais pas, je ne sais pas qui c’est, je ne lui parle pas, elle n’est personne pour moi [rires]. Qu’est-ce qu’elle est excitée celle-là ? Pareil, il y a un autre qui écrit des trucs qui a même proposé d’envoyer une voiture suicide sur l’IHU qui s’appelle Lonni Besançon donc, mais qui sont ces gens ? C’est quoi ? Ils recrutent ça dans les hôpitaux psychiatriques ?  Ou je ne sais pas ce qui se passe. C’est, donc, quelque chose, puis il y en a un autre, là qui dit qu’il était en classe et qu’il a fait son stage de sciences avec le Ministre de la santé, et qui pense me défendre, qui s’appelle Guillaume Limousin, euh, mais qui sont ces gens, là, qui, ’excitent les uns, entre autres, les uns avec les autres. Voilà, pour nous embêter, moi, ça m’embête, honnêtement, moi, je vais vous dire, je m’en fiche, je n’ai pas de doutes sur ce que j’ai fait et pour qu’il y ait une fraude vous savez il faut que vous ayez un bénéfice, comme je ne travaille pas pour l’industrie, et que, franchement, d’avoir une publication de plus ou de moins, je ne sais même pas combien j’en ai fait de publications je peux vous dire que vraiment ça sera pas [inaudible] je m’en fiche un peu, c’est pas le, c’est pas mon problème. J’ai pas de doutes non plus sur la trace que je laisserai parce que vous savez j’ai découvert, j’ai décrit avec mon équipe pour la première fois 700 microbes qui sont présents chez les humains. Vous savez que j’ai baptisé, vous regardez ou non, les noms les plus communs de tous les microbes au monde c’est Massiliensis de l’ancien nom de Marseille et c’est Timonensis, le nom de l’hôpital, ce n’est pas par hasard, donc, c’est parce que c’est ici que ça a été découvert et donc ça, vous savez, de savoir si j’ai demandé leur avis aux poux, aussi l’autre chose qu’on m’avait demandé c’est si j’avais eu un Comité de protection des personnes pour analyser les poux.  Alors c’est aussi une histoire qui est intéressante, celle-là. Donc, ça veut dire que les gens font feu de tout bois pour me poser des questions qui sont complètement délirantes et bien sûr, donc, je ne peux pas laisser continuer à avoir un harcèlement non seulement de moi mais de tous mes collaborateurs, parce que maintenant tous les gens qui ont publié avec moi, les mêmes vont chercher s’ils n’ont pas oublié un corps au pieds et les persécuter, donc, ça suffit, ces gens ne sont pas autorisés institutionnellement à juger ce que je fais, et donc il y a des gens dont c’est le travail c’est la justice et donc moi, je me saisirai de la justice à chaque fois que je penserai qu’on a passé les bornes. Je vous assure que pour que je considère qu’on a passé les bornes il faut vraiment aller très loin pour que je considère qu’on a dépassé les bornes qui sont acceptables. Donc je n’accepterai plus que ni moi ni mes collaborateurs nous soyons harcelés sur ce Pubpeer, nous harceler par les gens qui l’alimentent,  je ne l’accepterai pas, je mets ça entre les mains de la justice, on constitue un dossier dans lequel, je rassure les gens, vous pouvez enlever vos tweets on les a tous photographiés donc on a un document qui est extrêmement volumineux sur le fait qu’il y a un harcèlement en meute contre nous avec des gens pour qui, pour beaucoup d’entre eux, ont des liens avec l’industrie pharmaceutique. Et je conseille aux gens qui ont financé et qui emploient ces gens de prendre leur distance de manière à ce qu’il n’y ait pas un retour de bâton parce qu’en tout cas, moi je ne crains ni les uns ni les autres et quand je considère qu’il n’est pas sage de laisser les gens dériver à ce niveau-là, je pense qu’il faut que la justice s’en mêle parce qu’il faut bien qu’il y ait un contre-pouvoir à cette espèce de folie médiatico et des réseaux sociaux agressifs, il faut mettre, siffler la fin de la récréation, ça suffit.

Chère lectrice, cher lecteur, merci de votre intérêt. Si vous soutenez l’intégrité de la science, SIGNEZ comme de milliers de citoyens dans le monde l’appel aux autorités françaises à intervenir.