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Credit Suisse donne des frayeurs à la bourse, le secteur bancaire reste ébranlé suite à la chute de SVB

La banque Suisse est tombée à son plus bas historique le 15 mars, perdant plus de 30 %, alors que les grandes banques européennes chutaient de 10 % après un rebond technique de courte durée

C’est la rechute, après que la bourse se soit un peu ressaisi en début de semaine suite à la faillite de la banque californienne Silicon Valley Bank (SVB) suivie de celle de Signature Bank, un autre établissement bancaire américain.

Le gouvernement français a continué a montré son optimisme en écartant le risque de contagion, d’abord avec Bruno Le Maire, ministre de l’Économie hier, puis Elisabeth Borne, Première ministère aujourd’hui, confirmant :  « les banques françaises ne sont exposées à aucun risque à la suite de la faillite de la SVB » . Elle a néanmoins demandé aux autorités suisses d’intervenir pour solutionner le cas de Credit Suisse.

Chute historique

Peu après 13 h aujourd’hui, la banque suisse a perdu plus de 30 % de sa valeur, en récupérant 10 % dans l’après-midi, puis en réamorçant une baisse effaçant en partie sa tentative de reprise.
Le premier actionnaire de Credit Suisse, la Saudi National Bank, qui détient près de 10 % des actions, a déjà déclaré qu’elle ne sauverait pas la banque le cas échéant.

Cette fébrilité a entraîné une nouvelle baisse des valeurs bancaire européennes et françaises de l’ordre de 10 %.

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Credit Suisse est un pilier emblématique du monde bancaire suisse et a contribué au développement de l’infrastructure économique du pays. Elle a été fondée en 1856. Elle est en difficulté depuis 2 ans, avec des restructurations en cours et a perdu plus de 80 % de sa valeur depuis 12 mois, enregistrant des pertes massives et des retraits de clients.

Si Elisabeth Borne a demandé au gouvernement suisse d’intervenir, c’est que les grosses banques sont toujours adossées aux gouvernements, on ne les laisse pas sombrer à l’instar de SVB. Les yeux sont donc rivés vers la Banque centrale suisse.

Le vent de panique a également entraîné le pétrole qui a chuté de 5 % aujourd’hui.

Larry Fink, le célèbre patron de BlackRock, géant de la gestion d’actifs, dont on scrute ses lettres aux actionnaires, a déclaré à ses derniers qu’il faut éventuellement redouter que la crise s’éternise, mettant en cause une remontée trop brutale des taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation.

En fin d’après-midi, on apprenait que Bruno Le Maire allait s’entretenir avec son homologue suisse.

Au moment de clore cet article, le CEO de Credit Suisse, Ulrich Körner déclarait à Channel News Asia : « Nous sommes une banque forte. Nous sommes une banque mondiale, soumise à la réglementation suisse ». « Nous remplissons et même dépassons toutes les exigences réglementaires. Notre capital et nos liquidités sont très solides »

Pour aller plus loin

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