Transcription propos du Pr Raoult vidéo YouTube 22/6/2021 « Covid-19 : une épidémie déroutante »

Transcription propos du Pr Raoult vidéo YouTube 22/6/2021 « Covid-19 : une épidémie déroutante »

22 juin 2021 0 Par La Rédaction

Transcription : @fabrice_frankmerci de nous rapporter toute erreur ou omission pour correction – vidéo : tout en bas

Question : « Professeur Didier Raoult, que pensez-vous de la situation épidémique en Angleterre ? » 

« Elle montre comme depuis toujours depuis le début c’est que les maladies nouvelles sont totalement imprévisibles. Elles sont complexes. Que donc euh, la presse générale, là, qui voudrait avoir des solutions simples à, au feu incroyable qui a été déclenché, pense à chaque fois qu’il va y avoir une baguette magique pour changer les choses et c’est pas le cas, voilà, donc, euh, il y a encore trois semaines on dit regardez l’Angleterre, c’est vraiment les meilleurs, ils ont vacciné tout le monde, regardez, c’est extraordinaire, il y a plus de cas en Angleterre, sauf que, si’il y a plus de cas en Angleterre, c’est parce que c’est multifactoriel et qu’il y a des choses qui nous échappent et qu’en particulier cette épidémie est faite de variants successifs, moi je vous rappelle que quand j’ai commencé à parler de variants, personne au Monde, mon papier a été refusé trois fois, personne au Monde ne voulait accepter l’idée que c’était les variants, que c’était pas juste le rebond de quelque chose mais ce que vous voyez, là, c’est des courbes épidémiques.

A chaque fois, d’une nouvelle épidémie, et celle-là qui est en train de se, de commencer en Angleterre, dont on sait pas la dimension qu’elle prendra c’est une épidémie due au variant indien, faut plus l’appeler le variant indien, maintenant on l’appelle le variant delta pour pas dire que c’est les indiens qui l’ont fait, c’est pas eux qui l’ont fait, ce ça, ces premiers cas apparus sont là, mais en tout cas, toujours est-il qu’il est là et dedans maintenant ils en sont à plus de 10 000 cas par jour dont 20% sont vaccinés donc euh, le, quand je disais il n’y a pas de baguette magique il faut utiliser le vaccin comme les autres armes, en particulier pour les populations les plus fragiles, je, je suis d’accord avec moi-même, je continue à l’être donc, euh, vous voyez bien qu’y a pas de euh La lutte c’est pas seulement d’essayer d’organiser des mesures sociales pour empêcher les gens d’avoir une vie à peu près raisonnable ni de vacciner à tour de bras il faut aussi lutter, moi c’est ce que je pense un élément essentiel qui a été négligé sur lequel je reviendrai, il faut soigner les gens, organiser les soins, là où les choses sont plus mal passées d’ailleurs là où elle sont le plus mal passées dans le Monde c’est à Londres, en pratique, hein.  C’est l’organisation des soins et le fait de transformer cette épidémie en vaste champ d’expérience pour des médicaments ou des vaccins nouveaux, donc euh, il faut d’abord s’occuper des malades, s’en occuper euh, calmement, correctement, tester toutes les possibilités, pas interdire l’usage de médicaments anodins chez qui des gens ont pu trouver que ça avait une certaine utilité on est rentré dans un monde entièrement idéologique qui ne, n’arrive pas du tout à être convaincu par l’observation, c’est-à-dire que c’est une observation extraordinaire, celle de l’Inde était une observation extraordinaire, enfin la presse, une partie de la presse, se réjouissait du fait qu’y ait des cas en Inde en disant voyez eux ils utilisent l’hydroxychloroquine il y a des cas quand même, mais enfin l’épidémie est en train de retomber et je vois personne dire que c’est à cause de l’hydroxychloroquine ou de l’ivermectine qui vient d’être, faire partie des médicaments recommandés donc, euh, les épidémies n’obéissent pas à la presse ni aux homme politiques, elles obéissent à personne en vérité donc quand on est face à une épidémie, il faut essayer d’évaluer les mesures, il faut accepter de remettre en cause les stratégies et les, euh, les orientations générales qu’on a données quand on voit qu’on est, la victoire n’est pas là, donc, euh, il faut continuer à se battre donc il faut revenir sur la prise en charge médicale, la santé, les médecins, de manière à éviter le maximum dégâts au cours de cette, de cette épidémie. »

Question : « Où en êtes-vous concernant la vérification des publications suite aux dénonciations faites par Madame Bik et sur le site PubPeer ? »

« Oui c’est c’est, [inaudible] c’est, c’est, c’est d’ailleurs assez intéressant qu’une partie de la presse, maintenant, où elle-même hurle maintenant en disant que c’est elle qui est harcelée, enfin, moi personnellement je la connais pas, je ne lui ai jamais parlé, je ne lui ai jamais répondu, je ne sais pas qui est cette dame, ni pourquoi elle s’excite à ce point contre nous, c’est une espèce, je sais pas ce qui lui est arrivé, il y a plusieurs hypothèses que j’ai et que je veux pas soumettre parce que ça va être, tout ça va être soumis  à la justice, je vais pas discuter avec elle pour savoir sur chacun ou chacune des choses, à peu toutes les points qu’elle me reproche, ça nous a pris 200 heures de travail, voyez, pour faire ceci :

Qui est la réponse aux 246 commentaires, voyez, qu’y a eu sur PubPeer, je transmets ça à la justice, je transmets ça au Président de l’Université pour qu’on voie jusqu’à quel point c’est exclusivement le harcèlement, ça n’est rien d’autre que du harcèlement qui m’a pris, qui nous a pris un temps fou pour répondre, mais j’ai l’habitude de répondre à chaque question pas à la presse, mais comme un professionnel que je suis, en répondant point par point donc il y a 70 % des observations qui concernent soi-disant de l’éthique, j’espère que Madame Euh, Bik, et ses, les gens qui la suivent considèrent que d’analyser les crottes humaines, c’est des prélèvements humains, ce qui est une erreur fondamentale, les crottes sont des déchets, ce sont pas des prélèvements humains et s’ils n’ont pas été prélevés dans un but précis, ce n’est rien d’autre que des déchets et donc à partir du moment où il n’y a plus de lien entre qui a émis la crotte et la crotte euh il n’y a pas de problème particulier, les poux non plus ne sont pas des prélèvements humains. Il faut lui expliquer, parce que c’était, y compris il y a un journal qui devait avoir quelqu’un qui avait pas bien compris non plus qui demandait si on avait demandé un CPP pour enlever les poux des vêtements, d’accord, non mais, donc, on est arrivés à des gens qui ont une notion, des notions d’éthique et de sciences qui sont ridicules euh, les, et le reste, est de même nature, euh, elle a des instruments pour détecter les publications qui sont très très rustiques à côté de ce que nous on est capables de faire aux dépens [inaudible] devenus des spécialistes de l’analyse des duplications, avec des vrais outils pas avec des Photoshop, si vous voulez, des trucs sérieux, euh, et donc, euh, voilà, tout ça euh, et ensuite le, ses opinions sur ce que nous on fait, le fait qu’on est des néo-colonialistes, que on devrait pas nommer les bactéries Massiliensis tout ça, c’est de la médisance qui n’a pas de, de la calomnie donc au bout d’un moment ce, c’est pas un sujet de discussion, c’est pas un sujet de dialogue, c’est, c’est, il y a des gens qui nous harcèlent, on doit se défendre, comme tous les gens on a le droit de répondre quand on est harcelés. Voilà, donc, la réponse à la, au harcèlement c’est de dire écoutez, maintenant arrêtez-vous ou c’est la Justice voilà, qui, qui, qui fait ça mais on a, vous savez, même, quand elle enlève petit à petit les choses qui sont terribles qu’elle, qu’elle a mis sur Internet, la dernière chose qu’elle a, qu’elle a mis, c’est vous savez les, il y a des gens qui ont plus de 80 ans qui sont refus, qui sont en train de mourir, ils sont refusés par la réanimation et donc on a dit écoutez on va publier, écoutez avec l’Optiflow on arrive à en sauver, il y a plein de gens qui l’utilisent depuis et donc elle a fait un SMS en disant on pas fait de contrôle le contrôle c’était morts. Ils meurent les contrôles, si on n’oxygène pas quelqu’un donc ça veut dire, elle est pas médecin elle sait pas ce que c’est qu’un malade et elle fait des commentaires qui sont,  c’est, s’appelle le, le paradigme du parachute donc vous savez on a jamais, pour le parachute, on a jamais fait de groupe contrôle pour essayer le parachute voyez, donc on a jamais dit écoutez [inaudible] sautez avec un sac vide, les autres, sautez avec un parachute, savoir si on meurt quand on saute sans parachute. Cela s’appelle le paradigme du parachute, c’est-à-dire pour les Optiflow les gens qui meurent et il faut faire un groupe contrôle pour voir si on en met pas à l’Optiflow s’ils meurent vraiment mais c’est, c’est-à-dire, vous voyez bien la déconnexion totale qu’on est dans ce Monde maintenant entre la réalité observée qu’est celle qu’on voit, je sais pas, traiter 35 000 personnes donc ce, on sait de quoi on parle, c’est de la réalité, c’est de vraies choses,  elles sont là, on peut pas faire disparaitre les gens, un coup de baguette magique on peut pas les faire réapparaître, c’est vrai et donc il y a des gens qui, qui  ont des opinions sur tout  et là il y a eu cette espèce de folie autour de, de cette maladie, et autour des traitements qui euh, ne sont pas rentables qui, qui, qui pose vraiment une question. »

Question :  « Que pensez-vous qu’il faille faire à l’avenir ? »

« A l’avenir je pense qu’il faut faire ce que je pensais déjà il y a vingt ans, que j’avais écrit dans mon rapport au Ministère, que j’avais, que j’ai passé mon temps à répéter, il faut se, il faut s’organiser, c’est-à-dire l’organisation des soins soit réalisée, il faut qu’y ait des pôles comme le nôtre qui puissent permettre de prendre vraiment en charge les malades plutôt que d’en parler, d’accord, il faut faire appel à toutes les possibilités, l’idée que, qu’on interdise l’usage de médicaments qui sont anodins, qu’on essaye de faire croire qu’ils sont toxiques, contre toute évidence et que ça marche c’est, c’est un, un des plus grands mystères de ce que j’ai vu, comment on a pu faire croire qu’on médicament qui a dû être prescrit 50 milliards de fois donc si la chloroquine et l’hydroxychloroquine étaient  une toxicité telle, comment on a pu faire croire ça, comment les gens ont pu gober un truc pareil c’est quelque chose qui est inouï, ce qu’il fallait étudier dans cette situation et dès le début, c’est , bon il y a un nouveau médicament étudions à fond sa toxicité parce que c’est le problème c’est la toxicité des médicaments qu’on connait pas la médicale, la toxicité des médicaments qu’on connait on la connait déjà on va pas la réinventer euh, la même manière, et là maintenant, je suis content qui, on commence à voir les vraies données qui sont disponibles des courriers de l’ANSM, c’est-à-dire de la, la la l’agence nationale du médicament, avec le Directeur Générale de la Santé, avec l’INSERM pour comprendre pourquoi on a arrêté en cours de route les travaux sur l’hydroxychloroquine alors qu’elles étaient en train de montrer que ça marchait et que ça a été publié sans le nombre de cas nécessaires pour démontrer que ça marchait c’est-à-dire que je, moi je, je suis content qu’on essaye de nous donner des leçons de méthodologie et je suis toujours content d’apprendre mais la base de la méthode c’est quand on définit quelque chose c’est de savoir combien il faut avoir de personnes dans chaque groupe pour montrer qu’il y a une différence si on n’a pas suffisamment de gens pour montrer qu’y a une différence dans la mort, par exemple, de 50%, alors c’est que l’étude n’est pas significative, l’étude n’a pas de sens, mais de l’arrêter en cours de route alors qu’on n’a pas atteint les objectifs minimaux pour montrer une chose comme celle-là, c’est vouloir absolument que on, on ne puisse pas démontrer  que ça marche, donc je suis content c’est un papier qui vient d’être accepté où on explique que les travaux officiels qui ont été faits sur l’évaluation de l’hydroxychloroquine par d’autres équipes que les nôtres n’avaient pas le nombre suffisant pour conclure alors qu’il y avait une tendance, qu’il y avait moins de morts dans le groupe hydroxychloroquine donc ceci faudra bien un jour que ça s’explique aussi maintenant on les a les courriers, on voir ce qui s’est passé, on verra bien, voyez, je suis pas inquiet sur le devenir, c’est pareil, ces déci, ces décisions lapidaires, l’interdiction de prescrire un médicament qui était prescrit à des millions de doses par année où maintenant d’interdire l’usage de l’ivermectine ici alors qu’elle est recommandée en Inde ou en Argentine, on voit bien que tout ça n’est pas fait au nom de la raison, il n’y a pas une raison différente ici, où y’a beaucoup plus d’ennuis, en Europe, qui a été l’endroit avec les États-Unis dans lequel il y a eu le plus de morts et la plus mauvaise gestion, on n’a pas une meilleure conception de la médecine que les indiens, les argentins,  les chinois, les coréens, c’est, c’est, c’est pas exact, donc dedans c’est une remise en cause, basique, avec une véritable réflexion, je, j’espère qu’y aura une réflexion poussée euh et qui, je sais pas, passera soit par la justice, soit par une remise à plat, par une nouvelle enquête parlementaire, avec peut-être un nouveau parlement pour remettre à plat et comprendre comment on est arrivés à des choses dont personne ne peut les comprendre sauf à effectivement devenir complotiste, c’est-à-dire que tout ça, il y a une manipulation phénoménale dans cette épidémie donc, euh, moi j’attends de savoir si tout ça a été une succession de bêtises avec des gens qui ont peur de revenir en arrière ou de se contredire ou qu’est-ce qui se passe pour que l’on fasse des choses qui sont aussi invraisemblables. »

« Merci beaucoup »