Suite aux événements du jour sur le vaccin AstraZeneca et en particulier l’avis de l’EMA qui confirme l’importance de la poursuite de le vaccination

et par conséquent, confirme en l’absence d’éléments nouveaux l’irrationalité des décisions des suspension en cascade, continuons d’évoquer l’interface science-politique sur fond de principe de précaution comme nous l’avons fait toute la semaine sur les réseaux sociaux et comme suite à notre article sur le principe de précaution lundi.

On l’a vu avec le vaccin Astra-Zeneca, invoquer le principe de précaution, c’est une décision politique. Encore faut-il justifier la mise en application de ce principe et cela n’a pas été fait.
L’erreur de ces suspensions en chaîne a été de ne pas évaluer le risque (létal !) de la non vaccination (décès et propagation virus), et l’impact sur la société. Finalement, ces suspensions ont entrainé la réalisation de risques (décès, défiance des citoyens) en voulant éviter un risque d’effet secondaire hypothétique et rare. Aussi, le risque lié à l’interruption de la vaccination n’était pas acceptable pour la société : c’est une erreur politique sur base d’utilisation, ou d’invocation erronée de la science.
Car quand l’application d’un principe de précaution génère un risque plus élevé que celui que l’on veut éviter, on peut parler d’erreur politique et les risques générés, on les inflige à la société et aux citoyens, qui doivent en supporter les conséquences.
Finalement, la seule chose que le président a prétexté c’est que la précaution consistait à attendre l’avis de l’EMA. Pourquoi l’attendre en suspendant la vaccination ? Aucune raison basée sur la science ou le principe de précaution (évaluation globale des risques) n’a été évoquée, et pour cause.
Du coup, on peut y voir plutôt l’application d’un principe de soumission à une force politique qui ne nous a pas été explicitée. Néanmoins, on a vu la France prendre sa décision de suspension dans la foulée de celle de l’Allemagne. Coïncidence ? Il est par ailleurs notable que l’avis de l’EMA concernant l’efficacité, la sécurité et la balance bénéfice/risque du vaccin AZ n’a pas évolué depuis lundi.
Pour une telle décision à impact sanitaire majeur, la gouvernance se devait d’être basée sur les connaissances scientifiques.
Les points de contact entre la science et la politique sont nombreux, qu’il s’agisse de santé, d’environnement ou de technologie. Dans le contexte complexe et incertain d’une pandémie, on peut avoir l’ambition d’une contribution scientifique à la conception de la politique faite avec rigueur et surtout beaucoup de transparence, et qui s’appuie sur les experts en leur domaine.
C’est essentiel pour prendre les décisions adéquates mais aussi une question de crédibilité et de confiance des citoyens à l’heure du complotisme et de la défiance généralisée au sein de la société.

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Publié sur Twitter par Eran Segal @segal_eran le 18/03/2021

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