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Le gouvernement dévoile son plan de soutien aux industries agroalimentaires

Ce plan développé par le ministère de l’Économie et le ministère de l’Agriculture a été dévoilé le 3 mars ; il comprend trois volets pour des actions court, moyen et plus long terme

Bruno Le Maire, ministère de l’Économie et Marc Fesneau, ministère de l’Agriculture tiennent à rappeler en préambule que le secteur agroalimentaire est stratégique, premier secteur industriel en termes d’emploi, pour une répartition sur l’ensemble du territoire qui structurent les régions tout en tenant compte des spécificités régionales.

Chiffres clés

  • 16400 entreprises
  • 437 000 emplois
  • 198 milliards de chiffre d’affaires

Plans de soutien successifs

Le secteur agroalimentairea été soutenu auparavant par le plan France relance, permettant de relocaliser des maillons stratégiques de cette industrie et des investissements pour plus de 600 millions d’euros. Par la suite, France 2030 doit injecter 2,33 M€, dont 200 M€ déjà alloués dans le cadre d’appels à projets aux secteurs agricole et agroalimentaire pour investir dans une alimentation saine, durable et traçable.

Le secteur est touché par la crise énergétique et l’inflation des matières premières industrielles comme les autres industries et bénéficie donc aussi des aides énergie, à hauteur de 30 % de l’enveloppe dédiée.

L’agroalimentaire souffre aussi de problèmes structurels : baisse de marge de 16 % entre 2019 et 2022. Les PME et TPE sont particulièrement impactées et leur défaillance compensée par des importations qui viennent peser sur le déficit commercial outre que cela rend vulnérable le pays en cas de rupture de chaînes d’approvisionnement.

Le plan se décompose en trois volets comme suit

Volet -1 Court-terme : Soutien de trésorerie

Des facilités de paiement vont être mises en place pour certaines charges

  • charges fiscales (impôt sur les sociétés, contribution foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises – celles en difficulté pourront demander un report sur justification de la situation
  • charges sociales : des délais seront accordés pour les cotisations patronales

Volet 2 – Moyen-terme : Relance de l’export

La balance commerciale alimentaire s’érode pour toutes les catégories de produits, sauf les vins et spiritueux, alors qu’historiquement l’export s’était toujours bien porté. Le gouvernement a diagnostiqué un « déficit de diffusion large de ses produits sur certaines filières de grande consommation« .

Le plan prévoit donc des mesures pour aider les entreprises à pénétrer les marchés de masse, à développer leurs connaissances pour se lancer à l’export, ou les aider à s’organiser collectivement pour l’export. Dans ce cadre sera lancé cette année un dispositif « Booster industrie agroalimentaire« , qui soutiendra des chefs d’entreprises du secteur agroalimentaire pendant plusieurs mois pour leur conquête de l’export : partage d’expériences et ateliers collectifs pour saisir toutes les opportunités tout en maîtrisant les risques.

Le gouvernement annonce qu’il y aura d’autres mesures, annoncées ultérieurement.

Volet 3 – Long-terme : Développer une vision compétitive et accélérer la transition écologique

500 M€ seront investis au moyen d’un fonds public/privé pour accompagner la consolidation de la filière et la croissance des PME du secteur agroalimentaire, suivant deux logiques

  • logique de consolidation pour accompagner PME et ETI positionnées dans les filières identifiées de consolidation et de compétitivité
  • logique de capital développement pour accompagner les PME dans la construction d’une croissance pérenne et investir dans les transitions nécessaires : numérisation des usines, transition écologique des processus de production, agroécologie etc.

Autres objectifs : la robotisation des industries agroalimentaires et soutien à la décarbonation des coopératives agricoles.

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