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Cueillette précoce de champignons 2023 : déjà 250 intoxications signalées

Soyez vigilants, les cueilleurs de champignons sont déjà bien actifs cette année et on recense beaucoup d’accidents : faites appel à un mycologue averti pour identifier vos spécimen, le pharmacien est en première ligne en tant qu’expert en la matière par excellence et ne vous fiez pas à l’intelligence artificielle

À la rédaction, nous l’avions identifié : les champignons ont poussé très en avance cette année, dès le milieu de l’été nous avons reçu des sollicitations pour des articles à la demande ainsi que des photos de champignons de promeneurs ou cueilleurs en recherche d’identification. Si notre journaliste est pharmacien avec expérience de mycologie officinale, elle ne donne pas de consultation à distance.

Le compte X (ex Twitter) de veille des réseaux sociaux l’évoquait le 24 août : « Regain de consultations depuis 2 semaines sur cet articles vesse-de-loup – top consultations 2022 et des formulaires articles à la demande à profusion ».

Malheureusement, la cueillette précoce d’août s’est accompagnée de l’apparition d’intoxications pour consommation de champignons non comestibles par des cueilleurs imprudents.


L’Anses alerte sur les intoxications précoces en nombre

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (anses) recense traditionnellement ces dernières années autour de 1 300 intoxications par ingestion de champignons chaque année, dont des cas mortels. En 2022, le bilan a été particulièrement inquiétant avec 1923 intoxications rapportées aux centres anti-poison pendant la période de surveillance qui s’étend du 1er juillet au 31 décembre, dont deux décès. Les erreurs les plus fréquentes concernent le bolet Satan et les agarics jaunissants, dans une moindre mesure les entolomes livides, les clitocybes de l’olivier, et même les amanites tue-mouche. Les champignons sources de confusion sont surtout ramassés en forêt.

Répartition mensuelle des cas d’intoxication accidentelle par des champignons observés par les Centres anti-poison de 2016 à 2022, du 1er juillet au 31 décembre.

Source : ANSES, SICAP

Le mois dernier, la météo pluvieuse a favorisé la pousse précoce des champignons. Les centres anti-poison rapportent déjà 250 intoxications à fin août, ce qui représente le double par rapport à l’an passé. L’analyse de cas montre trois causes prédominantes : l’habituelle confusion d’espèces comestibles et toxiques, parfois en lien avec l’utilisation d’applications de reconnaissance de champignons disponibles sur smartphone, qui ne sont donc pas suffisamment fiables, des champignons consommés dans un état détérioré, mal consommés ou encore insuffisamment cuits.

Pour terminer, voici un court spot de l’ANSES pour sensibiliser le public.

Pour aller plus loin…

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